<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des fleuve Niger &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/fleuve-niger/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/fleuve-niger/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des fleuve Niger &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/fleuve-niger/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-les-arts-vivants-du-mali-seduisent-ils-les-musees-occidentaux/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pourquoi-les-arts-vivants-du-mali-seduisent-ils-les-musees-occidentaux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[art africain contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Bamanan]]></category>
		<category><![CDATA[Bozo]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[dambé]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[identité africaine]]></category>
		<category><![CDATA[industries culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[instruments traditionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Maaya]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[marionnettes]]></category>
		<category><![CDATA[Marka]]></category>
		<category><![CDATA[masques africains]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des Confluences]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Ségou]]></category>
		<category><![CDATA[soft power]]></category>
		<category><![CDATA[Somono]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21883</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Musée des Confluences de Lyon présente l'héritage culturel du Mali à travers une vaste exposition de masques et marionnettes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-donation-revelatrice-d-un-interet-renouvele"><strong>Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-du-patrimoine-malien"><strong>Une reconnaissance internationale du patrimoine malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites «&nbsp;<em>classiques</em>&nbsp;» ou anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-pilier-de-souverainete"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2025 avait été décrété «&nbsp;<em>l’année de la culture</em>&nbsp;» pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», avec pour&nbsp;ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée&nbsp;</em>».&nbsp;Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de&nbsp;structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Il est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-fleuve-niger-aux-scenes-du-monde"><strong>Du fleuve Niger aux scènes du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des valeurs du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pourquoi-les-arts-vivants-du-mali-seduisent-ils-les-musees-occidentaux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21883</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Mali, les forages changent le quotidien des populations rurales </title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-les-forages-changent-le-quotidien-des-populations-rurales/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-mali-les-forages-changent-le-quotidien-des-populations-rurales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 15:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l’eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[égalité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[forages hydrauliques]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[hydraulique solaire]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[réduction des inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[services sociaux de base]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<category><![CDATA[zones rurales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21647</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée mondiale de l’eau 2026 met en avant l'accès à l'eau potable comme levier d'égalité pour tous en mars.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée le 22 mars de chaque année, le Mali  met en avant l’accès à l’eau potable comme levier d’égalité sociale. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la continuité des œuvres sociales du président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Une initiative marquée par la multiplication de forages à travers le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition font de l’accès à l’eau potable un symbole&nbsp;à&nbsp;la fois social et politique. Réuni le 18&nbsp;mars au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, sous la présidence du général Assimi Goïta, a validé les contours de l’édition&nbsp;2026 de la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème&nbsp;« <em>L</em><em>’</em><em>eau, source d’égalité </em>». Un choix qui fait écho aux multiples initiatives présidentielles en matière de forages hydrauliques, devenues l’un des marqueurs de la transition, depuis le 7&nbsp;juin 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-eau-un-enjeu-d-equite-sociale"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>eau, un enjeu d’équité sociale</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, comme dans de nombreux pays sahéliens, l’accès à l’eau reste profondément inégal. Dans certaines zones rurales, les populations parcourent encore plusieurs kilomètres pour s’approvisionner, tandis que des quartiers périphériques urbains demeurent sous-équipés. En choisissant de placer la Journée mondiale de l’eau sous le signe de l’égalité, le gouvernement entend rappeler que cette ressource vitale est au cœur des enjeux de développement, de santé publique et de cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La célébration prévue&nbsp;à&nbsp;Bamako sera marquée par des conférences, un concours interuniversitaire, une course de pirogues sur le fleuve Niger et une cérémonie officielle réunissant les acteurs du secteur. Au-delà&nbsp;de l’aspect symbolique, il s’agit surtout de sensibiliser&nbsp;à la préservation de l’eau et&nbsp;à&nbsp;son rôle dans la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-forages-vitrine-sociale-de-la-transition"><strong>Les forages, vitrine sociale de la transition</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrivée au pouvoir, en 2021 le général Assimi Goïta a fait de l’accès à l’eau potable l’un des piliers de ses œuvres sociales. À travers son fonds de souveraineté, plusieurs centaines de forages ont été&nbsp;réalisés à&nbsp;travers le pays, aussi bien dans des localités enclavées que dans les périphéries urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des zones comme Kayes, le Kaarta ou encore les communes autour de Bamako ont vu émerger des infrastructures hydrauliques équipées de systèmes solaires. Mosquées, écoles, centres de santé, espace public : les installations ciblent des lieux de vie collectifs, avec un objectif affiché&nbsp;d’amélioration des conditions sanitaires et de renforcement du tissu social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreuses communautés, ces forages représentent une transformation tangible du quotidien. La corvée d’eau, souvent assumée par les femmes et les enfants, s’en trouve allégée, tandis que les risques liés aux maladies hydriques diminuent. Ces réalisations contribuent également&nbsp;à&nbsp;fixer les populations rurales et&nbsp;àlimiter certaines dynamiques d’exode.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-entre-action-sociale-et-construction-politique"><strong>Une stratégie entre action sociale et construction politique</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà&nbsp;de leur impact concret, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de légitimation du pouvoir de transition. Les œuvres sociales traduisent une volonté de rapprocher l’État des populations et de répondre&nbsp;à&nbsp;des besoins longtemps négligés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cérémonies d’inauguration de forages, largement médiatisées, participent&nbsp;à&nbsp;la construction d’une image de proximité et d’efficacité. Elles s’inscrivent dans le discours de refondation porté par les autorités, où&nbsp;la satisfaction des besoins essentiels devient un levier de stabilité et de paix sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau, ressource vitale et facteur d’égalité, devient ainsi un terrain d’action privilégié pour la transition. Entre symbole politique et nécessité quotidien, elle cristallise les attentes d’une population en quête d’amélioration concrète de ses conditions de vie — et les défis d’un&nbsp;État appelé à transformer l’urgence en politique durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-mali-les-forages-changent-le-quotidien-des-populations-rurales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21647</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Et si le fleuve Niger disparaissait vraiment ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/et-si-le-fleuve-niger-disparaissait-vraiment/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/et-si-le-fleuve-niger-disparaissait-vraiment/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:17:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[désertification]]></category>
		<category><![CDATA[dragage]]></category>
		<category><![CDATA[eau et sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement écologique]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[justice climatique]]></category>
