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	<title>Archives des emploi des jeunes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Jeunes, emploi et innovation : les défis et réussites d’une génération malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:32:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les emplois et l'innovation à Bamako : portraits de jeunes Maliens qui transforment le chômage en opportunités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, le chômage des jeunes reste un défi majeur. Face à l’absence d’emplois stables, beaucoup se tournent vers la&nbsp;débrouillardise et l’entrepreneuriat. Certains innovent, d’autres créent leurs petites entreprises, tandis que d’autres suivent des formations pour se professionnaliser. Voici quatre portraits de jeunes Maliens qui illustrent cette énergie nouvelle.</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moussa-diarra-du-bureau-a-la-moto"><strong>Moussa Diarra : du bureau à la moto</strong></h2>



<p>Dans le quartier de&nbsp;Magnambougou, Moussa Diarra gare sa moto devant une boutique. Il a 28 ans et arbore un large sourire malgré la fatigue. Diplômé d’un&nbsp;BT2 en comptabilité, il n’a jamais trouvé d’emploi dans son domaine. «&nbsp;<em>J’ai déposé beaucoup de dossiers, mais personne ne m’a jamais rappelé&nbsp;</em>», raconte-t-il.</p>



<p>Pour subvenir à ses besoins, il a d’abord travaillé comme conducteur de&nbsp;moto-taxi pour une société privée. Chaque semaine, il devait verser&nbsp;15 000 francs CFA&nbsp;pour conserver la moto qu’il utilisait. «&nbsp;<em>Ce n’était pas facile, je gagnais à peine de quoi vivre, mais j’ai appris à économiser un peu chaque jour</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Après deux ans de travail acharné, il a réussi à&nbsp;s’acheter sa propre moto. Aujourd’hui, il travaille à son compte et gagne mieux sa vie. «&nbsp;<em>Je suis libre maintenant. C’est moi qui décide quand je roule et combien je gagne&nbsp;</em>», dit-il fièrement.</p>



<p>Son parcours symbolise celui de nombreux jeunes Bamakois qui, faute d’emplois stables, choisissent la débrouillardise comme seul moyen de s’en sortir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kadi-crea-transformer-des-sacs-a-main-en-succes"><strong>Kadi Créa : transformer des sacs à main en succès</strong></h2>



<p>Dans son petit atelier de&nbsp;Missira, Kadidia Diakité, 26 ans, transforme des sacs à main en les&nbsp;personnalisant et en les relookant&nbsp;pour en faire des accessoires de mode uniques. Son entreprise, qu’elle a baptisée&nbsp;«&nbsp;<em>Kadi Créa</em>&nbsp;», emploie aujourd’hui quatre personnes. «&nbsp;<em>J’ai commencé avec une seule machine à coudre, que j’avais empruntée à ma tante&nbsp;</em>», se souvient-elle.</p>



<p>Elle fait partie d’une nouvelle génération d’entrepreneurs maliens qui misent sur la&nbsp;créativité et l’économie circulaire. «&nbsp;<em>On peut créer de la valeur ici, au Mali, avec nos propres moyens. Il faut juste croire en ce qu’on fait</em>&nbsp;», affirme-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mariam-bengaly-patisserie-et-entrepreneuriat-numerique"><strong>Mariam Bengaly : pâtisserie et entrepreneuriat numérique</strong></h2>



<p>Originaire de&nbsp;Niamacoro, à Bamako, Mariam Bengaly a créé sa propre marque informelle,&nbsp;«&nbsp;<em>Mariam Délice</em>&nbsp;», faute de récépissé officiel. Après avoir suivi une&nbsp;formation en pâtisserie, elle confectionne toutes sortes de gâteaux et sucreries.</p>



<p>Aujourd’hui, elle excelle dans son domaine, notamment à&nbsp;Sikasso, où elle travaille avec sa sœur lorsque Mariam est en déplacement. Pour élargir sa clientèle, elle utilise&nbsp;les réseaux sociaux, où elle promeut ses créations et d’autres articles alimentaires.</p>



<p>«&nbsp;<em>J’ai commencé avec peu de moyens, mais avec de la créativité et de la rigueur, j’ai pu me faire un nom</em>&nbsp;», explique-t-elle. Mariam incarne cette jeunesse malienne qui&nbsp;réinvente l’économie informelle&nbsp;et transforme son talent en opportunité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-adama-de-la-formation-a-l-emploi-durable"><strong>Adama : de la formation à l’emploi durable</strong></h2>



<p>Adama, 23 ans, a suivi une&nbsp;formation en installation de panneaux solaires&nbsp;grâce à un programme de soutien aux jeunes de Bamako. Avant, il effectuait de petits travaux pour survivre. Aujourd’hui, il exerce un métier stable et peut former d’autres jeunes de son quartier. «&nbsp;<em>Ces formations changent la vie</em>&nbsp;», dit-il. «&nbsp;<em>Elles nous donnent une compétence réelle et la possibilité de créer notre propre emploi.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-obstacles-et-defis"><strong>Obstacles et défis</strong></h2>



