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	<title>Archives des Famine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Climat : quand l’Afrique aride entre en surchauffe et que l’Occident lambine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comment le réchauffement climatique en Afrique aride affecte-t-il les vies? Un aperçu des défis face à la chaleur extrême.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Par une chaleur insoutenable, dans un silence quasi-global, les zones arides du continent tirent leur sonnette d’alarme. Et personne, ou presque, ne l’entend.</em></strong></p>



<p>«<em> Allah n’est pas obligé, n’a pas besoin d’être juste dans toutes ses choses, dans toutes ses créations, dans tous ses actes ici-bas</em> », écrivait Amadou Kourouma dans une phrase à la fois terrible et lucide, comme un écho prophétique aux tragédies muettes du présent. Kayes, 3 avril 2024. Le&nbsp;<a href="https://www.climatecentre.org/13690/sahel-heatwave-blamed-for-some-100-excess-deaths-in-mali-would-not-have-occurred-without-climate-change-study/">thermomètre crève le plafond à 48,5 °C</a>. Une chaleur brute, inhumaine, implacable. En quatre jours, cent Maliens tombent, non pas sous les balles ou les bombes, mais sous le poids d’un ciel devenu brasier. Le soleil n’a pas d’ennemi, pas de visage, pas de parti. Juste une justice à lui, aussi impénétrable qu’indifférente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epicentre-de-la-detresse-climatique-mondiale"><strong>L’épicentre de la détresse climatique mondiale</strong></h2>



<p>Dans cette ville jadis fière de ses rails, le métal se tord, les certitudes aussi. Ce n’est pas un désastre soudain, mais une agonie diffuse, une apocalypse lente — celle d’un climat qui frappe sans haine, mais avec une efficacité chirurgicale. Face à cette injustice climatique, où mourir de chaleur devient banal, la phrase de Kourouma résonne cruellement juste : l’équilibre du monde ne nous est pas dû. Mais il n’en reste pas moins que les humains en ont, à bien des égards, compromis l’harmonie. Car derrière la chaleur de Kayes, ce n’est pas simplement la fatalité climatique qui se joue, mais bien le prix accumulé de décennies d’inaction, d’aveuglement et d’avidité.</p>



<p>Alors que le Sahara grignote les terres, que la faim ravage les villages du Sahel et que les canicules tuent désormais à Kayes, le continent africain est pris dans un compte à rebours climatique. Et pendant que les alertes s’enchaînent, les réponses — financières, politiques, géopolitiques — restent aussi évanescentes qu’un mirage de saison sèche.</p>



<p>Sahara, Sahel, Corne de l’Afrique&nbsp;: un triangle infernal qui constitue aujourd’hui l’épicentre de la détresse climatique mondiale. Une ligne de front où la température grimpe, les pluies s’évaporent, et les espoirs, trop souvent, se fanent avec les récoltes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-visages-d-un-desastre-silencieux"><strong>Trois visages d’un désastre silencieux</strong></h2>



<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahara</a>, d’abord : 8,5 millions de kilomètres carrés de fournaise, avec des pointes à 50 °C dans le désormais tristement célèbre « <em>triangle de feu</em> » algérien. Puis vient le Sahel, ce trait d’union entre désert et savane, où le <a href="https://www.alliance-sahel.org/presse/le-sahel-face-aux-enjeux-du-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement est 1,5 fois</a> plus rapide que la moyenne planétaire. Là, entre Mopti et Tahoua, les pluies tombent — parfois — pendant trois mois, mais laissent sècheresse, migration et conflits sur leur passage. Et enfin la Corne, ce couloir maudit où la sècheresse de 2020-2023 a laissé <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Horn_of_Africa_drought_(2020%E2%80%932023)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 43 000 morts en Somalie</a>, 23 millions d’affamés, et des troupeaux décimés comme jamais.</p>



<p>Mais les chiffres, aussi vertigineux soient-ils, ne disent pas tout. Ce sont les canicules de février, les sècheresses en spirale, la progression du Sahara vers le sud — 400&nbsp;millions de personnes menacées — et la&nbsp;<a href="https://eu.boell.org/en/SoilAtlas-regreening-Sahara-desert">disparition quasi-totale du lac Tchad</a>&nbsp;qui forcent le constat&nbsp;: quelque chose d’irréversible est en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-la-communaute-internationale-presente-mais-en-retard"><strong>Et la communauté internationale ? Présente, mais en retard</strong></h2>



<p>Les Nations unies, les grandes conférences, les COP, les fonds climatiques… Tout y est. Sauf peut-être l’essentiel : l’urgence. Entre 2021 et 2022, les flux financiers destinés à l’Afrique n’ont couvert que <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">23 % des besoins climatiques</a> estimés du continent. Sur les 200 milliards nécessaires d’ici 2030, à peine 44 sont déboursés. Et quand les sommes sont là, les retards, les lourdeurs administratives et les critères opaques viennent freiner la moindre avancée.</p>



<p>Le Fonds « <em>Perte et dommage</em> » ? Annoncé, salué, applaudi… mais à zéro dollar décaissé à ce jour. La <a href="https://africanclimatewire.org/2025/05/africa-great-green-wall-initiative-seeks-to-overcome-policy-and-funding-gaps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille verte</a> ? Ambitieuse, elle peine à dépasser les 30 % d’avancement, malgré des promesses de 19 milliards de dollars. Même <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adaptation</a>, ce maillon clé pour survivre, est majoritairement financée par des prêts, accroissant la dette de pays déjà fragilisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resistance-locale-inventivite-africaine"><strong>Résistance locale, inventivité africaine</strong></h2>



<p>Et pourtant, le continent résiste.&nbsp;<em>Résiland Sahel</em>, le programme alimentaire du PAM, les registres de protection sociale adaptative, les bonds innovants comme le&nbsp;<em>Lemur Bond</em>&nbsp;à Madagascar… Autant de preuves que l’Afrique ne se contente plus de subir, mais innove, préviens, reconstruit. Non sans douleur, mais avec dignité.</p>



<p>Dans le sud de la Mauritanie, plus de 300 000 hectares ont déjà été restaurés. À Niamey, à Ouagadougou ou à Bamako, des stratégies nationales émergent, portées par des jeunes, des femmes, des collectifs qui refusent de se résigner. L’observatoire de la Grande Muraille verte, lancé en 2024, tente de mettre un peu d’ordre dans la jungle des portefeuilles climatiques. Mais sans <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">sursaut global</a>, la course est perdue d’avance.</p>



<p>Car ce n’est plus une simple crise. C’est une guerre. Une guerre contre la montre, contre la torpeur des bailleurs, contre les mécanismes de financement obsolètes. Une guerre où les soldats sont des éleveurs touaregs sans pâturage, des mères somaliennes sans lait à offrir, des enfants sahéliens sans arbres pour jouer à l’ombre.</p>



