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	<title>Archives des enjeux sécuritaires &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AES, CEDEAO et panafricanisme : regards jeunes sur une Afrique en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 06:05:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L Afrique en mutation : entre souveraineté retrouvée et défis d isolement, quelles perspectives pour le panafricanisme ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté définitivement la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet est annoncé pour décembre prochain, les avis se multiplient sur cette nouvelle orientation politique. Entre affirmation de souveraineté, crainte d’isolement régional et interrogations sur l’avenir du panafricanisme, les points de vue recueillis dans ce micro-trottoir reflètent les tensions et les espoirs d’une Afrique en pleine recomposition. Ce retrait marque-t-il une rupture ou une renaissance</em></strong><strong><em> ? Et le panafricanisme, est-il encore une force mobilisatrice ou un simple outil rhétorique</em></strong><strong><em> ? Les réponses sont aussi diverses que révélatrices.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-jermaine-dembele-etudiante-en-informatique-et-gestion-a-l-egi-sup-nbsp-le-mali-le-burkina-et-le-niger-ont-choisi-de-sortir-d-un-cadre-qui-ne-repondait-plus-a-leurs-realites"><strong>Jermaine Dembele, étudiante en Informatique et Gestion à l’EGI-SUP&nbsp;: «</strong><strong> Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Je pense que c’est une décision courageuse. Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités. La CEDEAO, ces dernières années, a souvent été perçue comme trop influencée par des intérêts extérieurs, parfois déconnectée des enjeux sécuritaires du Sahel. L’AES, c’est une manière pour ces pays de dire&nbsp;: « <em>On veut décider par nous-mêmes, selon nos priorités</em><em> </em>».</p>



<p>C’est un projet d’avenir, parce qu’il repose sur la solidarité entre des États qui partagent les mêmes défis. Sécurité, développement, souveraineté… Ce sont des enjeux concrets. Et l’AES peut devenir un modèle de coopération plus adapté, plus efficace. Ce n’est pas un repli, c’est une affirmation.</p>



<p>Le panafricanisme, pour moi, c’est une idée vivante. Ce n’est pas juste un mot qu’on sort dans les discours. C’est une vision&nbsp;: celle d’une Afrique qui se prend en main, qui coopère entre ses peuples, qui refuse les tutelles extérieures. L’AES, justement, c’est une forme de panafricanisme en action. Trois pays qui s’unissent pour construire une voie propre, sans attendre l’approbation de l’extérieur.</p>



<p>Certes, il faut rester vigilant. Car le panafricanisme ne doit pas devenir un prétexte pour justifier certains agissements ne défendant pas les intérêts de nos peuples. Mais quand il est porté par des actes concrets, comme la création de l’AES, alors oui, c’est une idée qui peut transformer l’Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-garibou-togo-diplome-en-journalisme-nbsp-a-mon-sens-le-retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-n-est-pas-profitable"><strong>Garibou Togo, diplômé en journalisme&nbsp;: «</strong><strong> À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable</strong><strong> »</strong></h5>



<p>À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable. Au contraire, cet acte crée une méfiance et une désunion entre ces États et les autres pays membres de la CEDEAO, à l’instar de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal.</p>



<p>En quoi ce retrait n’est-il pas bénéfique ? Tout simplement parce que ces pays, qui ont quitté la CEDEAO pour créer l’AES, ne peuvent prospérer sans entretenir de bonnes relations avec leurs voisins. En effet, étant des pays sans littoral, ils dépendent des États côtiers membres de la CEDEAO, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, pour leur commerce maritime. Pour combattre le terrorisme qui plombe tous leurs efforts de développement, les pays de l’AES auront besoin de leurs voisins. La preuve ? Pour cette pénurie de carburant, le Mali s’est tourné vers la Côte d’Ivoire, malgré les mésententes, pour se ravitailler.&nbsp;</p>



