<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des État de droit &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/etat-de-droit-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/etat-de-droit-2/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 May 2026 19:56:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des État de droit &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/etat-de-droit-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Foula D. Massé : Pour une paix rationnelle, un essai pour repenser la paix et le pouvoir en Afrique</title>
		<link>https://saheltribune.com/foula-d-masse-pour-une-paix-rationnelle-un-essai-pour-repenser-la-paix-et-le-pouvoir-en-afrique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/foula-d-masse-pour-une-paix-rationnelle-un-essai-pour-repenser-la-paix-et-le-pouvoir-en-afrique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[analyse politique Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[chronique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Kant]]></category>
		<category><![CDATA[essai politique Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Foula D. Massé]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[institutions africaines]]></category>
		<category><![CDATA[Journée du Manuscrit Francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[littérature francophone]]></category>
		<category><![CDATA[livre africain]]></category>
		<category><![CDATA[livre nommé]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrage Foula D. Massé]]></category>
		<category><![CDATA[paix durable]]></category>
		<category><![CDATA[paix en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie politique]]></category>
		<category><![CDATA[Pour une paix rationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[réforme du pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22442</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Nominé à la 13e édition de la Journée du manuscrit francophone en octobre 2025, Pour une paix rationnelle : de la théorie critique de la société à la réforme du pouvoir en Afrique de Foula D. Massé n’est ni un simple essai philosophique ni un manifeste politique ordinaire. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nominé à la 13e édition de la Journée du manuscrit francophone en octobre 2025, Pour une paix rationnelle : de la théorie critique de la société à la réforme du pouvoir en Afrique de Foula D. Massé n’est ni un simple essai philosophique ni un manifeste politique ordinaire.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.leseditionsdunet.com/livre/pour-une-paix-rationnelle&amp;ved=2ahUKEwjp1d3wkMaUAxVER_4FHX4cN04QFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0iK1Fx5apGXgFNbbzqCQ-e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’ouvrage</a> se situe à la frontière rare entre réflexion intellectuelle, critique institutionnelle et plaidoyer civique. Dans une Afrique traversée par les crises sécuritaires, les coups d’État, les tensions identitaires et les promesses démocratiques inachevées, l’auteur choisit un pari audacieux : convoquer Emmanuel Kant et Karl Popper pour penser la paix non comme slogan diplomatique, mais comme architecture rationnelle du vivre-ensemble. Dès les premières pages, Foula D. Massé installe une conviction forte : la violence n’est pas seulement affaire d’armes, elle procède aussi d’un échec intellectuel et institutionnel. Une idée qui irrigue tout le livre. Selon lui, là où le débat disparaît, la force prend le relais ; là où l’on ne peut plus critiquer, les conflits deviennent inévitables. Le rationalisme critique de Popper devient alors une méthode politique : apprendre à corriger les erreurs plutôt qu’à sacraliser le pouvoir. Le livre insiste ainsi sur une idée centrale : une paix durable suppose des institutions capables de supporter la contradiction, de protéger la liberté critique et d’encadrer le pouvoir plutôt que de le sanctifier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La démocratie véritable ne se mesure pas au seul rituel électoral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des grands mérites de l’ouvrage réside dans sa volonté de rendre la philosophie opératoire. Foula D. Massé ne se contente pas de commenter Kant ou Popper ; il africanise leurs intuitions. Les concepts de «&nbsp;<em>société ouverte</em>&nbsp;», d’État de droit ou de rationalisme critique deviennent des instruments pour interroger les réalités africaines contemporaines : constitutions modifiées au gré des ambitions, institutions domestiquées, démagogie politique, instrumentalisation de la peur et criminalisation de la critique. L’auteur rappelle qu’une démocratie véritable ne se mesure pas au seul rituel électoral, mais à la capacité des institutions à corriger les abus, protéger les contre-pouvoirs et accepter la contestation. Il affirme avec force qu’une paix imposée par la peur n’est qu’un silence provisoire, jamais une stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/pour-une-paix-rationnelle-9782312154565/&amp;ved=2ahUKEwjp1d3wkMaUAxVER_4FHX4cN04QFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw21isEH9e3kaUFkfwgxMK9Z" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pour une paix rationnelle</em> </a>n’est pas un livre confortable. Sa lecture dérange parfois, parce qu’elle refuse les raccourcis idéologiques et les explications faciles. Foula D. Massé s’attaque frontalement aux récits simplificateurs, aux logiques complotistes et aux mythologies politiques qui, selon lui, empêchent de penser lucidement les causes profondes des crises africaines. Il met en garde contre les sociétés closes, ces systèmes où le doute devient suspect, la critique assimilée à une trahison et la vérité transformée en dogme d’État. Dans ces configurations, avertit-il, la violence n’est jamais accidentelle : elle devient le langage du pouvoir lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Penser avant de gouverner</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan littéraire, l’essai surprend par son ambition stylistique. L’écriture alterne rigueur universitaire et souffle pamphlétaire, citations philosophiques et formules incisives. L’auteur mobilise Kant, Popper, Montesquieu, Nietzsche ou encore Aldous Huxley avec une volonté manifeste de rendre accessible une réflexion souvent perçue comme réservée aux cercles académiques. Par moments, le ton devient volontiers professoral ou prescriptif, ce qui pourra rebuter certains lecteurs en quête d’un essai plus nuancé. Mais cette densité participe aussi à la singularité du texte : Foula D. Massé écrit comme un intellectuel engagé, convaincu que les idées ont encore un rôle à jouer dans le destin politique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond,&nbsp;<em>Pour une paix rationnelle</em>&nbsp;pose une question simple et redoutable : comment construire une paix qui ne soit ni une parenthèse militaire, ni une illusion institutionnelle ? La réponse proposée par Foula D. Massé tient en une formule implicite : penser avant de gouverner, critiquer avant d’imposer, réformer avant d’exploser. Le livre ne promet ni miracle ni solution clé en main ; il appelle plutôt à une culture politique du doute, du débat et de la réforme progressive. En cela, cette nomination à la 13e Journée du manuscrit francophone apparaît moins comme une