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	<title>Archives des épidémie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des épidémie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mpox : le Mali sur le qui-vive face à une nouvelle alerte sanitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 16:14:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Santé alerte sur la recrudescence de la variole du singe en Afrique et en Europe. Une situation préoccupante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la recrudescence de la variole du singe (mpox) en Afrique, le ministre de la Santé et du Développement social alerte sur la nécessité d&rsquo;une vigilance accrue, alors qu&rsquo;un premier cas a été détecté en Europe. Cette situation rappelle les leçons non tirées des précédentes crises sanitaires mondiales.</em></strong></p>



<p>Nous voilà à nouveau face à une alerte sanitaire mondiale, une situation qui, malheureusement, commence à devenir familière. Le ministre malien de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badiallo Touré, a récemment pris la parole pour rassurer : pour l’instant, le Mali est épargné par la variole du singe, ou mpox. Toutefois, le contexte global, avec une recrudescence des cas en République Démocratique du Congo et dans d&rsquo;autres pays africains, est préoccupant. Cette situation a d’ailleurs poussé l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à déclencher son plus haut niveau d&rsquo;alerte sanitaire internationale. Dans la foulée, un premier cas d&rsquo;un variant plus contagieux et dangereux de mpox a été découvert en Suède, illustrant une fois de plus la rapidité avec laquelle ces crises peuvent prendre une dimension mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-qui-se-repete-nbsp"><strong>Une histoire qui se répète&nbsp;</strong></h3>



<p>Mais en sommes-nous réellement surpris ? À quel moment avons-nous, en tant qu’humanité, cessé de tirer les leçons des pandémies et épidémies passées ? Il semble que chaque nouvelle crise nous frappe avec la même intensité que la précédente, comme si le monde était condamné à répéter les mêmes erreurs, encore et encore. Les annonces de vigilance, les mesures de prévention, les renforcements de la surveillance sont autant de gestes déjà vus, déjà entendus, mais trop souvent tardifs.</p>



<p>La variole du singe n’est pas une nouvelle venue sur la scène des maladies infectieuses. Connue depuis des décennies, elle était autrefois confinée à certaines régions d’Afrique centrale et occidentale. Mais aujourd’hui, avec les voyages internationaux, le changement climatique, et peut-être une certaine négligence dans les politiques de santé publique, ce virus refait surface de manière inquiétante. La situation en République Démocratique du Congo est un triste rappel que ces menaces ne disparaissent jamais vraiment, elles sont simplement mises en veille jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un nouvel événement déclenche leur retour.</p>



<p>Alors que nous nous penchons sur cette recrudescence, une question s’impose : avons-nous vraiment tiré les leçons des crises sanitaires passées ? La pandémie de COVID-19 a montré au monde entier les conséquences désastreuses d&rsquo;une réponse tardive et mal coordonnée. Pourtant, ici encore, nous semblons hésiter, vaciller face à la menace. Le mpox se répand à nouveau, et il y a cette impression déconcertante que nous nous trouvons à un moment charnière, où l’histoire pourrait se répéter si nous ne prenons pas les bonnes décisions maintenant.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-epidemies-ne-respectent-pas-les-frontieres"><strong>Les épidémies ne respectent pas les frontières</strong></h3>



<p>Le ministre assure que toutes les précautions sont prises pour éviter que le mpox ne franchisse les frontières du Mali. C&rsquo;est une bonne nouvelle, certes, mais combien de fois avons-nous entendu ce type de déclaration, pour ensuite constater que les faits sur le terrain racontaient une autre histoire ? Le renforcement des sites de surveillance et l&rsquo;alerte donnée aux centres de santé sont nécessaires, mais sont-ils suffisants ? Sommes-nous vraiment prêts à affronter une potentielle épidémie ou pandémie, ou sommes-nous simplement en train de réagir, encore une fois, avec un temps de retard ?</p>



<p>La vigilance est cruciale, mais elle ne peut se limiter à une simple réaction face à la menace immédiate. La véritable vigilance réside dans la capacité à anticiper, à prévoir, à préparer les systèmes de santé pour qu&rsquo;ils soient résilients, à éduquer les populations pour qu&rsquo;elles soient informées et proactives. Il est facile de se dire que tout est sous contrôle quand aucun cas n&rsquo;a encore été détecté sur le territoire national. Mais la réalité est que dans un monde globalisé, une maladie qui surgit à des milliers de kilomètres peut être à notre porte en un rien de temps.</p>



<p>Les pandémies passées nous ont enseigné, ou du moins auraient dû nous enseigner, l&rsquo;importance de la préparation. Pourtant, nous nous retrouvons encore à courir après la maladie, à tenter de contenir ce qui aurait pu être anticipé. Nous devrions avoir appris que les épidémies ne respectent pas les frontières, qu&rsquo;elles ne s&rsquo;arrêtent pas aux portes des pays qui se croient préparés simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas encore été touchés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tendance-a-oublier-les-lecons-apprises"><strong>Tendance à oublier les leçons apprises</strong></h3>



<p>Alors que faire maintenant ? Devons-nous simplement attendre et espérer que cette nouvelle vague de mpox ne nous atteindra pas ? Ou devons-nous enfin prendre ces alertes au sérieux, investir dans la prévention, et adopter une approche proactive pour éviter que l’histoire ne se répète une fois de plus ?</p>



<p>Peut-être qu’un jour, nous aurons vraiment appris de nos erreurs passées. Peut-être qu’un jour, nous serons prêts avant même que l’alerte ne soit donnée. Mais ce jour n’est pas encore arrivé, et en attendant, nous devons redoubler d’efforts pour être à la hauteur des défis qui se présentent à nous. Le mpox est une menace sérieuse, mais c&rsquo;est aussi un test de notre capacité collective à tirer les leçons du passé et à ne pas les laisser s&rsquo;effacer avec le temps. Nous avons l&rsquo;opportunité de faire mieux cette fois-ci, à condition de ne pas baisser la garde et de rester vigilants, non seulement face à cette maladie, mais aussi face à notre propre tendance à oublier les leçons durement apprises.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mpox en Afrique : une nouvelle souche plus mortelle déclenche l’alerte maximale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 08:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Africa CDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Africa CDC déclenche son plus haut niveau d'alerte face à la propagation du mpox en Afrique. Découvrez les détails sur cette nouvelle souche virulente.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la propagation fulgurante du mpox ou variole de singe en Afrique, l&rsquo;Africa CDC déclenche son plus haut niveau d&rsquo;alerte. Une nouvelle souche plus virulente menace plusieurs pays, notamment la RDC, où la situation devient critique.</em></strong></p>



<p>Il y a des nouvelles qui donnent l&rsquo;impression que l&rsquo;Histoire se répète, mais en pire. Le mardi 13 août, l&rsquo;agence de santé de l&rsquo;Union africaine, l&rsquo;Africa CDC, a déclenché son plus haut niveau d&rsquo;alerte face à une nouvelle menace sanitaire : le mpox, cette variole du singe que l&rsquo;on pensait presque sous contrôle, revient en force. Mais cette fois, le virus n&rsquo;est pas seulement plus virulent, il s&rsquo;étend de façon inquiétante, notamment en République Démocratique du Congo, où il fait des ravages.</p>



<p>On aurait pu croire que le monde était mieux préparé, après la Covid-19. Mais les chiffres sont là, implacables : 96 % des nouveaux cas en Afrique viennent de la RDC, où près de 15 000 personnes ont été touchées cette année, avec 455 décès. Et ce n&rsquo;est que le début, car le virus s&rsquo;invite maintenant dans des pays qui n&rsquo;avaient jamais vu l&rsquo;ombre d&rsquo;un cas, comme le Rwanda, le Burundi, ou encore l&rsquo;Ouganda.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-n-a-pas-besoin-de-promesses-elle-a-besoin-d-actes"><strong>L&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas besoin de promesses, elle a besoin d’actes</strong></h3>



<p>Les capacités de test sont insuffisantes, les vaccins manquent cruellement. 200 000 doses sont en route, mais c&rsquo;est une goutte d&rsquo;eau face aux 10 millions nécessaires pour contenir l&rsquo;épidémie. La situation est d&rsquo;autant plus dramatique que le personnel soignant se retrouve à gérer une crise avec des moyens dérisoires, sans médicaments, sans protection, sans soutien. La scène est surréaliste : à Bukavu, un petit hangar fait office de centre d&rsquo;accueil pour les malades du mpox, dans des conditions précaires qui rappellent tristement les débuts d&rsquo;autres crises sanitaires sur le continent.</p>



<p>Et pourtant, le mpox n&rsquo;est pas une nouveauté. Cette maladie, autrefois confinée aux zones reculées, a muté, devenant plus dangereuse, plus transmissible. Désormais, elle touche l&rsquo;ensemble du corps, et se répand au sein de populations vulnérables, avec des conséquences dévastatrices.&nbsp;</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas un cri de panique, mais un appel à l&rsquo;action. Il est temps de prendre la mesure de cette crise, de mobiliser les ressources nécessaires, et de ne pas attendre que l&rsquo;OMS confirme l&rsquo;urgence. Car le temps presse, et chaque jour qui passe coûte des vies. L&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas besoin de promesses, elle a besoin d&rsquo;actes. Maintenant.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dix ans après Ebola : l&#8217;appel de MSF pour un accès équitable aux traitements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 19:22:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[défense contre l'Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez dix ans après l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, pourquoi il est urgent de renforcer les défenses contre ce fléau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Dix ans après la dévastatrice épidémie d&rsquo;Ebola en Afrique de l&rsquo;Ouest, MSF interpelle le monde sur l&rsquo;urgence de préparer les défenses contre ce fléau. Malgré les avancées, l&rsquo;accès aux traitements vitaux est entravé, soulignant la nécessité d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence international.</strong></p>



<p>Dix ans ont passé depuis que la plus meurtrière des épidémies d&rsquo;Ebola a ébranlé l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, emportant avec elle plus de 11 000 vies. Une décennie après ce cataclysme, alors que le monde devrait avoir tiré des leçons et renforcé ses défenses contre de futures attaques du virus, Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d&rsquo;alarme : malgré les avancées médicales, l&rsquo;accès aux traitements vitaux reste un défi majeur. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, deux traitements approuvés contre Ebola existent, mais leur disponibilité est entravée par des enjeux de brevets et de contrôle par les États-Unis, limitant sévèrement leur accès dans les zones où ils sont le plus nécessaires. MSF appelle à la constitution d&rsquo;un stock international d&rsquo;urgence pour garantir un accès rapide et équitable aux traitements lors des prochaines épidémies.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-urgence-d-un-stock-d-urgence-international">L&rsquo;urgence d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence international</h3>