<p>Quant au panafricanisme souvent évoqué par nos dirigeants, on se rend vite compte qu’il s’agit davantage d’un slogan que d’une véritable pratique. Car si l’on s’en tenait réellement aux principes du panafricanisme, l’Afrique aurait déjà fait des pas concrets vers une unité politique. En réalité, le panafricanisme prône l’unité des Africains à tous les niveaux&nbsp;: culturel, politique, économique, et social mais des actes concrets de ce mouvement pose problème. Et cela prouve à suffisance que le panafricanisme que les États d’Afrique prétendent créer n’est qu’un rêve chimérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdoulaye-dolo-enseignant-a-baco-djicoroni-nbsp-selon-mon-analyse-les-trois-pays-qui-composent-l-alliance-des-etats-du-sahel-ont-simplement-claque-la-porte-pour-eviter-d-aller-aux-elections"><strong>Abdoulaye Dolo, enseignant à Baco-djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections</strong><strong> »</strong></h5>



<p>En ce qui me concerne, je vais me prononcer sur le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ainsi que sur la création de l’AES. Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections. Je pense également que la création de l’AES constitue une stratégie pour ces États sahéliens de consolider davantage leur pouvoir. À mes yeux, cela a entraîné une fissure sous-régionale qui n’est pas bénéfique pour l’Afrique, au moment où le continent a plus que jamais besoin d’unité et de cohésion.&nbsp;</p>



<p>Pour moi, le panafricanisme n’est devenu qu’un slogan, souvent brandi pour rallier l’opinion publique plutôt que pour défendre les intérêts réels du continent. Beaucoup de ceux qui prétendent porter cette idéologie ne le font pas par conviction profonde, mais pour servir leur image, leur position politique ou leurs ambitions personnelles. Ils ne s’attaquent jamais aux véritables défis du continent tels que la corruption, la mauvaise gouvernance, la faiblesse des systèmes éducatifs ou le manque d’intégration économique. Ce discours panafricaniste, pourtant essentiel pour l’avenir de l’Afrique, est aujourd’hui détourné et utilisé comme un instrument de manipulation, au lieu de représenter un projet de société sincère, courageux et tourné vers le bien commun.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdalah-teme-etudiant-en-geographie-nbsp-la-cedeao-est-souvent-percue-comme-un-outil-d-ingerence-utilise-par-les-grandes-puissances-occidentales"><strong>Abdalah Teme, étudiant en Géographie&nbsp;: «</strong><strong> La CEDEAO est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Le retrait de certains pays de la CEDEAO représente, selon moi, une avancée positive pour l’Afrique. En théorie, la CEDEAO est une organisation censée défendre les intérêts de ses États membres. Cependant, dans les faits, elle est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales. À cela s’ajoute son incapacité à faire face aux défis majeurs auxquels ses États membres sont confrontés, notamment le défi sécuritaire qui frappe durement les pays du Sahel.</p>



<p>Dans ce contexte, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaît comme une alternative crédible à la CEDEAO. L’AES incarne des valeurs de solidarité, d’intégrité et d’entraide entre ses États membres. Elle favorise également une coopération renforcée en matière de défense, ce qui est essentiel face aux menaces sécuritaires actuelles. La naissance de l’AES est une initiative prometteuse pour l’avenir du continent africain.</p>



<p>Quant au panafricanisme, je le considère comme un slogan populiste qui ne reflète pas la réalité des relations entre les États africains. La diversité ethnique, les divergences idéologiques et les visions politiques souvent opposées des chefs d’État africains rendent difficile l’émergence d’une gouvernance commune ou d’une diplomatie unifiée. Le panafricanisme, tel qu’il est brandi aujourd’hui, semble davantage relever du discours que d’une véritable dynamique politique concrète.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-binta-bagayoko-etudiante-a-l-ucao-nbsp-le-retrait-des-pays-membres-de-l-aes-de-la-cedeao-est-une-decision-commune-et-salutaire"><strong>Binta Bagayoko étudiante à l’UCAO&nbsp;: «</strong><strong> Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire. Bien que la CEDEAO soit une organisation régionale censée défendre les intérêts de ses États membres, elle a, par le passé, imposé des sanctions économiques lourdes à ces pays lors de crises politiques. Face à cette situation, les trois États partageant une même vision ont décidé de créer leur propre confédération&nbsp;: l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p>Cette alliance repose sur des principes de solidarité, d’entraide et de défense mutuelle. Elle permet aux pays membres de coordonner leurs efforts face aux défis sécuritaires, tout en tirant parti de leur proximité géographique, qui constitue un atout stratégique supplémentaire.</p>