récompense symbolique qu’une reconnaissance d’un texte ambitieux, profondément ancré dans les fractures contemporaines de l’Afrique et résolument tourné vers la question essentielle : comment éviter que la paix ne reste un mot, quand elle devrait devenir une méthode ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/foula-d-masse-pour-une-paix-rationnelle-un-essai-pour-repenser-la-paix-et-le-pouvoir-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22442</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Justice et cohésion sociale : un levier central pour la paix durable au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/justice-et-cohesion-sociale-un-levier-central-pour-la-paix-durable-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/justice-et-cohesion-sociale-un-levier-central-pour-la-paix-durable-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 11:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[accès à la justice]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[conflits communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[institutions judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[justice Mali]]></category>
		<category><![CDATA[justice transitionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre l’impunité]]></category>
		<category><![CDATA[paix durable]]></category>
		<category><![CDATA[programme JASS]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22226</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la justice s’impose comme un levier central pour renforcer la cohésion sociale et construire une paix durable, malgré des défis structurels persistants et des réformes en cours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La justice occupe une place centrale dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Mali. Dans un pays marqué par des crises politiques et sécuritaires récurrentes, elle est attendue comme l’institution capable de garantir l’équité et de renforcer la stabilité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités judiciaires, notamment la&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Cour suprême</a>, rappellent régulièrement que la justice demeure un pilier essentiel pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Elle doit être indépendante, accessible et crédible pour jouer pleinement son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rentrée judiciaire 2024-2025, la Cour suprême a consacré son audience solennelle au thème «&nbsp;<em>Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections&nbsp;</em>». À cette occasion, le Président de la Transition, le général d’armée&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Assimi Goïta</a>, a affirmé que «&nbsp;<em>la justice est un maillon essentiel pour garantir des élections libres et transparentes&nbsp;</em>». Ces propos traduisent l’importance accordée à l’institution judiciaire dans la stabilité nationale et la cohésion sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="justice | Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et la cohésion: cas des élections" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/MwWRSCUXVIg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défis structurels et institutionnels au Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système judiciaire malien est confronté à des défis persistants. La lenteur des procédures, le manque de moyens et la perception d’une justice parfois influencée par des intérêts politiques fragilisent la confiance des citoyens. Ces faiblesses alimentent un sentiment d’injustice qui peut devenir un facteur de division et de conflit. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">corruption</a>&nbsp;et l’impunité sont également des obstacles majeurs. Lorsque les lois ne s’appliquent pas de manière équitable, la cohésion sociale est menacée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens attendent une justice impartiale, capable de sanctionner les abus et de protéger les droits fondamentaux. Sans une justice crédible, les tensions sociales risquent de s’aggraver et de compromettre les efforts de réconciliation. La consolidation de la paix passe donc par une réforme profonde et une meilleure accessibilité des services judiciaires, afin que chaque citoyen puisse se sentir protégé et reconnu par l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les réformes nationales pour moderniser la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, des réformes ont été engagées pour moderniser les institutions judiciaires. Elles visent à renforcer l’indépendance des magistrats, améliorer leur formation et rapprocher la justice des citoyens. La création de tribunaux spécialisés dans certaines régions montre la volonté de répondre aux besoins spécifiques liés aux crises locales. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">justice transitionnelle</a>&nbsp;a également été mobilisée pour documenter les violations des droits humains et offrir des réparations aux victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes contribuent à restaurer la confiance et à consolider la cohésion sociale. Ils permettent aux communautés de tourner la page des violences en obtenant une reconnaissance officielle de leurs souffrances. La justice devient ainsi un instrument de réconciliation, capable de donner aux victimes une voix et de renforcer le sentiment d’appartenance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les programmes internationaux et leurs impacts mesurés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://mali.mercycorps.org/fr/what-we-do/justice-stability-sahel">programme Justice et Stabilité au Sahel (JASS)</a>, financé par le FCDO britannique à hauteur de 19 millions de livres sterling, démontre l’appui international. Mis en œuvre par Mercy Corps et des ONG locales, il a permis la création de 20 Comités de Résolution des Conflits dans autant de communes. Les résultats sont significatifs : 666 incidents collectés par les moniteurs, dont 67 % résolus pacifiquement grâce à des mécanismes endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, 27 microprojets de paix ont été financés pour réduire les tensions locales. Selon les responsables du programme, «&nbsp;<em>ces comités permettent aux communautés de trouver des solutions locales et durables aux conflits</em>&nbsp;». Ces chiffres montrent que la justice, lorsqu’elle est soutenue par des initiatives communautaires, peut devenir un instrument efficace de prévention des conflits et de renforcement du dialogue social.