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	<title>Archives des enseignement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des enseignement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Goundam : une école ouvre ses portes aux enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:20:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'école nouvellement ouverte aux enfants du camp de M'Berra à Goundam représente un pas important vers l'inclusion éducative.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à l’urgence éducative des enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra, une école vient d’ouvrir ses portes à Goundam, dans la commune de Gargando. Fruit d’une initiative locale portée par des acteurs engagés, cette nouvelle structure marque un pas décisif vers l’inclusion scolaire et la reconstruction sociale dans une région éprouvée par les déplacements de populations.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Goundam, 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2025 – C’est une rentrée scolaire pas comme les autres qu’a connue ce mercredi la commune rurale de Gargando, près de Goundam, avec l’inauguration officielle d’une nouvelle école destinée aux enfants déplacés internes et rapatriés du camp de M’berra en Mauritanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structure d’enseignement de premier et second cycle, la première du genre dans la localité, est le fruit d’un engagement communautaire fort. Son financement a été entièrement assuré par le président de la délégation spéciale de la commune de Gargando, M. Hamatta Ilett El Ansary, avec l’appui de M. Mohamed Ousmane Haïdara, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les premiers cours seront assurés par des enseignants volontaires, mobilisés pour offrir un encadrement adapté aux besoins spécifiques de ces élèves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-redonner-une-chance-a-l-education"><strong>Redonner une chance à l’éducation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part autorités administratives, coutumières, communales et militaires, a été marquée par une forte charge symbolique. Elle répond à une urgence : celle de redonner une chance à l’éducation pour des centaines d’enfants victimes des déplacements forcés et de conditions de vie précaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont salué une initiative porteuse d’espoir et de reconstruction, soulignant le rôle central de la solidarité locale dans sa réalisation. Ils ont également appelé à un soutien accru de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, afin de garantir la pérennité de cette dynamique en faveur de l’éducation dans les zones affectées par les crises humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un simple bâtiment scolaire, cette école représente un espace d’inclusion, de résilience et de stabilité. Pour les familles concernées, elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Les représentants des élèves et les parents présents ont exprimé leur gratitude et leur souhait de voir cette école devenir un cadre d’apprentissage sûr, inclusif et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Paulin Hountondji, le penseur qui a défriché la réflexion sur la philosophie africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 09:22:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Paulin Hountondji]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprendre le combat du philosophe bénissan Paulin Hountondji contre la tentation d'adapter la définition de la philosophie sous l'influence du Rév. P. Placide Tempels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe béninois <a href="https://www.presenceafricaine.com/187_tempels-placide" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paulin Hountondji</a>, décédé le 2 février 2024 à l&rsquo;âge de 82 ans, a eu le courage de s&rsquo;élever contre la tentation à laquelle cédaient beaucoup de penseurs africains, à la suite du Révérend <a href="https://www.presenceafricaine.com/187_tempels-placide">Père Tempels</a>, de modifier la définition de la philosophie pour permettre aux africains de s&rsquo;en attribuer une. Dans son livre <em>La Philosophie Bantou</em>, le Père Placide Tempels affirmait en effet découvrir une philosophie africaine. Beaucoup d&rsquo;intellectuels africains de son époque le célébraient et saluaient son livre comme fondateur de la philosophie africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, Tempels fut intronisé par ces penseurs nationalistes comme “père de la philosophie africaine” alors même qu’il écrit noir sur blanc dans son livre que son objectif est de mieux comprendre les bantous afin d’accompagner le projet colonial et de mieux accomplir la prétendue mission civilisatrice de l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est contre le consensus qui célébrait Tempels et se plaçait dévotement sous son ombre tutélaire que Paulin Hountondji a eu le courage de s&rsquo;élever. Hountondji sera également, dans les années 9o un des pionniers de la recherche épistémologique