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	<title>Archives des entrepreneuriat &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : pourquoi tant d’entreprises disparaissent ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 17:31:51 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de l’ENDES révèle la disparition des entreprises eau Sénégal et souligne la dynamique entrepreneuriale du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Publié le 13 mars 2026, le rapport de 52 pages de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES), réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), dresse un état des lieux inédit du tissu entrepreneurial sénégalais. L’étude met en évidence une forte dynamique de création d’entreprises portée par des initiatives individuelles, mais aussi une fragilité structurelle marquée par la domination des très petites entreprises et des difficultés persistantes d’accès au financement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal dispose d’un tissu entrepreneurial dynamique, marqué par une forte capacité de création d’entreprises mais également par une vulnérabilité structurelle. C’est l’un des principaux enseignements de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES), réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Cette étude d’ampleur offre une radiographie inédite de la vie des entreprises sénégalaises, depuis leur création jusqu’à leur disparition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tissu-entrepreneurial-domine-par-les-tres-petites-entreprises"><strong>Un tissu entrepreneurial dominé par les très petites entreprises</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat révèle que l’économie sénégalaise repose très largement sur les très petites structures. Les très petites entreprises (TPE) représentent une écrasante majorité du tissu productif national, avec près de 99 % des entreprises recensées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites et moyennes entreprises restent marginales, tandis que les grandes entreprises occupent une place extrêmement réduite dans la structure économique du pays. Cette configuration confirme la forte fragmentation du tissu entrepreneurial sénégalais et souligne la prédominance de structures économiques de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des entreprises recensées ont été créées ex nihilo : près de 96,9 % résultent d’une création pure, contre une minorité issue de reprises d’activité, d’héritages ou d’achats de fonds existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met également en évidence la forte tertiarisation de l’économie sénégalaise. Le commerce et les services concentrent la majorité des activités, tandis que les secteurs industriels et agricoles occupent une place plus limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structuration confirme l’importance du secteur marchand dans l’économie nationale, mais elle souligne également le besoin de diversification productive, notamment vers l’industrie et les activités à plus forte valeur ajoutée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-entrepreneurs-majoritairement-senegalais-et-experimentes"><strong>Des entrepreneurs majoritairement sénégalais et expérimentés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête révèle par ailleurs le profil des dirigeants d’entreprises. La grande majorité d’entre eux sont de nationalité sénégalaise, avec 95,7 % des chefs d’entreprise, contre seulement 4,3 % d’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tranche d’âge dominante se situe entre 35 et 64 ans, qui regroupe plus de 60 % des propriétaires ou dirigeants d’entreprises. Les jeunes entrepreneurs de moins de 35 ans restent quant à eux minoritaires, ce qui reflète les difficultés d’accès à l’entrepreneuriat pour cette catégorie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met aussi en évidence un déséquilibre entre les sexes : les entreprises dirigées par des hommes représentent 72,7 %, contre 27,3 % pour celles dirigées par des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la création d’entreprises est dynamique, leur pérennité demeure un défi majeur. L’enquête montre qu’une part importante des entreprises disparaît dans les premières années d’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cinq ans d’activité, plus de la moitié des entreprises ont cessé leurs activités, ce qui illustre la fragilité du tissu entrepreneurial national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés : contraintes financières, problèmes de gestion ou environnement économique instable. Le taux global de fermeture atteint environ 27,4 %, selon les données de l’étude.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-disparites-regionales-importantes"><strong>Des disparités régionales importantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de Covid-19 a également aggravé la situation. La concentration des fermetures entre 2019 et 2021, avec un pic en 2020, coïncide avec la période de fortes perturbations économiques provoquées par la crise sanitaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a couvert l’ensemble du territoire sénégalais, avec un échantillon de 4 864 entreprises réparties dans les 14 régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions économiquement les plus dynamiques, comme Dakar et Thiès, concentrent logiquement la majorité des entreprises. Mais paradoxalement, ce sont aussi celles où les taux de fermeture sont les plus élevés, signe d’une concurrence économique intense et d’un environnement entrepreneurial exigeant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-de-l-environnement-des-affaires"><strong>Les défis de l’environnement des affaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du diagnostic, l’étude souligne plusieurs leviers pour renforcer la résilience du tissu productif sénégalais. L’amélioration de l’environnement des affaires, l’accès au financement et la mutualisation des initiatives entrepreneuriales apparaissent comme des priorités pour soutenir durablement la croissance des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion de la production nationale et l’accompagnement des entrepreneurs, notamment des jeunes et des femmes, sont également identifiés comme des axes stratégiques pour consolider le secteur privé et stimuler une croissance économique plus inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, l’ENDES met en lumière un paradoxe caractéristique de nombreuses économies africaines : une forte vitalité entrepreneuriale, mais une fragilité structurelle qui limite la pérennité des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités sénégalaises, l’enjeu consiste désormais à transformer cette dynamique de création en un véritable moteur de développement durable, capable de générer davantage d’emplois, de valeur ajoutée et d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SIAMA 2025 : Les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck face aux artisans sur les défis du consommer local</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 12:57:05 +0000</pubDate>
