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	<title>Archives des élections législatives &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des élections législatives &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tchad : une démocratie sous tension ou une consolidation autoritaire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:30:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les élections législatives du 29 décembre 2024, les premières depuis 2011, ont vu le parti au pouvoir, le MPS, remporter 124 sièges sur 188. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><br>Les élections législatives du 29 décembre 2024, les premières depuis 2011, ont vu le parti au pouvoir, le MPS, remporter 124 sièges sur 188. Marquées par un boycott de l&rsquo;opposition et un faible taux de participation, ces élections soulignent les défis démocratiques d&rsquo;un pays en quête de stabilité dans un contexte sécuritaire et politique fragile.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 décembre 2024, les urnes tchadiennes ont parlé pour la première fois depuis 2011. Une décennie de silence électoral rompue dans un contexte tendu, où les espoirs d&rsquo;une transition démocratique se mêlent à de profondes suspicions. Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir dirigé par le Président Mahamat Idriss Déby Itno, a obtenu une majorité écrasante avec 124 sièges sur 188. Pourtant, ce succès est loin d&rsquo;apaiser les doutes sur l&rsquo;état de la démocratie au Tchad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition, notamment le parti&nbsp;<em>Les Transformateurs</em>&nbsp;de Succès Masra, avait appelé au boycott du scrutin, dénonçant un processus électoral biaisé et qualifiant les résultats d’«&nbsp;<em>échec retentissant</em>&nbsp;». Avec un taux de participation modeste de 51,56 %, ces élections traduisent une mobilisation limitée, imputable aux festivités de fin d&rsquo;année et à un scepticisme largement répandu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les défis d’un scrutin contesté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a salué un déroulement «&nbsp;<em>globalement satisfaisant</em>», les retards dans l’annonce des résultats et les accusations de fraude ébranlent la crédibilité du processus. La répartition exacte des sièges reste floue, et les résultats des élections municipales ne sont toujours pas disponibles. Le Tchad se retrouve une fois de plus dans un entre-deux démocratique, où le processus électoral semble davantage destiné à légitimer un pouvoir déjà solidement ancré qu&rsquo;à offrir une réelle pluralité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le MPS consolide ainsi son emprise sur l’Assemblée nationale, reléguant les autres partis à des rôles symboliques. Parmi eux, le Rassemblement national des démocrates tchadiens-Le Réveil (RNDT) d’Albert Pahimi Padacké obtient 11 sièges, tandis que les autres formations restent morcelées, incapables de peser face à la machine politique du parti au pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte régional et international sous tension</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élection intervient dans un Tchad confronté à des défis multiples. Sur le plan sécuritaire, les attaques de Boko Haram continuent d’exercer une pression constante, tandis que la région sahélienne s’enlise dans une instabilité chronique. Politiquement, le pays cherche à naviguer entre les influences internationales, notamment la France, et une volonté croissante de réaffirmer sa souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait récent du Tchad de l’accord de coopération militaire avec Paris marque un tournant. À l&rsquo;instar du Mali, du Burkina Faso et du Niger, le pays adopte une posture plus assertive, rejetant l’héritage postcolonial pour redéfinir ses alliances. Pourtant, ce choix soulève des questions : comment le Tchad gérera-t-il la menace terroriste sans le soutien logistique et militaire français ? Et quelles nouvelles alliances émergeront dans ce contexte ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Entre transition et autoritarisme : quel avenir pour le Tchad ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mahamat Idriss Déby Itno, arrivé au pouvoir en 2021 après la mort de son père, Idriss Déby Itno, s’était engagé à mener une transition démocratique. Mais cette transition semble s’être transformée en consolidation autoritaire. Ces élections législatives, bien qu’essentielles pour doter le pays d’une nouvelle Assemblée nationale, apparaissent comme un exercice contrôlé visant à conforter le pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La posture du MPS, qualifiant le boycott de l’opposition de «&nbsp;<em>stratégie destructrice</em>&nbsp;», souligne une incapacité à engager un dialogue inclusif. Pourtant, sans une opposition crédible et un véritable pluralisme, la stabilité politique reste fragile. Le spectre des contestations post-électorales plane, d’autant que le code électoral tchadien permet encore de contester les résultats définitifs, attendus le 3 février.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une</strong><strong>&nbsp;démocratie en trompe-l&rsquo;œil</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tchad est à la croisée des chemins. Si les élections du 29 décembre 2024 ont offert un vernis de légitimité démocratique, elles n’ont pas dissipé les profondes fractures politiques et sociales qui traversent le pays. Entre un pouvoir consolidé, une opposition marginalisée et des défis sécuritaires persistants, l’avenir du Tchad repose sur une question clé : le pays choisira-t-il de renforcer ses institutions démocratiques ou continuera-t-il à évoluer sous le joug d’un autoritarisme masqué ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où l’Afrique cherche de plus en plus à définir son propre destin, l’expérience tchadienne illustre une leçon cruciale : sans inclusion et transparence, la quête de souveraineté risque de se heurter à ses propres contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pastef au sommet : quelle vision pour le