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	<title>Archives des élevage &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des élevage &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Souveraineté alimentaire au Mali : entre volonté politique et limites structurelles</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez les ambitions du gouvernement malien concernant la souveraineté alimentaire et les défis à surmonter dans l'agriculture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’issue de la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, tenue à Koulouba sous l’égide du président Assimi Goïta, le gouvernement malien affiche des prévisions ambitieuses : plus de 8 millions de tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton et une intensification des filières végétales et animales à l’horizon 2025-2027. Un pari audacieux au regard des défis structurels : aléas climatiques, insécurité persistante, faible mécanisation et dépendance aux intrants importés. Si le bilan 2024 reste encourageant avec 11 millions de tonnes de céréales, la concrétisation des objectifs repose sur une exécution rigoureuse, des moyens financiers accrus et une coordination renforcée entre l’État et les acteurs du monde rural.</em></strong></p>



<p><br>C’est dans l’enceinte solennelle du Palais de Koulouba que s’est tenue, ce 6 mai 2025, la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la présidence directe du général d’armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Transition. Plus qu’un rituel administratif, cette rencontre annuelle a donné le ton d’une ambition assumée : faire de l’agriculture malienne le moteur stratégique de la souveraineté nationale et du développement économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-bilan-solide-dans-un-contexte-difficile"><strong>Un bilan solide dans un contexte difficile</strong></h3>



<p>L’année 2024 n’a pas été clémente pour le monde rural. Entre inondations dévastatrices, poches de sécheresse au sud, insécurité persistante dans plusieurs localités, flambée du prix des intrants et crises géopolitiques à l’échelle sous-régionale, le secteur agricole malien a été rudement éprouvé. Et pourtant, les chiffres donnent à espérer : 11 010 851 tonnes de céréales récoltées, 640 000 tonnes de coton graine, 234 244 tonnes de pomme de terre, 846 668 tonnes d’oignon et d’échalote, 636 436 tonnes de mangue, 113 218 tonnes de poisson frais et près de 97 000 tonnes de viande contrôlée.</p>



<p>Des performances saluées par le Chef de l’État qui, dans son discours inaugural, a souligné la résilience des producteurs maliens, tout en rappelant que près de 80 % de la population active vit de l’agriculture, secteur qui pèse 40 % du PIB national.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-previsions-ambitieuses-pour-2025-2027"><strong>Des prévisions ambitieuses pour 2025–2027</strong></h3>



<p>C’est sur le terrain des projections que la session a dévoilé ses ambitions les plus ambitieuses. Le Gouvernement prévoit, pour la campagne 2025, une production de plus de 8 millions de tonnes de céréales, dont 3,2 millions de tonnes de riz, 2,8 millions de tonnes de mil, 1,5 million de tonnes de maïset 1 million de tonnes de sorgho. Du côté des autres cultures, les objectifs sont fixés à 508 806 tonnes d’arachide, 297 601 tonnes de niébé, 206 307 tonnes de soja, 244 122 tonnes de tomate, et 264 112 tonnes d’oignon/échalote.</p>



<p>Pour y parvenir, l’État met sur la table un budget ambitieux. En 2024, ce sont 182,4 milliards de francs CFAqui ont été inscrits au budget en faveur des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, avec un taux de décaissement satisfaisant de 92,35 %. Pour 2025, la tendance est au renforcement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-massif-aux-producteurs"><strong>Un soutien massif aux producteurs</strong></h3>



<p>L’exécutif a d’ores et déjà annoncé les prix subventionnés des intrants agricoles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Engrais minéraux (sac de 50 kg) : <strong>1</strong>4 000 FCFA</li>



<li>Engrais organiques : 3 000 FCFA</li>



<li>Semences de maïs hybride : 1 500 FCFA/kg</li>



<li>Biostimulant Ovalis : 17 500 FCFA/kg</li>



<li>Coton graine (1er choix) : 300 FCFA/kg</li>
</ul>



<p>Ces subventions, associées à des programmes de mécanisation, de soutien à la pisciculture, à l’élevage, à la valorisation des productions locales et à l’accès facilité au crédit agricole, constituent les piliers d’une stratégie de modernisation et de sécurisation de l’agriculture familiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-chaines-de-valeur-integrees"><strong>Vers des chaînes de valeur intégrées</strong></h3>



<p>Le Président Goïta a appelé à une rupture décisive avec le modèle agricole extractif. Il a plaidé pour une montée en gamme de l’économie agricole, via la transformation locale, la création de valeur ajoutée, et une meilleure structuration des filières, allant du champ à l’assiette. Le développement de plateformes agro-industrielles et de hubs logistiques régionaux est également en discussion.</p>



<p>Les contraintes restent nombreuses : accès inégal aux intrants, enclavement des zones de production, faible taux de mécanisation, aléas climatiques, fragilité de certaines organisations paysannes. Mais le cap est fixé, et il se nomme souveraineté alimentaire, résilience climatique, et essor du monde rural.</p>