sur les savoirs endogènes. Premier africain admis en philosophie à la prestigieuse École Normale Supérieure de la rue d’Ulm à Paris en 1963, il est l&rsquo;un des philosophes les plus influents d&rsquo;Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, son courage lui a valu d’être traité, entre autres, de “blanc” par ses détracteurs qui voyaient en lui un élitiste désireux d’en référer aux normes européennes plutôt que d’accepter les spécificités philosophiques africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Hountondji a suivi un parcours d’élite. Il est né en 1942 à Abidjan, en Côte d&rsquo;Ivoire, dans une famille protestante et déjà cosmopolite. Admis à la prestigieuse École Normale Supérieure de la Rue d&rsquo;Ulm, il y travaille avec des philosophes exceptionnels comme Derrida, Althusser et Canguilhem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Normale Sup’, il soutient à Nanterre en 1970, une thèse de doctorat de troisième cycle sur le thème : “L&rsquo;idée de science dans les prolégomènes et la 1ère recherche logique de Husserl”. Une thèse dirigée par nul autre que Paul Ricoeur, un des plus grands <a href="https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2005-2-page-21.htm#:%7E:text=La%20ph%C3%A9nom%C3%A9nologie%20est%20un%20courant,le%20sujet%20qui%20la%20vit." target="_blank" rel="noreferrer noopener">phénoménologues</a> du 20e siècle. Avant et après sa thèse, Hountondji a enseigné la philosophie dans les universités de Besançon, de Kinshasa et de Lubumbashi avant de revenir au Bénin où il a non seulement enseigné à l’université d’Abomey Calavi mais également joué un rôle proéminent dans le processus de démocratisation du pays et occupé des <a href="https://codesria.org/fr/paulin-j-hountondji-1942-2024-hommage-a-un-grand-penseur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">postes ministériels</a>. Il a été ministre de l’Education de 1990 à 1991, puis de ministre de la Culture et de la Communication de 1991 à 1993.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vie-politique">Une vie politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du fait des vicissitudes de sa vie politique et de ses engagements scientifiques, ce n’est que dans les années 1990 qu’il finit par soutenir, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/ela/1999-n7-ela03268/1042110ar.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une thèse</a> de doctorat d’État sur ces travaux sous la direction de Souleymane Bachir Diagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le livre tiré de cette thèse d’État, Hountondji revient sur sa carrière et regrette qu&rsquo;ayant toujours eu une passion pour la pensée du philosophe Edmund Husserl, il avait à peine travaillé sur cet auteur du fait qu’il avait été happé par la polémique sur la philosophie africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette polémique débute lorsque, dans les années 1970, Hountondji publie une série d’articles dévastateurs, qui seront plus tard réunis sous forme de <a href="https://www.amazon.com/Sur-philosophie-africaine-Critique-lethnophilosophie-ebook/dp/B07DFSQLJD.">livre</a>. Dans ces articles, Hountondji refuse une modification des standards destinée à permettre à tout prix de prouver l’existence d’une philosophie africaine. Quitte à étendre le sens de ce mot au point de le rendre méconnaissable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Hountondji, nous ne pouvons décréter que ce que nous classerions comme mythe, pensée collective et idiosyncrasie culturelle ailleurs devrait être classé comme philosophie en Afrique. Si vraiment nous voulons savoir s’il existe ou non une philosophie africaine, nous devons partir de la définition normale de la philosophie, à savoir une entreprise personnelle de réflexion sur la condition humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-definition-de-la-philosophie-africaine">Définition de la philosophie africaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De fait, selon Hountondji, une philosophie ne saurait être ni collective, ni simplement orale, inconsciente encore moins. Il définit donc la philosophie africaine comme l’ensemble des textes produits par des Africains et qualifiés par leurs auteurs de philosophiques. Armé de cette définition, il intervient dans le débat sur l’existence et la nature de la philosophie africaine. Y a-t-il une philosophie africaine ? En quoi consiste-t-elle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de Tempels, beaucoup d’auteurs africains répondaient positivement à la première question. Pour exposer la nature de la philosophie africaine, ils se proposaient de mener l’enquête en partant des religions, des langues et des mythes africains afin de révéler les systèmes de pensée, les systèmes logiques et la métaphysique développés par les penseurs africains et collectivement préservés par les sociétés traditionnelles africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qualifier ce type de recherche, Hountondji crée le terme d’<em>ethnophilosophie</em>. Il affirme qu’il s’agit là non pas de recherches