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	<title>Archives des financement climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des financement climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Climat : le retrait américain plonge la gouvernance mondiale dans la tourmente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 08:28:31 +0000</pubDate>
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<p>Le retrait américain des organisations climatiques créé une onde de choc. Explorez les conséquences de cette décision sur l'environnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La décision du locataire de la Maison Blanche de boucler la porte à 66 organisations internationales, dont plusieurs piliers de la coopération climatique,  fragilise encore davantage la lutte mondiale contre le réchauffement. Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, marque un recul dangereux pour les engagements environnementaux globaux et inquiète les pays africains, en première ligne face aux effets du dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p>Le décret exécutif signé par Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Cette décision a eu l’effet d’un séisme diplomatique. Parmi les institutions concernées figurent des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale mondiale, comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ou encore l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).</p>



<p>Dans un discours depuis la Maison Blanche, le locataire de la Maison Blanche a justifié sa décision au nom de la doctrine «&nbsp;<em>America First&nbsp;</em>» (l’Amérique d’abord). Donald Trump affirme vouloir « <em>protéger les contribuables américains</em> » et « <em>rompre avec les organisations inefficaces et politisées</em> ». Une position qui rompt avec les engagements pris par l’administration Biden, revenue dans l’Accord de Paris en 2021 après un premier retrait décidé… déjà par Trump en 2017.</p>



<p>Cette volte-face confirme le désengagement structurel de Washington vis-à-vis des politiques climatiques globales, et ce, au moment où la planète enregistre les températures les plus élevées jamais enregistrées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-coup-dur-pour-le-financement-climatique"><strong>Un coup dur pour le financement climatique</strong></h2>



<p>La décision américaine n’a pas qu’une portée symbolique. Elle frappe directement le financement international de la transition écologique.</p>



<p>Les États-Unis figuraient parmi les plus importants contributeurs au Fonds vert pour le climat, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore à la Convention sur la désertification (CNULD). Leur retrait laisse un vide financier estimé à plus de 2,3 milliards de dollars par an.</p>



<p>Cette rupture menace les programmes de résilience déjà fragiles, notamment en Afrique, où le soutien technique et financier des États-Unis représentait un levier crucial pour l’adaptation agricole, la gestion de l’eau et la prévention des catastrophes naturelles. Sans les États-Unis, le financement climatique international devient une fiction. Les pays du Sud risquent de payer le prix fort du repli américain.&nbsp;</p>



<p>Le vide laissé par Washington pourrait donc offrir une opportunité pour la Chine, la Russie ou même l’Inde de renforcer leur influence dans le secteur climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-victime-collaterale-du-desengagement"><strong>L’Afrique, victime collatérale du désengagement</strong></h2>



<p>Sur le continent africain, c&rsquo;est l’inquiétude et l’amertume. Dans le Sahel, les pays déjà fragilisés par la désertification, les migrations climatiques et la raréfaction des ressources doit redouter un effet domino sur les aides internationales.<br>Le désengagement des États-Unis risque d’affaiblir les capacités d’adaptation des pays africains. Car si les grandes puissances se retirent, les plus vulnérables seront abandonnés.&nbsp; Dans les zones côtières, de Dakar à Dar es Salaam, la montée des eaux et l’érosion marine exigent des investissements colossaux. Or, les États-Unis soutenaient plusieurs programmes via la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID), désormais suspendus ou incertains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-apres-trump-la-planete-a-la-croisee-des-chemins"><strong>L’après-Trump : la planète à la croisée des chemins</strong></h2>



<p>La communauté internationale doit se préparer surtout à un effet d’entraînement politique. Le retrait américain pourrait encourager d’autres pays à revoir leurs engagements climatiques, notamment parmi les grands producteurs d’hydrocarbures. L’humanité ne peut pas se permettre un retour en arrière. Car sans la coopération mondiale, la bataille contre le changement climatique sera perdue d’avance.</p>



<p>Le risque est aussi moral. En se retirant des négociations climatiques, Washington sape la crédibilité des accords internationaux et renforce le sentiment d’injustice climatique ressenti par les pays du Sud. Ces derniers, responsables de moins de 4 % des émissions mondiales, subissent pourtant les impacts les plus lourds.</p>



