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	<title>Archives des Farabougou &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 : Koulikoro et Douentza signent la dernière note de la compétition </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 14:04:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 a mis en avant des talents régionaux à travers musique et performances.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Les orchestres régionaux de Koutiala, Kita et Ségou ont illuminé la salle Ali Farka Touré de Tombouctou, le samedi 27 décembre 2025. Entre morceaux en compétition et concerts vibrants, ils ont donné le ton d’une journée placée sous le signe de la créativité. Koulikoro et Douentza ont ensuite enrichi la soirée avec musique, théâtre et danses traditionnelles. La Biennale Artistique et Culturelle 2025 s’est affirmée comme un carrefour de talents et de mémoire collective.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Le programme a débuté avec l’orchestre régional de Koutiala, qui a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. La formation a présenté deux numéros en compétition, démontrant son savoir-faire et sa capacité à conjuguer tradition et modernité. À ces prestations se sont ajoutés six autres morceaux d’orchestre, permettant au public de découvrir la richesse de son répertoire. Les musiciens ont su captiver l’auditoire par leur énergie et leur maîtrise, donnant le ton à une après-midi placée sous le signe de la créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-koutiala-ouvre-le-bal"><strong>Koutiala ouvre le bal</strong><strong></strong></h2>



<p>Après Koutiala, ce fut au tour de l’orchestre régional de Kita de prendre place sur scène. La formation a proposé deux titres en compétition, témoignant de son engagement dans la rivalité artistique de la Biennale. En complément, huit autres morceaux de concert ont été interprétés, offrant un panorama musical varié et raffiné. Les artistes de Kita ont séduit par leur sens de l’harmonie et leur capacité à transmettre des émotions fortes, confirmant la vitalité de la scène musicale régionale.</p>



<p>La boucle orchestrale s’est refermée avec la prestation de l’orchestre régional de Ségou. Fidèle à sa réputation, la formation a livré cinq morceaux, chacun marqué par une intensité particulière et une identité sonore propre. Les musiciens de Ségou ont su enflammer la salle Ali Farka Touré, concluant avec brio cette séquence musicale. Leur performance a été saluée par des applaudissements nourris, témoignant de l’enthousiasme du public et de la qualité des œuvres présentées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kita-et-segou-en-vedette"><strong>Kita et Ségou en vedette</strong><strong></strong></h2>



<p>La compétition s’est poursuivie avec les régionales de Koulikoro et Douentza, venues clore l’édition 2025 de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou. Koulikoro a présenté quatre numéros, chacun illustrant une facette de son patrimoine artistique. L’ensemble instrumental intitulé L’entente a ouvert la série, suivi par la pièce de théâtre Les soupirs de Farabougou. Le solo de chant Le Mali est incomparable a ensuite résonné avec force, avant que la danse traditionnelle Le tandounou ne vienne honorer les héros des conquêtes victorieuses.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-1024x683.jpeg" alt="Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro" class="wp-image-20692" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Danse-traditionnelle-de-la-troupe-de-Koulikoro.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro, le 27 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p>Douentza, de son côté, a également marqué les esprits par la diversité de ses prestations. L’ensemble instrumental La résilience a donné le ton, mettant en avant la force et la persévérance de sa communauté. Le solo de chant Union de tous les Maliens a ensuite porté un message d’unité et de fraternité. La pièce de théâtre Le prix de l’éducation a rappelé l’importance du savoir et de la transmission, tandis que la danse traditionnelle&nbsp;<em>Le Nebe</em>, issue de la culture dogon, a clôturé la soirée avec une intensité symbolique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-koulikoro-et-douentza-cloturent-la-competition"><strong>Koulikoro et Douentza clôturent la compétition</strong><strong></strong></h2>



<p>Au terme de cette journée, la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 a confirmé son rôle de vitrine des talents régionaux et de creuset des traditions maliennes. Les prestations des orchestres et des troupes artistiques ont illustré la richesse et la diversité du patrimoine culturel du pays. Entre musique, théâtre et danse, chaque numéro a contribué à renforcer le lien entre les générations et à célébrer l’identité collective. La salle Ali Farka Touré a ainsi été le théâtre d’une véritable communion artistique et populaire.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#ChroniqueDuSamedi : non, mieux vaut tôt que tard !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Nov 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[conflits intercommunautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Farabougou]]></category>
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		<category><![CDATA[forum pour la réconciliation]]></category>
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<p>Il relève d’une opinion commune que « mieux vaille tard que jamais ». Il semble alors admis qu’il soit salutaire de tenter de dénouer une situation que de ne jamais l’essayer. Ce&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Il relève d’une opinion commune que « <em>mieux vaille tard que jamais </em>». Il semble alors admis qu’il soit salutaire de tenter de dénouer une situation que de ne jamais l’essayer. Ce n’est alors pas le résultat qui compte, mais plutôt la volonté, le laisser paraître.</p>