<p>Et pendant ce temps, le monde regarde ailleurs. L’Ukraine, Gaza, Taïwan… L’Afrique, elle, brûle en silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-le-continent-reclame-nbsp-du-concret"><strong>Ce que le continent réclame&nbsp;: du concret</strong></h2>



<p>Alors que faire ? Quatre lignes suffiraient&nbsp;: qu’on quadruple les flux financiers avant 2030. Qu’on simplifie, enfin, l’accès aux fonds. Qu’on canalise l’aide via les systèmes sociaux existants. Et qu’on investisse massivement dans la donnée, la vraie, celle du terrain.</p>



<p>Car pour l’Afrique aride, l’heure n’est plus aux discours. Chaque mois perdu, chaque dollar non versé, chaque hectare non replanté est une promesse de famine, d’exode, de conflit. Et au bout de cette chaîne, il y a le monde entier, car comme le dit un proverbe peul&nbsp;:&nbsp;<em>« Quand la case du voisin brûle, mieux vaut ne pas s’endormir. »</em></p>



<p>Alors, si Allah n’est pas tenu à la justice, nous, humains, le sommes. Nous avons une responsabilité morale et politique de rééquilibrer ce qui peut l’être encore : par les politiques climatiques, par la solidarité financière, par la restauration des terres dévastées. À défaut de changer les lois de la physique, il nous reste celle, impérieuse, de la conscience.<em></em></p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Autosuffisance alimentaire par l’irrigation : le gouvernement lance la phase II du PDI-BS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 16:38:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Découvrez comment le Mali exploite son potentiel irrigable pour atteindre l'autosuffisance alimentaire et soutenir son économie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Mali dispose d’un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2&nbsp;millions d’hectares, mais seulement 18&nbsp;% de ces immenses capacités d’irrigation sont exploitées. Conscient que l’irrigation peut jouer un rôle essentiel dans l’autosuffisance alimentaire, le gouvernement ne ménage aucun effort pour mettre en valeur ces énormes potentialités. C’est dans ce cadre qu’il vient de lancer la deuxième phase du PDI-BS.</em></strong></p>



<p>C’était le jeudi&nbsp;19&nbsp;juin 2025, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga et en présence de sept (7) membres du gouvernement. Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement fait de l’agriculture une priorité, conscient de son rôle de moteur de l’économie nationale dans une vision<em>&nbsp;</em>de développement durable, déclinée dans le<em>&nbsp;« Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma ». « La mise en œuvre du programme contribuera à combler le déficit céréalier du pays et à participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région »</em>, a déclaré le Premier ministre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pdi-bs-nbsp-ii-un-programme-structurant"><strong>Le PDI-BS&nbsp;II, un programme structurant</strong></h2>



<p>La phase&nbsp;II du programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) vient consolider les acquis de la première phase qui s’est opérée dans les zones de Sélingué, Kangaba, Bla, San, Ségou et Djenné. S’inscrivant dans la continuité, cette deuxième phase a pour objectif global de contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans les zones de Djenné, du Moyen-Bani et de Sélingué.&nbsp;</p>



<p>Concrètement, il s’agit de l’aménagement et la mise en valeur de 33 000&nbsp;ha de plaines rizicoles en submersion contrôlée, 10 416&nbsp;ha en maîtrise totale de l’eau, 4 879&nbsp;ha de bourgoutières pour le développement de l’élevage, 150&nbsp;ha de cultures maraîchères, l’aménagement de 391,50&nbsp;km de pistes rurales, dont 12&nbsp;km bitumés entre le centre communautaire de Sarantomo et la RN6.&nbsp;</p>



<p>Cette phase&nbsp;II du programme va permettre la réalisation d’une production additionnelle annuelle de 134,580&nbsp;tonnes de riz paddy, 2,354&nbsp;tonnes de poissons, 64,440&nbsp;tonnes de viande et 5 927 985&nbsp;litres de lait et 15. 000&nbsp;tonne de produits maraîchers. Elle permettra aussi de créer 900&nbsp;emplois directs pendant les travaux, 4000&nbsp;emplois pendant la phase d’exploitation et 2 000&nbsp;emplois indirects et induits. Signalons que cette phase&nbsp;II est financée à hauteur d’un montant total de 47,4&nbsp;milliards de FCFA, dont 30&nbsp;milliards pris en charge par la Banque ouest-africaines de Développement (BOAD) et 900&nbsp;millions par la contrepartie malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-importants-acquis-lors-de-la-phase-i"><strong>D’importants acquis lors de la phase I</strong></h2>



<p>Il faut indiquer que lors de la cérémonie de lancement, le point des acquis de la première phase a été fait. Ces acquis sont des réalisations notables que sont&nbsp;: les barrages-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui tous fonctionnels, ainsi que l’aménagement hydro-agricole de 36 500&nbsp;hectares. Ces infrastructures ont permis une production additionnelle annuelle estimée à 61 085&nbsp;tonnes de riz paddy, 7 657&nbsp;tonnes de légumes, 1 975&nbsp;tonnes de poissons, 701 140&nbsp;litres de lait et la création de 3 668&nbsp;emplois.</p>



<p>Au regard de ces importants acquis, on peut conclure que l’irrigation joue un rôle essentiel dans la réalisation d’une souveraineté alimentaire. C’est pourquoi le gouvernement prévoit de mobilier, pour la période&nbsp;2025-2034, plus de 333&nbsp;milliards&nbsp;FCFA pour le sous-secteur de l’irrigation. C’était à l’issue de la session ordinaire du conseil des ministres du mercredi&nbsp;21&nbsp;mai 2025.&nbsp;</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’OPAM, colosse aux pieds d’argile d’une sécurité alimentaire toujours en sursis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 07:17:06 +0000</pubDate>
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<p>La performance de l'OPAM mise en question par un rapport alertant sur les dérives de la structure au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À quoi sert un géant s’il ne marche plus ? L’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), censé être le pilier de la politique de sécurité alimentaire nationale, se révèle, selon un rapport du Vérificateur général, comme une structure en panne de stratégie, minée par l’improvisation et la dépendance budgétaire. Dans un pays où plus d’un million de personnes sont menacées de famine, cette contre-performance pose question.</em></strong></p>



<p>Si l’on devait résumer l’état de santé de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) en une image, ce serait celle d’un dinosaure essoufflé, aux membres atrophiés par des décennies d’inertie bureaucratique, avançant à reculons vers une mission qu’il ne maîtrise plus. Le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la société, couvrant la période 2020-2024, est implacable : entre déficience chronique de gouvernance, carence dans la gestion des stocks de céréales, et une activité commerciale quasi inexistante, l’OPAM ressemble plus à un lest qu’à un levier dans le dispositif national de sécurité alimentaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-structurellement-problematique"><strong>Une dépendance structurellement problématique</strong></h3>



