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	<title>Archives des élection &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des élection &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Assemblée Générale élective de la FEMAFOOT : un plébiscite clair pour Mahazou Baba Cisset  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 15:23:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'assemblée générale de la FEMAFOOT a vu Mahazou Baba Cisset triompher. Lisez les résultats de ce scrutin marquant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’issue de l’Assemblée générale élective de la Fédération Malienne de Football, tenue ce jeudi 16 avril 2026 à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, M. Mahazou Baba Cisset a été plébiscité à la tête de l’instance dirigeante du football malien. Sur 72 votants, 69 ont exprimé un « oui », une seule voix s’est prononcée contre et deux se sont abstenues. Ce résultat consacre son équipe pour conduire les destinées du football national durant quatre années.</em></strong></p>



<p>Seul candidat en lice, Mahazou Baba Cisset est sorti largement victorieux de ce scrutin. Les délégués venus des ligues, clubs et associations professionnelles ont donné quitus à son équipe pour diriger la FEMAFOOT. Ce vote massif illustre la confiance placée en sa personne et en ses colistiers. Le mandat qui leur est confié s’inscrit dans une dynamique de renouveau et de consolidation institutionnelle pour le football malien.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plebiscite-clair-pour-une-nouvelle-orientation-du-football-malien"><strong>Un plébiscite clair pour une nouvelle orientation du football malien</strong></h2>



<p>Le scrutin s’est déroulé en présence des représentants de la FIFA, de la CAF et de l’UFOA-A. Leur mission était de superviser le processus et d’attester de sa régularité. La présence de ces instances internationales a renforcé la crédibilité du vote et donné une dimension continentale à cette élection. Les observateurs ont salué la transparence et la maturité des acteurs du football malien, qui ont démontré leur capacité à organiser un scrutin conforme aux standards.</p>



<p>À l’issue du vote, Mahazou Baba Cisset a tenu à remercier les acteurs du football et les autorités nationales pour l’honneur qui lui est fait d’être investi de cette mission exaltante. Il a exprimé sa gratitude envers ceux qui ont participé au scrutin et affirmé que cette confiance l’honore profondément. Ses propos ont traduit une reconnaissance sincère et une volonté de servir avec loyauté et engagement pour le football national.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-de-gouvernance-transparente"><strong>Une promesse de gouvernance transparente</strong></h2>



<p>Le nouveau président a déclaré mesurer pleinement l’ampleur de la responsabilité qui lui est confiée. Il s’est engagé à travailler avec détermination, transparence et engagement pour le développement du football malien. Ses mots ont résonné comme une promesse de gouvernance responsable et d’action concrète. Mahazou Baba Cisset a insisté sur la nécessité de bâtir une gestion exemplaire et de répondre aux attentes des délégués et des supporters.</p>



<p>Avec 69 voix sur 72, Mahazou Baba Cisset a été plébiscité par les délégués. Ce score traduit la confiance accordée à sa personne et à son équipe pour conduire la FEMAFOOT. Les deux abstentions et la voix contre n’ont pas entamé la force du mandat accordé. Le résultat est perçu comme une victoire nette et une démonstration de consensus autour de son leadership et de son projet.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-nette-qui-ferme-definitivement-la-page-bavieux"><strong>Une victoire nette qui ferme définitivement la page Bavieux</strong></h2>



<p>Le nouveau président a affirmé que cette confiance l’honore et lui donne une grande responsabilité à la tête de l’instance dirigeante du football national. Il a promis de travailler sans relâche pour répondre aux attentes des acteurs et des supporters. Sa déclaration traduit une conscience aiguë des enjeux et une volonté de bâtir une gouvernance exemplaire, fondée sur l’intégrité et la transparence, au service du football malien.</p>



<p>Cette élection ferme définitivement la page Mamoutou Touré dit Bavieux, ancien président de la FEMAFOOT. Le plébiscite de Mahazou Baba Cisset marque une rupture avec le passé et ouvre une nouvelle ère pour le football malien. Les délégués, en lui accordant une majorité écrasante, ont exprimé leur volonté de tourner la page des crises institutionnelles et de bâtir une gouvernance nouvelle, fondée sur l’unité et la confiance.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouverture-de-voie-a-une-nouvelle-dynamique"><strong>Ouverture de voie à une nouvelle dynamique</strong></h2>



<p>Le scrutin, supervisé par les émissaires de la FIFA, de la CAF et de l’UFOA-A, a confirmé la légitimité de Mahazou Baba Cisset à la tête de la FEMAFOOT. Avec 69 voix, deux abstentions et une voix contre, il incarne désormais l’espoir d’un football malien uni et conquérant. Le Mali se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire footballistique dans l’unité et la confiance.</p>



<p>L’élection de Mahazou Baba Cisset à la tête de la FEMAFOOT apparaît comme un tournant majeur. Le plébiscite dont il bénéficie lui confère une légitimité forte pour engager des réformes et impulser une dynamique nouvelle. La présence des instances internationales, la maturité des délégués et l’engagement affiché par le nouveau président dessinent les contours d’une gouvernance renouvelée. Le football malien s’inscrit désormais dans une perspective d’unité et de développement.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Qui tiendra les clés d’Abidjan ? La bataille feutrée pour la présidence de la BAD entre stratégies africaines et jeux d’influence internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:47:38 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la Présidence de la BAD avec les candidats et alliances qui pourraient changer l'élection à Abidjan.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À quelques jours du vote à Abidjan, la succession d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD s’intensifie en coulisses. Cinq candidats, des jeux d’alliance discrets, et une surprise : le soutien affiché du Mali à la candidature mauritanienne de Sidi Ould Tah, dans une bataille où chaque voix pourrait faire basculer l’élection.</em></strong></p>



<p><br>Le compte à rebours est enclenché. Dans dix jours exactement, à huis clos, loin des micros et des caméras, les actionnaires de la Banque africaine de développement désigneront le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1675098/economie-entreprises/avant-akinwumi-adesina-ces-presidents-qui-ont-marque-lhistoire-de-la-bad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">successeur d’Akinwumi Adesina</a>. Le 29 mai au soir, Abidjan connaîtra enfin le nom du futur maître du <a href="https://www.jeuneafrique.com/1679247/economie-entreprises/banque-africaine-de-developpement-cinq-candidats-mais-un-seul-veritable-programme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coffre-fort panafricain</a>, un poste où se croisent ambitions nationales, équilibres régionaux et intérêts extra-africains.</p>



<p><a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/liste-officielle-des-candidats-lelection-du-prochain-president-de-la-banque-africaine-de-developpement-81171" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cinq noms</a> sont en lice, cinq parcours qui s’affrontent en silence : le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, actuelle numéro deux de la BAD ; le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, patron sortant de la BEAC ; le Zambien Samuel Maimbo, haut cadre de la Banque mondiale ; et enfin, le Mauritanien Sidi Ould Tah, technocrate aguerri et homme fort de la Banque arabe de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-election-verrouillee-une-salle-interdite-aux-curieux"><strong>Une élection verrouillée, une salle interdite aux curieux</strong></h3>