<p>L&rsquo;appel de MSF pour la création d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence de traitements contre Ebola soulève une question fondamentale : pourquoi, malgré les leçons apprises et les outils développés, le monde reste-t-il vulnérable face à ce virus dévastateur ? La réponse réside dans la gestion et la distribution des traitements. Actuellement sous le contrôle de deux sociétés pharmaceutiques américaines, Regeneron et Ridgeback Biotherapeutics, la majorité des traitements disponibles sont stockés pour la sécurité nationale et la biodéfense des États-Unis, laissant peu de place pour une réponse rapide aux épidémies dans d&rsquo;autres régions du monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-recherche-a-l-accessibilite-le-long-chemin-des-traitements">De la recherche à l&rsquo;accessibilité : le long chemin des traitements</h3>



<p>Le développement des traitements contre Ebola représente un succès de la collaboration internationale et de l&rsquo;investissement public, avec plus de 800 millions de dollars US mobilisés pour la recherche. Pourtant, cette victoire est assombrie par les obstacles à l&rsquo;accès aux traitements. Les brevets et les licences conservés par les entreprises privées restreignent la production et la distribution, mettant en péril des vies lors des épidémies.</p>



<p>La proposition de MSF d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence international, géré par le Groupe international de coordination (GIC) sur la fourniture de vaccins, offre une voie vers la solution. Cette initiative permettrait de s&rsquo;assurer que les traitements peuvent être rapidement déployés où le besoin se fait sentir, sans entrave bureaucratique ou commerciale. En outre, MSF appelle à la délivrance de licences et au transfert de technologies pour augmenter la production des traitements, assurant ainsi une disponibilité accrue et une réduction des coûts.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-prochaine-epidemie-d-ebola-une-course-contre-la-montre">La prochaine épidémie d&rsquo;Ebola : une course contre la montre</h3>



<p>Le combat contre Ebola est loin d&rsquo;être terminé. Alors que l&rsquo;espèce du virus Zaïre a été ciblée par les traitements actuels, d&rsquo;autres souches, comme celle qui a causé l&rsquo;épidémie en Ouganda en 2022, restent une menace. La création d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence et l&rsquo;élargissement de l&rsquo;accès aux traitements ne sont pas seulement des mesures de prévention ; elles sont indispensables pour une riposte efficace à de futures épidémies.</p>



<p>La demande de MSF pour une action immédiate souligne un principe fondamental : dans la lutte contre des virus aussi mortels qu&rsquo;Ebola, la solidarité internationale et l&rsquo;équité dans l&rsquo;accès aux soins sont essentielles. Dix ans après la tragédie qui a frappé l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, il est temps de garantir que les progrès scientifiques bénéficient à tous, partout dans le monde. </p>



<p>La création d&rsquo;un stock d&rsquo;urgence de traitements contre Ebola n&rsquo;est pas seulement une question de logistique ou de politique, c&rsquo;est un impératif moral et une étape cruciale vers la préparation et la résilience globales face à des épidémies futures. En répondant à cet appel, le monde peut se rapprocher un peu plus d&rsquo;un avenir où les épidémies d&rsquo;Ebola, bien que redoutées, peuvent être rapidement et efficacement maîtrisées.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tchad : les inondations à N’Djamena renforcent la crise humanitaire et font craindre l’apparition d’épidémies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 08:52:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis mi-août, le centre et le sud du Tchad sont frappés par des graves inondations, les dernières touchant la capitale, N’Djamena, où deux fleuves ont débordé, laissant des quartiers entiers submergés par les eaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Depuis mi-août, le centre et le sud du Tchad sont frappés par des graves inondations, les dernières touchant la capitale, N’Djamena, où deux fleuves ont débordé, laissant des quartiers entiers submergés par les eaux.</strong></p>



<p>L’organisation internationale médicale Médecins Sans Frontières (<a href="https://www.msf.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MSF</a>) a mis en place une réponse d’urgence pour faire face aux besoins les plus pressants des personnes ne disposant que d’un accès minimal aux services essentiels, et exposés à des risques accrus d’épidémies.</p>



<p><em>« Les dernières <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/10/12/les-inondations-au-tchad-affectent-150-000-personnes_1424789_3212.html#:~:text=Les%20inondations%20qui%20touchent%20le%20Tchad%20depuis%20juillet,Dix-neuf%20des%20vingt-deux%20r%C3%A9gions%20du%20pays%20sont%20touch%C3%A9es." target="_blank" rel="noreferrer noopener">inondations</a> viennent aggraver une situation humanitaire déjà terrible, </em>explique Alexis Balekage, coordinateur du projet d’urgence MSF à N’Djamena<em>. Le Tchad connait chaque année des inondations, mais en 2022, un nouveau seuil est franchi. Les crues ont conduit à des déplacements de populations à grande échelle et ont engendré des besoins immenses dépassant largement la réponse actuelle, le tout dans un pays qui continue d’être quasi invisible sur la scène internationale.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 155 000&nbsp;habitants sans domicile</strong></h3>



<p>La <a href="https://reliefweb.int/report/chad/tchad-apercu-des-inondations-situation-au-12-octobre-2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">récente et dramatique montée</a> du niveau des fleuves Chari et Logone, qui ont atteint jusqu’à 8,14 mètres près de leur confluence à N’Djamena, et qui les a fait déborder, est attribuée à des chutes de pluies exceptionnellement fortes dans le sud du pays. Au 15 novembre, plus de 155 000 habitants de la capitale ont été forcés de quitter leur foyer à cause des inondations, selon les Nations Unies. Ces personnes ont trouvé refuge dans différents sites de déplacés officiels ou informels. Cela les éloigne davantage des services essentiels, ce qui les rend plus vulnérables à des risques de santé sérieux, en particulier dans un contexte de pic saisonnier du paludisme.</p>



<p>« <em>Les personnes déplacées vivent dans des conditions précaires et parfois de surpeuplement, avec un accès restreint à l’eau potable, à la nourriture et à une hygiène correcte, </em>continue Alexis Balekage<em>. Les eaux stagnantes risquent de devenir un lieu de reproduction pour les moustiques, ce qui va probablement favoriser la transmission du paludisme, une des premières causes de mortalité au Tchad. Nous craignons également l’apparition et la propagation d’autres maladies hydriques et infectieuses si le niveau des eaux ne diminue pas rapidement et que la réponse humanitaire n’est pas renforcée afin de subvenir aux besoins des populations</em>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Menace contre la production agricole et la sécurité alimentaire</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs semaines, des maisons, des écoles, des structures de santé et des marchés sont complètement submergés par les eaux. Des personnes utilisent des canons pour rejoindre certains quartiers inondés, et ces embarcations sont perçues par les hippopotames comme des dangers qu’ils attaquent. En une semaine seulement, cinq personnes, dont une femme enceinte, ont perdu la vie pour cette raison.</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/au-tchad-en-raison-des-inondations-et-de-linsecurite-363%e2%80%89807-deplacees-enregistres-oim/">inondations</a> ont également touché des infrastructures vitales comme le réseau d’approvisionnement en eau et les routes, et entraînent des conséquences graves sur les moyens de subsistance d’une population dépendant grandement de l’agriculture. Plus de 465 000 hectares de plantations ont ainsi été endommagés et plus de 19 000 têtes de bétail sont mortes, occasionnant des inquiétudes quant à la production agricole et à la sécurité alimentaire.</p>



<p>« <em>Notre maison a été inondée. Dans les chambres, l’eau a atteint 1,2&nbsp;mètre, </em>témoigne Doglessa<em>, </em>qui a trouvé refuge dans le site de Walia Hadjarai, à N’Djamena<em>. Ma famille et moi sommes partis ensemble. Nous vivons maintenant dans une tente, exposés au froid, aux moustiques et à tous les autres dangers. Notre unique hectare de riz a été englouti par les eaux et je suis donc sans emploi. À cause des inondations, nous ne pouvons pas nous rendre rapidement dans un centre de santé pour y voir un docteur. De plus, la consultation n’est pas gratuite et cela pose des problèmes alors que je suis sans revenu. Mon plus grand souhait est que le niveau des eaux baisse au plus vite pour que nous puissions rentrer chez nous.</em> »</p>



<p>À Toukra, dans le sud de la capitale, un centre de santé soutenu par MSF a été complètement inondé, obligeant le personnel à transférer les patients et les activités dans un autre centre de soins.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’appui du MSF et du ministère de la Santé </strong><strong></strong></h3>



<p>Les équipes MSF, en collaboration avec le Ministère de la Santé, mènent des cliniques mobiles dans les sites d’accueil des sinistrés et appuient des centres médicaux existants à proximité, comme dans les sites de Toukra, Ngueli, Guilmey, Melezi, Digangali, Karkanjeri, Miskine, Walia-Hadjarai et le lycée de Walia. En plus des soins de santé générale, d’un soutien nutritionnel et vaccinal, elles fournissent des services d’eau et d’assainissement.</p>



<p>Durant les dernières semaines, les équipes MSF ont effectué plus de 15 500&nbsp;consultations, principalement des cas de paludisme, d’infections respiratoires et de diarrhées. Au moins 80&nbsp;patients ont également été transférés à l’hôpital pour des soins spécialisés et 345&nbsp;bébés ont été vaccinés contre des maladies infantiles courantes. Les équipes ont également fourni de l’eau potable ainsi que des biens de première nécessité, incluant des kits d’hygiènes et des kits de prévention du paludisme, aux familles déplacées.</p>



<p>Depuis début 2022, le <a href="https://saheltribune.com/pluies-diluviennes-au-niger-40-morts-30-blesses-31-805-sinistres-selon-la-dgpc/">Tchad est victime de conditions</a> météorologiques extrêmes en lien avec le changement climatique, et cela prend la forme de graves sécheresses et de précipitations irrégulières. Selon les autorités de santé locales, plus d’un million de personnes à travers 18 des 23 régions du pays ont été affectées.</p>