<p>Le retrait américain plonge donc la gouvernance mondiale du climat dans une zone d’incertitude. Alors que l’Accord de Paris fête ses dix ans, l’un de ses architectes principaux se retire du jeu. Une décision qui menace l’équilibre déjà précaire entre pays développés et émergents.</p>



<p>Le monde est à la croisée des chemins : soit il poursuit sa marche vers une planète durable, soit il recule dans une ère d’égoïsmes climatiques.</p>



<p>Dans les capitales africaines, cette décision américaine relance le débat sur la souveraineté environnementale. À l’image de la Confédération des États du Sahel, qui plaide pour une gestion endogène des ressources naturelles, plusieurs gouvernements envisagent désormais des modèles d’adaptation autonomes, moins dépendants de l’aide internationale.</p>



<p>Mais pour beaucoup, la rupture américaine constitue un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale peut tourner le dos à la planète, qui portera encore la flamme du multilatéralisme climatique ?</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:35:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Afrique dans le changement climatique : renforcement des systèmes d'alerte précoce après une année de crises climatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p id="h-a-l-issue-d-une-annee-2025-marquee-par-des-crises-climatiques-a-repetition-experts-institutions-et-scientifiques-reunis-par-africa-21-appellent-a-renforcer-les-systemes-d-alerte-precoce-accelerer-l-adaptation-et-preparer-une-cop32-africaine-strategique-tout-en-se-premunissant-contre-la-montee-de-la-desinformation"><em><strong>À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.</strong></em></p>



<p>Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier «&nbsp;<em>Rendez-vous de l’environnement</em>&nbsp;» organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales,&nbsp;est sans appel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C&nbsp;</em>», rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.</p>



<p>Le continent paie un lourd tribut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.</li>



<li>RDC – 165 morts après les crues d’avril.</li>



<li>Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.</li>



<li>Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-n-est-pas-victime-elle-est-porteuse-de-solutions"><strong>« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double :&nbsp;«&nbsp;<em>Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses.&nbsp;</em>»</p>



<p>Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.</p>



<p>Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les&nbsp;opportunités du continent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,</li>



<li>65 % des terres arables encore disponibles,</li>



<li>le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,</li>



<li>une urbanisation rapide permettant d’« <em>éviter les erreurs du Nord</em> ».</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-adaptation-la-bataille-cruciale"><strong>Adaptation : la bataille cruciale</strong><strong></strong></h2>



<p>La Banque africaine de développement rappelle que&nbsp;9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais&nbsp;60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un programme de 25 milliards USD,</li>



<li>un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.</li>



<li>L’OMM met en avant l’initiative « <em>Alerte précoce pour tous </em>», qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop30-avancees-deceptions-et-enjeux-pour-la-cop32"><strong>COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32</strong><strong></strong></h2>



<p>Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,</li>



<li>Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,</li>



<li>Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,</li>



<li>Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).</li>



<li></li>
</ul>



<p>Mais deux dossiers restent bloqués :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la sortie des énergies fossiles,</li>



<li>un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop32-en-ethiopie-a-l-afrique-de-prendre-le-leadership"><strong>COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership</strong><strong></strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement&nbsp;</em>», insiste le WWF.</p>



<p>Les priorités africaines déjà identifiées :&nbsp;une&nbsp;architecture financière adaptée,&nbsp;un&nbsp;accès simplifié au financement climatique,&nbsp;une&nbsp;transition énergétique juste,&nbsp;une&nbsp;valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).</p>



<p>Pour la BAD, l’Afrique doit aussi&nbsp;évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autre-menace-la-desinformation-climatique"><strong>L’autre menace : la désinformation climatique</strong><strong></strong></h2>



<p>Brigitte Perrin (OMM) alerte :&nbsp;«&nbsp;<em>Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone.&nbsp;</em>»</p>



<p>Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent.&nbsp;En réponse, la COP30 a adopté la&nbsp;Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.</p>



<p>La BAD rappelle,&nbsp;de son côté,&nbsp;ses engagements, à savoir: un&nbsp;premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008),&nbsp;6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte,&nbsp;le&nbsp;soutien à la restauration des terres et&nbsp;des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p>Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-e-ntre-urgence-et-action-l-afrique-se-prepare"><strong>E</strong><strong>ntre urgence et action, l’Afrique se prépare</strong><strong></strong></h2>



<p>Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes.&nbsp;Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.</p>