		<category><![CDATA[lac Faguibine]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migrations climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[pollution des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité intergénérationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation sauvage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21162</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les menaces contre le fleuve Niger sont alarmantes. Apprenez comment nos choix nuisent à ce précieux cours d'eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le fleuve Niger est en train de disparaître sous nos yeux. Lentement, presque discrètement, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel inéluctable. Pourtant, sa dégradation n’est ni une fatalité ni un caprice du climat seul. Elle est le résultat direct de nos choix, de nos renoncements et de notre incapacité collective à protéger ce qui rend encore la vie possible au Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’étude Cart’Eau menée par <em>Join For Water</em> et l’IPR/IFRA de Katibougou en 2020, l’état du fleuve Niger à la traversée de Bamako est fortement dégradé par les rejets urbains non traités. «&nbsp;<em>Ce sont plus de six cent millions de litres de déchets liquides et solides qui sont déversés dans le Fleuve Niger à la traversée de Bamako</em>&nbsp;», souligne ce rapport, qui identifie 94 collecteurs d’eaux pluviales et usées dans le Grand Bamako, dont 58 se déversent directement dans le fleuve, constituant autant de « <em>hotspots</em> » majeurs de pollution. Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, ces collecteurs sont aujourd’hui transformés en égouts à ciel ouvert recevant eaux domestiques, déchets solides et boues de vidange.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-9eme-fleuve-le-plus-pollue-au-monde"><strong>Le 9ème fleuve le plus pollué au monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude estime le débit cumulé des eaux usées rejetées dans le fleuve Niger à 7,08 m³ par seconde, soit environ 611 548 m³ d’eaux polluées par jour. La commune IV est la plus contributrice, avec près de 249 596 m³/jour, en raison notamment du collecteur du Woyowayanko assimilable à une rivière d’eaux usées. À cette pollution liquide s’ajoute une gestion défaillante des déchets solides, avec seulement 13 sites de dépôts transitoires, souvent insalubres, et l’absence de véritable station de traitement des boues de vidange, entraînant des déversements anarchiques vers le fleuve.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres confirment que le Niger est devenu, à Bamako, le principal réceptacle des déchets urbains, faisant peser de graves risques sur la santé publique, la biodiversité et la ressource en eau potable. Le Niger charrie désormais autant de plastiques que de poissons. Ailleurs, son lit est éventré par un dragage anarchique, ses berges rongées par l’urbanisation sauvage, ses eaux détournées, polluées, surexploitées. Le fleuve nourricier est devenu un exutoire, un dépotoir, parfois une simple ressource à piller. Et l’indifférence générale l’accompagne dans sa lente agonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport technique 2020 du Projet de Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le Fleuve Niger «&nbsp;<em>Cart’Eau</em>&nbsp;» — réalisé avec le cofinancement de la Direction Générale du Développement (DGD), du Royaume de Belgique et de Join For Water (JFW) grâce l’appui de Fabrizio DE GEORGIO FERRARI TRECATE, Représentant résident de Join For Water au Mali et de toute son équipe — souligne que le «&nbsp;<em>Fleuve Niger est le 9ème fleuve le plus pollué au monde en termes de déchets en matière plastique.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-n-explique-pas-tout"><strong>Le climat n’explique pas tout</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, le réchauffement climatique accentue la fragilité du Niger. La hausse des températures, la variabilité accrue des pluies et l’allongement des périodes de sécheresse pèsent lourdement sur son débit. Mais se réfugier derrière le climat serait une fuite en avant. Car le fleuve ne meurt pas seulement de chaleur. Il meurt surtout de négligence humaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un rapport publié en 2018 par l’Agence du Bassin du fleuve Niger, avec le financement de l’ambassade des Pays-bas, Housseini Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, résumait les dangers auxquels le fleuve Niger est confronté à deux : «&nbsp;<em>Le fleuve Niger est plus que jamais confronté à deux défis majeurs : le changement climatique et la croissance démographique</em>&nbsp;». Des défis qui sont tous sources de dégradation de la qualité des eaux et de diminution des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple du lac Faguibine, au nord de Tombouctou, est édifiant. Asséché depuis les années 1970, il a laissé derrière lui un désert de sable, des communautés ruinées et des écosystèmes anéantis. Ce drame écologique n’a suscité ni électrochoc durable ni changement structurel. Il est pourtant un avertissement pour l’humanité comme quoi l’eau peut disparaître, même là où elle semblait éternelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-sahara-etait-vert"><strong>Quand le Sahara était vert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire environnementale du Mali rappelle la vérité dérangeante selon laquelle le désert n’a pas toujours été désert. Durant l’Holocène humide, le Sahara était parcouru de rivières, de lacs et de deltas intérieurs reliant les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Le nord du Mali accueillait des populations humaines nombreuses, vivant de la pêche, de la chasse et de l’élevage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gravures rupestres, les outils de pêche et les anciens lits de fleuves encore suivis par les nomades en témoignent. Le Sahara s’est désertifié lorsque les équilibres climatiques se sont rompus. Aujourd’hui, ce sont nos modes de vie, nos politiques publiques déficientes et notre rapport prédateur à la nature qui accélèrent une nouvelle rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition progressive du fleuve Niger serait bien plus qu’une catastrophe écologique. Elle signifierait l’effondrement de systèmes agricoles entiers, l’aggravation des conflits pour l’accès à l’eau, l’accélération des migrations forcées et une insécurité alimentaire chronique. Le danger que court le fleuve Niger est une bombe environnementale aux conséquences politiques et sociales majeures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protéger le Niger, ce n’est pas défendre un paysage ou un symbole. C’est préserver un équilibre vital pour des millions de personnes. Cela suppose une gouvernance environnementale courageuse, une coopération régionale effective, une régulation stricte des activités extractives et urbaines, mais aussi une réappropriation citoyenne du fleuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si le Niger peut disparaître, mais si nous accepterons d’en être les fossoyeurs silencieux. La responsabilité intergénérationnelle nous oblige : un fleuve ne nous appartient pas, il nous est confié. Et l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront laissé mourir, sans réagir, l’une des dernières grandes artères de vie du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/et-si-le-fleuve-niger-disparaissait-vraiment/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21162</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Inondations au Mali : 28 morts, 38 blessés et plus de 20 000 sinistrés</title>
		<link>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-28-morts-38-blesses-et-plus-de-20-000-sinistres/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-28-morts-38-blesses-et-plus-de-20-000-sinistres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 07:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[aide humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[alerte météo]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement urbain]]></category>
		<category><![CDATA[assistance humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[barrage de Manantali]]></category>
		<category><![CDATA[barrage de Sélingué]]></category>
		<category><![CDATA[biens non alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[CECOGEC]]></category>
		<category><![CDATA[changements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes]]></category>
		<category><![CDATA[crues]]></category>
		<category><![CDATA[écoulement des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement d’habitations]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement malien]]></category>
		<category><![CDATA[hivernage 2025]]></category>
		<category><![CDATA[hydrologie]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Kalaban-Coura]]></category>
		<category><![CDATA[Kidal]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[marigots]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de la Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[mois citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[pluies orageuses]]></category>
		<category><![CDATA[prévention]]></category>
		<category><![CDATA[protection civile]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[saison des pluies]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité civile]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[sinistrés]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Taoudéni]]></category>
		<category><![CDATA[Tombouctou]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
		<category><![CDATA[victimes d’inondation]]></category>
		<category><![CDATA[vigilance]]></category>
		<category><![CDATA[vivres]]></category>
		<category><![CDATA[volontaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19999</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le comité de gestion des crises examine la situation des inondations au Mali en 2025. Un bilan accablant et des interventions urgentes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes s’est réuni le jeudi 9 octobre 2025 au Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC) pour faire le point sur la situation des inondations et planifier les interventions gouvernementales.