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	<title>Archives des espace public &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des espace public &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title> La place de l’OMVS à Bamako fait peau neuve </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La place de l’OMVS à Bamako s’offre une nouvelle vie, reflétant l'engagement pour une urbanité fonctionnelle et attrayante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La capitale malienne a inauguré, le 15 avril, la place de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) entièrement réhabilitée. Entre mémoire urbaine et ambition de modernisation, ce site emblématique entend incarner à la fois un espace public renouvelé et un symbole de coopération sous-régionale.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Au cœur de Bamako, la remise officielle de la place de l’OMVS rénovée marque une nouvelle étape dans les efforts de modernisation des espaces publics. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Culture, Mamou Daffé, et la ministre de l’Environnement, Mariam Tangara.</p>



<p>Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de requalification urbaine visant à offrir aux habitants des lieux à la fois fonctionnels, attractifs et porteurs de sens.</p>



<p>Menée avec l’appui de la Société de Gestion de l’Énergie de Manantali (SOGEM), la réhabilitation a profondément transformé ce site aménagé à l’origine au début des années 2000.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-espace-multifonctionnel-modernise"><strong>Un espace multifonctionnel modernisé</strong></h2>



<p>La place comprend désormais un restaurant, une salle polyvalente, une aire de jeux, ainsi qu’une place mémorielle dédiée aux États membres de l’OMVS. Des espaces verts et des infrastructures techniques ont également été intégrés, répondant aux standards contemporains d’aménagement urbain.</p>



<p>L’ensemble vise à faire de ce lieu un point de rencontre pour les habitants, tout en renforçant son attractivité pour les visiteurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="810" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg" alt="Inauguration de la place OMVS" class="wp-image-21942" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-300x237.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-768x607.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-585x463.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-600x474.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;inauguration de la place OMVS, le 15 avril 2026, à Bamako. ©𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓 </figcaption></figure>
</div>


<p>Au-delà de sa dimension fonctionnelle, la place de l’OMVS est chargée d’histoire. Située dans un quartier emblématique, elle a connu plusieurs usages au fil des décennies : gare de transports publics, ancien siège de la BNDA, puis lieu de loisirs connu des Bamakois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-cooperation-autour-du-fleuve-senegal"><strong>Un symbole de coopération autour du fleuve Sénégal</strong></h2>



<p>Pour Tiémoko Traoré, cette transformation s’inscrit dans une continuité : «&nbsp;<em>Chaque étape a marqué la mémoire collective, et sa réhabilitation enrichit ce passé d’une nouvelle page tournée vers la coopération régionale&nbsp;</em>».</p>



<p>La dimension régionale du projet est au cœur de sa portée politique. L’OMVS, qui regroupe plusieurs États d’Afrique de l’Ouest autour de la gestion du fleuve Sénégal, constitue un pilier de la coopération énergétique et hydraulique dans la région.</p>



<p>Le directeur général de la SOGEM, Julien Charles Sagna, récemment nommé, a salué un projet qui illustre l’engagement de l’institution à accompagner les États membres dans leurs initiatives structurantes, au-delà du seul secteur énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-valorisation-du-patrimoine-urbain"><strong>Un levier de valorisation du patrimoine urbain</strong></h2>



<p>Pour le ministre de la Culture, Mamou Daffé, cette réhabilitation dépasse le cadre d’un simple aménagement. Elle participe à la valorisation du patrimoine urbain de Bamako, en créant un espace de convivialité et de mémoire accessible à tous.</p>



<p>La place rénovée apparaît ainsi comme un lieu de convergence entre identité locale et ambition régionale, où se croisent histoire, culture et développement.</p>



<p>Avec ce projet, Bamako poursuit sa mutation urbaine, en misant sur des infrastructures capables de renforcer son image et son attractivité. La place de l’OMVS rénovée s’inscrit dans cette volonté de moderniser la ville tout en préservant ses repères historiques.</p>