<p>La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP30 : la planète en apnée, Belém ou le dernier souffle du multilatéralisme climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des fractures révélées lors de la COP30 à Belém et des défis pour sauver notre climat et atteindre l'objectif de 1,5°C.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Par un parfum de fin du monde, c’est une nouvelle géographie du pouvoir climatique qui s’est dessinée au cœur de l’Amazonie. Entre ambitions contrariées, promesses de milliards et réalités politiques, la COP30 aura révélé plus de fractures que d’accords. Mais aussi, peut-être, une conscience nouvelle : celle d’une planète à bout de souffle qui ne croit plus aux incantations diplomatiques.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p>Belém, capitale spirituelle de l’Amazonie, a eu l’allure d’un amphithéâtre planétaire où s’est joué le destin écologique du monde. Près de 200 délégations, 30 000 participants, des chefs d’État clairsemés — mais un enjeu colossal : sauver la trajectoire de 1,5°C promise à Paris en 2015.<br>Pour Luiz Inácio Lula da Silva, hôte du sommet, l’enjeu était aussi politique : redonner au Brésil son statut de leader du Sud global, en misant sur le poumon vert du monde. Mais derrière les discours, les chiffres trahissent une urgence dramatique : les émissions mondiales continuent d’augmenter, les océans se réchauffent, et les forêts, même sacrées, brûlent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fossiles-forets-et-fractures"><strong>Fossiles, forêts et fractures</strong><strong></strong></h3>



<p>La conférence de Belém s’est vite heurtée à ses contradictions. On y a parlé de transition énergétique… sans s’accorder sur la sortie des énergies fossiles. Le texte final, qualifié par certains d’«&nbsp;<em>accord de la dérobade</em>&nbsp;», évoque une «&nbsp;<em>réduction volontaire</em>&nbsp;» du charbon, du pétrole et du gaz. Volontaire, donc non contraignante — une formule qui résume le compromis mou d’une diplomatie fatiguée.<br>Les grandes puissances, Chine, Inde, Arabie saoudite et Russie en tête, ont refusé toute obligation chiffrée. L’Europe a plaidé, sans convaincre. Et les États-Unis, absents de la tribune, ont symbolisé le désengagement d’un pays dont l’influence climatique s’érode à mesure que la campagne présidentielle bat son plein.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-argent-du-climat-entre-promesses-et-illusions"><strong>L’argent du climat, entre promesses et illusions</strong><strong></strong></h3>



<p>Sur le terrain du financement, un frisson d’espoir : les pays riches se sont engagés à tripler les fonds d’adaptation, soit 120 milliards de dollars d’ici 2035. Mais à Belém, les ONG ont haussé les épaules. «&nbsp;<em>Trop peu, trop tard&nbsp;</em>», disent-elles. Car les besoins réels dépassent les 400 milliards annuels, et les mécanismes de transfert restent flous.<br>La feuille de route «&nbsp;<em>Bakou–Belém&nbsp;</em>», censée assurer la continuité entre la COP29 et cette édition amazonienne, promet de canaliser les investissements vers les pays les plus vulnérables. Mais pour beaucoup de délégations africaines, cette promesse ressemble à celles déjà prononcées à Glasgow ou à Charm el-Cheikh : grandiloquente et sans lendemain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-amazonie-coeur-battant-d-une-planete-menacee"><strong>L’Amazonie, cœur battant d’une planète menacée</strong><strong></strong></h3>



<p>Au-delà des chiffres et des querelles de vocabulaire, la COP30 a offert une tribune à ceux que l’on entend rarement : les peuples autochtones. Trois mille représentants ont pris la parole pour rappeler que la forêt n’est pas un décor, mais une entité vivante.<br>Le lancement du fonds&nbsp;Tropical Forests Forever, doté de 25 milliards de dollars et visant à mobiliser 100 milliards supplémentaires, se veut la réponse symbolique à des décennies de déforestation. Mais même ici, les limites sont évidentes : les contributions restent conditionnelles, et les États amazoniens divergent sur le partage des responsabilités.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sud-global-en-premiere-ligne"><strong>Le Sud global en première ligne</strong><strong></strong></h3>