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la période du 3 au 9 octobre 2025, trois nouveaux cas d’inondation ont été enregistrés. Depuis le début de la saison des pluies, le pays a connu 47 inondations, 10 incidents liés à la foudre et quatre épisodes de vent violent. Ces événements ont entraîné la mort de 28 personnes et fait 38 blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, 1 237 habitations se sont effondrées, touchant 2 751 ménages, soit environ 20 859 personnes sinistrées. Face à cette situation, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bilan-et-assistance-aux-sinistres"><strong>Bilan et assistance aux sinistrés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des mesures d’assistance ont été mises en œuvre. Parmi elles, la distribution de vivres a concerné 2 355 personnes, tandis que 1 689 autres ont bénéficié d’une aide en biens non alimentaires. Ces interventions visent à répondre aux besoins urgents des populations touchées et à limiter la détresse sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prévenir de nouveaux sinistres, le gouvernement poursuit les travaux de dégagement des lits de marigots dans le District de Bamako, notamment au niveau du marigot de Kalaban-Coura et de ses embranchements. Cette opération facilite l’écoulement des eaux et réduit le risque d’inondation dans certaines zones urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la mobilisation de brigadiers citoyens et de volontaires dans le cadre du projet «&nbsp;<em>Les mois citoyens</em>&nbsp;» se poursuit. Ces acteurs participent à la sensibilisation des populations et à la mise en œuvre des mesures de prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibilisation-et-prevention"><strong>Sensibilisation et prévention</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des messages d’information sont diffusés sur les radios, la télévision, dans la presse écrite et via l’application digitale SOS Sécurité pour rappeler les comportements à adopter en période de fortes pluies. Les autorités insistent sur l’importance de libérer les voies d’écoulement des eaux et de respecter les zones à risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saison des pluies 2025 suit une évolution normale et tend vers sa fin sur l’ensemble du territoire, mais des pluies orageuses restent possibles, notamment dans les régions du Nord : Tombouctou, Taoudéni et Kidal. La vigilance reste donc de mise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation hydrologique nationale est caractérisée par une montée des niveaux d’eau dans tous les cours d’eau. Ces fluctuations sont liées aux pluies dans les hauts bassins du Niger, du Sénégal et du Bani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cours-d-eau-et-vigilance"><strong>Cours d’eau et vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le remplissage de la retenue de Manantali est effectif, tandis que celui de Sélingué se poursuit normalement. Des lâchers d’eau sont actuellement en cours, ce qui pourrait entraîner des montées d’eau importantes en aval, explique le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités appellent donc les populations à la prudence et au respect des consignes de sécurité pour limiter les risques d’inondation et d’accidents. Elles rappellent que la situation reste évolutive et que le suivi hydrologique reste une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les recommandations : ne jamais s’engager sur une route ou une ruelle inondée, ne pas s’approcher des berges d’un cours d’eau ou des canaux d’évacuation, et ne pas s’arrêter sur un pont, que ce soit à pied ou en voiture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également déconseillé d’utiliser un téléphone ou un pare-soleil sous un orage et de toucher aux câbles électriques. En cas de forte pluie, il est recommandé de s’abriter dans un bâtiment ou un espace couvert, mais jamais sous un arbre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-28-morts-38-blesses-et-plus-de-20-000-sinistres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19999</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Inondations au Mali 2025 : 23 morts et plus de 11 000 sinistrés</title>
		<link>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-2025-23-morts-et-plus-de-11-000-sinistres/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-2025-23-morts-et-plus-de-11-000-sinistres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Bandiagara]]></category>
		<category><![CDATA[blessés]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[crues]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[hivernage]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Kayes]]></category>
		<category><![CDATA[Koulikoro]]></category>
		<category><![CDATA[maisons effondrées]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Manantali]]></category>
		<category><![CDATA[morts]]></category>
		<category><![CDATA[pluies]]></category>
		<category><![CDATA[Ségou]]></category>
		<category><![CDATA[Sélingué]]></category>
		<category><![CDATA[Sikasso]]></category>
		<category><![CDATA[sinistrés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19648</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En savoir plus sur les inondations au Mali en 2025 : des morts, des sinistrés, et une situation alarmante à Bamako et ailleurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako comme à Kayes, de Tombouctou à Bandiagara, l’hivernage&nbsp;2025 ne se contente pas de faire reverdir les champs. Il tue, détruit, disperse. En août, le bilan provisoire est déjà lourd — 23&nbsp;morts, 33&nbsp;blessés, 11 122&nbsp;sinistrés — et confirme une tendance inquiétante&nbsp;: au Mali, la pluie n’est plus seulement bénédiction, elle est catastrophe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi&nbsp;23&nbsp;août, une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale malienne. En quelques heures, les avenues se sont muées en torrents, révélant une vérité dérangeante&nbsp;: au Mali, les inondations doivent moins aux caprices du ciel qu’aux errements des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène s’est répétée comme un rituel funeste. En fin d’après-midi, Bamako a basculé sous des trombes d’eau. À Kabala, du terminus jusqu’à la cité universitaire, le goudron avait quasiment disparu sous un fleuve improvisé. À Bacodjicoroni, le pont reliant Torokorobougou à Djicoroni s’est transformé en déversoir, noyant la voie principale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décor connu, presque banal, tant il s’impose désormais à chaque hivernage&nbsp;: quartiers engloutis, circulation paralysée, habitants piégés. Et pourtant, derrière le chaos apparent, il y a une cause simple&nbsp;: les eaux n’ont plus de chemin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2024-le-spectre-du-pire"><strong>2024, le spectre du pire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité interministériel de gestion des crises s’est réuni le 21&nbsp;août pour dresser un état des lieux qui sonne comme une alerte nationale. En une seule semaine — du 12 au 18&nbsp;août —, trois cas d’inondation et un cas de foudre ont endeuillé le pays. Depuis le début de la saison, ce sont 34&nbsp;inondations, 6&nbsp;cas de foudre et 4&nbsp;épisodes de vent violent qui ont frappé le Mali, provoquant un cortège de destructions&nbsp;: 845 maisons effondrées, plus de mille ménages affectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’eau reste paradoxalement rare la moitié de l’année, chaque saison des pluies ressemble de plus en plus à une roulette russe. Bamako, la capitale tentaculaire, est au premier rang&nbsp;: constructions anarchiques, caniveaux obstrués, quartiers entiers bâtis sur des lits de ruissellement. Résultat&nbsp;: trois morts dès les premières pluies, des centaines de maisons englouties. Kayes, Bandiagara, Ségou, Koulikoro et Sikasso n’ont pas été épargnées non plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si 2025 paraît déjà dramatique, les esprits gardent encore en mémoire le bilan cauchemardesque de 2024&nbsp;: jusqu’à 95&nbsp;morts, 154&nbsp;blessés, près d’un demi-million de personnes affectées et plus de 47 000&nbsp;maisons effondrées. Le Mali avait alors connu ses pires inondations depuis des décennies, forçant le gouvernement à déclarer l’état de « <em>catastrophe nationale</em> ». Cette année, les chiffres sont pour l’instant moins lourds, mais la saison n’est pas finie et les services météo préviennent&nbsp;: les pluies seront encore plus fréquentes et plus intenses jusqu’en septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-fatalisme-et-urgence-politique"><strong>Entre fatalisme et urgence politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promet un soutien « <em>pied à pied</em> » aux sinistrés. Des brigadiers citoyens ont été mobilisés, des messages de sensibilisation diffusés par radios, télévisions et application SOS Sécurité, tandis que la Protection civile renforce ses unités d’intervention rapide. Mais, au-delà des mots, les chiffres rappellent que le coût des inondations se chiffre désormais en milliards, humains comme financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe malien tient en une formule&nbsp;: trop peu d’eau en avril, trop d’eau en août. Le Comité technique appelle à la vigilance&nbsp;: libérer les voies d’écoulement, éviter les zones à risque, ne pas s’abriter sous un arbre pendant l’orage, fuir les câbles électriques traînant dans l’eau. Autant de consignes de survie qui sonnent comme un rituel, répété chaque année, rarement respecté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée des eaux dans les fleuves Niger et Sénégal est déjà supérieure aux trois dernières années, et les barrages comme celui de Sélingué procèdent à des lâchers d’eau pour éviter l’engloutissement. À la suite des inondations de 2024, le président de la transition a instruit la démolition de toutes les constructions anarchiques afin d’éviter la reproduction de ce drame. Les victimes des inondations, l’année dernière, ont également bénéficié de l’appui de l’Etat malien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/inondations-au-mali-2025-23-morts-et-plus-de-11-000-sinistres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19648</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali  : les eaux usées, ce mal silencieux qu’il faut traiter à la racine</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 10:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[biodigesteurs]]></category>