<p>Elle devient ainsi une vitrine du Mali contemporain : un pays qui, à travers ses espaces publics, affirme son attachement à la mémoire collective et son ouverture à la coopération régionale.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les grins à Bamako : institutions sociales entre héritage culturel et enjeux contemporains</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-grins-a-bamako-institutions-sociales-entre-heritage-culturel-et-enjeux-contemporains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:15:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les grins à Bamako : une institution sociale révélatrice des liens de solidarité et des enjeux identitaires des jeunes Maliens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, il suffit de faire quelques pas dans n’importe quel quartier populaire pour entendre le cliquetis des petites théières, le rire franc des jeunes et le murmure continu des discussions passionnées. Les grins, ces rassemblements informels autour du thé, sont devenus une véritable institution dans la capitale malienne. Espace de parole et de convivialité pour certains, fabrique silencieuse du chômage pour d’autres, le grin reste un phénomène complexe, révélateur des contradictions d’une jeunesse bamakoise en quête d’identité et de repères.</em></strong></p>



<p>Les&nbsp;<em>grins</em>, ces cercles de discussion informels autour du thé, sont l’une des plus anciennes et vivaces institutions sociales du Mali. Leur origine remonte aux rites d’initiation traditionnels, notamment la circoncision collective, qui venaient renforcer entre jeunes des liens de solidarité existante de façon plus durable. Dans les milieux peuls, on les appelait le «&nbsp;<em>Waldé</em>&nbsp;», tandis que dans le milieu bambara, ils recevaient l’appellation de « <em>ton</em> ».&nbsp;</p>



<p>Cette dynamique s’est prolongée à travers les « <em>tons</em> » du royaume de Ségou, véritables associations de jeunes encadrées par l’autorité coutumière et investie de fonctions communautaires, sociales et parfois militaires. Enracinés dans les principes de fraternité, de palabre et de discipline collective, les grins ont toujours joué un rôle structurant dans la socialisation des jeunes Maliens.</p>



<p>Avec l’urbanisation et l’ouverture culturelle des années&nbsp;1960, et même bien avant depuis les années&nbsp;1914, avec l’engagement obligation des Africains auprès de la France lors de la Première Guerre mondiale, les grins ont subi un véritable coup. A cela venait s’ajouter l’école française. Influencés ainsi par l’école, la musique, les soirées dansantes, les comportements du blanc, et l’habitude de « <em>prendre le thé</em> », ils sont devenus de véritables espaces de débats, d’entraide et d’intégration.&nbsp;&nbsp;Aujourd’hui encore, bien que confrontés à de nouveaux défis comme la distraction numérique ou la superficialité de certains échanges, ils demeurent des lieux de cohésion sociale, ouverts à toutes les origines ethniques et sociales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-echanger-l-actualite-du-pays-et-du-monde-entier"><strong>Échanger l’actualité du pays et du monde entier</strong><strong></strong></h2>



<p>Le grin continue donc d’occuper une place centrale dans la vie sociale des jeunes, à Bamako. Du lever au coucher du soleil, ces petits cercles se forment et se défont au coin des rues, devant les kiosques, ou dans les cours des maisons. Garçons, souvent accompagnés de jeunes filles, y parle de tout, notamment de la politique, du football, des petites affaires du quartier, des problèmes familiaux ou des rêves d’ailleurs.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Le grin, c’est avant tout un espace de respiration</em>&nbsp;», explique Aboubacar Sidiki Sogoba, un jeune diplômé sans emploi rencontré à Magnambougou. Théière fumante entre les mains, il décrit ces regroupements comme des lieux où l’on se libère du poids du quotidien. «&nbsp;<em>Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Quand on échange sur des opportunités, qu’on parle de projets ou qu’on s’informe, ça peut vraiment nous ouvrir l’esprit. Mais quand c’est juste pour tuer le temps, ça devient vite un cercle vicieux</em>&nbsp;», déclare-t-il.</p>



<p>Pour Moumine Sidibé, étudiant en lettres modernes et fidèle participant d’un grin à Sébénicoro, c’est surtout «&nbsp;<em>un moment de partage</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Je viens au grin pour discuter, échanger l’actualité du pays et du monde entier. Ce n’est pas qu’on n’a rien à faire, mais c’est aussi un moyen de rester connecté, de savoir ce qui se passe&nbsp;</em>», nous raconte Sidibé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-solidarite-et-perte-de-temps"><strong>Entre solidarité et perte de temps</strong></h2>