<p>Comme le veut la tradition, le vote se déroulera à huis clos, sans la présence même du président sortant. Seuls les délégués des 81 États actionnaires – 54 africains, 27 non-africains – auront voix au chapitre. Des délégués soigneusement mandatés par leurs gouvernements respectifs, chacun pesant en fonction de ses parts dans le capital. Un scrutin à double majorité, où les voix africaines doivent se conjuguer avec celles des bailleurs internationaux, des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon, la France ou le Canada.</p>



<p>C’est dans ce contexte de manœuvres diplomatiques que le Sahel a décidé de jouer une carte qu’on n’attendait pas forcément. Ce lundi 19 mai, une délégation de Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud, a été <a href="https://web.facebook.com/share/p/1YKD1G2FN7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reçue par Assimi Goïta à Bamako</a>. Officiellement pour réaffirmer les liens de fraternité entre la Mauritanie et le Mali. Officieusement – et surtout – pour demander un soutien politique clair en faveur de la candidature de Sidi Ould Tah.</p>



<p>Mission accomplie, selon la ministre mauritanienne qui, à sa sortie d’audience, s’est dite porteuse d’un message d’encouragement du président malien. Mieux encore, elle assure repartir avec le soutien affirmé du <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-bad-accorde-28319-milliards-fcfa-mali/">Mali</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sidi-ould-tah-la-carte-discrete-mais-solide"><strong>Sidi Ould Tah, la carte discrète mais solide</strong></h3>



<p>Trente ans d’expérience, une carrière jalonnée de hautes fonctions ministérielles, deux mandats à la tête d’une grande institution de développement… Le CV du Mauritanien a de quoi séduire. À en croire Nouakchott, son programme colle aux besoins des pays africains et promet une <a href="https://www.afdb.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a> plus proche des réalités de terrain. Un argument qui pourrait séduire le bloc sahélien, AES.</p>



<p>Mais face à lui, la concurrence est rude. Amadou Hott peut compter sur Dakar et les poids lourds de la CEDEAO. Swazi Tshabalala part avec l’avantage d’être en interne, déjà familière des rouages de la Banque. Mahamat Abbas Tolli joue la carte de l’Afrique centrale, et Samuel Maimbo bénéficie de solides soutiens à Washington.</p>



<p>Rien ne dit que le premier tour sera décisif. Historiquement, les élections à la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-hcr-bad-g5-sahel-rescousse-pays-sahel/">BAD</a> se jouent en plusieurs manches, les candidats devant réunir la double majorité des actionnaires africains et non-africains. Un équilibre précaire où les petits États peuvent faire basculer les calculs des grands.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-abidjan-theatre-des-ambitions-africaines"><strong>Abidjan, théâtre des ambitions africaines</strong></h3>



<p>Alors que les délégations se préparent à rejoindre la capitale ivoirienne, les lignes continuent de bouger. Le soutien du Mali à Sidi Ould Tah en est la preuve : rien n’est figé, tout reste à négocier. Alliances régionales, engagements croisés, promesses d’appui… les conversations se multiplient dans les coulisses.</p>



<p>Le 29 mai, à Abidjan, le rideau tombera. D’ici là, les prétendants affûtent leurs réseaux. Le poste est stratégique, les ambitions nombreuses. Et sur l’échiquier africain, chaque pièce compte.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] De l’Antiquité à nos jours : ce que les élections disent (et taisent) sur la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 10:11:45 +0000</pubDate>
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<p>La démocratie va bien au-delà des élections. Découvrez comment repenser les principes fondamentaux de la démocratie pour répondre aux crises politiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La démocratie, souvent réduite aux élections, dévoile ses limites face aux crises politiques et exige une réflexion profonde pour réinventer son essence.</em></strong></p>



<p>La démocratie, souvent considérée comme le modèle politique idéal, repose sur un principe clé&nbsp;: permettre au peuple de désigner librement ses dirigeants par le suffrage universel. Ce système, appelé démocratie représentative, s’est imposé comme la norme dans de nombreux pays. Pourtant, même dans les régimes les plus autoritaires, où les libertés fondamentales sont gravement restreintes, des élections sont régulièrement organisées. Ces mises en scène visent à offrir une façade de légitimité aux dirigeants, montrant que le vote demeure un symbole universel de la démocratie.</p>



<p>Cependant, ce qui paraît évident aujourd’hui — que représenter le peuple revient à diriger et que gouverner repose sur l’élection — était autrefois jugé contraire à l’idéal démocratique. De l’Antiquité grecque jusqu’à la Révolution française, le suffrage universel n’était pas perçu comme l’essence même de la démocratie. Alors, pourquoi cette association entre démocratie et élections s’est-elle imposée ? Et surtout, cette corrélation est-elle encore pertinente ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-elections-aux-coups-d-etat-nbsp-une-democratie-en-trompe-l-oeil"><strong>Des élections aux coups d’État&nbsp;: une démocratie en trompe-l’œil</strong></h3>



<p>L’Afrique de l’Ouest offre un contre-exemple frappant de cette idéalisation du suffrage. Entre 2020 et 2023, des coups d’État militaires successifs ont secoué le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, renversant des gouvernements élus. Ces événements révèlent une contradiction majeure&nbsp;: des dirigeants issus d’élections libres ont été rejetés par leurs propres peuples, leur légitimité contestée.</p>



<p>Face à cette instabilité, la CEDEAO a tenté de rétablir l’ordre démocratique en imposant des calendriers de transition, exigeant que les militaires au pouvoir organisent des élections rapides sans y participer eux-mêmes. Cette insistance sur les élections comme condition sine qua non de la démocratie reflète une vision rigide, où le retour à l’ordre constitutionnel semble être la seule voie vers la stabilité. Mais cette perception est-elle justifiée ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-de-la-democratie-electorale"><strong>Les limites de la démocratie électorale</strong></h3>



<p>L’organisation périodique d’élections libres est sans doute un pilier de la démocratie, comme l’énonce l’article&nbsp;21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais l’expérience démontre que lier exclusivement la démocratie aux élections est un leurre. Au Mali, au Burkina Faso, au Niger ou en Guinée, ce qui est présenté comme la « <em>volonté librement exprimée</em> » du peuple à travers le vote est souvent dévoyé par des manipulations, des fraudes ou l’achat des consciences. Dans ce contexte, les élections deviennent un instrument de contrôle plus qu’un vecteur de souveraineté populaire.</p>



<p>Historiquement, les instruments de la démocratie électorale — bulletins, urnes, isoloirs — existaient bien avant les révolutions américaine et française. Pourtant, comme le souligne l’historien Olivier Christin, ce ne sont pas ces outils qui définissent la démocratie, mais la manière dont ils sont utilisés. La démocratie, comparée à un kaléidoscope, change de forme selon les contextes, offrant à chaque fois une combinaison unique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-vote-pas-l-unique-fondement-de-la-democratie"><strong>Le vote, pas l’unique fondement de la démocratie</strong></h3>