<p>Si l’action humaine ne doit pas tenir compte du résultat ou de l’utilité publique, à quoi bon agir ? Pourtant, cette même opinion commune soutient&nbsp;que « <em>mieux vaut prévenir que guérir </em>». Ce qui est plus rationnel, en tout cas. Celle-ci fait appel à un esprit d’anticipation des problèmes et s’adapte mieux à la gestion rationnelle des problèmes.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4317&amp;action=edit">#ChroniqueDuSamedi : la Volonté générale !</a></p>



<p>Les campagnes de vaccination sont généralement organisées pour prévenir des épidémies. L’hygiène est enseignée pour prévenir des menaces contre la santé publique. Les forces armées sont formées et équipées pour prévenir les guerres. Les lois sont enseignées aux citoyens pour prévenir les sanctions à encourir en cas de violation.</p>



<p>Au Mali, nos autorités travaillent rarement à prévenir les crises intercommunautaires. C’est après explosion qu’elles prennent conscience de toute leur gravité et organisent des cérémonies à l’aune de banquet pour tenter de réconcilier en deux ou trois jours ce qui a&nbsp;été&nbsp;délié devant elles durant des années.&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4020&amp;action=edit">#Chronique : où va le Titanic Mali ?</a></p>



<p>À Niono, dans la région de Ségou, un forum intercommunautaire se tient depuis le jeudi 5 novembre 2020. Ce forum, qui doit initialement prendre fin ce samedi, a lieu afin de tenter de réconcilier des communautés en conflit. Quel résultat faut-il donc attendre de cette rencontre ? Peu. Beaucoup de rencontres de ce genre ont déjà eu lieu dans la région de Mopti. Pourtant, l’accalmie est loin d’être un acquis.</p>



<p>Du Nord du Mali à Ségou en passant par Mopti, si les autorités avaient prévenu ces crises, les cellules cancéreuses pouvaient être amputées avant que l’infection se répande sur le reste du corps. Mais au lieu de prévenir, on se plaît dans la considération, « <em>mieux vaut tard que jamais</em> ». Je dis non, « <em>mieux vaut tôt que tard </em>».</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Farabougou est-il devenu l’île de Vendredi du jour au lendemain?</title>
		<link>https://saheltribune.com/farabougou-est-devenu-ile-vendredi-jour-lendemain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Farabougou]]></category>
		<category><![CDATA[île de Vendredi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Farabougou n’est pas devenu du jour au lendemain l’île de Vendredi, en référence au roman d’aventures de Daniel Defoe (« La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé »).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>L’occupation de Farabougou, dans la quatrième région du Mali (Ségou), inquiète plus en plus les Maliens et des observateurs internationaux. Pourtant, la question que l’on devrait se poser est&nbsp;: comment sommes-nous arrivés là ?</strong></p>



<p>Farabougou n’est pas devenu du jour au lendemain l’île de Vendredi, en référence au <a href="https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Defoe-Robinson-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman d’aventures</a> de Daniel Defoe (« <em>La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé </em>»). La séparation de ce village du reste du monde, depuis près de deux semaines, est la conséquence de quelques années d’indifférence de l’État face à une situation qui plantait ses racines dans la 4<sup>e</sup> région du Mali. L’enclavement de ce village a eu son couronnement, le week-end dernier, par la destruction du pont qui restait le seul espoir de ces habitants privés de tout le nécessaire, en cette période de fin d’hivernage. Ce village serait-il devenu le nouveau sanctuaire des groupes terroristes dans la région de Ségou ? Seul le temps nous permettra d’en juger. </p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une occupation, des conséquences</strong></h3>



<p>Toutefois, l’occupation de Faradougou n’est pas sans conséquence pour les habitants et pour le pays. Les cris de détresse de ses habitants avaient commencé à se faire entendre depuis des jours&nbsp;: les denrées de première nécessité commençaient à manquer. Mais ce ne serait pas tout. Nous rapportant de façon générale aux activités favorites dans cette région, nous savons que l’élevage occupe une place considérable. Cette occupation par des hommes armés pourrait constituer un coup dur pour ces populations en termes de ressources. Ce qui à la longue engendrerait des mouvements massifs plus vers le sud.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une crinière d’interrogations</strong></h3>