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<p>SIAMA 2025 : Les ministres abordent l'importance de l'artisanat et les défis du consommer local pour l'économie du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a accueilli, le vendredi 5 décembre 2025, un panel ministériel de haut niveau consacré au thème : « L’artisanat et l’entrepreneuriat dans l’espace du Sahel : quel défi pour le consommer local ? ». Animé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Daffé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, et la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Sall Seck</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, ce panel a permis d’ouvrir un dialogue direct avec les artisans.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux ministres ont rappelé que l’artisanat et l’entrepreneuriat sont des moteurs essentiels de la transformation économique du Sahel. Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la créativité et la rigueur des artisans, qu’elle considère comme des piliers de l’économie nationale et des acteurs incontournables de la lutte contre le chômage. Selon elle, son département est un acteur majeur dans la facilitation de l’insertion professionnelle, et la formation des artisans doit être placée au centre des politiques publiques. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-artisanat-et-l-entrepreneuriat-comme-moteurs-economiques"><strong>L’artisanat et l’entrepreneuriat comme moteurs économiques</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, M. Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a mis en avant la stratégie du consommer local, qui implique la synergie de plusieurs départements ministériels, dont ceux de l’artisanat et de l’entrepreneuriat. Pour lui, l’entrepreneuriat artisanal est au cœur de la souveraineté économique du Mali. Il a plaidé pour la mise en place d’un dispositif national de formation des artisans, afin de renforcer leurs compétences et d’assurer une meilleure compétitivité des produits locaux face aux importations. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ce que j’ai à dire aux artisans, c’est qu’il faut véritablement et définitivement consommer malien</em>&nbsp;», a martelé le ministre&nbsp;Daffé, appelant à une prise de conscience collective. Il a encouragé les artisans à dialoguer entre eux, à mutualiser leurs efforts et à développer des synergies pour mieux valoriser leurs productions. Selon lui, la coopération entre les départements ministériels et les acteurs de terrain est indispensable pour faire du consommer local une réalité durable et un levier de souveraineté. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-formation-professionnelle-au-coeur-des-debats"><strong>La formation professionnelle au cœur des débats</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux ministres ont convergé sur un point central : la formation professionnelle. Pour Mme Oumou Sall Seck, il s’agit d’un outil indispensable pour garantir la qualité et la durabilité des savoir-faire locaux. Elle a souligné que son département met un accent particulier sur la formation et l’insertion professionnelle, afin de permettre aux artisans de s’adapter aux exigences du marché et de développer des entreprises solides. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a, quant à lui, insisté sur la nécessité de créer un écosystème d’artisans créatifs et rigoureux, capable de travailler ensemble pour bâtir une économie locale solide. Il a encouragé les artisans à se parler, à travailler ensemble et à mettre en place des initiatives communes. Pour lui, l’union des artisans est une condition essentielle pour relever les défis du Sahel et faire du consommer local une stratégie nationale durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-internationale-renforcee"><strong>Une coopération internationale renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de ce panel, une convention a été signée entre l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM) et la Chambre d’artisanat de la région Rabat Salé Kénitra du Maroc, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, SEM Driss Isbayene. Cet accord illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération artisanale et de promouvoir la formation professionnelle comme levier de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire locaux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette signature marque une étape importante dans la consolidation des relations bilatérales entre le Mali et le Maroc dans le domaine de l’artisanat. Elle ouvre la voie à des échanges d’expériences, à des programmes de formation conjoints et à une meilleure intégration des artisans dans les dynamiques économiques régionales. Elle témoigne aussi de la reconnaissance internationale du rôle de l’artisanat dans la création d’emplois et la valorisation des identités culturelles. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-economique-par-l-artisanat"><strong>Vers une souveraineté économique par l’artisanat</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme des discussions, un constat s’est imposé : l’artisanat et l’entrepreneuriat artisanal sont au cœur de la souveraineté économique du Mali et du Sahel. Les ministres ont appelé à une mobilisation générale autour du consommer local, qui ne doit pas être perçu comme un simple slogan, mais comme une stratégie nationale impliquant l’État, les artisans et les consommateurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artisans, de leur côté, ont exprimé leur volonté de travailler ensemble pour bâtir un secteur solide et compétitif. Ils ont reconnu la nécessité de renforcer la qualité de leurs produits et de s’organiser en réseaux pour mieux répondre aux besoins du marché. La rencontre a ainsi permis de jeter les bases d’un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs de terrain, dans une perspective de transformation économique durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-ambitieuse-pour-le-consommer-local"><strong>Une stratégie ambitieuse pour le consommer local</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le SIAMA 2025 aura donc été marqué par un panel ministériel riche en échanges et porteur d’espoir pour l’avenir de l’artisanat dans le Sahel. En mettant l’accent sur la formation professionnelle, l’insertion des jeunes et la coopération internationale, les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck ont tracé les grandes lignes d’une stratégie ambitieuse pour faire du consommer local un véritable moteur de développement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la signature de la convention entre l’APCMM et la Chambre d’artisanat de Rabat Salé Kénitra, le Mali confirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale et internationale, où l’artisanat est reconnu comme un patrimoine économique majeur et un vecteur de souveraineté. En définitive, le SIAMA 2025 aura rappelé que l’artisanat n’est pas seulement une tradition, mais une force vive pour l’avenir économique du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>FESTI-FEM 2025 : le festival des femmes s’ouvre ce jeudi soir à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 10:31:01 +0000</pubDate>
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<p>Rejoignez-nous pour l'Ouverture du FESTI-FEM 2025 sur les berges du Palais de la Culture, un événement pour les femmes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La première édition du&nbsp;</em></strong><strong><em><strong><em>Festival International des Femmes (FESTI-FEM 2025)</em></strong></em></strong><strong><em>&nbsp;sera officiellement lancée ce jeudi 4 décembre, à&nbsp;</em></strong><strong><em><strong><em>17h</em></strong></em></strong><strong><em>, sur les berges du&nbsp;</em></strong><strong><em><strong><em>Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ</em></strong></em></strong><strong><em>.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé par les associations CIRA Charity et Moussow Ka Koukôrôta, le festival se tient sous le thème «&nbsp;<em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles&nbsp;</em>». Il vise à mettre en avant le rôle des femmes dans la société malienne et africaine, en particulier dans les domaines de la culture, de la paix, de la cohésion sociale et de l’autonomisation économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la conférence de presse organisée la semaine dernière, les responsables du festival ont présenté les grandes lignes du programme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Panels et conférences sur le leadership féminin, la prévention des violences basées sur le genre, la promotion de la paix et la cohésion sociale, ainsi que l’entrepreneuriat féminin.</li>



<li>Expositions artisanales et démonstrations culinaires, valorisant les savoir-faire locaux.</li>



<li>Performances artistiques, comprenant musique, danse et théâtre, ainsi que des défilés de mode mettant à l’honneur les créatrices maliennes.</li>



<li>Rencontres intergénérationnelles, permettant aux jeunes filles d’échanger avec des femmes leaders et inspirantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs ont également rappelé que le FESTI-FEM s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture 2025, proclamée par les autorités maliennes, soulignant l’importance de la culture comme vecteur de cohésion sociale et de dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture offrira donc un moment de rencontres et d’échanges, tout en mettant l’accent sur la contribution des femmes dans le développement et la consolidation de la paix au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival se déroulera jusqu’au 7 décembre et réunira, au cours de quatre jours, des femmes et jeunes filles venues de différentes régions du Mali, ainsi que des partenaires nationaux et internationaux engagés dans la promotion de l’autonomisation féminine et de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>1er salon international de l&#8217;entrepreneuriat AES: les orientations claires du président Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 08:10:37 +0000</pubDate>
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<p>Le 1er salon international de l'entrepreneuriat de l'AES encourage l'autonomisation des jeunes et des femmes du Sahel à Bamako.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le Président de la Transition, &nbsp;le Général d’Armée Assimi Goïta, et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu en audience ce jeudi</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, 20 novembre 2025</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;une délégation ministérielle conduite par Mme Oumou Sall Seck, ministre malienne de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>professionnelle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du&nbsp;1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES, organisé à Bamako du 18 au 21 novembre 2025.&nbsp;Cet&nbsp;événement&nbsp;est&nbsp;destiné à renforcer la coopération économique et à promouvoir l’autonomisation des jeunes et des femmes dans&nbsp;cet&nbsp;espace confédéral.