<p>Créée pour veiller à ce que nul ne meure de faim dans les villages oubliés du Gourma ou les faubourgs de Kati, l’institution s’est figée dans une logique de survie institutionnelle. Pourtant, elle a englouti plus de 115 milliards de FCFA en quatre ans – soit 24 milliards de plus que les fonds réellement alloués – sans réussir à garantir un système de stockage efficace ni à rendre ses activités rentables. Loin de générer des recettes propres, l’Office vit sous perfusion étatique, dans une dépendance qui n’est plus simplement inconfortable, mais structurellement problématique.</p>



<p>Il faut lire entre les lignes du rapport pour percevoir l’ironie tragique : un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) dont les activités commerciales sont à peine embryonnaires, pendant qu’il consacre l’essentiel de ses ressources à des missions de service public – reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’État (SIE) – menées avec une efficacité discutable. Le constat est sans appel : non seulement l’OPAM n’a pas respecté les engagements de son contrat-plan, mais ses propres entrepôts, mal réhabilités ou laissés à l’abandon, compromettent la qualité des céréales stockées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-pays-cherche-ses-reperes-alimentaires"><strong>Le pays cherche ses repères alimentaires</strong></h3>



<p>Les recommandations fusent, en rafales, comme les ultimes coups d’épée dans une structure qui tangue : doter l’OPAM d’un logiciel de gestion intégrée, actualiser les fiches de poste, certifier les comptes, tenir des réunions de conseil&#8230; Autant de mesures qui relèvent davantage de la médecine d’urgence que d’un plan de transformation stratégique.</p>



<p>Faut-il dès lors maintenir ce mastodonte en vie ? La question, pourtant taboue, affleure en filigrane du rapport. En attendant, dans les marchés de Mopti ou les greniers du Macina, les sacs de mil se vident plus vite que les mots. Et pendant que le pays cherche ses repères alimentaires dans la poussière des promesses non tenues, l’OPAM continue son chemin. Sans cap. Sans boussole.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La faim, ce nouveau djihad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:48:30 +0000</pubDate>
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<p>L'insécurité alimentaire dans le monde laisse des cicatrices profondes. Explorez les causes et les conséquences de cette crise.</p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les conflits tuent à la kalachnikov et les sécheresses à petit feu, la faim s’impose comme le détonateur silencieux des grands dérèglements. Derrière chaque chiffre froid, une colère chaude. Derrière chaque ration supprimée, une frontière qui s&rsquo;effrite. La Banque mondiale alerte, mais qui écoute encore quand le ventre vide devient un cri politique ?</em></strong></p>



<p><em>« La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés »,&nbsp;</em>affirme Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations à la Banque mondiale. C’est plus qu’un avertissement technocratique : c’est une prophétie. Et c’est surtout une phrase qui mérite d’être lue à haute voix dans toutes les capitales qui prétendent encore croire à l’ordre mondial.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-linceuls-de-fortune"><strong>Des linceuls de fortune</strong></h3>



<p>Le&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires 2025</em>, livré en mai dans une indifférence polie, ressemble à ces diagnostics implacables que l’on lit, un sourcil levé, avant de tourner la page. Erreur. Ce rapport-là est une sirène. Un avertissement sans frais — pour l’instant. Car si la faim tue, elle fait plus encore : elle fracture les sociétés, érode les États, dissout les pactes civiques, transforme des enfants en combattants, des mères en exilées, des villages entiers en camps de fortune.</p>



<p>295 millions de personnes. C’est la masse critique de ceux qui, en 2024, ont plongé dans l’insécurité alimentaire aiguë. L’expression est froide. Elle dissimule des réalités brûlantes : enfants affaiblis, rations coupées, marchés à l’abandon, files d’attente pour du riz moisi, poings levés contre les convois de l’ONU, et parfois — trop souvent — des linceuls de fortune.</p>



<p>Regardons la carte. Le Soudan est aujourd’hui le théâtre d’une famine certifiée — la première depuis 2020. En bande de Gaza, 100 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire sévère. À Haïti, au Soudan du Sud, au Mali, les zones classées «&nbsp;<em>urgence</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>catastrophe</em>&nbsp;» se multiplient. Dans 36 pays, plus de 35 millions de personnes nécessitent une action immédiate. Le chiffre fait tourner les têtes, mais sur le terrain, ce sont les ventres qui grondent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-kalachnikov-est-devenue-un-plat-du-jour"><strong>La kalachnikov est devenue un plat du jour</strong></h3>



<p>Et pourtant, pendant que la faim progresse, les financements reculent. En Afghanistan, en RDC, au Soudan ou au Yémen, les coupes budgétaires ont paralysé l’aide alimentaire. Les Nations unies préviennent : jusqu’à 45 % de réduction. Comme si l’incendie exigeait moins d’eau.</p>



<p>La faim, hier conséquence, est devenue cause. Elle alimente les conflits comme le bois sec nourrit le feu. Elle pousse à la fuite, creuse les sillons de la migration, ouvre la voie aux discours extrémistes, aux vendettas intercommunautaires, aux alliances avec les seigneurs de guerre et les groupes armés. La kalachnikov est devenue un plat du jour.</p>



<p>À qui profitera ce chaos ? Aux entrepreneurs de violence, aux prophètes de l’apocalypse, à ceux qui ont compris depuis longtemps que le ventre vide est plus facile à enrôler que le cerveau nourri. Boko Haram, Al-Shabaab, les factions tribales du Soudan ou les gangs haïtiens le savent. Dans un monde où l&rsquo;on meurt de faim, l&rsquo;arme devient un outil de survie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-djihad-du-vide"><strong>Le djihad du vide</strong></h3>



<p>Et que fait la planète ? Elle s’agite, puis se lasse. Elle promet, puis se retire. Les financements baissent, les promesses s’étiolent, les diplomates s’égarent dans des palabres sans suite. On dénonce, on condamne, mais on n’agit pas. La famine est une catastrophe qu’on regarde à distance, comme une série Netflix dont l’on peut encore choisir de zapper l’épisode suivant.</p>



<p>Axel van Trotsenburg a dit vrai. Mais il faut aller plus loin : la faim est désormais un acteur politique. Elle redistribue les cartes, recompose les rapports de force, redessine les frontières mentales et géographiques. C’est le djihad du vide, le soulèvement du silence, le chaos du quotidien.</p>



<p>Si le XXIe siècle a un nouveau levier de guerre, ce n’est ni le pétrole, ni les minerais, ni l’intelligence artificielle. C’est la faim. Et tant que le monde civilisé la traitera comme une crise parmi d’autres, elle continuera de ronger les fondations de nos certitudes.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises alimentaires : l’humanité dans le rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:33:40 +0000</pubDate>
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<p>Explorez les enjeux des crises alimentaires mondiales et de l'insécurité nutritionnelle aiguë qui touchent 295 millions de personnes.</p>
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<p><strong><em>Alors que la faim aiguë progresse pour la sixième année consécutive, touchant plus de 295 millions de personnes dans 53 pays, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 sonne l’alarme d’une tragédie silencieuse devenue structurelle. Entre guerres, effondrements économiques, climat détraqué et financements humanitaires en chute libre, la faim n’est plus une urgence, mais un état permanent pour des millions de vies. En Afrique comme ailleurs, l’échec n’est plus seulement politique ou logistique : il est moral, et appelle une refondation audacieuse des réponses internationales.</em></strong></p>