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La justice comme garant de la gouvernance nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La justice est indissociable de la gouvernance. Un État de droit solide repose sur des institutions judiciaires capables de réguler les rapports sociaux et politiques. La consolidation de la paix exige une gouvernance transparente, où la justice joue pleinement son rôle de régulateur. La lutte contre l’impunité est un élément clé. Elle permet de prévenir la répétition des violences et de renforcer la légitimité des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En sanctionnant les abus, la justice contribue à instaurer un climat de confiance et à encourager la participation citoyenne à la vie publique. Les réformes doivent donc s’inscrire dans une logique globale de bonne gouvernance. Comme l’a rappelé le général Assimi Goïta, «&nbsp;<em>la justice est le garant de la stabilité et de la cohésion nationale</em>&nbsp;». Ces paroles traduisent la volonté politique de faire de la justice un instrument de régulation et de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les études spécialisées sur l’accès équitable à la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.interpeace.org/fr/annual-report-2023/">rapport Interpeace/IMRAP de 2023,</a> soutenu par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix, a révélé que les frais de procédure et les déplacements dissuadent les citoyens de recourir à la justice. Les femmes, en particulier, subissent une « double peine » en raison des contraintes matérielles et socioculturelles. Ces constats soulignent la nécessité de rapprocher les services judiciaires des populations et de réduire les coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès équitable à la justice est une condition essentielle pour renforcer la cohésion sociale et éviter que certaines catégories de citoyens ne se sentent exclues du système. Les réformes entreprises au Mali montrent une volonté de transformer la justice en un outil de paix. La modernisation des tribunaux vise à accélérer les procédures et à réduire les tensions liées aux lenteurs. La formation des magistrats renforce la crédibilité des jugements et accroît la confiance des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle central de la justice dans la paix sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La justice transitionnelle permet de reconnaître les victimes et de prévenir de nouvelles violences. La lutte contre la corruption assure l’impartialité et garantit l’<a href="http://www.saheltribune.com/">égalité</a>&nbsp;devant la loi. Enfin, les comités de résolution des conflits créés par le programme&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">JASS</a>&nbsp;renforcent le dialogue communautaire et favorisent des solutions locales. Ces efforts conjugués montrent que la justice peut devenir un véritable vecteur de réconciliation et d’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.jstor.org/stable/resrep25598.7?seq=1">rôle de la justice dans la consolidation de la paix</a> et de la cohésion sociale au Mali est donc fondamental. Les données officielles, qu’elles proviennent de la Cour suprême, des programmes internationaux ou des études spécialisées, confirment que la justice est un levier indispensable pour restaurer la confiance et prévenir les conflits. En poursuivant les réformes et en rapprochant la justice des citoyens, le Mali peut renforcer sa cohésion sociale et consolider durablement la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/justice-et-cohesion-sociale-un-levier-central-pour-la-paix-durable-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22226</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Contre la corruption, l’ère du diagnostic sans remède</title>
		<link>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:35:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[contre-pouvoirs]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Crise démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[Indice de perception de la corruption]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
		<category><![CDATA[IPC 2025]]></category>
		<category><![CDATA[justice indépendante]]></category>
		<category><![CDATA[lanceurs d’alerte]]></category>
		<category><![CDATA[lutte anticorruption]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[rapports annuels]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[Transparency international]]></category>
		<category><![CDATA[volonté politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21215</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La lutte contre la corruption est essentielle. Découvrez pourquoi seuls cinq pays dépassent le seuil des 80 points selon Transparency International.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La corruption progresse là où elle était censée reculer. En une décennie, seuls cinq pays dépassent encore le seuil des 80 points, et même les démocraties montrent des signes inquiétants de décrochage. C’est ce que révèle L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026. À quoi servent les rapports si leurs recommandations restent lettre morte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, les classements internationaux rappellent que la corruption ne recule pas, elle change de forme et s’installe durablement au cœur des systèmes politiques, y compris dans des démocraties réputées solides. Transparency International en apporte une nouvelle confirmation : le nombre de pays obtenant un score supérieur à 80 est passé de douze il y a dix ans à seulement cinq aujourd’hui. Le recul est net, global et préoccupant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-elles-memes-reculent"><strong>Les démocraties elles-mêmes reculent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des chiffres, une question dérangeante s’impose : à quoi servent ces rapports si leurs recommandations restent largement inappliquées ? Depuis plus de vingt ans, la lutte contre la corruption s’est construite autour d’un arsenal d’indicateurs, de stratégies nationales, de plans d’action et de déclarations solennelles. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, la corruption demeure structurelle, parfois même intégrée aux modes ordinaires de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte anticorruption est devenue une industrie du diagnostic. Elle mesure, classe, compare, alerte. Elle produit des données indispensables pour comprendre les mécanismes de prédation des ressources publiques, l’opacité des marchés, la capture de l’État par des intérêts privés. Mais trop souvent, elle s’arrête à cette étape. Le passage du constat à la transformation politique reste fragile, inégal, voire inexistant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IPC 2025 souligne que les démocraties elles-mêmes reculent. Celles-ci étaient pourtant censées constituer des remparts naturels contre la corruption grâce à la séparation des pouvoirs, à la liberté de la presse et à la participation citoyenne. Or, ces contre-pouvoirs s’érodent. La concentration du pouvoir exécutif, la fragilisation des institutions judiciaires et la banalisation des conflits d’intérêts créent un terrain favorable à l’impunité. La corruption n’est plus seulement le problème des régimes autoritaires ; elle devient un symptôme du déclin démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-corruption-un-horizon-normalise"><strong>La corruption, un horizon normalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul n’est pas dû à l’absence de lois. Dans la majorité des pays, les cadres juridiques existent : autorités de contrôle, cours des comptes, agences anticorruption, codes d’éthique. Ce qui manque, c’est la volonté politique de les faire fonctionner réellement. Une institution anticorruption sans indépendance n’est qu’un décor. Une loi sans sanctions effectives est une promesse creuse. La corruption prospère moins par ignorance que par tolérance organisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports annuels ont pourtant une fonction essentielle. Ils rendent visible ce que les pouvoirs cherchent souvent à