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	<title>Archives des femme battante &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Dans la région de Ségou: Aminata Sangho, productrice du riz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 08:55:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Kouyaté Aminata Sangho, surnommée Mata, cultive 10 hectares de riz et produit 16 variétés différentes de riz. Découvrez l'histoire de cette femme battante!</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Kouyaté Aminata Sangho, surnommée Mata, vit dans la région de Ségou, précisément dans le cercle de Dioro, une localité située à 55&nbsp;kilomètres de la ville de Ségou. Elle préside la Coopérative Djeka Baara, qu’elle a créée elle-même en 2017. Cette coopérative est composée de 51&nbsp;personnes (41 femmes et 10&nbsp;hommes). Madame Kouyaté Aminata possède un champ de riz de 10&nbsp;hectares et un espace de transformation de riz en 16&nbsp;variétés différentes.</strong></p>



<p>Dans les rizières fertiles de Dioro, au cœur de la région de Ségou, émerge une figure emblématique de l’agriculture moderne&nbsp;: Aminata Sangho, affectueusement surnommée « Mata ». Femme visionnaire et productrice émérite, elle façonne l’avenir de la communauté avec sa coopérative Djeka Baara. Entre les rangées de riz doré, plongeons dans le parcours inspirant d’une entrepreneuse agricole déterminée à transformer sa passion pour la terre en une success story remarquable.</p>



<p>Elle s’est lancée dans les activités agricoles il y a une trentaine d’années à Dioro, une zone de forte production de riz et de pêche.</p>



<p>Séduite par la rentabilité de la terre et soucieuse de l’autonomisation des femmes et des jeunes de Dioro, « Mata », la femme exemple, crée la Coopérative Djeka Baara et s’emploie à former les membres et d’autres personnes.</p>



<p>À ce jour, elle travaille avec 41&nbsp;femmes et 10&nbsp;hommes, avec comme objectif de réduire la migration clandestine des jeunes et de contribuer, avec ses moyens, à l’autonomisation des femmes.</p>



<p>« <em>Ma principale motivation est de considérer le riz comme une denrée alimentaire de survie. C’est une culture qui donne à un agriculteur l’espoir de pouvoir nourrir sa famille tout au long de la saison</em> », s’exprime-t-elle.</p>



<p>Notre productrice du jour est l’une des paysannes autonomes de Dioro qui évolue dans le secteur de production et de transformation de riz en diverses gammes, dont le riz en couscous, le riz en Djouka, le riz en chipchi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-cle-du-developpement-rural"><strong>L’agriculture, clé du développement rural</strong></h2>



<p>Grâce à sa détermination et à son dévouement, elle possède aujourd’hui des hectares de champ de riz avec un fort revenu. Un revenu qui lui a permis de conforter sa situation économique et sociale.</p>



<p>« S<em>ur le plan économique, la culture m’a beaucoup apporté. Cela, grâce à ma forte production de riz et à mes capacités de transformation du riz. Par exemple, avec la culture d’un hectare de riz, je dépense 215 000&nbsp;francs CFA (deux-cent-quinze-mille francs CFA), après la récolte je peux gagner 35&nbsp;sacs de riz dont un revenu de 500 000&nbsp;francs CFA (cinq-cent-mille francs CFA) »,&nbsp;</em>confirme-t-elle.</p>



<p>Malgré les contraintes de la société sur une femme au foyer, Mata Sangho arrive à bien gérer son temps entre l’agriculture et le ménage. Elle est soutenue fortement par son mari dans ses activités tant agricoles que ménagères.</p>



<p>« <em>En tant que femme au foyer au Mali, c’est un peu difficile de réconcilier le ménage et d’autres responsabilités. Mais, avec la volonté de participer à la promotion féminine et aux activités sociales, j’essaye de faire de mon mieux. Et surtout lorsqu’on emprunte la voie d’être une femme autonome ou encore émancipée</em> », explique-t-elle. Plus loin, elle souligne que son mari lui apporte un soutien indéfectible&nbsp;: « <em>Il m’aide dans les travaux ménagers. Pour la récolte, il est impliqué dans le choix de la semence en passant par la culture du riz jusqu’à la transformation.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-soutien-de-son-epoux-nbsp"><strong>Le soutien de son époux&nbsp;</strong></h2>



