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	<title>Archives des enfants soldats &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali – Quatre années de feu et de fer : les FAMa sur le front de la souveraineté</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 10:06:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la montée en puissance des Forces armées maliennes dans un contexte de souveraineté retrouvée et de redéfinition stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un Sahel ravagé par l’instabilité, les Forces armées maliennes (FAMa) incarnent une résilience stratégique en mutation. De l’opération Éclipse aux campagnes de reconquête dans le Nord-Est, elles imposent une nouvelle grammaire sécuritaire, entre tactiques renouvelées, souveraineté affirmée et alliances redéfinies. Quatre ans après la rupture avec Paris, le récit militaire malien s’écrit désormais au présent de l’autonomie.</em></strong></p>



<p>Depuis janvier 2021, les Forces armées maliennes (FAMa) n’ont cessé de se transformer, de s’éprouver, de se redéfinir. Dans un Sahel en ébullition, devenu laboratoire de tous les chocs, les soldats de la souveraineté malienne ont écrit – souvent dans la poussière, parfois dans le sang – une page nouvelle de leur histoire. Une histoire dont les contours ont été dessinés par une vision : celle d’un retour intégral de l’État sur ses terres, voulu et assumé par le général d’armée Assimi Goïta.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-eclipse-le-coup-d-eclat-tactique"><strong>Éclipse : le coup d’éclat tactique</strong></h3>



<p>Lancée en janvier 2021, l’Opération Éclipse symbolise le dernier sursaut d’un multilatéralisme sécuritaire encore balbutiant. Français, Nigériens, Burkinabè et Maliens, 3 400 hommes au total, déployés dans la région de Mopti pour porter un coup dur aux katibas du GSIM.&nbsp;</p>



<p>Dans les forêts de Foulsaré et de Serma, les pick-up fondent, les motos brûlent, et les Mirage français larguent leurs bombes sur les positions identifiées. Résultat officiel : une centaine de djihadistes neutralisés, vingt capturés, aucun doute possible sur l’efficacité tactique. Mais aussi, dès le 3 janvier à Bounti, un drame : l’ONU dénombre 19 civils tués. L’armée française conteste. Le doute s’installe. Les lignes se fissurent.</p>



<p>Ce fut l’un des derniers chapitres de la coopération directe avec Paris.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-menaka-tidermene-et-la-montee-noire-de-l-eigs"><strong>Ménaka, Tidermène et la montée noire de l’EIGS</strong></h3>



<p>Deux ans plus tard, en avril 2023, le décor est différent. La MINUSMA prépare sa sortie. Les instructeurs russes entrent dans le paysage. Le Mali se tourne résolument vers l’Est. À Ménaka, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ne se contente plus de harceler : il gouverne de fait. Les cercles entiers tombent dans son escarcelle, Tidermène le dernier. L’armée malienne, en posture d’encerclement, mène des opérations dans la région mais doit faire face à une guerre asymétrique, impitoyable. Le défi change de nature : il n’est plus seulement militaire, mais aussi politique, humanitaire, psychologique.</p>



<p>Ce que démontre cette séquence, c’est que les FAMa ne sont plus seulement une armée d’intervention, elles sont devenues une armée de présence. Dans le Nord-Est, à Bandiagara, à Boni, les frappes sont plus ciblées, mieux coordonnées. L’ennemi ne recule pas. Mais l’armée, mieux équipée, mieux formée, encadrée désormais par de nouveaux partenaires, tient bon. L’État-major parle de «&nbsp;<em>continuité opérationnelle</em>&nbsp;». Les statistiques s’égrènent : 29 terroristes neutralisés à Bandiagara, 3 autres à Boni. Des chiffres qui ne disent pas tout, mais qui traduisent une détermination.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-geopolitique-change-l-ennemi-reste"><strong>La géopolitique change, l’ennemi reste</strong></h3>



<p>L’une des tragédies les plus poignantes de cette guerre reste l’utilisation massive d’enfants soldats. Ils ont 12, parfois 8 ans. Ils sont éclaireurs, mules, boucliers humains. À Boni, l’armée le confirme : les enfants sont là, aux avant-postes. La lutte devient alors plus difficile encore. Peut-on tirer sur un enfant armé ? Doit-on hésiter ? La guerre impose ses propres dilemmes moraux.</p>



<p>Depuis la rupture avec la France, Bamako a refait ses alliances. Moscou, dans l’ombre, fournit formation et matériel. Sur le terrain, les FAMa avancent. L’ancien partenaire militaire est parti, mais les opérations se poursuivent. Et plus encore : elles s’intensifient. À Gao, à Gossi, dans le Gourma, le message est clair : le retrait des anciens partenaires n’a pas affaibli la volonté de reconquête. En novembre 2023, l’armée malienne foule le sol kidalois après plus d’une décennie d’occupation terroristes, malgré la présence d’une horde de partenaires militaires.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-nerf-de-la-guerre-gagner-les-coeurs"><strong>Le nerf de la guerre : gagner les cœurs</strong></h3>



<p>Car l’enjeu dépasse les chiffres et les cartographies. Il s’agit de reconquérir non seulement le territoire, mais la confiance. Chaque enfant sauvé, chaque école rouverte, chaque village sécurisé devient un bastion de la légitimité de l’État. La nouvelle doctrine l’a compris : il faut lier le fusil à la charrue, l’opération militaire à la justice sociale.</p>



