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	<title>Archives des fédération du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des fédération du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Exclusif] Moussa Mara : « Nous devons tous nous employer à ce que la transition réussisse »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 10:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, fondateur du parti « Yéléma, le changement », a accepté d’accorder une interview à l’hebdomadaire Sahel Kunafoni. Dans cet entretien, il est question de gouvernance, de réformes politiques et institutionnelles, de sécurité ainsi que de la relation entre le Mali et ses voisins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, fondateur du parti <em>« Yéléma, le changement</em> », a accepté d’accorder une interview à l’hebdomadaire <em>Sahel Kunafoni</em>. Dans cet entretien, il est question de gouvernance, de réformes politiques et institutionnelles, de sécurité ainsi que de la relation entre le Mali et ses voisins. M.&nbsp;Mara ne voit pas de problème dans le fédéralisme. Mais il faut des préalables. Il estime aussi que l’avenir de la MINUSMA n’est clair de nos jours. &nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: cela fait plus d’une année que le Mali est gouverné par un régime de transition. Quelle lecture faites-vous de la situation socio -politico-sécuritaire de ce pays du Sahel ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moussa Mara</strong>&nbsp;: une situation complexe qui a débuté par une rébellion en 2012 ayant causé une instabilité institutionnelle dans un cadre où la médiocrité de la gouvernance avait profondément affaibli l’État et les Institutions. Aujourd’hui, elle est encore plus difficile avec la donne terroriste qui revêt également des aspects insurrectionnels contre l’action des pouvoirs publics avec des impacts significatifs sur la cohésion sociale du pays. Autrement dit le Mali fait face à des crises socio politiques et sécuritaires multiformes et liées les unes aux autres.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Depuis le renouvellement de son mandat en juin 2022, la MINUSMA rencontre des résistances. Quel avenir pour la force onusienne au Mali ? </strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La MINUSMA est un instrument de la communauté internationale pour aider le Mali dans la direction qu’il s’est choisie en 2015 en vue de mettre fin à la rébellion et stabiliser le pays sur le plan socio politique. Son sort dépend de ce fait d’abord du Mali et de ses autorités. Que voulons-nous exactement ? Comment voyons-nous la résolution de la crise de rébellion au Nord ? Comment voulons-nous que la communauté internationale nous aide dans cette direction ? La réponse à ces questions n’est pas claire aujourd’hui. À partir de là l’avenir de la MINUSMA ne sera pas clair non plus.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En Afrique de l’Ouest, notamment dans les trois pays (Mali-Guinée-Burkina Faso), qui vivent sous des régimes de transition, on parle de plus en plus de fédéralisme. Serions-nous face au retour des vieux démons des années d’indépendance ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">De quel démon parlez-vous exactement ? Le fédéralisme n’est ni un démon ni un mot tabou. Tous les pays africains souhaitent la réalisation des États unis d’Afrique et le Mali a déjà prévu cela dans sa Constitution, la Guinée également. La difficulté d’évoquer ce sujet en ce moment dans ces trois pays est due au fait que les pouvoirs de transition n’ont pas le temps qu’il faut pour mener ce type de projet. Ce n’est d’ailleurs pas leur vocation. Si vous regardez dans les <a href="https://saheltribune.com/le-format-de-la-transition-propose-par-moussa-mara/">chartes de transition</a> de chacun des trois pays, vous ne verrez pas dedans que la réalisation de la fédération figure parmi les objectifs.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De toutes les façons, dans le contexte actuel de ces pays africains, que peut apporter ce fédéralisme, si l’on y réussissait ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’unité est toujours mieux que la singularité, y compris à l’intérieur de nos pays. Mais il faut être rigoureux quand on veut mener un dossier de ce type. En ce qui concerne le partenariat avec le Burkina Faso par exemple, je me rappelle que le Mali a déjà engagé avec ce pays en 2019 un programme ambitieux de collaboration économique entre la ville de Sikasso et celle de Bobo en y associant d’ailleurs Korogo en Côte d’Ivoire. Qu’est devenu ce projet ? Il faut peut-être commencer par réaliser des actions concrètes de ce type, permettre à nos populations de toucher du doigt les réalités de la coopération avant d’engager des chantiers majeurs comme le fédéralisme entre les deux États.