Sénégal de demain ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/pastef-au-sommet-quelle-vision-pour-le-senegal-de-demain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 12:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>La victoire éclatante du Pastef aux législatives de novembre 2024 redéfinit le paysage politique sénégalais. Quelles conséquences pour la démocratie et la gouvernance ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La victoire du Pastef aux législatives du 17&nbsp;novembre 2024 redéfinit le paysage politique sénégalais, entre espoirs démocratiques et défis économiques majeurs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal vient d’achever un scrutin législatif marquant, où les urnes ont livré un verdict clair, non encore officiel, en faveur du parti au pouvoir, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Cette victoire, saluée par les adversaires eux-mêmes, ouvre un nouveau chapitre dans la dynamique politique du pays, mais invite également à une analyse critique des implications pour la démocratie, la gouvernance et l’avenir des institutions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-triomphale-nbsp-entre-continuite-et-rupture"><strong>Une victoire triomphale&nbsp;: entre continuité et rupture</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 17&nbsp;novembre, marquée par des célébrations animées devant le siège de Pastef à Dakar, a confirmé ce que les premiers décomptes laissaient présager&nbsp;: une domination incontestée du parti au pouvoir. Avec des résultats provisoires indiquant une large victoire et une opposition divisée et affaiblie, Pastef semble assuré de consolider son contrôle sur l’Assemblée nationale. Ce succès s&rsquo;inscrit dans la continuité de la victoire de Bassirou Diomaye Faye à la présidentielle de mars dernier, illustrant un réel engouement populaire pour le programme et les figures du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette victoire scelle également la fin d’une époque. La classe politique traditionnelle, représentée par des figures telles que Macky Sall, Barthélémy Dias ou Amadou Ba, semble reléguée à un rôle marginal. Le scrutin législatif de 2024 confirme un basculement générationnel et idéologique dans l’échiquier politique sénégalais.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-domination-politique-renforcee"><strong>Vers une domination politique renforcée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs saluent le calme et la mobilisation des électeurs (49,72&nbsp;% de participation), un taux légèrement supérieur à celui de 2022, et une preuve de maturité démocratique. Cependant, des zones d’ombre subsistent. Les dénonciations de fraudes à Touba et Ziguinchor par l’alliance Takku Wallu rappellent que la transparence électorale reste un défi. Ces accusations, bien que sans preuve concluante pour l’instant, ternissent un tableau par ailleurs éclatant de la démocratie sénégalaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette victoire, Pastef bénéficie d’une opportunité inédite de mettre en œuvre son programme sans obstacle majeur. La question de la majorité qualifiée des trois cinquièmes à l’Assemblée est cruciale&nbsp;: si atteinte, elle permettra des réformes constitutionnelles profondes. Cette concentration de pouvoir pose cependant des interrogations. La démocratie sénégalaise, souvent citée en exemple en Afrique, peut-elle résister à la tentation d’une gouvernance unilatérale ? L’équilibre des institutions, pierre angulaire d’une république stable, sera un test pour le duo Diomaye-Sonko.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-au-centre-des-attentes"><strong>Une économie au centre des attentes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La déroute de l’opposition, symbolisée par les défaites personnelles de Barthélémy Dias et d’Amadou Ba dans leurs propres bastions électoraux, souligne une crise profonde. Fragmentée et sans vision commune, elle a échoué à offrir une alternative crédible. La reconnaissance rapide de la victoire de Pastef par certains leaders de l’opposition pourrait signaler un repositionnement stratégique, mais aussi un aveu d’impuissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette victoire éclatante, le défi reste immense pour le parti au pouvoir. Les critiques sur un ralentissement économique et des attentes non comblées rappellent que les électeurs jugeront avant tout sur les résultats concrets. La gestion des ressources, l’amélioration des infrastructures et la relance économique seront les véritables baromètres de la satisfaction populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal : un appel au calme dans une campagne sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 14:17:07 +0000</pubDate>
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<p>Appels au calme avant les législatives au Sénégal: Tensions et violences menacent la démocratie sénégalaise. Découvrez les enjeux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques jours des législatives au Sénégal, les appels au calme peinent à apaiser les tensions, mettant la démocratie sénégalaise à l’épreuve.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À cinq jours des élections législatives, le Sénégal se retrouve pris dans un tourbillon de tensions politiques et de violences verbales et physiques, qui menacent d’ébranler le caractère pacifique de ses institutions démocratiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko, figure controversée et tête de liste de Pastef, a récemment fait appel au calme. Pourtant, cette invitation à la paix survient après des propos enflammés de vengeance lancés contre ses opposants. Ce changement de ton soulève des questions légitimes sur la responsabilité des leaders politiques dans la préservation de la stabilité sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-escalade-de-la-violence-nbsp-une-mobilisation-dangereuse"><strong>L’escalade de la violence&nbsp;: une mobilisation dangereuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12&nbsp;novembre, alors que les partisans de Sonko se rassemblaient pour exprimer leur