		<category><![CDATA[biofiltres]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance locale]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mini-égouts]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Ségou]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes écologiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19580</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux problèmes d'assainissement au Mali, le traitement des eaux usées devient essentiel. Un impératif de santé et de dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, de Bamako à Ségou, traiter enfin les eaux usées à la source est devenu un impératif de santé, de dignité et de souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est sept heures du matin à Sabalibougou, en commune V du district de Bamako. Dans l’air déjà lourd de poussière et de chaleur, une odeur aigre s’invite. Entre deux étages, un mince filet d’eau sombre serpente le long d’un caniveau. Ce n’est pas la pluie — ce filet d’eau est permanemment là en toute saison — mais le trop-plein d’une fosse septique voisine. En période scolaire, les enfants sautent par-dessus, cartable sur le dos. A Bamako, moins de 1,2&nbsp;% des habitants sont raccordés à un réseau d’égouts. Le reste dépend de solutions individuelles, souvent vétustes, qui finissent tôt ou tard par déborder… vers la rue, et vers le fleuve Niger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problemes-environnementaux-et-risque-pour-les-ressources-en-eau"><strong>Problèmes environnementaux et risque pour les ressources en eau</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ségou, capitale d’une région au patrimoine culturel immense, l’absence totale de station de traitement des <a href="https://www.studiotamani.org/41240-assainissement-bamako-bientot-dotee-d-une-station-de-traitement-des-boues-de-vidange" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boues de vidange</a> et la prolifération de latrines mal conçues condamnent la <a href="https://www.ircwash.org/sites/default/files/332-06ET-18838.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nappe phréatique</a> à une lente intoxication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.giz.de/en/worldwide/129727.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agence de coopération internationale allemande pour le développement</a> (GIZ), cette situation pèse énormément sur les femmes, traditionnellement responsables des latrines domestiques et des déchets ménagers. « <em>Une élimination inappropriée des déchets et des eaux usées entraîne de graves problèmes environnementaux et présente un risque pour les ressources en eau.</em> », explique l’ONG. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.afrobarometer.org/wp-content/uploads/2023/07/AD666-Fourniture-de-services-deau-reste-un-defi-au-Mali-Afrobarometer-4juillet23-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Afrobarometre</a> explique que « <em>L’existence de latrines ou de toilettes à l’intérieur de la concession est plus fréquente dans les villages que dans les villes (82 % vs. 72 %), alors que leur présence à l’intérieur de la maison est plus récurrente dans les villes que dans les villages (26 % vs. 7 %).</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes ? Elles tiennent autant à l’héritage qu’aux choix récents. L’État, malgré la décentralisation, n’a pas toujours transféré les ressources promises aux communes. Les 17&nbsp;réseaux d’égouts de Bamako sont souvent bouchés, mal entretenus. Et sur les 4 à 5&nbsp;millions d’habitants de la capitale, seuls deux sites traitent les boues pompées — quand elles ne sont pas simplement déversées dans une zone vague.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lutter-contre-la-perte-d-energie"><strong>Lutter contre la perte d’énergie</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://washmatters.wateraid.org/sites/g/files/jkxoof256/files/2024-09/La-decentralisation-fiscale-et-les-services-d%E2%80%99assainissement-en-milieu-urbain-au-Mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête publiée</a> en septembre 2024, WaterAid constate : « <em>Tous les ménages de la Commune VI [de Bamako] ont recours à l’assainissement autonome. La défécation à l’air libre n’est pas pratiquée, mais la plupart des latrines sont peu hygiéniques et ne sont pas de bonne qualité, ce qui pose des problèmes pour leur vidange.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais s’en tenir au constat, c’est accepter la fatalité. Or, le Mali regorge d’initiatives qui, si elles étaient portées à l’échelle nationale, changeraient la donne. Des toilettes sèches écologiques, qui transforment les excréments en compost et réduisent à zéro la pollution des nappes. Aussi, des biofiltres compacts, capables d’épurer les eaux sans électricité, avec de simples matériaux naturels comme la bourre de coco. S&rsquo;agissant des  biodigesteurs qui fournissent du biogaz aux familles tout en produisant un fertilisant organique. Quant aux <a href="https://www.pseau.org/sites/default/files/fichiers/r_d/etude_mini-egouts_mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mini-égouts</a>, peu coûteux, depuis 1996, ils ont déjà fait leurs preuves à Mopti et dans les quartiers populaires de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Malien Ousmane Diakité, après plusieurs années en France dans le domaine de l’isolation thermique, a fondé l’entreprise Djigui Nana, spécialisée dans l’isolation thermique et la construction de toilettes sèches. En juin 2025, il expliquait à <a href="https://www.maliweb.net/environnement/un-souffle-dinnovation-au-mali-des-dechets-transformes-en-isolants-thermiques-pour-offrir-un-meilleur-cadre-de-vie-3105991.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">360 Afrique </a>: « <em>La technique de l’isolation permet de lutter contre la perte d’énergie, de réduire la consommation d’électricité et d’économiser de l’argent en utilisant uniquement des déchets.</em> » </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preserver-notre-avenir"><strong>Préserver notre avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un rêve d’expert en développement durable, c’est du concret. Il suffit d’un plan clair&nbsp;: d’abord répondre à l’urgence avec des stations supplémentaires et des toilettes écologiques en zones périurbaines. Puis, à moyen terme, équiper les villes moyennes de stations compactes et généraliser les biodigesteurs dans les campagnes. Enfin, à l’horizon&nbsp;2035, garantir que trois Maliens sur quatre aient accès à un assainissement amélioré, avec des communes techniquement autonomes et capables même d’exporter leur savoir-faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Bamako à Ségou, le combat contre les eaux usées n’est pas une lubie technique. C’est une bataille pour la santé publique, la souveraineté alimentaire et la dignité nationale. Car si nous avons appris, au fil de l’histoire, à dompter le fleuve, il est temps maintenant de protéger ce qui le nourrit — et, avec lui, de préserver notre avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19580</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pollution de l’eau : le SUTEELEC et ses partenaires tirent la sonnette d’alarme</title>
		<link>https://saheltribune.com/pollution-de-leau-le-suteelec-et-ses-partenaires-tirent-la-sonnette-dalarme/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pollution-de-leau-le-suteelec-et-ses-partenaires-tirent-la-sonnette-dalarme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[ASCOMA]]></category>
		<category><![CDATA[Bocar Témé]]></category>
		<category><![CDATA[CNSFN]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier 2023]]></category>
		<category><![CDATA[dégradation des cours d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[dragage illégal]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[environnement Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Dembélé]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation écologique]]></category>
		<category><![CDATA[orpaillage]]></category>
		<category><![CDATA[pesticides interdits]]></category>
		<category><![CDATA[pollution de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[pollution minière]]></category>
		<category><![CDATA[protection des ressources hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[qualité de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[société civile malienne]]></category>
		<category><![CDATA[SOMAGEP]]></category>
		<category><![CDATA[SUTEELEC]]></category>
		<category><![CDATA[SYMACOM]]></category>
		<category><![CDATA[turbidité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19519</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le SUTEELEC alerte sur la pollution de l’eau au Mali. Apprenez-en plus sur cette problématique cruciale pour l'environnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Eau et de l’Électricité (SUTEELEC), en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, a tenu un point de presse le samedi 2 août 2025 dans les locaux de la SOMAGEP-SA à Djikoroni Para. Cette rencontre avait pour but d’alerter les autorités et la population sur la dégradation préoccupante de la qualité des cours d’eau au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les participants figuraient notamment la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», le Syndicat Malien du Commerce et des Mines (SYMACOM), DJAMANA KOLOCHI TONBA, l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la Coalition Nationale pour la Sauvegarde du Fleuve Niger (CNSFN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Bocar Témé, secrétaire général du SUTEELEC, a dénoncé une pollution croissante des eaux due notamment au dragage illégal et à l’orpaillage. Il a expliqué que la turbidité, ou trouble de l’eau, est bien plus élevée qu’avant, et ce, même hors saison de pluie. «&nbsp;<em>Nos cours d’eau sont en train de mourir à petit feu, leur qualité diminue de manière alarmante&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-situation-preoccupante-pour-la-sante-et-l-economie"><strong>Une situation préoccupante pour la santé et l’économie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dégradation affecte gravement plusieurs secteurs vitaux notamment l’approvisionnement en eau potable, la production hydroélectrique, la pêche, et même la santé publique des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent également à la conférence, Ernest Dembélé, coordonnateur national de la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», a rappelé que ce problème n’est pas nouveau. Il a évoqué la conférence de presse organisée le 12 février 2025, lors de laquelle plusieurs recommandations avaient déjà été formulées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Dembélé a notamment insisté sur la nécessité de faire respecter le Code minier de 2023 qui interdit le dragage dans les cours d’eau. Il a souligné que si des machines de dragage ont récemment été saisies et détruites à Kangaba, ce type d’actions doit être renforcé et généralisé sur tout le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coordonnateur national de la Coalition Malienne « <em>Publiez Ce Que Vous Payez</em> » a aussi alerté sur l’utilisation illégale de pesticides dangereux, importés malgré les interdictions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-generale"><strong>Un appel à la mobilisation générale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont tous insisté sur le fait que la sauvegarde des cours d’eau est une responsabilité collective. Il ne s’agit pas seulement d’un combat des syndicats ou des autorités, mais de celui de toute la population, des collectivités et des acteurs économiques. Sans une eau propre, la vie elle-même est menacée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clore la conférence, plusieurs slogans ont été rappelés. «&nbsp;<em>L’eau, c’est la vie », « Protégeons nos cours d’eau » et « Sauvons le fleuve, sauvons le Mali</em>&nbsp;». Ces mots résonnent comme un appel vibrant à l’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pollution-de-leau-le-suteelec-et-ses-partenaires-tirent-la-sonnette-dalarme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19519</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Journée mondiale de l&#8217;envrionnement  : le Sahel à l’épreuve d’un poison invisible</title>