<p>« <em>Si l’on observe en particulier la situation à N’Djamena, nous anticipons que les conséquences dramatiques des inondations perdureront de nombreuses semaines encore, </em>confie Sami Al Subaihi, Chef de Mission pour MSF au Tchad.<em> Comme le niveau des eaux baisse lentement, il n’y a malheureusement pas de raison de penser que la situation va s’améliorer dans un avenir proche, ni même que les personnes pourront retourner chez elles. La réponse d’urgence MSF a pour but de subvenir aux besoins immédiats des populations, mais il est impératif de mobiliser des fonds additionnels ainsi que de développer un programme à plus long terme qu’une réponse durable et adaptée à cette crise puisse voir le jour. </em>»</p>



<p><strong>Source : <a href="https://www.msf.org/floods-n%E2%80%99djamena-chad-deepen-humanitarian-crisis-high-risk-disease-outbreaks" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MSF</a></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique de l’Ouest : ces nouvelles flambées inquiétantes d&#8217;épidémies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 16:59:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
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		<category><![CDATA[virus de Marboug]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest se battent corps et âme contre la covid-19, d’autres épidémies comme le choléra, la maladie à virus Ebola et celle de Marburg, font leur apparition dans la région. Une situation qui risque de mettre à rude épreuve la capacité des services sanitaires.</p>
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<p><strong>Alors que la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest se battent corps et âme contre la covid-19, d’autres épidémies comme le choléra, la maladie à virus Ebola et celle de Marburg, font leur apparition dans la région. Une situation qui risque de mettre à rude épreuve la capacité des services sanitaires.</strong></p>



<p>Au cours de la semaine se terminant le 15 août 2021, l’Afrique a enregistré plus de <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/afrique-de-louest-forte-hausse-des-deces-dus-la-covid-19-sur-fond-de-flambee-debola-et-dautres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">244 000 nouveaux cas</a> de coronavirus, selon la région Afrique de l’OMS. Malgré une présence toujours active de la pandémie de Covid-19 dans cette région, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Nigéria s’attaquent à d’autres épidémies. Le Burkina Faso est aussi en alerte, après la détection d’un <a href="https://www.aib.media/2021/08/23/le-burkina-faso-ouvre-une-enquete-etiologique-apres-un-cas-suspect-de-fievre-hemorragique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cas suspect</a> de la fièvre hémorragique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Saison des épidémies ?</strong></h3>



<p>Arrivé au Burkina Faso, en provenance de la Côte d’Ivoire, un suspect à la fièvre hémorragique Ebola a été rapidement admis aux urgences médicales, dimanche.</p>



<p>Dans un <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2898530500461821&amp;id=1444809365833949" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>, rendu public lundi 23 août 2021, le ministère de la Santé burkinabè a informé « <em>la population de l’admission aux Urgences médicales du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) ce dimanche 22 août 2021 d’un patient âgé de 22 ans </em>». Et de préciser qu’en raison de la « <em>situation sanitaire qui prévaut en ce moment dans la sous-région, une enquête étiologique s’impose »</em>. S’agirait-il d’une saison des épidémies sur les côtes d’Afrique de l’Ouest ?</p>



<p>Un <a href="https://saheltribune.com/ebola-en-cote-divoire-5%e2%80%89000-doses-de-vaccins-attendues/">premier cas d’Ebola</a> a été confirmé en Côte d’Ivoire, le 14 août dernier. La première dans ce pays, depuis 1994. Plusieurs cas contacts ont été répertoriés, dont certains testés négatifs par la suite et d’autres mis en quarantaine.</p>



<p>En Guinée Conakry, le 9 août dernier, un <a href="https://saheltribune.com/lafrique-de-louest-en-alerte-apres-la-decouverte-du-virus-de-marburg-en-guinee-conakry/">cas de maladie à virus de Marburg</a> a été détecté. Une première en Afrique de l’Ouest. Au total, 173 contacts ont été identifiés, mais aucun nouveau cas n’a été enregistré.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Défi complexe</strong></h3>



<p>Cette situation épidémiologique dans la région risque de mettre les systèmes de santé à rude épreuve. Selon Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, cette lutte <em>« contre de multiples éclosions est un défi complexe</em> ». À en croire ses propos, « <em>Ces nouvelles flambées nous rappellent clairement que les autres situations d’urgence sanitaire ne disparaîtront pas simplement parce que nous sommes occupés à lutter contre une pandémie d’envergure mondiale</em><em> </em>». Elle estime important de <em>« </em><em>rester vigilants et réagir rapidement afin d’éviter que d’autres maladies dangereuses se propagent et fassent davantage de ravages</em> ».</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola en Côte d’Ivoire : 5 000 doses de vaccins attendues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 12:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
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<p>Suite de la confirmation d’un premier cas d’Ebola en Côte d’Ivoire, des doses de vaccins attendues dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest.</p>
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<p><strong>Suite à la confirmation d’un premier cas d’Ebola en Côte d’Ivoire, des doses de vaccins attendues dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest.</strong></p>



<p>Arrivé à Abidjan, le 12&nbsp;août, par la route, un patient admis à l’Institut Pasteur, suite à une fièvre, a été testé positif à la fièvre hémorragique Ebola. Une information confirmée par le ministère de la Santé de Côte d’Ivoire, le 14&nbsp;juin 2021. Le porteur de ce premier cas d’Ebola, depuis 1994, en Côte d’Ivoire, était en provenance de la <a href="https://saheltribune.com/lafrique-de-louest-en-alerte-apres-la-decouverte-du-virus-de-marburg-en-guinee-conakry/">Guinée</a>. Il reçoit actuellement un traitement.</p>



<p>Ce cas positif dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest préoccupe les spécialistes qui s’interrogent sur la souche de cette épidémie. Est-elle liée à l’épidémie précédente en Guinée ? Une épidémie qui avait été <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/19/la-guinee-a-officiellement-vaincu-le-virus-ebola_6084832_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclarée terminée</a>, depuis le 19&nbsp;juin 2021. « <em>Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche et de déterminer s’il existe un lien entre les deux épidémies »</em>, a précisé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un <a href="https://reliefweb.int/report/c-te-divoire/cote-divoire-declares-first-ebola-outbreak-more-25-years" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 14&nbsp;août 2021.</p>



<p><em>« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de 4 millions d’habitants »,</em> a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des doses de vaccin bientôt en Côte d’Ivoire</strong></h3>



<p>« <em>Une grande partie de l’expertise mondiale dans la lutte contre Ebola est sur le continent</em> », indique le patron de l’OMS Afrique qui estime que « <em>la Côte d’Ivoire peut tirer parti de cette expérience et accélérer la riposte</em> ».</p>



<p>En vue de soutenir la riposte contre cette épidémie en Côte d’Ivoire, les 5 000 doses de vaccins Ebola, qui avaient été destinées à la <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/la-vaccination-contre-ebola-commence-en-guinee-pour-endiguer-la-nouvelle-epidemie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lutte contre la maladie en Guinée</a>, seront transférées en Côte d’Ivoire. Un transfert qui intervient à la suite d’un accord entre les ministères de la Santé de Côte d’Ivoire et la Guinée. « <em>Un avion partira bientôt d’Abidjan pour récupérer les vaccins qui seront utilisés pour vacciner les personnes à haut risque, notamment les agents de santé, les premiers intervenants et les contacts des cas confirmés</em> », a précisé l’OMS Afrique.</p>



<p>À rappeler que l’épidémie <a href="https://apps.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/index.html#:~:text=La%20maladie%20%C3%A0%20virus%20Ebola,est%20d'environ%2050%25." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ebola</a> est une maladie contagieuse, souvent mortelle. Les taux de létalité ont varié de 25&nbsp;% à 90&nbsp;%, lors des épidémies passées.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’Afrique de l’Ouest en alerte après la découverte du virus de Marburg en Guinée Conakry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 07:44:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[fièvre hémorragique]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée Conakry]]></category>
		<category><![CDATA[virus de Marburg]]></category>
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<p>Alors que les pays se remettent des impacts de la pandémie du coronavirus, un premier cas de la maladie à virus de Marburg, en Afrique de l’Ouest, est confirmé en Guinée Conakry</p>
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<p><strong>Alors que les pays se remettent des impacts de la pandémie du coronavirus, un premier cas de la maladie à virus de Marburg, en Afrique de l’Ouest, est confirmé en Guinée Conakry, lundi&nbsp;9&nbsp;août 2021. L&rsquo;OMS alerte.</strong></p>



<p>Moins de deux mois après la fin de <a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/audio-main-view/guin%C3%A9e-loms-d%C3%A9clare-la-fin-de-l%C3%A9pid%C3%A9mie-ebola" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’épidémie d’Ebola</a> en Guinée, la maladie à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus_Marburg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">virus de Marburg</a>, appartenant à la même famille que le virus responsable de la maladie à virus Ebola, a été détectée dans la préfecture de Guéckédou, au sud du pays. Cette maladie « <em>hautement virulente, qui provoque une fièvre hémorragique, est identifiée dans le pays, et en Afrique de l’Ouest </em>» pour la première fois, a <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/la-guinee-confirme-un-cas-de-la-maladie-virus-de-marburg-le-tout-premier-en-afrique-de-louest" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> l’OMS Afrique le 9&nbsp;août 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les chauves-souris à la base </strong><strong></strong></h3>



<p>Des échantillons prélevés sur un patient mort dans cette province, testés dans différents laboratoires, ont permis de conclure que c’est un premier cas de maladie à virus de Marburg. Cette maladie se <a href="https://saheltribune.com/origine-du-covid-19-%e2%80%89nous-navons-pas-encore-trouve-la-source-du-virus%e2%80%89-oms/">transmet à l’homme</a> par <em>« les chauves-souris frugivores et se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux »</em>, explique-t-on dans le communiqué.</p>



<p>L’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique indique également les <a href="https://saheltribune.com/cest-bien-de-faire-la-fete-mais-il-faut-respecter-les-mesures-barrieres-pr-akory-ag-iknane/">manifestations</a> de cette maladie. Le virus de Marburg « <em>commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et un éventuel malaise&nbsp;»</em>. Ellepoursuit&nbsp;:<em> «&nbsp;Les taux de létalité ont varié de 24&nbsp;% à 88&nbsp;% lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas</em> ».</p>



<p>Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, estime&nbsp;: « <em>Pour éviter que la propagation du virus de Marburg n’atteigne un rythme fulgurant, nous devons l’enrayer dès maintenant</em> ». D’ores et déjà des actions conjuguées sont en cours « <em>afin de mettre en œuvre une riposte rapide basée sur l’expérience et l’expertise acquises par la Guinée dans le cadre de la gestion de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui se transmet de manière similaire</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mobilisation générale </strong><strong></strong></h3>