<p>Une fois encore, la réalité dépasse l&rsquo;entendement. Et une fois encore, la faim se moque des promesses, des déclarations de principes et des discours sur la sécurité alimentaire mondiale. Le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, publié conjointement par les Nations unies, la FAO, le PAM, l’UNICEF, le HCR et d’autres partenaires du Réseau mondial contre les crises alimentaires, fait état d’une détérioration alarmante, pour la sixième année consécutive.</p>



<p>En 2024, 295,3 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit une hausse de 13,7 millions par rapport à 2023. C’est une aggravation massive, traduisant non seulement une série de chocs prolongés (conflits, effondrements économiques, déplacements massifs, climat), mais surtout, la faillite progressive du système international de réponse humanitaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-foyers-d-urgence-absolue"><strong>Des foyers d’urgence absolue</strong></h3>



<p>«<em> Le nombre de personnes souffrant d’une faim catastrophique a plus que doublé </em>», souligne le rapport. En effet, 1,9 million de personnes se trouvent aujourd’hui dans la Phase 5 du Cadre intégré de classification (IPC/CH), la plus extrême, synonyme de famine imminente, de mortalité massive, d’effondrement des moyens de subsistance.</p>



<p>La bande de Gaza, le Soudan, Haïti et le Sud-Soudan apparaissent parmi les épicentres de cette tragédie contemporaine. «<em> Dans ces zones, les niveaux de faim ont atteint des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë</em> », avertit le rapport. Au Soudan, plus de 25 millions de personnes sont affectées, dont 1,1 million en phase 5. À Gaza, 100 % de la population est aujourd’hui classée en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Une première dans l’histoire du GRFC.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conflits-effondrements-economiques-climat-un-triptyque-fatal"><strong>Conflits, effondrements économiques, climat : un triptyque fatal</strong></h3>



<p>Les conflits restent la première cause de la faim. Ils touchent 140 millions de personnes dans 20 pays, de la République démocratique du Congo au Myanmar. Les chocs économiques, eux, ont affamé 59,4 millions de personnes dans 15 pays, presque le double d’avant la pandémie. Et cela, malgré une légère accalmie inflationniste depuis 2023.</p>



<p>Le climat, enfin, El Niño en tête, a déclenché des sécheresses et inondations dévastatrices dans 18 pays, affectant 96,4 millions de personnes. Le tout dans un monde où, selon António Guterres, «<em> la réduction spectaculaire des fonds humanitaires vitaux </em>» vient accentuer le désespoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-financement-humanitaire-au-plus-bas"><strong>Le financement humanitaire au plus bas</strong></h3>



<p>«<em> Ce rapport mondial est un nouveau témoignage sans complaisance d’un monde qui a dangereusement dévié de sa trajectoire </em>», déclare le Secrétaire général de l’ONU. Il parle d’une «<em> défaillance de l’humanité </em>», et avertit : «<em> Nous ne pouvons pas répondre à des estomacs vides avec des mains vides et des dos tournés. </em>»</p>



<p>Le paradoxe est glaçant. La faim explose, les budgets fondent. Le GRFC 2024 signale «&nbsp;<em>la réduction la plus importante du financement humanitaire dans l’histoire du rapport</em>&nbsp;». Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, ne cache pas son inquiétude : «<em> Le PAM est confronté à de graves déficits budgétaires, qui l’ont contraint à opérer des coupes sombres dans ses programmes d’aide alimentaire. Des millions de personnes perdront la bouée de sauvetage essentielle que nous leur fournissons. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-sacrifiee"><strong>Une génération sacrifiée ?</strong></h3>



<p>Derrière les statistiques, des enfants. Le rapport recense 38 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë, répartis dans 26 crises nutritionnelles majeures. Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, va droit au cœur : «<em> Dans un monde d’abondance, rien ne justifie que des enfants souffrent de la faim ou meurent de malnutrition. La faim ronge non seulement l’estomac d’un enfant, mais aussi sa dignité, son sentiment de sécurité et son avenir. </em>»</p>



<p>Face à cette spirale, les auteurs du rapport appellent à une «<em> réinitialisation audacieuse </em>». Il faut dépasser l’aide d’urgence et investir dans les systèmes alimentaires locaux, l’agriculture rurale, la nutrition communautaire et la résilience à long terme.</p>



<p>Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, le résume ainsi : «<em> L’insécurité alimentaire aiguë n’est pas seulement une crise – c’est une réalité constante. Il est essentiel d’investir dans l’agriculture d’urgence, non seulement en tant que réponse, mais aussi en tant que solution la plus rentable.</em> »</p>



<p>Alvaro Lario, président du FIDA, confirme que «<em> les réponses humanitaires doivent aller de pair avec des investissements dans le développement rural. Les petits exploitants sont au cœur de la sécurité alimentaire. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-faim-comme-facteur-de-chaos"><strong>La faim comme facteur de chaos</strong></h3>



<p>Ne pas agir, c’est courir à la catastrophe géopolitique. «<em> La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés </em>», alerte Axel van Trotsenburg de la Banque mondiale. Sans réponse, la faim devient moteur de révoltes, d’exils, de radicalisations.</p>



<p>Dans les pays où 70 % de la population dépend de l’agriculture, la moindre disette devient un séisme social. Le GRFC 2024 ne plaide pas pour la charité, il plaide pour la stratégie.</p>



<p>En 2025, la faim ne sera plus une surprise. Elle est annoncée, mesurée, cartographiée. Si elle se poursuit, ce sera par choix, ou par abandon. Et comme le martèle le rapport : «<em> Briser le cycle de la faim exige que l’on place les besoins et les voix des communautés touchées au cœur de chaque réponse. </em>»</p>



<p>Alors, quelle réponse le monde donnera-t-il cette fois ? Car au XXIe siècle, ce n’est plus de pain qu’il manque : c’est de volonté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La saison des pluies 2024 au Mali : prévenir les catastrophes pour éviter la famine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 09:41:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Alerte inondations au Mali : Les prévisions météorologiques prévoient des pluies supérieures à la moyenne climatologique. La sécurité alimentaire est menacée. Découvrez les mesures prises par les autorités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les prévisions météorologiques pour 2024 annoncent des pluies abondantes et des risques élevés d’inondations au Mali. Cette situation menace la campagne agricole et la sécurité alimentaire, incitant les autorités à prendre des mesures d’urgence pour éviter une crise humanitaire et sécuritaire.</em></strong></p>



