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	<title>Archives des emploi rural &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Région de Kayes : Un ambitieux projet de développement sectoriel lancé.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 08:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La valorisation du secteur de l’élevage à Kayes fait avancer l’économie locale avec des initiatives importantes et un soutien gouvernemental.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La fin du mois de juillet 2025 a été une période de bonnes nouvelles pour la région de Kayes. Quelques jours après l’annonce de B2Gold de créer 2000&nbsp;emplois à travers son nouveau gisement « Fékola régional », celle du gouvernement relative à l’acquisition du financement de la réhabilitation du tronçon routier Diema-Sandaré et, le lancement officiel par le ministère chargé de l’emploi d’un programme de formation de 500&nbsp;jeunes en</em></strong>&nbsp;<strong><em>entrepreneuriat, les autorités nationales viennent de lancer un ambitieux projet de valorisation du secteur de l’élevage dans la région.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Les autorités nationales sont à pied d’œuvre pour le développement global du pays. Pour ce faire, elles font non seulement des actions d’envergure nationale, mais aussi de portée régionale. Les actions au niveau des régions sont fonction de la spécificité socio-économique de chaque région administrative. Chacune des dix-neuf régions administratives a des spécificités naturelles qui définissent les principales activités socio-économiques pratiquées par les populations locales. Par exemple, Sikasso est reconnue par ses activités agricoles, Mopti par les activités piscicoles, etc.&nbsp;</p>



<p>Quant à la première région, Kayes, elle est réputée être une zone minière par excellence, une zone par laquelle 70&nbsp;% des importations du pays s’effectuent. Elle est aussi une grande zone d’élevage du Sahel occidental. Pour booster ce secteur, le gouvernement a lancé une importante initiative intitulée «<strong> </strong><em>Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ameliorer-durablement-la-chaine-de-valeurs-betail-viande"><strong>Améliorer durablement la chaîne de valeurs bétail/viande</strong></h2>



<p>Tel est l’objectif principal du projet dont le lancement a eu lieu le jeudi&nbsp;31&nbsp;juillet 2025 à Kayes sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. C’était en présence du gouverneur de la région de Kayes, Général de brigade Moussa Soumaré, du Chef de Bureau de la FAO (Food and Agriculture Organisation : Organisation des Nations unies pour l’agriculture) au Mali, Abdoul Karim Bah, du représentant de l’Agence Espagnole de Coopération pour le Développement (AECID), Antonio Monje Vargas, et de plusieurs acteurs intervenant dans le domaine de la filière bétail-viande.</p>



<p>Le projet vise à accompagner les éleveurs, bouchers, commerçants, transporteurs et transformateurs afin de renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité de la filière bétail/viande pour l’économie malienne. Autrement dit, il prévoit de renforcer la performance globale de la chaîne de valeurs bétail/viande, à travers l’amélioration de la productivité et de la santé animale ; le développement des infrastructures de transformation et de commercialisation;&nbsp;&nbsp;la professionnalisation des acteurs ; la promotion de partenariats inclusifs public-privé ; le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes dans les filières animales en mettant un accent particulier sur l’entrepreneuriat rural ; et la préservation des ressources naturelles par la promotion des pratiques durables et résilientes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kayes-une-zone-propice-pour-un-tel-projet-nbsp"><strong>Kayes, une zone propice pour un tel projet&nbsp;</strong></h2>



<p>Le secteur de l’élevage représente plus de 15&nbsp;% du PIB (Produit Intérieur Brut) en ce sens qu’il est le troisième contributeur aux recettes d’exportation après l’or et le coton. Pour son cheptel estimé de 79 487 163&nbsp;têtes, le Mali est classé premier de la zone UEMOA (Union Monétaire ouest-africaine) et deuxième de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).</p>



<p>La région de Kayes, bénéficiaire du présent projet, dispose de vastes zones pastorales.&nbsp;&nbsp;Son cheptel important est estimé à 1 926 264&nbsp;bovins, 1 354 506&nbsp;ovins, 1 848 662&nbsp;caprins, 50 337&nbsp;équins, 105 580&nbsp;asins et 27 907&nbsp;camelins. Sa position géographique stratégique, offre un potentiel considérable pour le développement de la filière bétail/viande, aussi bien pour la consommation nationale que pour l’exportation vers les pays de la sous-région.&nbsp;</p>



<p>La réalisation du projet sera facilitée par l’existence d’un abattoir moderne composé de deux chaînes de production (une chaîne dédiée aux bovins avec une capacité de 100 bovins par cycle de 8&nbsp;heures et une chaîne des ovins et caprins avec une capacité de 300&nbsp;ovins par cycle de 8&nbsp;heures). L’abattoir produit plus de 80&nbsp;tonnes de viande par mois.</p>



<p>Il faut noter que le «<strong> </strong><em>Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes </em>»<strong>&nbsp;</strong>est financé par le Royaume d’Espagne et mis en œuvre par la FAO pour un coût global de 393 000 000&nbsp;FCFA.&nbsp;</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Comprenez les enjeux et les transformations de la Grande Muraille Verte, un projet écologique en pleine mutation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.</em></strong></p>



<p>Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille Verte (GMV)</a>, cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-simple-une-execution-complexe"><strong>Une idée simple, une exécution complexe</strong></h3>



<p>À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de <a href="https://fr.mongabay.com/2023/09/les-progres-sont-lents-sur-la-grande-muraille-verte-en-afrique-mais-des-lueurs-despoir-sont-visibles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées</a> d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.</p>



<p>En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un «<em> Accélérateur de la GMV </em>» est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux «&nbsp;<em>bassins verts</em>&nbsp;», des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2025-changement-de-methode-mais-quel-changement-de-fond"><strong>2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">progrès</a>, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.</p>



<p>Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour <a href="https://www.enabel.be/fr/la-meilleure-muraille-verte-cest-celle-ou-les-gens-vivent-en-harmonie-avec-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enabel</a>, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « <em>Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. </em>» L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-verte-dans-un-champ-de-mines"><strong>Une promesse verte dans un champ de mines</strong></h3>



<p>Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-un-plan-ambitieux-pour-financer-la-croissance-verte-et-sadapter-au-rechauffement-climatique/">vulnérable aux changements climatiques</a>, est aussi l’une des plus instables du monde. <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-souverainete-et-environnement-le-mali-en-marche-pour-preserver-ses-tresors-naturels/">Mali</a>, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?</p>



<p>La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. «&nbsp;<em>Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ?&nbsp;</em>», s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.</p>



<p>À cela s’ajoute le retard des <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/projects-and-operations/multinational_-_projet_dappui_a_la_mise_en_oeuvre_de_initiative_de_la_gmv_-_p-z1-aa0-146_-_eer_aout_2024_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">financements</a>. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-gmv-au-concret-quelques-succes-beaucoup-de-tatonnements"><strong>La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements</strong></h3>



<p>Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. <a href="https://saheltribune.com/discours-panafricaniste-et-developpement-et-si-lon-parlait-de-la-revolution-verte-de-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des hectares reverdis</a>, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.</p>



<p>L’accent mis sur les «&nbsp;<em>unités agro-sylvo-pastorales</em>&nbsp;» – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.</p>



<p>À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : «&nbsp;<em>Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre.&nbsp;</em>» Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-tentaculaire"><strong>Une gouvernance tentaculaire</strong></h3>



<p>C’est sans doute là que le bât blesse encore : une <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/2110?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernance à mille têtes</a>. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales&#8230; Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.</p>



<p>L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.</p>



<p>La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.</p>



<p>Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.</p>



<p>En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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