<p>Mais la frontière entre espace d’éveil et perte de temps reste mince. Dans la capitale malienne, nombreux sont ceux qui reconnaissent que ces regroupements peuvent aussi devenir un piège, où le temps s’écoule sans projet concret. «&nbsp;<em>Si tu n’y fais pas attention, tu peux passer des journées entières à discuter, sans rien construire</em>&nbsp;», admet Aboubacar Maiga, ajoutant que, «&nbsp;<em>le grin devient alors une zone de confort, qui te tient loin de la recherche active d’un emploi ou d’une formation</em>&nbsp;».</p>



<p>Pourtant, certains y trouvent aussi des opportunités inattendues. «&nbsp;<em>Même si tu as déjà un travail, au grin quelqu’un peut te proposer un boulot plus intéressant</em>&nbsp;», raconte Moumine qui estime que ces rencontres, parfois anodines, peuvent déboucher sur des petits jobs, des collaborations ou même des projets associatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-regard-des-anciens"><strong>Le regard des anciens</strong></h2>



<p>Dans le quartier de Sébénicoro, Mahamadou Sangaré, notable respecté, observe le phénomène avec un mélange de bienveillance et de prudence. «&nbsp;<em>Les grins jouent un double rôle&nbsp;</em>», analyse-t-il. «&nbsp;<em>D’un côté, ce sont des lieux de dialogue et de solidarité entre jeunes. Mais de l’autre, dans certains quartiers, ils deviennent aussi des espaces où on perd son temps, sans activité productive. L’évolution dépend du contexte et surtout de l’encadrement</em>&nbsp;», souligne-t-il.</p>



<p>Pour cet homme d’expérience, il ne s’agit pas de condamner le grin, mais plutôt de réfléchir à la manière de le transformer. «&nbsp;<em>Si on organise des activités éducatives ou professionnelles au sein des grins comme des formations, des débats citoyens ou des ateliers, ils peuvent devenir de vrais leviers pour l’insertion des jeunes</em>», propose le notable Sangaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-le-grin-en-tremplin"><strong>Transformer le grin en tremplin</strong></h2>



<p>La solution, selon M. Sangaré, réside dans l’action concrète. «&nbsp;<em>Former les membres du grin à faire quelque chose de productif, ou même transformer certains grins en coopératives dans l’agriculture, l’artisanat ou les services&nbsp;</em>», indique-t-il, insistant que ces idées sont déjà timidement expérimentées dans certains quartiers périphériques de Bamako, mais elles restent encore marginales.</p>



<p>À Bamako, le grin est donc à la fois un miroir et un symptôme des difficultés de la jeunesse, notamment le chômage massif, le manque d’opportunités et le besoin vital de solidarité. Il incarne ce paradoxe dans un espace où l’on se sent libre, mais où le risque de s’enfermer existe aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-defi-pour-la-jeunesse-bamakoise"><strong>Un défi pour la jeunesse bamakoise</strong></h2>



<p>À l’heure où le chômage des jeunes reste l’un des défis majeurs du Mali, le grin pourrait bien devenir, selon l’attitude de ses membres et le soutien des acteurs locaux, soit un moteur d’espoir, soit un frein invisible. «&nbsp;<em>Le grin n’est pas le problème en soi, conclut Aboubacar, c’est ce qu’on en fait qui compte</em>&nbsp;». En effet, il y en a qui ne se retrouvent au grin que durant la nuit. Après une journée chargée, ils se retrouvent au grin pour se dévoiler entre camarade avant de rejoindre le lit.&nbsp;</p>