		<link>https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-lenvrionnement-le-sahel-a-lepreuve-dun-poison-invisible/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-lenvrionnement-le-sahel-a-lepreuve-dun-poison-invisible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 13:34:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture contaminée]]></category>
		<category><![CDATA[bétail intoxiqué]]></category>
		<category><![CDATA[bioplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[défaillance étatique]]></category>
		<category><![CDATA[économie circulaire]]></category>
		<category><![CDATA[espoir environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des déchets]]></category>
		<category><![CDATA[initiatives locales]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[législation environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[microplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[sachets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté écologique]]></category>
		<category><![CDATA[start-up écologiques]]></category>
		<category><![CDATA[transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[WACA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19039</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pollution plastique au Sahel : un drame quotidien sans action politique. Apprenez comment cette crise affecte les villes et la nature.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, Ouagadougou et Niamey, pays de l’AES, le plastique sature les rues, colonise les fleuves et s’infiltre jusque dans les ventres du bétail. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2025, célébrée chaque 5 juin, retour sur une crise silencieuse aux racines politiques, économiques et existentielles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une guerre sans kalachnikovs ni drones FPV. Une guerre lente, insidieuse, contre un ennemi translucide et omniprésent : <a href="https://saheltribune.com/assemblee-de-lonu-pour-lenvironnement-une-resolution-historique-contre-la-pollution-plastique/">le plastique</a>. Dans le triangle sahélien formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette matière dérivée du pétrole et du laissez-faire politique colonise le quotidien. Sacs noirs qui volent au vent, caniveaux bouchés à Bamako, troupeaux décharnés à Zinder, maraîchers désespérés à Bobo-Dioulasso : autant de scènes d’un désastre écologique devenu chronique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-poison-a-la-paralysie"><strong>Du poison à la paralysie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, les pays d’Afrique de l’Ouest — y compris ceux qui n’ont jamais vu la mer — ont consommé <a href="https://agroclimatique.tg/2024/08/19/environnement-79-millions-de-tonnes-de-plastique-consommes-dans-les-17-pays-cotiers-dafrique-de-louest-en-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,9 millions de tonnes de plastique</a>. D’ici à 2026, ils en avaleront 12 millions. Dans cette courbe exponentielle, le Sahel intérieur tient une place singulière : <a href="https://www.fondation.veolia.com/fr/une-nouvelle-activite-economique-pres-de-ouagadougou-le-recyclage-des-dechets-en-plastique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">faible capacité de recyclage</a>, contrôle douanier défaillant, et dépendance quasi-totale à l’importation. Trois conditions d’une vulnérabilité économique qui rime avec pollution massive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, 320 000 tonnes de déchets plastiques s’entassent chaque année. À Bamako, les ordures obstruent les canalisations, aggravant les inondations saisonnières. Sur les <a href="https://www.openscience.fr/IMG/pdf/iste_std24v4n1_9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">berges du Niger</a>, les sacs tissés d’Asie étranglent la photosynthèse, réduisent les rendements agricoles, bloquent les systèmes d’irrigation. Le même fleuve Niger, cette artère mythique célébrée par Hampâté Bâ, devient cloaque dans sa traversée sahélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et que dire de la <a href="https://www.studiokalangou.org/14396-dechets-plastiques-et-environnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi</a> ? À Bamako, elle existe — sur le papier. <a href="https://saheltribune.com/mali-bientot-une-nouvelle-loi-sur-les-sachets-plastiques/">Interdiction des sachets plastiques depuis 2014</a>, jamais ratifiée, jamais appliquée. Cette loi indiquait en son <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2014/mali-jo-2014-32.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 1<sup>er</sup></a> : « <em>La présente loi interdit, à compter du 1er janvier 2014, la production, l’importation et la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. </em>» Le président IBK l’avait rangée dans un tiroir poussiéreux. Les militaires au pouvoir depuis 2021 n’ont pas encore rouvert ce tiroir, occupés qu’ils sont par d’autres priorités jugées vitales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-radical-mais-fragile"><strong>Le Burkina Faso, radical mais fragile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, l’approche est plus frontale. <a href="https://africa24tv.com/burkina-faso-interdiction-des-emballages-et-sachets-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Interdiction totale depuis octobre 2024</a>, même pour les sachets biodégradables. Motif ? Le cheptel national a perdu 30 % de ses effectifs, les estomacs de zébus ne digérant pas les sacs d’importation. Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, fait le dos rond : « <em>Une transformation en profondeur des circuits économiques est inévitable </em>», concède-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe saute aux yeux. Le pays, pionnier de la prohibition plastique, ne compte que deux centres de tri fonctionnels. Le recyclage ? Une idée noble, mais sous-financée. Le projet lancé en 2009 avec la Fondation Veolia s’essouffle. Les jeunes de l’association Espoir Jeune Burkinabé dénoncent l’absence de coordination. Résultat : 1 850 tonnes collectées&#8230; pour des centaines de milliers rejetées chaque mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-niger-les-plastiques-du-silence"><strong>Niger : les plastiques du silence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, la loi existe aussi. Depuis 2014. Elle dort dans les mêmes limbes administratifs qu’à Bamako. Pendant ce temps, le fleuve Niger se transforme en delta empoisonné. Le débit a chuté de 18 % en cinq ans à Tillabéri. Les semences ne germent plus. Les phtalates — ces plastiques invisibles mais mortels — gangrènent les sols. Dans les dispensaires, les cas de choléra liés à l’obstruction des égouts explosent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Colonel Boukar Koura Yagana, en charge de la salubrité urbaine, parle d’un cycle infernal : «&nbsp;<em>Les sachets non biodégradables persistent 400 ans. Mais les importations illégales les rendent omniprésents.</em>&nbsp;» Résultat : 55 % du plastique utilisé au Niger échappe à tout contrôle officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des mines et des paradoxes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/mohamed-keita-dans-la-mine-de-loulo-nous-avons-decide-de-respecter-la-loi-interdisant-lusage-du-plastique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mine d’or de Loulo</a>, dans l’ouest malien, un modèle à contre-courant. L’entreprise — un géant sud-africain — a mis en place un système interne de gestion des plastiques. Elle expérimente des bioplastiques à base de déchets agricoles. 40 % de réduction de l’usage classique. Mohamed Keïta, directeur adjoint du pôle environnemental, ne mâche pas ses mots : « <em>On ne peut pas attendre que l’État légifère. Il faut agir.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la politique écologique devient stratégie économique. Et moyen de communication.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-entre-paves-et-diplomatie-verte"><strong>Un avenir ? Entre pavés et diplomatie verte</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les signaux d’espoir ? À Bamako, des <a href="https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/">start-up transforment les plastiques en pavés écologiques</a>. À raison de cinq tonnes recyclées par mois, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais elle existe. À Abuja, le programme WACA promet 200 millions de dollars pour des alternatives régionales. Et à Ouagadougou, une timide réflexion transfrontalière commence à émerger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique est un révélateur. Elle dit tout d’un État absent, d’institutions démunies, mais aussi d’une jeunesse créative et d’un tissu associatif résilient. Elle montre les limites de la souveraineté proclamée lorsqu’elle ne se traduit pas en capacité d’agir, de collecter, de recycler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce 5 juin 2025, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel, célèbrent une souveraineté retrouvée. Mais le vrai combat, celui contre ce pétrole solidifié qui tue sans bruit, commence à peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-lenvrionnement-le-sahel-a-lepreuve-dun-poison-invisible/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19039</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : la profession de lavandier, un business florissant, mais pollueur</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[lavandier]]></category>