philosophiques mais de recherches ethnologiques à prétention philosophique. Hountondji estimait, quant à lui, que cette prétention était injustifiée. La philosophie étant une entreprise personnelle et non collective. Il s’en suivra une polémique amère où il se verra qualifié par ses détracteurs d’europhilosophe désireux, selon le philosophe ivoirien <a href="https://blogs.mediapart.fr/bernard-gensane/blog/231114/niamkey-koffi-le-philosophe-officiel-de-la-cote-d-ivoire">Niamkey Koffi</a>, de préserver ses intérêts de classe en excluant du champ philosophique tout ce qui n’est pas adoubé par l’université occidentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apport-a-la-philosophie">Apport à la philosophie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette polémique masque un argument important de Hountondji et il faudra attendre que la poussière retombe pour que la portée de cet apport philosophique ne soit réellement comprise. En effet, dès le début, l’argument complet de Hountondji était que la philosophie étant une réflexion méthodique sur des savoirs constitués, pour créer une philosophie proprement africaine, il nous faut partir des savoirs africains parce que, selon lui, la théorie de la science est le noyau essentiel de la philosophie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 90, au sortir des <a href="https://www.cairn.info/revue-africultures-2010-3-page-92.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">polémiques sur l’existence ou non de la philosophie africaine</a>, Hountondji se lance dans le défrichage de la réflexion sur les savoirs africains. Dans ce cadre, il développe le concept de savoir endogène qu’il oppose à la fois au savoir traditionnel et au savoir indigène. Est <em>traditionnel</em> un savoir qui est considéré comme appartenant au patrimoine ancien d’une société. Est <em>indigène</em> le savoir qui est considéré par les membres de la société comme construit à partir de leur savoir traditionnel, sans apport externe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est <em>endogène</em> le savoir construit par les membres de la société mais incorporant, de manière critique, des éléments extérieurs. C’est le type de connaissance vivante qui permet, selon Hountondji, la naissance de la philosophie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu pour Hountondji n’est pas de retourner dans le passé pour exhumer des savoirs ou des philosophies traditionnels mais de développer une tradition endogène de production de connaissance qui permette à l’Afrique de briser sa dépendance épistémique et d’être une pourvoyeuse théorie à portée universelle et non pas seulement un lieu de production de données brutes dont la théorisation se fait à l’extérieur du continent. C’est dans cette optique que Hountondji réunit dans les années 1990, d&rsquo;abord à l&rsquo;Université d&rsquo;Abomey-Calavi puis au Centre Africain des Hautes Études de Porto Novo, une équipe pluridisciplinaire de philosophes et de scientifiques pour travailler sur les savoirs endogènes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reputation-de-polemiste">Réputation de polémiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe Bado Ndoye de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui a publié <a href="https://www.riveneuve.com/catalogue/paulin_hountondji_lecons_de_philosophie-_africaine/">la première biographie</a> intellectuelle de Paulin Hountondji en 2022 affirme que l’enjeu pour ce dernier est non pas de promouvoir une illusoire déconnexion épistémique africaine &#8211; une stricte séparation des savoirs africains avec les savoirs occidentaux &#8211; mais de démarginaliser les savoirs endogènes africains. Selon Ndoye, cette démarginalisation a une double signification :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">restituer et restaurer la dignité théorique de ces savoirs en vue de les intégrer dans le mouvement de la science en train de se faire.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Hountondji a une réputation de polémiste. Lui-même reconnaît dans son autobiographie intellectuelle qu’il a pu donner autant de coups violents à ses aînés qu’il en a reçu de ses cadets. Et effectivement, sa plume est parfois féroce. Il faut cependant préciser que beaucoup de ceux qui l’ont rencontré gardent le souvenir d’un homme jovial et cordial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, ce qui m’a le plus frappé quand j’ai passé du temps avec lui, c’est sa capacité à écouter longuement et avec une totale concentration ses interlocuteurs puis à poser une ou deux questions qui portent sur un point nodal de l’argumentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement cette singulière concentration et cette capacité à pointer automatiquement les faiblesses d’une thèse quelle qu’elle soit qui passent pour amour de la polémique alors qu’elles ne sont que recherche de la correction argumentative et scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hountondji était actif dans de nombreux réseaux philosophiques, de l&rsquo;Unesco, dont la revue<a href="https://www.cipsh.one/web/diogenes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Diogènes</a> a publié ses premiers textes, à la <a href="https://www.fisp.