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	<title>Archives des fiscalité minière &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Un clic pour exploiter : le Mali entre dans l’ère du cadastre digital </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:45:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le nouveau cadastre minier au Mali révolutionne le secteur grâce à une gestion plus souveraine et moderne des ressources.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, vendredi 17 avril 2026 au palais de Koulouba, la cérémonie officielle de présentation du nouveau cadastre minier du Mali. Cet outil, au cœur de la réforme engagée depuis 2022, marque une étape décisive dans la modernisation et la reprise en main d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un outil entièrement conçu par des experts nationaux et déjà opérationnel, les autorités maliennes entendent rompre avec les dépendances techniques du passé et instaurer une gouvernance minière plus transparente, rapide et souveraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour du chef de l’État, plusieurs membres du gouvernement avaient fait le déplacement, dont le ministre des Mines Amadou Keïta, ainsi que les titulaires des portefeuilles de l’Économie, sans oublier le Premier ministre. Une présence qui témoigne de la portée transversale de cette réforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-engagee-depuis-2022"><strong>Une réforme engagée depuis 2022</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la cérémonie, le ministre des Mines a retracé les grandes étapes de cette transformation. Dès 2022, les autorités maliennes avaient décidé de suspendre temporairement l’octroi des titres miniers afin d’assainir le secteur. Cette décision s’inscrivait dans un plan plus large de refondation, initié par le chef de l’État, visant à corriger les dysfonctionnements structurels du système minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des audits des sociétés extractives ont été menés, suivis de négociations avec les opérateurs. En parallèle, les insuffisances du cadre juridique et technique ont été identifiées, notamment au sein de la Direction nationale de la géologie et des mines, où le système cadastral existant était jugé obsolète, peu performant et dépendant d’expertises extérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mettre-fin-aux-dependances-techniques"><strong>Mettre fin aux dépendances techniques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic posé par les autorités est sans appel : l’ancien cadastre minier, conçu à l’étranger, présentait des limites importantes en matière de traitement des dossiers, de gestion des superpositions de titres et d’interconnexion avec les autres systèmes administratifs, notamment fonciers et forestiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il existait une forme de dépendance technique qui ne permettait pas au Mali de maîtriser pleinement son propre système cadastral</em>&nbsp;», a souligné le ministre. Toute modification nécessitait l’intervention de prestataires étrangers, ralentissant les procédures et limitant la souveraineté nationale dans la gestion des ressources minières.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-100-malien-et-entierement-digitalise"><strong>Un outil 100 % malien et entièrement digitalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau cadastre minier se veut une réponse à ces défis. Conçu intégralement par des experts maliens issus de l’administration publique, notamment en collaboration avec les services techniques du ministère des Mines et des Finances, cet outil a été développé sans financement extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entièrement numérisé, il permet désormais le dépôt en ligne des demandes de titres, leur traitement digitalisé ainsi que le paiement électronique des taxes et redevances. Le système est également interconnecté avec les services du Trésor public et des impôts, garantissant une meilleure traçabilité des flux financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation majeure : la sécurisation du dispositif. Conscientes des risques de cyberattaques, les autorités ont mis en place des protocoles de protection renforcés afin de garantir l’intégrité des données et la transparence des opérations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gestion-plus-transparente-et-efficace"><strong>Vers une gestion plus transparente et efficace</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension technologique, ce nouveau cadastre vise à instaurer une gouvernance plus rigoureuse du secteur minier. Il permettra une meilleure visibilité sur les titres en cours, leur durée de validité, leur superficie et leur statut juridique, réduisant ainsi les risques de conflits et de chevauchements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre des Mines, le système est déjà opérationnel : 631 titres miniers ont été enregistrés à ce jour, preuve de son effectivité. Cette phase pilote devrait être progressivement étendue à l’ensemble des opérations du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-souverainete-economique"><strong>Un levier de souveraineté économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de la Transition, cette réforme s’inscrit dans une vision plus large : faire du secteur minier un moteur de développement au service des populations. En renforçant la transparence, en accélérant les procédures et en assurant un meilleur contrôle des ressources, le Mali entend maximiser les retombées économiques de l’exploitation minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présentation de ce cadastre numérique marque ainsi l’entrée du Mali dans une nouvelle ère de gouvernance extractive, fondée sur la souveraineté, la modernisation et la valorisation nationale des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Pourquoi le Fonds de financement de la promotion du secteur minier transformera durablement le domaine des mines </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:29:13 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier contribue à la souveraineté minière et au développement des compétences au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En instaurant un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Mali franchit une nouvelle étape dans la structuration de son industrie extractive. Au-delà de la captation de la rente, Bamako mise désormais sur la formation, l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>expertise nationale et la monté</em></strong><strong><em>e en comp</em></strong><strong><em>étences pour assoir une véritable souveraineté mini</em></strong><strong><em>è</em></strong><strong><em>re. Ce dispositif s</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>inscrit dans une réforme plus large articulée autour de cinq fonds stratégiques.