<p>Le Mali d’Assimi Goïta, dans ses lignes de front et ses marges disputées, avance. Lentement. Douloureusement. Mais avance. Entre l’éclipse de l’ancien monde et l’incertitude du nouveau, les FAMa sont devenues le socle. L’armée, hier outil de l’État, est devenue l’État lui-même en territoire contesté. La souveraineté malienne ne se négocie plus : elle se conquiert, opération après opération.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : les enfants de la guerre, otages d’une tragédie silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 17:04:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’utilisation systématique d’enfants soldats dans les conflits armés au Sahel est une tragédie humanitaire à ne pas ignorer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Par un mélange d’idéologie, de misère et de cynisme stratégique, les groupes armés qui sévissent entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger recrutent massivement des mineurs. Face à cette hémorragie humaine, les États sahéliens peinent à enrayer un engrenage tragique qui mine aussi leurs efforts militaires.</em></strong><em></em></p>



<p>Il s’appelle Seydou. Dans le roman <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374?srsltid=AfmBOorXe8ByHWExQBLd2AWcRowEklgXzz2Dq4A9FAyqEIvtnTCL20dm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em> de Fousseni Togola, il incarne le visage d’une génération que la guerre a kidnappée. De Gao à Solhan, de Tillabéri à Mopti, ce sont des milliers d’enfants qui, depuis plus d’une décennie, ont vu leur destin basculer dans les rangs des groupes terroristes. Loin des discours diplomatiques, c’est là que se joue une des grandes tragédies du Sahel : celle des enfants soldats.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-d-ombres-juveniles"><strong>Une armée d’ombres juvéniles</strong></h3>



<p>Au Burkina Faso, certains ont à peine huit ans. <a href="https://www.studiotamani.org/157563-plus-de-200-enfants-soldats-recuperes-depuis-2018-a-gao" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Mali</a>, ils sont parfois enrôlés dès les écoles coraniques, abandonnés par leurs maîtres, récupérés par la propagande salafiste. Filles ou garçons, ils deviennent kamikazes, éclaireurs, sentinelles ou esclaves sexuels. Selon l’UNICEF, 15 % des enfants soldats sont des filles. Les garçons, eux, composent souvent la chair à canon d’assauts meurtriers. À Solhan, en 2021, <a href="https://globalinitiative.net/wp-content/uploads/2021/09/Les-%C3%A9conomies-criminelles-ont-jou%C3%A9-un-r%C3%B4le-cl%C3%A9-dans-le-massacre-de-Solhan-au-Burkina-Faso.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">80 % des assaillants étaient mineurs</a>.</p>



<p>Les <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/des-enfants-en-ordre-de-bataille-les-dernieres-recrues-de-letat-islamique-en-afrique-de-louest" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupes armés islamistes,</a> comme l’EIGS ou le GSIM, instrumentalisent la pauvreté, les rivalités communautaires et l’effondrement de l’éducation. Les écoles ? Six mille ont été détruites dans la région. Au Mali, seules 12 % des communes en zone rouge ont encore une école en fonctionnement. Le vide laissé par l’État est comblé par des dogmes et des kalachnikovs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-dilemme-tactique-pour-les-armees-nationales"><strong>Un dilemme tactique pour les armées nationales</strong></h3>



<p>Que faire lorsque l’ennemi a le visage de l’enfance ? Les soldats sahéliens, confrontés à ces <a href="https://international-review.icrc.org/sites/default/files/reviews-pdf/2022-08/LE%20SAHEL-ARTICLE%20PAR%20ARTICLE_01_918_Edito_2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dilemmes moraux</a>, voient leur capacité de riposte altérée. Chaque tir devient un acte de conscience. Chaque opération, un risque de tragédie collatérale. À cela s’ajoute la complexité logistique : détecter un adolescent armé au sein d’une foule civile relève de la gageure. Le paradoxe est cruel : frapper, c’est trahir sa propre humanité ; ne rien faire, c’est laisser l’ennemi se renforcer.</p>



<p>Les armées, dès lors, s’adaptent. Au <a href="https://fr.africanews.com/2021/09/13/niger-de-plus-en-plus-d-enfants-tues-ou-recrutes-par-les-djihadistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niger</a>, le bataillon « <em>Tahoua</em> » s’est doté d’équipes de psychologues pour gérer les enfants capturés. Au Burkina, une part croissante des ressources militaires est dédiée à la protection civile. La guerre n’est plus seulement une affaire de fusils : elle devient une bataille pour les âmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-reponses-encore-trop-timides"><strong>Des réponses encore trop timides</strong></h3>



<p>Face à l’ampleur du drame, les <a href="https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/">réponses institutionnelles</a> peinent à suivre. À Gao, le centre de transit pour enfants démobilisés peut héberger 50 mineurs. Or, 200 nouvelles recrues y sont identifiées chaque année. La réintégration est souvent un mirage : rejetés par leur famille, stigmatisés dans leurs villages, nombre d’enfants reprennent la route des armes.</p>



<p>Pourtant, des signaux faibles esquissent une alternative. Des écoles mobiles sillonnent désormais le nord burkinabè. Au Mali, un programme expérimental verse une allocation mensuelle aux familles qui gardent leurs enfants à l’abri des recruteurs. Au Niger, des comités de vigilance communautaires alertent les autorités sur les tentatives d’enrôlement.</p>



<p>Mais la guerre impose son propre tempo. Et le temps, dans le Sahel, est une denrée rare.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete"><strong>Un enjeu de souveraineté</strong></h3>



<p>Les <a href="https://www.humanium.org/fr/les-enfants-soldats-du-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfants soldats</a> ne sont pas seulement une tragédie humanitaire. Ils représentent un multiplicateur de puissance pour les groupes armés. Ils sapent les efforts de stabilisation, délégitiment les États, détruisent le tissu social. Tant que l’école ne remplace pas la kalachnikov, tant que la justice n’offre pas une alternative crédible à la vengeance, la reconquête militaire restera incomplète.</p>



