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	<title>Archives des enfants &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des enfants &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Vacances scolaires au Mali : l’école buissonnière permanente ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 07:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez comment les vacances scolaires influencent la scolarité des enfants dans les régions vulnérables au Mali et peuvent conduire au décrochage scolaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’heure où les vacances scolaires débutent au Mali, se pose la question cruciale de leur impact sur la scolarité des enfants, notamment dans les régions vulnérables. Entre petits boulots, fréquentation des «&nbsp;grins&nbsp;» et exposition aux risques sécuritaires, cette pause estivale pourrait bien se transformer en facteur silencieux de décrochage scolaire.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Au Mali, quand la cloche sonne la fin des cours en juin, elle n’annonce pas seulement l’entrée dans une parenthèse estivale. Elle ouvre surtout, dans bien des cas, la porte vers l’inconnu, ou pire, vers une rupture silencieuse avec l’école. Pendant que les classes ferment leurs portes, c’est toute une société qui oublie qu’entre juillet et septembre, voire octobre, des milliers d’enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, à la merci des réalités de leur environnement : pauvreté, désœuvrement, tentations d’adultes. Ce qui, dans les cercles feutrés, s’appelle «&nbsp;<em>vacance scolaire</em>&nbsp;», prend dans les régions fragiles l’allure d’un sas vers le décrochage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-douter-de-l-utilite-de-conjuguer-le-verbe-nbsp-apprendre-nbsp-au-present"><strong>Douter de l’utilité de conjuguer le verbe «&nbsp;<em>apprendre</em>&nbsp;» au présent</strong><strong></strong></h2>



<p>À Bamako comme à Bankass, les vacances n’ont pas la même saveur. D’un côté, quelques chanceux s’initient à la robotique ou lisent Amadou Hampâté Bâ dans des bibliothèques climatisées. De l’autre, la majorité bascule dans les travaux champêtres, la soudure informelle ou la coiffure de trottoir – non pas pour se divertir ou acquérir un savoir-faire, mais pour mettre du riz dans l’assiette ou s’acheter un trousseau pour la rentrée. Qui osera reprocher à ces enfants d’avoir le pragmatisme chevillé au corps dans un pays où même l’école semble parfois une promesse incertaine ?</p>



<p>Mais là réside le danger. À force de gagner leur pitance par des petits boulots, nombre de jeunes découvrent très tôt ce que certains adultes appellent cyniquement «&nbsp;<em>l’indépendance financière</em>&nbsp;». À peine ont-ils touché quelques billets qu’ils commencent à douter de l’utilité de conjuguer le verbe «&nbsp;<em>apprendre</em>&nbsp;» au présent. L’école devient un luxe, une option parmi d’autres, parfois la moins rentable. D’autant que les grins – ces groupes informels d’adolescents bavards et désœuvrés – pullulent à l’ombre des quartiers, distillant leur propre pédagogie : celle du paraître, de la frime, du raccourci facile. Une école parallèle, sans tableau noir, mais avec ses rites, ses maîtres à penser et son rejet de l’effort scolaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-que-les-vacances-deviennent-l-antichambre-de-l-echec-scolaire"><strong>Éviter que les vacances deviennent l’antichambre de l’échec scolaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans les régions en proie à l’insécurité, le tableau est encore plus inquiétant. Entre les recruteurs de groupes armés, les trafics en tous genres et l’effondrement des structures éducatives, les vacances ne sont plus une pause, mais un risque. Celui que l’enfant bascule vers une trajectoire sans retour, happé par les sirènes d’un discours radical qui lui promet reconnaissance, appartenance, parfois même un salaire. Le chaos ne prend pas toujours les armes. Il s’insinue d’abord dans les consciences oisives.</p>



<p>Il serait temps que l’État, les collectivités, les parents – et pourquoi pas les associations religieuses – prennent la mesure de cette dérive saisonnière. Car les vacances, si elles sont mal encadrées, deviennent l’antichambre de l’échec scolaire. Ce que l’on doit éviter à tout prix. L’apprentissage peut être ludique, flexible, mobile. Il peut coexister avec l’aide familiale ou l’initiation à un métier. À condition qu’il ne soit pas totalement évacué. Une heure de lecture quotidienne, une révision hebdomadaire, un suivi parental renforcé – voilà des mesures simples, mais qui peuvent faire la différence entre un retour en classe réussi et un abandon définitif.</p>