<p>La saison des pluies&nbsp;2024 au Mali s’annonce intense, et le Conseil des ministres n’a pas manqué d’en avertir les citoyens dès sa session du 15&nbsp;mai dernier. Les prévisions météorologiques annonçaient des pluies supérieures à la moyenne climatologique de la période&nbsp;1991-2020, avec des risques élevés d’inondations. Le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme&nbsp;Dembélé Madina Sissoko, a bien informé sur les attentes&nbsp;: un démarrage moyen à tardif, une fin de saison également tardive, et des pauses pluviométriques variables. Tout semble indiquer que les cours d’eau du pays seront particulièrement sollicités cette année.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ventre-creux-n-a-point-d-oreille"><strong>« Ventre creux n’a point d’oreille »</strong></h3>



<p>Les services météorologiques sont sur le pied de guerre, multipliant les actions pour gérer cette situation : formation et information des différents secteurs socio-économiques, opérations de pluies provoquées dans les zones déficitaires, diffusion d’avis et de conseils agro-hydrométéorologiques, bulletins d’information pour la sécurité alimentaire, et alertes météorologiques. Malgré ces efforts, plusieurs localités comme Bla, Sikasso, Koutiala et Bamako enregistrent déjà de fortes inondations. « <em>Les 22 et 25 juillet, de fortes pluies ont inondé la ville de Bla (région de Ségou) et ses environs. Plus de 6900 sinistrés enregistrés dont 63% sont des femmes et des enfants de moins de 5 ans. Les eaux ont aussi causé des dégâts matériels importants. Les sinistrés ont des besoins urgents : vivres, biens non-alimentaires, eau, hygiène et assainissement. Plusieurs partenaires humanitaires se sont positionnés pour apporter une réponse. D&rsquo;autres y ont déjà fourni une assistance. Ces partenaires organisent une mission à Bla du 29 au 31 juillet afin d’assurer une réponse coordonnée.</em>« , explique OCHA Mali. </p>



<p>Cette situation est préoccupante, car elle pourrait impacter gravement la campagne agricole, augmentant les risques d’insécurité alimentaire pour l’année prochaine. Un scénario catastrophique se profile&nbsp;: des récoltes compromises, une population affamée, et des troubles sécuritaires amplifiés. En effet, comme le dit si bien le proverbe, « <em>ventre creux n’a point d’oreille</em> », et les terroristes n’hésitent pas à exploiter les faiblesses des populations pour recruter de nouveaux membres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-pluie-soit-une-benediction-et-non-une-malediction"><strong>La pluie soit une bénédiction et non une malédiction</strong></h3>



<p>Si gouverner, c’est prévoir, alors les autorités maliennes de la transition doivent non seulement gérer les catastrophes naturelles actuelles mais aussi anticiper celles de l’année prochaine. La lutte contre la famine doit devenir une priorité nationale, avec des mesures concrètes et efficaces pour soutenir les zones les plus touchées. Les prévisions alarmantes de cette saison des pluies doivent servir de leçon pour renforcer la résilience du pays face aux aléas climatiques.</p>



<p>Alors que les nuages s’amoncellent et que les rivières débordent, cette alerte doit être le signal d’un changement de cap. Les Maliens méritent un avenir où chaque goutte de pluie est une promesse de récoltes abondantes et non une menace de destruction. Aux dirigeants de faire en sorte que la pluie soit une bénédiction et non une malédiction.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture : au Mali, plusieurs localités confrontées à une crise alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 07:41:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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		<category><![CDATA[office du Niger]]></category>
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<p>Au Mali, plusieurs localités sont confrontées à une crise alimentaire, en plus de l’insécurité.</p>
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<p><strong>Au Mali, plusieurs localités sont confrontées à une crise alimentaire, en plus de l’insécurité. Reportage.</strong></p>



<p>À Bla, dans la région de Ségou, les activités principales sont l’agriculture, l’élevage et la pêche. Cette année, ces activités ont connu des blocages en raison de la faible pluviométrie.</p>



<p>Dans ce cercle, les récoltes n’ont pas été bonnes. Une situation qui annonce déjà la famine dans la zone. «<em> D’ores et déjà, nous sommes confrontés à une crise alimentaire », </em>alerte le maire de la commune de Bla, Mamadou Samaké.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="inflation"><strong>Inflation</strong></h3>



<p>Bla n’est pas le seul cercle frappé par cette <a href="https://www.food-security.net/document/afrique-de-louest-et-sahel-situation-alimentaire-et-nutritionnelle-2020-21/#:~:text=Pour%20la%20deuxi%C3%A8me%20ann%C3%A9e%20cons%C3%A9cutive,et%20nutritionnelle%20majeure%20en%202021.&amp;text=Le%20nombre%20de%20personnes%20en,)%2C%20atteignant%20un%20nouveau%20pic." target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise alimentaire.</a> Macina, dans la même région de Ségou, vit aussi des moments difficiles. D’habitude, dans cette localité rizicole par excellence, en cette période des récoltes, le kg de riz coûte 265 FCFA. Mais cette année, il est déjà passé à 275 FCFA et pourrait atteindre 500 FCFA d’ici la fin de ce mois de décembre, craint le maire de la commune de Macina, Dian Diallo.</p>



<p>Selon cet élu communal, le cercle de Macina, en coordination avec celui de Niono, dessert Diafarabé ainsi que Ténenkou en denrée alimentaire. En plus de la faible pluviométrie enregistrée cette année, les cercles de Macina et de Niono sont victimes d’une <a href="https://observers.france24.com/fr/afrique/20211015-mali-niono-s%C3%A9gou-centre-terrorisme-katiba-macina-riz-agriculteurs-conflits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise sécuritaire</a>. Des groupes armés terroristes prennent le plus souvent pour cible les champs des paysans en y mettant le feu.</p>



<p>Dans d’autres localités comme Bougouni, Sikasso et Dioïla, la même crainte anime les autorités locales. «<em> En cette période des récoltes, au cours des années précédentes, le kilogramme de maïs coûtait environ 75 FCFA, mais cette année le kg tourne autour de 150 FCFA</em> », indique Daouda Bamba, 4e adjoint au maire de Kadiolo, dans la région de Sikasso.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="proteger-l-economie-locale"><strong>Protéger l’économie locale</strong></h3>



<p>Devant une délégation de la présidence, en tournée dans les régions de Bougouni, Koutiala, Sikasso, Ségou et Dioïla (entre le 1<sup>er</sup> et le 10 décembre 2021), les autorités coutumières et locales de ces zones ont invité les dirigeants maliens à prendre cette situation à bras le corps afin d’éviter l’aggravation de la crise sécuritaire.</p>



