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	<title>Archives des emploi jeunes &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des emploi jeunes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’emploi des jeunes au Sénégal : Que faire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 13:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[emploi jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Bocar Harouna Diallo est un jeune chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Pour une meilleure résolution de la problématique de l’emploi des jeunes&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Bocar Harouna Diallo est un jeune chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Pour une meilleure résolution de la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique, le jeune chercheur juge important de coordonner les efforts entre le secteur privé et celui public et aussi avec toutes les bonnes volontés et surtout la diaspora.</strong></p>



<p>Le Sénégal comme bon nombre de pays du sahel est confronté à un problème permanent de l’emploi des jeunes et d’un chômage chronique. Et tous les gouvernements qui se sont succédé ont entrepris des politiques de l’emploi des jeunes pour endiguer le mal, mais sans grand succès. Les États ne sont pas certes les principaux employeurs, mais en ont une part cruciale de responsabilité. Les jeunes diplômés, les femmes et les moins diplômés exerçant dans l’informel sont les principales victimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comprendre le problème structurel de l’emploi des jeunes au Sénégal&nbsp;</strong></h2>



<p>Comme on le dit souvent, un problème bien posé est à moitié résolu. Les jeunes sénégalais souffrent d’un manque criard d’opportunités d’emploi malgré toutes les potentialités et les démarches menées par les différents gouvernants. Il me semble que cette persistance du problème d’emploi s’explique par plusieurs raisons. Il s’agit&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Un manque d’opportunités d’emplois récents. L’État ne crée pas d’emplois, mais peut mettre en place un environnement propice aux emplois. Et il y’a une faible capacité d’absorption du secteur privé et le public recrute moins ;</li><li>Un nombre important de jeunes occupent le marché de l’économie informelle du fait de manque de compétences souvent sollicitées par les entreprises ;</li><li>Un dysfonctionnement du système d’éducation et de formation qui entraine une minime interaction entre l’école et l’entreprise (système productif). Les jeunes souffrent d’un manque de qualification pérenne ;</li><li>Un faible taux de scolarisation avec un abandon élevé. Ce qui entraine une forte proportion d’analphabètes qui s’activent toujours dans l’informel ;</li><li>Un système éducatif avec un privilège accordé à l’enseignement supérieur au détriment de celui professionnel. Le gouvernement actuel a fait des efforts, mais il reste des choses à affiner. Et il serait utile de procéder à une évaluation exhaustive de son programme « <em>école-entreprise</em> » ;</li><li>Une répartition inégale et inéquitable des investissements. Ce qui nous fait avoir deux Sénégal-s (le Sénégal utile qui concerne toute la bande côtière et le Sénégal inutile qui correspond à l’intérieur du pays) ;</li><li>Un mauvais maillage territorial avec des fractures sociales et économiques très visibles.</li></ul>



<p>Il existe autant de causes qui justifient vraiment le problème de l’emploi des jeunes au Sénégal et un peu partout en Afrique. La résolution de ce problème nécessite un effort coordonné entre le secteur privé et celui public et aussi avec toutes les bonnes volontés et surtout la diaspora qui est facteur de co-développement grâce à son transfert matériel et immatériel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des solutions durables</strong></h3>



<p>Pour diligenter ce problème d’emploi des jeunes, il nous faut&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Une valorisation du capital humain ;</li><li>Une bonne politique volontariste de développement de l’État sans discrimination ; &nbsp;</li><li>Un enseignement alternatif école — entreprise ;</li><li>Un rééquilibrage territorial avec une répartition des investissements en fonction des potentialités naturelles et humaines disponibles ;</li><li>Une formation de qualité qui peut permettre aux jeunes d’être opérationnels dans le bassin de l’emploi ;</li><li>Une valorisation et un investissement dans l’agriculture moderne du monde rural pour le rendre plus attractif ;</li><li>Procéder à une agriculture écologique ;</li><li>Promouvoir les métiers des nouvelles technologies ;</li><li>Mettre en place des mesures qui facilitent l’accès à l’emploi dans le privé et promouvoir l’auto-emploi des jeunes ;</li><li>Un processus de requalification des travailleurs de l’informel peut-être un atout majeur ;</li><li>Proposer des programmes et politiques de développement conformes avec nos réalités sociales ;</li><li>Un accompagnement des femmes dans la transformation des produits ;</li><li>Un accompagnement technique et financier des porteurs de projets innovants surtout ;</li></ul>