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fédération internationale des sociétés de philosophie</a>. Deux semaines avant son décès, Hountondji participait encore à un grand colloque à Toulouse sur la philosophie africaine. Malgré son âge, c’est un philosophe encore actif et vigoureux que la communauté philosophique mondiale vient de perdre. Gageons que les champs de recherche qu’il a ouverts seront explorés par des générations de philosophes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://theconversation.com/profiles/mouhamadou-el-hady-ba-1508857" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mouhamadou El Hady Ba</a>, enseignant-chercheur, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-cheikh-anta-diop-de-dakar-1967" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Cheikh Anta Diop de Dakar</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/paulin-hountondji-le-penseur-qui-a-defriche-la-reflexion-sur-la-philosophie-africaine-222722" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</strong></p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/222722/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pour la réussite du LMD, « l’État doit créer les conditions nécessaires », dixit Yaya Dabo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 10:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Écrivain, Yaya Dabo est professeur de philosophie au lycée technique de Ségou (LT-SEG). Il a accordé une interview à Sahel Tribune sur son ouvrage « Incidents de parcours ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écrivain, Yaya Dabo est professeur de philosophie au lycée technique de Ségou (LT-SEG). Il a accordé une interview à Sahel Tribune sur son <a href="https://saheltribune.com/avec-incidents-de-parcours-yaya-dabo-fait-une-immersion-dans-la-vie-dun-enseignant/">ouvrage</a> <em>« Incidents de parcours ».</em> Dans cet entretien exclusif, M.&nbsp;Dabo évoque entre autres&nbsp;: les raisons ayant motivé le choix du titre de son romanainsi que les difficultés rencontrées au cours de la rédaction de cet ouvrage. L’auteur formule également des conseils pratiques pour la bonne marche du système (LMD) au Mali.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Tribune</strong>&nbsp;<strong>: Pourquoi <em>« Incidents de parcours ? »</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yaya Dabo</strong>&nbsp;: Ce titre reflète le vécu du personnage principal du roman, Moriba, qui signifie traditionnellement une personne, dont la maman a eu du mal à avoir des enfants. Moriba est parti à l’école par coïncidence. Sa réussite a été également le fruit du hasard.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>S’agit-il d’une autobiographie ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque roman contient généralement une partie de la vie de son auteur. Car les faits racontés ne naissent pas ex nihilo. Ils sont à la fois le fruit d’un vécu ou encore de l’imagination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qui connait, l’auteur de <em>« Incidents de parcours »</em>dira bien sûr que ce roman est une autobiographie. Mais ce n’est pas exactement cela. C’est plutôt un mélange du réel et du fictif. Je dirai que je me servis de mon imagination pour donner sens à des réalités de nos sociétés. Car quoi qu’on dise, le <a href="http://philofrancais.fr/histoire-du-roman" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman</a> demeure le reflet de la société.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Combien de temps la production de cet ouvrage vous a-t-elle pris ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la production d’un ouvrage, le nombre de temps n’est pas assez important. L’essentiel est de présenter au public lecteur un contenu digeste susceptible de contribuer au rehaussement du niveau de la culture ou de l’éducation dans le pays. Pour ce premier ouvrage, la rédaction m’a pris deux ans.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les difficultés majeures rencontrées ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Elles sont nombreuses. Tout d’abord, en tant que novice dans le secteur, j’ai eu beaucoup de peines à avoir une maison d’édition fiable. Cette difficulté une fois résolue, le problème des frais d’édition s’est présenté. Comment faire pour trouver les moyens financiers pour couvrir ces frais dans un pays où l’enseignant n’est pas assez considéré. En plus de tous ces aspects, je dois souligner également les frustrations dues au retard dans <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=2feb0dc703b45249JmltdHM9MTY2MTQyMjY2MiZpZ3VpZD00YzJhMWFjYS05ZTU2LTQ4ZmItOWU2My1iNTdiMjRhMTU1MTcmaW5zaWQ9NTIyNA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=2735186a-245f-11ed-818c-6fcbf407c81f&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9jZW50bWlsbGVtaWxsaWFyZHMuY29tL3dwL2NvbnRyYXQtZC1lZGl0aW9uLWVudGVudGUtYXV0ZXVyLWVkaXRldXIv&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’exécution des clauses du contrat</a> établies par la maison d’édition.