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	<title>Archives des fact-checking &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Guerre de l’information : comment les médias sont devenus des instruments de pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:54:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Suspension de médias français au Niger, guerre des récits au Sahel, influence politique et économique : enquête sur l’information devenue une arme géopolitique mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Du Sahel aux capitales occidentales, la liberté de la presse se fracasse sur les mêmes écueils : le pouvoir politique, l&rsquo;argent et les agendas cachés. La suspension de neuf médias français au Niger par les autorités de la transition en mai 2026 n&rsquo;est que le dernier épisode d&rsquo;une guerre de l&rsquo;information qui ne dit pas son nom — et dans laquelle aucun camp ne peut se prévaloir d&rsquo;une innocence totale.</em></strong></p>



<p>Au Niger, neuf médias français viennent d&rsquo;être suspendus par décret. France 24, RFI, l&rsquo;AFP, TV5 Monde, Jeune Afrique — des noms familiers à des millions d&rsquo;Africains — rayés des écrans et des ondes du jour au lendemain. Les autorités militaires invoquent des contenus «&nbsp;<em>menaçant l&rsquo;ordre public</em>&nbsp;». RSF crie à la censure. Mais derrière ce bras de fer sahélien se joue quelque chose de beaucoup plus vaste : la bataille mondiale pour le contrôle du récit.</p>



<p>Car le Niger n&rsquo;est pas seul. Au Mali, au Burkina Faso, ces mêmes médias sont suspendus depuis des mois, accusés de traitement tendancieux de l&rsquo;actualité. Et si ces régimes militaires sont souvent épinglés par les organisations de défense de la presse, une question plus inconfortable mérite d&rsquo;être posée : les médias qu&rsquo;ils censurent sont-ils eux-mêmes entièrement libres ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;information comme terrain de guerre</strong></h2>



<p>En septembre 2022, Emmanuel Macron l&rsquo;a dit sans détour devant ses ambassadeurs : la France est engagée dans une «&nbsp;<em>guerre informationnelle</em>&nbsp;» en Afrique. Il a explicitement mentionné France Médias Monde — RFI, France 24 — comme instrument stratégique pour contrer « les&nbsp;<em>narratifs russe, chinois ou turc</em>&nbsp;» sur le continent. Cette déclaration, passée relativement inaperçue en Europe, a résonné comme une confirmation dans de nombreuses capitales africaines.</p>



<p>Elle a surtout mis en lumière une réalité que les analystes des médias décrivent depuis des décennies : l&rsquo;information n&rsquo;est jamais neutre. Elle est le produit de rapports de pouvoir, de stratégies d&rsquo;influence, de logiques économiques et politiques qui conditionnent ce qui est dit, ce qui est tu, et surtout, comment les faits sont présentés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des médias pris en étau entre politique et argent</strong></h2>



<p>Le linguiste Noam Chomsky et Edward Hermann, dans&nbsp;<em>la Fabrication de l’information&nbsp;: de la propagande médiatique en démocratie</em>, l&rsquo;avaient théorisé bien avant l&rsquo;ère numérique : les médias jouent fréquemment «&nbsp;<em>le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent</em>&nbsp;». Cette influence ne s&rsquo;exerce pas nécessairement par des injonctions directes. Elle opère de manière structurelle, à travers la sélection du personnel éditorial, l&rsquo;intériorisation de normes professionnelles compatibles avec les intérêts dominants, et la dépendance aux annonceurs.</p>



<p>En France, le journaliste Laurent Mauduit dresse un constat similaire dans&nbsp;<em>Main basse sur l&rsquo;information</em>&nbsp;: contrairement à d&rsquo;autres grandes démocraties où la presse appartient à des groupes de presse, les médias français sont souvent la propriété de marchands de béton, de marchands d&rsquo;armes ou de grands groupes industriels, tous entretenant des relations de proximité avec le pouvoir. Une concentration qui, selon Edwy Plenel, produit un «&nbsp;<em>journalisme de gouvernement</em>&nbsp;» et une «&nbsp;<em>presse d&rsquo;industrie</em>&nbsp;» — deux phénomènes qui érodent l&rsquo;autonomie éditoriale et brouillent la frontière entre information et communication stratégique.</p>



<p>Ce constat ne concerne pas que la France ou les États-Unis. Au Mali, entre 2010 et 2021, certains médias ont pratiqué ouvertement ce que l&rsquo;on peut appeler la «&nbsp;<em>marchandisation de l&rsquo;information</em>&nbsp;» : la menace de publier un article compromettant devenait un levier de pression, monnayable contre le silence. L&rsquo;information cessait d&rsquo;être un service public pour devenir une ressource stratégique dans les luttes d&rsquo;influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fact-checking, nouveau front de la guerre des récits</strong></h2>



<p>Face à cette crise de confiance, le fact-checking avait été présenté comme le remède miracle contre les récits manipulés, la désinformation et ses dérivés. Malheureusement, il n&rsquo;y échappe pas non plus. La Plateforme africaine des fact-checkers francophones (PAFF) le documente : dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique francophone, des institutions liées aux gouvernements, des ONG ou des acteurs politiques ont créé des rubriques de vérification pour «&nbsp;<em>légitimer des récits officiels ou censurer des voix dissidentes, sous couvert de lutte contre la désinformation</em>&nbsp;».</p>



