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	<title>Archives des fierté nationale | Sahel Tribune</title>
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		<title>20 janvier : 65 ans d’armée, 65 ans de confiance populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la relation de armée-population au Mali à l'occasion du 65ᵉ anniversaire de ses Forces armées nationales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em> Le Mali célèbre, ce mardi 20 janvier 2026, le 65ᵉ anniversaire de la création de ses Forces armées nationales. Cette date hautement symbolique, inscrite dans la mémoire collective depuis 1961, sera marquée par des cérémonies officielles, des hommages aux martyrs et un grand défilé militaire. Autorités, militaires et citoyens se préparent à rendre hommage aux sacrifices consentis et à saluer l’évolution considérable de l’armée au cours des dernières années.  </em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée le 20 janvier 1961, l’armée malienne est née dans un contexte de rupture avec l’armée coloniale française. Depuis, elle s’est imposée comme garante de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. Les dernières années ont marqué une véritable renaissance : modernisation des équipements, diversification des partenariats et montée en puissance opérationnelle. En 2026, les FAMa incarnent une force crédible et respectée, au service de la nation et de son avenir. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-en-pleine-renaissance"><strong>Une armée en pleine renaissance</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La population malienne exprime une fierté renouvelée face à&nbsp;cette transformation. Les cérémonies du 20 janvier, marquées par le dépôt de gerbes au monument du soldat inconnu et un défilé militaire impressionnant, sont devenues des moments de cohésion nationale. L’armée est désormais perçue comme un symbole de dignité et de souveraineté. Les citoyens saluent sa capacité à&nbsp;défendre le territoire et&nbsp;à&nbsp;affirmer l’indépendance nationale, renforçant la confiance collective dans l’avenir du Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ousmane Khalifa, enseignant&nbsp;à Bamako, l’évolution de l’armée est une source de fierté&nbsp;nationale.&nbsp;«&nbsp;<em>Depuis 2021, nous voyons une armée qui se modernise et qui inspire confiance. Les dé</em><em>fil</em><em>és militaires traduisent une force réelle et crédible. Je suis fier de voir nos soldats défendre la patrie avec discipline et détermination</em>&nbsp;», souligne-t-il dans un témoignage qui reflète l’enthousiasme d’une population convaincue de la puissance retrouvée des FAMa.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fiert-e-et-confiance-populaire"><strong>Fiert</strong><strong>é et confiance populaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soudeur&nbsp;à&nbsp;Niamakoro Courani, Mohamed El Moctar Haidara partage cette admiration. &nbsp;«&nbsp;<em>L</em><em>’</em><em>arm</em><em>ée malienne a franchi un cap décisif. Elle est mieux organisée, mieux é</em><em>quip</em><em>ée et surtout plus autonome. Dans nos régions, nous ressentons cette présence rassurante. Les victoires militaires montrent que nos forces sont capables de relever les dé</em><em>fis&nbsp;</em>», souligne M. Haidara, dont le regard traduit une confiance totale envers les FAMa, perçues comme une garantie de stabilité et de prospérité pour le Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, Mariam Keïta,&nbsp;étudiante en droit, insiste sur la dimension symbolique et citoyenne. «&nbsp;<em>Le 20 janvier est une f</em><em>ê</em><em>te qui nous rappelle la grandeur de notre armée. Voir nos dirigeants honorer les martyrs et nos soldats défiler avec assurance est une source de fierté&nbsp;</em><em>immense. L</em><em>’</em><em>arm</em><em>ée est aujourd</em><em>’</em><em>hui le reflet de notre souveraineté&nbsp;</em><em>et de notre dignit</em><em>é nationale. Je suis convaincue que son évolution considérable est une victoire pour toute la jeunesse malienne&nbsp;</em>», s’est-elle&nbsp;réjouie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-t-emoignages-de-citoyens-engage-s"><strong>T</strong><strong>émoignages de citoyens engagé</strong><strong>s</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Zabba Diadié&nbsp;Maïga,&nbsp;étudiante en journalisme, analyse la portée régionale.&nbsp;«&nbsp;<em>L</em><em>’</em><em>arm</em><em>ée malienne est désormais un acteur central au sein de l</em><em>’</em><em>Alliance des États du Sahel. Cela renforce notre image et notre leadership. La population est fi</em><em>è</em><em>re de voir nos forces jouer un r</em><em>ô</em><em>le décisif dans la sé</em><em>curit</em><em>é&nbsp;</em><em>r</em><em>égionale. Cette montée en puissance est une preuve que le Mali a retrouvé sa place et que son armée est une force incontournable&nbsp;</em>», déclare-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Lamine Koné, militaire&nbsp;à&nbsp;la retraite, apporte une perspective interne. «&nbsp;<em>Les réformes engagées depuis 2021 ont transformé&nbsp;</em><em>l</em><em>’</em><em>arm</em><em>ée. Les soldats sont mieux formés, mieux é</em><em>quip</em><em>és et plus motivés. La discipline et la détermination sont palpables. La population nous soutient parce qu</em><em>’</em><em>elle voit les résultats. Je suis convaincu que cette évolution considérable est durable et qu</em><em>’</em><em>elle fera du Mali une puissance militaire respectée dans la région&nbsp;</em>», a-t-il rapporté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-porte-e-r-egionale-affirme-e"><strong>Une porté</strong><strong>e r</strong><strong>égionale affirmé</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre mémoire et avenir, la réaction de la population malienne traduit une adhésion unanime&nbsp;à&nbsp;la puissance retrouvée de son armée. Les citoyens saluent la modernisation, la souveraineté affirmée et le rôle régional des FAMa. Les cérémonies du 20 janvier sont devenues des moments de communion nationale, où&nbsp;la fierté et la confiance se mêlent. L’armée est désormais perçue comme un pilier de la stabilité et un symbole de dignité&nbsp;nationale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 65ᵉ&nbsp;anniversaire des Forces armées maliennes illustre une renaissance militaire et une fierté nationale retrouvée. Les témoignages recueillis traduisent une adhésion unanime&nbsp;à l’évolution considérable de l’armée. Les FAMa incarnent aujourd’hui un symbole de puissance, de souveraineté et de dignité. Leur défi majeur reste de consolider ces acquis et de transformer cette puissance en sécurité durable pour tous les citoyens, afin que le rituel du 20 janvier soit aussi une célébration de paix et de prospérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>20 janvier 1961—20 janvier 2026 : les FAMa, 65 ans de combat et de modernisation</title>