<p>Le retrait de ces pays de la CEDEAO ne bouleverse pas fondamentalement l’avenir du continent africain. Toutefois, ces trois États ont un besoin urgent de sortir des conflits auxquels ils sont confrontés. La mise en place d’une force de défense commune représente, à cet égard, un avantage significatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-ismael-kanda-kante-jeune-leader-a-baco-djicoroni-nbsp-je-considere-le-retrait-de-certains-pays-de-la-cedeao-comme-une-decision-positive-et-strategique"><strong>Ismaël Kanda Kanté, jeune leader à Baco Djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique. Cette organisation, bien qu’ayant été conçue pour promouvoir l’intégration régionale et défendre les intérêts de ses États membres, a montré ses limites. Au lieu d’apporter des solutions concrètes aux crises politiques et sécuritaires, elle s’est parfois transformée en obstacle, notamment à travers des sanctions économiques lourdes imposées à des pays en difficulté.&nbsp;</p>



<p>Ce retrait traduit une volonté de souveraineté et d’autodétermination. Il ouvre la voie à des alternatives plus adaptées aux réalités du terrain, comme l’Alliance des États du Sahel (AES), qui repose sur des principes de solidarité, de défense mutuelle et de proximité géographique.</p>



<p><strong>Micro-trottoir réalisé et transcrit par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises multiples au Sahel : la COP29 peut-elle apporter des solutions concrètes ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 20:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La COP29 s'est ouverte à Bakou. Découvrez les enjeux climatiques et sécuritaires pour le Sahel, ainsi que les promesses financières en jeu.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La COP29 s’est ouverte à Bakou, ce lundi&nbsp;11&nbsp;novembre 2024 avec des enjeux cruciaux pour l’avenir climatique du Sahel, pris entre crises climatiques, sécuritaires et promesses de financements.</em></strong></p>



<p>La COP29 s’est ouverte ce lundi&nbsp;11&nbsp;novembre 2024 à Bakou, et représente bien plus qu’une énième réunion sur le climat. Elle se situe à la croisée des enjeux climatiques, économiques et géopolitiques d’une ère marquée par des conflits croissants et une instabilité mondiale exacerbée. Ce sommet pourrait être décisif pour fixer un cadre financier ambitieux en faveur des pays en développement, permettant ainsi de rétablir une certaine équité dans les engagements climatiques.&nbsp;</p>



<p>Mais que signifie réellement cette rencontre pour des régions comme le Sahel, qui font face à une double menace climatique et sécuritaire ? Le Sahel, connu pour ses vastes étendues arides, lutte pour sa survie contre la désertification et l’insécurité croissante. Les solutions de financement et les outils de résilience que propose la COP29 se révèlent donc cruciaux pour ces territoires. Cependant, il est légitime de s’interroger&nbsp;: ces promesses de financement et de soutien atteindront-elles réellement les zones les plus vulnérables, comme le Sahel, ou resteront-elles une abstraction pour les populations locales ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-engagements-financiers-nbsp-des-promesses-a-la-realite"><strong>Engagements financiers&nbsp;: des promesses à la réalité</strong></h3>



<p>À la COP29, l’objectif est de revoir les contributions déterminées au niveau national (CDN) pour contenir le réchauffement sous 1,5&nbsp;°C. Le financement de l’adaptation figure parmi les priorités, avec une pression accrue sur les pays développés pour doubler les financements. Néanmoins, les grandes questions sont là&nbsp;: à quel point ces engagements peuvent-ils être contraignants ? Le Sahel, souvent en marge des grandes décisions internationales, souffre déjà de l’insuffisance des financements climatiques qui se perdent dans les méandres des processus bureaucratiques.</p>