invisibiliser. Ils permettent aux citoyens, aux journalistes, aux chercheurs de documenter les dérives, de comparer les trajectoires, d’interpeller les gouvernements. Ils sont des outils de mémoire collective contre l’amnésie politique. Mais leur efficacité dépend de l’appropriation sociale et politique de leurs conclusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un rapport sans suite est une archive morte. Quand les recommandations sont répétées année après année sans être mises en œuvre, elles finissent par perdre leur force morale. Le risque est celui d’une fatigue civique. Tout le monde sait, mais plus personne n’espère. La corruption devient un horizon normalisé, un bruit de fond de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la corruption n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Elle est un fait politique. Elle affecte la qualité des services publics, accroît les inégalités, nourrit la défiance envers les institutions et alimente parfois les discours autoritaires. Là où l’État est perçu comme prédateur, la démocratie devient fragile. La corruption est ainsi l’un des moteurs silencieux de la crise mondiale de la représentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-lutte-anticorruption-une-mise-en-scene-de-la-vertu"><strong>La lutte anticorruption, une mise en scène de la vertu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc pas celle des méthodes de mesure, mais celle du courage politique. Lutter contre la corruption suppose d’accepter des pertes de pouvoir, des ruptures d’alliances, des conflits avec des élites économiques et administratives. Cela implique de protéger les lanceurs d’alerte, de garantir l’indépendance de la justice, de renforcer la transparence budgétaire et d’ouvrir réellement l’accès à l’information publique. Ce sont des choix coûteux, mais indispensables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de produire des indices sans produire de ruptures, la lutte anticorruption risque de devenir une mise en scène de la vertu. Un théâtre où l’on dénonce sans transformer, où l’on classe sans contraindre, où l’on alerte sans réformer. Un monde obsédé par la mesure du mal, mais hésitant à s’attaquer à ses causes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la corruption est en constante évolution, la réponse ne peut rester figée dans une technocratie du chiffre. Elle doit redevenir un combat politique, social et démocratique. Sans cela, les rapports continueront de s’empiler comme des pierres tombales d’une ambition trahie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus : <em>quel pays a gagné ou perdu quelques points cette année ? </em>Mais : <em>quand la lutte contre la corruption cessera-t-elle d’être un exercice de communication pour devenir une politique de transformation réelle ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que cette question restera sans réponse, les indices continueront de baisser — et la confiance avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21215</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lutte anticorruption : pourquoi l’Afrique subsaharienne peine à sortir du bas du tableau</title>
		<link>https://saheltribune.com/lutte-anticorruption-pourquoi-lafrique-subsaharienne-peine-a-sortir-du-bas-du-tableau/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/lutte-anticorruption-pourquoi-lafrique-subsaharienne-peine-a-sortir-du-bas-du-tableau/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:08:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Botswana]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[espace civique]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Indice de perception de la corruption 2025]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[lutte anticorruption]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[populations vulnérables]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>
		<category><![CDATA[scandales financiers]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
		<category><![CDATA[Seychelles]]></category>
		<category><![CDATA[Somalie]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Transparency international]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21208</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Afrique subsaharienne est en bas du classement mondial selon l’Indice de perception de la corruption 2025. Informez-vous sur les enjeux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec une moyenne de 32 points sur 100 à l’Indice de perception de la corruption 2025, l’Afrique subsaharienne demeure en queue de peloton mondial. Malgré quelques progrès isolés, la majorité des États de la région voient leurs efforts anticorruption freinés par des faiblesses institutionnelles persistantes et un manque de volonté politique.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique subsaharienne continue d’occuper la dernière place du classement mondial de la corruption. C’est le principal enseignement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, publié ce 10 février par Transparency International. Avec un score régional moyen de 32 sur 100, seuls quatre des quarante-neuf pays évalués dépassent la barre des 50 points, seuil considéré comme un minimum acceptable en matière d’intégrité du secteur public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dernière décennie, la situation s’est globalement détériorée : dix pays ont enregistré une baisse significative de leur score depuis 2012, tandis que seuls sept ont connu une amélioration notable. Pour l’ONG basée à Berlin, ces chiffres témoignent de « <em>l’inefficacité des stratégies actuelles de lutte contre la corruption </em>» et d’un déficit de gouvernance publique dans une région pourtant confrontée à de multiples urgences sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-corruption-qui-frappe-les-plus-vulnerables"><strong>Une corruption qui frappe les plus vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Transparency International souligne que la corruption dans la gestion des fonds publics a des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations. Accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou à l’éducation : autant de secteurs affectés par des détournements et un manque de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La corruption dans le secteur public frappe toujours plus durement les personnes les plus vulnérables </em>», insiste Paul Banoba, conseiller régional pour l’Afrique au sein de l’organisation. Selon lui, les gouvernements africains doivent désormais transformer leurs engagements internationaux en « <em>mesures décisives</em> », notamment en renforçant les institutions de contrôle, en protégeant l’espace civique et en favorisant la participation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mouvements sociaux récents illustrent cette pression populaire. À Madagascar, noté 25 sur 100, les scandales de corruption ont été l’un des déclencheurs des manifestations de la génération Z ayant conduit à la chute du gouvernement en octobre 2025. Les protestataires dénonçaient notamment les détournements de fonds publics responsables de défaillances chroniques dans les services essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-contrastees"><strong>Des trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques pays se distinguent néanmoins par