		<category><![CDATA[lessiveur]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12066</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, comme dans la plupart des capitales régionales, la profession de lavandier est un business florissant exercé généralement par des jeunes. Cette activité comporte pourtant des impacts sur les cours d’eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Bamako, comme dans la plupart des capitales régionales, la profession de lavandier est un business florissant exercé généralement par des jeunes. Cette activité comporte pourtant des impacts sur les cours d’eau.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque jour, il est possible de les apercevoir dans les rues, tenant la manche de leur pousse-pousse servant à contenir les habits sales. Ces <a href="https://www.jstm.org/pollution-du-fleuve-niger-lactivite-humaine-en-cause/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lavandiers ambulants</a> font le tour des familles dans chacune desquelles ils ont presque des clients. Dans cette activité, la plupart gagnent leur vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>150 000&nbsp;FCFA ou 450 000&nbsp;FCFA par mois</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Abdou Sow, un homme filiforme, charge sa petite charrette des linges sales, dans les familles alentour, chaque matin à partir de 7&nbsp;h. Ensuite, il se dirige vers le fleuve de Moribabougou. Il évolue dans ce métier depuis 2007 ou 2008<em>. « Je ne me rappelle pas exactement. J’ai quitté le village pour directement entreprendre ce boulot à travers mon cousin</em> », a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le métier de lavandier ambulant semble très promoteur aux dits des acteurs. « <em>Je peux dire Dieu merci aujourd’hui. Grâce à ce métier, j’ai pu faire beaucoup de réalisations pour moi-même sans avoir besoin de mendier ou de voler</em> », raconte Abdou, qui emploie actuellement une dizaine de jeunes, venant tous de son village. Ces jeunes sont surtout ses frères et cousins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les prix sont aléatoires. Les habits simples (chemise, t-shirt, robes, etc.) sont lavés à 150 f et les draps simples, à 250 f. Les draps plus larges, généralement difficiles à laver, sont à 500 f </em>», précise Abdou, qui dit gagner «<em> 5000 f à 15 000 f </em>» par jour dans ce travail. Ce qui fait approximativement 150 000&nbsp;FCFA ou 450 000&nbsp;FCFA par mois, soit plus que le salaire de certains fonctionnaires maliens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des boutiquiers</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés économiques du pays dues aux diverses crises n’ont épargné aucun secteur. Elles ont eu aussi des répercussions sur le métier de lavandier. Le prix du savon et d’autres produits de lessive ont pris de l’ascenseur. Une situation qui a conduit Belco, jeune lavandier, à augmenter ses frais de lessive, qui étaient moins chers. « <em>J’ai fait des rajouts sur les prix qui vont de 250 à 1000 f. Je peux gagner jusqu’à 5000 f par jour ou jusqu’à 15 000 f, surtout en cette période de forte chaleur</em> », se réjouit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la cherté de la vie a entrainé des augmentations de prix chez certains, d’autres par contre n’ont apporté aucun changement. « <em>Nonobstant la cherté de la vie et la hausse des prix, nous n’avons pas voulu augmenter nos prix. Car nos clients sont comme nos familles. Nous travaillons avec eux depuis des années. Malgré des difficultés, nos prix n’ont pas changé&nbsp;: 150 f à 500 f </em>», a expliqué Moctar Sow, un jeune lavandier travaillant avec Abdou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement les difficultés dans ce domaine ne se limitent pas à la cherté des produits entrant dans son fonctionnement. Il y a aussi des difficultés avec les clients. Une situation qui conduit certains à exercer d’autres activités parallèles. Issouf Maïga est aussi lavandier ambulant. Il habite à Missira, à Bamako. Il pratique ce métier à côté de sa petite boutique, depuis une dizaine d’années. Une boutique qu’il tient de son frère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le savon et sa décomposition chimique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est une activité fatiguante. On gagne peu dedans, mais nous n’avons pas d’autres choix. Souvent on est difficilement payé après le service. C’est un cas très fréquent chez moi. Je lave les habits en fonction de sa quantité </em>», explique-t-il. « <em>Mes prix unitaires sont entre 300 f et 700 f. Mais on trouve cela cher alors que c’est le monde même qui est devenu très cher </em>», marmonne-t-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Pendant la nuit, je fais des omelettes et du café au bord de la RN27</em> », raconte Moctar Sow, un autre lavandier. Toutefois, il a aussi sa clientèle en tant que lavandier. « <em>Abdou, c’est mon cousin, il m’a appris le métier, mais je ne travaille pas proprement à ses côtés. Chacun de nous à sa propre clientèle, et nous décidons de nos prix ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son apport économique pour les lavandiers, il convient de noter que ce métier est décrié par les spécialistes de <a href="https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/">l’environnement</a> comme comportant des dangers imminents pour les cours d’eau maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Mr&nbsp;Thierno Mohamed Baldé, président de l’Association « <em>Sauvons le Fleuve</em> », « pour<em> qui connaît la composition du savon, sa décomposition libérée des éléments chimiques, notamment l’acide et d’autres éléments chimiques entrant dans sa fabrication, qui impactent sur la vie des êtres vivants dans le fleuve </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des protecteurs de l’environnement, cette <a href="https://saheltribune.com/changement-climatique-sauver-humanite-changement-mentalite-impose/">activité</a> doit disparaître des sociétés modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12066</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Étude scientifique sur l’utilisation du fleuve Niger comme source d’eau potable au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aïcha Yatabary]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 09:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pollution des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=9193</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans cet article, elle réalise une étude scientifique sur l’utilisation du fleuve Niger comme source d’eau potable au Mali, mais aussi comme problème de santé publique et de développement durable (synthèse et propositions).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Aïcha Yatabary est consultante en santé publique et spécialiste des questions de santé durable, Approche One health. Dans cet article, elle réalise une étude scientifique sur l’utilisation du fleuve Niger comme source d’eau potable au Mali, mais aussi comme problème de santé publique et de développement durable (synthèse et propositions).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="a-etat-des-lieux"><strong>A/ État des lieux</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fleuve Niger est le troisième d’Afrique par sa longueur (4200 km). Son bassin occupe une surface importante d’environ 1,2 million de km<sup>2</sup> et est partagé par neuf états : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, Tchad, qui constituent l’Autorité du Bassin du Niger (<a href="http://www.abn.ne/index.php?option=com_content&amp;view=frontpage&amp;lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ABN</a>). C’est un fleuve important pour un grand nombre d’activités économiques et agricoles (culture du riz par exemple, confiée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_du_Niger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Office du Niger au Mali</a>), pour l’alimentation en eau potable et la production d’hydro-électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fait l’objet de notre étude, c’est l’utilisation du fleuve Niger comme source d’eau potable au Mali. En effet, grâce à ce fleuve, les eaux souterraines sont la principale source d’approvisionnement en eau du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On note différents procédés pour cet approvisionnement : forage traditionnel (puits…) ou non (pompes…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, malgré la création de réseaux d’adduction d’eau potable à partir des années 1990, seule une faible proportion de la population malienne bénéficie d’eau potable à partir du robinet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont les défis auxquels les autorités maliennes sont confrontées pour la fourniture en eau potable et la gestion du fleuve Niger ? Quelles propositions pouvons-nous faire ?</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="i-la-pollution-du-fleuve-du-niger-et-les-maladies-de-l-eau"><strong>I- La pollution du fleuve du Niger et les maladies de l’eau</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, seulement deux tiers de la population a <a href="https://saheltribune.com/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations/">accès à l’eau potable</a> (ministère de l’énergie et de l’hydraulique du Mali, 2018).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette difficulté d’approvisionnement en eau potable, couplée à l’augmentation de <a href="https://saheltribune.com/environnement-lorpaillage-empoisonne-le-fleuve-niger/">collections d’eau insalubre</a>, conduit à la prolifération de maladies dites de l’eau sale : paludisme, choléra, bilharziose, fièvre typhoïde, méningite, poliomyélite, qui ont une prévalence élevée au Mali et sont responsables d’un fort taux de mortalité et de morbidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on note un taux de mortalité et de morbidité élevés parmi les populations de la vallée du fleuve Niger, tout comme au sein de celles des zones humides de la région soudano-sahélienne, à cause des habitudes des populations liées à l’utilisation du fleuve Niger (consommation directe de l’eau du fleuve, défécation sur les berges du fleuve, etc.), les exposant aux maladies de l’eau sale. La diarrhée, à titre d’exemple, est la première cause de mortalité infantile au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exemple de Mopti</strong><strong>. </strong>Dans cette région où la vie des populations est principalement organisée autour du fleuve Niger (activités de pêche, de navigation, etc.) le choléra est endémique à poussée saisonnière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mortalité infantile est de 325 pour mille, élevée surtout à cause des diarrhées occasionnées par la consommation d’eau non potable, contre 237 pour mille à l’échelle nationale (IRD, 2007). N’oublions pas la malnutrition chez les enfants occasionnées par ces diarrhées dues à la consommation de l’eau sale.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="ii-l-assechement-l-ensablement-l-envasement-du-fleuve-niger-et-le-deficit-d-eau-potable"><strong>II &#8211; L’assèchement, l’ensablement, l’envasement du fleuve Niger et le déficit d’eau potable</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ces phénomènes sont aussi bien les conséquences des activités de l’homme que du <a href="https://saheltribune.com/analyse-environnement-a-quand-limpact-reel-de-la-cop-contre-le-rechauffement-climatique/">réchauffement climatique</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="b-diagnostic"><strong>B/ Diagnostic</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">-Une pollution due à diverses activités industrielles, minières, agricoles, urbaines</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Un système d’assainissement défaillant</p>