<p>Sous la canopée, c’est une autre bataille qui s’est jouée : celle du leadership climatique. L’Europe, affaiblie par ses divisions internes, et la France, éclipsée depuis son retrait du Sahel, peinent à incarner une voix crédible du multilatéralisme vert.<br>Le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Indonésie se posent désormais en porte-voix du Sud global — celui qui subit les dérèglements sans les avoir causés. Mais leurs ambitions nationales, parfois teintées de realpolitik, limitent l’émergence d’un front commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-de-transition-ou-un-sommet-de-plus"><strong>Un sommet de transition ou un sommet de plus ?</strong><strong></strong></h3>



<p>Au terme des deux semaines de débats, la COP30 n’a pas bouleversé le cours de l’histoire climatique. Elle a simplement confirmé que la diplomatie environnementale avance à la vitesse d’une barque sur l’Amazone : lente, incertaine, dépendante des courants.<br>Belém aura pourtant marqué une rupture esthétique et symbolique. Tenir la COP au cœur de la forêt, c’était rappeler que la solution n’est pas dans les capitales, mais là où la nature survit encore.<br>Reste à savoir si, dans ce théâtre vert et humide, les grandes puissances ont entendu le message : le temps des promesses est fini, celui de la responsabilité commence.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : quand l’Afrique aride entre en surchauffe et que l’Occident lambine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:16:05 +0000</pubDate>
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<p>Comment le réchauffement climatique en Afrique aride affecte-t-il les vies? Un aperçu des défis face à la chaleur extrême.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Par une chaleur insoutenable, dans un silence quasi-global, les zones arides du continent tirent leur sonnette d’alarme. Et personne, ou presque, ne l’entend.</em></strong></p>



<p>«<em> Allah n’est pas obligé, n’a pas besoin d’être juste dans toutes ses choses, dans toutes ses créations, dans tous ses actes ici-bas</em> », écrivait Amadou Kourouma dans une phrase à la fois terrible et lucide, comme un écho prophétique aux tragédies muettes du présent. Kayes, 3 avril 2024. Le&nbsp;<a href="https://www.climatecentre.org/13690/sahel-heatwave-blamed-for-some-100-excess-deaths-in-mali-would-not-have-occurred-without-climate-change-study/">thermomètre crève le plafond à 48,5 °C</a>. Une chaleur brute, inhumaine, implacable. En quatre jours, cent Maliens tombent, non pas sous les balles ou les bombes, mais sous le poids d’un ciel devenu brasier. Le soleil n’a pas d’ennemi, pas de visage, pas de parti. Juste une justice à lui, aussi impénétrable qu’indifférente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epicentre-de-la-detresse-climatique-mondiale"><strong>L’épicentre de la détresse climatique mondiale</strong></h2>



<p>Dans cette ville jadis fière de ses rails, le métal se tord, les certitudes aussi. Ce n’est pas un désastre soudain, mais une agonie diffuse, une apocalypse lente — celle d’un climat qui frappe sans haine, mais avec une efficacité chirurgicale. Face à cette injustice climatique, où mourir de chaleur devient banal, la phrase de Kourouma résonne cruellement juste : l’équilibre du monde ne nous est pas dû. Mais il n’en reste pas moins que les humains en ont, à bien des égards, compromis l’harmonie. Car derrière la chaleur de Kayes, ce n’est pas simplement la fatalité climatique qui se joue, mais bien le prix accumulé de décennies d’inaction, d’aveuglement et d’avidité.</p>



<p>Alors que le Sahara grignote les terres, que la faim ravage les villages du Sahel et que les canicules tuent désormais à Kayes, le continent africain est pris dans un compte à rebours climatique. Et pendant que les alertes s’enchaînent, les réponses — financières, politiques, géopolitiques — restent aussi évanescentes qu’un mirage de saison sèche.</p>



<p>Sahara, Sahel, Corne de l’Afrique&nbsp;: un triangle infernal qui constitue aujourd’hui l’épicentre de la détresse climatique mondiale. Une ligne de front où la température grimpe, les pluies s’évaporent, et les espoirs, trop souvent, se fanent avec les récoltes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-visages-d-un-desastre-silencieux"><strong>Trois visages d’un désastre silencieux</strong></h2>