		<link>https://saheltribune.com/20-janvier-1961-20-janvier-2026-les-fama-65-ans-de-combat-et-de-modernisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:22:59 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces armées maliennes célèbrent 65 ans d'existence. Explorez la création de l'armée malienne et son impact national.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le 20 janvier 2026, les Forces armées maliennes (FAMa) célèbrent leur 65</em></strong><sup><strong><em><sup>e</sup></em></strong></sup><strong><em> anniversaire dans un contexte de transformation profonde. Depuis 2021, l’armée a engagé une montée en puissance accélérée, combinant rééquipement, recrutement massif et refonte stratégique. Ces évolutions répondent à la nécessité de reconquérir le territoire national et de lutter contre le terrorisme. Elles traduisent aussi la volonté politique de renforcer la souveraineté nationale et de consolider la sécurité intérieure face aux menaces persistantes.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créées le 20 janvier 1961 par le président Modibo Kéita, père de l’indépendance du Mali, les FAMa sont nées du refus de confier la défense nationale&nbsp;à&nbsp;une puissance&nbsp;étrangère. Dès leurs origines, elles se sont inscrites dans une diplomatie militaire multiforme, fondée sur l’intégration et la recherche de la paix. Cette orientation illustre la volonté&nbsp;de préserver la souveraineté&nbsp;nationale tout en contribuant&nbsp;à&nbsp;la stabilité&nbsp;internationale, une mission qui reste d’actualité&nbsp;65 ans plus tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-arm-e-e-en-modernisation-acc-e-l-e-r-e-e"><strong>Une arm</strong><strong>é</strong><strong>e en modernisation acc</strong><strong>é</strong><strong>l</strong><strong>é</strong><strong>r</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, les FAMa ont bénéficié&nbsp;d’un rééquipement militaire de dernière génération. Véhicules blindés, aéronefs de transport de troupes et drones de surveillance et d’attaque sont venus renforcer leurs capacités opérationnelles. Ce réarmement a propulsé&nbsp;le Mali au rang de troisième importateur d’armes en Afrique subsaharienne. L’objectif est clair &nbsp;: optimiser le déploiement, accroître la mobilité&nbsp;et améliorer la riposte opérationnelle sur l’ensemble du territoire, afin de maintenir l’initiative face aux groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, un plan de recrutement massif a&nbsp;été&nbsp;lancé&nbsp;pour la période 2025–2026. Il prévoit l’intégration de 24 000 nouveaux&nbsp;éléments dans les forces de défense et de sécurité, dont 15 000 pour l’armée régulière et 9 000 pour la sécurité&nbsp;intérieure. Cette mesure vise&nbsp;à&nbsp;densifier la présence militaire sur le terrain, accélérer la formation et structurer une capacité&nbsp;soutenable de projection. Elle illustre la volonté&nbsp;de bâtir une armée plus robuste et mieux adaptée aux réalités sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strat-e-gie-offensive-et-d-e-fensive"><strong>Une strat</strong><strong>é</strong><strong>gie offensive et d</strong><strong>é</strong><strong>fensive</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts traduisent une stratégie offensive et défensive, où&nbsp;l’armée malienne ne se contente plus de réagir mais cherche&nbsp;à&nbsp;anticiper et&nbsp;à&nbsp;traquer les groupes terroristes dans leurs retranchements. Les communiqués de la Dirpa rapportent régulièrement des victoires significatives dans plusieurs régions du pays. Ces succès renforcent la confiance des populations et consolident l’image d’une armée offensive, protectrice de la souveraineté&nbsp;nationale et garante de l’intégrité&nbsp;territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconquête de villes emblématiques comme Ber et Kidal a marqué&nbsp;une&nbsp;étape décisive dans la restauration de l’autorité&nbsp;de l’État sur l’ensemble du territoire. Ces victoires traduisent la volonté&nbsp;des FAMa de restaurer pleinement la souveraineté&nbsp;nationale, en affirmant l’appartenance du Mali&nbsp;à&nbsp;une nation unie et indépendante. Elles renforcent le sentiment de fierté&nbsp;et d’appartenance des citoyens, convaincus que l’armée est le garant de leur liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-coop-e-ration-r-e-gionale-renforc-e-e"><strong>Vers une coop</strong><strong>é</strong><strong>ration r</strong><strong>é</strong><strong>gionale renforc</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente que la souveraineté&nbsp;nationale ne peut&nbsp;être défendue seule, le Mali a initié&nbsp;avec le Niger et le Burkina Faso la création de l’Alliance des&nbsp;États du Sahel (AES). En janvier 2025, les trois pays ont annoncé&nbsp;la mise en place d’une force commune de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes jihadistes. Cette décision marque une&nbsp;étape d’unification des efforts militaires et de mutualisation des moyens au niveau régional, dans une logique de solidarité&nbsp;et de défense partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2025, la Force unifiée de l’AES (FU‑AES) a officiellement lancé&nbsp;ses activités&nbsp;à&nbsp;Niamey sous un commandement intégré. L’objectif est de renforcer la coordination, la réactivité&nbsp;et la cohérence politico‑logistique des opérations conjointes. Cette force commune vise une approche plus autonome, adaptée aux réalités du Sahel central, avec des gains attendus en partage de renseignements, opérations transfrontalières et synchronisation des chaînes de commandement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-de-la-force-unifi-e-e"><strong>Les enjeux de la force unifi</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La FU‑AES incarne une réponse collective aux défis transnationaux. Elle ambitionne de stabiliser les zones grises par des mécanismes conjoints de sécurité&nbsp;et de développement. Les vecteurs aériens maliens et le partage de renseignements ont déjà&nbsp;permis de prévenir des attaques de grande ampleur au Niger et au Burkina Faso. Cette solidarité&nbsp;militaire illustre la volonté&nbsp;des trois pays de mutualiser leurs forces pour défendre ensemble leur souveraineté&nbsp;nationale et bâtir une sécurité&nbsp;régionale durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance des&nbsp;États du Sahel se positionne désormais comme une alternative régionale crédible, capable de répondre efficacement aux menaces mobiles et aux sanctuaires transnationaux. En conjuguant leurs moyens et leurs stratégies, le Mali, le Niger et le Burkina Faso démontrent qu’une coopération militaire renforcée peut consolider la stabilité&nbsp;du Sahel. La FU‑AES représente ainsi une avancée majeure vers une sécurité&nbsp;partagée et une souveraineté&nbsp;pleinement assumée par les peuples de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;l’aube de son 65<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire, l’armée malienne incarne plus que jamais la lutte pour la souveraineté&nbsp;nationale. Forte de son histoire et de ses récentes victoires, elle poursuit sa mission dans un contexte difficile mais porteur d’espoir. Son engagement, conjugué à&nbsp;la coopération régionale au sein de l’AES, constitue un pilier essentiel pour la stabilité&nbsp;du Mali et du Sahel. Les FAMa demeurent le symbole vivant d’un peuple déterminé à&nbsp;préserver sa liberté&nbsp;et son indépendance. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commémoration du 20 janvier:  l’Armée malienne, socle de la République</title>