colère face aux violences subies, leurs revendications allaient bien au-delà du simple soutien électoral&nbsp;: ils réclamaient un « <em>œil pour œil, dent pour dent</em> » en réponse aux attaques. La violence semblait devenir un moyen d’expression politique, une escalade à laquelle le Premier ministre a lui-même contribué en attisant les tensions sur les réseaux sociaux. Dans une campagne qui devrait avant tout être un exercice de conviction pacifique, la rhétorique guerrière ne devrait avoir aucune place. L’appel ultérieur au calme, bien qu’appréciable, apparaît ainsi comme une tentative tardive de contenir une atmosphère qu’il a contribué à enflammer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, l’opposition, incarnée par Barthélémy Dias, maire de Dakar, n’est pas restée silencieuse. Elle a accusé Sonko de manipuler la colère populaire à des fins électorales, tout en lançant un appel au civisme. Dias a exhorté ses sympathisants à éviter toute violence et à rester sereins dans cette période sensible. Cet appel s’accompagne de critiques acerbes contre Sonko et le ministère de l’Intérieur, témoignant de l’ampleur des frustrations et de l’animosité croissante entre les deux camps.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-responsabilite-des-leaders-pour-un-scrutin-pacifique"><strong>La responsabilité des leaders pour un scrutin pacifique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les autorités locales, y compris le gouverneur de Saint-Louis, ont annoncé l’arrestation de 81&nbsp;individus impliqués dans les incidents récents, en tentant d’assurer la population que la police travaille pour garantir la sécurité. Cependant, malgré ces efforts pour contenir les débordements, le climat reste tendu, et l’éventualité de nouvelles violences demeure une crainte partagée par de nombreux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, leaders d’opposition aux styles et visions différents, portent tous deux la responsabilité de veiller à ce que le Sénégal traverse cette période électorale sans sombrer dans la division. En tant que personnalités influentes, ils se doivent de rappeler à leurs partisans que la véritable force de la démocratie réside dans la capacité de s’opposer sans violence. Si les jours à venir marquent la conclusion de cette campagne tendue, il reste à espérer que les appels au calme prévaudront et que le scrutin du 17&nbsp;novembre se déroulera dans un esprit de paix et de respect des valeurs démocratiques sénégalaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élection de dimanche sera un test décisif pour la démocratie sénégalaise, et les résultats ne devraient être déterminés que par les voix des citoyens dans les urnes, non par la force dans la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sahel Tribune&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal : le climat s’envenime à cinq jours du vote</title>
		<link>https://saheltribune.com/legislatives-au-senegal-le-climat-senvenime-a-cinq-jours-du-vote/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 13:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Les tensions politiques s'intensifient au Sénégal avant les législatives. Des appels à la vengeance et des accussations d'inégalités en campagne provoquent la controverse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À cinq jours des législatives au Sénégal, les tensions montent autour des appels à la vengeance d’Ousmane Sonko et des accusations d’inégalités en campagne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, à cinq jours des législatives anticipées, prévues le 17&nbsp;novembre 2024, le climat politique s’enflamme alors que le Premier ministre Ousmane Sonko suscite la polémique en appelant ses militants à se « <em>venger</em> » des agressions subies par ses partisans. Sur Facebook, Sonko, chef du parti Pastef, exprime sa frustration face aux incidents violents qu’il impute à des opposants en campagne, particulièrement à la coalition Sam sa Kaddu, dirigée par le maire de Dakar, Barthélémy Dias. Sonko ne se limite pas à dénoncer ces agressions, mais exige que Dias soit interdit de campagne, considérant ces violences comme un droit à la riposte pour ses propres militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de position du Premier ministre, qui s’appuie sur un appel ouvert à la vengeance, a fait réagir de nombreux acteurs politiques et sociaux. Dans les rangs de l’opposition, l’appel de Sonko est vu comme une incitation dangereuse à la violence. Même au sein de la société civile et du pouvoir, des voix appellent le Premier ministre à faire preuve de retenue. Guy Marius Sagna, candidat pour le Pastef, a exprimé sur les réseaux sociaux son désaccord avec la « <em>vengeance</em> », qualifiant la situation d’« <em>extrêmement grave</em> » tout en appelant le ministère de l’Intérieur à veiller au maintien de l’ordre public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-escalade-de-la-violence-a-cinq-jours-des-elections"><strong>L’escalade de la violence à cinq jours des élections</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tension déjà palpable dans le pays a atteint un nouveau sommet avec un affrontement lundi entre les partisans du Pastef et ceux de la coalition de Dias, à Saint-Louis. Selon des témoins, ce qui a débuté par des huées et des échanges verbaux entre les deux camps a rapidement dégénéré. Des agents de sécurité de la coalition de Dias auraient sorti des matraques et des couteaux, et les caméras de surveillance ont capté des scènes de violence, dont un coup de couteau porté à un militant du Pastef. D’après une source hospitalière de Saint-Louis, cet incident s’est soldé par trois blessés. Le soir même, la police a arrêté une quarantaine de membres de la sécurité de la coalition Sam sa Kaddu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette recrudescence de violence, le ministre de l’Intérieur a réagi en rappelant les mesures de sécurité mises en place pour éviter tout débordement. Un communiqué officiel, publié le 11&nbsp;novembre, précise qu’une interdiction de port d’armes de toute catégorie est en vigueur depuis le 17&nbsp;octobre et restera active jusqu’au 17&nbsp;décembre. Les autorités ont également donné des instructions pour des fouilles systématiques de toute personne ou cortège considéré suspect.