<p>Malgré ces réussites, les jeunes entrepreneurs font face à de nombreux obstacles. L’accès au financement reste limité, les banques demandant des garanties que la plupart des jeunes n’ont pas. La bureaucratie et le manque de structures d’accompagnement ralentissent également la concrétisation des projets. À cela s’ajoute la précarité économique, qui oblige certains à cumuler plusieurs activités pour survivre. Ces difficultés n’empêchent pas certains de persévérer, mais beaucoup abandonnent faute de soutien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-espoir-d-un-avenir-meilleur"><strong>L’espoir d’un avenir meilleur</strong></h2>



<p>Malgré tout, une énergie nouvelle se dégage. Entre débrouillardise et innovation, les jeunes Maliennes et Maliens montrent qu’il est possible de créer des opportunités, même dans un contexte difficile.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avant, on pensait qu’il fallait forcément être fonctionnaire pour réussir</em>&nbsp;», confie Moussa Diarra. «&nbsp;<em>Aujourd’hui, on comprend qu’on peut bâtir quelque chose par soi-même.&nbsp;</em>»</p>



<p>Dans les rues animées de Bamako et au-delà, ces jeunes inventent leur avenir avec courage et détermination, transformant défis et obstacles en véritables tremplins pour l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-de-l-emploi-au-mali"><strong>Contexte de l’emploi au Mali</strong></h2>



<p>Les stratégies et programmes mis en œuvre pour promouvoir l’emploi au Mali ont permis d’améliorer certains indicateurs. Selon les résultats d’une enquête de l’<strong>institut national de la statistique</strong>, la population en âge de travailler (15 à 64 ans) était estimée à&nbsp;8 867 187 individus, soit 46,9 % de la population totale.</p>



<p>Malgré ces efforts, les inégalités persistent, notamment entre hommes et femmes et entre milieu urbain et rural. Les défis restent importants en raison de l’arrivée constante de jeunes sur le marché du travail, du niveau d’instruction, de l’inadéquation entre la formation et les opportunités d’emploi, de la prédominance du secteur informel et du faible accès au crédit.</p>



<p>L’emploi informel reste majoritaire, avec&nbsp;98,9 % dans le milieu rural et 93,8 % en milieu urbain. Le groupe d’âge le plus représenté dans ce secteur est celui des&nbsp;15-24 ans (99,5 %), contre 96,7 % pour les 35-54 ans et les 55-64 ans. Les personnes sans aucun niveau d’éducation représentent&nbsp;99,6 %, contre 70,1 % pour celles ayant un niveau supérieur. Le chômage touche particulièrement les jeunes et est plus marqué en milieu urbain.</p>



<p>Ces chiffres montrent que malgré les réussites individuelles,&nbsp;le défi du chômage reste réel et structurel, ce qui explique en partie pourquoi tant de jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat et la créativité pour se construire un avenir.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong> </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : ces jeunes qui inventent le futur au cœur de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 08:22:05 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le rôle essentiel de l'entrepreneuriat jeune dans la revitalisation de Bamako et la construction d'un avenir meilleur.</p>
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<p><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p>À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p>Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p>Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p>Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p>Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p>Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p>De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p>Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Les outils numériques renforcent l’économie et facilitent l’accès aux services sociaux », selon Abdoulaye Guindo </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:26:18 +0000</pubDate>
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<p>Abdoulaye Guindo discute des outils numériques et IA comme catalyseurs de croissance pour les économies africaines et la lutte contre la corruption.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Journaliste-blogueur et figure de la scène numérique malienne, Abdoulaye Guindo a progressivement bâti son parcours entre presse traditionnelle et nouveaux médias. Entré dans le journalisme avant l’essor du digital, il s’est tourné dès 2012 vers le blogging à travers Mondoblog, avant de contribuer à la création de Benbere, plateforme citoyenne qu’il coordonne aujourd’hui, lancée avec l’appui d’un partenaire néerlandais et de la communauté Doniblog qu’il présidait. Un itinéraire qui illustre son engagement pour l’information, l’innovation et l’expression citoyenne en ligne.&nbsp;</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-tribune-nbsp-selon-vous-que-signifie-concretement-la-revolution-numerique-pour-les-economies-africaines-et-pour-le-mali-en-particulier"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: Selon vous, que signifie concrètement la « révolution numérique » pour les économies africaines et pour le Mali en particulier ?</strong></h5>



<p><strong>Abdoulaye Guindo</strong>&nbsp;: La révolution numérique ou transformation digitale représente une opportunité pour les économies africaines parce qu’en premier lieu c’est des catalyseurs de croissance, des opportunités de développement des paiements mobiles. Ce paiement va réduire les risques de corruption, permettra aux économies africaines d’être plus résilientes et fortes. Cette révolution permet aussi de créer beaucoup d’emplois. Qui dit création d’emploi, dit création de ressources. Des ressources qui viendront renforcer l’économie. Cela va faciliter également l’accès aux services sociaux, notamment la santé.&nbsp;</p>



<p>On a vu, dans beaucoup de pays, les poches de sang larguées par les drones. Cette révolution permet donc d’économiser du carburant. Sur le plan agricole, elle permet d’identifier les zones de pâturages, détecter les endroits les plus fertiles. Ce qui permet de dépenser moins d’argent. Il faut noter aussi que cette révolution permet d’améliorer l’administration et la gouvernance. La e-présence permet de gérer la gouvernance et l’efficacité du personnel. Aujourd’hui, la révolution numérique est une opportunité pour les économies africaines qui, si les États arrivent à les utiliser, pourront permettre de maximiser les profits et renforcer l’économie de nos États.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-percevez-vous-l-impact-d-internet-et-des-technologies-numeriques-sur-le-marche-de-l-emploi-aujourd-hui"><strong>Comment percevez-vous l’impact d’Internet et des technologies numériques sur le marché de l’emploi aujourd’hui ?</strong></h5>