<p>Si l’on remonte à l’Antiquité, Aristote considérait que le tirage au sort était plus démocratique que le suffrage, car il offrait une chance égale à chaque citoyen de participer au pouvoir. Montesquieu, dans&nbsp;<em>De l’esprit des lois</em>, et Rousseau, dans&nbsp;<em>Du contrat social</em>, partageaient cette vision. Ils voyaient dans le tirage au sort un moyen d’éviter les luttes de pouvoir inhérentes aux élections. Plus récemment, Jacques Rancière a affirmé que la démocratie n’est pas un régime, mais un idéal d’égalité souveraine entre citoyens, toujours à venir et jamais pleinement réalisé.</p>



<p>Cette réflexion remet en cause l’omniprésence des élections dans nos démocraties modernes. Comme l’affirme un rapport de la Maison de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, en 2023, dans les États sahélo-sahariens en crise, des élections pacifiques et crédibles sont indispensables, mais elles ne suffisent pas à garantir la stabilité ou la sécurité. La gouvernance démocratique nécessite une approche plus globale, incluant des dialogues politiques élargis et une administration électorale efficace.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-democratie-reinventee"><strong>Vers une démocratie réinventée</strong></h3>



<p>Au Mali, le président de la transition, le général Assimi Goïta, insiste sur la nécessité d’éviter les erreurs du passé. Pour lui, la priorité est de garantir des scrutins inclusifs et sécurisés dans toutes les régions du pays. Cette approche vise à renforcer la légitimité du futur président et à prévenir les contestations post-électorales. Sous l’impulsion du Premier ministre Abdoulaye Maïga, le gouvernement a entamé des dialogues avec les acteurs politiques et civils pour assurer une transition apaisée.</p>



<p>Au-delà des élections, la démocratie doit être repensée. Elle nécessite des institutions crédibles, un dialogue constant entre les acteurs et une sécurité renforcée pour protéger les citoyens et leurs choix. Si les élections restent un outil essentiel, elles ne doivent pas être le seul critère de la démocratie. Comme le disait Montesquieu, « <em>le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne</em> ». Peut-être est-il temps de considérer à nouveau cette idée, pour réinventer la démocratie dans un monde en quête d’équilibre.</p>



<p>La démocratie est un idéal mouvant, toujours en construction, où chaque nation doit trouver sa propre voie pour garantir l’égalité, la liberté et la souveraineté de son peuple.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dialogue inter-malien : le Chérif de Nioro prône un Mali apaisé avant tout scrutin</title>
		<link>https://saheltribune.com/dialogue-inter-malien-le-cherif-de-nioro-prone-un-mali-apaise-avant-tout-scrutin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 08:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Le dialogue inter-malien à Nioro pour la stabilité nationale : Bouyé Haïdara et les autorités de transition du Mali renforcent leur engagement envers la paix et la souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, et les autorités de transition du Mali ont récemment conclu trois jours de dialogue inter-malien à Nioro, le 16&nbsp;avril 2024, discutant des futures élections et de la stabilité nationale. Ces discussions soulignent un engagement renforcé envers la souveraineté et la paix, dans un contexte où le Chérif prône patience et prudence avant toute tenue d’élections présidentielles.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Dans les sables mouvants des crises politiques, où le désespoir semble parfois avaler nos espoirs les plus chers, surgit une figure de sagesse et d’unité, le Chérif de Nioro. Au cœur des tumultes, ce leader spirituel et les autorités de transition du Mali s’élèvent comme des phares d’espoir, cherchant à tisser un avenir où la parole malienne résonne de manière autonome et respectée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-risques-d-une-hate-electorale"><strong>Les risques d’une hâte électorale</strong></h2>



<p>Ces trois jours de dialogue, qui ont secoué la commune de Nioro, n’ont pas seulement été un exercice de réflexion, mais une démonstration éclatante de l’engagement sans faille de nos dirigeants vers la souveraineté retrouvée. Le Chérif Bouyé, avec la pondération qui le caractérise, a su articuler les voix de sa communauté, réaffirmant la nécessité d’un Mali dessiné par et pour les Maliens. « <em>Nous sommes une Nation qui doit être respectée en tant que telle, </em>» affirme-t-il avec une conviction qui pourrait ébranler les montagnes.</p>



<p>Dans ce climat où chaque mot compte, le Chérif ne se contente pas de louer le passé ; il regarde résolument vers l’avenir. Avec la lucidité qui sied aux grands hommes de foi, il questionne la précipitation vers des élections présidentielles qui, sans une paix préalable et une sécurité garantie, pourraient n’être qu’un mirage de démocratie. « <em>Nous sommes pour les élections, mais dans un contexte apaisé</em>, » précise-t-il, plantant fermement les pieds dans un sol de réalisme.</p>



<p>Les autorités actuelles, sous l’égide du Colonel Assimi Goïta, ne sont pas épargnées par ses conseils avisés. Leur détermination à sécuriser le pays est reconnue, mais le Chérif rappelle, avec une douceur impérieuse, que le chemin est encore long. Loin de s’enfermer dans un optimisme béat, il expose les risques d’une hâte électorale non réfléchie qui pourrait nous ramener à la case départ.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-au-calme-et-a-la-reflexion"><strong>Un appel au calme et à la réflexion</strong></h2>



<p>Ainsi, le dialogue inter-malien, tel que défendu par le Chérif et les dirigeants de la transition, n’est pas simplement un forum de discussion ; c’est le creuset où se forgent la dignité et l’avenir d’une nation. En ces temps incertains, les mots du Chérif Bouyé résonnent comme un appel au calme et à la réflexion, rappelant à tous que la précipitation est l’ennemie de la perfection et que la patience est bien souvent la clé de la voûte d’une paix durable.</p>



<p>Saluons donc la hauteur de vue de ces hommes et femmes qui, malgré les tempêtes, choisissent de bâtir sur des fondations solides, refusant de sacrifier l’essence même de notre démocratie sur l’autel de l’urgence. Bravo à eux, gardiens de notre intégrité nationale, qui, à travers leur quête de consensus et de stabilité, redéfinissent le patriotisme en des termes que nous devrions tous aspirer à incarner.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Élections 2024 au Mali : le Mali a besoin de changement et non d’élection</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2023 06:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[report des élections]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien de la transition a annoncé, le 25 septembre dernier, le report des élections présidentielles, initialement prévues les 4 et 18 février 2024. Tidiani Guindo, professeur de philosophie au Mali, souligne que dans le contexte actuel, le Mali a plutôt besoin de changement et non d’élection.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong>Le gouvernement malien de la transition a annoncé, le 25 septembre dernier, le report des élections présidentielles, initialement prévues les 4 et 18 février 2024. Tidiani Guindo, professeur de philosophie au Mali, souligne que dans le contexte actuel, le Mali a plutôt besoin de changement et non d’élection.</strong></p>