leurs performances relatives. Les Seychelles arrivent en tête du classement régional avec 68 points, devant le Cap-Vert (62), le Botswana (58) et le Rwanda (58). Mais même ces États sont confrontés à des fragilités : aux Seychelles, une affaire présumée de blanchiment de 50 millions de dollars a mis en lumière la lenteur des enquêtes judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’autre extrémité du classement figurent le Soudan (14), l’Érythrée (13), la Somalie (9) et le Soudan du Sud (9), illustrant le lien étroit entre corruption, conflits armés et effondrement institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays montrent toutefois des signes d’amélioration. L’Angola a gagné 17 points depuis 2015 grâce à plusieurs réformes engagées contre les réseaux de prédation. Mais selon des enquêtes d’opinion, une grande partie de la population estime toujours que dénoncer la corruption expose à des représailles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali obtient un score de 28/100 (136ᵉ sur 182), en légère amélioration (+1), tandis que le Niger recule à 31/100 (124ᵉ, –3) et le Burkina Faso à 40/100 (84ᵉ, –1). La Guinée (26/100, 142ᵉ, –2) figure parmi les plus mal classés de la région. À l’inverse, le Sénégal progresse légèrement avec 46/100 (65ᵉ, +1), se situant au-dessus de la moyenne régionale, tandis que la Côte d’Ivoire (43/100, 76ᵉ, –2) marque un recul. L’Algérie (34/100, 109ᵉ) et la Mauritanie (30/100, 130ᵉ) stagnent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-democratique-majeur"><strong>Un enjeu démocratique majeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Transparency International, la lutte contre la corruption ne peut être dissociée du renforcement de la démocratie. « <em>Il reste encore beaucoup à faire, plus de vingt ans après l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption </em>», rappelle Paul Banoba. L’organisation appelle à une meilleure transparence budgétaire, à l’indépendance de la justice et à la protection des lanceurs d’alerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de transitions politiques, de tensions sociales et de pression économique, la corruption apparaît ainsi comme un facteur aggravant des crises de confiance entre États et citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si quelques progrès sont observés, le constat est que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus exposée à la corruption publique dans le monde. Un signal d’alarme pour les gouvernements, mais aussi pour les partenaires internationaux engagés dans le financement du développement et des réformes institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/lutte-anticorruption-pourquoi-lafrique-subsaharienne-peine-a-sortir-du-bas-du-tableau/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21208</post-id>	</item>
		<item>
		<title>4e édition de la Semaine de la Justice : capitaliser les réformes pour une justice crédible</title>
		<link>https://saheltribune.com/4e-edition-de-la-semaine-de-la-justice-capitaliser-les-reformes-pour-une-justice-credible/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/4e-edition-de-la-semaine-de-la-justice-capitaliser-les-reformes-pour-une-justice-credible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[accès à la justice]]></category>
		<category><![CDATA[acteurs judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[Centre International de Conférence de Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[CICB]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[consolidation institutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[crédibilité de la justice]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Justice malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudou Kassogué]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Justice]]></category>
		<category><![CDATA[réformes institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[réformes judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de la justice]]></category>
		<category><![CDATA[service public de la justice]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<category><![CDATA[transparence judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21205</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 4e édition de la Semaine de la Justice se tient à Bamako, mettant en avant les réformes et leur impact sur la justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le&nbsp; Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce lundi 9 février 2026, le lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice, présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la justice dans le processus de consolidation institutionnelle et de restauration de la confiance citoyenne. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes </em>», cette édition se déroulera du 9 au 14 février. Le choix de cette thématique traduit une volonté claire de mettre en avant les réformes engagées et d’en mesurer les impacts. Comme l’a rappelé le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki Diarrah, « <em>il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance </em>». Cette affirmation souligne le lien indissociable entre progrès économique et modernisation institutionnelle, où la justice joue un rôle central dans la construction d’un État crédible et efficace. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-institutionnalisee-depuis-2022"><strong>Une initiative institutionnalisée depuis 2022</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Institutionnalisée en 2022 par le gouvernement de la transition, sur proposition du ministre de la Justice, la Semaine de la Justice est devenue un rendez-vous incontournable. Son objectif est de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public plus efficace. Elle vise à renforcer la transparence et l’accessibilité, tout en contribuant à restaurer la confiance du public envers une institution souvent perçue comme distante. Les activités prévues au programme permettront d’ouvrir des espaces de dialogue et de sensibilisation, favorisant une meilleure compréhension des mécanismes judiciaires et des réformes en cours.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’une justice qualifiée autrefois de « <em>grande muette </em>». Selon lui, cette initiative démontre que la justice est désormais une institution vivante, ouverte et accessible. Il a également rappelé que « l<em>es professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi </em>». Ce message fort traduit une exigence de cohérence et d’exemplarité au sein du corps judiciaire, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-de-transparence-et-de-proximite"><strong>Une dynamique de transparence et de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quatrième édition marque une étape significative dans le processus de réforme et de modernisation du système judiciaire malien. Elle s’inscrit dans une dynamique de transparence et de responsabilisation, où l’accent est mis sur la proximité avec les citoyens. En mettant en avant la capitalisation des réformes, l’événement ambitionne de consolider les acquis et de tracer les perspectives d’une justice plus crédible et plus digne de confiance. Pour les acteurs institutionnels comme pour les citoyens, cette semaine représente une opportunité de dialogue et de réflexion collective sur l’avenir de la justice au Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, cette semaine se veut un espace de rencontre et de pédagogie, où les citoyens peuvent mieux comprendre le rôle de la justice et les réformes en cours. Elle incarne une volonté politique de rendre la justice plus proche, plus transparente et plus exemplaire. En plaçant la réforme au cœur de son action, le gouvernement entend démontrer que la justice n’est pas seulement une institution de sanction, mais aussi un pilier de la cohésion sociale et du développement. La Semaine de la Justice 2026 s’annonce ainsi comme une étape décisive pour bâtir une justice accessible, crédible et respectée par tous. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/4e-edition-de-la-semaine-de-la-justice-capitaliser-les-reformes-pour-une-justice-credible/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21205</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : une Médaille d’honneur de la Justice pour valoriser l’engagement au service de l’État de droit</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-medaille-dhonneur-de-la-justice-pour-valoriser-lengagement-au-service-de-letat-de-droit/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-une-medaille-dhonneur-de-la-justice-pour-valoriser-lengagement-au-service-de-letat-de-droit/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:47:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil des ministres]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Justice malienne]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre l’impunité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Médaille d’honneur de la Justice]]></category>
		<category><![CDATA[probité]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[service public]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21180</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil des ministres malien a institué la Médaille d’honneur de la Justice pour reconnaître ceux qui protègent les droits fondamentaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en session ordinaire le vendredi 6 février 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres malien a adopté un projet de décret instituant une Médaille d’honneur de la Justice. Une initiative présentée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans un contexte de refondation institutionnelle et de lutte affichée contre la corruption et l’impunité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué officiel (CM n°2026-05/SGG) de ce vendredi 6 février 2026, cette distinction vise à reconnaître les femmes et les hommes qui se sont illustrés par leur engagement, leur probité et leur sens du devoir dans le service public de la justice et dans la protection des droits fondamentaux. Pour les autorités de la transition, il s’agit de renforcer la consolidation de l’État de droit et de promouvoir une gouvernance qualifiée de « <em>vertueuse</em> », dans un pays confronté à de profondes crises sécuritaires, politiques et sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-creer-une-dynamique-d-emulation"><strong>Créer une dynamique d’émulation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte adopté précise les conditions d’attribution et de retrait de cette nouvelle médaille. Elle pourra être décernée à des personnes physiques ayant rendu des « <em>services exceptionnels</em> » à la justice ou ayant consenti des sacrifices notables dans l’exercice de leurs fonctions. Elle concernera également celles et ceux qui ont été grièvement blessés, ou ont perdu la vie, dans le cadre de missions judiciaires ou en apportant leur concours volontaire à l’institution judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le gouvernement, cette reconnaissance officielle doit créer une dynamique d’émulation au sein du corps judiciaire et renforcer la motivation des agents de l’État appelés à faire respecter la loi dans un environnement souvent marqué par les pressions politiques, l’insécurité et la défiance citoyenne. La justice est ainsi présentée comme un pilier central du processus de refondation engagé par les autorités de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du symbole, cette Médaille d’honneur de la Justice s’inscrit dans une série de mesures visant à restaurer la crédibilité des institutions et à réaffirmer le rôle stratégique du système judiciaire dans la reconstruction du contrat social.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-une-medaille-dhonneur-de-la-justice-pour-valoriser-lengagement-au-service-de-letat-de-droit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21180</post-id>	</item>
		<item>
		<title>En Côte d’Ivoire, Mamadou Hawa Gassama condamné à trois ans de prison et interdit de séjour</title>
		<link>https://saheltribune.com/en-cote-divoire-mamadou-hawa-gassama-condamne-a-trois-ans-de-prison-et-interdit-de-sejour/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/en-cote-divoire-mamadou-hawa-gassama-condamne-a-trois-ans-de-prison-et-interdit-de-sejour/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 19:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En temps réel]]></category>
		<category><![CDATA[affaire judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[amende]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[décision de justice]]></category>
		<category><![CDATA[droits de la défense]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[interdiction de séjour]]></category>
		<category><![CDATA[Jurifis Consult]]></category>
		<category><![CDATA[justice ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mamadou Hawa Gassama]]></category>
		<category><![CDATA[ministère public]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[procès équitable]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal d’Abidjan-Plateau]]></category>
		<category><![CDATA[voies de recours]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21059</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mamadou Hawa Gassama est condamné à trois ans de prison avec interdiction de séjour. Une décision judiciaire sévère.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à trois ans de prison, frappé d’une interdiction de séjour et d’une lourde amende, Mamadou Hawa Gassama écope d’une décision judiciaire d’une rare sévérité en Côte d’Ivoire. En attendant la motivation du jugement, la défense dénonce une sentence disproportionnée et prépare déjà la riposte juridique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu, vendredi 30 janvier, son jugement dans l’affaire opposant Mamadou Hawa Gassama au ministère public. À l’issue du délibéré, la juridiction ivoirienne a prononcé une condamnation à trois ans de prison, assortie d’une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien pour une durée équivalente, ainsi que d’une amende de cinq millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-jugee-severe-par-la-defense"><strong>Une décision jugée « sévère » par la défense</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le même jour par le cabinet Jurifis Consult, qui assure la défense de l’intéressé, les avocats précisent que le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans un journal d’annonces légales, mesure rarement appliquée et révélatrice, selon eux, de la sévérité de la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jugement, rendu