<p>Les nouvelles technologies ont certes détruit beaucoup d’emplois, mais aussi occasionné la création de nouveaux emplois. De nouveaux métiers vont apparaître, notamment des analystes de données, des développeurs, des experts en IA, des&nbsp;<em>community manager</em>, aussi l’automatisation du travail dans les industries. Il y a un double aspect&nbsp;: un aspect négatif avec la perte de certains emplois, notamment des personnes qui étaient employées pour faire une seule tâche, mais aujourd’hui les nouvelles technologies permettent à une seule d’être employée. Pour noter les présences au bureau, six personnes étaient employées, mais avec le pointage électronique personne n’est quasiment employé. Mais comme je l’ai dit, la révolution numérique a créé beaucoup d’emplois.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quelles-nouvelles-opportunites-d-emploi-internet-a-t-il-creees-pour-les-jeunes-maliens-et-africains"><strong>Quelles nouvelles opportunités d’emploi Internet a-t-il créées pour les jeunes Maliens et Africains ?</strong></h5>



<p>Le Mali n’est pas différent des autres pays africains. Les nouvelles technologies ont créé beaucoup d’emplois. On a des jeunes développeurs aujourd’hui qui développent des applications, des solutions numériques. On a des spécialistes de l’IA, des community manager qui sont dans beaucoup d’entreprises. On a des data analysts qui arrivent à analyser les données et les traiter à travers l’outil technologique, des jeunes qui travaillent sur les robots et des drones qui pourront demain révolutionner les domaines de l’agriculture et de la santé. Plusieurs emplois ont également été créés.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-rencontrent-les-travailleurs-pour-s-adapter-a-cette-transformation-numerique"><strong>Quels défis rencontrent les travailleurs pour s’adapter à cette transformation numérique ?</strong></h5>



<p>Les défis sont énormes. Il y a la fracture numérique qui fait que le coût d’Internet et le taux de pénétration sont très bas dans nos pays. Il y a des défis d’infrastructures aussi. Le pays n’est pas couvert d’infrastructures. La qualité du coût d’Internet rend difficile l’adaptation au numérique. Aussi, les compétences de certains à maîtriser ces outils&nbsp;: il faut les former pour les inclure. Par exemple, quand on essaie de faire le télétravail pour réduire la consommation d’électricité et de carburant, beaucoup de travailleurs au Mali et en Afrique ne maîtrisent pas les outils de travail en ligne. Donc il y a ce manque de formation qui est un défi. Il y a des obstacles économiques et culturels. Aujourd’hui, les gens sont plutôt habitués au travail manuel, l’adaptation et le changement sont difficiles. On n’a pas la culture des nouvelles technologies. C’est le défi à relever&nbsp;: développer la culture du numérique dans l’esprit des gens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-l-ia-est-souvent-percue-comme-une-menace-pour-l-emploi-partagez-vous-ce-point-de-vue"><strong>L’IA est souvent perçue comme une menace pour l’emploi. Partagez-vous ce point de vue ?</strong></h5>



<p>L’IA est à la fois une menace et une opportunité. En tant que menace, ça va permettre d’automatiser les tâches, donc les personnes qui faisaient le travail à la chaîne vont se retrouver au chômage. Aussi, ça va créer des inégalités dans le domaine du travail. L’homme va fournir plus d’efforts avec moins de salaire. Plus d’entretien sera accordé à la machine.&nbsp;</p>



<p>Il y a des risques de perte d’emplois, mais aussi des opportunités. L’IA va augmenter en même temps la production. Si les humains qui font le travail à la chaîne doivent travailler huit heures par jour, l’IA peut travailler 24/24. Ça va accroître la production et rendre plus efficace le travail avec plus de précision. Donc c’est à double sens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-emplois-sont-les-plus-exposes-a-l-automatisation-et-a-l-ia-et-lesquels-peuvent-en-beneficier"><strong>Quels emplois sont les plus exposés à l’automatisation et à l’IA, et lesquels peuvent en bénéficier ?</strong></h5>



<p>Les travaux les plus exposés sont entre autres les tâches au niveau administratif notamment la comptabilité, la saisie d’information et de données, l’analyse et le traitement des données. Ce sont des outils qui pourront faciliter ce travail et faire disparaître ces emplois. Même au niveau des banques, l’automatisation va permettre de faire des dépôts et des retraits sans la présence d’une personne physique dans un guichet.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-selon-vous-comment-les-jeunes-maliens-peuvent-ils-saisir-les-opportunites-offertes-par-internet-et-l-ia"><strong>Selon vous, comment les jeunes Maliens peuvent-ils saisir les opportunités offertes par Internet et l’IA ?</strong></h5>



<p>Les jeunes peuvent saisir ces opportunités en se formant, en cherchant à maîtriser les fonctionnements de ces outils et leur utilisation, être capables de produire de la connaissance et des compétences avec et les mettre au service de leur pays. L’État doit donner des moyens pour que les jeunes puissent apprendre ces outils, leur fonctionnement, leur utilisation pour se créer des emplois et saisir les opportunités des nouvelles technologies.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-craindre-ou-accueillir-cette-revolution-numerique-pourquoi"><strong>Faut-il craindre ou accueillir cette révolution numérique ? Pourquoi ?</strong></h5>