<p>Dans un Mali où l’école reste l’un des rares espoirs de justice sociale, il ne faut pas que juillet, août et septembre soient les mois de tous les dangers. Car si l’on ne fait rien, les vacances d’aujourd’hui seront les fractures de demain. Et alors, le décrochage ne sera plus un phénomène, mais une norme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Vacances scolaires au Mali : comment les familles occupent leurs enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 09:18:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment les familles maliennes organisent les vacances scolaires au Mali pour enrichir l'expérience de leurs enfants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche des vacances scolaires, les familles maliennes s’organisent selon leurs réalités pour occuper utilement leurs enfants. Entre départs en milieu rural, cours de soutien, activités sportives ou apprentissage de l’informatique, chacun cherche la formule la mieux adaptée à son cadre de vie et à son budget. Les initiatives locales se multiplient pour encadrer les jeunes et éviter l’oisiveté. Ce reportage propose un regard sur la diversité des stratégies adoptées par les parents, entre exigences éducatives, contraintes économiques et volonté de préserver les repères sociaux et familiaux.</em></strong></p>



<p>Dans la chaleur de l’après-midi à Bacodjicoroni, Assitan Traoré nous explique qu’elle préfère envoyer ses trois enfants chez leur grand-mère à Dioïla pour les vacances. « <em>Là-bas, ils vont apprendre à s’occuper d’eux-mêmes, à connaître leur culture et surtout à fuir les mauvaises fréquentations de Bamako</em> », confie-t-elle. Ce choix est aussi dicté par les contraintes économiques. « <em>Payer un centre de loisirs, ce n’est pas à la portée de tout le monde</em> », ajoute Assitan.</p>



<p>Comme elle, beaucoup de familles maliennes voient dans les vacances scolaires une opportunité de renouer les enfants avec les réalités rurales, les coutumes familiales et les grands-parents, tout en réduisant les frais d’encadrement en ville. C’est le cas aussi de Maouloud Arby, habitant de Tiebani, qui envoie chaque année ses enfants à Tombouctou pour leur permettre de découvrir une ville riche en histoire et en culture. « <em>C’est une expérience unique où ils peuvent mieux comprendre leurs racines, passer du temps avec leurs cousins, et s’immerger dans un environnement chargé de traditions et de patrimoine</em> », explique-t-il.</p>



<p>À Sebenicoro, Amadou Sidibé, fonctionnaire de la santé, partage cette préoccupation. Lui a préféré inscrire ses deux garçons à des cours de soutien organisés par un enseignant du quartier. « <em>Les enfants oublient vite. Mieux vaut qu’ils consolident leurs bases en maths et en français</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cours-de-soutien-et-initiatives-communautaires"><strong>Cours de soutien et initiatives communautaires</strong></h2>



<p>Dans ce quartier populaire, les initiatives communautaires se multiplient. Certains jeunes diplômés organisent des séances de renforcement scolaire à prix modique ou animent des clubs de lecture dans les concessions. C’est le cas de Mahamadou Sangaré, diplômé en lettres modernes, qui regroupe chaque matin une quinzaine d’enfants dans la cour de sa maison pour des révisions. « <em>On ne peut pas se croiser les bras pendant trois mois et attendre la rentrée </em>», explique-t-il.</p>



<p>Au quartier Golf, les réalités sont un peu différentes. Plus résidentiel et abritant une classe moyenne, ce quartier voit fleurir des initiatives privées, notamment des colonies de vacances, des stages de football et des ateliers d’informatique. Mariam Keïta, mère de deux enfants scolarisés dans une école privée, explique&nbsp;: « <em>J’ai voulu profiter de ces opportunités pour que mes enfants découvrent de nouvelles activités et développent leurs talents en dehors de l’école. Cet été, ma fille et mon fils prendront des cours en informatique ici à Bamako</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vacances-educatives-et-gestion-du-budget-familial"><strong>Vacances éducatives et gestion du budget familial</strong></h2>



<p>Pour Mariam, les vacances doivent aussi être des moments d’apprentissage autrement. « <em>L’école ne fait pas tout. Ces expériences renforcent leur confiance, leur curiosité, et les occupent utilement</em> ».&nbsp;</p>



<p>Ce compromis reflète la réalité de nombreux ménages maliens cette année&nbsp;: la flambée du coût de la vie impose des arbitrages. À cela s’ajoute le souci de sécurité. « <em>Les enfants ne peuvent plus se promener n’importe où. Il faut toujours les surveiller ou s’assurer qu’ils sont dans un cadre encadré</em> », indique Awa Dembélé, habitante de Bacodjicoroni.</p>



<p>Pour certains parents, les vacances sont aussi l’occasion d’initier leurs enfants aux responsabilités. Dans une concession de Sebenicoro, on retrouve Aïssata Diarra, 13&nbsp;ans, en train de vendre de l’eau glacée au bord de la route. Elle aide sa mère, vendeuse ambulante, durant l’été. « <em>Ça l’occupe et elle apprend à gérer l’argent</em> », dit sa mère, Fanta Diarra, qui assume pleinement ce choix. Loin d’être une exception, cette implication des enfants dans les activités économiques familiales est une pratique courante pendant les vacances, surtout dans les quartiers populaires.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-locales-pour-des-vacances-culturelles"><strong>Des initiatives locales pour des vacances culturelles</strong></h2>