<p>Assimi Goïta et ses homologues burkinabè et nigérien le savent : sans victoire sur le terrain social, l’effort sécuritaire restera inabouti. L’avenir du Sahel ne se joue pas seulement dans les casernes, mais aussi dans les classes, les familles et les mosquées.</p>



<p>Seydou, l’enfant des ruines, n’est pas un personnage de fiction. Il est le miroir de notre impuissance, mais aussi de ce que pourrait être, demain, la dignité retrouvée d’un continent. À condition de ne plus le regarder sans agir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : Seydou ou l’enfant aux cicatrices du siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 12:07:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie fait basculer dans la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion 11, enfant-soldat. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola est désormais disponible au Mali, aux éditions L’Harmattan, situées à l’immeuble Jean Marie Cissé à Hamdallaye ACI&nbsp;2000, ainsi qu’à la librairie Bah du Grand Hôtel de Bamako.</em></strong><em></em></p>



<p>Il est des livres qui se lisent comme on marche dans un champ de ruines : avec précaution, respect et une forme de vertige. <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em>, dernier roman de Fousseni Togola, après <em>Bintou, une fille singulière</em>, est de ceux-là. L’auteur malien, philosophe de formation, journaliste dans l’âme et romancier par devoir de mémoire, livre ici un récit d’une force rare. Celle qui naît du silence des victimes, de l’écho des coups de feu, et de cette question qui traverse l’Afrique contemporaine : que reste-t-il de l’enfance lorsqu’elle croise le chemin de la guerre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane,…</strong></h3>



<p>Son héros, Seydou, est tout sauf un personnage de fiction. Il est une synthèse. Une condensation littéraire de milliers de destins brisés du Sahel, du Kivu ou du Nil Bleu. Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie, un jour, arrache à l’innocence. La bascule est brutale, sans transition. La tendresse laisse place au sang, l’éveil à la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion&nbsp;11, enfant-soldat d’une guerre qui ne dit jamais son vrai nom.</p>



<p>Togola, qui ne verse jamais dans le pathos, écrit avec une retenue poignante. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il fait penser. À travers les pages, l’auteur interroge les fractures de nos sociétés, les trahisons de l’éducation, et cette incapacité du politique à protéger ce qu’il y a de plus fragile&nbsp;: les enfants. Il y a chez lui une volonté évidente de rendre à ces enfants soldats leur dignité narrative. De rappeler que derrière chaque kalachnikov, il y a un regard d’enfant.</p>



<p>Ce roman n’est pas un simple cri. C’est une thèse déguisée. Une réflexion philosophique sur la résilience, le libre arbitre et la part de lumière qu’il reste en l’homme, même au cœur de la nuit. On y retrouve, en filigrane, les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane, et parfois même de Malraux. L’écriture est sobre, presque austère, mais d’une précision chirurgicale. Chaque mot compte. Chaque image frappe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière</strong></h3>



<p>Et puis, il y a cette phrase, comme un aveu&nbsp;:&nbsp;<em>« Il savait qu’il marchait sur un fil, oscillant entre la survie et le refus de se laisser totalement corrompre par la haine. »</em>&nbsp;Tout est dit. La ligne de crête. Le combat intérieur. Le refus de sombrer.</p>



<p><em>Enfant des ruines</em>&nbsp;est un roman nécessaire. Parce qu’il donne voix à ceux que les rapports d’ONG chiffrent mais que les nations oublient. Parce qu’il montre que même dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière. Parce qu’il rappelle que, parfois, la littérature est la seule patrie possible pour ceux qu’on a privés de terre, de toit, et d’avenir.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;Alliance des États du Sahel condamne l&#8217;utilisation d&#8217;enfants soldats à Kidal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 09:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Alliance des Etats du sahel]]></category>
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<p>Dans une offensive décisive menée ce 13 novembre 2023, les Forces armées maliennes ont remporté une victoire significative contre les groupes armés terroristes opérant dans la région de Kidal. Les&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Dans une offensive décisive menée ce 13 novembre 2023, les Forces armées maliennes ont remporté une victoire significative contre les groupes armés terroristes opérant dans la région de Kidal. Les opérations en cours, minutieusement planifiées, visent à éliminer de manière systématique les éléments terroristes encore actifs aux abords de la ville.</p>



<p>L&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), dans un communiqué ce 14 novembre,  exprime sa ferme condamnation à l&rsquo;encontre de l&rsquo;utilisation d&rsquo;enfants soldats par les groupes armés terroristes (GAT) impliqués dans ces actes répréhensibles. Cette pratique, non seulement incompatible avec les principes fondamentaux des droits de l&rsquo;homme, mais également en violation flagrante des conventions internationales relatives au droit de l&rsquo;enfant, suscite une profonde consternation au sein de la communauté internationale.</p>



<p>L&rsquo;AES réaffirme avec détermination son engagement indéfectible à soutenir les efforts conjoints des États du Sahel dans leur lutte implacable contre le terrorisme. Face à ces menaces persistantes, la coopération régionale demeure cruciale pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région. L&rsquo;Alliance souligne l&rsquo;importance capitale de préserver les droits fondamentaux et la dignité de tous, particulièrement ceux des enfants, victimes injustes des conflits armés.</p>



<p><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : plusieurs enfants tués ou recrutés par des groupes armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 19:26:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[recrutement d&#039;enfants]]></category>
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<p>Dans un nouveau rapport, Amnesty International exhorte les autorités nigériennes ainsi que les partenaires du pays à prendre les mesures qui siéent pour protéger le droit des enfants.</p>
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<p><strong>Dans la crise sécuritaire au Niger, des enfants sont de plus en plus tués ou recrutés par des groupes armés terroristes. Dans un nouveau rapport, Amnesty International exhorte les autorités nigériennes ainsi que les partenaires du pays à prendre les mesures qui siéent pour protéger le droit des enfants.</strong></p>