<p>On n’a pas à craindre. Qu’on le veuille ou pas, les nouvelles technologies s’imposent à nous. Personne ne peut s’opposer au développement des nouvelles technologies. Tout ce qu’on doit faire, c’est de s’y adapter et d’utiliser le bon côté en se départissant du négatif. On a inventé la voiture qui fait des accidents, qui tue, mais nous l’utilisons. L’avion nous facilite le voyage, mais les avions se crashent souvent. On utilise les médicaments pour se soigner, mais quand on dépasse la dose on meurt. Les nouvelles technologies, on ne peut pas s’opposer à leur essor. On va devoir s’adapter pour minimiser le côté négatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-voyez-vous-le-marche-de-l-emploi-au-mali-dans-10-nbsp-ans-avec-l-evolution-rapide-d-internet-et-de-l-ia"><strong>Comment voyez-vous le marché de l’emploi au Mali dans 10&nbsp;ans avec l’évolution rapide d’Internet et de l’IA ?</strong></h5>



<p>Le marché de l’emploi au Mali ne sera pas différent du marché dans beaucoup de pays. Il y aura un bouleversement. Des métiers vont disparaître, d’autres vont se voir créer, notamment les développeurs qui sont aujourd’hui nombreux au Mali, les data analysts, la floraison des community managers employés dans la communication de beaucoup d’entreprises, l’automatisation du travail dans beaucoup d’usines. Les spécialistes dans ces domaines se verront employer, mais d’autres vont devoir s’adapter parce que leur métier sera appelé à disparaître.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-conseil-donneriez-vous-aux-jeunes-professionnels-et-aux-parents-pour-se-preparer-a-ce-futur-numerique"><strong>Quel conseil donneriez-vous aux jeunes professionnels et aux parents pour se préparer à ce futur numérique ?</strong></h5>



<p>Le conseil que j’ai à leur donner, c’est d’apprendre à dompter ces outils. Tantôt, ces outils vont s’imposer à nous, on n’aura pas le choix. On se rappelle au Mali, certains parents pensaient que faire la photo était interdit par l’Islam. Avoir un téléphone portable était vu comme un problème. Mais aujourd’hui, cet outil permet de régler des problèmes qui nécessitaient de parcourir 400-500&nbsp;kilomètres. Donc ça s’est imposé à nous, on s’adapte. Il faut qu’on soit prêts à les recevoir, à les accueillir en cherchant à connaître leur utilisation, leur enjeu et comment se protéger de leur côté négatif.</p>



<p><strong>Interview réalisée et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 840 millions FCFA d’irrégularités financières à l’APEJ, selon le Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 16:14:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le BVG révèle des irrégularités financières à l'APEJ-Mali totalisant plus de 840 millions FCFA. Découvrez les pratiques contestées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) du Mali a rendu public un rapport accablant sur la gestion de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ). Couvrant la période 2020 à mars 2025, cette vérification financière et de conformité met en évidence des irrégularités administratives et financières estimées à plus de 840 millions FCFA, dont 821 millions restent non régularisés à la date de clôture des travaux.</em></strong></p>



<p>Le BVG pointe du doigt plusieurs pratiques contraires aux règles de bonne gestion publique. Les Directeurs généraux successifs et l’Agent comptable de l’APEJ auraient accordé des avantages indus à hauteur de 663 millions FCFA.</p>



<p>Ces montants comprennent des gratifications non prévues par les textes internes, des dons à des personnes extérieures à l’agence et même l’achat de téléphones portables offerts à des responsables ministériels, selon le rapport.</p>



<p>Les vérificateurs dénoncent également le paiement de marchés non conformes aux clauses contractuelles. Des sommes ont été versées pour des prestations incomplètes, notamment le développement d’une application numérique censée gérer les stages des jeunes, mais qui n’était pas opérationnelle au moment du contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-social-detourne-de-son-objet"><strong>Un fonds social détourné de son objet</strong></h2>



<p>Autre manquement majeur : la gestion du fonds social du comité syndical de l’APEJ, doté de plus de 140 millions FCFA. Ce fonds, destiné à soutenir les agents lors d’événements familiaux, a servi à financer des dons, des achats de carburant et des activités diverses sans justification légale. Le Vérificateur général y voit un usage «&nbsp;<em>irrégulier</em>&nbsp;» contraire à l’accord collectif d’établissement.</p>



<p>Au plan administratif, le rapport relève de graves lacunes dans le fonctionnement interne de l’agence. Le Conseil d’administration a adopté des budgets irréguliers, incluant des subventions au cabinet du ministère de tutelle et à des associations extérieures.</p>



<p>De plus, aucun commissaire aux comptes n’a été désigné depuis plusieurs années, en violation de la réglementation. L’Agent comptable n’a pas produit de comptes de gestion ni tenu correctement la comptabilité-matières, rendant impossible un suivi transparent du patrimoine de l’agence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saisine-de-la-justice"><strong>Saisine de la justice</strong></h2>



<p>Face à la gravité des faits, le Vérificateur général a transmis le dossier au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.</p>



