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	<title>Archives des équité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Examens 2025 au Mali : tolérance zéro face à la triche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:54:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les examens de fin d'année 2025 au Mali approchent. Découvrez les nouvelles lois contre la fraude et les sanctions sévères.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche des examens de fin d’année, le Directeur du Centre national des examens et des concours de l’éducation (CNECE)</em></strong><em>,&nbsp;<strong>Zeïnou Aguissa Maïga, met en garde contre les fraudes. La structure durcit le ton,&nbsp;la nouvelle loi n°&nbsp;2024-027, en vigueur depuis le 13&nbsp;décembre 2024, prévoit des sanctions pénales sévères jusqu’à trois ans de prison et 3&nbsp;millions de francs CFA d’amende pour la tricherie. Le CNECE appelle tous les acteurs du système éducatif au civisme et à l’éthique afin d’assurer l’équité des épreuves du DEF prévu du 2 au 4&nbsp;juin prochain et du Baccalauréat, du 23 au 26&nbsp;juin, et ainsi restaurer la crédibilité des diplômes maliens.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre officielle datée du 26&nbsp;mai 2025, signée par son Directeur Zeïnou Aguissa Maïga, le CNECE s’adresse à l’ensemble des acteurs du système éducatif notamment les administrateurs scolaires, syndicats de l’éducation, enseignants, associations du secteur de l’éducation et, bien sûr, les candidats. L’objectif est de prévenir toute implication dans des pratiques frauduleuses en rappelant les dispositions légales désormais en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fraude-des-actes-precisement-definis"><strong>La fraude, des actes précisément définis</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle loi pénale ne laisse aucune place à l’interprétation concernant ce qui constitue une fraude. L’Article&nbsp;413-2 énumère une série d’actes considérés comme frauduleux lors d’un examen ou d’un concours. Parmi eux, la transmission, communication, diffusion ou vente d’épreuves, de corrigés ou de solutions est formellement interdite. De même, la substitution d’épreuves, de résultats ou de listes de candidats, ainsi que la modification par ajout ou retrait de notes ou de noms sont des infractions graves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi s’attaque également aux pratiques de favoritisme et de corruption. L’Article&nbsp;413-2 mentionne spécifiquement la communication d’un code ou d’un signe quelconque à certains candidats dans le but de les identifier et de leur attribuer une note imméritée. La corruption d’un correcteur, d’un examinateur, d’un surveillant, d’un président de jury, d’un candidat ou de toute personne participant à l’organisation du concours ou de l’examen est également criminalisée, tout comme le chantage à l’encontre de ces mêmes acteurs. Enfin, l’utilisation frauduleuse de tout moyen de communication est expressément proscrite, ce qui inclut notamment l’usage de téléphones portables ou d’autres dispositifs électroniques pour tricher.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-exemplaires-pour-dissuader"><strong>Des sanctions exemplaires pour dissuader</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali montre sa détermination à éradiquer la fraude en instaurant des sanctions sévères. L’Article&nbsp;413-3 stipule que toute personne qui commet une fraude, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, lors d’un examen ou d’un concours public ayant pour objet l’entrée dans une administration publique ou l’obtention d’un diplôme officiel, est passible d’un emprisonnement de trois ans et d’une amende de 3 000 000 de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi ne se limite pas aux auteurs directs de la fraude. L’Article&nbsp;413-4 cible ceux qui, par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, favorisent une fraude à un examen ou à un concours. Ces derniers encourent un emprisonnement de deux ans et une amende de 2 000 000 de francs CFA. Cette disposition souligne la responsabilité collective dans la lutte contre la fraude et encourage une vigilance accrue de la part de tous les intervenants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Article&nbsp;413-6 vient renforcer ces dispositions en précisant les peines applicables à quiconque se rend coupable de ces délits. Il réitère les actes déjà mentionnés, tels que la livraison à un tiers ou la communication sciemment, avant ou pendant l’examen ou le concours, du texte ou du sujet de l’épreuve, ainsi que l’usage de pièces fausses (diplôme, certificats, extraits de naissance, etc.) ou la substitution d’une tierce personne aux véritables candidats. Toutes ces infractions sont punies des peines prévues à l’article&nbsp;413-3, soit trois ans de prison et 3 000 000 de francs CFA d’amende.