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-debat-sur-l-utilisation-des-ressources-de-l-etat-en-campagne"><strong>Le débat sur l’utilisation des ressources de l’État en campagne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions électorales ne se limitent pas aux violences physiques. La question de l’usage des moyens publics pour des fins de campagne revient régulièrement sur le devant de la scène. Le Forum civil, une organisation de la société civile sénégalaise, dénonce ce qu’elle considère comme une inégalité entre candidats, en pointant des cas d’utilisation des ressources de l’État. Par exemple, le ministre de la Santé, également candidat, aurait distribué du matériel médical dans un dispensaire de Podor, ville où il se présente en tête de liste. Selon le Forum Civil, environ 26&nbsp;% des incidents relevés au cours des dix premiers jours de campagne seraient liés à un usage inapproprié des moyens de l’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-achat-de-conscience-un-fleau-recurrent"><strong>L’achat de conscience, un fléau récurrent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’achat de conscience constitue une autre source de préoccupation pour les observateurs. D’après les relevés du Forum Civil, 20&nbsp;% des incidents signalés au cours de la campagne relèvent de cette pratique, qui nuit à l’équité du processus électoral. Cette problématique est d’autant plus préoccupante qu’elle persiste depuis plusieurs élections, contribuant à alimenter la méfiance envers les institutions électorales et, plus largement, envers le système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, des progrès notables sont soulignés dans les préparatifs électoraux. Les observateurs du Forum Civil saluent notamment le bon fonctionnement des commissions de distribution des cartes d’électeurs, essentielles pour assurer une forte participation citoyenne. Cependant, des centaines de cartes n’ont pas encore été récupérées, un retard qui pourrait affecter le taux de participation lors du scrutin. Ces élections législatives, marquées par de multiples incidents et un climat de défiance, seront donc un test important pour le Sénégal, considéré jusqu’ici comme un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal: Macky Sall foudroie ses successeurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 19:08:35 +0000</pubDate>
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<p>Macky Sall adresse une lettre amère aux Sénégalais, dénonçant la situation catastrophique dans laquelle le pays se trouve à l'approche des législatives.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Macky Sall, ancien président du Sénégal, lance une critique sévère contre la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « situation catastrophique » à l’approche des législatives du 17 novembre.</em></strong> <em><strong>Détails.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ex-président Macky Sall a décidé de sortir de son silence, et il le fait en des termes amers. Dans une lettre adressée aux Sénégalais, le 6&nbsp;novembre dernier, il critique sans détour la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « <em>situation catastrophique</em> ». Ce coup de plume intervient alors que le Sénégal se prépare pour les législatives du 17&nbsp;novembre, où Macky Sall prend la tête de la coalition Takku Wallu Sénégal. En décrivant un pays en proie à des problèmes économiques, institutionnels et sociaux croissants, il brosse un tableau sombre, espérant mobiliser l’électorat sénégalais à sa cause. Que cache réellement cette missive, et quels en sont les enjeux pour le Sénégal ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entree-en-scene-calculee"><strong>Une entrée en scène calculée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du moment n’est pas anodin. Macky Sall a attendu la dernière ligne droite avant les élections pour frapper fort. Pendant huit mois, il s’est montré discret, adoptant la posture d’un ancien président respectueux des institutions et de la transition démocratique. Ce silence, brisé à quelques jours des législatives, marque une volonté de reprendre le contrôle du débat politique. En présentant une « <em>situation catastrophique</em> », Sall espère raviver l’inquiétude et la colère des électeurs déçus par le nouveau régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ex-président rappelle avec insistance les « <em>réussites</em> » de son mandat&nbsp;: croissance économique malgré la crise du Covid-19, infrastructures modernes, réformes sociales ambitieuses et une influence diplomatique accrue pour le Sénégal. Par contraste, il accuse ses successeurs d’avoir laissé les choses se dégrader. Cet argumentaire, qu’il déroule dans une rhétorique d’urgence, s’adresse directement aux Sénégalais déçus de l’actuelle administration et en quête d’une figure expérimentée pour redresser le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-heritage-et-accusation-nbsp-une-confrontation-directe"><strong>Entre héritage et accusation&nbsp;: une confrontation directe</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La lettre de Macky Sall ne fait pas que vanter son bilan. Elle vise à ébranler la confiance dans le gouvernement actuel, qu’il accuse d’être incompétent, populiste et manipulateur. Il fait état d’une économie en déclin, d’un chômage croissant, de la détérioration des infrastructures et d’une gouvernance qu’il juge « <em>incohérente</em> » et « <em>calamiteuse</em> ». Ces accusations s’appuient sur des faits marquants&nbsp;: la baisse de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation, des scandales non résolus dans des institutions publiques, et des promesses électorales non tenues. En dénonçant ce qu’il considère comme un reniement des engagements de campagne et une absence d’action concrète, Macky Sall se pose en défenseur de l’intégrité et de la cohérence institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son message est clair&nbsp;: il appelle les Sénégalais à refuser cette gouvernance qu’il estime « <em>stérile</em> » et à privilégier une équipe expérimentée et dévouée aux intérêts du pays. La coalition Takku Wallu Sénégal, qu’il dirige, se présente ainsi comme le dernier rempart contre la chute de l’économie et le délitement des institutions. En insistant sur les valeurs de « <em>réconciliation</em> » et de « <em>stabilité</em> », Macky Sall tente de convaincre que son retour aux affaires est une nécessité pour sauvegarder la paix et la prospérité du Sénégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-nationale"><strong>Un appel à la mobilisation nationale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien président expose également une feuille de route concrète en cas de victoire de sa coalition&nbsp;: restauration des institutions républicaines, réconciliation nationale, aide d’urgence aux victimes des inondations, soutien à l’emploi des jeunes et réduction du coût de la vie. Ce programme, énuméré comme une série d’engagements, vise à donner aux Sénégalais une vision claire de ce que pourrait être un retour de Sall aux commandes. L’objectif est de mobiliser les électeurs sur des promesses tangibles, tout en se posant en alternative sérieuse face à l’actuel pouvoir, perçu comme populiste et inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de redressement prend une teinte de patriotisme, Sall évoquant les « <em>idéaux et valeurs </em>» qui, selon lui, font la grandeur du Sénégal&nbsp;: la paix, la liberté et la cohésion nationale. En appelant les citoyens à un « <em>sursaut citoyen d’envergure</em> », il cherche à transcender les clivages partisans, prônant une mobilisation collective pour éviter ce qu’il voit comme une déroute nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-duel-politique-a-distance"><strong>Un duel politique à distance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les réactions ne se sont pas fait attendre. Ayib Daffé, secrétaire général du Pastef, parti au pouvoir, a rapidement fustigé la démarche de Macky Sall, l’accusant de « <em>mépris</em> » envers les Sénégalais. Pour Daffé, un véritable retour de l’ancien président sur le terrain sénégalais, plutôt qu’un discours à distance, aurait été plus respectueux de la population. Cette réponse cinglante souligne la profondeur des divisions politiques actuelles et l’intensité de la bataille électorale. Macky Sall est perçu comme une figure du passé, et certains opposants tentent de discréditer sa tentative de retour en l’associant à une époque révolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, en s’adressant aux Sénégalais avec une lettre qui se veut solennelle, Macky Sall joue la carte de l’expérience et de la stature d’homme d’État. Sa lettre est autant une critique du présent qu’une réaffirmation de sa capacité à gouverner et à rassembler, une manœuvre politique qui pourrait convaincre une partie de l’électorat de lui donner une seconde chance. La question que l’on pourrait amener à se poser est&nbsp;: Macky Sall compte-t-il prendre les rênes du pouvoir au Sénégal comme l’a fait Donald Trump aux Etats-Unis ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17&nbsp;novembre, c’est donc bien l’avenir du pays qui se jouera dans les urnes, sous le regard attentif de l’ancien président, déterminé à redevenir une figure centrale de la vie politique nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Élections législatives : la stratégie risquée de Macky Sall avec Avisa Partners</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 08:05:55 +0000</pubDate>
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<p>Macky Sall trahit les valeurs sénégalaises en s'associant avec le cabinet Avisa Partners pour sa campagne législative.</p>
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		<title>Les élections sénégalaises, entre enjeux cruciaux et défis logistiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 18:25:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[cartes d'électeurs]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[désintérêt]]></category>
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		<category><![CDATA[scrutin de novembre]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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<p>Les élections législatives au Sénégal confrontées à des défis logistiques et un désintérêt inquiétant. Découvrez les enjeux du scrutin.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques jours des élections législatives au Sénégal, la non-retrait de plus de 264 000 cartes d’électeurs met en lumière des défis logistiques et un désintérêt inquiétant qui pourraient peser sur la légitimité du scrutin. Explication. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17&nbsp;novembre 2024, les Sénégalais se rendront aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée nationale, suite à la dissolution du Parlement décidée par le président Bassirou Diomaye Faye le 12&nbsp;septembre dernier. Cette manœuvre politique, qui a entraîné l’élimination d’un Parlement encore aux mains de l’ancien régime, marque un tournant dans l’histoire récente du pays. Mais à moins de deux semaines de ce scrutin décisif, un problème persistant met à nu les faiblesses du système électoral sénégalais&nbsp;: plus de 264 000&nbsp;cartes d’électeurs restent non retirées dans les bureaux de vote.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-inertie-electorale-preoccupante"><strong>Une inertie électorale préoccupante</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de retrait de ces cartes interpelle. Sur un fichier électoral comptant environ 7,4&nbsp;millions d’électeurs, un tel chiffre est loin d’être négligeable. Que signifie cette inertie ? Un manque de confiance envers les institutions électorales ? Une désillusion générale vis-à-vis de la politique ? Ou est-ce simplement le résultat d’une organisation déficiente et de barrières administratives ? Il est clair que cette situation met en lumière des défaillances qui, si elles ne sont pas résolues rapidement, pourraient impacter la participation et la légitimité même de ce scrutin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la vitalité démocratique a longtemps été une fierté, le fait que des centaines de milliers de citoyens n’aient pas récupéré leur carte d’électeur à quelques jours de l’échéance devrait sonner l’alarme. Une démocratie, pour s’épanouir, doit être soutenue par des citoyens actifs et engagés, non par une masse qui, pour diverses raisons, reste à la marge du processus.