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Au Mali, en vue de créer une réserve opérationnelle concernant la défense du territoire, les autorités transitoires ont instauré le service militaire obligatoire pour tout admis au concours de la fonction publique de l’État et des Collectivités, à travers le SNJ. Quelle pourrait être la portée d’une telle initiative ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis généralement réservé sur les questions d’armée de masse, d’armée de réserve au moment où nos forces armées elles-mêmes manquent d’effectifs, de formations et d’équipements. Moi je préfère des armées aguerries, professionnelles, équipées à suffisances et opérationnelles. On devrait orienter nos moyens sur cela et penser aux types de menaces auxquelles nous faisons ou nous serons susceptibles de faire face. Ces menaces ne nécessitent pas des armées de masse avec des réserves civiles, mais des troupes très aguerries, capables de s’adapter à différentes situations, des forces spéciales précises et mobiles…</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En déplacement au Mali, la semaine dernière, le Premier ministre burkinabè a déclaré que le président malien de la transition est un <em>« héros de l’Afrique »</em>. Le Mali serait-il en train de retrouver sa renommée des années d’indépendance ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ce serait tant mieux si les décideurs maliens sont soutenus et pris en exemple en dehors du Mali. Cela est un motif légitime de fierté.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Depuis l’arrivée des autorités actuelle au pouvoir, quel bilan reten</strong><strong>ir en matière de refondation et de réformes politiques et institutionnelles ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Il est tôt pour faire un bilan. Nous devons tous nous employer à ce que la <a href="https://saheltribune.com/concertations-nationales-les-suggestions-de-moussa-mara-pour-une-transition-reussie/">transition réussisse </a>et donc que tous les chantiers de la transition soient menés à bien. Il y a quelques réalisations qui sont à mettre en lumière : la rédaction en cours du texte constitutionnel après la publication d’un premier jet, l’adoption du code électoral, le travail sur la dépolitisation de l’administration, quelques initiatives en matière de lutte contre la corruption même si des efforts sont à poursuivre, l’entrée en fonction de l’autorité indépendante de gestion des élections même si des retards importants existent sur le chronogramme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut mieux faire, nous devons tous nous employer à cela.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Des rumeurs circulent sur une possible candidature du Colonel Goïta aux prochaines élections&nbsp;présidentielles. Pensez-vous que cela puisse être possible ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Tout est possible en politique, mais nous sommes encore loin de ces moments. Selon les <a href="https://saheltribune.com/moussa-mara-%e2%80%89il-faut-que-nous-acceptions-de-corriger-la-charte-de-transition%e2%80%89/">textes de la transition</a>, cela n’est pas envisageable que je sache. Pour l’instant, nous devons surtout travailler tous ensemble à ce que les tâches de la transition soient menées à bien. C’est cela l’intérêt du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par F.&nbsp;Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali-Sénégal : demain, le colonel Assimi Goïta recevra le président Macky Sall</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 15:28:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[fédération du Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[visite au Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) est attendu au Mali, le 15 août 2022. Il sera reçu par son homologue malien, colonel Assimi Goïta, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié. Le Mali et le Sénégal sont deux pays, liés par des valeurs communes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) est attendu au Mali, le 15&nbsp;août 2022. Il sera reçu par son homologue malien, colonel Assimi Goïta, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié. Le Mali et le Sénégal sont deux pays, liés par des valeurs communes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la toute première fois, depuis la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta, le président de la République du Sénégal se rend au Mali. Les deux pays sont liés par l’histoire et des valeurs sociales qui continuent de marquer la vie de leurs peuples et des relations entre ces Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef d’État sénégalais a joué sa partition dans la <a href="https://www.presidence.sn/actualites/le-president-macky-sall-a-condamne-le-coup-detat-au-mali_2052" target="_blank" rel="noreferrer noopener">levée des