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-delegation-de-haut-niveau-pour-une-initiative-integratrice"><strong>Une délégation de haut niveau pour une initiative intégratrice</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation comprenait M. Aboubakar Savadogo, ministre burkinabè de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle;&nbsp;M. Abdoulaye Seydou, ministre nigérien de l’Industrie et du Commerce;&nbsp;ainsi que Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey I, membre du Conseil d’État du Ghana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration à la presse à sa sortie d’audience, Mme Oumou Sall Seck a souligné que cette rencontre visait à&nbsp;“<em>faire le point sur le déroulement du Salon, partager la dynamique en cours et recueillir les orientations du Président de la Confédération</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES&nbsp;doit devenir un moteur d’intégration économique et d’innovation dans&nbsp;cette&nbsp;région. Selon&nbsp;Mme le ministre, l’entrepreneuriat constitue “<em>une opportunité immense pour valoriser nos ressources, nos compétences et offrir un avenir meilleur à notre jeunesse</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-un-levier-pour-un-developpement-endogene"><strong>L’AES, un levier pour un développement endogène</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES&nbsp;pose ainsi&nbsp;les bases d’un&nbsp;écosystème économique commun&nbsp;entre les trois pays membres — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — avec le soutien du Ghana. L’objectif est de favoriser la création d’un marché intégré et d’encourager la transformation locale des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la nécessité de “<em>compter sur nos propres intelligences, nos compétences et nos ressources pour transformer nos économies</em>”. Elle a également salué le leadership des chefs d’État de l’AES — le Général Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdourahamane Tiani — dont “<em>la vision et la volonté politique donnent un cap clair à l’intégration régionale</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-orientations-du-chef-de-l-etat"><strong>Les orientations du Chef de l’État</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’audience, le Président Assimi Goïta a salué la qualité de l’initiative et félicité les délégations ministérielles pour leur engagement, a précisé la présidence du Mali dans un communiqué.&nbsp;Le président de la Confédération&nbsp;a encouragé les responsables à faire de ce Salon un cadre de réflexion et de synergie d’actions autour de l’entrepreneuriat, tout en insistant sur&nbsp;le rôle clé de la jeunesse.&nbsp;L’entrepreneuriat, c’est la transformation d’une idée en projet. Il demande de la patience, de la persévérance et&nbsp;de la confiance en soi, a-t-il&nbsp;expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Chef de l’État a également souligné l’importance de la&nbsp;“<em>décolonisation des esprits</em>”, invitant les jeunes à croire en leur potentiel et à s’inscrire dans une démarche de souveraineté économique.&nbsp;Enfin, le Président Goïta a évoqué la création&nbsp;de la&nbsp;Banque d’investissement confédérale, qui pourrait être une bouffée d’oxygène&nbsp;pour&nbsp;les entrepreneurs et les porteurs de projets dans l’espace AES.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-rendez-vous-annuel-de-l-entrepreneuriat-sahelien"><strong>Vers un rendez-vous annuel de l’entrepreneuriat sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES se positionne comme un&nbsp;événement fédérateur&nbsp;destiné à devenir un rendez-vous annuel. Il réunit des ministres, des experts, des entrepreneurs et des jeunes innovateurs venus de l’ensemble des régions du Mali et des pays partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Mme Oumou Sall Seck, cette rencontre “<em>pose les jalons d’une dynamique homogène et endogène</em>” capable de transformer durablement les économies du Sahel par la créativité et l’initiative privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : ces jeunes qui inventent le futur au cœur de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 08:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Découvrez le rôle essentiel de l'entrepreneuriat jeune dans la revitalisation de Bamako et la construction d'un avenir meilleur.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Recyclage, numérique, mode : la révolution silencieuse des jeunes de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/recyclage-numerique-mode-la-revolution-silencieuse-des-jeunes-de-bamako/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>[Chronique ] La jeunesse malienne, graine de souveraineté</title>
		<link>https://saheltribune.com/chronique-la-jeunesse-malienne-graine-de-souverainete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 10:00:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée nationale de la souveraineté retrouvée, célébrée le 14 janvier, met en lumière le rôle central de la jeunesse malienne dans la quête d'indépendance et de renouveau, à travers l'éducation, l'entrepreneuriat et l'engagement civique, piliers d'un avenir prometteur pour le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Journée nationale de la souveraineté retrouvée, célébrée le 14 janvier, met en lumière le rôle central de la jeunesse malienne dans la quête d&rsquo;indépendance et de renouveau, à travers l&rsquo;éducation, l&rsquo;entrepreneuriat et l&rsquo;engagement civique, piliers d&rsquo;un avenir prometteur pour le Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le jardin fertile de la souveraineté retrouvée, les jeunes du Mali ne sont pas de simples spectateurs : ils sont les graines d’un avenir prometteur, germant dans le sillage de défis complexes. A l’orée de cette Journée nationale de la souveraineté, célébrée le 14 janvier, en mémoire de la mobilisation historique des Maliens le 14 janvier 2022, pour dénoncer les sanctions de la Cédéao, une question cruciale se pose : quelle est la place des jeunes dans un Mali qui lutte pour sa dignité, son indépendance et son rayonnement ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les racines et les branches</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation est la racine d’un arbre de souveraineté. Pourtant, ce sol malien a parfois manqué de l’eau nécessaire pour nourrir ces racines. Le système éducatif, bien qu&rsquo;en mutation, demeure marqué par des insuffisances structurelles : classes surchargées, équipements obsolètes, et formations souvent déconnectées des réalités du marché. Pourtant, dans ce désert éducatif, la jeunesse malienne persiste. L’éducation est une arme de construction massive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrepreneuriat est une branche robuste qui s’élève vers le ciel, portant des fruits de créativité et de résilience. Dans un contexte économique marqué par des défis, des milliers de jeunes Maliens se tournent vers l’innovation pour bâtir leur avenir. De la valorisation des produits locaux, comme le beurre de karité ou les textiles artisanaux, à la révolution numérique grâce aux start-ups technologiques, la jeunesse malienne explore de nouveaux horizons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette génération de bâtisseurs démontre que l’indépendance économique n’est pas un rêve, mais une réalité à portée de main.