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les principales thématiques abordées dans votre ouvrage ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs thématiques connexes se retrouvent dans cet ouvrage. J’évoque entre autres les aspects culturels de notre pays, la mal gouvernance, le chômage. Aussi est-il question des maux de la société malienne ainsi du <a href="https://saheltribune.com/mali-lutter-contre-la-fuite-des-sujets-dexamen-cest-lutter-contre-la-corruption/">système éducatif malien</a>, plus particulièrement le LMD.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Exactement. Le système Licence Master Doctorat (LMD). Quel est votre problème avec ce système ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun. Le <a href="https://saheltribune.com/universites-les-etudiants-doivent-etudier-%e2%80%89seulement%e2%80%89%e2%80%89/">système LMD </a>est un bon programme. Il peut nous permettre d’être au même niveau que les autres pays du monde qui l’ont embrassé depuis des décennies. Malheureusement, la bonne application de ce système pose énormément de difficultés au Mali. L’État doit créer les conditions nécessaires pour que sa réussite soit une réalité et pour qu’il ne soit plus un handicap pour les étudiants.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De nouveaux projets de livre en cours ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr. Beaucoup de projets sont en cours pour la nouvelle année. Je suis sur deux projets : un livre de <a href="http://www.philosophieafricaine.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">philosophie africaine</a> et un autre sur la méthodologie de la dissertation et du commentaire de texte philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Session d’appropriation des acteurs de l’éducation au paquet de ressources à Kayes</title>
		<link>https://saheltribune.com/session-appropriation-acteurs-education-paquet-ressources-kayes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 17:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[paquet de ressources]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre de la professionnalisation des enseignants et encadreurs du fondamental du Mali, le ministère de l’Éducation nationale (MEN), avec l’appui de l’Unesco, a organisé, du 29 au 30 novembre 2021 à Kayes, une nouvelle session d’appropriation au paquet de ressources.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le cadre de la professionnalisation des enseignants et encadreurs du fondamental du Mali, le ministère de l’Éducation nationale (MEN), avec l’appui de l’Unesco, a organisé, du 29 au 30 novembre 2021 à Kayes, une nouvelle session d’appropriation au paquet de ressources.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont 27 participants à avoir pris part à ce nouvel atelier. Ils sont composés de 18 formateurs et encadreurs d’enseignants, des Instituts de Formation des Maitres (IFM), des Académies d’Enseignements (AE) des localités de Kayes, Kita, Nioro et Bamako, ainsi que des représentants de l’UNESCO et des services centraux du Ministère de l’Education Nationale (MEN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier est organisé sous la présidence de Dr Augustin Poudiougou, Conseiller technique au Ministère de l’Education Nationale et de Mme Habibata Thienta, représentant le Chef du Bureau&nbsp; de l’Unesco à Bamako,&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="rappel-des-resultats-obtenus"><strong>Rappel des résultats obtenus&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Mme Habibata Thienta a rappelé — au nom du Directeur de l’Unesco à Bamako, M. Edmond Moukala — l’importance de la <a href="https://saheltribune.com/mali-quand-les-inegalites-sociales-se-font-sentir-dans-leducation/">professionnalisation des enseignants</a> et des encadreurs du fondamental au Mali pour son organisation. Cela afin d’atteindre les objectifs de <a href="https://saheltribune.com/alimentation-et-agriculture-pres-de-690-millions-de-personnes-dans-le-monde-ont-faim-rapport-fao/">l’ODD</a> (objectifs du développement durable), particulièrement la cible 4c&nbsp;: <em>« D’ici à 2030, accroître considérablement l’offre d’enseignants qualifiés, notamment grâce à la coopération internationale pour la formation des enseignants dans les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement ».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet vise à améliorer la qualité des apprentissages par la professionnalisation des enseignants à travers un meilleur accompagnement. Cette seconde session à Kayes, permettra d’élargir l’appropriation du paquet de ressources pour une meilleure couverture de formateurs et d’encadreurs d’enseignants au niveau national. Permettant ainsi de <a href="https://saheltribune.com/au-mali-il-risque-davoir-plusieurs-articles-39-previent-daouda-tekete/">relever les défis du système</a> éducatif malien. C’est aussi l’occasion d’une meilleure formation des enseignants et surtout, un meilleur encadrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Thienta a tenu à rappeler ainsi les résultats obtenus par le projet CapED pour la professionnalisation des enseignants, dont l’étude diagnostique sur la question enseignante au Mali, la <a href="https://saheltribune.com/daouda-tekete-%e2%80%89leducation-ne-se-limite-pas-a-inculquer-des-donnees-et-des-connaissances%e2%80%89/">politique nationale des enseignants</a> du Mali, le paquet de ressources pour la professionnalisation des enseignants qui englobe le référentiel de métier de l’enseignant et de l’encadreur&nbsp;; le référentiel de compétences de l’enseignant et de l’encadreur&nbsp;; les normes et les standards professionnels de l’enseignant et de l’encadreur et le cadre de certification de l’enseignant, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="elements-cles-du-paquet-de-ressources"><strong>Éléments clés du paquet de ressources&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette session, les échanges se sont surtout porté sur les éléments clés du paquet de ressources, notamment&nbsp;: (i) le référentiel de métiers de l’encadreur et de l’enseignant&nbsp;; (ii) le référentiel de compétences de l’encadreur et de l’enseignant&nbsp;; (iii) les normes et standards de la professionnalisation des enseignants et de l’encadreur&nbsp;; et (iv) le cadre de certification de la professionnalisation des enseignants et de l’encadreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formation <em>« répond aux besoins réels sur le terrain, car nous permet d’avoir un enseignant/encadreur IDEAL. Elle (formation) a changé ma façon de juger les compétences des enseignants sur des bases que je ne maitrise pas »</em>, témoigne M. Adama Maïga, Directeur des études à l’IFM Julius NYERERE de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, l’opérationnalisation de ce projet a été concrétisée par la première session de formation des formateurs qui s’est tenu du 30 Aout au 1<sup>er</sup> septembre 2021 à Ségou. Celle-ci a&nbsp; regroupé 50 formateurs et encadreurs d’enseignants de Ségou, Tominian, Koutiala, Sikasso, Bougouni, San, Bamako, Kati, Kangaba, Koulikoro, Dioïla Nara (dont 11 femmes, soit 22%). Le Programme est concentré sur les pays moins avancés (PMA) et sur ceux où la probabilité d’atteindre les cibles de l’ODD4 est la moins forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : « Mon beau métier » ou l’éloge de la fonction enseignante ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/livre-mon-beau-metier-ou-leloge-de-la-fonction-enseignante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 11:01:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Sidibé]]></category>
		<category><![CDATA[crise éducative au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mon beau métier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Douze ans après sa retraite de l’enseignement, l'ancien conseiller pédagogique Amadou Sidibé vient de publier un livre aux éditions La Sahélienne. Son ouvrage Mon beau métier, paru en octobre dernier, est un véritable appel à la jeune génération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Douze ans après sa retraite de l’enseignement, l&rsquo;ancien conseiller pédagogique Amadou Sidibé vient de publier un livre aux éditions </strong><em><strong>La Sahélienne</strong></em><strong>. Son ouvrage </strong><em><strong>Mon beau métier, </strong></em><strong>paru en octobre dernier,</strong><strong> est un véritable appel à la jeune génération</strong><em><strong>.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le témoignage d’un routier de l’enseignement qui exprime son cri de cœur face aux maux qui minent l’éducation dans son pays.Malgré tant d’années de service loyal rendu à la nation, Amadou Sidibé estime que sa mission est encore loin de se terminer s’il ne laisse pas d’autres traces. <em>« Le métier que j’ai aimé tant, je ne peux pas quand même aller dans l’autre monde sans laisser de trace </em>[écrite]<em> », </em>se justifie-t-ilpour expliquer son objectif en publiant cet ouvrage. Cette parution dans <a href="https://editionslasahelienne.net/?cat=12" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Collection 50 Voix</em></a> de <em>La Sahélienne</em> survient dans une période de <a href="https://saheltribune.com/au-mali-la-nouvelle-rentree-scolaire-est-elle-possible-sans-la-synergie-des-enseignants/">crise éducative </a>dans le pays, faut-il le rappeler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par devoir moral, M. Amadou Sidibé a donc entrepris un tel projet d’écriture pour servir d’outil de sensibilisation et de pédagogie pour les jeunes enseignants qui, pour lui, sont en train de « <em>bouder</em> » le beau et noble métier qu’est l’enseignement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="preuve-de-passion"><strong>Preuve de passion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On découvre au fil des 63 pages que l’ancien conseiller pédagogique des Maths et Sciences n’a pas choisi le titre<em> Mon beau métier</em> pour juste le faire vendre. <em>« La matière avec laquelle l’enseignant travaille est un enfant », </em>écrit-il<em>.