<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahara</a>, d’abord : 8,5 millions de kilomètres carrés de fournaise, avec des pointes à 50 °C dans le désormais tristement célèbre « <em>triangle de feu</em> » algérien. Puis vient le Sahel, ce trait d’union entre désert et savane, où le <a href="https://www.alliance-sahel.org/presse/le-sahel-face-aux-enjeux-du-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement est 1,5 fois</a> plus rapide que la moyenne planétaire. Là, entre Mopti et Tahoua, les pluies tombent — parfois — pendant trois mois, mais laissent sècheresse, migration et conflits sur leur passage. Et enfin la Corne, ce couloir maudit où la sècheresse de 2020-2023 a laissé <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Horn_of_Africa_drought_(2020%E2%80%932023)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 43 000 morts en Somalie</a>, 23 millions d’affamés, et des troupeaux décimés comme jamais.</p>



<p>Mais les chiffres, aussi vertigineux soient-ils, ne disent pas tout. Ce sont les canicules de février, les sècheresses en spirale, la progression du Sahara vers le sud — 400&nbsp;millions de personnes menacées — et la&nbsp;<a href="https://eu.boell.org/en/SoilAtlas-regreening-Sahara-desert">disparition quasi-totale du lac Tchad</a>&nbsp;qui forcent le constat&nbsp;: quelque chose d’irréversible est en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-la-communaute-internationale-presente-mais-en-retard"><strong>Et la communauté internationale ? Présente, mais en retard</strong></h2>



<p>Les Nations unies, les grandes conférences, les COP, les fonds climatiques… Tout y est. Sauf peut-être l’essentiel : l’urgence. Entre 2021 et 2022, les flux financiers destinés à l’Afrique n’ont couvert que <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">23 % des besoins climatiques</a> estimés du continent. Sur les 200 milliards nécessaires d’ici 2030, à peine 44 sont déboursés. Et quand les sommes sont là, les retards, les lourdeurs administratives et les critères opaques viennent freiner la moindre avancée.</p>



<p>Le Fonds « <em>Perte et dommage</em> » ? Annoncé, salué, applaudi… mais à zéro dollar décaissé à ce jour. La <a href="https://africanclimatewire.org/2025/05/africa-great-green-wall-initiative-seeks-to-overcome-policy-and-funding-gaps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille verte</a> ? Ambitieuse, elle peine à dépasser les 30 % d’avancement, malgré des promesses de 19 milliards de dollars. Même <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adaptation</a>, ce maillon clé pour survivre, est majoritairement financée par des prêts, accroissant la dette de pays déjà fragilisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resistance-locale-inventivite-africaine"><strong>Résistance locale, inventivité africaine</strong></h2>



<p>Et pourtant, le continent résiste.&nbsp;<em>Résiland Sahel</em>, le programme alimentaire du PAM, les registres de protection sociale adaptative, les bonds innovants comme le&nbsp;<em>Lemur Bond</em>&nbsp;à Madagascar… Autant de preuves que l’Afrique ne se contente plus de subir, mais innove, préviens, reconstruit. Non sans douleur, mais avec dignité.</p>



<p>Dans le sud de la Mauritanie, plus de 300 000 hectares ont déjà été restaurés. À Niamey, à Ouagadougou ou à Bamako, des stratégies nationales émergent, portées par des jeunes, des femmes, des collectifs qui refusent de se résigner. L’observatoire de la Grande Muraille verte, lancé en 2024, tente de mettre un peu d’ordre dans la jungle des portefeuilles climatiques. Mais sans <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">sursaut global</a>, la course est perdue d’avance.</p>



<p>Car ce n’est plus une simple crise. C’est une guerre. Une guerre contre la montre, contre la torpeur des bailleurs, contre les mécanismes de financement obsolètes. Une guerre où les soldats sont des éleveurs touaregs sans pâturage, des mères somaliennes sans lait à offrir, des enfants sahéliens sans arbres pour jouer à l’ombre.</p>



<p>Et pendant ce temps, le monde regarde ailleurs. L’Ukraine, Gaza, Taïwan… L’Afrique, elle, brûle en silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-le-continent-reclame-nbsp-du-concret"><strong>Ce que le continent réclame&nbsp;: du concret</strong></h2>



<p>Alors que faire ? Quatre lignes suffiraient&nbsp;: qu’on quadruple les flux financiers avant 2030. Qu’on simplifie, enfin, l’accès aux fonds. Qu’on canalise l’aide via les systèmes sociaux existants. Et qu’on investisse massivement dans la donnée, la vraie, celle du terrain.</p>