sanctions imposées au Mal</a>i par la Cédéao. Après le coup d’État du 20&nbsp;août 2020 contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), Macky Sall avait invité l’organisation ouest-africaine à « <em>réapprécier les sanctions annoncées pour tenir compte des impératifs humanitaires </em>». C’est « <em>dans cette perspective que les denrées de première nécessité, les produits pétroliers et les produits pharmaceutiques</em> » ont été épargnés par l’embargo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors en <a href="https://www.ouestaf.com/sanctions-contre-le-mali-interpellation-impromptue-de-macky-sall-en-plein-pelerinage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pèlerinage à la Mecque</a>, en avril 2022, le président sénégalais Macky Sall avait été interpellé par une pèlerine malienne en ces termes&nbsp;: « <em>Monsieur le président, il faut lever l’embargo sur le Mali. On a faim, on a soif </em>». Le chef d’État du pays de la teranga avait simplement répondu&nbsp;: « <em>Inchaa’Allah</em> » (s’il plait à Dieu).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3&nbsp;juillet dernier, à l’issue de la 61e&nbsp;session ordinaire de la Conférence des chefs d’États et de gouvernements de la Cédéao tenue, à Accra, au Ghana, ces sanctions ont été levées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le Sénégal est la partie occidentale du Mali  »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des relations séculaires lient le Mali et le Sénégal. La parenté à plaisanterie aussi bien que l’hospitalité, connue sous le nom de diatiguiya, sont des valeurs qui occupent une place importante dans les relations sociales des peuples maliens et sénégalais. La <a href="https://ambamali.ca/charte-du-kurukanfuga/#:~:text=Charte%20de%20Kurukanfuga%20V%C3%A9ritable%20constitution%20avant%20la%20lettre%2C,%C3%A9galement%20appel%C3%A9e%20Charte%20du%20Mand%C3%A9%2C%20date%20de%201236." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de Kurukanfuga</a> stipule en son article&nbsp;7&nbsp;: « <em>Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands-parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la réception du <a href="https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/prix-keba-mbaye-pour-lethique-%c2%abje-suis-emu-et-honore%c2%bb-22981.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prix Kéba MBaye de l’Éthique</a>, en avril 2011, l’ex-président malien Amadou Toumani Touré (ATT), affirmait&nbsp;: « <em>Le Mali est la partie orientale du Sénégal, le Sénégal est la partie occidentale du Mali</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal et le Mali sont deux pays liés par le même cordon ombilical, sur le plan historique. En plus de cette appartenance commune à des valeurs sociales, ces deux pays se reconnaissent dans le même drapeau Vert-Jaune-Rouge et croient en la même devise&nbsp;: « <em>Un Peuple, Un But, Une Foi</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.seneplus.com/opinions/reflexions-sur-les-relations-entre-le-mali-et-le-senegal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Djibril Diallo Falémé</a>, « <em>L’histoire retient aujourd’hui, et cela personne ne peut l’effacer, que le Mali et le Sénégal se débarrassèrent ensemble du joug colonial</em> » pour former la <a href="http://senegaldates.com/histoire/la-federation-du-mali#:~:text=La%20F%C3%A9d%C3%A9ration%20du%20Mali%20est%20n%C3%A9e%2C%20m%C3%AAme%20si,ratifi%C3%A9e%20par%20le%20Soudan%20fran%C3%A7ais%20et%20le%20S%C3%A9n%C3%A9gal." target="_blank" rel="noreferrer noopener">fédération du Mali</a>, le 4&nbsp;avril 1960, en brûlant le drapeau français. Ces deux pays sont traversés par le fleuve Sénégal, long de 1700&nbsp;kms.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’impérieux devoir de réunifier deux peuples</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Encore de nos jours, ces deux pays restent liés, voire dépendants, sur plusieurs plans, notamment économiques. Avec environ mille camions entrants par jour au pays de la Teranga, estimés à hauteur de 253&nbsp;milliards de francs CFA par an, le <a href="https://saheltribune.com/commerce-la-contribution-significative-du-mali-dans-leconomie-du-senegal/">Mali contribue</a> largement dans l’économie du Sénégal. En plus du Ciment, plusieurs marchandises maliennes transitent par les corridors sénégalais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite intervient dans un contexte assez particulier, notamment la question des 49&nbsp;soldats ivoiriens détenus au Mali et considérés comme des mercenaires par les autorités maliennes de la transition. Elle a lieu également au moment où <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/macky-sall-pr%C3%A9sident-en-exercice-de-lunion-africaine-attendu-%C3%A0-bamako-lundi/2660267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Allemagne a décidé de suspendre</a> « <em>jusqu’à nouvel ordre</em> » la majeure partie de ses opérations militaires au Mali dans le cadre de la mission de l’ONU. «<em> Le gouvernement malien a encore une fois refusé d’autoriser un vol prévu aujourd’hui </em>» qui devait assurer une rotation de personnel, a déclaré vendredi, la ministre fédérale de la Défense allemande, Christine Lambrecht.