<p>Au Niger, les enfants sont de plus en plus pris pour cible par des groupes armés terroristes, notamment l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda, souligne Amnesty International dans un <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/afr43/4627/2021/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouveau rapport</a>, publié le lundi 13 septembre 2021. Intitulé <em>« Je n’ai plus rien, à part moi-même. » Les répercussions croissantes du conflit sur les enfants dans la région de Tillabéri</em>, ce rapport de 64 pages illustre les conséquences du conflit au Niger sur les enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus d’une soixantaine tuée, 377&nbsp;écoles fermées, des recrus</strong></h3>



<p><em>« En 2021, des groupes armés ont tué plus d’une soixantaine d’enfants dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières. L’EIGS, présent principalement à la frontière avec le Mali, semble être responsable de la plupart des massacres à grande échelle »</em>, soutient Amnesty International dans un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/research/2021/09/niger-increasing-number-of-children-killed-and-recruited-by-armed-groups-in-sahels-tri-border-area-new-report/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>.</p>



<p>En plus des <a href="https://saheltribune.com/niger-recrudescence-des-exactions-contre-les-civils-le-gouvernement-interpele-hrw/">attaques</a> contre les enfants, l’activité favorite de ces groupes djihadistes semble être également le recrutement des enfants dans leur rang. Dans le département de Torodi, près de la frontière avec le Burkina Faso, le recrutement des enfants par <em>« le GSIM s’est considérablement accru cette année »</em>, note notre source.</p>



<p>Selon les précisions des témoins contactés par Amnesty International dans le cadre de l’élaboration de ce rapport, le GSIM cible les jeunes hommes et les garçons de 15 à 17&nbsp;ans, voire plus jeunes. Il leur propose de la nourriture, de l’argent ou des vêtements pour les attirer. Des recrus qui seraient formés au maniement des armes pendant une période d’une semaine à trois mois. <em>« On sait également que le GSIM utilise des enfants comme espions, éclaireurs et guetteurs, entre autres rôles définis dans le droit international comme une participation aux hostilités »</em>, écrit-on dans le communiqué d’Amnesty International.</p>



<p>Ces groupes djihadistes semblent déployer tous les moyens nécessaires pour réussir leur mission. Opposés à <em>« l’éducation occidentale</em> », l’EIGS et le GSIM prennent également les <a href="https://saheltribune.com/au-niger-des-impacts-de-la-crise-securitaire-sur-leducation/">écoles pour cible</a>. En juin 2021, « <em>au moins 377&nbsp;écoles de la région de Tillabéri avaient fermé, privant plus de 31 000&nbsp;enfants d’accès à l’éducation </em>» en raison des attaques récurrentes de ces groupes contre les écoles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Ce que je veux »</strong></h3>



<p>Ces situations ont pourtant des <a href="https://www.hrw.org/fr/report/2020/05/26/leur-combat-contre-leducation/attaques-commises-par-des-groupes-armes-contre-des" target="_blank" rel="noreferrer noopener">répercussions</a> psychosociales sur les enfants, indique Amnesty International qui explique avoir <em>« recueilli des informations sur les symptômes de traumatisme et de souffrance qui se manifestaient chez les enfants, notamment les cauchemars, les troubles du sommeil, la peur, l’anxiété et la perte d’appétit </em>». De nombreuses personnes souffrent d’une phobie du bruit des motos. Des bruits qui ravivent en elles le souvenir des attaques.</p>



<p>Dans ce nouveau rapport, Amnesty International exhorte les autorités nigériennes et les partenaires internationaux à prendre des mesures <em>« pour doter les enfants d’outils qui leur permettront de se construire un avenir ».</em></p>



<p>Un adolescent de 15&nbsp;ans, déplacé de son village, a expliqué à Amnesty International&nbsp;: « <em>Ce que je veux, c’est que la paix revienne, vraiment. Et il faut que [le gouvernement] se soucie de notre vie, même ici [dans le camp pour personnes déplacées] pour ce qui est de la nourriture et de l’eau. Et l’école. Nous avons besoin de l’école. »</em></p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
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		<title>Mali ‐Droits humains : un plan d’action pour protéger les enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 21:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[protection des enfants]]></category>
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<p>Au Mali, pour protéger les enfants contre l’influence des groupes armés terroristes, la Plateforme signe un Plan d’action avec les Nations unies.</p>
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<p><strong>Au Mali, pour protéger les enfants contre l’influence des groupes armés terroristes, la Plateforme signe un Plan d’action avec les Nations unies.</strong></p>



<p><em>« La crise malienne et l’insécurité persistante dans les régions du centre et du nord ont continué à avoir un impact dévastateur sur les enfants et donné lieu à des violations graves à leur égard »,</em> déclarait l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, <a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27362&amp;LangID=F" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le 6 août dernier</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>122 enfants soldats</strong></h3>



<p>Dans son <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_519_e.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier rapport</a> trimestriel sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies indiquait, de son côté, qu’au Mali, durant la période allant d’avril à juin, 172 violations graves ont été commises contre 126 enfants.</p>



<p>Les constants révèlent que certains enfants servent dans le rang des groupes djihadistes, qui les recrutent comme combattants, déplorent les Nations unies dans son <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2021_299_e.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier rapport</a> trimestriel&nbsp;2021 (janvier-mars) sur la situation au Mali. «<em> Il a été confirmé que 122 enfants (91 garçons et 31 filles) âgés de 10 à 17 ans avaient été recrutés et utilisés par des groupes armés ; 89 d’entre eux ont été séparés de ces groupes, tandis que 33 restent actifs dans leurs rangs </em>», lit-on dans ce rapport.</p>