<p>Car pour l’Afrique aride, l’heure n’est plus aux discours. Chaque mois perdu, chaque dollar non versé, chaque hectare non replanté est une promesse de famine, d’exode, de conflit. Et au bout de cette chaîne, il y a le monde entier, car comme le dit un proverbe peul&nbsp;:&nbsp;<em>« Quand la case du voisin brûle, mieux vaut ne pas s’endormir. »</em></p>



<p>Alors, si Allah n’est pas tenu à la justice, nous, humains, le sommes. Nous avons une responsabilité morale et politique de rééquilibrer ce qui peut l’être encore : par les politiques climatiques, par la solidarité financière, par la restauration des terres dévastées. À défaut de changer les lois de la physique, il nous reste celle, impérieuse, de la conscience.<em></em></p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP29 : le bras de fer autour du financement climatique pour les pays africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 08:02:19 +0000</pubDate>
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<p>Les enjeux du financement climatique à la COP29 de Bakou. Découvrez les défis auxquels l'Afrique fait face pour obtenir des engagements financiers solides.</p>
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<p><strong><em>À la COP29 de Bakou, les pays africains réclament un financement climatique ambitieux pour faire face aux défis environnementaux, mais les obstacles diplomatiques restent nombreux.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>La COP29, qui se déroule à Bakou, a démarré avec un succès initial dans la régulation des marchés carbone, un domaine crucial pour la transition écologique. Les négociations, axées sur la finance climat, ont cependant vite révélé des enjeux complexes pour le groupe Afrique. Avec en ligne de mire le Nouvel Objectif collectif quantifié (NCQG), qui doit déterminer les fonds alloués aux pays vulnérables pour faire face aux défis climatiques, l’Afrique espère obtenir des engagements financiers solides malgré des obstacles politiques et économiques importants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-succes-pour-les-marches-carbone-mais-des-defis-a-venir"><strong>Un succès pour les marchés carbone, mais des défis à venir</strong></h3>



<p>L’annonce d’un accord sur la régulation des marchés carbone dès les premières heures de la conférence a suscité des réactions positives. La présidence azérie, après dix ans de discussions, est parvenue à établir des normes contraignantes, ce qui mettra fin à un « Far West » du marché carbone, souvent accusé de greenwashing et de manques en transparence. Sous l’égide des Nations Unies, le nouvel accord devrait garantir l’intégrité des transactions de crédits carbone, offrant ainsi aux pays africains des perspectives accrues de financement pour des projets de reforestation et d’énergie renouvelable.</p>



<p>Pour les pays africains, le bon fonctionnement des marchés carbone est essentiel. Ces pays, bien que peu responsables des émissions mondiales, possèdent d’importantes ressources naturelles qui peuvent générer des crédits carbone en capturant le CO₂. Cet accord permettra d’attirer de nouveaux financements vers des projets locaux tout en veillant à ce que les bénéfices de la compensation carbone soient justes et équitables pour les communautés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-ncqg-un-objectif-cle-pour-le-financement-de-l-adaptation-climatique"><strong>Le NCQG : un objectif clé pour le financement de l’adaptation climatique</strong></h3>



<p>Cependant, le cœur des négociations reste la fixation du NCQG, ce nouveau seuil de financement que les pays développés devront fournir aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques. Les pays riches avaient promis, dès 2015, 100 milliards de dollars par an pour aider les économies vulnérables à s’adapter aux catastrophes climatiques et à réduire leurs émissions de carbone. Mais pour les nations africaines, ce montant est aujourd’hui largement insuffisant. L’Afrique a donc posé la barre bien plus haut cette année, avec une demande de 1 300 milliards de dollars annuels.</p>



<p>Les dirigeants africains, venus en nombre à Bakou, défendent cette somme comme une base pour les négociations, rappelant que les projections scientifiques confirment un besoin financier colossal. « Le montant du NCQG devra s’appuyer sur les données scientifiques et correspondre aux besoins des pays vulnérables », a déclaré le président congolais Denis Sassou Nguesso. Avec une vingtaine de chefs d’État africains présents, le continent espère montrer un front uni pour défendre ses intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-diplomatiques-le-spectre-de-l-election-americaine-et-l-absence-des-leaders-occidentaux"><strong>Les défis diplomatiques : le spectre de l’élection américaine et l’absence des leaders occidentaux</strong></h3>