<p>Le Gouvernement a expliqué sa décision de report des élections par la volonté de prendre en compte les nouvelles dispositions constitutionnelles dans la loi électorale prévoyant une augmentation du délai entre les deux tours de la présidentielle, la prise en compte de la révision des listes électorales (1er&nbsp;octobre — 31&nbsp;décembre 2023). En plus de tous ces aspects, le gouvernement malien justifie aussi sa décision par la&nbsp;« <em>prise en otage</em> »&nbsp;de la base de données du recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC) par le prestataire IDEMIA, une entreprise française.</p>



<p>Cette décision des autorités maliennes de la transition a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Pourtant, on devrait s’interroger d’abord sur le contexte que traverse le Mali, un pays en proie à une véritable crise sécuritaire depuis des décennies. Dans un tel contexte, avons-nous besoin d’élection ou de changement ? Aussi, quelle est la conscience de l’électorat ?</p>



<p>De prime abord, il convient de comprendre que l’urbanisation, le développement d’une ville doit se faire selon un schéma et passer par des étapes. Ce processus ne peut pas être une affaire de cinq ans ou de mandat. C’est plutôt une affaire générationnelle qui se défend et se transmet.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Boite crânienne pleine d’intestins et l’abdomen bourré de cervelle</strong></h3>



<p>La conscience politique de nos peuples n’est pas encore en phase avec le changement qu’ils attendent des élections. Il suffit de regarder les jeunes, les étudiants, les cadres formés dans nos universités.</p>



<p>Après avoir étudié l’histoire, et résolu tous les problèmes de dissertation affectés aux problèmes sociaux, les jeunes qui devraient constituer l’avenir du pays sont dans une presque incapacité de faire le bon choix de dirigeant pour leur pays. Une fois placés devant le devoir de faire ce choix, ils préfèrent placer leurs doigts encrés sur le candidat qui leur achète du thé, du pain et de la sardine. Ils sacrifient ainsi l’avenir du pays pour des intérêts éphémères. C’est cela la réalité chez nous au Mali.</p>



<p>Ce pays sahélien a de plus urgents que l’organisation et la tenue des élections. Le Mali a plutôt besoin de changement. C’est donc le rôle fondamental de la jeunesse progressiste d’être des acteurs d’avant-garde pour éclairer et orienter le mouvement de notre peuple vers une révolte consciente et assumée. Elle doit intégrer comme&nbsp;<em>modus opérandi</em>, la sensibilisation, l’éducation et l’éveil de conscience.</p>



<p>Pour y arriver, elle doit gagner la phase du combat mental et théorique. Autrement, elle verra et vivra sa révolution comme une éternelle utopie. Mais, si la boite crânienne est pleine d’intestins et l’abdomen bourré de cervelle, on ne peut que résumer la question du changement à un simple fait de vote.</p>



<p><strong>Tidiani Guindo</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Gestion des élections au Mali : l&#8217;organe unique, baromètre de la transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 11:35:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[organe unique]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
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<p>Salif Sacko, enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako, aborde dans cette tribune, la problématique de la mise en place de l’organe unique de gestion des élections.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Salif Sacko, enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako, aborde dans cette tribune, la problématique de la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Selon ses explications, l’efficacité de la transition dépend de la bonne organisation des prochaines échéances électorales. &nbsp;</strong></p>



<p>Après deux jours de travaux de <a href="https://www.facebook.com/cocemmali/posts/805354473452724" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’atelier de réflexion</a> sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), les participants, notamment les représentants de la Primature, le représentant de la Cour constitutionnelle, les représentants du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, étaient unanimes pour la création d’un organe unique de gestion des élections.</p>



<p>Comme participants à cette rencontre, on pouvait noter également la présence du représentant du ministère de la Justice et des Droits de l’homme&nbsp;; du représentant du ministère de la Refondation de l’État&nbsp;; des représentants du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles&nbsp;; du délégué général aux élections&nbsp;; des représentants des partis politiques&nbsp;; des regroupements des partis politiques et de la société civile.</p>



<p>Tous ont donné leur accord tout en émettant des réserves, en raison du <a href="https://actucameroun.com/2020/09/12/mali-la-duree-de-la-transition-enfin-connue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">délai restant de la transition</a>. Ils ont, à la quasi-unanimité, proposé l’organisation des élections de fin de la transition par les structures existantes (MATD-DGE-CENI) tout en renforçant les missions de la CENI.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Controverses autour des structures actuelles</strong></h3>



<p>Les structures actuelles de gestion des élections ont été longtemps controversées. D’une part, par les partis politiques et d’autre part par la société civile.</p>



<p>Les contestations ont commencé avec la proclamation des résultats de l’élection <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_malienne_de_2018#R%C3%A9sultats" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présidentielle de 2018</a> qui avaient déclaré Ibrahim Boubacar KEÏTA, vainqueur, et feu Soumaïla CISSÉ vaincu.</p>



<p>Suite à la publication officielle de ces résultats, Soumaïla CISSÉ (paix à son âme) avait <a href="https://www.europe1.fr/international/mali-soumaila-cisse-rejette-les-resultats-et-se-dit-vainqueur-3735335" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rejeté les résultats</a> et se disait vainqueur&nbsp;: <em>« Je rejette catégoriquement et sans équivoque les résultats proclamés par le ministère de l’Administration territoriale. Je refuse et dénonce ces résultats. Ils ne sont que supercherie, mascarade et parodie et mensonges. Ils ne sont que le fruit pourri d’une fraude honteuse</em> ».</p>



<p>Les <a href="https://www.jeuneafrique.com/940564/politique/mali-les-resultats-des-legislatives-contestes-par-la-rue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contestations</a> ont continué avec la proclamation des résultats des élections législatives de 2020 à la suite desquels, 39 députés se sont plaints des résultats du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et 29 des résultats de la Cour constitutionnelle. Ce qui fait un total de 68 députés sur 147 qui se sont plaints des organes actuels de gestion des élections.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’organe unique manque de volonté politique</strong></h3>



<p>À la suite du <a href="https://saheltribune.com/demission-dibk-les-conclusions-du-sommet-virtuel-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao/">coup d’État du 18&nbsp;août</a> 2020, les partis politiques, pour qu’on ne bascule plus dans une nouvelle crise post-électorale, avaient demandé aux autorités de la transition la mise en place d’un organe unique de gestion des élections pour plus de crédibilité et de transparence aux échéances électorales de fin de la transition. &nbsp;Mais force est de reconnaître que les autorités de la transition, à travers le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ne se sont jamais inscrites dans cette dynamique.</p>



<p>Pour preuve, en janvier 2021, lors de l’atelier organisé par le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques, il était convenu de mettre en place un organe unique de gestion des élections avant le 31&nbsp;mars 2021. Cette conclusion avait pour but d’accélérer les réformes allant dans le sens de l’effectivité de la création d’un organe unique de gestion des élections avant la fin de la transition. Malheureusement, le manque de volonté politique a altéré la mise en place de cet organe jusqu’au coup d’État du 24&nbsp;mai 2021.</p>