<p>Conscientes de la situation, les autorités maliennes ont adopté des mesures préventives afin d’atténuer les effets de cette <a href="https://saheltribune.com/face-au-changement-climatique-les-agricultures-africaines-au-defi-de-la-securite-alimentaire/">insécurité alimentaire</a>. Dans un <a href="https://saheltribune.com/marche-malien-les-pourparlers-du-gouvernement-avec-le-conseil-national-des-prix/">arrêté interministériel</a> du 6 décembre 2021, le gouvernement malien a annoncé la suspension de l’exportation du riz local, du maïs, du tourteau de coton, du mil, du sorgho et de la graine de coton.</p>



<p>Cette mesure, selon <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-le-gouvernement-suspend-lexportation-du-riz-local-du-sorgho-du-coton-et-du-ma%C3%AFs/2440505" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ibrahim Mariko</a>, économiste au Centre Sènè d’Études stratégiques, dans une déclaration à l’Agence Anadolu, « <em>vise à protéger l’économie locale </em>[&#8230;]<em> encourager la consommation locale,</em> [et] <em>réduire le prix des produits et à prévenir contre tout embargo de la CEDEAO </em>».</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La pandémie de COVID-19 risque d’entraîner 150 millions de personnes supplémentaires dans l&#8217;extrême pauvreté d’ici 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[faim dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Famine]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
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<p>Huit « nouveaux pauvres » sur dix se trouveront dans des pays à revenu intermédiaire d&#8217;ici 2021, selon la Banque mondiale. WASHINGTON, 7 octobre 2020 –&#160;Pour la première fois depuis plus de vingt&#8230;</p>
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<p><strong>Huit « nouveaux pauvres » sur dix se trouveront dans des pays à revenu intermédiaire d&rsquo;ici 2021, selon la Banque mondiale. </strong></p>



<p><strong>WASHINGTON, 7 octobre 2020 –</strong>&nbsp;Pour la première fois depuis plus de vingt ans, le taux mondial d&rsquo;extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, prévoit la Banque mondiale, en mettant en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de coronavirus (COVID-19) sur la réduction de la pauvreté, déjà freinée par les conflits et le changement climatique.&nbsp;</p>



<p>Selon le rapport bisannuel sur la pauvreté et la prospérité partagée publié aujourd’hui, la pandémie risque d’entraîner entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans l&rsquo;extrême pauvreté cette année et jusqu’à 150 millions d’ici à 2021, en fonction de la gravité de la récession économique. L&rsquo;extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour, devrait ainsi toucher entre 9,1 % et 9,4 % de la population mondiale en 2020, soit un retour en arrière de&nbsp;l’ordre du taux de 9,2 % enregistré en 2017. Sans les bouleversements induits par la pandémie à travers le monde, ce chiffre aurait dû tomber à 7,9 % en 2020.&nbsp;</p>



<p>«<em> La pandémie et la récession mondiale qui l’accompagne vont faire basculer plus de 1 % de la population mondiale dans l&rsquo;extrême pauvreté, souligne le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass. Afin de remédier à un recul qui nuit gravement aux progrès du développement et à la réduction de la pauvreté, les pays devront se préparer à une nouvelle économie dans l’après-COVID, en faisant en sorte d’orienter les capitaux, la main-d’œuvre, les compétences et l’innovation vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouvelles entreprises. À travers la BIRD, l’IDA, IFC et la MIGA, le soutien du Groupe de la Banque mondiale aidera les pays à renouer avec la croissance et à faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la pandémie tout en œuvrant à un redressement durable et sans exclus. </em>» </p>



<p>Une grande partie des « nouveaux pauvres » sera concentrée dans des pays qui connaissent déjà des taux de pauvreté élevés, et 82 % vivront dans des pays à revenu intermédiaire qui verront pour certains un nombre considérable de leurs habitants passer sous le seuil de l’extrême pauvreté.</p>



<p>En l’absence de mesures rapides, significatives et solides, la conjonction de la pandémie de COVID-19 et du poids des conflits et des dérèglements climatiques mettra hors de portée l&rsquo;objectif visant à mettre fin à la pauvreté d&rsquo;ici 2030, indique la Banque mondiale, qui prévoit un taux mondial de pauvreté pouvant atteindre environ 7 % à cette échéance.</p>



<p>Les projections indiquent par ailleurs que les citadins seront de plus en plus nombreux à basculer dans l&rsquo;extrême pauvreté, alors que celle-ci touche traditionnellement les populations des zones rurales.&nbsp;</p>



<p>Les progrès dans la réduction de la pauvreté avaient déjà marqué le pas avant la crise du coronavirus. Les nouvelles données actualisées pour 2017 montrent que 52 millions de personnes ont pu sortir de la pauvreté entre 2015 et 2017. Pourtant, malgré cette avancée, le rythme de la baisse s&rsquo;est ralenti pendant cette période, pour tomber à moins d&rsquo;un demi-point de pourcentage par an, contre une baisse annuelle du taux de pauvreté mondial d&rsquo;un point de pourcentage entre 1990 et 2015.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour mesurer la pauvreté, la Banque utilise le seuil international de 1,90 dollar par jour, mais aussi deux autres indicateurs, fixés à 3,20 et 5,50 dollars, qui reflètent respectivement les seuils de pauvreté nationaux dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et supérieure. Le rapport analyse en outre la pauvreté sous un prisme multidimensionnel qui prend en compte l&rsquo;accès à l&rsquo;éducation et aux infrastructures de base.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Si moins d&rsquo;un dixième de la population mondiale vit avec moins de 1,90 dollar par jour, près d&rsquo;un quart est en dessous du seuil de 3,20 dollars et plus de 40 % de la population, soit près de 3,3 milliards de personnes, vivent avec moins de 5,50 dollars par jour.</p>



<p>La crise provoquée par la pandémie de COVID-19 entraîne aussi un recul de la prospérité partagée, définie comme l&rsquo;augmentation du revenu des 40 % des habitants les plus pauvres d&rsquo;un pays. Les données mettent en évidence une stagnation, voire une contraction du niveau moyen mondial de la prospérité partagée au cours de la période 2019-2021 en raison de la moindre croissance des revenus moyens. En outre, la décélération de l&rsquo;activité économique aggravée par la pandémie frappera probablement plus durement les plus pauvres, ce qui pourrait se traduire par des indicateurs de prospérité partagée encore plus faibles dans les années à venir.&nbsp;</p>



<p>La perspective d&rsquo;une croissance moins inclusive est un net renversement des tendances qui prévalaient jusqu&rsquo;à présent. La prospérité partagée a augmenté dans 74 des 91 économies pour lesquelles des données étaient disponibles au cours de la période 2012-2017, signe que la croissance était inclusive et que le revenu des 40 % les plus pauvres de la population avait progressé. Dans 53 de ces pays, la croissance a davantage profité aux plus pauvres qu&rsquo;à l&rsquo;ensemble de la population. La croissance des revenus des 40 % les plus pauvres s&rsquo;est établie à 2,3 % pour la période 2012-2017. En l’absence de mesures pour y remédier, la crise du coronavirus risque&nbsp;de déclencher un cycle d&rsquo;appauvrissement alimenté par la hausse des inégalités de revenu, la baisse de la mobilité sociale dans la population vulnérable et le déclin de la résilience aux chocs futurs.&nbsp;</p>