<p>La 15e session du CSA n’a pas seulement dressé un bilan, elle a posé un cap. Celui d’un Mali agricole debout, productif, ambitieux. Un Mali qui, pour la première fois depuis longtemps, ne regarde plus son avenir depuis les guichets extérieurs, mais depuis ses champs, ses greniers, et la force tranquille de ses paysans.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée-Mali : quand les bêtes font les frais du politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 21:25:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans une note officielle datée du 28 mars 2025, le gouverneur de la région administrative de Kankan, au sud-est de la Guinée, ordonne la suspension immédiate des mouvements de transhumance en provenance du Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La porosité saisonnière des frontières a toujours été, en Afrique de l’Ouest, un fait plus culturel que politique. Jusqu’à ce qu’un décret en fasse une ligne rouge.</em></strong></p>



<p>Dans une note officielle datée du 28 mars 2025, le gouverneur de la région administrative de Kankan, au sud-est de la Guinée, ordonne la suspension immédiate des mouvements de transhumance en provenance du Mali. Une interdiction ferme, sans appel, qui court jusqu’à nouvel ordre, et s’applique à tous les troupeaux de zébus maliens.</p>



<p>Motif invoqué : la mise en cause d’un protocole inter-États ratifié par Conakry et Bamako dans le cadre de la CEDEAO, relatif à la gestion des flux pastoraux. En d’autres termes, l’échec, une fois de plus, d’un accord régional à contenir les tensions locales.</p>



<p>Le document, signé du colonel Moussa Condé, gouverneur de la région, instruit les préfets de Kankan, Kouroussa, Kérouané, Mandiana et Siguiri d’interdire toute nouvelle entrée de troupeaux étrangers sur le territoire guinéen.<br>Le ton est martial, l’avertissement clair. Tout contrevenant s’exposera à des «&nbsp;<em>sanctions judiciaires sévères</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>En Guinée, le zébu est devenu suspect</strong></h3>



<p>La date butoir est fixée au 15 avril 2025. Passé ce délai, tout animal malien franchissant la frontière guinéenne le fera à ses risques et périls.</p>



<p>Derrière cette décision, des tensions sourdes. Celles qui opposent, depuis des années, éleveurs et agriculteurs dans les zones rurales aux équilibres précaires. Celles aussi, plus récentes, qui traduisent un climat de méfiance régionale entre États voisins devenus «&nbsp;<em>frères ennemis</em>&nbsp;» depuis les bouleversements politiques de 2021 et 2023.</p>



<p>Les autorités guinéennes de la transition, tout comme celle du Mali, ont beau partager une défiance vis-à-vis des institutions classiques de la CEDEAO, leurs intérêts ne convergent pas toujours sur le terrain.&nbsp;</p>



<p>A Kankan, c’est l’autorité territoriale qui prime sur la diplomatie régionale. Au-delà de la technicité apparente du communiqué, ce que révèle cette mesure, c’est une lente mais certaine re-fermeture des frontières ouest-africaines, longtemps tenues pour perméables, presque symboliques. Le bétail, comme souvent, devient le thermomètre d’une intégration en panne. Et ce sont les pasteurs, les nomades, les éleveurs — ces citoyens sans carte d’identité mais avec un mode de vie — qui en paient le prix fort.</p>



<p>Dans cette Guinée-là, le zébu est devenu suspect. Et la transhumance, un délit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Secteur de l’élevage : quand la France et ses complices s’en prennent ouvertement à l’économie malienne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2024 11:28:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La France tente de reprendre le contrôle au Mali en utilisant des mécanismes économiques. Découvrez les nouvelles stratégies pour exercer son influence sur le pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Que ceux qui croyaient que la France était en panne d’idées pour nuire au Mali se détrompent. Quand on pense que ce pays ne pourrait pas se montrer plus inventive dans ses approches vis-à-vis du Mali, voilà qu’elle revient à la charge, cette fois-ci sur le champ de bataille économique. Bien sûr, on connaît tous les épisodes précédents&nbsp;: les tentatives de diplomatie musclée et les jeux de pouvoir subtiles, mais rien n’y fait. Le Mali, résilient et farouchement attaché à son autonomie, a résisté. Alors, à présent, c’est par l’économie que la France espère reprendre la main.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Après des échecs cuisants sur les terrains diplomatique et de la guerre communicationnelle, la France, présentée comme chantre de la « <em>liberté et des droits de l’homme</em> », semble désormais se tourner vers le terrain économique pour exercer son influence. Oui, vous avez bien entendu. Le grand dessein actuel ? Asphyxier l’économie malienne, un plan aussi subtil qu’odieux, manifestement destiné à mettre à genoux ce pays ouest-africain dont l’économie repose en grande partie sur l’élevage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pseudo-projets-humanitaires-nbsp"><strong>Pseudo projets humanitaires&nbsp;</strong></h2>



<p>Le Mali, avec ses vastes pâturages, représente un des géants de l’élevage en Afrique de l’Ouest. Derrière le Nigeria, il est le second plus grand pays éleveur de la CEDEAO et caracole en tête des pays exportateurs de bétail de la région. L’élevage, qui contribue à 80&nbsp;% au revenu des populations rurales du Nord et à 18&nbsp;% dans le Sud, est plus qu’un moyen de subsistance&nbsp;: c’est un pilier économique. En 2011, l’exportation de bovins injectait plus de 50&nbsp;millions de dollars dans l’économie malienne. Et ces chiffres sont probablement en deçà de la réalité.</p>