<p>Modibo Coulibaly, entraîneur de football dans le quartier de Tiebani et acteur de cette initiative communautaire, souligne l’importance de telles activités. « <em>L’objectif est d’offrir aux enfants un cadre sain et encadré pour se distraire. Il faut éviter qu’ils passent leurs journées scotchées aux téléphones ou livrés à eux-mêmes dans la rue</em> ».&nbsp;</p>



<p>Cette dimension culturelle des vacances n’est pas négligeable. Elle permet de transmettre des valeurs essentielles en dehors du cadre scolaire. Il faut aussi noter que malgré la diversité des approches, une constante demeure, notamment le souci de bien encadrer les enfants et d’occuper utilement leur temps libre. « <em>C’est un défi chaque année </em>», résume Aminata Maïga, mère de cinq enfants à Sebenicoro. « <em>Mais on fait de notre mieux, selon nos moyens, pour qu’ils passent de bonnes vacances sans dérives </em>».</p>



<p>Ainsi, dans ces différents quartiers de Bamako, les préparatifs des vacances scolaires traduisent une diversité d’initiatives et une ingéniosité remarquable des familles maliennes. Entre rattrapages scolaires, voyage chez les parents, activités culturelles, ou petits boulots d’appoint, chacun trouve une formule adaptée à son contexte. Les vacances ne sont pas un luxe, mais un moment stratégique pour préparer les enfants à affronter la prochaine rentrée scolaire et la vie.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Prévention du paludisme : le premier médicament africain approuvé par l’OMS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 08:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En vue de prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson, l’OMS a approuvé un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En vue de prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson, l’OMS a approuvé un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique.</strong></p>



<p>Une étape importante vient d’être franchie en Afrique dans la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants grâce au soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette organisation, avec le soutien de l’organisation « <em>Medicines for Malaria Venture</em> » (<a href="https://www.mmv.org/mmv-en-fran-ais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MMV</a>) et d’Unitaid, vient d’attribuer une certification au fabricant kényan « <em>Universal Corporation Ltd</em> » (<a href="http://ucl.co.ke/about-us-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UCL</a>) pour la production locale d’un traitement de qualité du paludisme à base de l’association <a href="https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/item/sulfadoxine-pyrimethamine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sulfadoxine-pyriméthamine</a> (SP).</p>



<p>« <em>Jusqu’à présent, le continent reposait entièrement sur les importations pour son approvisionnement en SP de qualité</em> », explique-t-on dans un communiqué qui précise que le manque de production locale de médicaments de qualité en Afrique a été mis en évidence en 2020 par la pandémie de Covid-19, explique MMV, un « <em>partenariat pour le développement de produits </em>» (PDP) dans le domaine de la recherche et de l’élaboration de médicaments antipaludiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La sécurité des personnes</strong></h3>



<p>« <em>Renforcer la production locale de médicaments là où les besoins sont les plus importants est essentiel pour bâtir des réponses sanitaires plus robustes et plus résilientes</em> », a déclaré le docteur Philippe Duneton, directeur exécutif <a href="https://unitaid.org/#en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Unitaid</a>, qui souligne qu’environ 95 % de tous les cas et <a href="https://saheltribune.com/antonio-guterres-chaque-annee-le-paludisme-fait-plus-de-400-000-morts/">décès imputables au paludisme</a> à travers le monde surviennent en Afrique. Les femmes enceintes et les enfants sont les plus frappées. « <em>80 % de tous les décès dus au paludisme en Afrique surviennent chez des enfants âgés de moins de cinq ans</em> », a indiqué MMV dans son <a href="https://www.africa-newsroom.com/press/first-africanmanufactured-medicine-to-prevent-malaria-in-pregnant-women-and-infants-qualityapproved-by-world-health-organization-who?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>.</p>



<p>Cette assurance de qualité, octroyée à ce produit, ouvre de nouvelles voies d’approvisionnement pour les partenaires mondiaux de mise à l’échelle. Ce qui permettra d’améliorer l’accès à ce médicament antipaludique et de renforcer la capacité de l’Afrique à lutter contre les maladies endémiques. « <em>La production de médicaments de qualité sur le continent est essentielle, non seulement pour la sécurité des personnes qui y vivent, mais également pour soutenir l’approvisionnement régional et la diversification de la production mondiale des médicaments </em>», estime&nbsp;MMV.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Message aux chercheurs et aux fabricants</strong></h3>



<p>« <em>UCL s’engage à fournir les médicaments de qualité dont les populations du continent africain ont le plus besoin. Nous sommes non seulement la première entreprise pharmaceutique à recevoir une préqualification pour l’association sulfadoxine-pyriméthamine en Afrique, mais également l’un des seuls fabricants du continent (cinq en tout) à avoir reçu cette certification de qualité pour un produit </em>», a précisé Perviz Dhanani, fondateur et directeur général d’UCL.</p>