<p>Le philosophe Benoît Labourdette va plus loin, estimant que présenter le fact-checking comme méthode d&rsquo;établissement d&rsquo;une vérité absolue est «&nbsp;<em>la pire chose qui soit arrivée au journalisme</em>&nbsp;». Car le simple choix du sujet à vérifier, des experts à interroger, des données à retenir est déjà un acte partial. L&rsquo;impartialité du vérificateur est, en ce sens, un idéal inaccessible — et parfois un masque commode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sortir du labyrinthe</strong></h2>



<p>Faut-il pour autant sombrer dans le cynisme et tout rejeter ? Non. Mais il faut changer de méthode. Plutôt que de confier aux seuls professionnels le soin de distinguer le vrai du faux, c&rsquo;est l&rsquo;esprit critique du citoyen qu&rsquo;il faut cultiver. Gaston Bachelard le rappelait : la connaissance progresse par rupture avec les préjugés, non par accumulation naïve d&rsquo;informations. Karl Popper y ajoutait que tout savoir est provisoire, toujours susceptible d&rsquo;être réfuté et corrigé.</p>



<p>Dans un monde où l&rsquo;information est devenue, selon les mots du philosophe Gilles Deleuze, «&nbsp;<em>un système de contrôle</em>&nbsp;» — un ensemble de mots d&rsquo;ordre que l&rsquo;on est invité à croire, ou du moins à faire semblant de croire — la seule défense durable reste la raison critique exercée par chacun. Ni les médias, ni les fact-checkers, ni les gouvernements ne peuvent se substituer à ce travail individuel.</p>



<p>La suspension de médias au Niger est une atteinte à la liberté de la presse. Mais l&rsquo;instrumentalisation de cette même presse au service d&rsquo;agendas géopolitiques est, elle aussi, une atteinte au droit fondamental des citoyens à une information fiable. Ces deux vérités ne s&rsquo;annulent pas : elles s&rsquo;éclairent mutuellement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – La vérité en pièces détachées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 10:44:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l'ère de l'infobésité, explorez la désinformation à l'ère du numérique et comment préserver notre rapport au réel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’ère de l’infobésité et de la manipulation numérique, une rééducation au doute critique peut aussi préserver notre rapport au réel.</em></strong></p>



<p>Jamais l’humanité n’a été aussi informée — et pourtant, jamais elle n’a autant douté de ce qu’elle croit savoir. C’est le grand paradoxe de notre époque, celle où 4&nbsp;milliards de messages circulent chaque jour sur Meta (ex-Facebook) et plus de 6000&nbsp;tweets crépitent chaque seconde sur X (anciennement Twitter), selon Luc Ferry, philosophe français. Une époque où, près de 5,6&nbsp;milliards d’êtres humains sont connectés à Internet. Et où chacun, smartphone à la main, est devenu potentiellement producteur de contenu, distributeur d’indignation, faiseur d’opinions. Le citoyen digital est à la fois l’encre et le papier. Mais l’encre coule vite. Trop vite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nouveaux-justiciers-de-la-post-verite"><strong>Les nouveaux justiciers de la post-vérité</strong></h2>



<p>Dans cette marée d’informations, on appelle cela désormais « <em>infobésité »</em>. Un trop-plein cognitif, une overdose de contenus où le vrai se confond au vraisemblable, et où la désinformation prospère comme un virus qui mute sans cesse. On est submergé non pas faute de savoir, mais d’excès de ce que l’on croit savoir. Gaston Bachelard, philosophe français, ce sage à contre-courant, disait déjà que&nbsp;<em>« l’esprit n’est jamais jeune, il a l’âge de ses préjugés »</em>. Et dans un monde où la vitesse de propagation d’un mensonge surpasse de loin celle d’un correctif, les faits eux-mêmes n’ont plus le temps de se défendre.</p>



<p>Les vérificateurs de faits — ces&nbsp;<em>fact-checkeurs</em>&nbsp;—, recrutés comme les nouveaux justiciers de la post-vérité, peinent à suivre la cadence. Ils arrivent après la guerre, comme des médecins appelés au chevet d’un cadavre social. Car le mal est fait, viral, émotionnel. Et le lecteur ? Il a déjà partagé, commenté, jugé. Il a ressenti. Et ce qui est ressenti devient, pour beaucoup, plus vrai que ce qui est prouvé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nbsp-verissimilarite"><strong>La&nbsp;</strong><strong>« vérissimilarité »</strong><strong></strong></h2>



<p>À cela s’ajoute un autre malaise&nbsp;: la désinformation n’est plus seulement une œuvre de trolls anonymes ou de théoriciens du complot. Elle vient aussi « <em>d’en haut »</em>, comme le souligne si pertinemment Myret Zaki. Elle s’installe dans les plis feutrés des institutions, des rapports estampillés « <em>scientifiques</em> », des think tanks commandités. Dans cette ère trouble, il devient légitime de se demander si la vérité est encore un objectif ou seulement une variable d’ajustement au service des intérêts dominants.</p>