</em> Ce dernier étant beau, <em>« celui qui exerce ce métier a une mission capitale de modeler l’enfant qui est notre devenir ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur livre un merveilleux témoignage sur son <em>« beau métier »</em>. Preuve de toute la passion qu’il a eue pour cette fonction. Une passion qui touche également les arts, la culture, le sport et les voyages. Toute chose qui prouve qu’un enseignant est un éternel insatisfait, toujours avide de connaissances. Une passion motivée par l’influence de ses instructeurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="systeme-educatif-malade"><strong>Système éducatif malade</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toute la noblesse de cette fonction enseignante, l’école malienne est confrontée à <a href="https://saheltribune.com/trois-raisons-de-se-procurer-de-%E2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%E2%80%89-de-tekete/">maintes difficultés</a> remontant jusqu’à la fermeture des écoles de formation (IPEG) et des Écoles Normales Secondaires. Cette situation a, par conséquent, entraîné la <em>« banalisation de la fonction des enseignants »</em>. Les effectifs pléthoriques dans les salles de classe, la difficile atteinte des objectifs pédagogiques sont des maux que déplore l’auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Sidibé ne se contente pas d’étaler les maux de l’école malienne. <em>Mon beau métier</em> est aussi un ouvrage de <a href="https://saheltribune.com/service-ecole-comment-sortir-ecole-malienne-crise/">proposition de pistes</a> de sortie de crise. L’auteur exhorte les décideurs politiques à penser à une meilleure intégration des langues nationales dans le médium d’enseignement. <em>« Le message pédagogique est </em>[ainsi]<em> mieux perçu et l’apprentissage se fait aisément ».</em> Pour une éducation de qualité au Mali, M. Sidibé livre des recettes aux décideurs politiques et acteurs de l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : Ibrahim Ag Mohamed outille la langue Tamasayt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Ag Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[langue nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Tamasheq]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Voilà un ouvrage qui a tout le mérite d’avoir une place dans les rayons de nos bibliothèques voire dans toutes les librairies de la place. Ce livre de Ibrahim Ag Mohamed est une invitation à revoir les méthodes d’enseignement de la langue Tamasheq. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans les éditions La Sahélienne Mali, Ibrahim Ag Mohamed, professeur d’enseignement fondamental et chercheur indépendant, publie « <em>Grammaire comparée : Français-Tamasheq</em> » en janvier 2020. Un ouvrage qui vise à faciliter l’enseignement de cette langue en explicitant ses règles grammaticales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un ouvrage qui a tout le mérite d’avoir une place dans les rayons de nos bibliothèques voire dans toutes les librairies de la place. Ce livre de <a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=18051" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ibrahim Ag Mohamed</a> est une invitation à revoir les méthodes d’enseignement de la langue Tamasheq. « <em>Outiller la Tamasayt pour qu’elle soit enseignée aisément en tant que langue et médium d’enseignement des connaissances scientifiques requiert de gros travaux de recherche</em> », souligne l’auteur dans cet ouvrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2007&amp;action=edit">Trois raisons de se procurer de « Systèmes éducatifs en Afrique : forces et faiblesses » de Tékété</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable outil pédagogique, fruit de longues recherches d’un pédagogue expérimenté, «&nbsp;<em>Grammaire comparée&nbsp;: Français-Tamasheq</em>&nbsp;» livre de meilleures méthodes aux enseignants pour la bonne exécution de leurs cours de Tamasheq.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de l’ouvrage reflète bien son contenu. Ibrahim Ag Mohamed procède à une étude&nbsp;comparative entre le français et le tamasheq. Partant de ses expériences, il estime «&nbsp;<em>que si la convergence des deux langues vers une autonomie de l’élève en français (en 6<sup>e</sup> année déjà) pose problème, c’est que les différences et les similitudes des deux langues ne sont pas suffisamment appréhendées par bon nombre d’enseignants&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les 118 pages que compte l’ouvrage, le lecteur apprendra toute la grammaire Tamasheq, surtout que l’auteur guide les pas avec différents tableaux pour permettre de mieux comprendre les différences entre la langue officielle et la langue Tamasheq.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2582&amp;action=edit">« Au service de l’école » ou comment sortir l’école malienne de la crise</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur reste convaincu que ce livre, qui a été publié en janvier 2020 chez les éditions La Sahélienne, <em>«&nbsp;contribuera à enrichir</em>&nbsp;» les livres du niveau 1 (AWATAY 1 et AWATAY 2) et le petit dictionnaire Français-Tamasheq de 7000 mots qu’il a publiés antérieurement à ce livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ouvrage vise la revalorisation de la langue tamasheq en décortiquant pour les enseignants ses règles grammaticales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’enseignant, entre oubli de soi et déconsidération par les pouvoirs publics</title>