<p>Et sous le soleil de Bamako, entre deux gorgées de thé amer, l’espoir d’une jeunesse qui refuse de choisir entre liberté et avenir continue de se construire, grin après grin.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du colonial au panafricain : Bamako s’affranchit des noms du passé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2024 07:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Un baptême des voies publiques historique à Bamako : les autorités de la Transition renomment une trentaine de voies pour inscrire l'identité malienne dans l'espace public.</p>
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<p><strong><em>Le District de Bamako, capitale du Mali, a tourné une page de son histoire ce 24&nbsp;décembre 2024. Sous l’impulsion des autorités de la Transition, une trentaine de voies, places et établissements publics ont été rebaptisés.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Pendant des décennies, l’espace public de Bamako a servi de vitrine à des noms sans écho dans la conscience collective malienne. Qu’évoquent pour les générations actuelles l’Avenue de l’Artois ou la rue Archinard ? Rien, si ce n’est un héritage colonial pesant et déconnecté d’une nation qui aspire à se réapproprier son histoire. En remplaçant ces noms par ceux de figures nationales et panafricaines, les autorités affirment leur volonté d’inscrire l’identité malienne au cœur de l’espace public et affranchir la mémoire collective des chaînes de l’aliénation.</p>



<p>Le choix du Premier ministre Abdoulaye Maïga de rebaptiser la Place de la CEDEAO en Place de la Confédération des États du Sahel est significatif. Il s’agit non seulement de célébrer une vision panafricaine, mais aussi de rappeler les luttes et les sacrifices qui ont forgé la résistance des peuples du Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-aux-heros-de-la-republique-nbsp"><strong>Un hommage aux héros de la République&nbsp;</strong></h3>



<p>Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Décret du 13&nbsp;décembre 2024, qui dépasse le simple remplacement des noms. Elle est une véritable déclaration d’intention&nbsp;: magnifier nos héros et héroïnes, des hommes et des femmes dont les exploits et l’engagement ont marqué l’histoire du Mali et de l’humanité. À travers cette initiative, les autorités de la Transition entendent renforcer les valeurs nationales et affirmer une identité collective.</p>



<p>Cependant, ce processus ne saurait se limiter à Bamako. L’élargissement de cette démarche à d’autres localités est essentiel pour construire un récit national unifié et inclusif. Chaque ville, chaque village doit trouver sa place dans ce projet de valorisation mémorielle. Le Mali ne peut se permettre de laisser ses héros dans l’oubli ni de négliger l’impact de tels actes sur la conscience citoyenne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-national-et-inclusif"><strong>Un projet national et inclusif</strong></h3>



<p>Si cette initiative suscite l’adhésion de nombreux Maliens, elle interpelle également sur la responsabilité collective. Il ne s’agit pas uniquement de changer des plaques de rue, mais de réapprendre notre histoire, de transmettre nos valeurs et de préserver l’héritage pour les générations futures. C’est un chantier culturel, éducatif et citoyen qui exige la mobilisation de tous.</p>



<p>En redonnant à ces lieux des noms porteurs de sens, le Mali ne fait pas qu’écrire une nouvelle page de son histoire, il proclame au monde son ambition de regarder vers l’avenir tout en honorant ses racines. C’est un appel à la fierté et à l’unité nationale.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[ Editorial ] Quand la régulation médiatique flirte avec la censure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 10:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>
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		<category><![CDATA[HAC]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[retrait de licence]]></category>
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<p>Le retrait de la licence de Joliba TV News soulève des questions cruciales sur la régulation médiatique et la liberté d'expression au Mali.</p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sénégal, une démocratie qui punit aussi les abus de langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2024 17:14:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[abus de langage]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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<p>L'arrestation de Moustapha Diakhaté relance le débat sur la liberté d'expression et les limites du discours public au Sénégal.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Sénégal, l’arrestation de Moustapha Diakhaté pour ses propos jugés insultants relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans une démocratie moderne.</em></strong></p>



<p>Le Sénégal, souvent cité en exemple pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, fait à nouveau la une avec une affaire mêlant liberté d’expression et limites du discours public. Cette fois, c’est Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar, qui est au centre de la controverse. Ses propos, qualifiant les Sénégalais de « <em>peuple maudit</em> » pour avoir choisi Bassirou Diomaye Faye comme président, lui ont valu une garde à vue prolongée, marquant un nouvel épisode de tensions autour de la liberté d’expression dans le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-democratie-et-responsabilite-nbsp-l-equilibre-fragile"><strong>Démocratie et responsabilité&nbsp;: l’équilibre fragile</strong></h3>