<p>Mais voilà que sous couvert de projets humanitaires et de soutien aux populations des zones frontalières, financés à grand renfort de publicité par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères français, la France semble jouer un jeu double. Officiellement, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des éleveurs et de gérer durablement les ressources naturelles. Officieusement ? On pourrait croire à une tentative déguisée pour déstabiliser le secteur de l’élevage malien, et par effet domino, toute l’économie du pays et partant celle de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-choix-souverains-mal-apprecies-nbsp"><strong>Des choix souverains mal appréciés&nbsp;</strong></h2>



<p>Sous le masque altruiste d’une campagne d’aide aux éleveurs maliens, se cache un plan bien plus machiavélique. Il s’agit d’encourager, ou plutôt d’inciter, ces éleveurs à traverser la frontière avec leurs troupeaux, prétendument pour une transhumance habituelle, mais avec un dessein ultime bien plus sombre&nbsp;: la sédentarisation dans un pays voisin, complice de ce stratagème.</p>



<p>La véritable intention ? Anéantir le cheptel malien, pilier central de son économie agro-sylvo-pastorale. Ce plan, si ingénieusement ourdi, pourrait, s’il réussissait, porter un coup dévastateur à l’économie malienne, privant le pays d’une de ses principales sources de revenu et d’exportation.</p>



<p>Quel cynisme !&nbsp;</p>



<p>L’enjeu est de taille, surtout après que le Mali ait pris ses distances avec des institutions telles que le G5 Sahel et la CEDEAO, et après obtenu le départ des troupes françaises ainsi que de la mission des Nations Unies (MINUSMA). Privée de ses leviers traditionnels d’influence, la France semble désormais prête à tout pour sauvegarder ses intérêts, quitte à provoquer des tensions internes au Mali.</p>



<p>Pendant que la France orchestre ces stratégies, le Mali, lui, ne reste pas les bras croisés. L’alliance avec le Burkina Faso et le Niger au sein de l’AES montre une volonté de solidarité régionale et de mutualisation des forces pour contrer les pressions externes et avancer vers des objectifs de développement propres à leurs réalités nationales et régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-accroitre-la-surveillance-et-sensibiliser-nbsp"><strong>Accroitre la surveillance et sensibiliser&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Ce dernier stratagème révèle une certaine désespérance de la part de la France, qui, ne pouvant plus exercer son influence de manière ouverte, recourt à des tactiques qui pourraient mettre en péril la stabilité d’une région déjà fort complexe. En agissant ainsi, elle ne fait qu’éroder davantage son image et sa crédibilité, non seulement au Mali, mais dans toute l’Afrique de l’Ouest. Aussi, elle oublie que la sécurité du Mali ne saurait se dissocier de celle de ses voisins.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, les autorités maliennes de la Transition ne doivent pas se laisser faire. La surveillance devra être accrue sur l’ensemble du territoire et afin de rester en alerte sur tous les déplacements des éleveurs et de leurs troupeaux, surtout le long de nos frontières. En même temps, le département en charge de l’élevage devra s’atteler à une vaste campagne de sensibilisation auprès des populations, notamment les éleveurs afin de couper court à ce désir inavoué de la France.&nbsp;</p>



<p>Sur ce grand échiquier international, où chaque coup peut avoir des répercussions profondes, il semble que la France ait choisi une approche où les fins justifient les moyens. Mais à quel prix ? Celui de la confiance d’un peuple, de la stabilité d’une région, et peut-être, de la perte de ses propres valeurs éthiques, prônées depuis des siècles. Ah, ironie, quand tu nous tiens !</p>



<p><strong>Correspondance particulière&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : des auxiliaires d’élevage pour soutenir des communautés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 10:28:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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<p>Au Nord et au Centre du Mali, la fuite des vétérinaires et des professionnels de la santé animale en raison de la crise sécuritaire et des aléas climatiques a créé un vide. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaille à appuyer ces régions en mettant à leur disposition des axillaires d’élevage</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Nord et au Centre du Mali, la fuite des vétérinaires et des professionnels de la santé animale en raison de la crise sécuritaire et des aléas climatiques a créé un vide. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaille à appuyer ces régions en mettant à leur disposition des axillaires d’élevage.</strong></p>



<p>Au Mali, 85&nbsp;% de la population pratiquant <a href="https://123dok.net/article/pr%C3%A9sentation-g%C3%A9n%C3%A9rale-du-secteur-de-%C3%A9levage-au-mali.myjm1o2y" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’élevage</a> sont des agriculteurs. Cette activité procure de la nourriture et de l’économie à plus de 3&nbsp;% de la population. Mais, le <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-sanitaire-et-climatique-creuset-des-inegalites-et-de-la-pauvrete/">conflit et les effets secondaires du changement climatique</a> rendent les éleveurs de plus en plus vulnérables. Aussi le manque de professionnels en santé animale provoque la circulation des maladies et des épizooties occasionnant des pertes de bétails. Une situation qui entraîne des <a href="https://saheltribune.com/agriculture-au-mali-plusieurs-localites-confrontees-a-une-crise-alimentaire/">crises alimentaires et nutritionnelles</a> récurrentes, visant les populations et aggravant leur niveau de pauvreté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus de</strong> <strong>140 auxiliaires depuis 2013 </strong></h3>