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le tronc solide de l’engagement civique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le tronc, qui relie les racines nourries de savoir aux branches de l’action, est l’engagement civique. Dans un Mali qui lutte pour son autonomie face aux pressions extérieures, la jeunesse incarne une force de résistance. Les manifestations historiques du 14 janvier 2022, marquant le rejet des sanctions de la CEDEAO, ont vu des milliers de jeunes descendre dans les rues pour défendre leur souveraineté. Ces jeunes, enracinés dans leur histoire et leurs valeurs, ont rappelé au monde entier que le Mali appartient à son peuple, et chaque citoyen a un rôle à jouer dans sa destinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, des initiatives comme la plateforme « <em>Benbere</em>« , axé sur la sensibilisation et la mobilisation de la jeunesse à travers les réseaux sociaux, montrent comment l’engagement civique évolue avec les outils modernes. Ces jeunes voix, autrefois étouffées, résonnent désormais dans tout le pays, rappelant que l’avenir du Mali repose sur une jeunesse éveillée, critique et proactive.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le défi de l’équilibre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’arbre de la souveraineté malienne fait face à des vents contraires. L’émigration massive, le chômage endémique et les conflits armés continuent de déraciner une partie de cette jeunesse. Pourtant, comme un baobab résistant aux sécheresses, ces jeunes refusent de se laisser abattre. Le Mali doit leur offrir un terreau fertile où ils peuvent grandir. Cela passe par des réformes éducatives, un soutien accru à l’entrepreneuriat, et une ouverture à leur participation dans les décisions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les jeunes Maliens sont les graines, alors chaque initiative, chaque geste de soutien est une goutte de pluie nourricière. En leur offrant des opportunités, en les intégrant pleinement dans la gouvernance et en valorisant leur potentiel, le Mali ne se contentera pas de célébrer une souveraineté retrouvée. Il plantera une forêt d’avenir, robuste et durable, où chaque arbre représentera la vision et l’effort collectif d’une nation debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’orée de ce 14 janvier, rendons hommage à ces jeunes, jardiniers du renouveau, qui cultivent chaque jour la souveraineté malienne avec courage et espoir. Ils sont l’écho de Sankoré, l’essence de Kidal et le souffle de Bamako. À eux revient la mission de bâtir un Mali libre, fier et souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Interview] Alabourou Guirou, enseignant et agri-preneur : un parcours inspirant au service de l’agriculture malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 15:34:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[maraîchage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Rencontrez Alabourou Guirou, enseignant et agri-preneur, et découvrez son parcours entrepreneurial et ses solutions innovantes pour les défis agricoles au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alabourou Guirou est enseignant de formation. Il détient une maîtrise en anglais unilingue et enseigne cette langue au niveau fondamental. Il est également agri-preneur et promoteur de l’entreprise Agro-Amassagou, implantée sur un quart d&rsquo;hectares  à Djenné, dans la région de Mopti. Sahel Tribune l’a rencontré pour parler de son parcours entrepreneurial et de sa vision pour le développement d’unités de transformation au Mali. Tout en évoquant l’impact de son entreprise sur la communauté locale, M. Guirou propose des solutions innovantes pour surmonter les difficultés auxquelles les agri-preneurs maliens font face aujourd’hui. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien exclusif.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-tribune-nbsp-pouvez-vous-nous-parler-de-ce-qui-vous-a-pousse-vers-l-agriculture-cette-entreprise-date-de-quelle-annee"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a poussé vers l’agriculture ? Cette entreprise date de quelle année ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alabourou Guirou</strong>&nbsp;: Il n’échappe à personne que le développement d’une nation repose sur l’agriculture. Le Mali possède de vastes terres arables, mais une grande partie de la population n’a pas accès à une alimentation saine, en raison du manque d’investissement dans le domaine de l’agrobusiness par de grandes entreprises. Face au déficit d’autosuffisance alimentaire, j’ai décidé d’investir dans l’agriculture afin de relever ce grand défi auquel le Mali est confronté.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-1024x461.jpeg" alt="Alabourou Guirou arrêté au milieu des pieds de papayes." class="wp-image-16670" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-1024x461.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-300x135.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-768x346.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-585x263.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou-600x270.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-produits-du-jardin-de-Alabourou-Guirou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Alabourou Guirou arrêté au milieu des pieds de papayes. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée m’est venue depuis mon adolescence, lorsque je faisais mes études secondaires dans la ferme de mon grand frère. À mon arrivée à Djenné, après plusieurs recherches, j’ai réalisé que c’était un lieu où je pouvais concrétiser mes rêves. J’ai donc saisi cette opportunité et créé mon entreprise en 2022.