<p>Le niveau élevé de sa production lui a permis de participer à certaines foires locales et nationales malgré les difficultés rencontrées par les femmes dans ce secteur. « <em>De nos jours, la plupart des projets incluant la production de riz sont très rares et aussi les projets liés à la chaîne de valeur impliquent généralement un grand nombre d’acteurs ayant des intérêts différents. Même le financement se fait rare. Malgré ces difficultés, beaucoup de personnes pensent que les femmes rurales n’ont pas de problèmes majeurs.</em> »</p>



<p>Mamoutou Kouyaté, époux d’Aminata Sangho, n’est pas resté immobile pour faire croître l’activité de sa femme. Pour ce faire, il ne lésine pas sur les moyens. « <em>Tout ce qui peut la soutenir, que cela soit une intervention verbale ou des démarches auprès des autorités, des responsables ou de tout projet capable de la soutenir, je le fais à la mesure de mes moyens </em>», a-t-elle soutenu.</p>



<p>Aminata Sangho dite Mata confirme que beaucoup de femmes et jeunes de sa localité ont été réceptifs à ses messages de travailler la terre, car elle offre des opportunités et contribue surtout à l’épanouissement de la femme rurale, et du coup réduire le chômage des jeunes.</p>



<p>Elle ajoute qu’il a fallu convaincre certaines femmes et jeunes de se lancer dans l’agriculture à forte valeur.</p>



<p>« <em>Des milliers de femmes et de groupements de femmes du Mali et d’ailleurs tels que la Mauritanie, le Sénégal ont été inspirés par mon travail et étonnés de voir une femme s’adonner à la culture des hectares de terre.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-meilleures-productrices-et-transformatrices-de-riz"><strong>Meilleures productrices et transformatrices de riz</strong></h2>



<p>Danzaly Coulibaly, Directeur régional de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou, non moins expert en Égalité des genres, explique que les cultures de valeur étant un facteur de l’indépendance de la femme, si ces revenus s’améliorent, cela s’explique qu’elle a influencé positivement la dynamique de genre au sein de sa famille. Le travail d’une femme qui gagne, influence et renforce l’égalité des sexes puisqu’elle contribue autant que l’homme dans la famille.</p>



<p>« <em>Avec les rôles qu’ont joués les femmes dans le foyer au sein de la société malienne, quand elle réussit, c’est sa famille qui en tire profit en première position. L’autonomisation de la femme permet son intégration dans les prises de décisions </em>», a-t-il mis l’accent.</p>



<p>À Dioro, Aminata Sangho est considérée comme l’une des meilleures productrices et transformatrices de riz. Déjà, avec sa coopérative, elle bat le record d’une saison avec des milliers de tonnes chaque année.</p>



<p>Son souhait est d’avoir encore d’autres espaces pour la culture de riz et créer une usine de transformation.</p>



<p>Elle déclare&nbsp;: « <em>Il est temps de remettre en question l’ancienne croyance selon laquelle les hommes prennent seuls les charges de la famille et que les femmes ne s’occupent que de la maison et des enfants. »&nbsp;</em>Comme pour dire que la femme, à travers ses activités génératrices de revenu, est aussi soutien de famille, à côté de l’homme.</p>



<p><strong>Fatoumata Z. Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Portrait] Ba Dicko Maiga, une jeune dame au parcours atypique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 00:05:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[couturière]]></category>
		<category><![CDATA[droit de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[femme battante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ba Dicko Maiga est une jeune dame entrepreneure. Promoteur de l’atelier de couture BADI Style, dont la mission principale est la valorisation des tissus locaux. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ba Dicko Maiga est une jeune dame entrepreneure. Promoteur de l’atelier de couture BADI Style, dont la mission principale est la valorisation des tissus locaux. Elle vient juste d’être primée à travers l’Impact Awards dans la catégorie Women Entrepreneurship, Leadership and programme. Une première consécration pour sa jeune carrière</strong>.&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans cette rue du quartier Bolibana, un faubourg de la métropole poussiéreuse, Bamako. Des motocyclistes freinent toujours prudemment pour ne pas emporter ces nuées d’enfants dans leurs jeux. En face de l’atelier <strong>Badi style</strong>, deux hommes assis, discutent énergiquement devant un thé chaud. À l’intérieur de l’atelier, le bruit de la machine à coudre fait un bienveillant accueil.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Passionnée de la mode</strong></h3>