<p>Contrairement à d’autres pays de la sous-région, notamment le Mali, où les militaires en treillis dictent les règles, le Sénégal se distingue par une gouvernance civile élue et des institutions démocratiques solides. Cependant, cet avantage ne l’exempte pas de défis majeurs, notamment celui de concilier liberté d’expression et respect des valeurs sociétales.</p>



<p>L’arrestation de Moustapha Diakhaté met en lumière cette tension. S’exprimant sur une chaîne privée, il a fait des déclarations jugées offensantes envers toute une nation. Le recours à des lois datant des années&nbsp;60 pour encadrer ces excès, comme l’a dénoncé Seydi Gassama d’Amnesty International, montre que même dans une démocratie, les abus de langage ne sont pas exempts de conséquences.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-juridique-depasse-mais-pas-sans-fondement"><strong>Un contexte juridique dépassé, mais pas sans fondement</strong></h3>



<p>Seydi Gassama soulève un point pertinent&nbsp;: les lois régissant l’expression publique au Sénégal datent d’une époque où les médias d’État contrôlaient l’information et où les partis uniques dominaient la scène politique. Dans un contexte moderne marqué par les réseaux sociaux et les médias privés, ces lois semblent désuètes, voire oppressives.</p>



<p>Cependant, leur application rappelle que le droit à la parole libre n’est pas absolu. Même dans une démocratie, il existe des limites nécessaires pour prévenir les discours haineux ou incendiaires. Le cas Diakhaté illustre la volonté de l’État de ne pas laisser l’espace public devenir une arène où tout est permis, sous prétexte de liberté d’expression.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-senegal-entre-modernite-et-tradition"><strong>Le Sénégal, entre modernité et tradition</strong></h3>



<p>Il serait simpliste de comparer directement la situation sénégalaise à celle de ses voisins comme le Mali. Là où Bamako fait face à des dissensions parfois radicales sous la poigne de dirigeants militaires, Dakar s’efforce de maintenir l’ordre tout en respectant les fondements d’un État de droit. Pourtant, cette affaire met en évidence un paradoxe&nbsp;: les valeurs démocratiques sénégalaises, censées garantir la liberté d’expression, peuvent elles-mêmes être invoquées pour réprimer cette même liberté.</p>



<p>La déclaration de Moustapha Diakhaté n’est pas anodine. Décrire un peuple comme « <em>maudit</em> » dépasse la simple critique politique. C’est une attaque directe contre la dignité nationale. Une démocratie ne peut tolérer de tels dérapages sans réagir, car laisser ces propos impunis reviendrait à fragiliser le tissu social.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reforme-des-lois-sur-l-expression-publique"><strong>Vers une réforme des lois sur l’expression publique</strong></h3>



<p>Cela dit, la critique d’Amnesty International mérite d’être entendue. L’arrestation de Diakhaté relance le débat sur l’adéquation des lois actuelles aux réalités d’une société démocratique moderne. Si le Sénégal veut continuer à se démarquer comme un modèle, il doit réformer ses textes juridiques pour qu’ils protègent autant la liberté d’expression que le respect mutuel.</p>



<p>Il ne s’agit pas de permettre tous les écarts, mais de définir clairement les frontières du discours acceptable, tout en évitant un usage excessif des outils répressifs. À l’heure où les réseaux sociaux amplifient chaque mot, cette tâche est plus urgente que jamais.</p>



<p>Le Sénégal, bien qu’épargné par les crises institutionnelles que traversent certains de ses voisins, montre ici que la démocratie ne garantit pas l’absence de tensions. La garde à vue de Moustapha Diakhaté est la preuve que même dans un État de droit, des propos jugés insultants ou offensants peuvent conduire à des sanctions.</p>



<p>Le défi pour Dakar sera de maintenir cet équilibre fragile entre justice et liberté, sans tomber dans les travers d’un autoritarisme déguisé. Mais une chose est sûre&nbsp;: au Sénégal comme dans tout autre pays, on peut être élu et civil, mais les excès de langage ne passent pas.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Sénégal : des experts partout, mais des forces de proposition nulle part</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2023 08:17:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[espace médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[objectivité]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[subjectivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Bocar Harouna Diallo, chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, analyse dans cette tribune, les espaces publics médiatiques sénégalais.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Bocar Harouna Diallo, chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, analyse dans cette tribune, les espaces publics médiatiques sénégalais. Les débats publics au Sénégal manquent de plus en plus de contenu et de qualité. L’émotionnel prime sur la logique, parce que les véritables spécialistes sont mis de côté au profit des experts qui se croient généralistes. &nbsp;</strong></p>