<p>Il me semble aussi très important de procéder à une rationalisation des structures de financement des jeunes plutôt que d’en créer une pléthore. Notre pays dispose d’énormes ressources naturelles et leur mise en valeur efficace peut créer des chaines de valeur dynamiques et génératrices de revenus.</p>



<p>La jeunesse étant le présent et le futur mérite un accompagnement dans les démarches avec une mise en œuvre d’un suivi-évaluation de toutes les stratégies de développement menées. Notre population si jeune est un atout pour atteindre l’émergence tant rêvée si elle est bien formée et mise à l’épreuve. Notre Sénégal dispose d’une démographie qui peut-être une véritable opportunité pour sortir dans les ténèbres de sous-production. La jeunesse qui représente plus de 70&nbsp;% de la population aurait été plus utile si elle était formée dans l’entrepreneuriat, les stratégies de diversification de l’économie locale, la création d’auto-emploi et l’usage simultané des connaissances scientifiques et holistiques pour aboutir à une production agricole moderne à l’image du Brésil vers les années&nbsp;1970.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Bocar Harouna DIALLO</strong></h4>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : le « Concept n&#8217;domo » de Boubacar Doumbia ou le n’domo, de pratique d’initiation à l’entrepreneuriat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Boubacar Doumbia]]></category>
		<category><![CDATA[emploi jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[le concept Ndomo]]></category>
		<category><![CDATA[Ndomo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Boubacar Doumbia, écrivain, promoteur du Centre N’domo de Ségou, a publié en 2020 chez les Editions La Sahélienne « Le Concept N’domo, une réponse à l’entrepreneuriat solidaire et à l’auto emploi&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Boubacar Doumbia, </strong><strong>écrivain, promoteur du Centre N’domo de Ségou, a publié en 2020 chez les E</strong><strong>ditions La Sahélienne « <em>Le Concept N’domo, une réponse à l’entrepreneuriat solidaire et à l’auto emploi des jeunes</em> ». Il </strong><strong>donne ici</strong><strong> des explications sur le « <em>Concept N’domo</em> » et indique l’avantage que le Mali pourrait tirer de la vulgarisation de cette pratique inspirée des valeurs traditionnelles maliennes. &nbsp;</strong></p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: qu’est-ce que le N’domo ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p><strong>Boubacar Doumbia</strong>&nbsp;: le N’domo est la première étape d’initiation des jeunes dans le milieu bambara. Une pratique qui a continué jusqu’après les indépendances. À partir de cette période, elle sera au fur et à mesure abandonnée au profit de l’école occidentale.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pourquoi a-t-elle été abandonnée au profit de cette école ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Parce que tous les jeunes qui devraient fréquenter cette école traditionnelle ont été envoyés à l’école occidentale qui n’a pas intégré cette pratique d’initiation.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>En quoi le n’domo vous semble-t-il aussi intéressant ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Le plus intéressant dans le n’domo est le regroupement des jeunes, leur initiation, qui correspond à leur formation, et leur insertion dans la vie active. Nous nous sommes servis de cette méthode pour mettre en place un concept&nbsp;: le concept n’domo.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous nous expliquer davantage ce concept n’domo ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Il s’agit d’une autre manière de gérer l’emploi au niveau de nos localités. Parce que chez nous, c’est le système occidental qui est couramment utilisé dans le secteur de l’emploi. Les jeunes font des études, ils ont un diplôme et ils sont à la recherche d’un emploi. Il se trouve que dans notre société, il y a un système qui est présent et que nous pouvons exploiter.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quel est ce système ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>C’est les potentialités que nous avons au niveau du pays et les valeurs sociétales que nous avons. On a essayé de faire une symbiose pour mettre au point une forme d’entreprise sociale et solidaire.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une entreprise sociale et solidaire ? Qu’est-ce qui la différencie de toutes ces entreprises qui existent chez nous ?</strong></h3></amp-fit-text>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="276" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou-1024x276.jpg" alt="" class="wp-image-5936" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou-1024x276.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou-600x162.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/le-centre-Ndomo-de-Segou.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Le centre N&rsquo;domo de Ségou. Crédit photo: le N&rsquo;domo</figcaption></figure>



<p>Avec l’entreprise sociale et solidaire, les jeunes travaillent ensemble. Au lieu qu’un seul individu exerce un travail, on a un groupe de personnes qui travaille ensemble.</p>



<p>Avec l’entrepreneuriat social et solidaire, les jeunes vont travailler avec un système propre à eux.</p>