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-raisons-d-un-desinteret-inquietant"><strong>Les raisons d’un désintérêt inquiétant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. D’une part, la dissolution du Parlement et l’annonce soudaine de nouvelles élections ont pu générer une certaine confusion et un sentiment d’instabilité politique. Quand les décisions majeures se prennent sans une préparation adéquate et une communication efficace, le peuple, désorienté, peut décider de s’abstenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, le sentiment de désillusion envers la classe politique persiste. Ces dernières années, marquées par des scandales, des promesses non tenues et des rivalités internes, ont contribué à une lassitude électorale. Bassirou Diomaye Faye, en dissolvant l’Assemblée dominée par l’ancien camp au pouvoir, a voulu rompre avec ce passé et afficher une posture de renouveau. Cependant, la rapidité avec laquelle ce processus a été engagé a-t-elle laissé assez de temps aux citoyens pour se préparer et comprendre les enjeux ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-defi-logistique-et-ses-implications"><strong>Le défi logistique et ses implications</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas non plus négliger les défis logistiques. Au Sénégal, le retrait des cartes d’électeurs peut être un parcours semé d’embûches. Files d’attente interminables, bureaucratie inefficace et manque de sensibilisation sont autant de barrières qui découragent les citoyens les plus motivés. Un électeur qui doit choisir entre une journée de travail et la récupération d’un document essentiel à son vote peut très bien décider que l’effort n’en vaut pas la peine. Et ce, surtout si l’image de l’élection elle-même est entachée de soupçons de partialité ou de manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce scrutin de novembre est bien plus qu’une simple élection législative. Il est un test pour le président Bassirou Diomaye Faye, qui doit prouver que sa décision de dissoudre l’Assemblée était plus qu’une simple manœuvre politique pour asseoir son pouvoir. Il doit montrer que la démocratie sénégalaise reste vivante, inclusive et respectueuse des règles du jeu. Mais comment assurer une élection crédible lorsque tant de citoyens pourraient être exclus, de facto, faute d’avoir pu récupérer leur carte ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-la-legitimite-democratique"><strong>Un test pour la légitimité démocratique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La balle est dans le camp des autorités électorales et du gouvernement. Une mobilisation de dernière minute, des campagnes de sensibilisation plus vigoureuses et des facilités pour le retrait des cartes pourraient inverser la tendance. Sans cela, l’élection risque de se tenir dans une atmosphère d’indifférence généralisée, marquée par une abstention record qui affaiblirait non seulement le mandat des futurs élus, mais aussi la légitimité de l’ensemble du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps que le Sénégal prouve, une fois de plus, qu’il est à la hauteur de sa réputation de phare démocratique en Afrique de l’Ouest. Les citoyens doivent être encouragés à participer, et le système électoral doit se montrer à la hauteur de la tâche. Faute de quoi, l’élection du 17&nbsp;novembre pourrait passer de l’espoir d’un renouveau politique à un rendez-vous manqué avec l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Élections législatives 2024 : le Sénégal à l’aube d’un changement politique majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 07:50:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Découvrez les enjeux des élections législatives au Sénégal. Transparence électorale, représentation sociale et défis économiques déterminent l'avenir du pays.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les élections législatives sénégalaises du 17 novembre 2024 s’annoncent cruciales dans un climat politique tendu, marqué par la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale et des alliances inattendues. Entre enjeux de transparence électorale, représentation sociale et défis économiques, ces élections détermineront l’avenir politique et sécuritaire du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de la dissolution de l&rsquo;Assemblée nationale par le Président Bassirou Diomaye Faye, le climat politique sénégalais est marqué par une tension palpable. Cette décision a provoqué de profonds désaccords entre le Président et l&rsquo;ancienne majorité parlementaire, créant un environnement où les rivalités politiques sont exacerbées. Ainsi, les électeurs se retrouvent dans un paysage politique en pleine mutation, où chaque décision peut influer sur l&rsquo;équilibre des rapports de force.