<p>Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (« Africa CDC » en anglais) ont salué cette préqualification accordée par l’OMS à l’association sulfadoxine-pyriméthamine d’Universal Corporation Ltd.</p>



<p>Selon David Reddy, PDG du MMV, « <em>les <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-le-paludisme-loms-invite-a-une-%e2%80%89action-commune%e2%80%89-contre-cette-maladie/">chercheurs et les fabricants</a> des pays les plus touchés par le paludisme doivent jouer un rôle de premier plan dans les efforts d’éradication de la maladie</em> ».</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali et au Sahel : « nous devons tous agir pour protéger les enfants pendant les conflits »</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-et-au-sahel-nous-devons-tous-agir-pour-proteger-les-enfants-pendant-les-conflits/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2022 20:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des enfants associées aux forces et groupes armés, le Parlement des Enfants du Mali, en partenariat avec Save the Children, a animé un point de presse au Parc National, le 12 février 2022.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans le cadre de la célébration de la <a href="https://www.unicef.org/mali/communiqu%C3%A9s-de-presse/journ%C3%A9e-internationale-des-enfants-soldats-lunicef-appelle-%C3%A0-mettre-fin-aux#:~:text=Communiqu%C3%A9%20de%20presse-,Journ%C3%A9e%20Internationale%20des%20Enfants%20Soldats%2C%20l'UNICEF%20appelle%20%C3%A0%20mettre,des%20droits%20de%20l'enfant&amp;text=Bamako%2C%2012%20f%C3%A9vrier%202021%20%3A%20Depuis,par%20les%20parties%20aux%20conflits." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée internationale des enfants associées aux forces et groupes armés</a>, le Parlement des Enfants du Mali, en partenariat avec Save the Children, a animé un point de presse au Parc National, le 12 février 2022.</strong></p>



<p>Animé conjointement par Samba Oumar Diallo, organisateur général du bureau national du Parlement des enfants du Mali, et Harouna TRAORE, enfant parlementaire, le point de presse fait un état des lieux des violations de plusieurs droits des enfants dans les zones en conflits au Sahel.</p>



<p>Il s’agit entre autres des <a href="https://saheltribune.com/mali-%e2%80%90droits-humains-un-plan-daction-pour-proteger-les-enfants/">droits à l’éducation</a>, à la santé, à la <a href="https://www.unicef.fr/dossier/enfants-et-conflits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">protection et à la sécurité</a> dont manquent des milliers d’enfants en raison de la dégradation croissante de la <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-un-lourd-tribut/">situation sécuritaire et à la crise humanitaire</a> sans précédent dans les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p><em>«&nbsp;La plume à la place de l’arme. Nous devons tous agir pour protéger les enfants pendant les conflits. Les enfants doivent être dans des salles de classe, pas sur les champs de combat&nbsp;»</em>, plaident les enfants parlementaires du Mali. La journée a été marquée par plusieurs autres activités organisées en partenariat avec des organisations du cadre de protection des enfants en période de conflits.</p>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éducation au Mali : la balance semble déséquilibrée !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 May 2021 09:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle parental]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
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<p>Au Mali, l’éducation des enfants semble être uniquement l’affaire de l’école. Ce lieu de façonnage des âmes neuves devient ainsi un débarras pour la plupart des parents qui y inscrivent&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Mali, l’éducation des enfants semble être uniquement l’affaire de l’école. Ce lieu de façonnage des âmes neuves devient ainsi un débarras pour la plupart des parents qui y inscrivent leurs enfants puis affiche un désintérêt vis-à-vis de leur avenir.</strong></p>



<p>« <em>L’éducation, la famille, c’est un triangle. Il y a l’enfant, il y a l’école et il y a les parents</em> », expliquaient Assa Traoré et Geoffroy De&nbsp;Lagasnerie dans leur livre <em><a href="https://saheltribune.com/jenparle-combat-adama-coulisses-violence-policiere/">« Le combat d’Adama »</a></em>. Une triade pour attirer les attentions sur la nécessaire complémentarité entre ces trois niveaux pour une éducation ou une personnalité réussite. Mais au Mali, l’éducation des enfants semble être uniquement l’affaire des établissements scolaires, qui sont « <em>censés</em> » jouer les trois rôles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« La supervision représente un niveau spécifique…&nbsp;»</strong></h2>



<p>Après l’inscription à l’école, le contrôle parental, qui devrait être une nécessité absolue, devient malheureusement le grand absent. La présence de l’enfant aux cours, ses activités extra-scolaires, son niveau à l’école, sa conduite scolaire, etc., rien n’est plus suivi par les parents qui trouvent des excuses dans les activités qu’ils exercent pour subvenir aux besoins de la famille.</p>



<p>Pourtant, lorsque ces enfants intègrent de mauvais comportements ou ne travaillent pas à l’école parce qu’ils ont un faible niveau, c’est le sérieux de l’établissement qui est remis en cause. C’est les enseignants qui sont indexés. C’est le système éducatif qui est jugé faillible. Mais nul ne voit ses propres failles.</p>