<p>Le contexte politique mondial complique cependant les espoirs africains. L’ombre d’un éventuel retour de Donald Trump à la Maison Blanche plane sur les négociations, rappelant aux dirigeants africains le retrait américain de l’Accord de Paris sous la précédente administration. Un nouveau désengagement américain aurait des conséquences financières directes, car les États-Unis sont l’un des principaux contributeurs à la finance climat. « Le succès des négociations ne dépend pas d’un seul pays », a déclaré Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations unies, tentant de rassurer les délégations. Mais l’absence de plusieurs leaders occidentaux, notamment Emmanuel Macron, Joe Biden et Ursula von der Leyen, est perçue comme un signe négatif par les pays en développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-prets-dons-ou-investissements-prives-la-nature-des-financements-en-debat"><strong>Prêts, dons, ou investissements privés ? La nature des financements en débat</strong></h3>



<p>Au-delà des montants, la nature des financements pour le NCQG est un sujet de tension. Les pays développés plaident pour des financements sous forme de prêts et d’investissements privés, tandis que les pays africains insistent sur l’importance des dons, plus adaptés à leur situation économique. Les prêts risquent d’aggraver l’endettement des pays vulnérables, alors que des dons offriraient un soutien direct sans implication de remboursement. Pour les nations africaines, la nature des financements est donc aussi cruciale que les montants proposés.</p>



<p>Un autre enjeu critique est la proposition des pays développés d’élargir la base des contributeurs, en intégrant des pays comme la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, considérés comme de « nouveaux pollueurs ». Les pays africains, qui maintiennent des relations économiques stratégiques avec la Chine, refusent cependant de soutenir cette proposition, craignant de fragiliser leurs partenariats. « Nous ne voulons pas nous mettre la Chine à dos », a confié un négociateur africain, rappelant que l’Afrique fait partie du G77, un groupe de pays en développement dans lequel la Chine est un acteur influent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-peut-elle-obtenir-un-engagement-financier-ambitieux"><strong>L’Afrique peut-elle obtenir un engagement financier ambitieux ?</strong></h3>



<p>À Bakou, l’Afrique est confrontée à un défi de taille : faire entendre ses besoins dans un contexte international incertain. La demande de 1 300 milliards de dollars par an est ambitieuse, mais reflète les besoins réels d’un continent de plus en plus exposé aux conséquences des changements climatiques. Face aux absences notables de plusieurs dirigeants occidentaux et aux pressions pour inclure de nouveaux contributeurs, les négociateurs africains devront faire preuve de stratégie pour obtenir des résultats concrets.</p>



<p>La COP29 représente donc un tournant pour les pays africains, qui cherchent à renforcer leurs capacités d’adaptation aux impacts climatiques. Les jours à venir seront décisifs pour déterminer si le continent obtiendra le soutien nécessaire pour répondre aux défis environnementaux et socio-économiques qui se profilent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-front-uni-pour-le-climat-et-l-avenir-de-l-afrique"><strong>Un front uni pour le climat et l’avenir de l’Afrique</strong></h3>



<p>L’Afrique est un acteur de plus en plus incontournable dans les discussions climatiques internationales. Avec ses ressources naturelles, ses initiatives locales pour la transition écologique et ses vulnérabilités face au réchauffement, le continent doit être au centre des priorités financières mondiales. À Bakou, les leaders africains défendent un futur dans lequel le financement climatique est une réalité concrète et équitable, capable de transformer les défis climatiques en opportunités pour un développement durable.</p>



<p>La COP29 est l’occasion pour le monde de reconnaître les efforts de l’Afrique et de traduire en actes les engagements de solidarité internationale. Dans les jours à venir, les négociateurs africains continueront de défendre cette vision, déterminés à obtenir le soutien qu’exige le continent pour bâtir un avenir résilient face aux changements climatiques.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP29 à Bakou : l’Afrique, entre tempête et quête d’un phare financier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:31:26 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux du financement climatique en Afrique lors de la COP29. Une bataille où chaque promesse compte pour naviguer vers un avenir plus serein.</p>
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<p><strong><em>Alors que la COP29 approche, l’Afrique, comparée à une flotte prête à affronter la tempête, se prépare pour les négociations climatiques de Bakou. Sur ce champ de bataille où chaque promesse ressemble à un radeau et chaque engagement à une ancre, le continent aspire à voir les discours se traduire enfin en actes concrets, afin de naviguer vers un avenir plus serein.</em></strong></p>