<p>Enveloppée dans une longue robe rose, avec sa grande taille, cette diplômée en économie d’environnement durable fait manier le ciseau sur les tissus. À la place du stylo d’une banquière.</p>



<p>Selon Ba Dicko, elle est entrée dans le monde de l’entrepreneuriat par la passion. « <em>Depuis petite, j’étais passionnée du domaine de la mode. Après mes deux premières années à l’université, j’ai eu la chance de faire des stages à la banque. À travers ces expériences, j’ai vite compris que ce n’était pas un endroit approprié pour moi. C’est là que j’ai réellement compris que mon monde se trouve derrière les machines à coudre », </em>explique la jeune dame qui rêvait devenir banquier.</p>



<p>Après ses expériences à la banque animées par le stress et anxiété, Ba Dicko, échafaude au plus vite son projet d’embrasser le monde de la mode. Un univers qui lui passionne depuis l’enfance, c’est pourquoi elle débute des formations pratiques en 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Il voulait me voir travailler dans la banque&nbsp;»</strong></h3>



<p>« <em>En 2020, je commence ma première formation de couture au niveau du Centre d’orientation professionnelle de coupe et de couture de Bamako. Ce qui a donné la voie à la création de ma petite entreprise de couture, Badi Style en 2021</em> », dit-elle.</p>



<p>Elle est certifiée en entrepreneuriat et leadership féminins à travers <strong><em>Women smart academie</em></strong>. Elle est également membre de <strong><em>YALI </em></strong>(<strong><em>Young African Leaders Initiative</em></strong>) où elle faisait le <strong><em>programme BE</em></strong> (Business and entrepreneurship).</p>



<p>À travers son atelier de couture, elle ambitionne aujourd’hui de faire la valorisation des tissus locaux du Mali, voire de toute l’Afrique. « <em>J’essaie à travers mes créations de faire adapter nos tissus bogolan et autres aux styles modernes. C’est une manière pour moi de faire un métissage de ce qui est d’ailleurs à nos produits locaux. Je fais des modèles homme et femmes, même pour les enfants</em> », martèle-t-elle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Issu d’une famille modeste, son papa lui vouait un autre parcours qui n’était pas celui derrière les machines. « <em>Il voulait me voir travailler dans la banque, une vie dans l’administration</em> », a-t-elle expliqué.</p>



<p>Dans un pays patriarcal, le rêve d’une jeune dame, dans ce large marigot, de gérer une entreprise est marqué par des épreuves. Et Ba Dicko n’en fait pas exception.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Jeune dame aux multiples casquettes</strong></h3>



<p>«&nbsp;<em>La sous-estimation, le fait d’être une femme qui manage les hommes, est une difficulté psychologique de chez nous. Aussi on essaie toujours de te rendre inférieur. Pour être une femme entrepreneure comme à mon âge, ça demande la force et d’avoir un esprit tenace</em> », précise-t-elle.</p>



<p>De toutes les manières, elle reste convaincue qu’« <em>être entrepreneur c’est passionnant et stressant à la fois. Nous sommes confrontés à des soucis financiers, d’accompagnement. On est dans un pays où l’entrepreneuriat n’est pas du tout financé, mais on vit avec</em>. »&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Derrière la machine à coudre et les gros ciseaux, Ba Dicko a plusieurs casquettes. Elle est assistante de direction dans une agence de formation et d’immobilier. Sur le plan associatif, elle est membre de plusieurs organisations de jeunes, dont&nbsp;la Jeune Chambre internationale universitaire Bamako Espoir, où elle est Secrétaire générale. Chargée de Communication du Bureau national des Alumins YALI et Chargée de communication de l’Initiative pour le Développement communautaire.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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