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-electeurs-exigent-des-garanties-solides"><strong>Les électeurs exigent des garanties solides</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un des aspects les plus remarquables de cette période est l&rsquo;alliance inattendue entre le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et l&rsquo;Alliance pour la République (APR). Cette alliance redessine les lignes de front politiques et pourrait avoir un impact majeur sur les résultats des élections. Ces deux partis cherchent à mobiliser un large électorat et à contrer l&rsquo;opposition en unissant leurs forces, mais cette coalition soulève également des questions quant à la cohérence de leurs agendas respectifs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coalitions de partis politiques sont une longue tradition au Sénégal, initialement fondée sur des idéologies politiques depuis 1978. Cependant, les coalitions actuelles semblent davantage basées sur des intérêts particuliers et des règlements de compte. Cela entraîne des éclatements fréquents, comparables à un château de cartes qui s&rsquo;effondre, ainsi que des tiraillements accompagnés de discours de diabolisation. L’histoire politique des coalitions reste un exemple parfait de ces dynamiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transparence électorale est une question cruciale qui préoccupe de plus en plus de citoyens. La volonté des partis politiques de rejoindre l&rsquo;Alliance pour la Transparence Électorale (ATEL) constitue un facteur déterminant pour garantir l&rsquo;intégrité du processus électoral et restaurer la confiance du public dans les institutions. Les scandales passés liés à la fraude électorale continuent d’alimenter la méfiance, et les électeurs exigent des garanties solides pour assurer des élections libres et transparentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-creation-d-un-rapport-de-force-impitoyable"><strong>Création d’un rapport de force impitoyable</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la question de la diversité de la représentation est au cœur des débats. Les jeunes, les femmes et les différentes composantes de la société sénégalaise doivent être entendus et représentés au sein de l&rsquo;Assemblée nationale. À cet égard, la participation active de ces groupes est incontournable pour refléter la diversité et les aspirations de la population. Les partis devraient donc mettre en place des stratégies inclusives afin que tous les citoyens se sentent représentés et impliqués dans le jeu politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les questions économiques et sociales demeurent également au premier plan des attentes des électeurs. Dans un contexte où le développement, l&#8217;emploi et la lutte contre la pauvreté sont des priorités majeures, les candidats ont le devoir de proposer des solutions concrètes et réalisables. Sur ces questions, qui auront un impact direct sur leur vie quotidienne et leur avenir, les électeurs attendent des engagements clairs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats devront également s&rsquo;acquitter d&rsquo;une caution fixée à 15 millions de francs CFA, sans oublier les coûts logistiques et les ressources nécessaires pour mener une campagne électorale. Certains candidats seront confrontés à un manque de ressources financières, créant un rapport de force impitoyable qui jouera en faveur du gouvernement, disposant de moyens plus conséquents.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-promouvoir-des-politiques-favorables-a-la-paix"><strong>Promouvoir des politiques favorables à la paix</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la stabilité et la sécurité nationales sont des considérations cruciales. Compte tenu de l’instabilité croissante dans la région, la capacité des futurs députés à assurer la sécurité du pays et à promouvoir des politiques favorables à la paix sera scrutée de près. Les citoyens aspirent à des dirigeants capables de relever ces défis complexes, tout en préservant l&rsquo;ordre public et en protégeant les intérêts de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections législatives de novembre 2024 au Sénégal seront un moment décisif, tant pour le paysage politique que pour l&rsquo;avenir de la nation. Les enjeux, allant de la transparence électorale à la représentation sociale en passant par les défis économiques, requièrent une attention particulière de la part des électeurs, qui aspirent à un avenir meilleur et plus équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bocar Harouna Diallo, Géographe, UQAC&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>boxdiallo@hotmail.fr</strong></p>
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		<title>Législatives au Sénégal : le camp présidentiel retrouve la majorité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Aug 2022 10:16:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Plus d’une semaine après les élections législatives, le député sénégalais, Pape Diop, rallie la coalition présidentielle et lui donne la majorité à l’Assemblée nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus d’une semaine après les élections législatives, le député sénégalais, Pape Diop, rallie la coalition présidentielle et lui donne la majorité à l’Assemblée nationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 juillet 2022, les <a href="https://saheltribune.com/legislatives-senegalaises-lopposition-politique-mobilisee-contre-un-arret-du-conseil-constitutionnel/">élections législatives</a> du Sénégal ont eu lieu. Pour la première fois dans l’histoire de ce pays ouest-africain, les résultats provisoires, publiés le 4 août dernier, avaient vu la coalition au pouvoir <a href="https://www.la-croix.com/Legislatives-Senegal-camp-presidentiel-perd-majorite-absolue-2022-08-04-1301227743" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perdre la majorité</a> absolue. Mais avec le <a href="https://www.senenews.com/actualites/ralliement-de-pape-diop-a-macky-sall-limplication-de-serigne-mountakha-dementie-il-na-pas_412977.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ralliement de Pape Diop</a>, ancien maire de Dakar et l’un des députés <em>« indépendant »,</em> élu lors des dernières législatives, la coalition présidentielle (Benno Bokk Yaakar) a finalement atteint la majorité absolue au parlement sénégalais. Cela, avant même que les résultats définitifs ne soient proclamés par la Cour constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ce ralliement, faut-il noter, le camp présidentiel cumule désormais 83&nbsp;sièges sur 165.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour justifier son acte de ralliement au camp du président Macky Sall, M.&nbsp;Diop déclare qu’<em>« il faut éviter de déboucher sur un blocage dans le fonctionnement de nos institutions »,</em> rapporte France&nbsp;24. Selon M.