<p>Mais alors, que faire ? Tenter de vider l’océan à la petite cuillère ? Réinitialiser l’esprit de milliards d’êtres humains ? Certainement pas. Le poids de cette tâche ne peut reposer sur les seuls épaules des fact-checkeurs. Il revient à chacun de nous de réapprendre à douter. Non pas ce doute stérile et méfiant qui alimente les théories complotistes, mais un doute lucide, éclairé, rigoureux — celui de Descartes. Considérer chaque information non comme une vérité établie, mais comme une simple plausibilité, une « <em>vérissimilarité</em> », pour reprendre le mot juste de Karl Popper. On croisant plusieurs sources d’informations, on ne peut que se rapprocher de la vérité, puisque l’indépendance véritable des médias devient de plus en plus un leurre. Aussi, les Etats commencent à comprendre l’enjeu en mettant en place des lois sur la cybercriminalité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-antichambre-de-la-desinformation-nbsp"><strong>L’antichambre de la désinformation&nbsp;</strong></h2>



<p><em>« L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une opinion sur des sujets que nous ne comprenons pas »,</em>&nbsp;prévenait encore Bachelard. Et si c’était là la clé ? Réapprendre à ne pas tout commenter, à ne pas tout croire, à ne pas tout partager. Remettre la lenteur au cœur de l’intelligence. Se méfier de l’immédiateté comme de la certitude.</p>



<p>Parce qu’en définitive, ce que révèle cette époque d’abondance informationnelle, ce n’est pas tant notre ignorance que notre paresse à penser. La désinformation ne prospère pas parce que nous ne savons pas. Elle gagne du terrain parce que nous avons cessé de vouloir savoir.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Non, cette affaire foncière impliquant IBK ne date pas de 2020</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-non-affaire-fonciere-impliquant-ibk-date-pas-2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2020 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
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<p>Alors que le Mali connait une vague de manifestations contre la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Kéïta, président de la République malienne, une ancienne publication impliquant ce dernier dans une « affaire de beaux » fait le tour du Net. Pourtant l’information date de 2019 et a été publiée par koaci.com, un site ivoirien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Alors que le Mali connait une vague de manifestations contre la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Kéïta, président de la République malienne, une ancienne publication impliquant ce dernier dans une <em>« affaire de beaux</em> » fait le tour du Net. Pourtant l’information date de 2019 et a été publiée par <a href="https://www.koaci.com/index.php/article/2019/09/19/senegal/societe/senegal-mali-le-president-ibk-poursuivi-en-justice-a-dakar-pour-une-affaire-de-baux_135018.html">koaci.</a><a href="https://www.koaci.com/index.php/article/2019/09/19/senegal/societe/senegal-mali-le-president-ibk-poursuivi-en-justice-a-dakar-pour-une-affaire-de-baux_135018.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">com</a>, un site ivoirien.</strong></p>



<p>« <em>Au Sénégal, un célèbre avocat dont la maison a été démolie mercredi a décidé de poursuivre en justice plusieurs personnes, dont le Président malien Ibrahima Boubacar Keita, a appris KOACI »,</em> lit-on dans cette publication devenue virale sur <a href="https://www.facebook.com/latribune.actu.ml/posts/739612413540376?__tn__=K-R" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook</a> et des <a href="http://bamada.net/senegal-mali-le-president-ibk-poursuivi-en-justice-a-dakar-pour-une-affaire-de-baux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sites</a><a href="http://bamada.net/senegal-mali-le-president-ibk-poursuivi-en-justice-a-dakar-pour-une-affaire-de-baux"> internet</a> depuis le 1<sup>er</sup> août 2020. Pourtant, c’est depuis septembre 2019 que cette information a été au cœur d’un débat sur la chaîne YouTube <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yZIxdNEmCjg&amp;t=217s">New </a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yZIxdNEmCjg&amp;t=217s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">World </a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yZIxdNEmCjg&amp;t=217s">TV</a>.  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="504" height="277" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/08/Mali-Tribune.jpg" alt="" class="wp-image-3543" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/08/Mali-Tribune.jpg 504w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/08/Mali-Tribune-300x165.jpg 300w" sizes="(max-width: 504px) 100vw, 504px" /></figure>



<p><strong>Réactualisée</strong></p>



<p>Cette publication a été réactualisée alors que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), mouvement hétéroclite qui demande la démission du chef d’État et de son régime, se prépare pour poursuivre sa désobéissance civile juste&nbsp;48h après la fête de Tabaski.</p>



<p>Cette reprise des manifestations intervient après l’échec de toutes les missions de médiations de la CEDEAO, dont le sommet extraordinaire des chefs d’État du 27 juillet 2020.</p>



<p>Toutefois, les interrogations qui peuvent paraître plus pertinente, si cette implication du chef d’Etat malien dans cette spéculation foncière au Sénégal est vérifiée, est de savoir pourquoi il s’est impliqué dans une telle affaire. Pour quel intérêt aujourd’hui, cette information refait surface sur la toile ?</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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