<p>Le nouveau rapport de la Banque mondiale&nbsp;appelle&nbsp;à une action collective pour que des années de progrès dans la réduction de la pauvreté ne soient pas effacées. Il souligne en outre que les efforts de lutte contre la pauvreté causée par la pandémie sont exposés à des menaces qui ont un impact disproportionné sur les pauvres de la planète, à savoir en particulier les conflits et le changement climatique.</p>



<p>Le <a href="https://www.banquemondiale.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de la Banque mondiale</a>, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/who-we-are/news/coronavirus-covid19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mesures rapides et de grande envergure</a> en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Nous nous attachons à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Nous prévoyons d’apporter jusqu&rsquo;à 160 milliards de dollars de financements sur une période de 15 mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et crédits hautement concessionnels fournis par l’IDA.</p>



<p><strong>Source: Banque mondiale </strong></p>



<p><em>Nous avons modifié le chapô </em></p>
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		<title>Le changement climatique, le mal du siècle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 15:58:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Famine]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécheresse]]></category>
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<p>Le changement climatique porte un grief sérieux au développement de nos nations. Ce phénomène engendre des atrocités notamment au Mali. Un pays qui est de plus en plus touché par&#8230;</p>
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<p><strong>Le changement climatique porte un grief sérieux au développement de nos nations. Ce phénomène engendre des atrocités notamment au Mali. Un pays qui est de plus en plus touché par les effets de ce phénomène. Cet état de fait interpelle les autorités aussi bien que les citoyens pour agir en parfaite symbiose afin de réduire les effets de ce phénomène climatique sur notre pays. Cela doit se faire sur la base des campagnes de sensibilisation et des expositions. Les pays développés doivent s’engager concrètement et accompagner les pays en développement.</strong></p>



<p><strong>D</strong>e plus en plus de phénomènes font leur apparition dans nos pays sans que nous sachions réellement leur cause. Ces problèmes vont des inondations, à l’opposition entre éleveurs et paysans, en passant par la sécheresse, les feux de brousse, la famine voire l’apparition de certaines maladies ravageuses, etc.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une réalité indéniable</strong></h3>



<p>Dans « <em>Le changement climatique en Afrique&nbsp;: Guide à l’intention des journalistes »</em> il est indiqué&nbsp;: <em>« Les épisodes caniculaires, les cyclones tropicaux, les pluies torrentielles, les inondations, les feux de forêt et les sécheresses sont autant d’exemples de catastrophes naturelles qui pourraient, ou non, devenir plus fréquentes avec le changement climatique. »</em> &nbsp;Le réchauffement climatique constitue cette bête dont beaucoup de citoyens ont encore du mal à saisir toute la réalité. Or, le changement climatique est un fait palpable qui ne saute aux yeux d’aucun esprit averti. Il suffit de regarder autour de soi pour constater sa réalité.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">Conflits au sahel : non, le réchauffement climatique n’est pas la cause principale</a></p>



<p>Dans les années&nbsp;1950, nous savions que la saison pluvieuse pouvait durer jusqu’à cinq (5) mois, mais de nos jours, l’on compte à peine trois (3) mois. Outre cet aspect, il conviendra de noter avec le rapport final réalisé de l’étude sur « <em>la situation des Ressources naturelles dans le bassin du Sankarani PMF/FEM</em> » en décembre 2012 que les <em>« […] données disponibles de température indiquent un réchauffement plus rapide. »</em> Ce qui est également plus facile à constater, carde plus en plus les citoyens ne cessent de se plaindre des trop grandes chaleurs qui s’augmentent d’année en année. D’ores et déjà, le service européen Copernicus sur le changement climatique explique, mercredi 7 octobre 2020, que le mois de septembre 2020 « <em>a été le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde </em>». Ce service finit par indiquer la possibilité que 2020 soit l’année la plus chaude.</p>



<figure class="wp-block-embed-twitter wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Septembre 2020 a été le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde, a annoncé mercredi le service européen Copernicus sur le changement climatique, évoquant la possibilité que 2020 détrône 2016 comme année la plus chaude. <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> <a href="https://t.co/pJIOEDqNfY">pic.twitter.com/pJIOEDqNfY</a></p>&mdash; Agence France-Presse (@afpfr) <a href="https://twitter.com/afpfr/status/1313724339322335232?ref_src=twsrc%5Etfw">October 7, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Problématique d’accès à l’eau </strong><strong></strong></h3>



<p>Durant la saison sèche&nbsp;2017-2018, qui n’a pas eu à constater l’inquiétant tarissement du fleuve Niger, le deuxième fleuve qui traverse le Mali après le Sénégal ?</p>



<p>L’accès à l’eau dans la plupart de nos sociétés constitue une véritable aventure de combattant pour les femmes et les jeunes qui constituent la couche de la population qui subit toutes les difficultés en parcourant des distances de plus en plus longues à larecherche de l’eau. Ce qui peut paraitre paradoxal pour les esprits peu avertis en la matière, c’est le fait de pouvoir expliquer les innombrables inondations comme des conséquences notoires de ce même phénomène.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=839&amp;action=edit">Mettre à contribution les femmes dans la lutte contre le réchauffement climatique</a></p>



<p>À ce titre, ne convient-il pas de noter que le changement climatique instaure une irrégularité saisonnière voire une disparité au sein de nos sociétés.  Selon les experts du climat, il y a eu des moments où les précipitations aussi bien que les chutes de neige suivaient un rythme régulier permettant aux paysans de connaitre avec exactitude les périodes des semis. Le réchauffement des océans et de l’atmosphère leur porte un coup sérieux en instaurant cette irrégularité notable à laquelle nous faisons face. <em>« La plupart des modèles scientifiques de précipitations prévoient que les pays situés sous hautes latitudes ainsi que l’Afrique de l’Est tropicale recevront davantage de précipitations, tandis que le bassin amazonien, l’Afrique du Nord et Méditerranéenne, l’Amérique centrale, les Andes méridionales et certaines régions de l’Australie en recevront probablement moins »,</em> lit-on dans « <em>Le changement climatique en Afrique : Guide à l’intention des journalistes »</em>.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Augmentation des inondations</strong></h2>



<p>Partant de ces explications, nous ne pouvons que qualifier les nombreuses inondations dans nos pays comme des effets de ce phénomène de changement climatique. De plus en plus, le Mali devient le théâtre des inondations massives une fois que l’hivernage commence. Durant la saison pluvieuse&nbsp;2019-2020, l’Organisation humanitaire des Nations unies (OCHA Mali) rapporte que 133 localités au Mali, avec au total 18 pertes en vies humaines.</p>