<p>Pour mettre un terme à cette utilisation des enfants par les groupes armés terroristes (GAT), la Plateforme, une coalition de mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, a signé le 26 août dernier, un <a href="https://minusma.unmissions.org/note-d%E2%80%99information-sur-la-signature-du-plan-d%E2%80%99action-de-la-plateforme-sur-la-lutte-contre-les" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plan d’action</a> avec les Nations unies. Le but est de mettre fin au recrutement et à l’utilisation des enfants, à la violence sexuelle et à toutes les autres violations graves envers les enfants.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Libéré et intégré</strong></h3>



<p>Selon le chef de la Minusma, M.&nbsp;El-Ghassim Wane, « <em>Depuis 2000, plus 115 000 enfants soldats ont été libérés à travers le monde à la suite du travail de plaidoyer entrepris par les Nations unies et de Plans d’action comme celui qui a été signé par la Plateforme ».</em></p>



<p>À travers cet acte, la Plateforme s’engage à travailler à la libération des enfants du joug de leurs <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-le-lourd-tribut-rapport/">endoctrinaires</a>, à leur réintégration dans leurs familles et leurs communautés, à les aider à reprendre une vie normale.</p>



<p>« <em>Cet engagement marque une avancée majeure pour mieux protéger les enfants au Mali et promouvoir leurs droits conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant et à son Protocole additionnel sur l’implication des enfants dans les conflits armés »</em>, s’est réjoui M.&nbsp;El-Ghassim Wane. Le patron de la Minusma a rassuré la disponibilité de sa structure à accompagner une telle initiative qui constitue « <em>un pas important ».</em></p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Insécurité au Mali : les enfants continuent de payer un lourd tribut</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[recrutement forcé des enfants]]></category>
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<p>L’utilisation des enfants par les groupes armés pour atteindre leur fin est un phénomène récurrent. Au Mali, les enfants continuent de payer un lourd tribut des conflits. Ils sont innocents.&#8230;</p>
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<p><strong>L’utilisation des enfants par les groupes armés pour atteindre leur fin est un phénomène récurrent. Au Mali, les enfants continuent de payer un lourd tribut des conflits. </strong></p>



<p>Ils sont innocents. Ils n’ont rien fait pour mériter certaines maltraitances. Pourtant, c’est eux qui continuent de payer un lourd tribut des conflits au sahel. L’instrumentalisation des enfants par des acteurs au conflit est l’un des facteurs les plus inquiétants des conflits dans le sahel. « <em>Ce que j’ai pu observer </em>[dans le sahel ndlr]<em> au cours de ce mandat, c’est que l’ennemi s’est durci. Il n’hésite plus à recourir à des enfants soldats. Ces derniers sont endoctrinés et entraînés au maniement des armes</em> », déclarait le général Pascal Facon, ex-chef de la force Barkhane, en juillet 2020, lors d’une <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200710-barkhane-bilan-inquietude-emploi-enfants-soldats-jihadiste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">visioconférence</a>.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>102 enfants recrutés de force au Mali</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Cette situation s’est beaucoup accentuée durant le dernier trimestre 2020 au Mali. Selon le <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2020_1281_f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier rapport trimestriel</a> du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali, les recrutements forcés d’enfants ont connu une hausse considérable durant le dernier trimestre 2020. La même source précise que ses partenaires humanitaires expliquent que ces recrutements forcés d’enfants « <em>représentaient 42 % des violations graves commises contre des enfants au cours de la période considérée</em> ».</p>



<p>Au total, 102 enfants, dont 79 garçons et 23 filles, âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les rangs des acteurs en conflit au Mali au cours de la période en revue. Parmi ces enfants, 47 ont été tués ou mutilés dans les régions de Mopti, de Gao, de Tombouctou, de Kidal, de Ségou et à Bamako, souligne Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies dans son rapport.&nbsp;</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des causes possibles de la hausse</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Plusieurs facteurs permettent de comprendre de façon générale, l’augmentation du recrutement forcé d’enfants. <em>« Lorsque les enfants ne sont pas scolarisés, ils sont plus exposés au recrutement par des groupes armés »</em>, expliquait l’UNICEF dans un <a href="https://www.unicef.org/wca/fr/communiqu%C3%A9s-de-presse/23-millions-denfants-auront-besoin-de-protection-dans-la-r%C3%A9gion-du-sahel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> en mai 2020, à un moment où près de 12 millions d’enfants étaient privés d’éducation en raison de la fermeture des écoles pour limiter la propagation du coronavirus. En plus de la crise sanitaire et son corollaire de rupture éducative, la pauvreté, l’aggravation de la crise sécuritaire ayant forcé plus de 137 000 enfants au Mali à fuir leur localité en 2019, sont parmi tant d’autres facteurs ce qui pousse les enfants dans les mains de leurs bourreaux qui les utilisent non seulement comme combattants, mais aussi et surtout « <em>comme espions, messagers, porteurs, cuisiniers, ou chargés du nettoyage</em> », indiquait l’UNICEF dans un de ses <a href="https://www.ifri.org/fr/espace-media/lifri-medias/sahel-crainte-retour-enfants-soldats" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports en 2019</a>.</p>



<p>Pour le cas spécifique du dernier trimestre&nbsp;2020 au Mali, la hausse du recrutement forcé des enfants pourrait bien être tributaire de l’instabilité politique combinée à la deuxième vague du coronavirus. C’est pourquoi il est important que les autorités travaillent à la protection de l’enfance surtout en cette période de crise sanitaire qui vient s’ajouter à une crise sécuritaire préexistante. Tant que les enfants ne sont pas à l’abri de ces recrutements forcés, il sera difficile d’espérer sur une quelconque victoire contre cette crise sécuritaire.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#DevoirDeConscience7 : l’orphelin Seydou, un véritable guerrier au service des barbus</title>
		<link>https://saheltribune.com/devoirdeconscience7-lorphelin-seydou-un-veritable-guerrier-au-service-des-barbus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2020 09:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[enrôlement des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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<p>Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, « Devoir de conscience »,&#160;nous faisons voir le travail psychologique subit par le jeune Seydou, après son recrutement par les barbus. Il&#8230;</p>
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<p><strong>Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, « <em>Devoir de conscience »</em>,&nbsp;nous faisons voir le travail psychologique subit par le jeune Seydou, après son recrutement par les barbus. Il est également question des premières exactions du jeune adolescent contre sa patrie. </strong><strong></strong></p>