<p>En jetant un coup d’œil sur la société traditionnelle, vous allez constater qu’il y a trois formes de travail, à savoir le travail collectif, le travail individuel et le travail de soutien.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que ce système traditionnel peut-il apporter à nous modernes ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Au sein de <a href="http://www.ndomo.net/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’entreprise sociale et solidaire</a>, tous les jeunes vont travailler dans le cadre du travail collectif, et la marge de bénéfice est équitablement répartie entre eux. Cela concerne une commande et au-delà des commandes. Par ailleurs, chaque jeune est libre de réaliser ou de faire un travail d’ordre individuel et ce qu’il va y gagner est pour lui-même.</p>



<p>Il y a d’autres dimensions dans le fonctionnement de cette forme d’entreprise.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Lesquelles ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Je veux parler du travail de soutien. Dans nos traditions, une personne qui réside chez un tuteur va travailler pour lui-même durant cinq (5) jours et pour le tuteur pendant deux (2) jours.</p>



<p>Nous avons adopté ce même système. Au sein de l’entreprise sociale et solidaire, on va travailler du lundi jusqu’au samedi ou dimanche pour avoir le montant qui revient au tuteur qui est l’entreprise elle-même. On prélève 10&nbsp;% sur le travail collectif et 10&nbsp;% sur le travail d’ordre individuel et c’est ce montant qui revient à l’entreprise et assure son fonctionnement.</p>



<p>Il y a aussi l’accompagnement des jeunes pour qu’ils puissent se prendre totalement en charge. Pour cela, il y a un mécanisme qui a été mis au point et qui correspond à nos valeurs sociétales.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Parlez-nous de ce mécanisme ? &nbsp;</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Ce n’est rien d’autre que nos valeurs culturelles dont j’ai expliqué au début de notre entretien. Il s’agit du regroupement des jeunes de la même tranche d’âge, leur formation et leur insertion dans la vie active. On a fait une transposition de cette pratique vers l’artisanat. Ce qui fait que le n’domo d’aujourd’hui est différent de celui d’hier.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui fait cette différence ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Dans le n’domo d’aujourd’hui, on valorise le coton avec les techniques traditionnelles de teinture tout en créant de l’emploi pour les jeunes.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« Les techniques traditionnelles de teinture tout en créant de l’emploi pour les jeunes » ? Expliquez-nous !</strong></h3></amp-fit-text>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="276" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou-1024x276.jpg" alt="" class="wp-image-5937" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou-1024x276.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou-600x162.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-travailleurs-dans-le-centre-Ndomo-de-Segou.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Des travailleurs dans le centre N&rsquo;domo de Ségou. Crédit photo: le N&rsquo;domo</figcaption></figure>



<p>En regardant le Mali, nous constatons que le pays produit beaucoup de coton. Mais la quasi-totalité de cette production est malheureusement exportée.</p>



<p>En plus de la disponibilité de cette matière première, nous avons aussi des techniques traditionnelles de teinture qui ont existé chez nous depuis la nuit des temps. Nous sommes en mesure de valoriser ces techniques et de les appliquer sur le coton afin d’avoir quelque chose d’original. Nous avons donc fait une symbiose des deux.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une symbiose, vous dites ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Oui. Je veux parler de la symbiose du coton malien et des techniques traditionnelles de teinture. Nous avons également mené des recherches sur les tisanes, les couleurs… afin d’avoir des produits cent pour cent naturel, authentique et qui sont aujourd’hui très recherchés par l’occident et par nous-mêmes.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Comment cette transposition peut-elle être pourvoyeuse d’emplois ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Le concept N’domo peut nous aider dans la résolution du problème de l’employabilité des jeunes. Car au lieu que les jeunes évoluent individuellement en prenant une entreprise ou en faisant face à une entreprise, on aura juste un ensemble d’individus qui peuvent mettre au point une entreprise sociale et solidaire et la faire fonctionner comme on a l’habitude de le faire.&nbsp;</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous aller au fond de vos idées ?</strong></h3></amp-fit-text>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="276" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan-1024x276.jpg" alt="" class="wp-image-5938" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan-1024x276.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan-600x162.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Bogolan.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Le  bogolan à gauche et le basilan au milieu. Crédit photo: le N&rsquo;domo</figcaption></figure>