<p>Les faits transmis concernent notamment l’octroi d’avantages indus (663 millions FCFA), les indemnités de session irrégulières (5,7 millions FCFA), le paiement de marchés non exécutés (10,6 millions FCFA), les dons illégaux sur le fonds social (140,7 millions FCFA) et de faux enregistrements fiscaux (1 million FCFA).</p>



<p>Dans sa conclusion, le Vérificateur général insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance de l’APEJ. Il recommande notamment la production régulière de comptes de gestion, la désignation d’un commissaire aux comptes et le respect strict des missions légales de l’agence. Le rapport souligne aussi le manque de transparence et la difficulté rencontrée par les auditeurs pour accéder à certains documents administratifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-structure-essentielle-mais-fragilisee"><strong>Une structure essentielle mais fragilisée</strong></h2>



<p>Créée en 2003, l’APEJ est l’un des principaux instruments de la politique nationale de l’emploi des jeunes. Entre 2020 et 2025, elle a bénéficié de plus de 39 milliards FCFA de budget, dont 24 milliards ont été effectivement dépensés.</p>



<p>Ses missions — appui à la formation, stages, chantiers-écoles et accompagnement à l’entrepreneuriat — en font un acteur stratégique dans un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population. Mais la gestion décrite par le BVG jette une ombre sur son efficacité et la crédibilité de ses interventions.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Tombouctou : le Premier ministre Abdoulaye Maïga lance de grands chantiers pour le développement régional</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:54:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Maïga]]></category>
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<p>Retour sur la visite du Premier ministre à Tombouctou, un moment fort pour la proximité entre l'État et les citoyens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La cité légendaire des 333&nbsp;Saints a réservé, ce jeudi matin, un accueil des plus chaleureux au Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. À son arrivée, le chef du gouvernement a été accueilli par les autorités administratives, politiques, communales et coutumières, dans une ambiance empreinte de ferveur, de fierté et d’enthousiasme populaire.</em></strong></p>



<p>Ce déplacement du Premier ministre à Tombouctou s’inscrit dans une dynamique de proximité entre l’État et les citoyens, mais aussi dans une volonté d’impulser de nouveaux projets structurants pour la région. Tout au long de son séjour, le Général de Division Abdoulaye Maïga a mené plusieurs activités à fort impact social et économique, illustrant la priorité accordée au développement équilibré du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-souffle-nouveau-pour-les-infrastructures-sanitaires"><strong>Un souffle nouveau pour les infrastructures sanitaires</strong></h2>



<p>La première étape de la visite du chef du Gouvernement a été marquée par le lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital régional de Tombouctou. Ce chantier symbolise une réponse aux besoins pressants en matière de santé publique dans la région. L’hôpital, appelé à jouer un rôle de premier plan dans la prise en charge des patients, bénéficiera ainsi d’une modernisation de ses installations et d’un renforcement de ses capacités d’accueil.</p>



<p>Cette action, saluée par les populations, ouvre la voie à une amélioration notable de la qualité des soins dans une zone confrontée à d’importants défis sanitaires. Elle traduit également une volonté politique d’investir dans des infrastructures durables, capables de répondre aux besoins d’une population en pleine croissance. Dans une région où les conditions climatiques et géographiques compliquent souvent l’accès aux soins, cette initiative représente un espoir concret pour des milliers d’habitants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valorisation-des-traditions-et-cohesion-sociale"><strong>Valorisation des traditions et cohésion sociale</strong></h2>



<p>Dans le prolongement de ce premier acte, le Premier ministre a procédé à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Tombouctou. Ce futur espace d’échanges et de concertation vise à redonner toute sa place à l’autorité morale et traditionnelle dans la vie communautaire.</p>



<p>Dans une région où la tradition et la culture occupent une place centrale, ce geste traduit une reconnaissance du rôle fondamental des légitimités coutumières dans la médiation sociale, la prévention des conflits et la consolidation du vivre-ensemble. Le vestibule, une fois achevé, constituera un lieu symbolique de dialogue et de concertation, destiné à renforcer la cohésion sociale et la transmission des valeurs ancestrales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-porteur-d-espoir"><strong>Un projet agricole porteur d’espoir</strong></h2>



<p>Le déplacement du chef du Gouvernement a également permis le lancement du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, un programme stratégique pour le développement agricole. L’initiative a pour objectif de renforcer la production de riz dans une région historiquement connue pour ses vastes potentialités agricoles.</p>



<p>Ce projet devrait contribuer à la relance de la riziculture, à la création d’emplois pour les jeunes et à la dynamisation de l’économie locale. À terme, la valorisation de ces plaines rizicoles pourrait constituer un levier majeur pour la sécurité alimentaire et le développement durable de la région. Il s’agit là d’un signal fort en faveur de la résilience économique locale et de la souveraineté alimentaire nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ecoute-et-dialogue-avec-les-forces-vives"><strong>Écoute et dialogue avec les forces vives</strong></h2>



<p>Au-delà des inaugurations et des lancements, la visite du Premier ministre s’est voulue un moment d’échanges et d’écoute. Le Général Abdoulaye Maïga a animé un cadre d’échange avec les forces vives de Tombouctou, regroupant différents acteurs locaux issus de divers horizons.</p>



<p>Cette rencontre a permis d’aborder la vie de la Nation et de recueillir les préoccupations régionales, dans un esprit d’ouverture et de concertation. Ces échanges illustrent la volonté du Gouvernement d’impliquer les populations locales dans la définition et le suivi des politiques publiques.</p>