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la refondation du secteur extractif — enclenchée depuis 2023 à travers l’adoption d’un nouveau Code et d’une loi relative au contenu local — le Mali ne se contente plus de capter la rente minière. Il entend désormais investir dans le capital humain. À travers l’Article 97 du Code minier de 2023, les autorités instaurent un Fonds de financement de la promotion du secteur minier, destiné à renforcer les capacités nationales et à structurer durablement l’écosystème minier. Une réforme qui s’inscrit dans une stratégie plus globale, articulée autour de cinq fonds complémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-pour-former-et-structurer-le-secteur"><strong>Un fonds pour former et structurer le secteur</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier vise à doter le Mali de compétences solides dans un domaine stratégique pour son économie. Dans un contexte où&nbsp;l’exploitation des ressources reste largement dominée par des acteurs internationaux, l’enjeu est de renforcer l’expertise nationale, tant au niveau technique qu’institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, ce fonds est alimenté par les ressources destinées à la formation versées par les sociétés minières, notamment lors de la signature des conventions d’établissement ou du transfert de titres miniers. Un mécanisme qui permet d’inscrire l’obligation de formation dans la relation contractuelle entre l’État et les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre incitation notable&nbsp;: les contributions versées par les entreprises sont considérées comme des charges déductibles de l’impôt sur les sociétés. Une disposition fiscale qui vise à encourager la participation active des opérateurs privés au développement des compétences locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transparence-et-redevabilite-au-coeur-du-dispositif"><strong>Transparence et redevabilité au cœur du dispositif</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement du fonds sera précisé par décret en Conseil des ministres, mais le Code minier fixe déjà des exigences en matière de transparence. L’administration en charge du fonds devra produire un rapport annuel d’activité et de gestion, transmis aux ministres des Mines et des Finances dans un délai de six mois après la clôture de l’exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport, publié au Journal officiel et sur le site du ministère en charge des Mines, constitue un outil clé de redevabilité. Il permettra d’évaluer l’utilisation des ressources et l’impact réel des actions menées en matière de formation et de renforcement des capacités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-fonds-pour-refonder-la-gouvernance-mini-e-re"><strong>Cinq fonds pour refonder la gouvernance mini</strong><strong>è</strong><strong>re</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds de promotion du secteur minier s’inscrit dans un dispositif plus large, prévu par le Code minier de 2023, qui crée cinq fonds structurants destinés à encadrer et transformer le secteur&nbsp;: le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre les produits chimiques prohibés ;&nbsp;le Fonds de financement de la promotion du secteur minier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, il faut noter le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation ; et le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture traduit une volonté de transformer le secteur minier en un levier intégré de développement, capable de générer des retombées économiques, sociales et territoriales durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-mini-e-re-renforcee"><strong>Vers une souveraineté mini</strong><strong>è</strong><strong>re renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des mécanismes financiers, c’est une nouvelle doctrine qui se dessine. En misant sur la formation et le renforcement des capacités, le Mali cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des expertises étrangères et à mieux maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans la vision stratégique à long terme du pays, qui fait du secteur minier un pilier de la souveraineté économique. L’objectif est désormais de passer d’une économie d’extraction à une économie de transformation, où&nbsp;les ressources naturelles deviennent un moteur de développement endogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de compétition accrue pour les ressources et les investissements, le Mali joue ici une carte stratégique. Celle de faire de la compétence nationale un atout décisif pour capter davantage de valeur dans le secteur minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’or noir… et les trous budgétaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:10:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment la transparence fiscale pourrait transformer les ressources naturelles en recettes publiques durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré l’abondance de pétrole, de gaz et de minerais, de nombreux pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette richesse en recettes publiques durables. Un rapport international alerte sur les milliards de dollars perdus faute de transparence fiscale et appelle à une refonte urgente des systèmes de gouvernance extractive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport international publié en février met en lumière un paradoxe persistant : les pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette manne en recettes publiques efficaces. En cause, des failles de gouvernance, un manque de transparence et des systèmes fiscaux fragiles. Mais l’étude montre aussi qu’une meilleure exploitation des données pourrait permettre de récupérer des milliards de dollars aujourd’hui perdus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-milliards-qui-echappent-aux-caisses-publiques"><strong>Des milliards qui échappent aux caisses publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude intitulée <em>From resources to revenues</em>, commandée par l’Extractive Industries Transparency Initiative, intervient à un moment charnière pour de nombreux États producteurs de pétrole, de gaz ou de minerais. Entre la baisse de l’aide internationale, l’alourdissement des dettes et la volatilité des marchés des matières premières, ces pays sont poussés à mobiliser davantage leurs ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les auteurs, la mobilisation des revenus extractifs n’est plus une option mais une urgence budgétaire. Dans plusieurs économies dépendantes des ressources, ces recettes constituent l’un des rares leviers disponibles pour financer les infrastructures, l’éducation ou les systèmes de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne qu’en croisant données de production, contrats, paiements et coûts d’exploitation, les mécanismes de transparence ont permis d’identifier « <em>des milliards de dollars de recettes perdues ou à risque </em>». Ces pertes peuvent provenir de sous-évaluations fiscales, d’accords contractuels déséquilibrés ou encore de flux financiers illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts associés à l’étude — dont des partenaires issus du <em>Natural Resource Governance Institute</em> et du <em>Tax Justice Network</em> — insistent sur le fait que les outils d’analyse financière et de modélisation permettent désormais aux gouvernements de négocier plus efficacement avec les compagnies extractives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-pour-les-pays-riches-en-ressources"><strong>Un tournant pour les pays riches en ressources</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des constats centraux du rapport est que plus les données sont publiques et détaillées, plus les États peuvent vérifier si les montants versés correspondent réellement à ce qui devrait être payé. Cette transparence renforce non seulement les recettes, mais aussi la confiance des citoyens dans les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met également en garde contre les risques liés à la transition énergétique mondiale. Les pays dépendants des combustibles fossiles pourraient voir leurs revenus diminuer avec la baisse de la demande, tandis que ceux riches en minerais stratégiques pourraient bénéficier d’opportunités inédites — à condition d’adopter des régimes fiscaux solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport décrit le moment actuel comme un « <em>carrefour fiscal </em>» pour les États extractifs. D’un côté, la conjoncture internationale fragilise leurs finances. De l’autre, les progrès technologiques et les normes de transparence offrent des outils inédits pour optimiser la collecte des revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-des-recettes-publiques"><strong>La bataille des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les recommandations figurent l’intégration des données extractives dans les systèmes fiscaux nationaux, l’utilisation de rapports basés sur l’analyse des risques, et le renforcement des collaborations entre gouvernements, entreprises et société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la technicité, l’enjeu est profondément politique. Pour les auteurs, la question n’est plus seulement de savoir combien de ressources un pays possède, mais combien il parvient réellement à transformer en recettes pour sa population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de tensions budgétaires mondiales, la gestion des revenus issus du sous-sol apparaît ainsi comme l’un des champs de bataille décisifs du développement. Et le rapport indique que les richesses naturelles ne deviennent un moteur de croissance que si elles sont accompagnées d’institutions solides, de règles fiscales robustes et d’une transparence sans faille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l&#8217;État malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:38:35 +0000</pubDate>
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<p>L'État malien et Barrick Gold ont trouvé un accord après un différend fiscal. Les détails de cette importante entente sont ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Après plus d&rsquo;un an de différend relatif au paiement de taxes et d&rsquo;impôts consécutif à l&rsquo;application du nouveau&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>C</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ode minier, l&rsquo;État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’Économie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>F</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inances. C&rsquo;était en présence&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Alousséni Sanou</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, du ministre des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>M</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ines</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Amadou Kéïta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et, d&rsquo;une délégation de Barrickgold.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition,&nbsp;le général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l&rsquo;État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour&nbsp;que cela ne se reproduise plus, un nouveau&nbsp;Code minier a été adopté en 2023.