<p>Afin de soutenir ces communautés d’éleveurs, le CICR en partenariat avec le ministère du développement rural a adopté plusieurs initiatives d’appui parmi lesquels la santé animale à travers la vaccination, la formation et le recyclage des auxiliaires d’élevage, souligne le Comité international de la Croix-Rouge dans un <a href="https://www.icrc.org/fr/document/des-auxiliaires-delevage-au-service-de-la-communaute" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>.</p>



<p>« <em>Depuis 2013, plus de 140&nbsp;auxiliaires d’élevage venant du nord et du centre ont bénéficié d’une formation initiale et près de 143 ont pu bénéficier d’une formation de recyclage, mais aussi du kit de démarrage</em> », a rappelé le CICR.</p>



<p>Dans le cadre d’un <a href="https://saheltribune.com/agriculture-elevage-au-mali-loffice-du-niger-met-75%e2%80%89000-hectares-a-la-disposition-de-la-febevim/">partenariat</a> avec le&nbsp;<a href="https://twitter.com/MElevage?ref_src=twsrc%5Etfw"></a>ministère de l’élevage, près de 4&nbsp;millions d’animaux ont été vaccinés en 5&nbsp;mois.<em> « Grâce à cette vaccination, nous avons contribué à préserver la principale source de revenus des éleveurs en réduisant les risques d’épidémies. </em>», se réjouissait le CICR en avril 2022<em>. &nbsp;</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cohorte de 19&nbsp;jeunes</strong></h3>



<p>Originaire de Taoudeni, âgée de 29&nbsp;ans, Nana Fatouma fait partie des quatre jeunes dames de la cohorte de 19&nbsp;jeunes auxiliaires d’élevage de cette année&nbsp;2021-2022. Ils viennent principalement des régions de Mopti, Ménaka, Gao, Kidal, Tombouctou et Taoudeni.</p>



<p>Taoudeni, une localité située à 750&nbsp;km au nord de Tombouctou. Cette région du grand Sahara est bouleversée par le conflit armé depuis des années, elle est également l’une des plus arides du Mali. Le <a href="https://www.avsf.org/fr/posts/2490/full/Mali_:_soutien_aux_populations_nomades_en_zone_de_conflits_arm%c3%a9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">départ timide des vétérinaires </a>et les répercussions sur le bétail, a amené Nana à songer à l’appui d’une tierce aux éleveurs, afin de sauver leurs animaux. D’où sa décision de devenir auxiliaires d’élevage.</p>



<p><em>« </em><em>J’ai appris l’existence de cet accompagnement du CICR grâce à une connaissance qui en avait bénéficié l’année passée. Intéressée, j’ai adhéré à la formation qui tombait à pic pour moi.</em><em> », </em>raconte Nana<em>.</em> Elle poursuit&nbsp;: « <em>De retour chez moi, je vais servir ma communauté. Je conseille aux jeunes de s’intéresser à l’élevage, car nous ne pouvons pas nous passer des animaux.</em><em> »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Initiation des 19&nbsp;apprenants à Ségou</strong></h3>



<p>Durant quatre mois, le <a href="https://maliactu.net/mali-ecole-secondaire-agropastorale-de-segou-un-vivier-de-techniciens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de formation de l’École secondaire d’agro-pastoral de Ségou </a>a abrité l’initiation de 19&nbsp;apprenants aux connaissances de base sur l’anatomie des animaux, la parasitologie, la microbiologie, les maladies infectieuses, la pathologie médicale, l’alimentation des animaux, l’entrepreneuriat.</p>



<p>Cette formation a pris fin en juin 2022, en présence des autorités administratives, des corps professoraux et des médias. Les lauréats ont obtenu des attestations de participation, qui les permettront d’exercer leur profession avec un mandat bien spécifique. Également, ils ont reçu des kits composés de médicaments et de matériels vétérinaires d’une valeur de six cent mille francs CFA.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les autorités annoncent plusieurs mesures incitatives pour l’amélioration des productions céréalières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:05:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur de l&#039;agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[prix de l&#039;engrais]]></category>
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<p>A Bamako, la 12e session du Conseil supérieur de l’agriculture s'est tenue le mardi 12 avril sous la présidence du chef de l’État, Assimi Goïta. Après l’examen-bilan de la campagne écoulée, plusieurs mesures incitatives ont été annoncées pour l’amélioration des productions céréalières, cotonnières et animales au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>A Bamako, la 12<sup>e</sup>&nbsp;session du Conseil supérieur de l’agriculture s&rsquo;est tenue le mardi&nbsp;12&nbsp;avril sous la présidence du chef de l’État, Assimi Goïta. Après l’examen-bilan de la campagne écoulée, plusieurs mesures incitatives ont été annoncées pour l’amélioration des productions céréalières, cotonnières et animales au Mali.</strong></p>