<p>Le nouveau gouvernement fraîchement nommé, à sa tête le docteur Choguel Kokalla MAÏGA, avait montré sa volonté de créer l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de la transition. Cette volonté du gouvernement sera malheureusement remise en cause par la conclusion de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Car les participants audit atelier ont estimé que le délai imparti à la transition n’était pas suffisant pour la création effective d’un organe unique de gestion des élections. Selon les experts nationaux, sa <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210709-mali-%C3%A0-quoi-ressemblera-l-organe-unique-de-gestion-des-%C3%A9lections" target="_blank" rel="noreferrer noopener">création</a> avant la fin de la transition relève de l’impossible, à moins de proroger le délai de la transition d’au moins 3 mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le dilemme de la transition</strong></h3>



<p>Le manque de volonté politique a plongé le Mali dans un dilemme sans précédent. D’une part, la création d’un organe unique de gestion des élections se révèle indispensable pour la crédibilité et la transparence des échéances électorales de fin de la transition. D’autre part, le délai de la transition doit impérativement être respecté pour éviter d’autres crises politiques.</p>



<p>Que faut-il faire de ce point de vue ? Faut-il prendre le risque de proroger le délai de la transition pour la création effective de l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de fin de la transition ? Ou faut-il tout simplement s’en tenir aux organes existants (MATD-DGE-CENI) ?</p>



<p>En tout cas, les organes actuels de gestion des élections ont montré leur limite en matière de gestion efficiente des élections. Les partis politiques ont toujours contesté les résultats proclamés par ces organes, notamment le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la Cour constitutionnelle, car jugés partisans dans la gestion des élections antérieures. Par conséquent, une crise de confiance s’est installée entre les partis politiques et ces organes existants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’efficacité de la transition dépend des élections</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, il convient de s’interroger sur l’indépendance du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la gestion des élections de fin de la transition, car à sa tête un putschiste. Le coup d’État étant considéré dans la <a href="http://www.courconstitutionnelle.ml/wp-content/uploads/2018/12/ConstitutionDuMali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">constitution du Mali</a> du 25&nbsp;février 1992 comme un crime imprescriptible contre le peuple (article&nbsp;121), les putschistes ne seraient-ils pas amenés à chercher une protection judiciaire ? La quête de cette protection ne serait-elle pas susceptible de les amener à favoriser un candidat qui accepterait de s’inscrire dans cette dynamique.</p>



<p>Pour rappel, le 1er&nbsp;juillet 2021, le gouvernement avait soumis un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1192699/politique/mali-une-loi-damnistie-sur-mesure-pour-les-putschistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet de loi d’amnistie</a> au CNT qui l’a renvoyé, car savait qu’il n’avait pas la compétence juridique de voter ledit projet. Cette situation pourrait nous amener à émettre des doutes par rapport à l’indépendance et à l’impartialité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la gestion des élections de fin de la transition.</p>



<p>En tout état de cause, l’efficacité de la transition dépend de la crédibilité des élections de fin de la transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Démocratie malienne : quelle place pour la jeunesse ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 11:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
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		<category><![CDATA[rôle de la jeunesse]]></category>
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<p>Dans la démocratie malienne, il est un constat amer que la jeunesse occupe moins de place. Elle est généralement exploitée alors qu’elle constitue la majorité de la population. Cette tendance&#8230;</p>
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<p><strong>Dans la démocratie malienne, il est un constat amer que la jeunesse occupe moins de place. Elle est généralement exploitée alors qu’elle constitue la majorité de la population. Cette tendance doit changer pour assurer à cette jeune démocratie un avenir plus radieux.</strong></p>



<p>Sur une population de plus de dix-huit (18) millions d’habitants, en 2016, les moins de 15 ans représentent 49,8&nbsp;%, selon l’Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP). Malgré cette jeunesse de la population malienne, les jeunes occupent moins de places dans la démocratie malienne. Ils sont généralement utilisés comme du <em>« bétail électoral</em> ».</p>



<p>Selon <a href="https://www.cairn.info/revue-empan-2003-2-page-62.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anne Muxel</a>, sociologue et politologue française, « <em>il y a toujours une suspicion des générations plus anciennes à l’égard des nouvelles, d’où la nécessité de penser la politisation dans le lien, dans la profondeur de la chaîne des générations, dans le processus de socialisation politique entre les générations</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Manque d’outils pour comprendre leur exploitation&nbsp;</strong></h2>



<p><em>« Tout peuple se complaisant dans l’ignorance et la paresse deviendra inévitablement une proie facile au premier prédateur.</em> », disait l’écrivain algérien <a href="https://citation-celebre.leparisien.fr/internaute/ahmed-khiat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ahmed Khiat</a>. Un passage qui sied bien à la situation de la jeunesse malienne. Une jeunesse qui souffre de plusieurs maux, dont le manque d’éducation et d’instruction de qualité, le manque de repère politique, l’assimilation voire l’acculturation, le découragement ainsi que la paresse, l’égoïsme et l’hypocrisie, etc. Des maux qui facilitent difficilement le développement de soi <em>a posteriori</em> une croissance nationale. Du coup, ces jeunes demeurent à la merci de politiciens véreux préoccupés uniquement de la satisfaction de leurs intérêts personnels.</p>



<p>Dans cette jeune démocratie malienne, confrontée à plusieurs difficultés de fonctionnement, on ne se rend véritablement compte de la jeunesse de la population que lorsque des élections sont organisées. Toute cette jeunesse qui a trouvé refuge dans les « <em>grins</em> », derrière la cour des familles, sous l’ombre des quelques grands manguiers ou au bord du fleuve, autour du thé, n’est prise en compte que durant cette période cruciale pour les partis et les hommes politiques.</p>



<p>Sous le coup du chômage, de la pauvreté voire des psychotropes, ces jeunes incapables de penser leur propre avenir <em>a posteriori</em> l’avenir de la nation, ne vivent que du présent. C’est pourquoi tout ce qui compte pour eux, c’est rarement les postes de responsabilité lors de ces campagnes électorales, mais des choses éphémères, telles que des objets de divertissement. Ils oublient que le divertissement vient après le travail. Mais faut-il les en vouloir&nbsp;pour autant ? Ces jeunes ont manqué et manquent de tout. « <em>Comment&nbsp;pourrons-nous&nbsp;résister à l’exploitation&nbsp;si nous ne disposons pas d’outils pour comprendre l’exploitation ?</em><em> </em><em>»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La jeunesse au cœur des actions </strong><strong></strong></h3>



<p>C’est là toute la difficulté. Cette jeunesse, ayant manqué une véritable éducation en famille, une instruction de qualité dans les universités et grandes écoles, est comme les prolétaires des marxistes. Ces jeunes sont exploités sans savoir qu’ils ont les mains et les pieds liés. Que faut-il donc attendre d’autre de cette démocratie dans laquelle la majorité de la population est <em>« laissée-pour-compte</em> » que de l’instabilité, signe de l’accumulation de longues années de mécontentement prêt à s’exploser&nbsp;à n’importe quel moment ?</p>