<p><strong>Rappelons que notre série de billets fictifs vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Il s’agit donc d’une sensibilisation sur les droits des enfants, surtout en période de crise.</strong><strong></strong></p>



<p>Une fois accepté dans le rang, Seydou reçoit des explications sur le fonctionnement du réseau. On n’intègre pas le clan des barbus et y sortir vivant. Tous les membres ayant plus de 14 ans doivent laisser pousser de longues barbes afin non seulement de se faire identifier facilement, mais aussi parce que c’est cela la voie de Dieu, croient-ils. La barbe distingue l’homme de la femme, déclarent les nouveaux mentors de Seydou.</p>



<p><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4658&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 6 : le petit Seydou dans les rangs des bourreaux de ses parents !</a></p>



<p>Le jeune garçon ainsi que tous les enfants enlevés dans son village reçoivent une tout autre forme d’éducation. Une éducation religieuse radicale. On leur apprend que le jihad est la voie du salut. Mourir en jihad, c’est entrer en paradis, puisque c’est la défense de la voie de Dieu. Un lavage de cerveau pour endurcir le cœur de ces enfants qui seront, pour la plupart, utilisés comme des Kamikazes qui tueront des milliers de personnes à travers le monde.</p>



<p>C’est dans ce camp d’ailleurs que le jeune adolescent Seydou découvre que ces barbus ont un réseau bien implanté. Seydou et ses camardes du village sont venus trouver d’autres groupes d’enfants dans ce camp. Certains sont arrivés par kidnapping, comme les camarades de Seydou ; d’autres, souvent plus âgés que Seydou, sont l’œuvre de proxénètes ayant promis un avenir plus radieux à des jeunes qui leur avaient fait confiance, mais qui n’ont eu d’autre sort que de devenir des ennemis de leur propre nation. D’autres encore ont rejoint le camp de ces hommes par désir de se venger de leur État qu’ils tiennent pour responsable de leurs difficultés à avoir du travail.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4498&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l’orphelin !</a></p>



<p>À l’issue du premier exercice psychologique, Seydou et un autre de ses camarades d’âge, Binafou, se font distinguer par leur extrême intelligence et leur détermination. Ils ont vite assimilé les enseignements. La timidité de Seydou est également vue par ses nouveaux maîtres comme une qualité profondément guerrière.&nbsp;</p>



<p>Après un mois de formation psychologique ou plutôt de lavage de cerveau, Seydou et Binafou entament des exercices physiques, qu’ils feront pendant une partie de la journée. Ils rejoignent ainsi le stade supérieur de la formation. Ils ne serviront pas de Kamikazes, mais agrandiront le rang des barbus.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4334&amp;action=edit">#DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !</a></p>



<p>À ce stade également, les deux amis rencontrent d’autres groupes d’adolescents. Ils sont tous formés au tir, au combat du corps à corps, à la pose de mines sur les routes, aux prises d’otage ainsi qu’à l’infiltration dans les rangs de l’ennemi.&nbsp;</p>



<p>Après seulement un jour de formation, le jeune Seydou se heurte à d’énormes difficultés jusqu’à ce qu’il tombe malade pendant toute une semaine. Une situation due au fait qu’il n’avait jamais subi des exercices physiques aussi intenses que celui-ci.</p>



<p>Juste après sa convalescence, le jeune orphelin reprend les exercices avec une assiduité extrême. Les formateurs barbus leur font connaître leurs désormais ennemis&nbsp;: l’école française, les intérêts du blanc, les autorités politiques.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4231&amp;action=edit">#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</a></p>



<p>À cette explication, Binafou qui connaissait bien l’amour de Seydou pour l’école française jette un regard furtif sur celui-ci comme s’il craignait la réaction de ce dernier. Pourtant, il avait tout à fait raison de s’en douter. Seydou demande de suite&nbsp;: pourquoi doit-on nous en prendre à l’école du blanc ? C’est là que les enfants sont instruites ! À cette remarque, le formateur rétorque en lui faisant comprendre que l’école du blanc détourne les enfants du chemin de Dieu, qui est la voie du salut. Le formateur clôt cette explication par l’exposé du principe selon lequel dans leur clan, on exécute sans poser de questions. Seydou hausse la tête en signe d’approbation.&nbsp;</p>



<p>Le jeune adolescent venait de comprendre ainsi que dans les jours à venir, il serait dans l’obligation de s’en prendre aux grands lieux qui lui avaient émerveillé pendant toute son enfance. Il sera amené à priver d’autres enfants du droit qu’il a eu. Il imposera ainsi son sort à des milliers d’adolescents. En pensant ainsi, le remords le gagnait. Comment priver des millions d’enfants de mon pays du droit à l’éducation ? se demandait-il avec une immense rage dans le cœur. Pourquoi enlever des innocents ?</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4045&amp;action=edit">#DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel</a></p>