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qui-distingue-agro-amassagou-des-autres-entreprises-agricoles-au-mali"><strong>Qu’est-ce qui distingue Agro-Amassagou des autres entreprises agricoles au Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Agro-Amassagou se distingue de nombreuses entreprises évoluant dans le secteur de l’agrobusiness. Les autres utilisent des produits chimiques pour cultiver les légumes et les fruits. Chez Agro-Amassagou, nous produisons nous-mêmes des engrais organiques 100&nbsp;% bios, destinés à nos plantations et à nos produits maraîchers, afin de réduire les maladies causées par les produits chimiques, notamment ceux importés de certains pays. L’objectif est également d’augmenter la durée de conservation des produits pour les revendeurs et les consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le marché, nous faisons face à des produits provenant de certaines localités, dont les prix sont élevés pour les clients. Compte tenu des temps de conservation et des coûts de transport, nous offrons nos produits frais et 100&nbsp;% bios à un prix raisonnable.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-types-de-cultures-privilegiez-vous-et-pourquoi"><strong>Quels types de cultures privilégiez-vous et pourquoi ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Nous privilégions la culture de la papaye, de l’oignon, de la salade, du gombo, du maïs, etc., car ces produits sont très demandés sur le marché, particulièrement à Djenné.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-sont-vos-objectifs-a-court-moyen-et-long-terme-pour-agro-amassagou"><strong>Quels sont vos objectifs à court, moyen et long terme pour Agro-Amassagou ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, nous souhaitons augmenter la production pour répondre aux besoins des clients, créer des unités de transformation pour nos produits (oignons secs et jus de papaye), mettre en place une unité de fabrication de fumure organique et étendre la vente de nos produits dans d’autres localités au-delà de Djenné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nos objectifs à long terme, nous prévoyons de créer plusieurs sites de maraîchage dans différentes localités du Mali où le besoin se fait sentir, et de fonder une école d’agrobusiness ainsi que des centres de formation Agro-Amassagou, combinant théorie et pratique pour encourager les jeunes maliens à investir davantage dans l’agriculture.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-envisagez-vous-le-developpement-d-unites-de-transformation"><strong>Comment envisagez-vous le développement d’unités de transformation ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Pour développer des unités de transformation, il nous faut des marques de produits conformes aux codes du commerce. Il est également nécessaire de disposer de matériels adaptés pour garantir la sécurité des consommateurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="461" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-1024x461.jpeg" alt="Des cultures dun jardin de Alabourou Guirou" class="wp-image-16672" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-1024x461.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-300x135.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-768x346.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-585x263.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou-600x270.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Des-culture-dun-jardin-de-Alabourou-Guirou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des produits du jardin d&rsquo;Alabourou Guirou. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-impact-pensez-vous-que-votre-entreprise-a-sur-la-communaute-locale"><strong>Quel impact pensez-vous que votre entreprise a sur la communauté locale ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Agro-Amassagou a un impact significatif sur la communauté de Djenné et ses environs. Tout d’abord, elle crée des emplois locaux (avec cinq personnes comme employés), en réduisant l’usage de produits chimiques qui ont un effet négatif sur la santé. De plus, l’entreprise fournit des produits frais et bios à la population, à un coût accessible.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-travaillez-vous-avec-les-agriculteurs-locaux-pour-promouvoir-des-pratiques-durables"><strong>Comment travaillez-vous avec les agriculteurs locaux pour promouvoir des pratiques durables ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Nous collaborons avec d’autres agriculteurs de la communauté afin de répondre à la forte demande des consommateurs. Nous nous concertons pour optimiser la production et organisons des visites pour échanger sur les difficultés du métier, afin de trouver ensemble des solutions efficaces. Comme le dit l’adage, « <em>Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin </em>».</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-la-technologie-influence-t-elle-votre-maniere-de-travailler"><strong>Comment la technologie influence-t-elle votre manière de travailler ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La technologie a un impact positif sur notre activité, notamment grâce à l’utilisation de machines telles que les pompes solaires et les systèmes d’arrosage automatisés. Cela permet de réduire les coûts de production et le temps de travail. L’accès aux informations via les réseaux sociaux est également un atout pour se tenir informé des innovations et produits disponibles.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-principales-difficultes-auxquelles-vous-avez-du-faire-face-en-tant-que-jeune-agriculteur-au-mali"><strong>Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face en tant que jeune agriculteur au Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrepreneuriat est synonyme de défis quotidiens. Il m’arrive souvent de vouloir tout abandonner, mais la passion et la vision de ce que l’on fait nous poussent à continuer. L’agriculture est un secteur où l’on peut réussir comme échouer, surtout avec les aléas climatiques. Par exemple, j’ai perdu 90&nbsp;% de mon investissement cette année à cause de l’inondation de mon site de maraîchage. En tant que jeunes entrepreneurs, nous sommes aussi confrontés à des obstacles financiers (difficulté d’accès aux fonds pour atteindre nos objectifs, accès limité aux parcelles agricoles, cherté des équipements) et sociaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Alabourou-Guirou-tenant-son-fumier-organique-en-main.jpeg"><img decoding="async" width="461" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Alabourou-Guirou-tenant-son-fumier-organique-en-main-461x1024.jpeg" alt="Alabourou Guirou tenant son fumier organique en