<p>Comme je l’ai expliqué tantôt, nous avons d’abord tenté de valoriser le textile malien. Au lieu que tout le travail soit exécuté avec les petits métiers, nous avons fait en sorte qu’on puisse l’exécuter avec les grands métiers améliorés qui mettent à notre disposition des tissus uniformes qui sont très recherchés sur le marché international. Sur ces tissus, nous avons appliqué des techniques traditionnelles de teinture, tel que le bogolan, le basilan et le Gala, qui sont des produits propres à nous, afin de leur donner une nouvelle forme.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Vous venez de nous parler de basilan et de bogolan. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Le « <em>bogolan</em> » est un concept bambara. « <em>Bogo</em> » qui signifie la terre, et « <em>lan</em> », un dérivatif en bambara pour signifier ce qui permet d’atteindre un résultat. Donc, le concept&nbsp;<em>« bogolan</em> » renvoie au résultat de la terre sur le tissu. Pour l’atteinte de ce résultat, on passe par une étape, durant laquelle un autre produit est utilisé qu’on appelle Basilan (plante médicinale). On parle donc de&nbsp;<em>« basilan fini »</em>&nbsp;(résultat de la plante médicinale sur le tissu).</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Ne pouvons-nous pas trouver d’autres pratiques, dans nos sociétés traditionnelles, différentes du n’domo ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>En jetant un coup d’œil sur la société, autour du travail et autour de l’insertion, une autre pratique, différente de celle que nous venons de mettre au point, peut être possible. Au sein de la société, on a des pratiques sur le plan culturel. Sur le plan économique, on a également des formes de travail qui existent. Mais c’est sur le plan social qu’on a pris la manière dont l’insertion se faisait.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans le processus de publication de cet ouvrage ?</strong></h3></amp-fit-text>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK.jpg" alt="Première couverture du Concept Ndomo" class="wp-image-5301" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK.jpg 800w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/12/Premiere-couverture-du-Concept-Ndomo-OK-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption>Première couverture du Concept Ndomo. Crédit photo: Fousseni Togola</figcaption></figure>



<p>J’ai tenté à maintes reprises de publier ce <a href="http://saheltribune.com/livre-%E2%80%89le-concept-ndomo%E2%80%89-ou-la-solution-a-lemploi-jeunes/">livre</a>, mais je n’avais pas de fonds pour pouvoir l’éditer. Au niveau de Ségou, avec le Conseil régional, j’ai bénéficié du soutien de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement dans le cadre de la formation et Insertion des jeunes ruraux au Mali. C’est ce contact établi qui a permis l’édition de ce livre.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Aujourd’hui, comment se procurer de cet ouvrage et à quel prix ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>On a édité le livre. L’objectif n’est pas de faire une vente, mais plutôt de le mettre à la disposition des jeunes qui ont peur d’entreprendre un outil qui va leur permettre de s’imprégner de ces idéaux ou du concept et d’avoir en fin de compte le courage d’entreprendre non seulement individuellement, mais aussi en groupe.</p>



<p>Le livre est disponible à l’Agence luxembourgeoise pour la coopération et le développement. On a également une partie au niveau du Conseil régional. Une autre partie se trouve entre nos mains pour les jeunes. Au fur et à mesure que les jeunes viennent, on leur donne des explications avant de leur remettre le manuel.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Donc le manuel n’est pas à vendre ?</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Pour le moment, nous sommes en train de remettre ce manuel à ceux qui veulent entreprendre.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Dernière question. En quoi le bogolan et le basilan, dont vous avez tantôt parlé, sont si importants aujourd’hui selon vous ?&nbsp; </strong><strong></strong></h3></amp-fit-text>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="658" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit.jpg" alt="" class="wp-image-5939" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit.jpg 800w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit-600x494.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit-300x247.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/cousse-de-coussin-et-jeter-de-lit-768x632.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption>cousse de coussin et jeter de lit. Crédit photo: le centre Ndomo</figcaption></figure>



<p>Autrefois, le bogolan et le basilan étaient utilisés comme des accessoires vestimentaires. Aujourd’hui, nous avons décliné ces accessoires vestimentaires en accessoires de décoration, comme les jeter de lit, les couses de coussins, les nappes de table. Bref, tout ce que nous pouvons utiliser à l’intérieur des maisons comme décoration. En plus de toutes ces utilisations, dans notre déclinaison, nous faisons des accessoires de mode tels que les écharpes, etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="658" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes.jpg" alt="" class="wp-image-5940" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes.jpg 800w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes-600x494.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes-300x247.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-echarpes-768x632.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption>Des écharpes. Crédit photo: le centre Ndomo</figcaption></figure>



<p>Ces pratiques permettent aux jeunes d’avoir de l’argent. Ce qui les stabilise dans le terroir. Je pense que si le Mali expérimente le concept n’domo, cela pourrait contribuer à la création d’emplois pour les jeunes.</p>



<p><strong>Réalisé par Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>et Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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