<p>Des échantillons de produits agricoles, végétal et animal du Mali, tels que la fibre de coton, le Niébé, la pomme de terre, le poison, la papaye, l’oignon et bien d’autres étaient exposés dans la salle des banquets de Koulouba, mardi&nbsp;12&nbsp;avril 2022.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-1024x683.jpg" alt="Des récipiendaires" class="wp-image-10356" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-150x100.jpg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-696x464.jpg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires-1068x712.jpg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/04/Des-recipiendaires.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Des récipiendaires aux côtés du Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali et du Président de la Transition <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4f7.png" alt="📷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p>Plusieurs acteurs du secteur agricole malien, dont la plupart habillés en cotonnade, étaient également présents en plus du Premier ministre et de certains membres de son gouvernement. Certains agriculteurs ont été décorés Chevalier de l’Ordre national et d’autres Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole par le Grand maître des Ordres nationaux du Mali.</p>



<p>Cette <a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/5473610489325065" target="_blank" rel="noreferrer noopener">12<sup>e</sup> session du Conseil supérieur</a> de l’agriculture est intervenue moins d’un mois après la fête du coton à Koutiala. Elle a été l’occasion de faire la présentation du Plan de <a href="https://afrikinfos-mali.com/2022/04/14/campagne-agricole-2022-2023-2024-le-plan-triennal-valide-par-le-chef-de-letat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne consolidé et harmonisé</a>, du bilan 2021 ainsi qu’à la programmation 2022. Le ministre du Développement rural, Modibo Kéïta, a dégagé l’état d’exécution du budget 2021, tout en soulignant les difficultés rencontrées au cours de la campagne écoulée. Avant  de présenter les prévisions 2023-2024.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Taux record de production</strong></h3>



<p>Dans l’immense salle des banquets, devant le président de la transition et ses proches collaborateurs, tous les yeux étaient fixés sur le projecteur que défilaient avec dextérité des techniciens acquis pour la cause. Au cours de l’année précédente, a indiqué le ministre Kéïta, les prévisions pour la production céréalière s’élevaient à 11&nbsp;millions 300 776&nbsp;tonnes. Mais les réalisations n’ont atteint que 9&nbsp;millions 266 076 tonnes, soit un taux de réalisation de 82&nbsp;%, a-t-il précisé. La non-atteinte des objectifs, selon le ministre, s’explique par la « <em>mauvaise pluviométrie, l’insuffisance de l’offre d’engrais</em> », l’insécurité ainsi que la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Malgré tout, en termes de production céréalière, le Mali a été classé deuxième, dans l’espace Cédéao après le Nigéria, et premier dans la zone Uemoa, s’est réjoui le ministre de tutelle sous un tonnerre d’applaudissements.</p>



<p>En matière de production cotonnière, le Mali a fait une <a href="http://www.depechesdumali.com/economie/36322-fete-du-coton-a-koutiala-assimi-goita-invite-les-contonculteurs-a-mettre-fin-a-leurs-divergences-internes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">production record</a>, depuis la création de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), en dépassant les prévisions qui étaient de 731 000 tonnes. Les réalisations se sont chiffrées à 776 000 tonnes, soit 106 % de réalisation. Ce résultat record s’explique, selon le ministre du Développement rural, par la <a href="https://saheltribune.com/contre-baisse-prix-coton-graine-paysans-gagnent-combat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fixation du prix d’achat</a> du coton graine à 280 FCFA le kg du premier choix ainsi qu’à bien d’autres mesures incitatives de la part des autorités maliennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réserver un quota de 30&nbsp;% de la graine de coton aux éleveurs</strong></h3>



<p>&nbsp;Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, a indiqué, dans un discours lu un peu à la hâte, que ce résultat est en effet à mettre au compte du pouvoir de transition. Pour lui, c’est « <em>la montée en puissance de notre vaillante armée qui a permis de rassurer les producteurs agricoles dans les zones de production,</em> [de leur donner] <em>l’espoir d’aller dans leur champ, de faire leurs récoltes et d’aller au marché ».</em></p>



<p>Toutefois, M. Sylla fait état de ce qui semble être un paradoxe. Malgré que le Mali soit premier producteur de coton, le prix du tourteau de coton est inaccessible aux éleveurs maliens. Il faut donc réserver un quota de 30 % de la graine de coton aux éleveurs sous l’égide de l’APCAM, a-t-il recommandé aux autorités intérimaires.</p>



<p>Le lancement de cette 12<sup>e</sup>&nbsp;session n’a pas été qu’un lieu de bilan. Il a aussi servi de cadre pour définir les défis à relever.Aux dires de M.&nbsp;Sylla, l’APCAM a pour ambition de faire des <em>« paysans maliens des artisans de la paix et de l’unité nationale </em>». Ainsi, M. Sylla&nbsp;a sollicité également<em> «&nbsp;un appui spécifique en intrants et équipements agricoles pour les femmes rurales et les jeunes ruraux du Mali qui sont les piliers de notre agriculture</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Révision du prix de l’engrais</strong></h2>