<p>Pourtant, plusieurs questions restent encore en suspense au sujet de cette situation sécuritaire dans cette région. Comment sommes-nous arrivés à ce degré de violence dans la région de Ségou ? Pourquoi les forces armées maliennes et étrangères ne parviennent pas à intervenir pour libérer Farabougou de ses geôliers ?</p>



<p>Certes, l’insécurité dans cette région n’est que le prolongement de la situation de la région de Mopti, qui n’a été elle aussi que le prolongement de l’insécurité au Nord du Mali. Mais pas que. L’indifférence des autorités locales face aux souffrances des populations a vite donné l’opportunité aux djihadistes d’avoir une assise solide, en collaborant avec la population. Une situation qui n’a pas pu avoir de réponse satisfaisante et qui a fini par se dégénérer.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3627&amp;action=edit">Insécurité : entre avril et juin 2020, 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali</a></p>



<p>Depuis près d’une année, la présence de <a href="https://www.voaafrique.com/a/une-dizaine-de-civils-peuls-tu%C3%A9s-dans-le-centre-par-des-chasseurs-traditionnels-/4915287.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chasseurs</a> faisant régner leur loi dans les villages de la 4<sup>e</sup> région a été signalée par les habitants de la zone. Mais nous avons rarement vu des actions d’anticipation de la part de l’État dans ces zones. Et ces hommes en tenu de chasseurs auraient fini par gagner la confiance des habitants de la localité, en raison surtout de la rigidité de leur justice.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pourquoi l’armée n’intervient-elle pas ?</strong></h3>



<p>Quant aux raisons de la non-intervention des forces armées pour libérer Farabougou, des tentatives d’explications sont livrées. Selon nos informations, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201019-mali-les-jihadistes-continuent-dimposer-leur-loi-%C3%A0-farabougou-plus-en-plus-isol%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’armée malienne tente d’intervenir</a>. Mais la situation semble assez compliquée, notamment avec la destruction du pont qui menait à ce village. Mais même bien avant, une intervention par voie terrestre semblait trop risquée en raison non seulement de la situation des routes, mais aussi des risques de mines, d’engins explosifs. Or, une intervention aérienne dans un tel contexte n’est pas sans conséquence désastreuse pour la vie des habitants.</p>



<p>Toutefois, des <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-mali-farabougou-m%C3%A9diation-active-desserrer-%C3%A9treinte-jihadistes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médiations</a> seraient en cours. On estime d’ailleurs qu’une intervention armée ne fera que péter le plomb, à ce stade des discussions. </p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des appels à libération</strong></h3>



<p>Depuis dimanche 18 octobre 2020, des partis politiques, des internautes et plusieurs autres personnes ont levé la voix afin de demander de l’aide pour les habitants de Farabougou.</p>



<p>Dans un communiqué du 19 octobre 2020, les Forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) invitent les « <em>autorités de la transition à prendre toutes les mesures nécessaires pour libérer ce village de la menace terroriste y compris des alternatives de nouvelles collaborations</em> » militaires. Elles interpellent la Mission de l’ONU au Mali, MINUSMA, ainsi que Barkhane, la force française, à intervenir pour libérer ce village. Les nouvelles autorités sont également invitées par les FPR-Mali à « <em>mettre en application et en intégralité la loi&nbsp;04_051 portant organisation de la défense nationale et du territoire</em> ».</p>



<p>Le parti FARE-An Ka Wuli formule les mêmes demandes auprès des nouvelles autorités maliennes en les invitant à prendre toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser tout le territoire national. C’est les mêmes demandes formulées par le PARENA ainsi que l’ADEMA-PASJ.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4554&amp;action=edit">Otages civils et militaires : pour exiger la libération de leurs collègues, les administrateurs civils sur le ring !</a></p>



<p>Des appels répondus partiellement par les Forces armées maliennes (FAMA), lundi 19 et mardi <a href="https://www.fama.ml/farabougou-les-fama-larguent-encore-des-vivres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">20 octobre 2020</a>, à travers le <a href="https://www.fama.ml/farabougou-les-fama-au-secours-des-populations/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">largage de cargaisons</a> de denrées de première nécessité sur le village.</p>



<p>Si nous ne voulons pas assister à une aggravation de la situation sécuritaire dans cette région où de plus en plus d’attaques sont enregistrées, il conviendrait que les nouvelles autorités maliennes revoient assez rapidement le rapport entre les populations locales et leurs autorités. Il faudrait que la confiance règne entre les gouvernés et les gouvernants. Pour ce faire, la justice doit véritablement régner.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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