main" class="wp-image-16673" style="width:212px;height:auto" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Alabourou-Guirou-tenant-son-fumier-organique-en-main-461x1024.jpeg 461w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Alabourou-Guirou-tenant-son-fumier-organique-en-main-135x300.jpeg 135w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/10/Alabourou-Guirou-tenant-son-fumier-organique-en-main.jpeg 486w" sizes="(max-width: 461px) 100vw, 461px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Alabourou Guirou montrant son fumier organique. Bakary Fomba /SAhel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h5 class="wp-block-heading" id="h-quelles-solutions-proposez-vous-pour-surmonter-ces-difficultes"><strong>Quelles solutions proposez-vous pour surmonter ces difficultés ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la passion, la patience, le courage et la détermination, nous pouvons relever les défis. Toutefois, l’État doit jouer son rôle en subventionnant les agri-preneurs, en investissant dans l’agriculture.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-avez-vous-choisi-la-zone-de-djenne-pour-developper-votre-entreprise"><strong>Pourquoi avez-vous choisi la zone de Djenné pour développer votre entreprise ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Djenné offre une grande opportunité agricole, avec une forte demande de produits maraîchers. De plus, l’accès à l’eau pour le maraîchage y est plus facile, et la terre y est fertile, ce qui en fait un lieu propice au développement de l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Entrepreneuriat au Mali : Aboubacar Koné, élu président de la LIJEMA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 10:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aboubacar Koné]]></category>
		<category><![CDATA[direction des petites et moyennes entreprises]]></category>
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		<category><![CDATA[Ligue des jeunes entrepreneurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la faveur d’une procédure électorale, les membres actifs de la LIJEMA ont voté à « l’unanimité » la candidature d’Aboubacar Koné au poste de président de ladite organisation</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dimanche&nbsp;10&nbsp;septembre 2023, la Direction nationale des petites et moyennes entreprises (DNPME) a servi de cadre au renouvèlement du Bureau de la Ligue des jeunes entrepreneurs du Mali (LIJEMA). À la suite d’une procédure de vote, Aboubacar Koné a été investi président de cette organisation des jeunes Maliens, pour un mandat de 2&nbsp;ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la faveur d’une procédure électorale, les membres actifs de la LIJEMA ont voté à&nbsp;<em>« l’unanimité »&nbsp;</em>la candidature d’Aboubacar Koné au poste de président de ladite organisation. Il s’agit d’une fédération de plusieurs associations et regroupements des jeunes entrepreneurs du Mali. Elle est composée de 16&nbsp;membres, pour le bureau exécutif national et les sympathisants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Insuffler un nouveau souffle »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2020, la LIJEMA a pour objectif de&nbsp;<em>« soutenir, former, promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes au Mali, en particulier les femmes et les jeunes »,</em>&nbsp;affirme le tout nouveau président de l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de son élection à la tête de cette organisation, Aboubacar Koné a manifesté son enthousiasme et adressé ses&nbsp;<em>« chaleureux remerciements »</em>&nbsp;à l’ensemble des membres actifs et sympathisants de la LIJEMA, pour l’avoir choisi à diriger cette prestigieuse fédération des jeunes Maliens.&nbsp;<em>« En ma qualité de Président de la ligue des jeunes entrepreneurs du Mali, je suis particulièrement fier d’avoir à mes côtés les 15&nbsp;membres du bureau exécutif élus pour un mandat de 2&nbsp;ans (2023-2025) »,</em>&nbsp;a-t-il laissé étendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en remerciant l’ensemble des membres du bureau exécutif sortant, notamment l’ancien Président Adama Traoré et sa 1re&nbsp;vice-présidente, Mme&nbsp;Diarra Salimata Touré, non moins co-fondatrice de la LIJEMA, Monsieur Koné promet&nbsp;<em>« d’insuffler un nouveau souffle »</em>&nbsp;à cette association.&nbsp;<em>« Chers (ères) entrepreneurs, nous sommes désormais au temps de l’action. Soyez certains que nous saurons nous montrer à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées »,</em>&nbsp;a-t-il promis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La LIJEMA a été créée en 2020, avant d’avoir le récépissé le 18&nbsp;janvier 2022. L’association est représentée, à travers les points focaux, dans presque toutes les régions du Mali et en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ousmane Traoré, photographe et blogueur : « L&#8217;IA a élargi mon champ des possibles et renforcé ma capacité &#8230; »</title>
		<link>https://saheltribune.com/ousmane-traore-photographe-et-blogueur-lia-a-elargi-mon-champ-des-possibles-et-renforce-ma-capacite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 15:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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<p>En tant que photographe, l'IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d'IA de reconnaissance d'image me permettent de trier et d'organiser mes photos plus efficacement, ce qui m'économise du temps précieux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Traoré qui se fait nommer affectueusement Makaveli est un jeune photographe professionnel, appartenant à la vaste plateforme des blogueurs francophones, Mondoblog. M. Traoré améliore ses productions artistiques depuis un certain temps en faisant recours à l’intelligence artificielle (IA). Sahel Kunafoni l’a rencontré en vue de discuter de cette évolution technologique majeure, surtout ses implications pour les entreprises et l’école malienne.