<p>Dans la revue spécialisée Cairn info, Marwan Mohammed explique que la <a href="https://www.cairn.info/la-formation-des-bandes--9782130578727-page-163.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">supervision parentale</a> <em>« permet de détecter les déviances et de dissuader les enfants en développant chez eux “une aversion pour les délits” et une capacité à anticiper les coûts</em> ». Selon ses précisions, <em>« la supervision représente un niveau spécifique du travail éducatif ».</em> Un niveau qui est malheureusement assez négligé au Mali. Une situation qui permet d’expliquer la recrudescence de la délinquance juvénile, de la prostitution des mineurs, des activités sexuelles des mineurs, de la consommation de la drogue, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des niveaux complémentaires </strong><strong></strong></h3>



<p>Se profitant du désintérêt qu’affichent leurs parents vis-à-vis de leur avenir, nombreux sont ces enfants qui s’adonnent à ces pratiques peu catholiques. Parce que l’enfance renvoie à l’incapacité de raisonnement que les enfants ont tendance à imiter tout ce qu’ils voient dans les smartphones, sur les chaînes de télévision sous le manque de vigilance de leurs parents.&nbsp;</p>



<p>Dans une telle situation, comment voulez-vous obtenir des citoyens polis, respectueux des valeurs de la république, de leur communauté. Ce que l’on sème, c’est ce que l’on récolte, dit-on. Alors, pourquoi décharger sa responsabilité sur l’autre ?</p>



<p>Tant que cette absence de contrôle parental subsistera dans ce pays, il est difficile d’espérer parvenir sur une résolution durable des nombreuses crises que le Mali traverse. Car des citoyens mal formés ou plus pétris des valeurs étrangères que des leurs constituent de véritables dangers pour l’émergence de leur État.</p>



<p>L’éducation est une <a href="https://www.cairn.info/revue-la-revue-internationale-de-l-education-familiale-2011-2-page-119.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chaîne</a>. Quand une partie se brise, c’est tout le système qui prend un coup dur. La famille, la rue et l’école sont les trois niveaux d’éducation complémentaires que de grands pédagogues de toute l’histoire nous ont enseignés. Mais au Mali, tout semble reposé sur le troisième niveau. La balance est donc déséquilibrée.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Philosophie : comment Lyotard transforme notre regard sur l’enfance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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<p>Contrairement à ce que laisse entendre le titre de son livre Le Postmoderne expliqué aux enfants (1986), la pensée de Jean‑François Lyotard n’est pas des plus accessibles, a fortiori pour nos chères têtes blondes. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/marguerite-demoete-1136555">Marguerite Demoëte</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lille-3435">Université de Lille</a></em></p>



<p>Contrairement à ce que laisse entendre le titre de son livre <em>Le Postmoderne expliqué aux enfants</em> (1986), la pensée de Jean‑François Lyotard n’est pas des plus accessibles, a fortiori pour nos chères têtes blondes. Philosophe communément associé au mouvement hétéroclite et <a href="https://journals.openedition.org/palimpsestes/4769">discutable</a> qu’est la <em>French theory</em>, il semble avoir été éclipsé en son sein par les pensées de Foucault, Deleuze ou Derrida dont la popularité outre-Atlantique et la postérité ont longtemps paru plus assurées.</p>



<p>Réputée difficile, l’œuvre de Lyotard a néanmoins laissé un legs plus important qu’il n’y paraît, notamment grâce à un travail critique sur les concepts de «&nbsp;postmoderne&nbsp;» et de «&nbsp;différend&nbsp;» qu’il a contribué à populariser.</p>



<p>Pourquoi, en revanche, convoquer Lyotard afin de penser l’enfance aujourd’hui ? Tout d’abord parce que la notion d’enfance apparaît comme le dernier bastion de sa pensée, un dernier détour qui n’apparaît de manière explicite qu’avec la parution de ses <a href="http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=2950" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Lectures d’enfance</em></a> en 1991. On serait ainsi tentés de voir dans cette pensée de l’enfance un dernier héritage du philosophe, une <em>terra incognita</em> restant à explorer.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/357008/original/file-20200908-14-9b0mxk.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Jean Francois Lyotard, photographié par Bracha L. Ettinger. <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Jean-Francois_Lyotard_photographed_by_Bracha_L._Ettinger.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikimedia</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<p>Les récents travaux de recherche qui lui sont consacrés font état de cet engouement à l’égard d’une notion dont le déploiement et les significations restent encore largement à repérer et définir. Les travaux de <a href="https://www.cairn.info/lyotard-et-l-alienation--9782130583882.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claire Pagès</a> et de <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/adieu-lenfance-14-lyotard-lenfance-na-pas-dage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paul Audi</a>, ainsi que de <a href="https://www.theses.fr/2017PA100047" target="_blank" rel="noreferrer noopener">récentes recherches universitaires</a>, partent ainsi à travers leurs enquêtes sur l’enfance à la recherche de celui qu’il est courant de nommer le « dernier Lyotard ».</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Changer de perspectives</h3>