<p>À la veille de la COP29, l’Afrique se dresse telle une armée de tisserands, prête à recoudre le grand manteau déchiré de l’aide climatique. Bakou, scène mouvante où s’affrontent ambitions et promesses, s’apprête à accueillir les négociateurs du monde entier, dans une bataille où chaque mot est une flèche et chaque engagement un bouclier. L’ombre de la COP28, avec ses rêves étouffés par l’accord d’une « <em>transition hors des énergies fossiles</em> », plane encore sur les esprits. Pour l’Afrique, cette rencontre en Azerbaïdjan doit briser le cycle des espoirs déçus et poser la première pierre d’un pont vers un avenir durable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-ocean-de-besoins-une-goutte-de-financement"><strong>Un océan de besoins, une goutte de financement</strong></h3>



<p>Depuis l’accord de Paris en 2015, la promesse des 100&nbsp;milliards de dollars annuels a flotté comme un mirage au-dessus des terres assoiffées des pays en développement. Finalement, le montant, atteint seulement en 2022, est semblable à une goutte dans le désert face aux besoins qui montent comme une marée inexorable. « <em>C’est un palier symbolique, mais qui reste insuffisant</em> », souligne Faten Aggad. Une vague de demandes et d’appels à l’aide gronde, car 2 400&nbsp;milliards de dollars par an seront nécessaires d’ici 2030 pour que ces nations puissent faire face aux tempêtes de demain.</p>



<p>L’Amcen, phare de la conscience africaine, a avancé un chiffre ambitieux&nbsp;: 1 300&nbsp;milliards de dollars par an. De leur côté, les 46&nbsp;pays les moins avancés ont levé un cri vers les cieux&nbsp;: près de 3 000&nbsp;milliards d’ici 2030. Un chiffre vertigineux, certes, mais qui reflète l’urgence et la violence des fléaux climatiques&nbsp;: sécheresses qui craquellent les sols, océans qui engloutissent les rivages, pauvreté qui étend ses racines.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mur-du-financement-nbsp-une-falaise-abrupte"><strong>Le mur du financement&nbsp;: une falaise abrupte</strong></h3>



<p>Les négociations s’annoncent telles une mer agitée, où chaque vague est un rappel que l’Europe avance en terrain miné par ses propres divisions. Avec l’élection américaine imminente, le navire occidental tangue. La Chine et la Russie, deux géants aux regards perçants, attendent de saisir l’opportunité de peser dans la balance sans se mouiller les pieds. « <em>Le mur du financement est colossal </em>», constate Marc-Antoine Eyl-Mazzega. Les ressources des pays européens, déjà mises à rude épreuve, risquent de s’avérer aussi minces qu’un radeau de fortune.</p>



<p>Les grandes puissances occidentales, sentant le vent tourner, souhaitent élargir la liste des contributeurs et désignent du doigt les « <em>nouveaux pollueurs </em>»&nbsp;: la Chine, la Russie, les pétromonarchies du Golfe. Mais derrière cette stratégie se cache un jeu dangereux, celui de la dilution des responsabilités, où chacun espère que l’autre portera le fardeau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bakou-nbsp-un-champ-de-bataille-aux-alliances-fragiles"><strong>Bakou&nbsp;: un champ de bataille aux alliances fragiles</strong></h3>



<p>La COP29 ne sera pas une réunion de courtoisie, mais un champ de bataille où alliances et trahisons se dessineront au gré des intérêts nationaux. Les discours, aussi ambitieux soient-ils, devront résister à l’épreuve de la réalité budgétaire. Pour l’Afrique, la question est vitale&nbsp;: le monde respectera-t-il enfin ses engagements ou continuera-t-il à laisser les nations vulnérables lutter contre les flots sans bouée de sauvetage ?</p>



<p>Au-delà des chiffres et des promesses, Bakou est un test de foi pour l’humanité. Saurons-nous écouter le chant des nations qui réclament l’aide pour ne pas sombrer ? Ou laisserons-nous les tempêtes du changement climatique broyer ceux qui n’ont jamais été à l’origine de ce chaos ?</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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