<p>À l’allure où vont les choses, à la place d’une démocratie où les problèmes doivent se résoudre par le dialogue, le Mali risque d’instaurer une démocratie d’expression violente. S’il est vrai avec <a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/john-rawls/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Rawls</a>, écrivain américain, qu’il existe une responsabilité « <em>transgénérationnelle</em> », il faudrait donc souligner que l’avenir de cette démocratie ainsi que de la jeunesse malienne est entre les mains de ces hommes qui ne pensent qu’à leur propre bien-être. Car, cette jeunesse désœuvrée « <em>est notre avenir</em> », pour reprendre <a href="https://www.lisez.com/auteur/mamadou-igor-diarra/136709" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mamadou Igor Diarra</a> dans son ouvrage « <em>C’est possible au Mali</em> ». C’est pourquoi cet auteur a invité les autorités politiques du pays à « <em>mettre la jeunesse au cœur de [ses ndlr] actions ». </em>Il y va de l’avenir de la démocratie malienne.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source: maliweb.net</strong></p>
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		<title>Transition malienne : voilà la renaissance !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali nouveau]]></category>
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		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Au Mali, faut-il parler « de la déception de la déception » en référence à l’ouvrage de l’intellectuel arabe Averroès « de la destruction de la destruction » ? En effet, l’équipe de transition semble&#8230;</p>
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<p><strong>Au Mali, faut-il parler <em>« de la déception de la déception</em> » en référence à l’ouvrage de l’intellectuel arabe Averroès « <em>de la destruction de la destruction »</em> ? En effet, l’équipe de transition semble avoir de la peine à réaliser l’idéal de changement qui a animé les manifestations initiées par le Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Une situation qui fait revivre les vieux souvenirs du défunt régime.</strong></p>



<p>Le renouveau tant attendu de l’équipe de la transition reste toujours un idéal pour les Maliens. « <em>On ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau »</em> a conduit ce peuple a consommé un saut dans l’inconnu. Le désir d’un Mali apaisé, stable, débarrassé des mouvements interminables de grèves, de la corruption, un Mali où règne la bonne gouvernance, n’existe pourtant encore que dans l’esprit des Maliens.</p>



<p>Dès l’installation de l’équipe de la transition, le désespoir a commencé à s’emparer des consciences. La rupture avec les manières de gouverner n’a été qu’idéologique. Les administrations publiques se sont d’abord « <em>colonelisées</em> » comme ce fut le cas sous le défunt régime où au lieu du « <em>Mali d’abord</em> », on a assisté plutôt à <em>« ma famille d’abord »</em>.</p>



<p>Quant à la cherté de la vie, elle ne fait que s’accentuer, multipliant du coup des marches de protestation. L’insécurité ne fait que progresser à l’intérieur du pays et les terroristes réussissent à avoir une mainmise sur plus en plus de localités. Des accords locaux, dont le contenu serait le plus souvent en déphasage avec les textes officiels du pays, seraient négociés et obtenus par des groupes armés terroristes. Les mauvais souvenirs du nord, notamment le tribunal islamique de Tombouctou, lors de la crise de&nbsp;2012, refont surface. Des gens sont amputés pour avoir commis des fautes.</p>



<p>Le redécoupage territorial, les préavis de grève, les problèmes d’accès à l’électricité, la recrudescence de l’insécurité, la fermeture des écoles. Les maux se multiplient sans que de véritables pistes de sortie soient encore envisagées. Cette accentuation des maux fait revivre les mauvais souvenirs de l’agonie du régime Ibrahim Boubacar Kéïta. Cette situation fait comprendre qu’en termes de renouveau, il n’y a eu jusque-là qu’un changement mineur de tête au sommet de l’État.</p>



<p>Dans un tel contexte, rien n’est fait pour éviter les erreurs du régime défunt. Le chronogramme des élections est annoncé sachant bien que dans beaucoup de régions des élections ne pourront pas se tenir. Outre cela, en raison des contestations liées à la réorganisation territoriale, comment faire pour élire des députés dans ces zones où le projet de découpage est rejeté par les populations ?</p>



<p>Au lieu de travailler à faire comprendre les populations des bien-fondés de telle ou telle initiative, les autorités transitoires semblent décider à avancer la tête baissée. L’erreur qui a conduit au départ précipité d’IBK et au règne de l’incertitude sous lequel vit désormais le Mali. C’est donc cela la renaissance promise ?</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi assister une jeune dame à accoucher d’un enfant à euthanasier ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 07:16:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[réformes politiques et institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>A lire le professeur de philosophie Mikailou Cissé, la trajectoire actuelle de la transition politique au Mali désole et devrait interpeller les Maliens. Il rappelle dans ce billet que l’organisation&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>A lire le professeur de philosophie Mikailou Cissé, la trajectoire actuelle de la transition politique au Mali désole et devrait interpeller les Maliens. Il rappelle dans ce billet que l’organisation et la tenue des élections générales ne faisaient pas partie des « priorités absolues » inscrites dans la Charte de la transition.</strong></p>



<p>Nombreux sont ceux qui croient dans les sociétés traditionnelles africaines que lorsqu’une personne est familière avec la mort, qu’elle aura une longue vie. Cette idée est réjouissante. C’est une croyance populaire que certains qualifient même de superstition. Pourtant elle est rassurante et procure de l’espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mort du second degré</strong></h2>



<p>&nbsp;Cette idée réconforte et désole en même temps. Il fortifie parce qu’elle donne une certitude sur laquelle nous pourrons nous appuyer et être sûrs que le Mali Koura adviendra. Elle est lamentable également parce qu’elle ne contribue pas pour autant à accepter la résignation de ces soldats de lutte considérés comme celles qui apporteront un bien général. Les discours&nbsp; de certains maliens au sujet de l’Imam de Badala est un exemple.</p>



<p>La mort dont il est question n’est pas celle qu’on emploie lorsqu’on conjugue une personne au passé. Elle est différente de celle qui est employée lorsqu’on parle de ces soldats de l’armée malienne qui figurent sur la liste des soldats dont les parents ont fait une sépulture sans leurs corps. Au contraire, il s’agit de cette mort qui impute à un être toutes les facultés dont il dispose sans qu’il ressente la moindre souffrance dans sa chaire. Il ne s’agit point de cette mort qui constitue le départ du monde sensible vers le monde intelligible.</p>



<p>Le Mali est pleine de ces genres de morts de second degré. Ils sont ceux qui estiment que la transition ne peut pas mener toutes les réformes énumérées dans la charte de la transition. Ils sont ceux qui se plaisent dans cette forme de mort, ceux estiment qu’il faut éviter de souffrir pour le Mali. Il suffit d’écouter les discours sur la transition politique en cours pour s’en apercevoir. Comme justification, ils avancent que cette équipe n’a pas de légitimité. Tout ce que nous devons attendre d’eux est l’organisation et la tenue d’élections libres et transparentes. Donc il faut aller aux élections.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la diversion ?</strong></h3>