<p>L’enjeu est à la fois de saisir cette pensée de l’enfance singulière mais aussi d’en hériter, de la prolonger et éventuellement de l’ouvrir à d’autres horizons, comme dans mon propre <a href="http://www.theses.fr/s219109" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travail de thèse</a> autour de la photographe <a href="https://awarewomenartists.com/artiste/helen-levitt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Helen Levitt</a>.</p>



<p>Ce que l’on peut reconnaître en premier lieu dans cette conception de l’enfance, c’est le sérieux accordé par Lyotard à ce qui n’a que peu intéressé la philosophie en tant que telle, à ce qui ne l’a intéressé qu’indirectement. Si les philosophes se sont en effet depuis longtemps penchés sur la question de l’enfance, c’est presque toujours, semble-t-il, pour penser son éducation, c’est-à-dire la manière de la faire sortir d’elle-même pour aller vers l’âge adulte.</p>



<p>Dans le sillage de l’<em>Émile</em> de Rousseau qui conçoit la formation des enfants dans la perspective d’une amélioration du genre humain et l’enfant comme un adulte en puissance, quiconque penserait l’enfance s’intéresserait inévitablement à son éducation, c’est-à-dire <em>in fine</em> à la perspective de son effacement. C’est ainsi, paradoxalement, toujours à l’adulte ou à un «&nbsp;devenir-adulte&nbsp;» que l’on porte intérêt en se penchant, à travers la question de leur éducation, sur le berceau des enfants.</p>



<p>Comme le <a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Nouvelle-Revue-de-Psychanalyse/L-Enfant">reconnaît</a> Philippe Ariès, l’enfance a longtemps été ignorée des historiens et «&nbsp;c’est par le biais de l’éducation que l’enfant est entré dans le monde changeant de l’Histoire&nbsp;». Il resterait donc à former une nouvelle pensée de l’enfance qui ne soit pas un manuel d’éducation, à changer de regard ou, mieux, à inventer un regard qui considère l’enfance pour elle-même.</p>



<p>Relire la pensée de Lyotard viendrait en premier lieu compenser une apparente négligence sur le sujet, réparer un oubli pour nous permettre de changer de prisme sur l’enfance. Lyotard opère un tournant en s’intéressant non pas à l’éducation des enfants mais à l’enfance en elle-même, à ce qui lui appartient en propre. L’éducation étant toujours déjà une forme d’aliénation dans laquelle serait pris l’adulte, il faudrait, pour atteindre ou retrouver l’enfance, se défaire d’un certain regard sur elle.</p>



<p>Comment Lyotard peut-il nous aider à nous défaire de notre regard d’adulte sur l’enfance&nbsp;? Comment peut-il échapper à ce paradoxe si commun qui fait que notre enfance semble se dérober à nos yeux dès lors que nous essayons de la regarder en face, tel Orphée se retournant aux Enfers&nbsp;? Comment enfin saisir, comment dire sans la trahir ce que Lyotard nomme parfois «&nbsp;la chose enfance&nbsp;»&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">L’enfance comme voix</h3>



<p>Changer de regard sur l’enfance, voici ce à quoi nous invite donc d’abord Lyotard. Le geste de déplacement qu’il opère avec sa nouvelle définition de l’enfance est à la fois révolutionnaire et complexe&nbsp;: l’enfance n’est pas pour lui un âge de la vie mais un rapport au discours et à la langue.</p>



<p>L’enfance selon Lyotard, c’est «&nbsp;l’autre de tout discours&nbsp;», un silence irréductible qui habite, creuse, travaille de manière souterraine la langue&nbsp;: «&nbsp;ce qui ne se parle pas&nbsp;» écrit-il encore dans <em>Lectures d’enfance</em>, revenant à l’étymologie première d’<em>infans</em> qui désigne le jeune enfant privé de parole. Car il ne s’agit pas seulement pour Lyotard de changer de regard sur l’enfance mais aussi de renverser la logique du regard, d’adopter un nouveau paradigme en définissant l’enfance comme «&nbsp;voix&nbsp;».</p>



<p>Si l’adulte ne parvient pas à regarder son enfance en face, peut-être est-ce tout simplement parce que l’enfance n’est pas une image mais une voix. Une voix inaudible à laquelle il convient de prêter une écoute particulière, de tendre une oreille attentive et à laquelle Lyotard reconnaît un mode de manifestation privilégiée dans la littérature et dans l’art en général.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/357493/original/file-20200910-16-17qkg95.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>L&rsquo;enfance est en nous comme une voix très lointaine à laquelle il convient de prêter une écoute particulière. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Ballon_(Vallotton)#/media/Fichier:F%C3%A9lix_Vallotton_-_The_Ball_-_Google_Art_Project.jpg">Félix </a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Ballon_(Vallotton)#/media/Fichier:F%C3%A9lix_Vallotton_-_The_Ball_-_Google_Art_Project.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vallotton</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Ballon_(Vallotton)#/media/Fichier:F%C3%A9lix_Vallotton_-_The_Ball_-_Google_Art_Project.jpg">, Le Ballon, 1899 / Musée d&rsquo;Orsay</a></figcaption></figure>