<p>Tout compte fait, il était déjà trop tard. Il ne pouvait accepter de lever le moindre soupçon sur son remords, s’il ne veut pas se faire tuer. D’ailleurs, depuis la mort de ses parents, il n’a bénéficié du soutien d’aucun membre de son entourage pour qu’il retourne à l’école. S’il en avait bénéficié, peut-être qu’il n’allait pas se retrouver dans ce camp. Pourquoi reculer, déjà que ses parents ont tous été tués. Qu’est-ce que la vie peut-elle lui réserver de meilleures que cette voie du jihad ? Les monologues de Seydou, pendant les heures de pause, duraient souvent des minutes chaque jour.</p>



<p>Les exercices ont alors continué pendant trois mois avec chaque jour, des formations guerrières avec des exercices de simulation d’attaque pendant la journée et des formations psychologiques le soir.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3838&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre</a></p>



<p>Avant la fin de ces trois mois de formation, Seydou avait fini par devenir un djihadiste convaincu de toute la noblesse de sa mission. Il se combattait avec une telle fougue qu’on le surnomme « <em>Scorpion&nbsp;11 »</em>. Chose tout aussi normale, puisqu’il était maintenant un grand consommateur de tabac, qui transite par leur réseau vers l’intérieur du pays ainsi que vers les pays voisins. Scorpion&nbsp;11 était alors déterminé à périr sur cette voie du jihad.</p>



<p>La première mission de Scorpion&nbsp;11, Binafou alias B15 et Y20, est de braquer un transport en commun et de dépouiller les passagers de tous leurs objets de valeur qui serviront de butins de guerre. Une première mission qui a été une réussite. La deuxième mission est d’attaquer des paysans dans leur champ afin de les empêcher de cultiver et les exposer à la famine. L’objectif étant de déstabiliser le pays et de gagner en confiance auprès des citoyens.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3757&amp;action=edit">#DevoirDeConscience : pour les orphelins de guerre</a></p>



<p>Après ces deux succès, Scorpion&nbsp;11 et son équipe sont envoyés dans une mission plus compliquée, puisqu’ils venaient de gagner la confiance de leurs chefs. Cette fois-ci, il s’agit d’un hôtel luxueux, qui sert de résidence à plusieurs touristes occidentaux, qui recevra leur visite. Les trois <em>« dieux de la guerre</em> » se préparent pour mener l’assaut. Objectif&nbsp;: réussir la mission en tuant des centaines de personnes, emportant de l’argent tout en emmenant au moins un otage important.&nbsp;</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l&#8217;orphelin !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une nouvelle vie commence pour le petit Seydou. Une vie étrange et difficile. Sans père ni mère. Le bonheur et le malheur jouent leur mauvais tour à Seydou qui a vu son bonheur supplanté par le malheur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ce billet fait partie de notre série de billets fictifs, « <em>Devoir de conscience »</em>. Une série qui vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Dans cet épisode, il est question des souffrances qu’on fait subir au petit Seydou, après l’assassinat de ses parents par les djihadistes.</strong></p>



<p>Une nouvelle vie commence pour le petit Seydou. Une vie étrange et difficile. Sans père ni mère. Le bonheur et le malheur jouent leur mauvais tour à Seydou qui a vu son bonheur supplanté par le malheur.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3838&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre</a></p>



<p>L’orphelin reçoit généralement des qualificatifs qui lui rendent la vie dure. Lorsqu’on perd brusquement ces parents voire l’un d’entre eux, nos entourages pensent différemment de nous. On te qualifie de maudit ou de sorcier. &nbsp;</p>



<p>Le petit Seydou, chez ses tontons, Abdoulaye et Oumar, était obligé, pendant l’hivernage, de se réveiller depuis aux premiers chants du coq pour conduire les bœufs dans les bois afin de les faire paître avant l’heure des travaux champêtres. Il est le Benjamin dans cette famille. Il est tenu d’exercer les travaux que devrait mener un Benjamin.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4045&amp;action=edit">#DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel</a></p>



<p>Seul dans la forêt, dans un noir épais, le petit Seydou s’assoit au pied d’un arbre et passe tout son temps à pleurer la mort de ses parents. Il pleure et regarde vers l’orient en parlant comme s’il s’adresse à un homme à qui il demandait les raisons pour lesquelles il a été retiré de l’affection de ses parents si précocement. Il s’interrogeait sur les raisons de sa venue dans ce monde égoïste et insensible. Il se voyait innocent.</p>



<p>Seydou devient inconsolable. Ses pleurs ne cessent plus. Ses paupières se gonflent de jour en jour. Ses yeux sont devenus si petits qu’on a de la peine à les identifier correctement. Par fini, Abdoulaye et son frère décidèrent de lui donner une bonne correction, désormais, une fois qu’ils le verront, de nouveau, en train de pleurer la mort de ses parents qui sont partis, il y’a cinq mois. À proprement parler, ce qui faisait pleurer Seydou, c’était surtout ses conditions de vie et non pas la disparition de ses parents.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4231&amp;action=edit">#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</a></p>



<p>Avec l’avènement de ces barbus dans la zone, la vie est devenue difficile pour tous les villageois. La famine et les épidémies s’abattent sur les villageois faisant des milliers de morts et de déplacés.</p>



<p>Ceux qui ne sont pas morts ne pouvaient compter que sur un seul repas par jour. Les récoltes étaient pilées. Les animaux tués et les enfants enrôlés de gré ou de force dans les rangs de ces barbus.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4334&amp;action=edit">#DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !</a></p>