à l’issue du délibéré, n’a pas encore été notifié dans sa version motivée à la défense. Les conseils de Mamadou Hawa Gassama indiquent attendre la communication complète de la décision afin de procéder à une analyse approfondie des éléments de droit et de fait ayant conduit à cette condamnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>À ce stade, nous n’avons pas encore accès aux motivations du tribunal</em> », soulignent-ils, tout en affirmant leur intention de se prononcer ultérieurement sur les voies de recours appropriées, dans le strict respect des règles de procédure et de l’État de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-voie-des-recours-ouverte"><strong>La voie des recours ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans remettre en cause l’autorité de la justice ivoirienne, les avocats réaffirment leur attachement au principe du procès équitable, aux droits de la défense et à l’exercice serein des recours prévus par la loi. Une position classique, mais qui laisse entendre que la procédure pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, dont les détails judiciaires restent à préciser à la lecture du jugement motivé, intervient dans un contexte régional où les décisions de justice impliquant des ressortissants étrangers sont souvent scrutées de près, tant sur le plan juridique que politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, Mamadou Hawa Gassama demeure sous le coup d’une condamnation lourde, dont les conséquences — pénales, financières et territoriales — pourraient durablement affecter sa situation, sauf évolution judiciaire à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/en-cote-divoire-mamadou-hawa-gassama-condamne-a-trois-ans-de-prison-et-interdit-de-sejour/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21059</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : la Cour suprême confirme la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-la-cour-supreme-confirme-la-condamnation-du-premier-ministre-ousmane-sonko/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senegal-la-cour-supreme-confirme-la-condamnation-du-premier-ministre-ousmane-sonko/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 09:32:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[appel]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[Cour suprême]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
		<category><![CDATA[droits civiques]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[IGF]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Mame Mbaye Niang]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[politique sénégalaise]]></category>
		<category><![CDATA[Premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[PRODAC]]></category>
		<category><![CDATA[révision]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19272</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les détails de la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko et son impact sur la démocratie sénégalaise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;La démocratie sénégalaise, souvent saluée comme modèle en Afrique de l’ouest, entre de nouveau dans une véritable zone de turbulence. La Cour suprême a confirmé, le mardi 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025, la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko pour diffamation. Une décision rare pour un dignitaire en fonction. Cette affaire, qui maintient une peine de prison avec sursis et la déchéance de ses droits civiques, relance le débat sur l’indépendance de la justice et la résilience des institutions sénégalaises. La contre-attaque de Sonko, qui demande une révision de son procès, soulève des questions et met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation de la peine contre Ousmane Sonko est un événement rare sur le continent. Alors qu&rsquo;il occupe désormais le poste de numéro trois de la République, le Premier ministre se voit imposer les conséquences d&rsquo;un jugement prononcé alors qu&rsquo;il était encore dans l&rsquo;opposition. Il écope six mois de prison avec sursis, 200 millions de F CFA de dommages et intérêts, et surtout, la déchéance de ses droits civiques. Cette dernière clause l&rsquo;avait déjà écarté de la course à la dernière présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verdict, validé en appel par les plus hautes instances judiciaires, est perçu par beaucoup comme un témoignage de la solidité des institutions sénégalaises. Dans une région où l&rsquo;impunité des dirigeants est parfois la norme, le Sénégal semble tracer une voie différente. Ce n&rsquo;est pas la première fois que la justice sénégalaise fait preuve d&rsquo;une telle fermeté. En 2024 déjà, elle avait joué un rôle crucial en mettant fin aux tentatives de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, Macky Sall, de s&rsquo;accrocher au pouvoir. La confirmation de la condamnation de Sonko, loin d&rsquo;être un acte isolé, renforce l&rsquo;idée qu&rsquo;au Sénégal, les institutions sont suffisamment fortes pour que nul ne puisse se soustraire à la Justice, fût-il un haut dignitaire. Le droit est la seule boussole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-contre-offensive-du-premier-ministre-justice-ou-calcul-politique"><strong>La contre-offensive du Premier ministre, justice ou calcul politique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction d&rsquo;Ousmane Sonko à ce revers judiciaire n&rsquo;a pas tardé. Loin de s&rsquo;incliner, il a immédiatement déposé une demande de révision de son procès auprès du ministère de la Justice. Il promet d&rsquo;y apporter des preuves qu&rsquo;il affirme déterminantes, notamment le fameux document de l&rsquo;Inspection Générale des Finances (IGF), qu&rsquo;il invoquait pour justifier ses accusations de malversations financières à l&rsquo;encontre de Mame Mbaye Niang dans le cadre du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la loi sénégalaise offre cette voie de recours, cette initiative du Premier ministre suscite de vives interrogations sur ses réelles motivations. Pour de nombreux observateurs, cette démarche vise avant tout à donner une coloration politique à l&rsquo;affaire. L&rsquo;idée serait de transférer le dossier à de nouveaux magistrats, potentiellement nommés par le pouvoir en place, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un revirement de situation. Cette perception est renforcée par le fait que Sonko demande également la révision de l&rsquo;affaire de viol pour laquelle il avait également été condamné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie interroge la cohérence du discours sur l&rsquo;État de droit. Si Ousmane Sonko cherchait véritablement à prouver son attachement à une justice impartiale, n&rsquo;aurait-il pas dû, selon ses critiques, se plier au verdict de la Cour suprême, d&rsquo;autant plus que ce sont ses propres avocats qui avaient initialement interjeté appel ? La question est simple et cinglante : qu&rsquo;aurait-il fait si la décision de la Cour avait été en sa faveur ? Il est probable qu&rsquo;il l&rsquo;aurait célébrée comme une victoire de la justice, tandis que la partie plaignante aurait dénoncé un scandale. Cette divergence d&rsquo;appréciation est un classique des décisions de justice, toujours perçues différemment selon les intérêts des parties en conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-d-une-democratie-en-pleine-evolution"><strong>Les enjeux d&rsquo;une démocratie en pleine évolution</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire Sonko dépasse largement le cadre d&rsquo;un simple litige judiciaire. Elle met à l&rsquo;épreuve la maturité démocratique du Sénégal. Elle soulève des questions fondamentales sur la véritable séparation des pouvoirs et la capacité du pays à maintenir la confiance de ses citoyens envers son système judiciaire. La façon dont ce dossier sera géré dans les prochains mois aura des répercussions bien au-delà des frontières sénégalaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal est confronté à un immense défi. Il doit garantir que la justice reste impartiale, même lorsque le Premier ministre est impliqué, tout en naviguant dans un paysage politique complexe. Le pays se trouve à un tournant crucial. C&rsquo;est une réelle opportunité pour le Sénégal de réaffirmer son statut de modèle en Afrique. Il peut prouver que même face aux plus grands enjeux de pouvoir, le droit demeure et doit rester la seule boussole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senegal-la-cour-supreme-confirme-la-condamnation-du-premier-ministre-ousmane-sonko/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19272</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les Maliens et la justice : Trois sur quatre en ont confiance, et beaucoup ignorent les procédures </title>
		<link>https://saheltribune.com/les-maliens-et-la-justice-trois-sur-quatre-en-ont-confiance-et-beaucoup-ignorent-les-procedures/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/les-maliens-et-la-justice-trois-sur-quatre-en-ont-confiance-et-beaucoup-ignorent-les-procedures/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[accès à la justice]]></category>
		<category><![CDATA[attentes des populations]]></category>
		<category><![CDATA[Code de procédure pénale]]></category>
		<category><![CDATA[Code pénal]]></category>
		<category><![CDATA[confiance en la justice]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[coût de la justice]]></category>
		<category><![CDATA[enquête d’opinion]]></category>
		<category><![CDATA[équité]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Friedrich Ebert Stiftung]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Justice malienne]]></category>
		<category><![CDATA[procédures judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=18828</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Saviez-vous que la confiance des Maliens en la justice influence la cohésion sociale ? Lisez les résultats d'une enquête de FES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De tous les secteurs de la vie, la justice constitue un pilier essentiel. Elle permet de réguler la vie en société. Le niveau de confiance des populations en elle est un gage de paix, de stabilité, d’harmonie et de cohésion. Au Mali, la Friederich Ebert Stiftung (FES), une institution indépendante allemande, à travers son enquête d’opinions annuelle, a publié des résultats dans ce sens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la 16<sup>e</sup>&nbsp;fois depuis fin&nbsp;2012, l’institution allemande créée en mars 1925 et présente au Mali depuis 1972, a livré les résultats de son enquête d’opinions des Maliens sur la gouvernance de leur pays. Cette enquête, qui s’est déroulée du 11 au 22&nbsp;janvier 2025, a ciblé un échantillon de 2 220&nbsp;personnes âgées de 18&nbsp;ans et plus. Les Maliens se sont prononcés sur plusieurs sujets parmi lesquels la justice. Qu’ont-ils dit ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nette-progression-nbsp-du-niveau-de-confiance-en-la-justice"><strong>Nette progression&nbsp;</strong><strong>du niveau de confiance en la justice</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de l’enquête montrent que trois quarts des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3&nbsp;% totalement confiance et 56,8&nbsp;% partiellement confiance) contre deux sur dix qui n’y font pas confiance (14,2&nbsp;% pas confiance et 6,3&nbsp;% pas du tout confiance). Le niveau de confiance en la justice malienne diminue avec le niveau d’instruction&nbsp;: aucun (77,1&nbsp;%), primaire (76,9&nbsp;%), secondaire (73,7&nbsp;%), supérieur (66,9&nbsp;%).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression ces dernières années, passant de 47,7&nbsp;% en 2021 à 75,1&nbsp;% en 2025. Ce qui correspond à une hausse de 27,4&nbsp;points de pourcentage sur ces cinq dernières années. Les principales attentes des populations sont, selon les résultats, une justice transparente, soit 58,2&nbsp;% des personnes enquêtées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations veulent aussi une justice équitable (30,1&nbsp;%), une justice incorruptible (22,7&nbsp;%), une justice impartiale sans distinction sociale (21,9&nbsp;%). Cette nette progression de la confiance des populations en la justice est un peu tachetée par une méconnaissance des procédures judiciaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-meconnaissance-des-procedures"><strong>Méconnaissance des procédures</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’institution allemande, les personnes enquêtées estiment que les procédures judiciaires sont méconnues par une très grande majorité des populations. Pour près de neuf Maliens sur dix, les procédures de la justice sont méconnues des populations (58,0&nbsp;% tout à fait d’accord et 31,7&nbsp;% d’accord) ; plus de huit personnes sur dix trouvent que les procédures de la justice sont longues et compliquées (55,1&nbsp;% tout à fait d’accord et 29,6&nbsp;% d’accord).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, plus de sept personnes sur dix estiment que la justice malienne est corrompue (33,3&nbsp;% tout à fait d’accord et 39,2&nbsp;% d’accord) ou que la justice malienne coûte cher (51,2&nbsp;% tout à fait d’accord et 26,7&nbsp;% d’accord). La méconnaissance des textes, des modes de saisine et des procédures judiciaires ressort comme un frein majeur à l’accès des différents degrés de juridiction. Alors, l’un des plus grands défis de la justice est la sensibilisation et l’information afin que les populations s’approprient les procédures judiciaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que depuis quelques années, les autorités ont entrepris un vaste chantier de réformes du système judiciaire. Ces réformes traduisent une ambition de renforcer l’État de droit, de garantir une justice équitable et de mieux protéger les citoyens face aux défis contemporains. Parmi ces réformes, on peut citer l’adoption de deux textes majeurs&nbsp;: la Loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal et la loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de Procédure pénale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux codes s’inscrivent dans une dynamique d’adaptation aux réalités sociales, tout en restant fidèles aux valeurs culturelles du pays. Le Code de Procédure pénale place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. Tandis que le Code pénal introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/les-maliens-et-la-justice-trois-sur-quatre-en-ont-confiance-et-beaucoup-ignorent-les-procedures/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">18828</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