<p>L’enfance est en nous comme une voix qui résonnerait fort et de très loin, et à laquelle nous aurions la responsabilité non seulement de donner une écoute, mais de répondre. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression de «&nbsp;dette d’enfance&nbsp;» employée de manière récurrente par Lyotard&nbsp;: l’adulte, par l’art, n’aurait de cesse de s’acquitter d’une dette originaire inscrite en nous à la naissance.</p>



<p>Que faire, pour répondre à cette voix de l’enfance inscrite en nous comme une dette, un appel auquel nous serions sommés de répondre&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">L’art ou l’enfance retrouvée</h3>



<p>Si nous peinons à lui répondre, ce n’est pas tant parce que l’enfance est une voix inaudible ou aphone que parce que nous, adultes, sommes coupables de surdité à son égard. D’une certaine manière, on peut envisager avec Lyotard l’art comme la seule manière adéquate de répondre de (ou à) l’enfance en nous. Car l’enfance n’est pas seulement une voix mais un mode de sensibilité, une manière de voir le monde et d’être affecté par lui.</p>



<p>On pourrait ici rapprocher cette définition des approches de Baudelaire ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Walter Benjamin</a>, qui voient dans l’enfance un régime de sensibilité dont l’artiste ou l’écrivain non seulement peuvent s’inspirer mais qu’ils réactualisent, font renaître et vivre par l’art.</p>



<p><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Peintre_de_la_vie_moderne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’adage baudelairien</a> suivant lequel, pour l’artiste, « le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté », parait ainsi résonner avec une certaine lecture lyotardienne de l’enfance. A la différence que, pour Lyotard, l’enfance ne se retrouve pas car nous ne l’avons jamais perdue et que, si elle nous est invisible, c’est qu’elle se loge en nous silencieusement.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/357017/original/file-20200908-16-1wjd6zt.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Relire Lyotard, c’est être attentif à une forme paradoxale d’oubli de l’enfance. by Zurna Creative /Unsplash, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY</a></figcaption></figure>



<p>Relire Lyotard sur l’enfance aujourd’hui, c’est se confronter à cette pensée de manière critique en la prolongeant pour mieux se l’approprier. C’est être attentif à une forme paradoxale d’oubli de l’enfance, caractéristique du refoulement opéré par ce que <a href="https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F2080.js&amp;oid=42&amp;c=&amp;m=&amp;l=&amp;r=&amp;f=pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pontalis</a> nommait nos « sociétés puéricultrices » et tenter de prendre, comme l’écrivait la philosophe et psychanalyste <a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/chroniques-9782743649746" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anne Dufourmantelle</a> « le risque de l’enfance ».</p>



<p>Il s’agit d’épouser sa cause, ses peurs, ses désirs, ses délires, ses imperfections. De chercher dans l’art les formes prises par cette enfance fantôme qui hante le langage et les œuvres, de reconnaître ses accents dans un texte ou un tableau, une photographie.</p>



<p>Mon travail de recherche met ainsi en œuvre une lecture de l’enfance héritée de Lyotard en articulation avec des images, en l’occurrence les photographies de l’Américaine Helen Levitt dont les enfants déguisés ou masqués, en jeu et en mouvement perpétuel, dessinent un langage du corps à décrypter, traduire et faire parler, tels des hiéroglyphes, des rébus ou des <a href="http://www.laurencemillergallery.com/artists/helen-levitt#25">énigmes </a><a href="http://www.laurencemillergallery.com/artists/helen-levitt#25" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marquées </a><a href="http://www.laurencemillergallery.com/artists/helen-levitt#25">à la craie</a> sur les murs et trottoirs new-yorkais.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/marguerite-demoete-1136555" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marguerite Demoëte</a>, Doctorante et chargée d&rsquo;enseignement en Philosophie de l&rsquo;art, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lille-3435" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Lille</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/philosophie-comment-lyotard-transforme-notre-regard-sur-lenfance-145790">article</a><a href="https://theconversation.com/philosophie-comment-lyotard-transforme-notre-regard-sur-lenfance-145790" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://theconversation.com/philosophie-comment-lyotard-transforme-notre-regard-sur-lenfance-145790">original</a>.</p>