<p>Des campagnes de communication et de sensibilisations sont déjà lancées par les autorités sanitaires guinéennes afin d’étouffer cette épidémie. Des investigations sont en cours également afin de retrouver les personnes qui auraient pu être en <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/10/une-infection-par-le-virus-de-marburg-detectee-en-guinee-la-premiere-en-afrique-de-l-ouest_6091051_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contact avec le patient</a> décédé.</p>



<p>Une batterie d’initiatives a été vite lancée. La surveillance transfrontalière a été renforcée afin de pouvoir détecter « <em>rapidement un cas éventuel</em> ». Les pays voisins sont en alerte, indique l’OMS. « <em>Les dispositifs mis en place en Guinée et dans les pays voisins dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola s’avèrent essentiels à l’action d’urgence contre le virus de Marburg</em> », rassure l&rsquo;OMS.</p>



<p>Contre cette nouvelle épidémie en Afrique de l’Ouest, il n’existe pas de « <em>vaccins ou de traitements antiviraux approuvés</em> ». Selon l’OMS, « <em>la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie </em>». D’autres traitements potentiels font l’objet d’évaluation.</p>



<p><strong>Chiencoro </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Masques et protection : inhaler moins de coronavirus signifie tomber moins gravement malade</title>
		<link>https://saheltribune.com/masques-et-protection-inhaler-moins-de-coronavirus-signifie-tomber-moins-gravement-malade/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 13:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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		<category><![CDATA[santé]]></category>
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<p>Il ne fait aucun doute que le port du masque généralisé ralentit la propagation du coronavirus. Pour mes collègues et moi-même, un faisceau convergent d’indices indique que les masques protègent également leur porteur, qu’il s’agisse des résultats des expérimentations </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/monica-gandhi-1080710" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Monica Gandhi</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-california-san-francisco-689" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of California, San Francisco</a></em></p>



<p><a href="https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/cloth-face-cover-guidance.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">En réduisant la dissémination du virus dans l’environnement des personnes infectées lorsqu’elles toussent ou parlent</a> le port du masque ralentit la propagation du coronavirus SARS-CoV-2, responsable de l’épidémie de Covid-19. Des expériences en <a href="https://doi.org/10.1038/s41591-020-0843-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire</a>, <a href="https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2768533" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à l’hôpital</a> et <a href="http://ftp.iza.org/dp13319.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">au niveau national dans certains pays</a> démontrent <a href="https://doi.org/10.1183/13993003.01260-2020" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que les masques fonctionnent effectivement</a>. En se basant notamment sur ces preuves, les autorités sanitaires ont, dans de nombreux endroits, fait du port du masque une norme. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies <a href="https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/cloth-face-cover-guidance.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandent par exemple aux citoyens américains de couvrir leur visage</a> (<em>ndlr : et les autorités françaises <a href="https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/masques-grand-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">font de même</a>, certaines communes l’ayant même <a href="https://www.numerama.com/sciences/641177-masques-obligatoires-a-lexterieur-villes-amendes-raisons-tout-savoir.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendu obligatoire à l’extérieur</a></em>).</p>



<p>Je suis médecin spécialiste des maladies infectieuses et <a href="https://profiles.ucsf.edu/monica.gandhi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">professeur de médecine</a> à l’université de Californie, San Francisco. Lorsque le port du masque a commencé à être recommandé ou à être rendu obligatoire par les gouvernements ou sur les lieux de travail, mes collègues et moi avons remarqué une tendance intéressante. Dans les endroits où la majorité des gens avaient respecté le port du masque, les personnes infectées par la Covid-19 semblaient <a href="https://doi.org/10.1007/s11606-020-06067-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">considérablement moins susceptibles de développer une forme sévère de la maladie</a>, en comparaison des personnes travaillant dans des endroits où le port des masques était moins généralisé. Autrement dit les gens semblent <a href="https://doi.org/10.1007/s11606-020-06067-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tomber moins malades s’ils portent un masque</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/353484/original/file-20200818-22-vtl52w.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/353484/original/file-20200818-22-vtl52w.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Des soignants transportent un patient sur un brancard, dans un hôpital de New York."/></a><figcaption>Plus la dose virale est importante, plus le risque de développer une forme sévère de Covid-19, nécessitant une hospitalisation, est important. <a href="http://www.apimages.com/metadata/Index/Virus-Outbreak-New-York/ce669f2e09d946d6a1dc8f936e1b8c26/12/0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AP Photo/Kathy Willens</a></figcaption></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">La dose de virus lors de l’infection détermine la gravité de la maladie</h3>



<p>Lorsqu’un virus respiratoire pénètre dans notre organisme, il commence immédiatement à détourner les cellules à proximité desquelles il arrive <a href="https://doi.org/10.1016/j.cell.2020.05.042" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour les transformer en machines à produire des virus</a>. Pour stopper la propagation virale, le système immunitaire se met en branle et tente d’arrêter ce processus.</p>



<p>La gravité de la maladie que vous allez développer suite à une infection virale a beaucoup à voir <a href="https://doi.org/10.1038/nri2802" target="_blank" rel="noreferrer noopener">avec la quantité de virus (l’« inoculum viral », ou dose virale) à laquelle vous aurez été exposé·e initialement</a>. Si la dose lors de l’exposition est très élevée, la réponse immunitaire peut être dépassée. Entre le fait que le virus s’empare d’un grand nombre de cellules et les efforts considérables déployés par le système immunitaire pour contenir l’infection, l’organisme subit alors de nombreux dommages, ce qui peut avoir pour conséquence que la personne infectée tombe très malade.</p>



<p>En revanche, si la dose initiale du virus est faible, le système immunitaire est capable de contenir le virus en employant des mesures moins drastiques. Dans ce cas, la personne présente moins de symptômes, voire aucun.</p>



<p>Ce concept de lien entre dose virale et gravité de la maladie existe depuis <a href="https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a118408" target="_blank" rel="noreferrer noopener">près d’un siècle</a>. De nombreuses études sur les animaux ont montré que <a href="https://doi.org/10.1258%2Fla.2012.011157" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus la dose de virus administrée à un animal est élevée, plus il est malade</a>. En 2015, des chercheurs ont testé ce concept chez des volontaires humains en utilisant un virus de la grippe non mortel. Ils ont obtenu le même résultat : <a href="https://doi.org/10.1093/cid/ciu924" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus la dose de virus de la grippe administrée aux volontaires était élevée, plus la maladie était importante</a>.</p>



<p>En juillet dernier, des chercheurs ont publié un article montrant que la dose virale était liée à la gravité de la maladie chez les hamsters exposés au coronavirus SARS-CoV-2. Les hamsters ayant reçu une dose virale plus élevée <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2009799117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont tombés plus gravement malades que les hamsters ayant reçu une dose plus faible</a>.</p>



<p>Sur la base de ces recherches, il semble donc que hautement probable que, si vous êtes exposé au SARS-CoV-2, plus la dose sera faible, moins le risque que les symptômes de la maladie soient graves sera élevé. Alors, comment peut-on réduire la dose d’exposition&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Les masques réduisent la dose virale</h3>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/353481/original/file-20200818-24671-1583jp1.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/353481/original/file-20200818-24671-1583jp1.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt="Un homme en chemise rouge, masqué, tient un soda devant un étalage de mannequins portant tous des masques"/></a><figcaption>Un masque chirurgical ou en tissu ne peut pas arrêter 100 % des virus. Mais il peut réduire la quantité de particules virales inhalées. <a href="http://www.apimages.com/metadata/Index/AP-Poll-Virus-Outbreak-Reopening/e160cb4da46e48508ded3001ea122a91/1/0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AP Photo/Marcio Jose Sanchez, File</a></figcaption></figure>



<p>La plupart des chercheurs et épidémiologistes spécialisés dans les maladies infectieuses pensent que le coronavirus se propage <a href="https://doi.org/doi:10.1001/jama.2020.12458" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principalement par gouttelettes</a> et, dans une moindre mesure, par aérosols. Des recherches ont démontré que les masques chirurgicaux ou en tissu peuvent arrêter la <a href="https://dx.doi.org/10.7326%2FM20-2567" target="_blank" rel="noreferrer noopener">majorité des particules qui pourraient contenir le SARS-CoV-2</a>. Certes, aucun masque n’est parfait. Cependant l’objectif n’est pas de bloquer 100 % du virus, mais de réduire la quantité de particules que vous pourriez inhaler. Or presque tous les masques y parviennent.</p>



<p>Des expériences menées en laboratoire ont en effet démontré que les bons masques en tissu et les masques chirurgicaux sont capables de bloquer au moins <a href="https://doi.org/10.1093/annhyg/meq044" target="_blank" rel="noreferrer noopener">80 % des particules virales qui pénétreraient autrement dans le nez et la bouche</a>. Ces particules et d’autres contaminants se retrouvent piégés dans les fibres du masque, c’est pourquoi les CDC recommandent, si possible, de <a href="https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/how-to-wash-cloth-face-coverings.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laver votre masque en tissu après chaque utilisation</a>.</p>



<p>La dernière preuve démontrant que les masques réduisent la dose virale a été à nouveau obtenue grâce à des expérimentations sur les hamsters. En plaçant des masques chirurgicaux sur les tuyaux qui amenaient l’air dans leurs cages, les chercheurs ont créé un groupe de rongeurs «&nbsp;masqués&nbsp;». Un autre groupe de hamsters, dont les tuyaux d’arrivée d’air étaient dépourvus de masque, tenait lieu de témoin «&nbsp;non masqué&nbsp;». Des hamsters infectés par le coronavirus ont été placés dans des cages à côté des hamsters masqués et non masqués, et de l’air a été pompé depuis les cages des «&nbsp;infectés&nbsp;» vers les cages des hamsters non infectés, masqués et non masqués.</p>



<p>Comme prévu, les hamsters « masqués » se sont avérés moins susceptibles d’être infectés par le Covid-19. Qui plus est, ceux des hamsters masqués qui ont été infectés, <a href="https://doi.org/10.1093/cid/ciaa644" target="_blank" rel="noreferrer noopener">on développé une forme plus bénigne de la maladie</a> que leurs homologues non masqués.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/353482/original/file-20200818-24-zpyu86.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/353482/original/file-20200818-24-zpyu86.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Quatre passagers masqués font signe depuis un balcon, à bord du bateau de croisière Greg Mortimer."/></a><figcaption>À bord du Greg Mortimer, un bateau de croisière à destination de l’Antarctique, chaque passager a reçu un masque chirurgical. <a href="http://www.apimages.com/metadata/Index/Virus-Outbreak-Uruguay/37f1d7dd106c417d8022ce38c6074c32/25/0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AP Photo/Matilde Campodonico</a></figcaption></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Le port du masque accroît le taux de cas asymptomatiques</h3>