<p>Accompagné du ministre de l’Agriculture et de celui de la Santé et du Développement social, le chef du Gouvernement a réaffirmé, à travers ses actes, la volonté des autorités d’œuvrer pour un développement équilibré et durable du pays.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Recyclage, numérique, mode : la révolution silencieuse des jeunes de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'Entrepreneuriat jeunes au Mali et comment la jeunesse de Bamako transforme l'économie locale grâce à l'innovation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p>À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p>Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p>Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p>Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p>Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p>Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p>De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p>Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Service national des Jeunes : 1 539 recrues issues de la fonction publique, prêtes à servir le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 19:12:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 6ᵉ cohorte du Service national des Jeunes a officiellement terminé sa formation lors d'une cérémonie présidée par le général Assimi Goïta.</p>
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<p><strong><em>Ce jeudi&nbsp;09&nbsp;octobre 2025, la place d’armes du 34&nbsp;ᵉ régiment de Génie militaire à Bamako a accueilli la cérémonie de fin de formation de la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes (SNJ). L’évènement était placé&nbsp;sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des Armées.</em></strong></p>



<p>Après les honneurs rendus au drapeau national et la revue des troupes, le Chef de l’État a rejoint la tribune officielle, marquant le début d’une cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. À ses côtés, on notait la présence du&nbsp;Président du Conseil national de Transition (CNT), le&nbsp;Général de corps d’armée Malick Diaw, du&nbsp;Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants diplomatiques et des autorités militaires et civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cohorte-engagee-et-diversifiee"><strong>Une cohorte engagée et diversifiée</strong><strong></strong></h2>



<p>Composée de 1 539&nbsp;recrues, dont 521&nbsp;femmes issues de la fonction publique, cette 6&nbsp;ᵉ cohorte du SNJ, lancée le 25&nbsp;février 2025, a achevé six mois de formation militaire et civique au centre d’instruction de Bapho, dans la région de Ségou, avec à sa tête le soldat de 2&nbsp;ᵉ classe Daouda Coulibaly, médecin chirurgien, qui est sorti major de la promotion.</p>



<p>C’est sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, que le SNJ a été relancé après 25 ans de suspension, avec désormais un caractère obligatoire pour tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et à d’autres statuts. Ce qui marque un tournant décisif dans la formation civique et militaire de la jeunesse malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-pour-le-civisme-et-le-service-public"><strong>Une formation pour le civisme et le service public</strong><strong></strong></h2>



<p>Le directeur national du SNJ, le Colonel-Major Tiémoko Camara, a rappelé que le Service national des Jeunes a pour mission de renforcer l’éducation civique, la discipline, le patriotisme et l’engagement des jeunes, en s’appuyant sur trois piliers&nbsp;: la formation militaire, la formation civique et la formation professionnelle. Il a insisté sur le rôle structurant de la formation pour produire des fonctionnaires exemplaires, capables d’intégrer les valeurs du service public et de la Nation.&nbsp;&nbsp;« <em>Cette formation a permis aux recrues d’acquérir des valeurs fondamentales&nbsp;: discipline, amour de la patrie, solidarité et sens du devoir. Le changement qualitatif observé chez ces jeunes est le fruit d’un encadrement rigoureux et d’une volonté de servir </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a salué le rôle structurant du Service national des Jeunes (SNJ)&nbsp;: «<em> Le SNJ est un outil essentiel pour former une jeunesse citoyenne, disciplinée et patriote, capable de servir la Nation </em>».</p>



<p>Rappelant les fondements législatifs du programme, il a expliqué que le SNJ, créé par la loi n°&nbsp;83-27/AN-RM du 15&nbsp;août 1983, suspendu en 1991 et rétabli par&nbsp;la&nbsp;loi n°&nbsp;2016-038 du 7&nbsp;juillet 2016, avait été étendu en 2022 à tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et aux autres statuts. Cette initiative, selon lui, permet de former des fonctionnaires compétents, engagés et attachés aux valeurs civiques, tout en consolidant le patriotisme au sein de l’administration malienne.</p>



<p>Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de construire de nouvelles infrastructures pour le SNJ afin d’améliorer les conditions de séjour et de formation, et a invité les recrues à faire preuve d’exemplarité dans leurs futurs services au sein de l’administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-moteur-de-la-souverainete-et-du-developpement"><strong>La jeunesse, moteur de la souveraineté et du développement</strong><strong></strong></h2>



<p>Clôturant la cérémonie, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a exprimé sa fierté et sa satisfaction devant la qualité de la formation dispensée à la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes.&nbsp;</p>



<p>Il a salué la détermination des 1 539&nbsp;recrues qui, après six mois d’entraînement intensif, ont démontré discipline, rigueur et amour de la patrie. « <em>La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues est tout un symbole. Elle traduit notre volonté de disposer d’une jeunesse patriote, responsable et loyale envers la Nation</em> », a déclaré le Chef de l’État.</p>



<p>Le Président Goïta a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la refondation du Mali et la défense de sa souveraineté&nbsp;: « <em>L’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse. Nous devons en faire le flambeau du changement et du développement.</em> »</p>