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février 2022, Macky Sall avait exhorté la République fédérale d’Allemagne à maintenir ses troupes au Mali, pays en proie à une crise multidimensionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi le président sénégalais effectue ce déplacement dans un contexte de rapprochement entre le Mali et la Guinée Conakry, d’une part ; le pays de Modibo Kéïta et la fédération de Russie, d’autre part, au grand dam de certains anciens partenaires de la République du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les Senghor et Modibo Keïta ont arraché des mains étrangères les terres de nos pères, nous avons l’impérieux devoir de réunifier nos peuples dans le cadre d’un même État indépendant, quelle qu’en soit la forme. Si la politique les a divisés, trouvons d’autres armes pour la réunification. C’est à ce seul prix que nos enfants seront plus heureux que nous</em> », invitait Djibril Diallo Falémé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise politique au Mali : pour ne pas tomber dans un anachronisme !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 18:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[fédération du Mali]]></category>
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<p>L’avènement de la 3e république au Mali était vu par le peuple comme une ère nouvelle. Elle était perçue comme celle qui allait donner au peuple le pouvoir de gérer sa vie, selon le principe de la volonté générale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avènement de la 3<sup>e</sup>&nbsp;république au Mali était vu par le peuple comme une ère nouvelle. Elle était perçue comme celle qui allait donner au peuple le pouvoir de gérer sa vie, selon le principe de la volonté générale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les principes qui concourent à la réalisation d’une vraie démocratie, un état de droit, une justice équitable et une saine distribution et rétribution des ressources de l’Etat étaient annoncés dans la table des lois. Toutefois, la gestion du pouvoir politique fut autrement. Elle a été comme la précédente&nbsp;: l’ombre du péché originaire de celle-ci plane sur elle. Le mal-être qui était décrié par le peuple avant l’avènement de cette démocratie, un mal duquel cette 3<sup>e</sup>&nbsp;république doit son avènement, est toujours présent, au mieux, il touche le peuple dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation critique actuelle que traverse la république du Mali, en tant qu’entité territoriale, est la conséquence de l’incapacité de l’État à répondre aux besoins réels et pressants du peuple. Elle résulte de la jonction de divers maux que l’État, dans son existence n’a pas pu résoudre, en tant que détenteur du monopole de la violence légitime et/ou en tant que pouvoir politique, qui incarne l’entité chargée de maintenir la cohésion sociale dans un environnement collégial.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’option fédéraliste</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La république du Mali en tant qu’entité territoriale, dans son état actuel, ne répond pas à l’ambition de ceux qui ont dessiné sa carte. Il s’agit des hommes qui étaient à la tête de ces peuples et royaumes avant que les Français les envahissent. Une action qui a contribué à les réunir en une seule entité&nbsp;: le&nbsp;Soudan&nbsp;français. Les royaumes qui ont été fédérés pour le constituer [le&nbsp;Soudan] sont entre autres&nbsp;: Sabouciré, Kita, Bamako, Ségou, Nioro, Tombouctou, Sikasso, Gao, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali était un projet de fédération entre certains peuples que les Français avaient vaincus pendant leur pénétration et&nbsp;répartis&nbsp;en différentes républiques&nbsp;: le&nbsp;Soudan, le Sénégal, la Haute-Volta, le Dahomey. Pour des raisons différentes, sous la pression de la puissance coloniale et sur fond de divergences doctrinales et idéologiques sur la gestion de la fédération, les chefs des représentants de ces différentes républiques qui devraient se fédérer pour le mettre en place n’ont pas pu s’entendre. Toutefois, la fédération du Mali a existé pendant une courte durée en réunissant le Sénégal et le Mali. Aujourd’hui, le Mali en tant qu’État de culture hétéroclite était autrefois appelé par les colons, la république soudanaise, il est devenu la république du Mali, après l’éclatement de la fédération du Mali.