<p>En se référant aux discours exposés sur la place publique, on peut sonder aisément que nombreux sont ceux qui sont persuadés que la voie empruntée par les hommes qui tiennent la destinée de notre État est loin de celle qu’ils avaient promis le jour de leurs prestations de serment. Qu’elle est aussi loin de ce que le peuple attendait pour résoudre les problèmes auxquels il fait face. Mieux, elle est très différente aussi de celle que <em>les forces vives de la Nation</em> avaient énuméré, tracé et assigné comme des tâches qui devraient être menées par les autorités politiques pendant la transition. Précisément les hommes et les femmes qu’ils avaient choisis délibérément sans tenir comptent de l’avis des Maliens, c’est-à-dire, ceux qui vivent dans leurs chairs les conséquences du problème principal [l’insécurité] qui sévit au Mali.</p>



<p>L’organisation des élections transparentes, qui semble être ce qui préoccupe le plus actuellement, en faisait partie, mais elle n’était ni la priorité ni la plus urgente pour les Maliens. Elle risque même de bouleverser davantage la situation. Elle est clairement inscrite parmi les tâches assignées à la transition, mais elle est à l’avant-dernière position, juste avant la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.</p>



<p>Imprudent est le qualificatif qui convient le mieux pour décrire le malien lambada et &nbsp;la gestion actuelle du pouvoir. Il convient de les décrire car l’organisation de la CSA à Kidal était un signe manifeste. Elle devrait servir d’avertissement pour montrer aux maliens que cette transition n’est pas en train de suivre l’ordre des priorités énuméré dans la charte de la transition. Ce fait qui parait être insignifiant devrait permettre de voir que la transition marche sur sa tête. Car elle est la dernière de ses tâches.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Difficile tenue des élections</strong></h4>



<p>L’importance que les autorités accordent à l’organisation des élections devrait quant à elle inciter à revoir notre appréhension sur cette transition. Car ils ne peuvent pas garantir la tenue d’élection fiable et transparente. Pour cause : une grande partie du territoire national est sous le contrôle des terroristes, tous les administrateurs ne sont pas dans les circonscriptions où ils devront siéger, l’armée contrôle avec peine les zones où elle siège, un nombre important de la population qui devrait participer aux scrutins électoraux n’est pas en mesure de le faire vu qu’ils ne sont pas dans les lieux dans lesquels ils sont enregistrés, etc.</p>



<p>Si cette dernière aussi parait être insignifiante pour se faire une idée sur ce que la transition pourrait faire, les rapports élaborés par les organisations internationales et les pays qui accompagnent l’État malien doivent servir d’indices pour montrer à suffisance que les autorités actuelles ne sont pas meilleures que les précédentes. Comme celles-ci, les autorités actuelles roulent pour faire imposer des décisions prises hors des frontières maliennes. Les conclusions du sommet des chefs d’État du G5 sahel à Ndjamena, la lenteur dans les négociations avec les terroristes, l’empoissonnement de potentiels opposants, l’insécurité sur une grande partie du pays sont des exemples.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Modification de trajectoire</strong></h5>



<p>Ces faits et le calendrier des élections publier ressemant dénotent clairement que le projet de la pose des fondements d’un Mali Koura a été mis de côté au profit d’un autre. Parce que le Mali Koura ne pourra pas émerger après des élections dans l’environnement actuel. Les ressentes victoires contre les djihadistes sont significatives mais elles ne sont suffisantes pour soutenir que le Mali commence à trouver une voie normale. Il n’est pas besoin d’être un devin pour savoir ce qui avait conduit le peuple à manifester sa colère contre l’ancien régime. Il est connu de tous que c’est la proclamation des résultats d’une élection tenue dans un environnement pareil qui a conduit une franche importante du peuple malien à se mobiliser contre IBK.</p>



<p>Face à cette situation, ils sont nombreux les Maliens qui estiment que la trajectoire actuelle des choses n’est pas celle que le peuple souhaitait dans sa grande majorité. Il est soutenu de plus en plus que le peuple malien ne se fût pas mobilisé pour réclamer un simple changement de régime ou de tête. Au contraire pour exiger un changement radical dans le fonctionnement de l’État, la cessation des hostilités sur toute l’étendue du territoire national, plus de liberté et de droits, des réformes politiques et institutionnelles profondes dans des domaines tels que l’armée, l’éducation, la santé, etc. Alors il faut se lever au lieu de se résigner ou de s’apitoyer.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Faut-il accepter de mener une vie qu’on désapprouve ?</strong></h5>



<p>Certes, un sceptique oserait penser que se résigner serait la solution. Qu’il est le seul recours qui s’offre aux maliens. Accepter cet état comme un fait de Dieu. Il serait la solution en ce sens qu’il permet de ne plus ressentir au moins dans sa chair les souffrances qui leurs infligent les prises de position et de décisions des leaders face aux problèmes dont le Mali fait face. Accepter d’être insensible au point même de se faire passer pour un mort ou à défaut un zombie.</p>



<p>Il est certes reconnu par tous que le Mali n’est pas sur la voie du changement. Toutefois, cela devrait-il servir de raison pour baisser les bras et jeter d’un revers de la main tout ce qui avait été mené comme lutte afin d’obtenir le peu dont nous disposons aujourd’hui ? En tant que membre de l’espèce le plus évolué du monde, devrait-on se conduire comme des animaux et suivre le flux du cours des choses? Les peuples qui se sont réunis pour que le Mali soit n’ont jamais baissé les bras face aux situations qu’ils jugeaient inacceptables. Pourquoi nous qui sommes leurs progénitures devrons-nous agir ainsi ? Agir de la sorte ne revient-il pas à trahir leur mémoire et à les désavouer du même coup? Pire encore, ne serait-il pas un argument pour ceux qui n’ont pas cru au projet Mali ? À cette idée de fédération dont les pères fondateurs du Mali étaient porteurs et qui a permis que le Mali soit.</p>



<p>L’homme est certes un ancien spermatozoïde et un futur cadavre comme les animaux, mais il ne se conduit pas comme ceux-ci. Il est doté de facultés que ces derniers ne disposent pas. Il a le pouvoir de faire de son existence ce qu’il désire qu’elle soit. C’est un être qui décide de sa situation sociale en fonction de ses représentations.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>À nous de définir nos priorités</strong></h5>



<p>L’homme n’est point fait à l’image de son auteur, qui n’est autre que Dieu, au même titre que les autres espèces, mais il est le seul être qui est doté d’une faculté qui lui permet de distinguer le bien du mal et de fuir ou de rester lorsqu’un danger survient, d’approuver ou de désapprouver une décision qui le concerne. Mieux, de vaincre ce qu’on pourrait présenter comme une fatalité.</p>