<p>En juillet, le CDC estimait qu’environ <a href="https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/planning-scenarios.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">40 % des personnes infectées par le SARS-CoV-2 sont asymptomatiques</a>. <a href="https://theconversation.com/can-people-spread-the-coronavirus-if-they-dont-have-symptoms-5-questions-answered-about-asymptomatic-covid-19-140531" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Un chiffre</a> confirmé par un certain nombre <a href="https://doi.org/10.7326/M20-3012" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’autres études</a>.</p>



<p>Cependant, dans les endroits où tout le monde porte un masque, le taux d’infections asymptomatiques semble être beaucoup plus élevé. Fin mars, une épidémie de Covid-19 s’est déclarée <a href="https://www.msn.com/en-us/travel/news/greg-mortimer-passengers-to-be-evacuated-after-almost-60-test-positive-for-coronaviru/ar-BB12ie3v" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur un bateau de croisière australien, le Greg Mortimer</a>. Après que le premier cas de Covid-19 a été identifié, les passagers ont tous reçu des masques chirurgicaux et le personnel a reçu des masques N95 (<em>ndlr : masques filtrant au moins 95 % des particules de diamètre inférieur à 2,5 µm. L’équivalent européen est le FFP2, dont le taux de filtration est de 94 %</em>). L’utilisation des masques a été très bien respectée. Résultat : même si 128 des 217 passagers et membres du personnel ont au final été testés positifs pour le coronavirus, <a href="https://doi.org/10.1136/thoraxjnl-2020-215091" target="_blank" rel="noreferrer noopener">81 % des personnes infectées sont restées asymptomatiques</a>.</p>



<p>Deux foyers épidémiques plus récents ont eux aussi apporté d’autres preuves. Le premier s’est déclaré dans une <a href="https://apnews.com/4b9d38f206db9ce5267a5898ac24f238" target="_blank" rel="noreferrer noopener">usine de transformation de fruits de mer en Oregon</a> et le second dans une <a href="https://www.tysonfoods.com/news/news-releases/2020/6/tyson-foods-inc-releases-covid-19-test-results-northwest-arkansas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">usine de transformation de poulet en Arkansas</a>. Dans ces deux endroits, les travailleurs ont reçu des masques et ont été tenus de les porter en permanence. <a href="https://doi.org/10.1007/s11606-020-06067-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Près de 95 % des personnes infectées travaillant dans ces deux usines se sont avérées asymptomatiques</a>.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que le port du masque généralisé ralentit la propagation du coronavirus. Pour mes collègues et moi-même, un faisceau convergent d’indices indique que les masques protègent également leur porteur, qu’il s’agisse des résultats des expérimentations menées en laboratoire, des études de cas telles que les flambées épidémiques qui se sont déclarées sur des bateaux de croisière et dans les usines de transformation des aliments, ou encore de certains principes biologiques connus de longue date.</p>



<p>Les outils mis en place pour lutter contre cette pandémie ont deux objectifs&nbsp;: ralentir la propagation du coronavirus, et sauver des vies. La généralisation du port du masque permet de les atteindre tous les deux.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/monica-gandhi-1080710" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Monica Gandhi</a>, Professor of Medicine, Division of HIV, Infectious Diseases and Global Medicine, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-california-san-francisco-689" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of California, San Francisco</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/masques-et-protection-inhaler-moins-de-coronavirus-signifie-tomber-moins-gravement-malade-144915" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/144915/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />

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		<title>Covid-19 en Afrique : les chiffres reflètent-ils la réalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 10:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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<p>les chiffres officiels ne peuvent pas refléter à eux seuls la diffusion réelle de la pandémie, tout comme aux États-Unis où les cas pourraient être dix fois plus nombreux que ce que les statistiques indiquent.</p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218">Jean-</a><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218" target="_blank" rel="noreferrer noopener">François </a><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218">Etard</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267">Institut de </a><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recherche </a><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267">pour le développement (IRD)</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/abdoulaye-toure-580065" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdoulaye Touré</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-gamal-abdel-nasser-de-conakry-uganc-4765" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC)</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/cheikh-tidiane-ndour-1136495" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cheikh </a><a href="https://theconversation.com/profiles/cheikh-tidiane-ndour-1136495">Tidiane Ndour</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-cheikh-anta-diop-de-dakar-1967" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-cheikh-anta-diop-de-dakar-1967">Cheikh Anta Diop de Dakar</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/leon-tshilolo-1136592">Leon </a><a href="https://theconversation.com/profiles/leon-tshilolo-1136592" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tshilolo</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lubumbashi-4766">Université de </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lubumbashi-4766" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lubumbashi</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/philippe-katchunga-bianga-1136886">Philippe </a><a href="https://theconversation.com/profiles/philippe-katchunga-bianga-1136886" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Katchunga </a><a href="https://theconversation.com/profiles/philippe-katchunga-bianga-1136886">Bianga</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-officielle-de-bukavu-4785">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-officielle-de-bukavu-4785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Officielle </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-officielle-de-bukavu-4785">de Bukavu</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/samba-sow-1136497" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Samba </a><a href="https://theconversation.com/profiles/samba-sow-1136497">Sow</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-maryland-1347">University of</a><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-maryland-1347" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-maryland-1347">Maryland</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/yap-boum-497650">Yap </a><a href="https://theconversation.com/profiles/yap-boum-497650" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boum</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/mbarara-university-of-science-and-technology-3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mbarara </a><a href="https://theconversation.com/institutions/mbarara-university-of-science-and-technology-3496">University of Science and Technology</a></em></p>



<p>Comme le soulignait le 12 juin dernier <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/coronavirus-la-pandemie-s-accelere-en-afrique-l-oms-lance-l-alerte-12-06-2020-2379586_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Matshidiso </a><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/coronavirus-la-pandemie-s-accelere-en-afrique-l-oms-lance-l-alerte-12-06-2020-2379586_3826.php">Moeti</a>, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, s’il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100 000 cas sur le continent africain, seuls 18 ont été nécessaires pour franchir celle des 200 000. À l’heure où nous écrivons ces lignes, <a href="https://africacdc.org/covid-19/">828 214 cas et 17 </a><a href="https://africacdc.org/covid-19/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">509 </a><a href="https://africacdc.org/covid-19/">décès</a> y ont été détectés.</p>



<p>Cela ne représente qu’une part infime des cas et décès mondiaux. En d’autres termes, alors que la pandémie a déjà fait des ravages en Europe et en Amérique, le continent africain, lui, reste moins touché qu’annoncé – alors que l’<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/08/coronavirus-50-millions-d-africains-pourraient-basculer-dans-l-extreme-pauvrete-selon-la-bad_6045582_3212.html">impact </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/08/coronavirus-50-millions-d-africains-pourraient-basculer-dans-l-extreme-pauvrete-selon-la-bad_6045582_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">économique</a>, les <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/15/au-sahel-le-virus-de-la-faim-menace-des-millions-de-personnes_6046265_3210.html">difficultés </a><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/15/au-sahel-le-virus-de-la-faim-menace-des-millions-de-personnes_6046265_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nutritionnelles </a>et la <a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19">baisse de la</a><a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://www.who.int/news-room/detail/15-07-2020-who-and-unicef-warn-of-a-decline-in-vaccinations-during-covid-19">couverture vaccinale</a> provoqués par l’épidémie sont d’ores et déjà très notables.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Plusieurs réponses</h3>



<p>Pourquoi le continent africain semble-t-il relativement épargné&nbsp;?</p>



<p>C’est la <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/05/coronavirus-pourquoi-l-afrique-resiste-mieux-que-le-reste-du-monde_6038758_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">question </a>que <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/08/coronavirus-le-catastrophisme-annonce-reflet-de-notre-vision-de-l-afrique_6039110_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">beaucoup </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/08/coronavirus-le-catastrophisme-annonce-reflet-de-notre-vision-de-l-afrique_6039110_3212.html">se posent</a>, et plusieurs explications ont été avancées.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><em><strong>À lire aussi : <a href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-la-flambee-epidemique-que-lon-craignait-ne-sest-pas-encore-produite-139744">Covid-19 en Afrique : « la flambée épidémique que l’on </a><a href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-la-flambee-epidemique-que-lon-craignait-ne-sest-pas-encore-produite-139744" target="_blank" rel="noreferrer noopener">craignait </a><a href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-la-flambee-epidemique-que-lon-craignait-ne-sest-pas-encore-produite-139744">ne s’est pas encore produite »</a></strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Tout d’abord, l’expérience acquise dans la gestion d’épidémies antérieures, et en particulier de <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1126/Afolabi_Ebola-Covid_2020.pdf?1595328479">la maladie à </a><a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1126/Afolabi_Ebola-Covid_2020.pdf?1595328479" target="_blank" rel="noreferrer noopener">virus</a><a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1126/Afolabi_Ebola-Covid_2020.pdf?1595328479"> Ebola</a> avec <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1132/Nachega-2020-The-colliding-epidemics-of-covid_LGH_2020.pdf?1595487238">la mobilisation des </a><a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1132/Nachega-2020-The-colliding-epidemics-of-covid_LGH_2020.pdf?1595487238" target="_blank" rel="noreferrer noopener">soignants </a><a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1132/Nachega-2020-The-colliding-epidemics-of-covid_LGH_2020.pdf?1595487238">formés</a>, la <a href="https://www.franceculture.fr/societe/face-au-covid-19-les-lecons-debola">réactivation </a><a href="https://www.franceculture.fr/societe/face-au-covid-19-les-lecons-debola" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’infrastructures </a><a href="https://www.franceculture.fr/societe/face-au-covid-19-les-lecons-debola">existantes, de centres de traitement ou de </a><a href="https://www.franceculture.fr/societe/face-au-covid-19-les-lecons-debola" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détection</a>.</p>



<p>Ensuite, la <a href="https://theconversation.com/comment-la-jeunesse-de-sa-population-peut-expliquer-le-faible-nombre-de-morts-du-covid-19-en-afrique-139832">jeunesse de la population</a> irait de pair avec des formes asymptomatiques de la maladie.</p>