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une crise atavique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise que traverse le Mali ne date pas d’aujourd’hui. L’appareil étatique a toujours été incapable de jouer son rôle. Bien avant que la contestation, à laquelle nous faisons face de nos jours, ne prenne sa forme actuelle, le climat sociopolitique au Mali ne présageait rien de bon ni de sûr. Il y avait la grogne sociale sur presque toute l’étendue du territoire national et dans tous les secteurs. Presque toutes les couches sociales se plaignaient de leurs misérables conditions de travail et de vie. La paix et la sécurité ainsi que la stabilité et le développement ont tout le temps été parmi les délices et les idéaux le peuple malien n’a jamais gouté et/ou atteindre. La pauvreté a toujours été le quotidien des Maliens. La justice sociale a tout temps été pour le peuple une réalité d’ailleurs. L’éducation et la santé ont tout le temps été des droits pour quelques privilégiés. Le Mali n’a jamais connu plus d’une décennie, sans qu’une partie de son peuple ne se lève pour dénoncer sa non-satisfaction vis-à-vis de l’État en tant que pouvoir public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même que la crise que traverse le Mali ne date pas d’aujourd’hui, la contestation populaire qui dénonce le mal-être de l’être-malien&nbsp;l’est aussi. Défier l’autorité du pouvoir politique est familier au peuple malien. Il est par abus de langage ancré dans ses coutumes et valeurs. Les peuples qui se retrouvent en son sein, bien avant qu’ils ne soient réunis comme un seul peuple, ont toujours opposé une résistance face à ce qu’ils considèrent comme une oppression à leur égard. Les récits sur la résistance et la pénétration coloniale française dans les royaumes cités précédemment comme ceux qui ont été rassemblés pour le constituer confirment ce fait.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Un peuple d’éternel contestateur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a toujours eu du mal à exister. Cette idée de fédération, à laquelle il doit son existence, a tout le temps été une illumination, à chaque fois qu’on croit l’avoir atteint, elle n’est plus. Le peuple qui se réclame d’être le sien, a toujours eu des différends avec les politiques qui ont en charge la gestion du pouvoir public lorsque ces derniers ne roulent pas pour l’intérêt général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple malien, il s’agit ici du peuple en tant qu’une totalité organique ayant une communauté de tradition, de mœurs, de culture, n’a jamais abdiqué pendant une longue durée face à des politiques qui ne faisaient pas l’affaire de la collectivité. Il s’est mobilisé à chaque fois pour dénoncer sa misérable condition de vie que les politiques lui imposaient. Il ne s’est jamais laissé malmener par le pouvoir public à sa guise. La contestation à laquelle il s’adonne en ces temps ne lui est pas étrangère. Les différents bouleversements qui ont conduit au départ des différents régimes qui se sont succédé jusqu’ici en témoignent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les manifestations auxquelles nous assistons ces derniers temps traduisent le mal-être de l’être-malien&nbsp;et exhibent de même le malaise dans lequel le peuple vit, plus que les précédentes contestations. Cette fois-ci, à la différence des précédentes, elle a commencé avec les soulèvements populaires contre les résultats des élections législatives. Mais en réalité, ces derniers n’ont été que les principes déflagrateurs. C’est-à-dire, la goutte d’eau qui a fait casser le pont. Les germes pour un soulèvement populaire étaient palpables bien avant les élections législatives. Le peuple malien vivait dans la pauvreté jusque dans son esprit. Le processus de la paupérisation du peuple, enclenché depuis la république précédente, suivait son chemin comme si ce n’était pas le peuple qui s’était mobilisé pour l’avènement de la démocratie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Un mal lointain</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire le mal-être que l’être-malien&nbsp;démontre à travers les contestations qui surviennent en ces temps au seul régime en place est un anachronisme, un déni de réalité. Aucun régime n’est parvenu, depuis que la république du Mali a vu le jour jusqu’aujourd’hui, à satisfaire aux besoins pressants du peuple. Tour à tour, ils ont tous été incapables d’élaborer des projets de société partagés par un nombre important du peuple, de mettre en œuvre des directives qui répondent à la volonté générale du peuple. Ils ont tous été décriés par le peuple, à commencer par les&nbsp;pères de l’indépendance&nbsp;jusqu’au régime actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou&nbsp;CISSE, le nihiliste en puissance</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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