<p class="wp-block-paragraph">-La prolifération végétale sur le fleuve</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Les conséquences du réchauffement climatique</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Construction de barrages</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="i-pollution"><strong>I/ Pollution</strong></h4>



<h5 class="wp-block-heading" id="1-pollution-industrielle"><strong>1- Pollution industrielle</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">M. TOURE (1986) a montré que quelques indicateurs de pollution présentaient des valeurs élevées dans les rejets de certaines usines (ITEMA, TAMALI et UMPP) qui sont mises en cause dans la pollution du Niger. Ces <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/lorpaillage-dans-louest-du-mali-menace-la-securite-humaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">activités industrielles </a>entrainent le rejet dans le fleuve Niger de mercure, de cyanure, entre autres, qui sont de véritables poisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Exemple : Incident dans le retraitement des eaux usées de l’HUICOMA à Koulikoro : cette usine assure normalement le retraitement partiel des eaux usées et un incident dans ce retraitement a conduit à une pollution du fleuve Niger par des rejets ; les pêcheurs ont pu constater la mort de poissons suite à cet incident qui a fait encourir également des risques graves pour la santé de l’homme.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="2-pollution-due-aux-activites-minieres"><strong>2- Pollution due aux activités minières</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Sur tout un parcours de Djoulafondio, dès son entrée au Mali, à Labbézanga (frontière nigérienne), les sources de pollution sont autant diversifiées que disproportionnées et l’exploitation aurifère y occupe une place prépondérante, principalement l’orpaillage par dragage dans le lit des cours d’eau (<a href="https://q-eau-mali.net/wp-content/uploads/sites/53/2019/08/rapport_etat_fleuve_niger.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RAPPORT SUR L’ÉTAT DU FLEUVE NIGER AU MALI, 2018</a>).</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="3-pollution-due-aux-activites-humaines"><strong>3- Pollution due aux activités humaines</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">-Les sources diffuses de pollution sont au Mali, à Bamako, essentiellement d’origine agricole, liées à l’utilisation <a href="https://benbere.org/terre-dopportunites/stoppesticidesobsoletes-culture-coton-dangers-utilisation-pesticides/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’engrais et de pesticides</a> en agriculture et à l’augmentation du cheptel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Secteur artisanal très actif : selon la chambre de métier, en 2015, plus de <a href="https://saheltribune.com/patricia-gerimont-%E2%80%89il-faudrait-un-thomas-sankara-au-mali-pour-pousser-la-population-a-consommer-local%E2%80%89/">1500 teinturiers</a> exercent dans le district de Bamako dont plus d’une centaine le long des cours d’eau. Malgré les textes législatifs en matière de gestion des ressources en eaux, les populations continuent à y pratiquer des activités comme la teinture et la lessive. Certaines teinturières pratiquent directement dans le fleuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rejets d’effluents de teinturerie et de lessive dans le fleuve Niger sont importants, surtout qu’en général les activités sont menées directement dans le lit du cours d’eau. La <a href="https://benbere.org/au-grin/traitement-responsable-boues-vidange-environnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution des eaux</a> est constatée au niveau de tous les sites aménagés ou non. Au niveau des sites aménagés la pollution par la teinture se faisait sentir surtout que l’autoépuration n’était pas assurée partout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Défécation en plein air</p>



<p class="wp-block-paragraph">Causée par un déficit de latrines, surtout en zone rurale, cette problématique entraine une contamination bactériologique du fleuve Niger, causant des maladies de l’eau sale, dont celles que nous avons évoquées précédemment. Ce fléau est connu plus largement sous le terme de péril fécal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Au niveau des centres urbains comme Bamako, le fleuve Niger qui est également utilisé pour le loisir, la pêche et le transport, comme dans les zones rurales est littéralement devenu le dépotoir et le milieu récepteur des déchets solides et liquides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-L’exemple des abattoirs est prégnant, puisqu’ils constituent une importante source d’utilisation et de pollution du fleuve Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Par ailleurs, B. DIARRA (1985), a montré que les eaux de puits traditionnels des quartiers périphériques de Bamako et celles des puits situés près du fleuve, étaient polluées.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="ii-systeme-d-assainissement-defaillant"><strong>II/ Système d’assainissement défaillant</strong></h4>



<h5 class="wp-block-heading" id="1-defi-de-la-croissance-demographique-et-de-la-gestion-des-dechets"><strong>1- Défi de la croissance démographique et de la gestion des déchets</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Migration vers le sud exacerbée par la crise sécuritaire au nord.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="2-insuffisance-mauvaise-conception-et-manque-d-entretien-des-infrastructures-d-assainissement"><strong>2- Insuffisance, mauvaise conception et manque d’entretien des infrastructures d’assainissement</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Bamako ne dispose pas d’un système d’égout pour une collecte adéquate des eaux usées</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Aucune station de traitement des eaux usées produites dans la ville n’existe à l’exception d’un système de lagunage fait de bassins qui reçoivent les effluents de quelques unités industrielles dont le traitement n’est pas assez efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les eaux usées brutes de toutes natures de la ville de Bamako se retrouvent donc déversées directement ou indirectement dans le fleuve Niger par ruissellement diffus ou à travers des rejets ponctuels de collecteurs des eaux pluviales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Prolifération des <a href="https://www.waste.nl/wp-content/uploads/2020/07/01-Etude-de-base-d%C3%A9chets-solides-Bamako_180201_FINAL_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépôts anarchiques des déchets solides</a> qui sont charriés dans le fleuve contribuent à le polluer grandement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Absence de station de traitement des boues de vidange pour Bamako qui sont déversées dans la ville et ses périphéries de façon illicite ou incontrôlée occasionnant une contamination du fleuve par les collecteurs des eaux pluviales et/ou par les ruissellements pluviaux (BA, 2018).</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="iii-la-proliferation-de-plantes-aquatiques-envahissantes"><strong>III/ </strong><strong>La prolifération de plantes aquatiques envahissantes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La jacinthe d’eau forme rapidement un tapi flottant dense, capable de boucher les canaux d’irrigation et d’approvisionnement en eau, de bloquer le fonctionnement des centrales hydrauliques et de limiter le transport sur le fleuve (ADAMOU et al., 2015).</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Les nattes flottantes de jacinthe d’eau réduisent également le niveau d’oxygène dissous à un taux insupportable pour de nombreuses espèces (plantes, amphibiens, batraciens).</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Pendant l’étiage, la plante provoque l’eutrophisation des eaux sur certaines portions stagnantes réduisant considérablement la qualité de l’eau (MEAM, 2010). Les nattes de jacinthe hébergent aussi des vecteurs de maladies (bilharziose, choléra, paludisme, filariose, etc.). En outre, lorsqu’elle meurt, en plus de participer au comblement des fonds, elle libère dans le milieu tous les polluants toxiques (métaux lourds) qu’elle a eu à piéger.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="iv-impact-du-changement-climatique"><strong>IV / Impact du changement climatique</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique a un impact sur la santé globale par le biais de deux dynamiques liées à l’eau :</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Les précipitations accrues dans certaines régions favorisent la prolifération de maladies hydriques (maladies dites de l’eau sale comme le choléra, liée à la perturbation de systèmes d’épuration et de traitement de matières fécales et les maladies comme le paludisme dont les collections d’eau offrent un milieu favorable à la prolifération des vecteurs), selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la crue (saison des pluies), le niveau de la pollution du fleuve Niger devient plus élevé à Bamako. En effet, différents déchets sont entrainés jusqu’au fleuve par les eaux de pluie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Ceux issus de l’activité industrielle (pollution chimique)</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Ceux issus des entrepôts qui stockent les produits agricoles (pesticides, hydrocarbures, etc.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Ceux issus des ordures ménagères, eaux grises, défécation en plein air, etc</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pollution du fleuve a des répercussions sur la santé des populations qui s’approvisionnent directement dans le fleuve en eau et en ressources halieutiques (maladies de l’eau sale…)</p>