&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: vous êtes occupé depuis un certain temps par les formations sur l&rsquo;Intelligence artificielle. Pouvez-vous nous expliquer l&rsquo;IA et quelle est sa genèse ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Traoré</strong>&nbsp;: l&rsquo;intelligence artificielle (IA) représente l&rsquo;ensemble des technologies et des méthodes visant à doter les machines de la capacité d&rsquo;effectuer des tâches qui, jusqu&rsquo;à présent, nécessitaient l&rsquo;intelligence humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La genèse de l&rsquo;IA remonte aux années 1950, lorsque les chercheurs ont commencé à développer des programmes informatiques capables de simuler des processus de réflexion humaine. Ces premiers efforts ont jeté les bases de ce qui allait devenir une révolution technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, les avancées dans le domaine des algorithmes, du traitement du langage naturel, de la reconnaissance d&rsquo;image et de l&rsquo;apprentissage automatique ont permis à l&rsquo;IA de progresser à pas de géant. Aujourd&rsquo;hui, elle englobe des domaines tels que l&rsquo;apprentissage profond, les réseaux neuronaux artificiels et les systèmes experts. L&rsquo;IA est désormais capable de résoudre des problèmes complexes, de prendre des décisions et même de créer de l&rsquo;art, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l&rsquo;innovation et le progrès.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles applications de l&rsquo;IA dans les entreprises maliennes ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises maliennes peuvent bénéficier de nombreuses applications de l&rsquo;IA pour améliorer leur efficacité et leur compétitivité. Par exemple, l&rsquo;IA peut être utilisée dans l&rsquo;analyse des données pour prendre des décisions commerciales éclairées, optimiser les opérations logistiques et prévoir les tendances du marché. Dans le secteur de la santé, l&rsquo;IA peut aider à diagnostiquer les maladies plus rapidement et à personnaliser les traitements. Les chatbots alimentés par l&rsquo;IA peuvent améliorer le service à la clientèle, tandis que la surveillance des opérations industrielles peut être automatisée pour garantir la sécurité et l’efficacité. Il y a le service public, aussi que ça peut aider à améliorer.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;IA, une menace ou une opportunité pour les citoyens maliens ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA présente à la fois des menaces et des opportunités pour les citoyens maliens. D&rsquo;un côté, il existe des préoccupations concernant l&rsquo;automatisation de certains emplois, mais je pense que nous ici nous serons un peu épargnés, mais il est important de noter que l&rsquo;IA peut également créer de nouveaux emplois dans les domaines de la technologie et de l&rsquo;innovation. Les citoyens peuvent bénéficier de solutions d&rsquo;IA pour améliorer l&rsquo;accès aux soins de santé, à l&rsquo;éducation et aux services publics. Cependant, il est crucial d&rsquo;investir dans la formation et le développement des compétences pour que les citoyens puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes par l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel apport de l&rsquo;IA dans le domaine scolaire ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA peut révolutionner l&rsquo;enseignement et l&rsquo;apprentissage dans le domaine scolaire au Mali. Les systèmes d&rsquo;apprentissage adaptatif basés sur l&rsquo;IA peuvent aider à personnaliser l&rsquo;éducation en fonction des besoins individuels des élèves, améliorant ainsi leur compréhension et leurs performances académiques. Les chatbots éducatifs peuvent répondre aux questions des élèves en temps réel, favorisant un apprentissage continu en dehors des heures de classe. De plus, l&rsquo;IA peut aider les enseignants à analyser les données sur les performances des élèves pour identifier les domaines d&rsquo;amélioration et ajuster leurs méthodes d’enseignement.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes photographe, quel changement l&rsquo;IA apporte à vos activités ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que photographe, l&rsquo;IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d&rsquo;IA de reconnaissance d&rsquo;image me permettent de trier et d&rsquo;organiser mes photos plus efficacement, ce qui m&rsquo;économise du temps précieux. Les outils de retouche d&rsquo;image alimentés par l&rsquo;IA améliorent la qualité de mes photos en optimisant les couleurs, en supprimant les imperfections et en corrigeant les défauts optiques. De plus, les générateurs de contenu d&rsquo;IA stimulent ma créativité en proposant de nouvelles idées et en m&rsquo;aidant à expérimenter de nouveaux styles artistiques. L&rsquo;IA a élargi mon champ des possibles et a renforcé ma capacité à raconter des histoires visuelles captivantes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle régulation de l&rsquo;IA dans nos pays ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La régulation de l&rsquo;IA dans nos pays doit être équilibrée, favorisant l&rsquo;innovation tout en protégeant les droits des individus et en garantissant la sécurité. Il est crucial d&rsquo;établir des normes éthiques pour guider le développement et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA, en particulier lorsqu&rsquo;elle affecte des domaines sensibles tels que la vie privée, la sécurité et les droits de l&rsquo;homme. Les gouvernements devraient collaborer avec les experts en IA pour élaborer des politiques et des cadres règlementaires adaptés, tout en favorisant la transparence et la responsabilité des entreprises impliquées dans le développement de l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Faut-il des modules scolaires ou universitaires pour la bonne maitrise de l&rsquo;IA ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Absolument, il est impératif d&rsquo;intégrer des modules scolaires et universitaires axés sur l&rsquo;IA. La maitrise de l&rsquo;IA est devenue essentielle dans un monde de plus en plus axé sur la technologie. Les élèves et les étudiants devraient acquérir des compétences de base en IA, telles que la compréhension des concepts fondamentaux, la programmation et l&rsquo;application pratique. Ces modules devraient également inclure des discussions sur les implications éthiques et sociales de l&rsquo;IA. La formation continue est cruciale pour que les citoyens maliens soient prêts à relever les défis et à saisir les opportunités présentées par l&rsquo;IA dans divers secteurs de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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