		<link>https://saheltribune.com/commemoration-du-20-janvier-larmee-malienne-socle-de-la-republique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:27:21 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La R</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>publique du Mali est n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e le 22 septembre 1960 dans un&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>lan de dignit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et de fiert</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nationale. Ce jour marqua l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>exaltation d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>un peuple d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>cid</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>prendre en main son destin. Quelques mois plus tard, le 20 janvier 1961, le pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident Modibo Ke</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta rappela le colonel Pinana Drabo afin de jeter les bases de la nouvelle arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e nationale, acte fondateur d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une institution appel</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>incarner la souverainet</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>du pays et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>fendre l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>int</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>grit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>territoriale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;l’éclatement de la Fédération du Mali, Modibo Keïta fut investi Chef de l’État par l’Assemblée nationale.&nbsp;«&nbsp;<em>Je vous remercie de vous&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses pr</em><em>é</em><em>occupations pour r</em><em>é</em><em>pondre&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mon invitation&nbsp;</em>», a affirmé&nbsp;le président devant le corps diplomatique. Ce discours illustrait la volonté&nbsp;d’un dirigeant déterminé à&nbsp;bâtir une République indépendante et une armée nationale solide, capable de protéger le peuple et garantir la sécurité&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-structuration-et-premi-e-res-missions"><strong>Structuration et premi</strong><strong>è</strong><strong>res missions</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président fit appel au général Abdoulaye Soumaré, acteur de la crise fédérale d’août 1960, pour diriger la jeune armée nationale. Parallèlement, le capitaine Pinana Drabo fut envoyé à&nbsp;Ségou comme commandant en chef. Ces nominations traduisaient la volonté&nbsp;de Keïta de s’appuyer sur des officiers expérimentés afin de structurer une force militaire apte&nbsp;à&nbsp;défendre l’intégrité&nbsp;du territoire et&nbsp;à&nbsp;assurer la stabilité&nbsp;du nouvel&nbsp;État, dans un contexte de transition historique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C</em><em>’</em><em>est&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>pr</em><em>é</em><em>sent que nous devons r</em><em>é</em><em>ussir ou&nbsp;</em><em>é</em><em>chouer</em><em>…&nbsp;</em><em>et je dis avec force et conviction que nous r</em><em>é</em><em>ussirons, Inch</em><em>’</em><em>Allah&nbsp;</em>», a souligné&nbsp;le président dans son message de nouvel an. Ces paroles galvanisèrent la population et donnèrent&nbsp;à&nbsp;l’armée naissante une mission claire : incarner la dignité&nbsp;retrouvée et porter haut les couleurs nationales dans un contexte de rupture avec la tutelle coloniale, en affirmant l’autonomie militaire et la souveraineté&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retrait-des-troupes-fran-c-aises"><strong>Le retrait des troupes fran</strong><strong>ç</strong><strong>aises</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’impulsion du commandement,&nbsp;épaulé&nbsp;par des officiers tels que Kélétigui Drabo, l’armée commença&nbsp;à&nbsp;se structurer. Le 20 janvier 1961, Modibo Keïta exigea l’évacuation des troupes françaises, décision interprétée comme un geste de solidarité&nbsp;avec le FLN algérien. Ce choix audacieux marqua un tournant décisif : le Mali affirmait sa volonté&nbsp;de rompre définitivement avec la présence coloniale et de prendre en main son destin militaire, en affirmant son indépendance stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La base 162 de Bamako sera&nbsp;</em><em>é</em><em>vacu</em><em>é</em><em>e le 5 septembre 1961&nbsp;</em>», a décidé&nbsp;le commandement français dans le cadre du retrait progressif.&nbsp;À&nbsp;partir de juin 1961, toutes les bases furent progressivement libérées. Le départ des dernières troupes consacra l’indépendance militaire du Mali et permit&nbsp;à&nbsp;l’armée nationale de s’affirmer pleinement comme garante de la sécurité&nbsp;et de l’intégrité&nbsp;du territoire, en consolidant la souveraineté&nbsp;et l’autorité&nbsp;de l’État indépendant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadre-juridique-solide"><strong>Un cadre juridique solide</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 août 1961, l’Assemblée nationale adopta une loi historique.&nbsp;«&nbsp;<em>La loi N</em><em>°&nbsp;</em><em>81/AN-RM portant organisation g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>rale de la d</em><em>é</em><em>fense vise&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>assurer en tout temps la s</em><em>û</em><em>ret</em><em>é&nbsp;</em><em>et l</em><em>’</em><em>int</em><em>é</em><em>grit</em><em>é&nbsp;</em><em>du territoire&nbsp;</em>», a proclamé&nbsp;l’Assemblée nationale souveraine. Ce texte donna&nbsp;à&nbsp;l’armée un cadre juridique solide et renforça son rôle central dans la consolidation de l’État indépendant, en inscrivant la défense nationale au cœur du projet républicain et de la souveraineté&nbsp;retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la naissance de l’armée nationale, le Mali choisit de ne plus confier sa sécurité à&nbsp;une puissance&nbsp;étrangère. Le pays développa une diplomatie militaire diversifiée, fondée sur l’intégration régionale et la recherche de la paix. Cette orientation permit au Mali de s’inscrire dans une dynamique internationale tout en affirmant son autonomie stratégique et son engagement pour la stabilité&nbsp;et la sécurité&nbsp;dans le monde, consolidant ainsi son rôle régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tradition-de-bravoure-et-de-solidarit-e"><strong>Une tradition de bravoure et de solidarit</strong><strong>é</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création, il y a près de six décennies, l’armée malienne a traversé&nbsp;des&nbsp;épreuves mais a toujours démontré&nbsp;sa bravoure. Des oueds algériens aux forêts centrafricaines, en passant par le Rwanda, le Libéria et la Sierra Leone, elle a participé à&nbsp;des missions de paix. Sur le territoire national, de Ouhigouya&nbsp;à&nbsp;Aguelhok, les soldats maliens ont montré&nbsp;leur disponibilité à&nbsp;défendre les frontières et&nbsp;à&nbsp;protéger les populations civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L</em><em>’</em><em>arm</em><em>é</em><em>e du Mali sera toujours pr</em><em>ê</em><em>te&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>se battre et&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mourir pour le drapeau&nbsp;</em>», a rappelé&nbsp;le commandement militaire. Bien avant l’appui de la France et de la communauté&nbsp;internationale, elle avait déjà&nbsp;contribué à&nbsp;libérer des peuples frères du colonialisme et de l’apartheid. Cette tradition de solidarité&nbsp;et de courage continue de nourrir l’identité&nbsp;de l’armée, pilier de la République et symbole de la dignité&nbsp;nationale, toujours fidèle&nbsp;à&nbsp;son engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée nationale de la Souveraineté retrouvée : une forte mobilisation pour