		<link>https://saheltribune.com/enseignant-oubli-soi-deconsideration-pouvoirs-publics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2020 13:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[conditions de vie des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[grève des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir public]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[vie publique]]></category>
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<p>Le travailleur le moins bien payé au Mali ; or travaillant nuit et jour pour le bon accomplissement de sa tâche quotidienne, l’enseignant souffre le plus.  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chez les enseignants, difficile de séparer la vie privée de la vie publique. Pourtant, ces travailleurs complètement dévoués à la cause commune sont les plus déconsidérés par les pouvoirs publics ainsi que leur société. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Victime de plusieurs préjugés liés à l’exercice de son métier,&nbsp;l’enseignant est permanemment au four et au moulin pour le bien-être des autres. Déconsidéré dans sa société, l’enseignant est le travailleur qui ne connaît pas de vie privée. Il est tout entier au service des autres&nbsp;: la formation du futur citoyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2371&amp;action=edit">L’éducation par les pairs peut aussi sauver l’honneur de nos familles</a></p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’agent public par excellence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français ont eu raison d’avancer les pions sur cette problématique de la séparation du privé du public chez les enseignants.&nbsp; Le travailleur le moins bien payé&nbsp;au Mali ; or travaillant nuit et jour pour le bon accomplissement de sa tâche quotidienne,&nbsp;l’enseignant souffre le plus.&nbsp; De telle sorte qu’exercer ce métier étant jeune,&nbsp;c’est prendre des avancées sur sa génération,&nbsp;c’est être aux grands ports de décisions de son pays.&nbsp; Pourquoi ?&nbsp; Parce que l’exemplarité à l’école aussi bien que dans la vie de tous les jours est une exigence de cette profession ô combien noble.&nbsp; C’est pourquoi c’est une mission qui demande du dévouement,&nbsp;de l’abnégation, du sacrifice de soi.&nbsp; C’est juste un sacerdoce.&nbsp;</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Aucun repos</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En classe comme dans sa chambre,&nbsp;les méninges de l’enseignant ne connaissent pas de repos.&nbsp; L’enseignant est appelé à réfléchir sur les leçons du lendemain la veille. Chez lui,&nbsp;les copies de devoirs ou d’interrogations sont corrigées durant ses heures de pause. Les interrogations,&nbsp;les sujets de devoirs,&nbsp;de trimestres sont également préparés durant ses temps de repos.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2146&amp;action=edit">8e édition de la Journée du manuscrit : les dépôts ont commencé depuis le 1er mai</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de tous ces aspects, l’effort sur soi est le cheval de bataille de l’enseignant. Jeunes comme vieux,&nbsp;l’enseignant est obligé de veiller sur son comportement à l’école aussi bien que dans la rue afin de véhiculer une bonne image, puisque les enfants sont tentés de le prendre pour modèle.&nbsp; Il est permanemment en conflit intérieur parce qu’il veut ressembler à ses autres camarades évoluant dans d’autres professions alors que sa conscience enseignante l’interpelle à sa responsabilité grandiose.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Régime particulier d’heures supplémentaires</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignant est entièrement dévoué à la cause publique.&nbsp; Il s&rsquo;oublie  pour la raison d’être des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2099&amp;action=edit">Kanté s’exprimant sur la crise scolaire : « Tous les Maliens doivent aux enseignants »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Poser ainsi aujourd’hui le débat de la séparation de la vie privée de l’enseignant de sa vie publique a tout son sens d’être.&nbsp;Ne serait-il pas mieux d’ailleurs d’instaurer un régime particulier d’heures supplémentaires afin de prendre en compte les heures de travail effectuées hors les murs des classes ? Les autorités doivent soumettre cela à réflexion.&nbsp; Car plus les enseignants se sentent en l’aise dans leur travail, plus ils s’y livrent à cœur joie et la qualité de l’enseignement dispensé sera excellente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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