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		<title>Coronavirus : la petite Amina discute avec son père</title>
		<link>https://saheltribune.com/coronavirus-la-petite-amina-discute-avec-son-pere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 08:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[préventions]]></category>
		<category><![CDATA[symptômes]]></category>
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<p><strong>Vu la propagation rapide du coronavirus au Mali, il importe d’expliquer cette maladie aux enfants dans un langage qui leur est accessible. C’est ce travail que nous faisons dans ce texte fictionnel.</strong></p>


<p>Il est 20&nbsp;h. La petite Amina, âgée de seulement 8 ans, vient de terminer son dîner en compagnie de ses parents et de ses deux frères, Tièba et Birindy. Cette petite fille est connue de tous par sa grande curiosité. Elle ne laisse aucun concept, aucun phénomène échappé à ses interrogations incessantes. Cette grande intelligence lui a valu tout l’amour de son père, Badian.</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1579&amp;action=edit">Achille va-t-il dépasser la tortue?</a></p>


<p>Après le dîner et après avoir remercié tous les membres de la famille, Amina s’éclipse. Elle part s’asseoir auprès de son père comme à l’accoutumée. Celui-ci est étendu dans un fauteuil dans leur grand salon à quelques mètres de la salle à manger. Juste qu’elle prend place, elle commence son interrogatoire&nbsp;par les préliminaires.&nbsp;</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Père, as-tu déjà sommeil ? On dirait que la journée a été longue pour toi.</li></ul>


<p>Badian se redresse en se remettant en position assise. Il racle sa gorge, puis répond&nbsp;: Non, ma fille chérie. Je ne dors pas. Juste un peu fatigué.</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1569&amp;action=edit">Mali: les mesures sociales du gouvernement contre le covid-19 soulèvent plusieurs interrogations</a></p>


<p>Badian avait appris à toujours deviner les intentions de sa fille. C’est pourquoi il ne tarde pas à lui demander&nbsp;: alors que veux-tu savoir ?</p>


<ul class="wp-block-list"><li>Depuis quelques jours, les écoles sont fermées. Moi et mes frères ne sortons plus. On nous a dit qu’il y a une maladie contagieuse. Mais je ne sais pas encore de quelle maladie il s’agit. Je ne sais rien d’elle. &nbsp;&nbsp;</li></ul>


<p>Badian oubliant qu’il parle à un enfant, réponds de façon très rapide.</p>


<ul class="wp-block-list"><li>La maladie s’appelle le coronavirus.</li><li>Le conanavirus ?</li><li>Non, coro-na-virus.</li><li>Maintenant que tu le prononces à mon rythme, je comprends bien&nbsp;: coronavirus. Comment sait-on qu’on est atteint de cette maladie pa ?</li><li>Tout d’abord, il faut savoir que le coronavirus est un virus. Un virus est une chose dangereuse pour la santé, mais qui est tellement mince qu’il est impossible de le voir à l’œil nu. On se sert d’un appareil appelé le microscope si on désire le voir. Mon enfant, cette maladie peut se manifester de différentes manières, par la fièvre ainsi que le mal de gorge.</li><li>Mais c’est les mêmes signes que le rhume ?</li><li>Non, en plus de ces signes, il y a également la toux, des complications dans la respiration, etc. Pour se rassurer une fois ces symptômes constatés, il faut se rendre à l’hôpital.&nbsp;</li><li>Je comprends père. Mais j’ai appris qu’il n’y a pas de médicaments pour soigner le coronavirus. Est-ce vrai ?</li><li>Je pense que oui jusqu’à preuve du contraire. Mais les chercheurs sont dans les laboratoires afin de trouver rapidement un remède contre ce mal.</li><li>J’ai très peur papa. Une maladie qui n’a pas de remède est très dangereuse. Une fois que nous en sommes contaminés, c’est la mort.</li><li>Tu as raison d’avoir peur ma fille. Tu as vu comment votre mère est très exigeante avec vous ces derniers temps&nbsp;? Toujours elle vous fait porter des masques, vous demande de vous laver, à chaque trente minutes, vos mains au savon. &nbsp;</li><li>Oui, franchement je trouvais que Maman exagérait trop. Mais je ne comprenais rien de ce changement de comportement brusque. Donc, c’est à cause de cette maladie ?</li><li>Oui, pour se prévenir du coronavirus, il est recommandé de se laver fréquemment les mains au savon, d’utiliser des gels hydroalcooliques, de porter des masques, d’éviter les lieux d’attroupement. Il faut aussi observer une distance de 1 mètre avec les autres. Tu as maintenant bien compris ?</li><li>Oui, père. Merci de m’avoir accordé ton temps.</li><li>Allez ! On se prépare pour le lit. Il fait déjà tard.</li></ul>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1555&amp;action=edit">Ce que le coronavirus nous apprend !</a></p>


<p>À ces mots, la petite Amina souhaite bonne nuit à son père. Tous rejoignent leur chambre à coucher.</p>


<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color has-text-align-center wp-block-heading"><strong><em>À suivre !</em></strong></h5>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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