&nbsp;&nbsp;Ce nouveau texte augmente non seulement &nbsp;la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et &nbsp;5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l&rsquo;exploitation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deux-compagnies-recalcitrantes-nbsp"><strong>Les deux compagnies récalcitrantes&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code,&nbsp;en vue de réclamer les arriérés d&rsquo;impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement&nbsp;a&nbsp;adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la&nbsp;réglementation&nbsp;des relations financières extérieures des&nbsp;États&nbsp;membres de l’Union&nbsp;Économique&nbsp;et Monétaire Ouest Africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était le rapport du&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances. C&rsquo;était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l&rsquo;adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu&rsquo;elles se confirment aux dispositions du nouveau&nbsp;Code.&nbsp;&nbsp;Hormis&nbsp;le&nbsp;Canadien&nbsp;Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à &nbsp;commencer par la SEMOS-SA (Société d&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s&rsquo;acquittant des arriérés d&rsquo;impôts et taxes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-l-opposition-de-barrick-au-gouvernement-malien-nbsp"><strong>Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d&rsquo;octobre 2024, avait indiqué que l&rsquo;État a perçu, à l&rsquo;issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l&rsquo;australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, suite à l&rsquo;interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s&rsquo;est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu&rsquo;elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu&rsquo;elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d&rsquo;environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s&rsquo;est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d&rsquo;un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d&rsquo;un accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-conforme-au-nouveau-nbsp-c-ode-minier"><strong>Un accord conforme au nouveau&nbsp;</strong><strong>C</strong><strong>ode minier</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il prévoit une série de concessions mutuelles. &nbsp;Par rapport à la clôture&nbsp;de l&rsquo;arbitrage et libération des employés,&nbsp;Barrick s&rsquo;engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID).&nbsp;En retour, le gouvernement malien s&rsquo;engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus.&nbsp;En outre, il&nbsp;met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l&rsquo;alignement sur le nouveau&nbsp;Code&nbsp;minier, Barrickgold s&rsquo;engage à s&rsquo;y conformer. D&rsquo;après le ministre d l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances, Alousséni Sanou, l&rsquo;accord va permettre d&#8217;empocher annuellement 220 milliards de F CFA.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, selon le&nbsp;média&nbsp;américain « <em>Bloomberg</em>« ,&nbsp;dans une publication du mardi 25 novembre 2025,&nbsp;le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à&nbsp;l&rsquo;État malien. Et,&nbsp;le média américain d&rsquo;ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-differend-a-plusieurs-rebondissements-nbsp"><strong>Un différend à plusieurs rebondissements&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire respecter le nouveau&nbsp;Code, les&nbsp;autorités&nbsp;avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l&rsquo;arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold. &nbsp;Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l&rsquo;État, soit plus de 300 milliards F CFA.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu&rsquo;il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais&nbsp;l’État&nbsp;avait indiqué, le 23 octobre 2024, à &nbsp;travers un communiqué conjoint de deux ministres (&nbsp;Economie et&nbsp;Finances,&nbsp;Mines), que Barrickgold n&rsquo;avait pas tenu ses engagements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d&rsquo;arrestation, le 04 décembre 2024, à l&rsquo;encontre de Mark Bristow, directeur général à l&rsquo;époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d&rsquo;interdire la sortie du pays du stock d&rsquo;or de trois (03) tonnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nomination-d-une-nbsp-administration-provisoire-nbsp"><strong>Nomination d’une&nbsp;</strong><strong>administration provisoire&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réaction à cet acte de&nbsp;l’État&nbsp;malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d&rsquo;or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l&rsquo;oppose à l&rsquo;État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu&rsquo;il a perdu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le 11 janvier 2025, l&rsquo;État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d&rsquo;or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16&nbsp;juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la&nbsp;Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d&rsquo;or appartenant aux filiales locales de Barrick. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changement-a-la-tete-de-la-compagnie-nbsp"><strong>Changement à la tête de la compagnie&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur.&nbsp;En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow&nbsp;a&nbsp;démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l&rsquo;État malien. Ce qui a abouti à l&rsquo;accord du 24 novembre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que le&nbsp;dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l&rsquo;application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des&nbsp;Mines et son collègue de l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d&rsquo;Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien&nbsp;devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d&rsquo;or de Tongo ( Côte d&rsquo;Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l&rsquo;a vendue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