<p class="wp-block-paragraph">-La sécheresse entraîne les difficultés d’approvisionnement en eau potable, à cause de la diminution des sources d’eau profondes, toujours selon le PNUE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant l’étiage, la pollution devient plus importante, l’eau du fleuve presque stagnante, subit une forte activité des populations et des usines. En plus de ces spécificités, l’eau courante du fleuve subit une dégradation progressive de l’amont vers l’aval (M. SIDIBE, 1992, p.84).</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="v-impact-des-barrages-hydrauliques-sur-la-disponibilite"><strong>V/</strong> <strong>Impact des barrages hydrauliques sur la disponibilité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les barrages qui sont construits pour des exigences économiques, ont des conséquences sur la disponibilité de l’eau potable, qu’ils compromettent parfois par :</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Evaporation des eaux accumulées</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Envasement provoqué par le faible débit de l’eau, qui altère la qualité de celle-ci</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Eutrophisation avec pour conséquences la prolifération végétale, la baisse de la quantité d’oxygène et le déséquilibre de l’écosystème concerné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déficit d’eau du fleuve entraine une pénurie d’eau potable avec les conséquences sur la santé évoquées au point précédent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="c-propositions"><strong>C/ Propositions</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De façon générale, il faut :</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Mettre en place une gestion intégrée, systémique et transversale qui inclue les ministères de la santé, de l’hydraulique et de l’assainissement</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Augmenter le budget de l’Etat dédié à l’eau et à l’assainissement ( qui permettra de réaliser des économies induites par la baisse de la prévalence des maladies hydriques)</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Renforcer la coopération sous-régionale pour la gestion du fleuve Niger (Autorité du Bassin du Niger)</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Fédérer les initiatives privées et publiques relevant du domaine de l’assainissement et de la fourniture d’eau potable</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Eduquer pour le changement de comportement</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="i-contre-la-pollution-du-fleuve-niger">I<strong>/ Contre la pollution du fleuve Niger</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">1-Industrielle, minière</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la législation pour la protection de l’environnement</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Notion de crime écologique visant la production de déchets industriels et issus de l’activité minière</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- Agricole</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Prévention des risques, approche intégrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3- Pollution liée à l’activité humaine</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Construction de sanitaires, surtout en zone rurale, pour lutter contre le péril fécal</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Adapter les activités artisanales des teinturières aux exigences de protection de l’environnement et du fleuve Niger</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="ii-contre-le-systeme-d-assainissement-defaillant"><strong>II/ Contre le système d’assainissement défaillant</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Améliorer le système d’assainissement des eaux usées, en améliorant le nombre, la qualité et l’entretien des infrastructures</p>



<p class="wp-block-paragraph">* M. SANOGO (1985) a proposé la méthode du lagunage naturel dans la lutte contre la pollution du Niger par les eaux usées de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Cart&rsquo;eau (2020), propose :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Mettre à jour ou mener d’études approfondies sur le système de gestion actuel des déchets solides et liquides de la ville de Bamako ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Affecter des zones foncières sécurisées et implantées des décharges de transit sanitaires pour les déchets solides, de décharges finales d’enfouissement de ces déchets, d’une station de traitement de boues de vidange et d’une station de traitement des eaux usées de la ville avant leur déversement dans le Fleuve Niger ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Former des ingénieurs de l’environnement pour la conception et la gestion des ouvrages précédemment citées ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Exploiter le potentiel des ressources des déchets (eau, gaz, engrais, etc.) en recouvrant et valorisant ces ressources;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Favoriser l’émergence d’une véritable industrie de la gestion des déchets qui créera d’emplois stables à travers un entrepreneuriat social formel et soutenu par une volonté politique réelle</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Aligner la politique d’urbanisation de la ville de Bamako sur les exigences environnementales</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Intégrer les stratégies qui visent à lutter contre le changement climatique dans les politiques de développement et d’urbanisation</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="iii-contre-la-proliferation-de-vegetaux-aquatiques"><strong>III/ Contre la prolifération de végétaux aquatiques</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Lutter contre l’eutrophisation du fleuve</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Limiter au mieux les conséquences de l’étiage</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Lutte mécanique par extraction et trituration</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="iv-contre-l-impact-du-rechauffement-climatique-sur-le-fleuve-niger"><strong>IV/ Contre l’impact du réchauffement climatique sur le fleuve Niger</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Former les populations et surtout les femmes à des techniques agricoles de conservation (qui réduisent les besoins en eau et en engrais) et favorables à l’environnement. Dans ce cadre, il serait intéressant d’envisager cette politique que l’on appelle l’Adaptation à Base Communautaire (ABC) des populations au réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-En termes de transfert de technologie, agir dans le sens de l’employabilité et de l’entrepreneuriat dans les « métiers verts », destinés à la protection de l’environnement (production et distribution d’énergie et d’eau, assainissement et traitement des déchets, professions transversales, comme les techniciens de la qualité de l’air, professions liées à la protection de la nature) ainsi que dans l’économie verte</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Favoriser le recyclage, surtout des déchets plastique</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Investir dans la culture de plantes qui favorisent la bio-séquestration du carbone</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="v-problematique-des-barrages-hydrauliques"><strong>V/ Problématique des barrages hydrauliques</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">-Harmoniser les exigences économiques avec les réalités environnementales, dans un souci de développement durable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="references-bibliographiques"><strong>Références bibliographiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">ADAMAOU R., ALHOU B. et, GARBA Z., 2015, « Impact de la pollution anthropique du fleuve Niger sur la prolifération de la jacinthe d’eau », In Journal des Sciences, Vol. 15, N° 1, 15 p.</p>



<p class="wp-block-paragraph">BA Sidy. (2018). Le péril de la pollution sur le Fleuve Niger. Éditions l’Harmattan, Paris, France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">DIARRA B., 1985, « Contribution au contrôle de qualité de l’eau dans certains quartiers périphériques de Bamako », Thèse de pharmacie, Bamako</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉTUDE CART’EAU, 2020, « Cartographie du Réseau d’Égout de Bamako et Évaluation des Deversements des Eaux Usées de la ville dans le Fleuve Niger », Rappport technique, Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA), Mali, 52p.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SANOGO M., 1985, « Contribution à l’analyse physico-chimique des eaux usées des villes de MEZE et de BAMAKO », Étude de l’épuration par lagunage naturel, Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">TOURE M., 1986, « Étude de quelques aspects de pollution de l’environnement et des risques d’exposition aux produits toxiques dans certaines unités industrielles de la zone industrielle de Bamako », Thèse de pharmacie, Bamako</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="references-bibliographiques-1"><strong>Références bibliographiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">1) Diarrhée, première cause de mortalité infantile au mali :</p>



<p class="wp-block-paragraph">(en) « Water quality and waterborne disease in the Niger River Inland Delta, Mali: A study of local knowledge and response », dans Health and Place, vol. 17(2), 2011, pp. 449-457.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">9193</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