<p>Enfin, il a félicité le ministère de la Jeunesse et des Sports, les encadreurs et l’ensemble des formateurs pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en exhortant les nouvelles recrues à demeurer des fonctionnaires exemplaires, au service du peuple malien.</p>



<p>La cérémonie s’est achevée par un&nbsp;défilé militaire, salué par les autorités et les invités. Dans une ambiance à la fois solennelle et enthousiaste, les jeunes recrues ont démontré leur discipline et leur attachement au drapeau national.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’INCEF : le Mali mise sur la formation professionnelle pour l’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:42:40 +0000</pubDate>
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<p>L'INCEF, inauguré par le Premier ministre, offre des formations de qualité pour le secteur industriel et commercial.</p>
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<p><strong><em>Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a inauguré, ce jeudi&nbsp;26&nbsp;juin 2025, l’Institut Consulaire d’Études et de Formation (INCEF). La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a investi 1,5&nbsp;milliard de francs CFA dans ce projet. L’INCEF vise à améliorer la formation professionnelle initiale et continue dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services. Il propose des formations qualifiantes courtes, des séminaires et des ateliers pour répondre aux besoins du marché.</em></strong></p>



<p>L’INCEF se positionne comme un pilier essentiel pour la croissance du tissu économique malien. Sa mission est d’offrir une formation professionnelle initiale et continue de haute qualité dans les divers métiers de l’entreprise. Qu’il s’agisse des secteurs de l’industrie, du commerce ou des services, l’institut se veut le creuset où se forgeront les compétences de demain. Les formations, qu’elles soient qualifiantes ou de perfectionnement, seront dispensées sous des formats variés&nbsp;: séminaires, ateliers ou programmes courts ciblant des thématiques aussi diverses qu’actuelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-joyau-architectural-au-service-du-savoir"><strong>Un joyau architectural au service du savoir</strong></h2>



<p>L’architecture de l’INCEF est à l’image de son ambition : moderne et fonctionnelle. Répartie sur deux niveaux, l’infrastructure est conçue pour optimiser l’apprentissage et le bien-être des apprenants. Le bloc administratif abrite cinq bureaux, une salle de secrétariat-accueil et une salle de réunion, assurant une gestion fluide des activités. Pour le confort de tous, des toilettes sont disponibles à chaque niveau.</p>



<p>Mais le cœur de l’INCEF réside dans ses espaces d’enseignement et d’échange. Dix-sept salles de classe, chacune capable d’accueillir entre 30 et 40&nbsp;personnes, offrent des environnements propices à l’apprentissage interactif. Un amphithéâtre spacieux de 200&nbsp;places permettra d’organiser des conférences et des évènements d’envergure, tandis qu’une salle polyvalente de 120 à 150&nbsp;places offrira une flexibilité précieuse pour diverses activités.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-incef-une-main-tendue-vers-l-avenir-du-mali">L’INCEF, une main tendue vers l’avenir du Mali</h2>



<p>La connaissance sera à portée de main grâce à une bibliothèque et une salle de lecture et d’exposés dédiées à la recherche et à l’approfondissement. Enfin, pour compléter l’expérience estudiantine, l’INCEF propose une cantine-restaurant, une cafétéria et même une salle de gym, soulignant l’importance accordée au bien-être physique et social des étudiants.</p>



<p>Pour Madiou Simpara, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, cette inauguration est bien plus qu’un simple événement. C’est la concrétisation d’une vision initiée dès 2014, portée avec persévérance par plusieurs présidents successifs de la CCIM. Il s’agit d’un engagement fort du secteur privé malien, désireux de pallier le déficit en matière de formation professionnelle, notamment dans des domaines souvent sous-représentés et axés sur les technologies émergentes. L’INCEF est une réponse directe à ce besoin crucial, une main tendue vers l’avenir pour doter le Mali d’une main-d’œuvre qualifiée et adaptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-engagement-gouvernemental-pour-la-prosperite"><strong>Un engagement gouvernemental pour la prospérité</strong></h2>



<p>À l’issue de sa visite, le chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, n’a pas caché sa fierté et sa satisfaction face à cette réalisation. Il a souligné le rôle prépondérant du secteur privé dans la dynamique économique nationale, insistant sur l’importance de préserver les intérêts des opérateurs économiques. Pour le Premier ministre, l’INCEF incarne la volonté de renforcer les capacités des membres de la communauté économique grâce à des formations ciblées.</p>



<p>Plus fondamentalement, l’institut représente une avancée majeure dans la recherche de l’adéquation entre la formation et l’emploi. Il vise à corréler formation théorique et pratique, un enjeu capital pour l’insertion professionnelle de la jeunesse malienne. Le Général Maïga a affirmé que cette initiative est une matérialisation concrète de la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui œuvre sans relâche pour un Mali prospère et une jeunesse bien formée et employable. L’INCEF n’est donc pas seulement un bâtiment, mais un symbole fort de l’engagement du Mali envers son développement humain et économique.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Emploi et insertion professionnelle des jeunes : d’importants actes posés par le gouvernement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 11:40:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Informez-vous sur le projet 'Chinfinw Ka Baara Sira' et son impact sur l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Décidément le mois de juin 2025 peut être qualifié de « mois de l’emploi pour les jeunes maliens » tant les autorités nationales ont posé des actes majeurs dans ce sens. Quelques jours après une session de formation professionnelle organisée par le PROFOR, le gouvernement a, officiellement, lancé le projet « Chinfinw Ka Baara Sira ». Et au lendemain de ce lancement, s’est tenu la première session du Comité de pilotage du Projet.</em></strong></p>