<p>Les <a href="https://lequotidien.sn/socialisation-de-lespace-public-et-influence-des-medias-et-reseaux-sociaux-sur-la-democratie-le-cas-du-senegal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espaces publics médiatiques </a>sont dominés par l’émotion et la subjectivité. Le recul et l’analyse objective et impartiale ont laissé la place aux sujets futiles et parfois vides de contenus sans aucun impact positif sur le bon fonctionnement du pays. Les débats sont devenus médiocres. Pire, la parole a souffert, car désormais adressée à des haut-parleurs sans arguments scientifiques.</p>



<p>Sortir des ténèbres du sous-développement, de l’impunité, nécessite des efforts de réflexion sans parti pris. Les faits divers sont devenus le centre d’intérêt.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’objectivité et l’honnêteté</strong></h3>



<p>Pourtant, dans ce<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-57545378#:~:text=Le%20S%C3%A9n%C3%A9gal%20est%20connu%20comme%20le%20%22Pays%20de,York.%20%22C%27est%20vraiment%20beaucoup%20plus%20complexe%20que%20cela." target="_blank" rel="noreferrer noopener"> pays de la Teranga</a>, les populations sont confrontées à des problèmes réels parmi lesquels des problèmes socio-économiques, de <a href="https://www.journaluniversitaire.com/les-problemes-et-solutions-de-linsertion-des-jeunes-diplomes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’employabilité des jeunes</a> et de la <a href="https://saheltribune.com/lemploi-des-jeunes-au-senegal-que-faire%e2%80%89/">migration irrégulière</a> ainsi que de la mobilité urbaine et de la transgression maritime. Au Sénégal, le peuple souffre également des effets du changement climatique.</p>



<p>Malheureusement, en suivant les débats publics, nous avons l’impression que ce pays de l’Afrique de l’Ouest manque de vrais sujets de discussion. N’est-il pas plus important de discuter sur les enjeux géopolitiques et stratégiques actuels ? N’est-il pas plus urgent de proposer des pistes de réflexion pour un sénégalais plus prospère et opulent ? N’est-il pas plus crucial de conscientiser le peuple sur le changement climatique et ses effets ?</p>



<p>Une multitude d’interrogations qui traduit toute une déception et toute une incompréhension de l’espace public sénégalais. L’objectivité et l’honnêteté sont des forces qui ne sont malheureusement pas données à tout le monde. Pourtant, au Sénégal, tout le monde est expert dans tous les domaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réaction factuelle</strong></h3>



<p>Les programmes des débats télévisés sont animés par des idoles sans verbe ni frein sur le langage. Malheur pour le <a href="https://saheltribune.com/tribune-si-letat-est-fort-il-nous-ecrase-sil-est-faible-nous-perissons-paul-valery/">Sénégal</a>, pays de la Teranga, où on est expert dans tous les sujets. Les scènes de comédie et autres ont enrayé les débats et émissions des cadres et intellectuels de haut standing. Un peuple qui n’apprend rien de ses erreurs, qui oublie vite, qui est trop émotif vivra toujours dans la réaction factuelle.</p>



<p>À la place des confrontations scientifiques avec des spécialistes, on préfère le show. Chaque citoyen a, certes, droit à la parole, mais n’est pas expert qui veut et qui voit le micro.</p>



<p>Le Sénégal regorge de dignes fils ayant une renommée internationale et qui sont distingués par leur savoir-faire. Mais malheureusement, ceux-ci sont minimisés au niveau national.</p>



<p>La restructuration des débats sur des questions essentielles s’impose. On doit plutôt miser sur les ressources humaines en vue de penser, fabriquer et gouverner le pays.</p>



<p><strong>Bocar Harouna Diallo</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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