<p>À huit heures, les travaux champêtres commençaient. Le petit Seydou doit conduire les bœufs de labour. Il était celui qui devait se mettre devant les bœufs à la charrue, et pendant toute la journée. Tous les jours, il passe la journée à marcher devant ces bêtes, avec des épines qui le piquent dans les pieds, puisqu’il ne possédait plus de chaussures. Il est fouetté lorsqu’il faisait un faux pas devant les bœufs. De temps en temps, il tombe devant ces animaux qui le menacent souvent avec leurs longues cornes.</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2020 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[devoir de conscience]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les belles choses ne durent pas assez longtemps. Les joies de Seydou seront de courte durée. Pendant qu&#8217;il était pressé de se voir en classe supérieure, son village est attaqué&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les belles choses ne durent pas assez longtemps. Les joies de Seydou seront de courte durée. Pendant qu&rsquo;il était pressé de se voir en classe supérieure, son village est attaqué par des hommes armés.<br>N’oubliez pas, c’est une série de billets fictifs. Les noms utilisés n’ont rien à voir avec une histoire réelle.</strong><br>Le village a eu la visite d&rsquo;autres coqs réveilleurs ce jour-là ; des coqs différents des autres. Ceux-ci ont de longues barbes et réveillent à coups de fusil. Lorsqu&rsquo;ils réussissent à s&rsquo;assimiler en peul en s&rsquo;habillant comme ceux-ci tout en conduisant des animaux, ils ont échappé à la vigilance du poste militaire installé tout juste à l&rsquo;entrée du village.<br>Une fois que la première vague a réussi à passer, les autres en traîne par-derrière et par exprès, ouvrent le feu sur les agents de sécurité qui montaient la sentinelle à l’entrée et à la sortie du village. Ces hommes en tenue succombent sur place. Les bandits se sont alors mis à tirer dans tous les sens sans aucune orientation. Ils utilisaient des explosifs contre le village.<br>Lorsque Seydou et ses parents ont entendu des bruits dans le village, des cris de détresse, des explosions, ils ont voulu savoir ce qui se passait. Kouréichi se précipite alors à la porte pour jeter un coup d&rsquo;œil afin de s’enquérir de la situation. Le malheur le fait tomber sur un de ces hommes sans vergogne qui scandaient haut et fort « Allahou Akbar » (Dieu est Grand). Immédiatement, Kouréichi voulait faire demi-tour, puisqu’il venait de comprendre que le village est pris en otage. Mais il était trop tard.<br>Le monsieur barbu à la porte de Kouréichi fait appel aux autres barbus qui le rejoignent à la hâte. Dès lors, ils envahissent le domicile de Kouréichi, qui résidait près de la préfecture, une administration étatique. Ils se sont mis à faire des casses tout en fouillant à l’intérieur de la maison. Ils cherchaient certainement Kouréichi qui s&rsquo;était caché avec sa famille jusqu&rsquo;au fond des toilettes.<br>Pendant qu’ils continuaient à fouiller, le petit Seydou voulait sortir afin de discuter avec ces hommes et connaître leurs intentions. Mais ses parents lui interdisent de procéder ainsi puisque ces hommes sont sans pitié. Ils tuent tout ce qu&rsquo;ils trouvent sur leur passage.<br>Kouréichi ordonne à Aminatou et Seydou de rejoindre le rez-de-chaussée puisque ces hommes se trouvaient justes à quelques pas de leur cachette. Devant la mort ou tout autre risque, le chef de famille est celui qui prend le plus grand risque en sacrifiant sa vie pour la cause de la famille.<br>La famille a obéi au chef de famille et rejoint l&rsquo;endroit qui leur a été indiqué. Pendant ce temps, ces hommes avaient bouclé tous les passages vers la maison ou vers le dehors. Les tirs se faisaient entendre partout à l&rsquo;intérieur de la chambre et partout dans la rue. Kouréichi, lui, restait maintenant bloqué dans les toilettes, mais ne tardait plus à être découvert.<br>Pendant qu’Aminatou était inconsolable, le petit Seydou, lui, réfléchissait à ce qu&rsquo;il pouvait faire maintenant et tout de suite pour les sortir de ce pétrin. Soudain, il se rappelle le numéro d&rsquo;urgence qu&rsquo;on avait, quelques jours auparavant, communiqué à la télévision nationale. Immédiatement, il se met à ramper pour rejoindre la cabine téléphonique qui se trouvait juste au fond de la maison. Il réussit sans être aperçu. Lorsqu&rsquo;il se rapprochait, il entend des pas lourds proches de lui. Il jette alors un petit caillou vers un autre endroit afin de désorienter le monsieur.<br>Lorsqu&rsquo;il pénètre dans la cabine, il compose sans réfléchir le numéro vert et communique immédiatement la situation et toute sa gravité. On lui demande désespérément les coordonnées de la maison. À la plus grande surprise de ses correspondants, il se met à leur communiquer l&rsquo;adresse.<br>Pendant qu&rsquo;il était au téléphone, la cachette de son père a été découverte par ces malfaiteurs qui n&rsquo;ont pas pris de temps pour le tuer avec deux balles dans la cervelle. Mais avant de le tuer, ils lui demandent de réciter des sourates du Coran. Des sourates qu&rsquo;ils lui avaient indiquées. Malgré qu&rsquo;il réussisse, puisqu&rsquo;il s&rsquo;attachait déjà assez à la religion, ils lui donnent des coups sur la tête, le fait suffisamment souffrir en le traînant dans la chambre avant de l’éliminer effroyablement. Kouréichi passe un long moment à gémir de douleur, mais sans pouvoir ne rien faire. Ces hommes sont plus nombreux pour lui et les renforts demandés par son fils tardent à venir. Ceux-ci auraient pu être là à temps si les autres villageois connaissaient le numéro vert que Seydou vient d&rsquo;appeler.<br>Alors, à l&rsquo;entente des coups de feu dans la toilette, Aminatou s&rsquo;est mise à crier et a fini par se montrer et devenir victime de sa trop grande sensibilité. Ces hommes sans pitié se saisissent d’elle, la viole dans la cour de la maison. La bonne dame a subi tout genre de violence sexuelle et laissée en agonie sur place, nue.<br><strong>A suivre<br>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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