&nbsp;Diop, une <em>« Assemblée nationale placée sous le contrôle de l’opposition débouchera sur une crise institutionnelle ».</em> Car, estime-t-il, <em>« le Président de la République serait amené à gouverner par ordonnances, ce qui serait un recul pour notre démocratie ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette majorité n’est pas pour autant confortable dans la mesure où l’inter-coalition de l’opposition (<a href="https://saheltribune.com/tribune-senegal-la-nouvelle-coalition-yewwi-askanwi-sera-t-elle-un-leurre-ou-une-lueur%e2%80%89/">Yewwi Askan Wi-Wallu</a>) garde ses 80 sièges au sein du parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, suite aux dernières législatives, l’opposition et la majorité présidentielle sont arrivées au coude à coude, une première fois dans l’histoire du Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Législatives sénégalaises : l’opposition politique mobilisée contre un arrêt du Conseil constitutionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 08:39:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
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<p>Au Sénégal, un arrêt du Conseil constitutionnel du 4 juin invalide partiellement certaines listes nationales des prochaines législatives. La Coalition Yewwi Askan Wi, dirigée par l’opposant politique Ousmane Sonko, dénonce des manœuvres du pouvoir en place.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Sénégal, un arrêt du Conseil constitutionnel du 4&nbsp;juin invalide partiellement certaines listes nationales des prochaines législatives. La Coalition Yewwi Askan Wi, dirigée par l’opposant politique Ousmane Sonko, dénonce des manœuvres du pouvoir en place.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines élections législatives du 31 juillet au Sénégal pourrait s’avérer un pari risqué. D’ores et déjà une grande mobilisation a réuni des milliers de personnes, le 8 juin 2022, à la place de l’Obélisque de Dakar. Dans une ambiance festive de musique et de chants, la <a href="https://saheltribune.com/tribune-senegal-la-nouvelle-coalition-yewwi-askanwi-sera-t-elle-un-leurre-ou-une-lueur%e2%80%89/">coalition <em>Yewwi Askan Wi</em></a>, dirigée par l’opposant politique Ousmane Sonko, avait appelé à manifester contre le président Macky Sall. Cela, en vue de dénoncer les manœuvres dont elle l’accuse pour éliminer politiquement ses adversaires, l’intention qui lui est prêtée de briguer un troisième mandat en 2024, mais aussi la hausse des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disqualification du président du parti  <a href="https://pastef.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pastef</a>, Ousmane Sonko, des législatives du 31 juillet prochain, par un arrêt du Conseil constitutionnel, le 4 juin 2022, a créé beaucoup de mécontentements. D’où cette mobilisation générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la place de la Nation de Dakar, les intervenants se sont succédé au micro pour manifester leur désarroi. Le maire de Dakar, Barthélemy Dias, tête de la liste de la coalition pour le département de Dakar, a rassuré : « <em>Notre liste de titulaires va participer et notre tête de liste nationale Ousmane Sonko ira à l’Assemblée nationale</em> », rapporte <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/s%C3%A9n%C3%A9gal-l-opposition-manifeste-contre-la-disqualification-de-ses-leaders-aux-l%C3%A9gislatives/2609164" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’<em>Agence Anadolu</em></a> qui, en citant le maire de Dakar, ajoute que « <em>la liste (de titulaires) de Yewwi sera validée ou il n’y aura pas d’élections dans ce pays</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Absurde, inédite et dangereuse »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, Habib Sy, un des leaders de la coalition de l’opposition, ne va pas avec le dos de la cuillère&nbsp;: « <em>Le président Macky Sall a cru bon de donner l’ordre à son ministre de l’Intérieur et aux juges du conseil constitutionnel d’invalider la liste (des titulaires) de Yewwi Askan Wi, mais il s’est trompé, car Yewwi participera aux élections et le 31&nbsp;juillet, nous le battrons à plate couture</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’adressant en dernier à la foule, le président du Pastef, Ousmane Sonko, ne semble pas faire balle à terre&nbsp;: « <em>L’enjeu, c’est le contrôle de l’Assemblée nationale. Si nous gagnons ce combat, nous pourrons former un gouvernement à nous, et commencer à réformer le pays avant même 2024</em>. » Date des futures échéances électorales pour la magistrature suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers sa décision, le Conseil constitutionnel invalide ainsi 53&nbsp;titulaires de la liste nationale de la coalition. Pour rappel, 8&nbsp;listes étaient en compétition contre 47 lors des dernières législatives de 2017. Ces législatives devront renouveler les 165&nbsp;députés de l’Assemblée nationale, dominée largement par la coalition présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, faut-il le rappeler, le Conseil constitutionnel a aussi invalidé la liste des suppléants de Benno Bokk Yakaar (BBY, majorité). Dans une <a href="https://www.jeuneafrique.com/1352205/politique/legislatives-au-senegal-on-transforme-le-depot-de-candidature-en-epreuve-olympique/?utm_source=microsoft&amp;utm_medium=feeds&amp;utm_campaign=feeds-microsoft-v1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interview</a> accordée à <em>Jeune Afrique</em>, le président et fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, estime que cette décision du Conseil constitutionnel, confirmée par les arrêtés du ministre de l’Intérieur, consistant à « <em>créer une déconnexion entre la liste des titulaires et celle des suppléants</em> », « <em>apparaît totalement absurde, inédite et dangereuse</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président sénégalais, Macky Sall, dans une interview accordée à des medias français, rassure que «&nbsp;<em>Le pays va faire ses élections</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction</strong></p>
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