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		<title>Révolution minière : enfin le temps des Africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali prend des mesures audacieuses avec le lancement des travaux de construction de la raffinerie d'or, affirmant sa souveraineté.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un secteur longtemps dominé par les grandes compagnies étrangères, le Mali entreprend une révolution minière sans précédent. Nouveau code fiscal, création d’une société publique, diversification vers le lithium, partenariat stratégique avec la Russie. La Transition malienne affirme une souveraineté assumée sur ses ressources. Mais ce recentrage étatique se heurte aux résistances des multinationales. Entre bras de fer, diversification et transformation locale, le pays trace sa propre voie vers l’indépendance économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, ce que certains appellent « <em>bras de fer minier</em> » est, pour les autorités de la Transition, un acte de redressement. Une reconquête économique menée à la houe fiscale et au marteau diplomatique, au nom d’un mot aujourd’hui omniprésent dans les discours comme dans les décisions&nbsp;: souveraineté. Le Mali, troisième producteur d’or du continent, ne veut plus se contenter d’extraire pour d’autres. Il veut transformer chez lui, encadrer, fiscaliser, et peser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-code-minier-qui-redistribue-les-cartes"><strong>Un code minier qui redistribue les cartes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En août 2023, la Transition malienne a fait voter un code minier dont la portée dépasse les chiffres. La nouvelle loi impose un cadre plus contraignant&nbsp;: fin des exonérations massives, obligation de raffinage local, et montée de l’État à hauteur de 35 % dans chaque projet nouveau. Autrement dit&nbsp;: l’époque des contrats léonins est révolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats ne se sont pas fait attendre. Malgré une baisse de 23 % de la production industrielle en 2024, les recettes minières ont bondi de 52,5 %, pour atteindre 835&nbsp;milliards de francs CFA. Comment ? Par une révision lucide des rapports de force, un encadrement rigoureux des exonérations, et la fin d’un régime de faveur qui avait trop profité aux grandes compagnies.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-barrick-resolute-et-le-pari-du-rapport-de-force"><strong>Barrick, Resolute et le pari du rapport de force</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais toute révolution a ses secousses. En janvier 2025, le gouvernement bloque les exportations de Barrick Gold, saisit trois tonnes d’or, et gèle les opérations de Loulo-Gounkoto. Une décision ferme, qui fait vaciller les marchés et agite les ambassades. Au Mali, désormais, on ne négocie plus avec un révolver fiscal sur la tempe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres, comme Resolute Mining, ont compris la nouvelle donne. Un accord à 160&nbsp;millions&nbsp;USD, une négociation discrète, une sortie honorable. Deux stratégies, deux résultats&nbsp;: la confrontation pour les uns, la coopération pour les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-goulamina-nbsp-le-lithium-malien-entre-en-scene"><strong>Goulamina&nbsp;: le lithium malien entre en scène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’or n’est plus seul sur l’échiquier stratégique. En décembre 2024, la mine de lithium de Goulamina est lancée, opérée par les Chinois de Ganfeng, avec une participation malienne de 30 %. Là encore, le contrat est clair&nbsp;: la transformation commence sur le sol malien, et les retombées (emplois, sous-traitance, fiscalité) sont garanties. Le Mali s’impose comme futur leader du lithium ouest-africain, alors que le monde entier cherche du minerai pour ses batteries.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sorem-et-la-raffinerie-nbsp-les-outils-d-un-mali-maitre-de-son-destin"><strong>SOREM et la raffinerie&nbsp;: les outils d’un Mali maître de son destin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce repositionnement stratégique, la création de SOREM — bras public d’exploration et d’exploitation — et surtout, le projet de raffinerie d’or avec la Russie. 200&nbsp;tonnes de capacité annuelle, 62 % de capital détenu par l’État, et le lancement des travaux de construction prévu ce 16 juin 2025 par le président Assimi Goïta. Ce geste, au-delà du symbolique, est l’acte fondateur d’un Mali qui ne veut plus exporter son or brut, mais le transformer, le certifier, et en maîtriser la chaîne de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Moscou comme partenaire n’est pas neutre. Il s’inscrit dans une redéfinition des alliances, post-françafrique, post-MINUSMA. Le Mali trace sa voie, assume ses choix, et cherche désormais l&rsquo;efficacité dans le respect de ses intérêts fondamentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-miniere-a-consolider"><strong>Une souveraineté minière à consolider</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la souveraineté ne s’exerce pas qu’avec les multinationales. Sur les sites d’orpaillage artisanal, où travaillent des milliers de Maliens, la Transition a lancé une série de réformes&nbsp;: sécurité des sites, encadrement environnemental, et création de cinq fonds spécialisés. Une réponse urgente à une série de drames humains — comme les effondrements meurtriers de Koulikoro et Kayes — et à un enjeu écologique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas une crise minière. C’est un rééquilibrage historique. Un acte de souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par des logiques extraterritoriales. Certes, les tensions sont réelles. Certes, la production vacille. Mais l’État assume, reprend la main, renégocie, et s’investit. Entre pragmatisme et fermeté, la Transition trace sa ligne&nbsp;: celle d’un pays qui veut cesser d’être un gisement sous contrôle étranger, pour devenir une nation pleinement maîtresse de ses richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est ambitieux. Mais dans ce moment de bascule où l’Afrique réinvente son rôle dans l’économie mondiale, le Mali joue une carte que d’autres n’ont jamais osé poser sur la table.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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