<p>Dans son habituel treillis, le président Goïta n’a pas manqué d’instruire au gouvernement malien la révision du prix des engrais. Cela, dit-il, en raison de la <em>« hausse excessive</em> » du prix des engrais sur le marché mondial. Il a donc décidé « <em>que la quotepart du producteur dans le prix du sac de 50&nbsp;kg de l’engrais minéral soit fixée à 12 500&nbsp;francs CFA</em> ». Quant à l’engrais organique, la <em>« quotepart est fixée à 2 500&nbsp;francs CFA le sac de 50&nbsp;kg »</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="12ème session du Conseil Supérieur de l’Agriculture" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/hoPAZYqgYKk?start=2&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Plusieurs autres recommandations ont été faites par le président du Conseil supérieur de l’agriculture au gouvernement au cours de cette session. Il s’agit entre autres de doter le secteur du développement rural d’une loi de programmation des investissements dans le secteur agricole, de poursuivre le programme de pluies provoquées en début et fin de l’hivernage.</p>



<p>Aussi, il est recommandé de mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation et accroitre l’utilisation des intrants locaux. Le tout pour permettre au secteur agricole de jouer le rôle qui lui revient dans le processus du développement économique, politique et social.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture–Élevage au Mali : l’Office du Niger met 75 000 hectares à la disposition de la Febevim</title>
		<link>https://saheltribune.com/agriculture-elevage-au-mali-loffice-du-niger-met-75%e2%80%89000-hectares-a-la-disposition-de-la-febevim/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 19:24:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
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		<category><![CDATA[Fédération des opérateurs des bétails viande du Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, une convention d’octroi de 75 000 ha est signée le 13 septembre 2021 entre la Fédération des opérateurs des Bétails Viande du Mali (Febevim) et l’Office du Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À Bamako, une convention d’octroi de 75 000&nbsp;ha est signée le 13 septembre 2021 entre la Fédération des opérateurs des Bétails Viande du Mali (Febevim) et l’Office du Niger. Le PDG de l’Office, Abdel Kader Konaté, et l’honorable Aboubacar Ba — Président de la Fédération — ont apposé leur signature sur les documents du protocole d’accord. C’était devant le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche M.&nbsp;Ayouba Ba, et plusieurs autres personnalités.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8749" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Dans la matinée du 13 septembre 2021, l’hôtel Maeva Palace a abrité la cérémonie de signature d’une convention entre <a href="https://saheltribune.com/tribune-quelle-solide-politique-agricole-pour-le-mali/">l’Office du Niger</a> et la Febevim. Il s’agit de la mise à disposition de 75 000 ha à la Fédération des filiales bétails viande du Mali. Les documents du protocole d’accord ont été signés par Adel Kader Konaté et l’honorable Aboubacar Ba, président du Febevim. C’était devant M.&nbsp;Ayouba Ba — ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche —, l’ancien ministre Harouna Cissé, des partenaires techniques et financiers, et plusieurs autres invités à cette cérémonie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8750" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Pour Aboubacar Ba, le problème du <a href="https://saheltribune.com/mopti-trois-phases-pour-resoudre-la-crise-securitaire/">Centre</a> est plus économique que communautaire. Tout réjouissant, il estime que cette convention facilitera la résolution de plusieurs problèmes dans le secteur de l’Élevage. La mise à disposition de cette gigantesque superficie permettra, selon la présentation de la note technique qui a été faite en PowerPoint, de réduire les contraintes liées à l’alimentation des cheptels à travers la réalisation d’infrastructures pastorales. Elle permettra également de réduire la mobilité des cheptels vers les pays frontaliers comme la Guinée et la Côte d’Ivoire. Pour ce faire, des espaces pastoraux seront aménagés afin d’assurer l’alimentation des cheptels, des points d’eau seront réalisés sur les axes de transhumance, des installations seront faites pour une production intensive des bovins de qualité pour l’exportation de la viande.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8751" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une formidable occasion d’investissement</strong></h3>



<p>Ces travaux permettront non seulement la création des activités de revenue génératrice autour des espaces aménagés pour les femmes et jeunes, mais aussi la réduction de l’enrôlement de ces derniers par les <a href="https://saheltribune.com/mali-%e2%80%90droits-humains-un-plan-daction-pour-proteger-les-enfants/">groupes extrémistes</a>. Ce n’est pas tout, il s’agira également de réduire l’exode rural à travers la création d’emploi des jeunes, mais aussi de lutter contre les <a href="https://saheltribune.com/environnement-%e2%80%89la-crise-climatique-est-une-crise-des-droits-de-lenfant%e2%80%89-selon-un-rapport-de-lunicef/">effets du changement climatique</a>. Seront bénéficiaires de ce projet, le mouvement de la fédération des filières bétails et viande, les pasteurs — au sens d’éleveurs, les fournisseurs des cercles des sites de la filiale bétails viande, les vétérinaires et autres marchands et acteurs du secteur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8752" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/4.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Dans son discours de clôture de la cérémonie, le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, M.&nbsp;Youba BA, dira que c’est une formidable occasion d’investissement qui offre la création des richesses et de stabilité sociale à travers l’octroi de cet espace. <em>« L’impact de ces investissements se sentira à travers l’augmentation des revenus des pasteurs&nbsp;: l’augmentation de l’offre de produits animaux permettra la stabilité des prix de viande et </em>[de lait ndlr],<em> la régulation des conflits entre éleveurs et agriculteurs »</em>, a-t-il souligné.</p>