<p>Cette situation doit interpeler la conscience de tous les citoyens qui doivent accepter de se battre pour la protection de l’environnement afin de diminuer les phénomènes détériorant le climat jusqu’à ce point et inviter les grands pollueurs à reconnaitre et accepter leur responsabilité envers les victimes de ce phénomène dramatique.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’opposition entre paysans et éleveurs</strong></h3>



<p>En dehors de tous ces aspects, rappelons cet autre phénomène, l’opposition entre éleveurs et paysans. Cela constitue une autre réalité que traverse au jour le jour notre pays. Or, cet aspect peut également être expliqué comme une conséquence de cette bête sanguinaire qu’est le réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=522&amp;action=edit">Réchauffement climatique : un changement d’approche s’impose</a></p>



<p>L’accroissement des phénomènes comme la sécheresse a pour conséquence l’absence de fourrages et d’eau pour les animaux et engendre des déplacements massifs qui ne peuvent qu’entrainer des conflits. <em>« L’accroissement déjà constaté des transhumances devrait continuer à se traduire par des mouvements massifs du Nord au Sud, entrainant des conflits entre éleveurs et paysans »</em>, trouve-t-on dans le manuel sur <em>la situation des Ressources naturelles dans le bassin du Sankarani PMF/FEM </em>en décembre 2012. Cette explication n’a pas pour vocation d’enlever auconflit entre Peuls et paysans au Maliles facteurs humains pour tout attribuer au climat, mais juste pour montrer jusqu’à quel point le changement climatique peut s’avérer désastreux pour nos nations.</p>



<p>Cette sécheresse peut également entrainer des feux de brousse qui ont également des conséquences désastreuses sur la faune et la flore, mais aussi engendrer des dégradations des terres et par ricochet la déforestation. Certes des feux de forêt sont d’origine humaine, mais il en existe aussi qui sont naturels. Il n’est pas rare d’apprendre ces genres de phénomènes dans les pays américains.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La famine</strong></h3>



<p><strong>E</strong>n dehors de tous ceux-ci, la famine constitue l’autre réalité que vivent nos citoyens au jour le jour. Les guerres ne sont pas toujours la cause de ce fléau, mais aussi le réchauffement de la planète. La population la plus vulnérable de cette situation est constituée par les femmes et les enfants. Cela ne nous fait-il pas penser à la grande famine de 1975. Cette irrégularité ainsi que les disparités climatiques favorisent certaines couches sociales à d’autres. C’est ce qui ressortait du rapport&nbsp;2017 des Nations unies sur le climat démontrant que la situation de la sécurité alimentaire en Afrique est en recul de trente ans. C’est maintenant le continent qui souffre le plus des effets du changement climatique en termes de famine alors que cette situation s’est améliorée dans d’autres contrées notamment asiatiques. Il y a encore pire. Dans le manuel du <em>fonds climat Mali</em>, il est écrit&nbsp;: <em>« La variabilité du climat et le changement climatique aggravent la pression sur les sols, l’eau et les autres ressources naturelles. »</em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>De vastes campagnes de sensibilisation en langues locales &nbsp;</strong></h3>



<p>Il faudrait dans une situation pareille où l’ignorance des citoyens ne fait qu’aggraver la situation que les autorités procèdent à une sensibilisation plus large dans toutes les localités en langue locale afin que chaque citoyen prenne conscience de ce phénomène en s’engageant dans ce combat de vie ou de mort. Des expositions photo et d’images doivent également se faire dans nos différentes contrées sur les causes, les conséquences et les moyens de lutte contre ce fléau.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2930&amp;action=edit">Pour vaincre le fléau climatique, la covid-19 offre des pistes</a></p>



<p>Outre tous ceux-ci, expliquer sans langue de bois, la nécessité des énergies renouvelables tout en encourageant et accompagnant les belles initiatives dans ce cadre. À ce titre, il importe beaucoup que les pays développés s’engagent concrètement à soutenir ceux en voie de développement et à faire face à leurs dépenses d’adaptabilité et de création d’initiatives.</p>



<p><strong>Chiencoro </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Atteinte des ODD : en une décennie avant l’échéance, des doutes persistent  (Rapport FAO)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Faim]]></category>
		<category><![CDATA[Faim zéro]]></category>
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		<category><![CDATA[ODD]]></category>
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<p>L’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans les horizons 2030 reste encore incertaine, à une décennie avant la date d’échéance. La crise sanitaire mondiale a également laissé son empreint&#8230;</p>
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<p><strong>L’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans les horizons 2030 reste encore incertaine, à une décennie avant la date d’échéance. La crise sanitaire mondiale a également laissé son empreint en ce qui concerne les facteurs handicapant la réalisation de la « <em>Faim zéro » </em>avant 2030. La FAO formule plusieurs recommandations.</strong><br>Le monde est loin d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation. En tout cas, c’est le constat que dégage l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un nouveau rapport intitulé « <em>Suivi des progrès accomplis dans le cadre des indicateurs des objectifs de développement durable liés à l’alimentation et à l’agriculture en 2020 : Rapport sur les indicateurs sous la responsabilité de la FAO </em>». <em>« Aujourd’hui, en raison de la covid-19, une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent menace les vies et les moyens de subsistance, ce qui rend la réalisation de ces cibles encore plus difficile </em>», lit-on dans ce document d’une centaine de pages.<br>Dans les sillages de la pandémie de coronavirus, la faim et l’insécurité alimentaire ont augmenté légèrement depuis 2014 et des millions d’enfants ont été touchés par la malnutrition, selon la FAO. « <em>Près de 690 millions de personnes dans le monde ont faim, soit 8,9 pour cent de la population mondiale, ou 10 millions de personnes de plus en un an et près de 60 millions en cinq ans</em> », explique l’organisation onusienne.<br>En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation est estimée à « <em>22 pour cent de la population en 2019, soit près de 235 millions de personnes sous-alimentées, contre 21,2 pour cent en 2015</em> ».<br>Selon la FAO, « <em>la situation risque d’empirer en raison des ralentissements économiques et des perturbations causées par une récession, elle-même déclenchée par la pandémie</em>. »<br>Face à cette situation aux conséquences dévastatrices, la FAO invite à soutenir les petits producteurs alimentaires, à conserver les ressources génétiques végétales et animales destinées à l’alimentation et à l’agriculture, à adopter des mesures visant à lutter contre la volatilité des prix des denrées alimentaires et à allouer une plus grande part des fonds publics à l’agriculture, « <em>proportionnellement à sa contribution au PIB.</em> »<br>La résolution de cette crise est essentielle à l’apaisement des communautés dans plusieurs pays où la course aux ressources naturelles comme l’eau et les terres sont des sources de violence et par ricochet de conflits armés.<br><strong>Fousseni Togola</strong></p>
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