affirmer l’indépendance du Mali  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Des milliers de Maliens ont célébré la 4e Journée nationale de la Souveraineté retrouvée à Bamako, symbole d’unité, de fierté et d’indépendance nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Stade Mamadou Konaté de Bamako a accueilli, ce mercredi 14 janvier 2026, la 4e édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La cérémonie officielle a été présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, en présence du ministre de la Refondation de l’État, M. Bakary Traoré, et du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, des autorités politiques, militaires, administratives, coutumières et religieuses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La population, composée d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants venus de tous les arrondissements du District de Bamako, s’est rassemblée massivement pour célébrer la souveraineté retrouvée du Mali. Le stade Mamadou Konaté affichait complet, témoignant de l’enthousiasme et de la détermination des citoyens à défendre les valeurs nationales. Cette mobilisation illustre une volonté partagée de surmonter les épreuves du passé et de bâtir un avenir fondé sur la dignité et l’indépendance. L’événement a ainsi pris une dimension historique et hautement symbolique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le ministre de la Refondation de l’État, M. Bakary Troaré, a rappelé que « <em>la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée vise à célébrer le drapeau et les valeurs de résistance </em>». Il a souligné que cette commémoration s’inscrit dans la mémoire collective depuis le 14 janvier 2022, date où le peuple malien s’était levé pour dénoncer les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferveur-populaire-et-patriotique"><strong>Une ferveur populaire et patriotique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième édition s’est tenue sous le thème : « <em>Souveraineté retrouvée, construisons le Mali de demain </em>». Ce mot d’ordre s’inscrit, selon le ministre Bakary Troaré, dans le cadre de la ligne de conduite définie par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Dans son adresse du 31 décembre 2025, indique-t-il, Chef de l’État a précisé que « <em>la prospérité partagée et la consolidation de l’intégrité territoriale sont les piliers du Mali Kura </em>». Il a souligné que cette orientation stratégique vise à bâtir un avenir durable, fondé sur la souveraineté nationale et l’appropriation des valeurs endogènes.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vision prospective « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », assortie d’une stratégie décennale 2024-2033, constitue une boussole stratégique pour l’avenir. Elle vise à déclencher un processus de paix durable, conformément à la charte nationale pour la paix et la réconciliation. Les autorités ont souligné que « <em>la résilience économique et la croissance soutenue</em> » illustrent la capacité du pays à se relever. La renégociation des contrats miniers et le lancement de nouvelles exploitations, notamment de lithium, en sont des preuves tangibles. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-theme-porteur-d-avenir"><strong>Un thème porteur d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La célébration du 14 janvier rappelle aussi les étapes franchies par le Mali au cours des quatre dernières années. Sous la direction du Général Assimi Goïta, le pays a pris des décisions courageuses et mené des réformes ambitieuses pour garantir sa souveraineté. Les autorités ont déclaré que « <em>le retrait des forces étrangères et la restauration de l’outil de défense </em>» sont des jalons essentiels dans cette reconquête. Ces choix traduisent une volonté ferme de préserver l’indépendance nationale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconquête de l’intégrité territoriale et l’appropriation endogène du processus de paix et de réconciliation nationale témoignent de la détermination du Mali à se libérer de toute dépendance. Les responsables ont rappelé que « <em>la création de la Confédération des États du Sahel </em>» marque une étape décisive dans la redéfinition des alliances régionales. Ces actions stratégiques illustrent l’engagement indéfectible des autorités et du peuple malien à affirmer leur souveraineté. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-courageuses-et-des-acquis-consolides"><strong>Des réformes courageuses et des acquis consolidés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce jour symbolique, date anniversaire de la mobilisation historique du 14 janvier 2022, le Mali célèbre l’engagement indéfectible de ses autorités et de son peuple. Malgré un contexte international complexe et parfois hostile, le pays a su franchir des étapes décisives pour garantir sa souveraineté. « <em>Le Mali se bat au quotidien pour se libérer de toute forme de dépendance </em>», a précisé un responsable, rappelant la détermination nationale à poursuivre la construction d’un Mali nouveau. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation au stade Mamadou Konaté illustre parfaitement cette dynamique. Elle traduit la confiance des populations dans les orientations prises par les autorités de la Transition et leur volonté de participer activement à la consolidation des acquis. La Journée nationale de la Souveraineté retrouvée demeure un symbole fort, rappelant que « <em>l’unité et la résistance du peuple malien sont les véritables garants de son avenir </em>», comme l’ont souligné les organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du blocus à la fierté : comment le 14 janvier 2022 a refaçonné la mémoire nationale au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:29:20 +0000</pubDate>
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<p>Le 14 janvier 2022 marque la souveraineté retrouvée du Mali face aux sanctions de la CEDEAO et à la lutte pour la dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre ans après les sanctions économiques «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» imposées par la CEDEAO et l’UEMOA — qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays — le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée </em>». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « <em>non</em> » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-sanctions-frappent-la-nation-se-ressoude"><strong>Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlé&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mobilisation-a-la-mythologie-nationale"><strong>De la mobilisation à la mythologie nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme «&nbsp;<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>&nbsp;». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « <em>l’indépendance économique</em> » et « <em>la dignité retrouvée </em>» : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable — dans son intensité émotionnelle — à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>», «&nbsp;<em>An tè kôrôlen fè fô kura&nbsp;</em>» (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 — « <em>respect de la souveraineté nationale </em>», « <em>liberté de choix des partenaires </em>» et « <em>défense des intérêts vitaux des populations </em>» — et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : <em>maaya</em> (l’humanité partagée), <em>danbe</em> (la dignité), <em>maliden kura </em>(le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce <em>Malidenkura</em>, le <em>Mali kura</em> ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme «&nbsp;<em>l’année de la culture&nbsp;</em>». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-souverainete-devient-une-arme-politique"><strong>Quand la souveraineté devient une arme politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — «&nbsp;<em>Pour l’Afrique et pour toi, Mali&nbsp;</em>» — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;» de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« 2026 sera l’année de la consolidation, et du progrès. », le président Goita dans son adresse à la nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 21:40:42 +0000</pubDate>