<p>Enfin, la <a href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-la-flambee-epidemique-que-lon-craignait-ne-sest-pas-encore-produite-139744" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prévalence </a><a href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-la-flambee-epidemique-que-lon-craignait-ne-sest-pas-encore-produite-139744">des comorbidités serait plus faible</a> qu’en Europe et plusieurs facteurs protégeraient la population : par exemple, des <a href="https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/coronavirus-piste-predisposition-genetique-2020-04-22-1201090634">prédispositions </a><a href="https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/coronavirus-piste-predisposition-genetique-2020-04-22-1201090634" target="_blank" rel="noreferrer noopener">génétiques</a>, la rencontre fréquente avec d’autres virus (hypothèse de l’immunité croisée).</p>



<p>Certains éléments laissent cependant craindre une évolution moins favorable. En effet, l’accès au diagnostic, renforcé dès le début de la crise, <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-020-01265-0">reste sous contraintes logistiques ou d’approvisionnement en tests à l’échelle du continent</a>. Les chiffres disponibles ne montrent donc que la partie émergée de l’iceberg.</p>



<p>Par ailleurs, on sait que les comorbidités comme <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28582528/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’obésité, le diabète</a> et <a href="https://www.hsd-fmsb.org/index.php/hsd/article/view/1302">l’hypertension </a><a href="https://www.hsd-fmsb.org/index.php/hsd/article/view/1302" target="_blank" rel="noreferrer noopener">artérielle </a>sont en <a href="https://www.jeuneafrique.com/316001/societe/sante-lepidemie-de-diabete-touche-lafrique-de-plein-fouet/">pleine </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/316001/societe/sante-lepidemie-de-diabete-touche-lafrique-de-plein-fouet/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expansion </a>chez les adultes en Afrique.</p>



<p>De plus, il semble que le <a href="https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6">nombre </a><a href="https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de </a><a href="https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6">cas notifiés</a> soit à la hausse dans de nombreux pays tout en restant sur un plateau élevé dans d’autres, avec un <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-la-covid-19/article/comprendre-le-nombre-de-reproduction-r" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombre </a><a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-la-covid-19/article/comprendre-le-nombre-de-reproduction-r">de reproduction</a> entre 1 et 1,5.</p>



<p>Enfin, en République démocratique du Congo comme au Mali, au <a href="https://www.gabonreview.com/covid-19-les-hopitaux-arrivent-a-saturation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gabon</a>, au <a href="http://afrique.le360.ma/autres-pays/societe/2020/06/03/30750-coronavirus-au-cameroun-les-hopitaux-sont-bientot-satures-30750" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cameroun</a> et au <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1104/COMMUNIQUE_132_DU_11_JUILLET.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sénégal</a>, des <a href="https://www.jeuneafrique.com/994310/societe/coronavirus-comment-le-senegal-evite-la-saturation-de-ses-hopitaux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">témoignages</a> de soignants et d’acteurs de la riposte au Covid-19 font état de transferts de patients vers des structures extra-hospitalières, et d’une augmentation de la transmission communautaire et du nombre d’<a href="http://www.sante.gouv.sn/sites/default/files/SITREP_36_COVID_SN.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">appels au SAMU</a> (Service d’aide médicale urgente).</p>



<p>D’autres témoignages sont certes plus rassurants, notamment sur la situation dans les hôpitaux, mais la peur de la contagion <a href="https://twitter.com/UNFPASenegal/status/1263883580020834304">retarde</a> la prise en charge de situations cliniques engageant le pronostic vital, en <a href="https://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X(20)30319-3/fulltext" target="_blank" rel="noreferrer noopener">particulier </a><a href="https://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X(20)30319-3/fulltext">les urgences obstétricales</a>.</p>



<p>La <a href="https://www.seneweb.com/news/Sante/covid-19-senegal-plus-de-3000-patients-s_n_324465.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mobilisation </a><a href="https://www.seneweb.com/news/Sante/covid-19-senegal-plus-de-3000-patients-s_n_324465.html">des équipes médicales face à l’épidémie de Covid-19 </a>a ainsi un impact négatif sur la prise en charge d’autres pathologies et sur les soins en général, comme on a pu le voir avec <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6344071/">l’épidémie </a><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6344071/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Ebola</a>. Enfin, <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/la-pandemie-de-covid-19-pourrait-aggraver-linsecurite-alimentaire-et-la-malnutrition-en">l’OMS a déjà alerté</a> sur des difficultés d’accès aux denrées alimentaires susceptibles de conduire à une augmentation de la malnutrition. Autant dire qu’in fine, le véritable impact de la pandémie en Afrique est mal connu.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Au-delà des chiffres…</h3>



<p>L’analyse des données des <a href="https://africacdc.org/covid-19/#">Centres </a><a href="https://africacdc.org/covid-19/#" target="_blank" rel="noreferrer noopener">africains </a><a href="https://africacdc.org/covid-19/#">de contrôle et de prévention des maladies</a> est intéressante à maints égards. Notre analyse (voir la figure ci-dessous) confirme que plus on teste, plus on compte de cas bien évidemment, et que l’incidence cumulée des cas notifiés de Covid-19 est directement proportionnelle au pourcentage de la population testée.</p>



<p>Dans le détail, on voit ainsi qu’en Afrique du Sud (numéro 41&nbsp;sur la figure), où l’incidence est très forte, le taux de testing est élevé, alors qu’en Tanzanie et au Burundi (numéros 44 et 6), c’est l’inverse. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Ghana (numéros 38, 11, 7 et 20), quant à eux, se trouvent dans une situation intermédiaire. À proportion testée identique, les écarts d’incidence cumulée traduisent des situations épidémiologiques contrastées et/ou des recommandations de dépistage variables. La situation du testing et, par conséquent, l’incidence cumulée du Covid-19, apparaît donc très hétérogène.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/346948/original/file-20200711-26-2bsync.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Incidence cumulée du Covid-19 en Afrique selon le pourcentage de la population testée au 8 juillet 2020. Chaque point numéroté correspond à l’un des 49 pays listés dans le fichier de données téléchargeable ci-après. <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1118/export_article_TC.xlsx?1594903559" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa CDC</a>, Author provided</figcaption></figure>



<p>On observe ensuite que la proportion des décès parmi les malades (CFR, ou Case Fatality Rate) est d’autant plus faible que de nombreux tests sont effectués. Et ce qui est frappant, c’est l’hétérogénéité de cette létalité d’un pays à l’autre (voir la figure ci-dessous) lorsque peu de tests sont réalisés, reflétant des indications de diagnostic et des capacités de prise en charge variables.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/346950/original/file-20200711-189224-n84amb.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Létalité de la Covid-19 rapportée en Afrique, selon le pourcentage de la population testée au 8&nbsp;juillet 2020. Chaque point numéroté correspond à un des 49&nbsp;pays listés dans le fichier de données téléchargeable ci-après. <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1118/export_article_TC.xlsx?1594903559">Africa CDC</a>, Author provided</figcaption></figure>



<p>On note également, dans bien des pays, que le nombre de cas quotidiennement notifiés n’augmente pas comme il l’a fait sur les autres continents en début d’épidémie&nbsp;: une stabilité que l’on peut légitimement attribuer au plafonnement du nombre de cas pouvant être confirmés chaque jour, du fait de capacités diagnostiques limitées ou de tests dont l’indication est ciblée (formes symptomatiques).</p>



<p>Cependant, l’introduction au Cameroun de la stratégie «&nbsp;Track Test and Treat&nbsp;» (introduction de tests de diagnostic rapides) va dans le sens opposé. Cette stratégie a permis d’effectuer des tests nettement plus nombreux dans dix régions affectées et une augmentation importante des cas a été observée dès leur mise en place début mai. Ces constats illustrent la grande hétérogénéité de la pandémie en Afrique.</p>



<p>En somme, qu’il s’agisse des cas quotidiennement notifiés, de l’incidence cumulée, ou de la proportion des décès, les chiffres officiels ne peuvent pas refléter à eux seuls la diffusion réelle de la pandémie, tout comme aux États-Unis où les cas <a href="https://time.com/5859790/cdc-coronavirus-estimates/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pourraient </a><a href="https://time.com/5859790/cdc-coronavirus-estimates/">être dix fois plus nombreux</a> que ce que les statistiques indiquent.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">D’autres actions sont nécessaires</h3>



<p>Pour l’heure, les tests ne sont préconisés que pour les cas suspects, les personnes avec qui ceux-ci ont été en contact, et le personnel soignant. Or pour mieux apprécier l’ampleur de l’épidémie, il conviendrait d’élargir massivement l’accès aux tests virologiques ou de mettre en place des algorithmes intégrant des tests antigéniques et sérologiques, comme au Cameroun.</p>



<p>On pourrait aussi mener des enquêtes épidémiologiques en population générale ou au sein de groupes particuliers (soignants, institutions fermées, enfants, hébergement dense…) utilisant des tests sérologiques validés&nbsp;: c’est ce qui a été réalisé en <a href="https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0140673620313040">avril/mai à Genève</a>, où les chercheurs ont constaté que pour chaque cas notifié il y avait eu 11&nbsp;personnes infectées.</p>



<p>C’est aussi ce qui est en cours au Mali à travers des protocoles d’enquêtes sérologiques transversales et en série, en milieux urbain et rural, dans la population générale, chez les enfants, les femmes enceintes et les travailleurs de la santé. Aussi, les actions doivent être encouragées et poursuivies dans le domaine de la surveillance active, du dépistage précoce, de la gestion des cas, de l’isolation, de la recherche des contacts, de la distanciation physique et des essais thérapeutiques et vaccinaux dans le contexte africain. Il faut encourager les pays et équipes africaines de recherche impliquées dans la gestion de la pandémie à travailler en réseau, en collaboration avec les partenaires, notamment l’OMS et le CDC-Afrique de l’Union africaine.</p>



<p>Autre action à préconiser : évaluer le respect des mesures barrières par la population. À Bukavu et Kinshasa (comme nous l’expliquons dans un article à paraître dans Tropical Medicine and Health), en République démocratique du Congo, dans cinq quartiers (trois rues servant de référence pour chacun d’eux) et chaque mercredi, du 17 juin au 8 juillet 2020, il a été constaté que le masque est très peu utilisé, en dépit des <a href="https://www.aa.com.tr/en/africa/covid-19-rwanda-dr-congo-make-mask-wearing-mandatory/1810165" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations officielles</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/347950/original/file-20200716-35-140qx69.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Femme se promenant masquée dans les rues de Bukavu, avec des passants en arrière-plan."/><figcaption>Dans les rues de Bukavu comme ailleurs, les masques sont encore trop rarement portés. Gloire Kalunduzi Baraka/Projet Dashboard, Author provided</figcaption></figure>