<p><em>« L’objectif final </em>[de ce projet ndlr],<em> c’est d’exporter des viandes et non exporter des animaux »</em>, a ajouté le ministre délégué. Avant d’inviter la Fédération bénéficiaire à une gestion concertée et inclusive. Les partenaires techniques et financiers sont aussi invités à accompagner la <a href="http://www.fao.org/pastoralist-knowledge-hub/pastoralist-networks/database-of-organization/details/en/c/979986/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Febevim</a> dans la mise en œuvre des activités nécessaires à l’effectivité de ce projet structurel. Lequel permettra également de faire revenir cinq millions de têtes se trouvant aux frontières de la Guinée, selon les chiffres avancés par les différentes parties signataires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8753" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/09/5.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigéria : « [ndlr] la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier » (rapport)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Nigéria]]></category>
		<category><![CDATA[violence éleveurs-agriculteurs]]></category>
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<p>Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de l’élevage.</strong> <strong>&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<p><strong>« </strong><em>La violence alimentée par la dégradation de l’environnement et la concurrence pour la terre a aggravé les tensions de longue date dans les régions du nord et du centre du pays</em>&nbsp;[Niger ndlr] », a indiqué l’international Crisis group dans un nouveau <a href="https://www.crisisgroup.org/africa/west-africa/nigeria/302-ending-nigerias-herder-farmer-crisis-livestock-reform-plan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> publié le 4&nbsp;mai 2021.&nbsp;</p>



<p>En 2018, à la suite d’une <a href="https://www.jeuneafrique.com/606186/societe/nigeria-la-spirale-meurtriere-entre-eleveurs-et-agriculteurs-menace-la-presidentielle-2019/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vague d’effusion de sang</a>, le gouvernement fédéral nigérian avait lancé un vaste chantier de réformes pour le secteur de l’élevage. L’administration du président Muhammadou Buhari avait lancé en 2019, un plan national de transformation de l’élevage sur dix ans. Ce plan, approuvé par le Conseil économique national en janvier 2019, avait pour objectif de « <em>limiter les mouvements de bétail, stimuler la production animale et apaiser le conflit meurtrier entre éleveurs et agriculteurs dans le pays</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Si</strong><strong> </strong><strong>le plan échoue… »</strong><strong></strong></h2>



<p>Selon les remarques de l’International Crisis group, ce plan est confronté à de nombreux défis, dont surtout l’absence d’un leadership politique adéquat, « <em>des perceptions erronées de la population sur son objectif, des contraintes budgétaires aggravées par la pandémie du COVID-19, un manque de personnel ayant l’expertise pour la mener à bien et une insécurité généralisée ».&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Toutefois, cette organisation indépendante qui&nbsp;s’emploie à prévenir les guerres et à élaborer des politiques qui bâtiront un monde plus pacifique estime que «<em> si</em><em> </em><em>le plan échoue </em>[ndlr],<em> la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier </em>». Parce que ce plan encourage les pasteurs à passer « <em>à l’élevage et à d’autres systèmes de production animale sédentaire ».</em> Cette modernisation de l’élevage constitue aux yeux de l’International Crisis group une condition <em>sine qua non </em>pour la résolution du <em>« conflit entre éleveurs et agriculteurs, qui menace la stabilité politique et la sécurité alimentaire du Nigéria ».</em><em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement »</strong><strong></strong></h3>



<p>Pour que l’adoption de ce plan ne soit pas de l’argent jeté par la fenêtre et aussi pour parvenir à estomper le conflit entre éleveurs et agriculteurs au Nigéria, le Crisis group exhorte les autorités du pays à <em>« travailler avec les donateurs et les investisseurs pour combler les déficits de financement et renforcer les capacités de mise en œuvre </em>». Aussi doivent-elles travailler à « <em>faire connaître le plan et gagner le soutien des éleveurs et des agriculteurs</em> ». En plus de tous ces aspects, la promulgation du plan doit tenir compte de « <em>l’impact projeté du changement climatique et également développer une stratégie pour faire face aux éleveurs migrateurs non nigérians</em> ».</p>



<p>« <em>À l’heure des élections de 2023, les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement pour faire une marque visible, de peur que le travail qu’elles ont accompli pour créer ce moment d’opportunité ne soit perdu</em> », alerte le Crisis group.</p>



<p><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigéria : un ancien banquier se reconvertit en éleveur de volailles</title>
		<link>https://saheltribune.com/nigeria-un-ancien-banquier-se-reconvertit-en-eleveur-de-volailles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 16:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[aviculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ayotomiwa Yinka Ogunsua]]></category>
		<category><![CDATA[banque]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Nigéria]]></category>
		<category><![CDATA[volailles]]></category>
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<p>« Si nous devons assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, il faudrait que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne ! » Ayotomiwa&#8230;</p>
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<p>« <em>Si nous devons assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, il faudrait que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne !</em> » Ayotomiwa Yinka Ogunsua, aviculteur.</p>