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<p>Le président Goïta évoque les défis surmontés lors de son adresse à la nation. Un aperçu de ses ambitions pour 2026.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son adresse de fin d’année, diffusée sur la télévision nationale  (ORTM), ce 31 décembre 2025, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé le  bilan de 2025. Entre crises surmontées, souveraineté affirmée et refondation nationale, le chef de l’État malien veut faire de 2026 l’année de la consolidation et du progrès partagé. Derrière les mots, une ambition : ancrer définitivement le « Mali Kura » dans la durée et replacer la culture, la justice et l’économie au cœur d’un projet d’État souverain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un discours empreint de solennité et d’assurance, prononcé à la veille du Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé un large bilan de l’année écoulée et tracé les grandes orientations du Mali pour 2026. Au cœur de son adresse : la souveraineté, la paix et la refondation d’un État qu’il veut à la fois moderne et fidèle à ses racines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-d-epreuves-et-de-resilience"><strong>Une année d’épreuves et de résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2025 aura été, selon le chef de l’État, celle des « <em>épreuves et de la vérité </em>». Marquée par la crise du carburant, des attaques contre les convois logistiques et des tensions économiques persistantes, elle a aussi révélé, dit-il, « <em>le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliens </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Goïta a salué « <em>la bravoure</em> » des transporteurs et la coordination des Forces armées et du gouvernement, qui ont évité « <em>des ruptures majeures </em>» d’approvisionnement. Ces difficultés, a-t-il souligné, doivent être transformées en « <em>opportunités d’innovation et d’industrialisation </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux « <em>pressions et manœuvres d’influence</em> », Bamako revendique plus que jamais une indépendance politique et économique. Le président a réaffirmé son attachement à la « <em>souveraineté assumée </em>», citant la Vision prospective <em>Mali Kura </em><em>ɲɛ</em><em>taasira ka b</em><em>ɛ</em><em>n san 2063 ma</em> comme boussole stratégique : « <em>À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste et prospère. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, 2026 est présentée comme « <em>l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès.</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-paix-endogene-et-une-armee-reconfiguree"><strong>Une paix endogène et une armée reconfigurée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, le chef de la transition a mis en avant les « <em>avancées significatives </em>» dans la reconquête du territoire. Il a salué la coopération militaire avec le Burkina Faso et le Niger à travers la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont la remise du drapeau au commandant a eu lieu le 20 décembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la paix, a-t-il insisté, « <em>ne s’impose pas, elle se construit </em>». L’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que le redémarrage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), doivent ancrer « <em>un processus de paix endogène, fondé sur la vérité et la confiance </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Assimi Goïta a également insisté sur la « <em>souveraineté culturelle</em> », pilier du Mali nouveau, en célébrant l’officialisation des langues nationales et la valorisation des légitimités traditionnelles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice et la gouvernance, a-t-il rappelé, restent « <em>au cœur du projet national </em>». Le président a mis en avant le rôle du Pôle économique et financier et de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis dans la lutte contre la corruption et l’impunité : « <em>Nul n’est au-dessus de la loi. L’argent soustrait à la Nation doit revenir à la Nation.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-economiques-et-transformation-structurelle"><strong>Réformes économiques et transformation structurelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les sanctions et les contraintes sécuritaires, l’économie malienne affiche, selon le président, « <em>une résilience remarquable</em> » : croissance soutenue, inflation maîtrisée et dette jugée soutenable. Le retrait du Mali de la liste grise du GAFI, en juin 2025, est présenté comme un signal de confiance retrouvé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Goïta a promis de poursuivre la modernisation de l’administration par la digitalisation et de renforcer la souveraineté minière. « <em>La richesse du Mali doit appartenir aux Maliens </em>», a-t-il martelé, évoquant la renégociation des contrats miniers et la transformation locale des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement du capital humain sera, selon lui, au centre de l’action gouvernementale. La santé, l’éducation et la formation professionnelle demeurent « <em>les fondations du Mali Kura </em>». Le président a annoncé la poursuite du <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> et le lancement du <em>Projet national de formation des ressources humaines</em> pour adapter les compétences aux besoins économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce discours de fin d’année, long et calibré, aura confirmé la volonté du chef de la transition de s’inscrire dans la durée, en projetant le pays au-delà des turbulences immédiates. Entre souveraineté retrouvée et défis à venir, le Mali entame 2026 avec la promesse d’un État qui veut redevenir maître de son destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 : les troupes régionales rendent hommage aux FAMa et aux présidents de l’AES  </title>