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-appel-au-civisme-et-a-l-ethique"><strong>Appel au civisme et à l’éthique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces nouvelles dispositions, le Directeur du CNECE, Zeïnou Aguissa Maïga, exhorte tous les acteurs à faire preuve de civisme, de sens de l’éthique et de déontologie. L’application rigoureuse du règlement et de la police de surveillance des examens et concours est primordiale pour éviter d’être qualifiée d’auteurs, co-auteurs ou complices des infractions définies dans le nouveau Code pénal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative du CNECE, en collaboration avec le cadre légal mis en place par la loi n°&nbsp;2024-027, marque un tournant majeur dans la lutte contre la fraude scolaire et universitaire au Mali. Elle envoie un message clair&nbsp;: l’intégrité des examens et concours est non négociable, et toute tentative de la compromettre sera sévèrement réprimée. Il s’agit d’une étape essentielle pour garantir un système éducatif juste et équitable, où la réussite est le fruit du mérite et du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le journal&nbsp;<em>Le Témoin</em>, 350 409&nbsp;candidats sont inscrits cette année aux différents examens — Certificat d’aptitude pédagogique, Brevet de Technicien, Diplôme d’Études fondamentales et Baccalauréat — dont 173 767&nbsp;filles et 176 642&nbsp;garçons. Parmi eux, on compte 332 233&nbsp;candidats réguliers et 18 176&nbsp;candidats libres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les Maliens et la justice : Trois sur quatre en ont confiance, et beaucoup ignorent les procédures </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Saviez-vous que la confiance des Maliens en la justice influence la cohésion sociale ? Lisez les résultats d'une enquête de FES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De tous les secteurs de la vie, la justice constitue un pilier essentiel. Elle permet de réguler la vie en société. Le niveau de confiance des populations en elle est un gage de paix, de stabilité, d’harmonie et de cohésion. Au Mali, la Friederich Ebert Stiftung (FES), une institution indépendante allemande, à travers son enquête d’opinions annuelle, a publié des résultats dans ce sens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la 16<sup>e</sup>&nbsp;fois depuis fin&nbsp;2012, l’institution allemande créée en mars 1925 et présente au Mali depuis 1972, a livré les résultats de son enquête d’opinions des Maliens sur la gouvernance de leur pays. Cette enquête, qui s’est déroulée du 11 au 22&nbsp;janvier 2025, a ciblé un échantillon de 2 220&nbsp;personnes âgées de 18&nbsp;ans et plus. Les Maliens se sont prononcés sur plusieurs sujets parmi lesquels la justice. Qu’ont-ils dit ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nette-progression-nbsp-du-niveau-de-confiance-en-la-justice"><strong>Nette progression&nbsp;</strong><strong>du niveau de confiance en la justice</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de l’enquête montrent que trois quarts des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3&nbsp;% totalement confiance et 56,8&nbsp;% partiellement confiance) contre deux sur dix qui n’y font pas confiance (14,2&nbsp;% pas confiance et 6,3&nbsp;% pas du tout confiance). Le niveau de confiance en la justice malienne diminue avec le niveau d’instruction&nbsp;: aucun (77,1&nbsp;%), primaire (76,9&nbsp;%), secondaire (73,7&nbsp;%), supérieur (66,9&nbsp;%).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression ces dernières années, passant de 47,7&nbsp;% en 2021 à 75,1&nbsp;% en 2025. Ce qui correspond à une hausse de 27,4&nbsp;points de pourcentage sur ces cinq dernières années. Les principales attentes des populations sont, selon les résultats, une justice transparente, soit 58,2&nbsp;% des personnes enquêtées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations veulent aussi une justice équitable (30,1&nbsp;%), une justice incorruptible (22,7&nbsp;%), une justice impartiale sans distinction sociale (21,9&nbsp;%). Cette nette progression de la confiance des populations en la justice est un peu tachetée par une méconnaissance des procédures judiciaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-meconnaissance-des-procedures"><strong>Méconnaissance des procédures</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’institution allemande, les personnes enquêtées estiment que les procédures judiciaires sont méconnues par une très grande majorité des populations. Pour près de neuf Maliens sur dix, les procédures de la justice sont méconnues des populations (58,0&nbsp;% tout à fait d’accord et 31,7&nbsp;% d’accord) ; plus de huit personnes sur dix trouvent que les procédures de la justice sont longues et compliquées (55,1&nbsp;% tout à fait d’accord et 29,6&nbsp;% d’accord).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, plus de sept personnes sur dix estiment que la justice malienne est corrompue (33,3&nbsp;% tout à fait d’accord et 39,2&nbsp;% d’accord) ou que la justice malienne coûte cher (51,2&nbsp;% tout à fait d’accord et 26,7&nbsp;% d’accord). La méconnaissance des textes, des modes de saisine et des procédures judiciaires ressort comme un frein majeur à l’accès des différents degrés de juridiction. Alors, l’un des plus grands défis de la justice est la sensibilisation et l’information afin que les populations s’approprient les procédures judiciaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que depuis quelques années, les autorités ont entrepris un vaste chantier de réformes du système judiciaire. Ces réformes traduisent une ambition de renforcer l’État de droit, de garantir une justice équitable et de mieux protéger les citoyens face aux défis contemporains. Parmi ces réformes, on peut citer l’adoption de deux textes majeurs&nbsp;: la Loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal et la loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de Procédure pénale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux codes s’inscrivent dans une dynamique d’adaptation aux réalités sociales, tout en restant fidèles aux valeurs culturelles du pays. Le Code de Procédure pénale place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. Tandis que le Code pénal introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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