<p>Toutefois, si on nous berne en nous faisant croire que le fait de cohabiter avec les morts ne devrait pas être craint alors qu’en réalité elle devrait être crainte, nous sommes tous en passe de nous conduire comme des morts. L’accueil qu’a eu l’écho des dates des élections est un signe. Cette maladie qui provoque la résignation se rependra dans notre société comme le virus de la maladie à coronavirus s’est répandu dans le monde si nous ne nous levons pas comme un seul homme pour montrer aux autorités ce que nous voulons comme modèle de société.</p>



<p>L’acceptation de l’idéologie selon laquelle la transition est sur une bonne voie est le signe manifeste de cette maladie. Elle est celle qui doit être éradiqué, mettre un terme comme l’euthanasie met un terme à l’existence d’une personne. Cette idéologie devrait être combattue parce qu’elle ne traduit pas la réalité. Pour cela, nous devons faire comprendre aux autorités politiques, à leurs soutiens, aux Occidentaux et à tous ceux qui pensent comme eux, à commencer par les Américains, que les élections ne sont pas une priorité pour les maliens et qu’il revient à nous de décider ce que nous voulons pour nous.</p>



<p><strong>Mikailou CISSE</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition malienne : les élections sont-elles une « priorité absolue » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 13:25:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Au Mali, l’ère du changement semble être encore loin. La Transition sur laquelle tous les espoirs étaient fondés réussira difficilement cette entreprise vu les nombreuses pressions qui pèsent sur elle.&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Au Mali, l’ère du changement semble être encore loin. La Transition sur laquelle tous les espoirs étaient fondés réussira difficilement cette entreprise vu les nombreuses pressions qui pèsent sur elle. Le Mali n’est pas loin d’une nouvelle crise post-électorale s’il faut aller aux élections dans les conditions actuelles du pays.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">2020 n’est toujours pas qu’un simple souvenir pour les Maliens. Les événements liés aux dernières élections législatives et qui ont précipité le départ du président d’alors, Ibrahim Boubacar Keïta, semblent leur coller à la peau.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Après plusieurs reports, en raison non seulement d’une grève des magistrats, mais aussi de la dégradation de la sécurité et des querelles politiques, les législatives de 2020 ont finalement eu lieu en mars et avril. Cela malgré la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19. Les partenaires du Mali ainsi que des experts ont estimé important d’aller à ces élections qui devraient contribuer à rétablir l’autorité de l’État malien sur tous les territoires.</p>



<h2 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des experts ou des utopistes</strong></h2>



<p class="has-black-color has-text-color"><em>« Ce n’est pas parce qu’on a un œil crevé que l’on s’abstient de se laver le visage </em>». Ce proverbe malien semblait être le slogan du régime déchu et ses partenaires en s’engageant dans ces législatives en une période assez critique de la vie de la nation. Des partis de l’opposition avaient exprimé leurs inquiétudes quant à la bonne tenue de ce scrutin vu que toutes les régions du pays n’étaient pas accessibles à cause de la crise sécuritaire. Malgré tout, sous la pression, les campagnes ont été lancées. À cette occasion, l’ancien chef de file de l’opposition malienne, feu Soumaila Cissé a été enlevé dans son fief à Nianfunké, le 25&nbsp;mars.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La proclamation des résultats définitifs de ce scrutin, le 30&nbsp;avril 2020, a donné lieu à de vives manifestations. Certains manifestants dénonçaient des cas de fraudes massives surtout dans certaines régions du nord, où le taux de participation s’est élevé à plus de 85&nbsp;% à Kidal pour une moyenne nationale de 35,6&nbsp;%, avec des députés élus avec 91&nbsp;% ou 97&nbsp;% des suffrages, a-t-on indiqué à l’époque.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Un mécontentement généralisé s’est alors emparé de la population. Une situation qui a fini par fédérer la quasi-totalité des forces vives de la nation au sein du Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour faire partir le régime IBK. Le « <em>prophétisme</em> » des partenaires et des experts devenait ainsi une utopie.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les élections, une priorité absolue</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Le même scénario est en gestation pour 2022. Car 2020 ne semble pas avoir servi de leçon. Pour le même motif de légitimité constitutionnelle, on met la pression sur les autorités de la transition afin d’aller à des élections générales en 2022. Pourtant, le pays est miné par une insécurité gravissime avec plusieurs déplacés et réfugiés. Durant la seule période du premier trimestre&nbsp;2021, 145 civils ont été tués au cours d’attaques terroristes au Mali, selon le premier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations-Unis.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Tout comme en 2020, le front social est déjà en ébullition en raison de différentes revendications syndicales. Les réformes politiques et institutionnelles annoncées par les autorités de la transition peinent à se concrétiser. « <em>Dans le cadre des prochaines élections, il y aura une nouvelle Ceni qui comprendra à la fois des représentants de l’administration, des représentants de la classe politique, des représentants de la société civile comme cela se fait</em> », a indiqué Zéni Moulaye, ministre des Affaires étrangères du Mali, à Lomé, au terme de la deuxième réunion du groupe de soutien à la transition, le 8&nbsp;mars dernier.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Mais tous ceux-ci ne semblent pas dire grand-chose à la communauté internationale qui ne demande que d’accélérer les choses pour aboutir aux élections en début&nbsp;2022. La représentante des&nbsp;USA auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield exhorte le&nbsp;gouvernement&nbsp;malien à publier un&nbsp;calendrier définitif concernant les dates du processus électoral. Selon ses précisions, « <em>la priorité absolue de la transition doit être l’organisation et la tenue des élections libres et justes avant la fin de la transition »</em>. Il est alors clair à travers ces propos que la crise sécuritaire ne semble pas être une priorité absolue.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>À quand la fin ?</strong></h4>



<p class="has-black-color has-text-color">Certes il faut aller aux élections, mais au préalable, les partenaires du Mali doivent prêter main-forte aux autorités de la transition afin de réussir à stabiliser le pays. Sans cette stabilisation, il sera quasiment impossible d’aller à des élections libres, justes et apaisées. Tenir les élections dans la l’état actuel du pays revient à ouvrir la voie à de nouvelles contestations post-électorales, comme en 2020. Or, dans quel intérêt on ferait plonger ce pays dans une nouvelle crise politico-sociale juste après une transition installée pour apporter <em>« des correctifs de sécurité »</em> à un système démocratique malade des années de mauvaise gouvernance ?</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Pour éviter ce cycle infernal de retour à la case de départ, il importe d’accompagner ces autorités de la transition à poser les jalons de la nouvelle république à travers des réformes politiques et institutionnelles assez conséquentes, comme le suggèrent déjà beaucoup de membres de la société civile malienne. L’instauration d’une bonne gouvernance peut aider le pays à conjuguer ses innombrables crises au passé. En attendant, les élections ne sont pas encore aujourd’hui une « <em>priorité absolue</em> ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source : Maliweb</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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