<p>À l’évidence, de telles observations, ajoutées aux tests virologiques et sérologiques, pourraient aider les pouvoirs publics à ajuster leur réponse à l’épidémie.</p>



<p>Au bilan, constatant les nombreuses inconnues qui demeurent quant à la réalité de l’épidémie africaine, ses déterminants et ses conséquences, et soucieux d’en prendre la mesure pour ajuster la riposte, nous recommandons&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>un accroissement des capacités diagnostiques et l’intégration de tests antigéniques et sérologiques validés dans les algorithmes nationaux ;</li><li>l’ajout d’indicateurs de l’observance des mesures de prévention et d’indicateurs hospitaliers aux tableaux de bord de suivi ;</li><li>une réorientation des modalités de réponse à l’épidémie afin d’assurer une continuité des services de santé courants préventifs et curatifs ;</li><li>l’inclusion des communautés dans la co-construction des messages/informations sur les mesures barrières ;</li><li>une recherche coordonnée intégrant diversité disciplinaire et thématique (prévention, diagnostic, clinique, thérapeutique, conséquences humaines, sociétales et économiques) afin de comprendre et d’éclairer les décisions de santé publique, de faire taire <a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1131/Tasnim-2020-Impact-of-rumors-and-misinformation.pdf?1595452681" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rumeurs</a><a href="https://cdn.theconversation.com/static_files/files/1131/Tasnim-2020-Impact-of-rumors-and-misinformation.pdf?1595452681"> et désinformation.</a></li></ul>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Les auteurs de cet article remercient pour leur contribution René Ecochard (Université Lyon 1, France)&nbsp;; Benjamin Longo-Mbenza (Faculté de Médecine, Université de Kinshasa, République démocratique du Congo)&nbsp;; Youssouf Traoré (Président de la Société malienne de gynécologie-obstétrique et membre du Comité national de crise pour la lutte contre la Covid-19, Bamako, Mali).</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218">Jean-</a><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218" target="_blank" rel="noreferrer noopener">François </a><a href="https://theconversation.com/profiles/jean-francois-etard-576218">Etard</a>, Directeur de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut </a><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267">de recherche pour le développement (IRD)</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/abdoulaye-toure-580065" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdoulaye </a><a href="https://theconversation.com/profiles/abdoulaye-toure-580065">Touré</a>, Professeur agrégé en santé publique, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-gamal-abdel-nasser-de-conakry-uganc-4765" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université</a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-gamal-abdel-nasser-de-conakry-uganc-4765"> Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC)</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/cheikh-tidiane-ndour-1136495" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cheikh Tidiane Ndour</a>, Professeur d’infectiologie, chef de la Division sida et infections sexuellement transmissibles au ministère de la Santé et de l’action sociale (Dlsi), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-cheikh-anta-diop-de-dakar-1967" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Cheikh Anta Diop de Dakar</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/leon-tshilolo-1136592" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Leon Tshilolo</a>, Professeur, Université Officielle de Mbujimayi, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lubumbashi-4766" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Lubumbashi</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/philippe-katchunga-bianga-1136886" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Katchunga Bianga</a>, Professeur &#8211; membre de la Commission scientifique du comité multisectoriel de coordination de la riposte contre la pandémie à coronavirus au Sud-Kivu, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-officielle-de-bukavu-4785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Officielle de Bukavu</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/samba-sow-1136497">Samba Sow</a>, Professeur, Directeur général du Centre pour le développement des vaccins du Mali (CVD-Mali), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-maryland-1347" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of Maryland</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/yap-boum-497650" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yap Boum</a>, Professor in the faculty of Medicine, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/mbarara-university-of-science-and-technology-3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mbarara University of Science and Technology</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/covid-19-en-afrique-les-chiffres-refletent-ils-la-realite-141815" target="_blank">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/141815/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />

<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature : Defoe, Poe et Shelley en terrain contaminé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2020 10:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À défaut de réparer dans l'instant le monde et les vivants, la littérature, notamment anglo-américaine, celle qui prend l’épidémie pour sujet, donne matière à de saines lectures. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><a href="https://theconversation.com/profiles/marc-poree-321173">Marc Porée</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-normale-superieure-psl-2180">École normale </a><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-normale-superieure-psl-2180" target="_blank" rel="noreferrer noopener">supérieure </a><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-normale-superieure-psl-2180">– PSL</a></em></p>



<p>Contre ce fléau qu’est le coronavirus, il y a les gestes barrière, impératifs, partie intégrante de la «&nbsp;distanciation sociale&nbsp;», ce mot terrible, mais dont on voit bien la raison d’être. Rien de tel, cependant, que la littérature pour nous permettre, en ces temps de confinement, de renouer avec autrui et de passer outre les murs qui nous séparent de nos semblables.</p>



<p>À défaut de réparer dans l&rsquo;instant le monde et les vivants, la littérature, notamment anglo-américaine, celle qui prend l’épidémie pour sujet, donne matière à de saines lectures. Non que les récits, les romans, puissent se prévaloir d’une quelconque propriété immunisante – cela se saurait. Mais la peste racontée dans de si nombreuses histoires, elle du moins, ne s’attrape pas&nbsp;! Mieux, si l’on en croit du moins le Deleuze de <em>Critique et Clinique</em>, dans son rapport à la «&nbsp;vie&nbsp;», donc à la mort, la fabulation relève bel et bien d’une «&nbsp;entreprise de santé&nbsp;»&nbsp;; de surcroît, loin de déréaliser le monde, la fiction en saisit au contraire la vérité profondément anthropologique&nbsp;: «&nbsp;le monde est l’ensemble des symptômes dont la maladie se confond avec l’homme&nbsp;».</p>



<p>C’est à ce titre que les écrivains montent au front de l’épidémie et s’aventurent en terrain contaminé. Autrefois à Thèbes, hier dans la Florence du <em>Décaméron</em>, plus près de nous, à Boston ou au sein du Londres des XVII<sup>e</sup> ou XXI<sup>e</sup> siècles. Pour en rire, à l’occasion, ce que fait E.A. Poe, dans la nouvelle «&nbsp;Le roi Peste&nbsp;» (1835), composée à l’époque où le fléau sévit encore sur la côte Est des États-Unis&nbsp;: entre mauvais jeux de mots (sa «&nbsp;Sérénissime Altesse l’archiduchesse Ana-Peste&nbsp;») et humour noir, la peur change de camp et le roi Peste passe à la trappe, culbute des plus réjouissantes par laquelle il nous est donné, par procuration, de faucher la Grande Faucheuse.</p>



<p>Mais l’exorcisme ne fonctionne pas à tous les coups. En règle générale, ce que la littérature privilégie, en se colletant aux épidémies et autres fléaux, ce n’est bien sûr pas la recherche d’un hypothétique vaccin, mais plutôt la conjonction singulière d’une «&nbsp;agency&nbsp;» (agentivité), entre impact ravageur du fléau et actions menées contre lui, souvent infructueuses mais parfois couronnées de succès, et d’un terrain, d’un territoire, «&nbsp;local&nbsp;» d’abord, puis de plus en plus «&nbsp;global&nbsp;», rejoignant ainsi la marche du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épidémie en l’abbaye</h2>



<p>À l’entame de «&nbsp;Le Masque de la Mort rouge&nbsp;» (1842), nouvelle du même E.A. Poe, trois phrases lapidaires plantent le décor&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Depuis longtemps, la “Mort rouge” dévastait le pays. Aucune peste n’avait jamais été si fatale, ni si atroce. Son symbole, aussi bien que son sceau, était le sang.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Un décor indéterminé, universel, au service d’une allégorie à la force de concentration, et donc de signification, maximale. Dans l’espoir d’échapper au fléau qui a déjà décimé la moitié des habitants de ses domaines, le Prince Prospero se retranche avec un millier de ses amis derrière les hauts murs d’une abbaye fortifiée. Il organise un bal masqué dans sept superbes chambres, chacune tapissée d’une couleur différente et orientée selon les points cardinaux, d’est en ouest, à l’image des sept âges de la vie et de la course du soleil. Alors que la «&nbsp;licence carnavalesque&nbsp;» bat son plein et que s’égrènent les coups de minuit, un intrus spectral portant un masque d’une rigidité cadavérique fait son entrée. Prospero veut le mettre en fuite, mais la mort le saisit sur place. Et les autres danseurs de choir l’un après l’autre dans les salles maculées de sang&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Et les ténèbres, la pourriture et la Mort rouge étendirent sur toutes choses leur empire illimité.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>L’illusion de qui croit tenir l’épidémie hors les murs vole en éclats. «&nbsp;Comme un voleur&nbsp;», référence ici à Matthieu 24, 45, celle-ci s’est nuitamment introduite dans la place forte, pour faire payer au prince son arrogance, sa prospérité, son insensibilité à la tragédie qui frappe ses sujets.</p>



<p>Si la chute de la nouvelle ne saurait surprendre – qui ignore encore que la peste, comprenons la mort, est la toute-puissante «&nbsp;niveleuse&nbsp;»&nbsp;? –, ce qui fascine, ce sont les peurs et les fantasmes projetés, par la force de la fiction, sur le fléau.</p>



<p>À savoir un imaginaire, celui de la rétribution, du châtiment, ainsi qu’une «&nbsp;métaphore&nbsp;», au sens où l’entend Susan Sontag (<em>La Maladie comme métaphore</em>, 1979), ici celle du sang écarlate. L’un et l’autre sanctionnent pour l’heure les «&nbsp;autres&nbsp;», forcément riches et licencieux, en attendant de s’en prendre à chacun de «&nbsp;nous&nbsp;», hypocrite lecteur/lectrice. La surenchère à laquelle se livre Poe, à grand renfort d’images plus «&nbsp;bizarres&nbsp;» les unes que les autres, apparente le conte à un mauvais rêve, indécidable quant à la réalité de son dénouement, ne convoquant la luxuriance et la transgression qu’aux seules fins de les bannir d’un trait de plume. Car, <em>in fine</em>, c’est l’écrivain qui prononce l’arrêt de mort, s’arrogeant ainsi le plus envié, mais aussi le plus redouté des arbitrages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La peste en ville</h2>