		<link>https://saheltribune.com/biennale-artistique-et-culturelle-de-tombouctou-2025-les-troupes-regionales-rendent-hommage-aux-fama-et-aux-presidents-de-laes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 07:58:23 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, un espace où l'art célèbre la mémoire et l'unité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 s’est imposée comme un espace où l’art devient langage de mémoire et de cohésion. Les troupes régionales, venues de tout le pays, utilisent chants, danses et pièces de théâtre pour transformer la scène en tribune citoyenne. Derrière les hommages aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux présidents de la Confédération des États du Sahel notamment le Général d’Armée Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d’Armée Abderrahmane Tiani, &nbsp;c’est surtout la puissance de la culture comme ciment social qui se révèle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spectacles présentés dans la salle Ali Farka Touré ou au Stade municipal de Tombouctou témoignent d’une créativité foisonnante. Les artistes intègrent des éléments militaires, treillis, galons, saluts, dans des chorégraphies inspirées des danses peulh, tamasheq, bambara ou sonrhaï et autres langues officielles du Mali. Cette hybridation artistique illustre la capacité des cultures locales à dialoguer avec l’histoire nationale. Loin d’un simple divertissement, ces performances deviennent des récits vivants qui transmettent aux jeunes générations le souvenir des luttes et des victoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-comme-vecteur-de-memoire-vivante"><strong>L’art comme vecteur de mémoire vivante</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale se distingue aussi par la force de son message collectif. Les troupes régionales ne se contentent pas de célébrer les dirigeants ou l’armée ; elles invitent les populations à s’impliquer activement dans la défense de la souveraineté et de la dignité du Sahel. Les chansons et pièces de théâtre rappellent que la victoire contre les forces de déstabilisation dépend de la vigilance citoyenne. L’art se fait ainsi outil de mobilisation, incitant chacun à devenir acteur de l’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce patriotisme artistique, salué par le public, révèle une autre facette de la Biennale : celle d’un espace où l’identité culturelle se conjugue avec l’engagement civique. Les reconstitutions théâtrales des grandes batailles ou des libérations de villes occupées ne sont pas seulement des hommages ; elles sont des leçons d’histoire incarnées, qui renforcent la mémoire collective et nourrissent le sentiment d’appartenance. Les spectateurs, jeunes et moins jeunes, y trouvent une source d’inspiration et de fierté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-citoyennete-culturelle-en-action"><strong>Une citoyenneté culturelle en action</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 dépasse le cadre des hommages pour devenir un laboratoire de citoyenneté culturelle. Les troupes régionales démontrent que l’art peut être à la fois célébration, transmission et mobilisation. En mêlant costumes militaires et danses traditionnelles, chants patriotiques et récits historiques, elles offrent une vision d’un Sahel debout, où la culture se fait rempart contre l’oubli et moteur d’unité nationale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale de Tombouctou 2025 restera marquée par cette alliance entre mémoire et création, où l’art devient le miroir des aspirations collectives. En honorant les Forces armées maliennes et les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré, Abderrahmane Tiani, les troupes régionales ont rappelé que la culture n’est pas seulement héritage, mais aussi force d’avenir. Dans les chants et les danses, le Sahel se raconte et se projette, affirmant sa dignité et son unité face aux défis contemporains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 :  Une organisation réussie et historique</title>
		<link>https://saheltribune.com/biennale-artistique-et-culturelle-tombouctou-2025-une-organisation-reussie-et-historique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 23:14:59 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, un événement marquant pour la culture malienne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Tombouctou a gagné le pari de l’organisation de la plus grande messe artistique et culturelle du Mali. Pour la première fois, une région du Nord a accueilli la Biennale artistique et culturelle, confirmant la résilience et la capacité d’un territoire longtemps marqué par les défis sécuritaires à se hisser au rang de capitale culturelle nationale. Pendant dix jours, la cité des 333 Saints s’est transformée en carrefour vivant des arts et des traditions, attirant délégations et spectateurs venus de tout le pays. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie de clôture, présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, s’est déroulée en présence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Étaient également présents les présidents d’institutions, les membres du gouvernement, les gouverneurs des régions, les conseillers communaux, les légitimités traditionnelles, les autorités militaires et les délégations venues de tout le Mali. Cette mobilisation illustre l’importance nationale accordée à la culture comme vecteur d’unité et de cohésion. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="633" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--1024x633.jpeg" alt="Le Premier ministre" class="wp-image-20704" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--1024x633.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--300x185.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--768x475.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--585x362.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre--600x371.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-Premier-ministre-.jpeg 1068w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le Premier ministre Abdoulaye Maïga s&rsquo;exprime, le 28 décembre 2025, à l&rsquo;issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cloture-grandiose-au-coeur-du-desert"><strong>Une clôture grandiose au cœur du désert</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a été marquée par des prestations artistiques de haut niveau. Le comédien et metteur en scène Habib Dembelé, dit Guimba national, a captivé l’auditoire, tandis que la chanteuse Ami Wassidjé a envoûté le public par sa voix. Le jury, présidé par Dr Fodé Moussa Sidibé, composé de deux rapporteurs et six membres, a salué la qualité des performances. Il a formulé des recommandations, notamment la valorisation des langues officielles dans les disciplines, et a noté qu’aucun dépassement de temps n’a été constaté. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="610" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--1024x610.jpeg" alt="Les autorités administratives" class="wp-image-20706" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--1024x610.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--300x179.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--768x457.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--585x348.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives--600x357.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Les-autorites-administratives-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les autorités administratives du Mali, le 28 décembre 2025, à l&rsquo;issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rappelé que «&nbsp;<em>la Biennale est une mémoire vivante, un miroir de notre identité et un espace de dialogue entre les générations. Elle est un pont entre le passé et l’avenir, entre les terroirs et la nation&nbsp;</em>». Il a insisté sur le rôle de la culture comme socle de la souveraineté nationale, affirmant que «&nbsp;<em>chaque fois que les Maliens décident de s’unir, ils peuvent accomplir de grandes choses&nbsp;</em>». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-d-unite-et-de-dignite-retrouvee"><strong>Un message d’unité et de dignité retrouvée</strong><strong></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--1024x683.jpeg" alt="Le ministre Daffé" class="wp-image-20705" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-ministre-Daffe-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre Mamou Daffé, le 28 décembre 2025, à l&rsquo;issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé, pour sa part, a souligné que «&nbsp;<em>ce que les peurs ferment, la culture ouvre</em>&nbsp;». Il a salué l’engagement du Président de la Transition pour avoir décrété 2025 Année de la Culture, rappelant que «&nbsp;<em>la culture n’est pas seulement un héritage du passé, mais un levier de dignité retrouvée, de souveraineté culturelle et de dialogue entre les peuples&nbsp;</em>». Il a insisté sur le rôle de Tombouctou comme carrefour vivant des civilisations et espace international de réflexion. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’organisation, Tombouctou a brillé par son hospitalité légendaire. Les légitimités traditionnelles ont offert une «&nbsp;<em>Diatiguiya&nbsp;</em>» inégalée, mais les populations elles-mêmes ont montré une disponibilité exemplaire. Elles ont accueilli les délégations avec chaleur, générosité et solidarité, confirmant que l’hospitalité est une valeur cardinale de la cité des 333 Saints. Cette mobilisation populaire a donné à l’événement une dimension humaine et communautaire qui restera gravée dans les mémoires. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--1024x559.jpeg" alt="Trophée Bougouni" class="wp-image-20702" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--1024x559.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--300x164.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--768x420.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--585x320.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni--600x328.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Trophee-Bougouni-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de la Culture remet le trophée au gouverneur de la région de Bougouni, le 28 décembre 2025, à l&rsquo;issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-culturelle-tournee-vers-l-avenir-nbsp"><strong>Une vision culturelle tournée vers l’avenir &nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a annoncé que la région hôte de la Biennale 2033 sera révélée à la fin de l’édition 2027. Une innovation majeure a été introduite cette année : la désignation anticipée des villes hôtes des prochaines éditions. Ainsi, Bougouni accueillera la Biennale en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. Cette planification témoigne de la volonté d’assurer une rotation équilibrée et inclusive des grandes manifestations culturelles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale de Tombouctou 2025 restera gravée dans les mémoires comme une édition historique. Elle a démontré la capacité du Mali à surmonter les défis et à célébrer sa diversité culturelle dans un esprit de paix et de solidarité. Les artistes, les autorités et les populations ont uni leurs forces pour faire de cette rencontre un moment de renaissance culturelle. Vivement la Biennale 2027, qui prolongera cette dynamique et renforcera le rôle de la culture comme pilier du Mali nouveau. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune – Le Mali, une nation debout face à la guerre des âmes</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-le-mali-une-nation-debout-face-a-la-guerre-des-ames/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 07:58:33 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la guerre d'usure au Mali et son impact sur la survie d'un peuple face aux attaques terroristes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-alors-que-les-attaques-terroristes-redoublent-et-que-les-pressions-mediatiques-et-diplomatiques-s-intensifient-le-mali-choisit-la-resistance-et-la-refondation-entre-guerre-visible-et-guerre-invisible-la-nation-malienne-trace-a-marche-forcee-le-chemin-de-sa-souverainete-retrouvee"><strong><em>Alors que les attaques terroristes redoublent et que les pressions médiatiques et diplomatiques s’intensifient, le Mali choisit la résistance et la refondation. Entre guerre visible et guerre invisible, la nation malienne trace, à marche forcée, le chemin de sa souveraineté retrouvée.</em></strong><em></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Maudit soit la guerre et ses auteurs</em>&nbsp;», disaient nos anciens. Ces sages savaient que la guerre n’est juste que lorsqu’elle devient le dernier recours pour préserver la dignité et la survie d’un peuple. Cette sagesse millénaire résonne aujourd’hui dans un «&nbsp;<em>Mali assiégé</em>&nbsp;», mais plus que jamais debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques terroristes qui se multiplient aux portes de Bamako ne sont pas de simples actes isolés. Elles répondent à une logique claire : paralyser le pays, étouffer son économie, fracturer sa cohésion sociale. Mais au-delà des armes, c’est une autre guerre — plus subtile, plus dangereuse — qui se joue : celle de la perception.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-champ-de-bataille-mediatique"><strong>Le champ de bataille médiatique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre moderne ne se livre plus seulement dans les sables du Sahel, mais aussi sur les écrans et dans les rédactions. Certains médias étrangers, parfois par ignorance, souvent par intérêt, véhiculent une image déformée du Mali. Ils montrent un pays à genoux, coupé du monde, prisonnier de ses choix souverains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, la réalité est toute autre. Le Mali se reconstruit, se réforme, s’affirme. Et s’il refuse désormais les diktats extérieurs, c’est parce qu’il a compris que l’indépendance n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la conduite du général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) se sont imposées comme le pilier du renouveau national. Longtemps affaiblies, elles se sont transformées en un corps républicain et populaire, rassemblant toutes les composantes du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée n’est plus seulement une institution, elle est devenue l’incarnation d’une nation qui se tient debout, fière, consciente que sa survie dépend de sa cohésion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-ames"><strong>La guerre des âmes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre au Sahel est aussi une guerre spirituelle. Les groupes armés ont appris à manipuler la foi, à détourner les symboles religieux pour séduire une jeunesse vulnérable, privée d’éducation et d’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette guerre des âmes appelle une riposte de conscience. Le général Goïta ne cesse de le rappeler : la peur est la première arme de l’ennemi. Et face à elle, chaque citoyen doit devenir un soldat lucide — non pas les armes à la main, mais le cœur solide et l’esprit clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre impose des sacrifices, mais elle oblige aussi à repenser les fondations de l’État. Le Mali doit transformer cette épreuve en levier de réforme : assainir les circuits économiques, sécuriser les corridors, renforcer la traçabilité des flux financiers et couper les sources de financement du terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle des frontières, longtemps négligé, doit redevenir une priorité stratégique. Et cette refondation ne peut être que collective. Elle doit s’appuyer sur l’État, le secteur privé, la société civile et les communautés locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-un-sursaut-historique"><strong>L’Alliance