<p>La problématique de l’emploi des jeunes au Mali est une préoccupation majeure des autorités de la transition. C’est pourquoi elles n’ont jamais cessé d’initier des actions en mettant l’accent sur la formation professionnelle, gage d’une employabilité durable. C’est ainsi qu’elles ont lancé le projet « <em>Formation professionnelle pour la jeunesse au Mali — Chinfinw Ka Baara Sira </em>». C’était le jeudi&nbsp;19&nbsp;juin 2025, au Parc national de Bamako, sous la présidence de Madame Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. C’était en présence du Chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, de la Coordinatrice résidente de LuxDev, des Présidents des Conseils régionaux de Kayes, Koulikoro, Sikasso et du District de Bamako, ainsi que des membres des cabinets ministériels, des structures techniques et des partenaires de mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparer-5-500-nbsp-jeunes-a-integrer-un-emploi-salarie-ou-a-s-auto-employer"><strong>Préparer 5 500&nbsp;jeunes à intégrer un emploi salarié ou à s’auto-employer</strong></h2>



<p>&nbsp;Le projet est en parfaite cohérence avec la Vision&nbsp;2063 du Mali Kura, qui ambitionne de bâtir une nation souveraine, prospère et résolument tournée vers l’avenir à travers l’investissement dans sa jeunesse. C’est pourquoi dans son discours, Oumou Sall Seck a salué l’engagement indéfectible du Président de la Transition en faveur du développement du capital humain et de l’épanouissement de la jeunesse malienne. Elle a rappelé que, sous son leadership, le Gouvernement du Mali a fait de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des jeunes une priorité stratégique.</p>



<p>Selon la ministre, ce projet a pour ambition de faciliter l’accès des jeunes maliens, âgés de 15 à 35&nbsp;ans, à des formations professionnelles en adéquation avec les réalités du marché du travail et les potentialités économiques locales. Et de poursuivre que le projet est l’aboutissement d’un processus de concertation approfondi, parfois complexe, mais toujours guidé par une volonté commune d’écoute et de co-construction. De plus, elle a indiqué que le projet se distingue par son approche intégrée, articulant formation professionnelle, insertion socioéconomique et appui à l’entrepreneuriat, pour un impact durable.&nbsp;</p>



<p>Financé par l’Union européenne à hauteur de 17&nbsp;millions d’euros (soit plus de 11&nbsp;milliards de francs CFA), pour une durée de 54&nbsp;mois, et mis en œuvre par LuxDev, sous la tutelle du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le projet « <em>Chinfinw Ka Baara Sira</em> » vise à accompagner 5 500&nbsp;jeunes femmes et hommes âgés de 15 à 35&nbsp;ans, dont 10&nbsp;% seront préparés à intégrer un emploi salarié et 90&nbsp;% bénéficieront d’un appui technique et financier pour créer leur propre activité génératrice de revenus.&nbsp;</p>



<p>Le projet cible une diversité de profils&nbsp;: jeunes non scolarisés, déscolarisés, en cours de scolarité, diplômés ou techniciens qualifiés, jeunes vivant avec un handicap et migrants de retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-premier-plan-operationnel-annuel-adopte-des-le-lendemain-du-lancement-nbsp"><strong>Premier plan opérationnel annuel adopté dès le lendemain du lancement&nbsp;</strong></h2>



<p>Vingt-quatre heures après le lancement officiel du projet, c’est-à-dire le vendredi&nbsp;20&nbsp;juin 2025, la première session du comité de pilotage s’est tenue sous la présidence de la ministre Oumou Sall Seck dans la salle de conférence de son département. La session avait pour objectif l’examen des documents relatifs au premier plan opérationnel annuel, dont le budget prévisionnel s’élève à 1 091 807 344&nbsp;FCFA.&nbsp;</p>



<p>Oumou Sall Seck a indiqué que l’année&nbsp;2025 marque le démarrage effectif du projet. Ainsi, au cours de cette année, les activités à réaliser sont entre autres, l’élaboration ou révision de modules de formation, l’identification des opérateurs de formation, la formation de 75&nbsp;formateurs issus des centres partenaires, la sélection, formation et accompagnement de 300&nbsp;jeunes bénéficiaires.&nbsp;</p>



<p>Il est prévu aussi la structuration des dispositifs d’insertion, leur préparation en vue du lancement opérationnel dès début&nbsp;2026, avec la première cohorte formée. Deux initiatives pilotes accompagneront l’intégration professionnelle de 70&nbsp;migrants de retour, et 50&nbsp;jeunes en situation de handicap. Il sera réalisé des actions comme un diagnostic approfondi des besoins du marché, une étude socio-anthropologique pour identifier les freins à l’insertion et une campagne de sensibilisation promouvant l’inclusion des migrants de retour et des jeunes en situation de handicap.</p>



<p>Il est important de rappeler que du 10 au 12&nbsp;juin 2025, dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), une session de formation à l’endroit de 40&nbsp;formateurs qui, à leur tour, vont former 7 516&nbsp;jeunes dans des secteurs prometteurs et fournir des apprentissages à 1 700&nbsp;personnes déscolarisées s’est également tenue.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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