<p>Le très glaçant <em>Journal de l’année de la peste</em> (1722), écrit par Daniel Defoe, créateur de l’immortel <em>Robinson Crusoe</em>, a pour cadre une métropole surpeuplée, la capitale du royaume d’Angleterre. Près de 60&nbsp;ans après les faits, il revient sur les ravages occasionnés par la peste bubonique dans le Londres des années&nbsp;1665-1666, ici ramenées à 12&nbsp;mois&nbsp;: unité de temps, d’action et de lieu, pour un total de 100&nbsp;000&nbsp;morts, très en excès sur les chiffres officiels faisant état de 68&nbsp;590&nbsp;victimes. Mêlant habilement faits et fiction, le récit, qui n’est pas un roman, documente l’implacable montée en puissance du fléau et dresse la comptabilité morbide des cadavres, à coups de tableaux et de statistiques.</p>



<p>À mesure que les observations s’enchaînent, sans autre forme de procès, apparaît un Londres fantomatique, vidé de ses habitants les plus riches et déserté par la Cour qui a trouvé refuge à Oxford. Un Londres qui se barricade, les malades comme les valides, car ce que donne à voir le <em>Journal</em>, c’est la mise en place de nouvelles techniques sanitaires initiées par les pouvoirs publics – le «&nbsp;bio-pouvoir&nbsp;» de l’époque, pour le dire <a href="https://journals.openedition.org/methodos/131">avec Michel</a><a href="https://journals.openedition.org/methodos/131" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://journals.openedition.org/methodos/131">Foucault</a>. Le choix y avait été fait de la quarantaine, du confinement, option contestée par le narrateur, qui y voit, outre une efficacité réduite, une atteinte aux libertés fondamentales, doublée d’une entrave à l’indispensable sociabilité qui fait de nous des animaux qui se parlent, de maison à maison, de fenêtre à fenêtre (comme on a pu le voir récemment, dans les villes d’Italie prises au piège du coronavirus).</p>



<p>Du reste, sur la durée, la compassion, le souci de l’autre, cèdent la place au fatalisme et à l’égoïsme du «&nbsp;chacun pour soi&nbsp;». S’efface même la curiosité, un brin voyeuriste, dont fait d’abord preuve le diariste-ethnographe, battant le pavé en tous sens et pressé de mener l’enquête sur son «&nbsp;terrain&nbsp;», comme le diraient les sociologues, celui d’une ville entre-temps partiellement dévorée par les flammes <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/londres-se-souvient-du-great-fire-le-grand-incendie-de-1666_3340391.html">«&nbsp;du Grand </a><a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/londres-se-souvient-du-great-fire-le-grand-incendie-de-1666_3340391.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Incendie&nbsp;</a><a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/londres-se-souvient-du-great-fire-le-grand-incendie-de-1666_3340391.html">»</a>. Toutefois, et c’est à cela que se mesure la force de la littérature, il donne à entendre, derrière les portes et les fenêtres hermétiquement closes, les cris des milliers d’agonisants à jamais anonymes dont la plainte continue de résonner jusqu’à nous.</p>



<p>Mais c’est le choix improbable fait par celui qui signe H.F., initiales derrière lesquelles on s’est plu à reconnaître l’oncle de l’écrivain, Henry Foe, qui polarise l’attention. Pourquoi n’a-t-il pris la fuite, seul remède efficace contre la virulence de l’épidémie&nbsp;? Parce qu’il est célibataire, sans autre personne à charge que lui-même, et qu’il ne pouvait se permettre de laisser péricliter son activité commerciale. Parce que là est sans doute le destin du sujet, de l’individu de classe moyenne, dans une société libérale. Donnant quitus aux «&nbsp;services publics&nbsp;» qu’il remercie pour leur dévouement, il félicite également les personnels de santé, les vrais, du moins ceux qui sont restés fidèles au poste. Sans oublier de fustiger les charlatans et autres prophètes de malheur qui prolifèrent en pareille circonstance. Malgré les évidentes différences liées au contexte et aux mentalités du temps, les observations politiques frappent par une forme de constance&nbsp;: Defoe admet que la peste s’en est prise le plus durement aux pauvres de Londres. Cynique, il note même que la létalité extrême dans les quartiers les moins favorisés a, tout compte fait, préservé la «&nbsp;paix sociale&nbsp;», en évitant attroupements et émeutes.</p>



<p>De son temps, le <em>Journal</em> l’est pleinement, en ce qu’il fait de la Providence divine l’agent unique de la tragédie, à l’origine de son déclenchement comme de sa très miraculeuse interruption. Pour le reste, sur la conduite humaine par temps de crise épidémiologique majeure, sur les querelles, notamment religieuses, précédant l’irruption de la peste en provenance de Hollande et qui reprennent aussitôt après, les leçons dispensées par le Journal sont résolument nôtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le virus en tout point du globe</h2>



<p>Quatre ans après la mort de son compagnon, le poète P.B. Shelley, Mary fait paraître <em>Le Dernier homme</em> (1826), placé sous le signe d’une mondialisation éminemment funeste. Dans un XXI<sup>e</sup> siècle assez peu futuriste, une épidémie fait rage. Son origine se situe quelque part dans le bassin du Nil, aux origines de l’humanité, son épicentre se trouve à Constantinople, toujours aux mains des Ottomans, et qu’assiègent les Grecs en quête de leur indépendance, et c’est en Occident qu’elle finira sa course.</p>



<p>Les épidémies, on l’aura noté, ont toujours leur origine «&nbsp;ailleurs&nbsp;», de préférence en Orient, la faute à l’orientalisme. Dans un premier temps, l’Angleterre se croit à l’abri de la contamination&nbsp;: son passé de citadelle inviolée plaide pour elle. Anglais expatriés, suivis par des hordes d’Italiens et d’Espagnols, auxquels se joignent Étasuniens et Irlandais, se replient alors en masse sur cette terre bordée d’eau, devenue une République. Mais à cette «&nbsp;crise migratoire&nbsp;» aiguë va se surajouter une infection généralisée&nbsp;: Londres est à son tour nettoyée de ses habitants.</p>



<p>Frappant au hasard, se jouant des médecins, réduits à l’impuissance la plus totale, la peste se répand sur toute la surface du globe. Ajoutons que la romancière semble mettre un point d’honneur à ne pas «&nbsp;théologiser&nbsp;» un fléau a priori perçu comme «&nbsp;athée&nbsp;»&nbsp;: à la différence de l’immense majorité des ouvrages qui prennent les épidémies pour objet, Shelley se garde bien, elle, de mêler Dieu à cette affaire de contamination énigmatique quant à ses causes. Peu à peu, l’humanité entière s’éteint, à l’exception de Lionel Verney, le «&nbsp;dernier homme&nbsp;» du titre, double masculin de l’auteure.</p>



<p>Longtemps négligé par la critique, qui lui préférait <em>Frankenstein</em> et son ambition prométhéenne, fut-elle avortée, le roman bénéficie à présent d’une attention soutenue – très largement, il est vrai, depuis l’épidémie du sida dans les années&nbsp;1990. Aux yeux des spécialistes des études postcoloniales, l’épidémie est la réponse du berger à la bergère, la riposte, légitime, apportée par les «&nbsp;subalternes&nbsp;» à l’impérialisme britannique et à sa domination sans partage.</p>



<p>On fait également un sort à la manière dont la fille du pourtant très rationnel William Godwin bat en brèche le mythe progressiste de l’invincibilité de la science. Tout en se voulant d’anticipation, le roman s’affirme contemporain de la découverte d’un paradigme majeur, celui de «&nbsp;l’extinction&nbsp;». Extinction des dinosaures, documentée et théorisée par Georges Cuvier, l’auteur en 1812&nbsp;des <em>Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes</em>, ouvrage que Mary Shelley connaissait bien. Du quadrupède au bipède, elle aura aisément franchi le pas, preuve s’il en est qu’à chaque nouvelle épidémie, fictive ou réelle, de nature connue ou inconnue, c’est l’avenir du genre humain qui se joue, apparaissant à chaque fois plus sombre et moins assuré. Une dimension prophétique que Jack London reprendra à son compte, avec <em>La Peste écarlate</em> (1912), également située au XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle, l’universitaire James Smith y apparaissant comme le dernier survivant d’une période d’extinction qu’il entreprend de raconter à ses petits-enfants, lesquels n’en ont cure.</p>



<p>La forte composante autobiographique du livre de Mary Shelley en fait enfin un roman à clefs. Le vide planétaire y est d’abord un vide d’hommes, ces «&nbsp;grands hommes&nbsp;» qui peuplaient son univers intellectuel et sa vie de femme&nbsp;: ils avaient pour nom Lord Byron et P.B. Shelley, ils sont morts jeunes, faisant d’elle une veuve à jamais endeuillée. C’est leur «&nbsp;Disparition&nbsp;» qu’elle met en scène à grande échelle, et on a en tête ici, fût-ce en filigrane, le récit éponyme de George Perec, de 1969, dans lequel, au travers de l’absence de la voyelle «&nbsp;e&nbsp;», se configure le vide béant laissé par la mort et l’extermination de membres de la famille de l’écrivain, dans des circonstances historiques il est vrai tout autres, mais à l’époque où sévissait une autre lèpre hideuse, celle du nazisme.</p>



<p>Dans le roman de Mary Shelley, comme dans ceux de ses confrères et consœurs en écriture, se fait jour la réalité d’une observation, consignée par Defoe, mais chacun l’aura faite sienne&nbsp;: «&nbsp;La peste est un ennemi [«&nbsp;enemy&nbsp;», en anglais, mais également «&nbsp;foe&nbsp;»] redoutable, elle s’arme de terreurs telles qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être assez fort pour y résister, ni de se sentir prêt à s’opposer à la violence du choc qu’elle occasionne.&nbsp;»</p>



<p>Si, devant l’épidémie qui est parmi nous, la peur nous prenait, à l’idée des «&nbsp;terreurs&nbsp;» qu’elle inspire et du «&nbsp;choc&nbsp;» qu’elle inflige, souvenons-nous qu’il est donné à quelques grands livres de se sentir assez forts, assez armés, pour s’y «&nbsp;opposer&nbsp;».</p>



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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/marc-poree-321173" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marc </a><a href="https://theconversation.com/profiles/marc-poree-321173">Porée</a>, Professeur de littérature anglaise, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-normale-superieure-psl-2180" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École normale supérieure – PSL</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/litterature-defoe-poe-et-shelley-en-terrain-contamine-133845">article </a><a href="https://theconversation.com/litterature-defoe-poe-et-shelley-en-terrain-contamine-133845" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original</a>.</p>
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