des États du Sahel : un sursaut historique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette quête de souveraineté, le Mali n’est plus seul. Avec le Burkina Faso et le Niger, il a choisi la voie d’une solidarité assumée à travers la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, à Niamey, au Niger. Le deuxième sommet de ce regroupement sahélien est annoncé pour décembre prochain, à Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où certains y voient un repli, d’autres reconnaissent un sursaut historique : celui de nations décidées à penser leur sécurité, leur économie et leur diplomatie à partir de leurs propres intérêts. L’AES, c’est la réponse politique et symbolique à des décennies de dépendance et de tutelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconstruction malienne ne se fera pas sans les légitimités traditionnelles et religieuses. Ces voix, souvent discrètes mais profondément écoutées, rappellent que la paix ne naît pas des négociations, mais de la dignité retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali possède un trésor culturel immatériel : le&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;(l’humanisme malien) et le&nbsp;<em>Danbé</em>&nbsp;(la dignité). Ces valeurs, forgées au fil des siècles, sont les armes les plus puissantes contre la peur et la division.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-debout"><strong>Le Mali debout</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali d’aujourd’hui n’est ni naïf ni résigné. Il sait que la route vers la souveraineté sera longue et exigeante. Mais il avance, soutenu par sa jeunesse, son armée et ses symboles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la bataille du Sahel n’est pas seulement militaire, elle est d’abord morale et culturelle. C’est celle de la conscience collective, du refus de la fatalité et de la foi en un destin commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si la guerre est, comme le disaient les anciens, « <em>un mal nécessaire</em> », la paix, elle, demeure un devoir sacré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’honneur d’un peuple qui refuse de plier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:40:45 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali prouve sa résilience face aux assauts et à la pression. Apprenez comment cette nation reste debout.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’heure où les discours alarmistes s’infiltrent dans les conversations quotidiennes, où l’on s’empresse de prédire le chaos comme une fatalité, il est urgent de rappeler une réalité essentielle : le Mali ne tombera pas. Ni sous les assauts asymétriques du JNIM, ni sous la pression psychologique d’un blocus, ni sous l’amplification médiatique d’une crise ponctuelle. Car au-delà du carburant, au-delà des routes incendiées, demeure quelque chose de profondément enraciné dans ce pays : la résilience.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à des menaces multiples qui auraient pu ébranler n’importe quelle nation. Pourtant, les Maliens se tiennent debout, dans les villages comme dans les grandes villes, déterminés à défendre leurs terres, leurs valeurs et leur avenir. Cette capacité à absorber les chocs, à se réinventer dans l’adversité, traduit une maturité citoyenne que beaucoup feignent d’ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résilience se manifeste au quotidien notamment dans les initiatives solidaires, le sens du sacrifice, les efforts individuels et collectifs pour maintenir la cohésion sociale. Là où d’autres voient un pays au bord du gouffre, les Maliens voient une raison supplémentaire de se rassembler et d’avancer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nation-qui-refuse-la-fatalite"><strong>Une nation qui refuse la fatalité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si aujourd’hui le Mali affirme davantage sa souveraineté, c’est aussi parce qu’il peut compter sur une population soudée derrière ses autorités de transition. Dans un contexte international souvent hostile, ce soutien constitue un véritable rempart politique et moral. Le peuple a compris que l’enjeu dépasse les postures partisanes : il s’agit de préserver l’intégrité du territoire et le droit premier de décider soi-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette union contraste fortement avec certaines analyses extérieures, incapables d’admettre qu’un pays africain puisse choisir la dignité plutôt que la dépendance. Les tentatives de pression diplomatique, de sanctions ou de narrations orientées se heurtent à une opinion publique de plus en plus lucide, déterminée à écrire sa propre histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, quant à elles, poursuivent des réformes profondes : refondation de l’État, lutte contre la corruption, réorganisation des forces armées, réaffirmation des symboles et valeurs nationales. Soutenues par une mobilisation populaire, elles avancent malgré les obstacles imposés de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-reformes-et-front-commun"><strong>Souveraineté, réformes et front commun</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les scènes médiatiques occidentales, un tapage orchestré tente de présenter le Mali comme un pays isolé, incapable et ingouvernable. Ces discours, souvent homothétiques, relèvent davantage de l’idéologie que de l’analyse. Ils cherchent à affaiblir la confiance interne, à délégitimer les choix souverains et à justifier des ingérences déguisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette stratégie trouve désormais ses limites. Le peuple malien, conscient des enjeux informationnels, ne consomme plus passivement ces narratifs formatés. Il analyse, compare et contredit. L’expérience de la dernière décennie a forgé un esprit critique solide, capable de distinguer l’information du conditionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cela, le Mali répond par une diplomatie assumée, l’élargissement de ses partenariats stratégiques et la construction progressive d’une autonomie politique, militaire, énergétique et culturelle. Peu à peu, la narration malienne s’impose, non pas par l’hostilité, mais par la cohérence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tapage-mediatique-manipulations-et-endurance"><strong>Tapage médiatique, manipulations et endurance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, malgré les pressions, les Maliens continuent de se projeter vers l’avenir. Ils savent que la souveraineté n’est pas un slogan, c’est un chantier, fait de sacrifices, de choix difficiles et de détermination. Et ils savent qu’aucune nation ne s’est émancipée en s’inclinant devant les injonctions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chantiers engagés sécurité, gouvernance, dialogue national sont complexes mais nécessaires. Ils demandent l’effort collectif, l’intelligence patriotique et le refus catégorique de la division. Et c’est précisément cette cohésion, rare et précieuse, qui permet au Mali de tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’histoire retiendra que c’est dans l’adversité que le Mali a redécouvert son identité profonde : celle d’un peuple fier, solidaire, conscient de son destin. Ceux qui prédisaient sa chute devront se rendre à l’évidence : la dignité malienne ne plie pas. Elle se renforce.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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