<p>Les initiatives climatiques ciblant le Sahel nécessitent une approche directe et adaptée, allant au-delà des promesses de financement global. L’expérience montre que les financements pour le climat ne parviennent que rarement à soutenir les projets locaux dans des régions aussi reculées et instables. De plus, les mécanismes complexes de distribution des fonds, souvent centralisés et bureaucratiques, sont peu compatibles avec la nature urgente des besoins des populations sahéliennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-en-quete-de-resilience"><strong>Le Sahel en quête de résilience</strong></h3>



<p>La question de la résilience climatique est cruciale pour le Sahel, région exposée aux extrêmes de désertification, de déforestation et de pauvreté. Les habitants de cette région ont vu leurs moyens de subsistance, souvent basés sur l’agriculture et l’élevage, s’éroder sous l’effet des changements climatiques. Les engagements pris à la COP29 en matière d’adaptation devront inclure des solutions concrètes, comme l’accès à des technologies agricoles résilientes, des systèmes d’irrigation adaptés et des projets de reboisement.</p>



<p>La transition énergétique et les infrastructures pour résister aux chocs climatiques se révèlent essentielles. Pour que le Sahel puisse stabiliser ses économies locales, l’investissement dans des énergies renouvelables, adaptées à des régions ensoleillées et arides, est fondamental. Cependant, le chemin à parcourir reste semé d’embûches&nbsp;: l’insécurité et les conflits armés compliquent l’implantation de projets de grande envergure et la collaboration avec des partenaires étrangers.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-geopolitique-mondial"><strong>Un enjeu géopolitique mondial</strong></h3>



<p>Le Sahel, avec sa position stratégique entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, se trouve au cœur des tensions internationales, et la COP29 ne pourra ignorer cette réalité. La région est de plus en plus perçue comme une zone d’influence par plusieurs grandes puissances, notamment la Russie et la Chine, qui avancent des solutions alternatives au soutien traditionnel de l’Occident. Dans ce contexte, la COP29 pourrait aussi devenir une scène de rivalité géopolitique où chaque acteur cherche à promouvoir son modèle de coopération.</p>



<p>Cependant, l’influence étrangère ne doit pas détourner l’attention des besoins fondamentaux du Sahel. Si les discussions de la COP29 n’incluent pas une perspective pragmatique sur les réalités régionales, il est probable que le Sahel continue d’être instrumentalisé pour des gains politiques, sans voir de réels bénéfices pour ses populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-quete-d-une-justice-climatique-pour-le-sahel"><strong>En quête d’une justice climatique pour le Sahel</strong></h3>



<p>La COP29 devra aller au-delà des simples déclarations d’intention et répondre aux aspirations d’équité et de justice climatique, particulièrement pour des régions comme le Sahel, qui paient le prix fort des émissions des pays industrialisés. Les crises multiples qui frappent cette région — qu’elles soient climatiques, sécuritaires ou économiques — ne peuvent plus être traitées de manière isolée. La communauté internationale doit s’engager dans une approche holistique et inclusive, reconnaissant le droit des pays sahéliens à des financements dédiés et à des solutions qui respectent leur autonomie et leurs priorités.</p>



<p>Alors que les représentants du monde entier se réunissent à Bakou pour dessiner les contours de l’avenir climatique, la question reste entière&nbsp;: le Sahel, symbole de la vulnérabilité mondiale face aux changements climatiques, trouvera-t-il enfin des réponses adaptées à ses défis ? Pour que la COP29 soit un succès, elle devra transformer les promesses en actions, les financements en réalisations et les slogans en solutions concrètes. Le Sahel, avec son équilibre fragile, attend non pas des promesses lointaines, mais un engagement immédiat et tangible pour faire face à l’avenir incertain qui l’attend.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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