<p>Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a trouvé un emploi d’agent chargé des prêts dans une banque de microfinance à Ibadan, au Nigeria. Tout heureux de sa réussite, il a alors repéré une annonce sur Internet portant sur un programme de formation agricole destiné aux jeunes… et s’y est inscrit par passion pour l’agriculture.</p>



<p>Convoqué à un entretien pour participer aux cours d’élevage de volailles, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a vite abandonné son emploi de banquier dans l’espoir d’être pris pour cette formation. <em>«&nbsp;Je savais que je voulais suivre ma passion pour l’agriculture à plein temps&nbsp;»,</em> affirme le Nigérian âgé de 29 ans.</p>



<p>Ayotomiwa Yinka Ogunsua a finalement été sélectionné pour ce cours organisé en mars dernier dans le cadre du programme <a href="https://www.afdb.org/en/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/technologies-african-agricultural-transformation-taat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Technologies pour la transformation agricole de l’Afrique</a> (TAAT) mis en œuvre par la Banque africaine de développement et ses partenaires, dont le CGIAR, un partenariat mondial en faveur de la recherche. Le TAAT s’efforce de tirer parti des technologies agricoles à forte incidence pour stimuler la production agricole et créer des possibilités viables pour les travailleurs et les entrepreneurs.</p>



<p>À l’issue de sa formation, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a acheté 50 poussins et a lancé son entreprise.</p>



<p>Pour Martin Fregene, directeur chargé de l’Agriculture et l’agro-industrie à la Banque africaine de développement, le TAAT a les ressources, l’expertise scientifique et technologique et des plans de mise en œuvre éprouvés, qui peuvent bénéficier à des millions d’agriculteurs africains comme Ayotomiwa Yinka Ogunsua.</p>



<p>« <em>Alors que les dirigeants du continent doivent se réunir autour d’un </em><a href="https://www.afdb.org/fr/evenements/nourrir-lafrique-leadership-pour-intensifier-les-innovations-reussies" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dialogue de haut niveau sur l’alimentation en Afrique</em></a><em> (29-30 avril), l’expérience de Ayotomiwa Yinka Ogunsua est une source d’inspiration pour les gouvernements dans leur engagement à investir dans les systèmes alimentaires du continent</em> », souligne Martin Fregene.</p>



<p>«&nbsp;<em>Après ma formation, je vois désormais l’agriculture comme une entreprise à part entière, et non pas seulement comme une passion. J’ai réalisé que c’est une entreprise dont je dois tirer des revenus, quelque chose dont je peux tirer parti en tant qu’entrepreneur</em>&nbsp;», soutient Ayotomiwa Yinka Ogunsua au téléphone depuis sa ferme, d’où l’on peut entendre les chants des coqs.</p>



<p>L’Institut international d’agriculture tropicale du CGIAR, basé à Ibadan, dans le sud-ouest du Nigéria, offre des formations, des renforcements de capacité et une assistance technique aux <em>« agripreneurs » </em>africains dans le cadre du programme TAAT.</p>



<p>Selon Ayotomiwa Yinka Ogunsua, la formation lui a donné le savoir‑faire technique nécessaire au développement de sa start-up «&nbsp;<em>Vive Verde</em>&nbsp;», depuis les services initiaux (approvisionnement en eau, techniques agricoles et questions environnementales) jusqu’à la production animale. Atops Farms, l’entreprise avicole mise en place par Ayotomiwa Yinka Ogunsua, s’est développée jusqu’à atteindre 500 volailles au début de l’année 2021.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous avons vendu toutes nos poules pendant les fêtes de Pâques&nbsp;»,</em> se réjouit-il, en indiquant avoir gagné plus d’argent avec l’agro-industrie que comme banquier.</p>



<p>Le directeur d’Atops Farms fait maintenant du plaidoyer en faveur du secteur agricole au Nigeria. Il intervient régulièrement dans des programmes de radio et de télévision, et travaille à changer la perception de l’agriculture.</p>



<p>« <em>Pour moi, l’agriculture permet de réaliser des bénéfices mais il s’agit également d’assurer la sécurité alimentaire du territoire, de la nation et du continent, </em><a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3593172487361103&amp;id=100000051602793" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>déclarait récemment Ayotomiwa Yinka Ogunsua, à la radio FM Inspiration 100,5(le lien est externe)</em></a><em>. Si nous devons satisfaire la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, alors il faut que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne !</em> »</p>



<p>Ayotomiwa Yinka Ogunsua attend désormais l’arrivée de nouveaux poussins pour reconstituer son élevage. Pour l’heure, il élève des dindes, des lapins et des chèvres pour développer ses activités agricoles.</p>



<p><em>«&nbsp;Je suis encore un petit agriculteur, mais par la grâce de Dieu, je suis en train de grandir et je vais y arriver</em>&nbsp;», conclut-il avec conviction.</p>



<p><strong>Source&nbsp;: BAD</strong></p>



<p><em>Le titre est de notre rédaction </em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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