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	<title>Archives des élection 2024 | Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye — Ousmane Sonko, la fin de l’innocence politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le couple présidentiel, Ousmane Sonko et Diomaye Faye, traverse une crise marquée par des ambitions rivales et des tensions croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moins de deux ans après leur victoire historique, le tandem qui incarnait le renouveau politique sénégalais se fissure. Entre le président Bassirou Diomaye Faye, soucieux d’affirmer son autorité, et son Premier ministre Ousmane Sonko, toujours porté par sa ferveur militante, la tension est désormais palpable. Derrière les sourires officiels, une guerre froide s’installe, faite de calculs politiques, de défiance réciproque et d’ambitions rivales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par un de ces retournements dont la politique sénégalaise a le secret, l’idylle entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a viré à la méfiance. Le duo fraternel de la conquête est devenu un couple présidentiel en crise. Le rêve de la cohabitation harmonieuse s’effrite, laissant place à une guerre froide où chacun affûte désormais ses armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-amitie-militante-a-la-rivalite-d-etat"><strong>De l’amitié militante à la rivalité d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui les ont connus dans les geôles du régime Sall, partageant le même idéal de rupture, peinent à reconnaître les deux anciens compagnons d’infortune. À peine un an et demi après la victoire éclatante de mars 2024, les fissures sont devenues crevasses.<br>Depuis juillet 2025, les signaux d’alerte s’accumulent&nbsp;: Sonko, fidèle à son « <em>verbe volcanique</em> », avait publiquement reproché au chef de l’État son « <em>silence</em> » face aux attaques de ses adversaires. Faye, plus feutré, avait tenté d’éteindre l’incendie en rappelant que le Sénégal avait « <em>d’autres urgences</em> ». Mais sous le vernis de la fraternité, les rancunes couvaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jour-ou-tout-a-bascule"><strong>Le jour où tout a basculé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11&nbsp;novembre 2025, la hache de guerre est déterrée. Par un décret laconique, Diomaye Faye écarte Aïda Mbodj, fidèle lieutenante de Sonko, de la coordination de la coalition présidentielle, pour confier la tâche à Aminata Touré. Un choix audacieux — certains diront provocateur — tant l’ex-Première ministre incarne la technostructure politique que le Pastef voulait précisément balayer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko encaisse mal le coup&nbsp;: trois jours plus tôt, à Téra, il avait publiquement juré qu’Aïda Mbodj « <em>ne bougerait pas</em> ». En rétorquant que « <em>celui qui veut s’affirmer n’a qu’à descendre dans l’arène </em>», le Premier ministre adressait, sans la nommer, une flèche au palais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-legitimites"><strong>La guerre des légitimités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette querelle de casting, une bataille plus vaste se dessine&nbsp;: celle de la légitimité. Diomaye Faye, élu président mais longtemps considéré comme l’héritier politique de Sonko, veut désormais s’émanciper. Sonko, lui, refuse de devenir un ornement institutionnel, cantonné à la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué présidentiel évoque pudiquement des « <em>facteurs de division</em> » ; les stratèges, eux, y voient la volonté de Faye de préparer son avenir. En réactivant la coalition sous un visage plus docile, le chef de l’État trace son propre sillon, au-delà de l’ombre tutélaire de son mentor. 2029 n’est pas si loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pastef-sort-les-griffes"><strong>Le Pastef sort les griffes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte du parti de Sonko est immédiate. Dans un communiqué incendiaire, le Pastef dénonce une « <em>décision illégitime</em> » et refuse de reconnaître Aminata Touré. Traduction politique&nbsp;: le Premier ministre défie ouvertement l’autorité de son président. Le Sénégal découvre alors une cohabitation de feu, où chaque camp revendique l’héritage du même électorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les juristes y voient une question de prérogatives ; les politistes, un choc d’egos entre deux visions du pouvoir&nbsp;: celle, institutionnelle et hiérarchique, de Faye ; celle, messianique et populaire, de Sonko.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-piegee-par-son-propre-succes"><strong>Une alliance piégée par son propre succès</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est cruel. La victoire de 2024 devait incarner la renaissance politique du pays. Elle se mue en guerre de positions. Faye, jadis secrétaire général discret, s’impose désormais comme un président soucieux d’ordre et de méthode. Sonko, tribun charismatique et chef de file du Pastef, reste l’âme du mouvement, mais plus tout à fait le maître du jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tandem improbable, uni contre Macky Sall, se retrouve aujourd’hui enlisé dans la mécanique du pouvoir&nbsp;: l’un veut gouverner, l’autre continue de militer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectre-d-une-rupture-annoncee"><strong>Le spectre d’une rupture annoncée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, les deux hommes jurent que rien ne les oppose. Mais le climat, dans les couloirs de la primature comme à la présidence, est électrique. Des proches de Faye murmurent qu’un remaniement pourrait sceller la fin de la cohabitation. D’autres évoquent, du côté de Sonko, la tentation d’une démission fracassante, au nom de la « <em>cohérence morale</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la stabilité politique repose souvent sur l’équilibre subtil des egos, ce duel fraternel pourrait peser lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette brouille ne se joue pas seulement à deux. Elle interroge une jeunesse sénégalaise qui, en mars 2024, croyait voter pour un renouveau. Les promesses de rupture, de justice et de souveraineté économique peinent à survivre au choc des ambitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir Faye-Sonko, né de la révolte, risque de mourir de la normalisation. Le Sénégal, laboratoire démocratique de l’Afrique de l’Ouest, entre dans une zone de turbulences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle 2024 : six contre Ghazouani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 21:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[campagne présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élection 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les enjeux de la campagne présidentielle 2024 en Mauritanie. Six candidats se disputent la présidence dans l'espoir d'élections transparentes et apaisées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La campagne électorale pour l’élection présidentielle du 29&nbsp;juin prochain commence officiellement ce jeudi à minuit. Six candidats, dont le président sortant Mohamed Ould Ghazouani, se disputent la présidence, avec pour enjeu majeur des élections transparentes et apaisées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections, ce grand théâtre où chaque candidat espère décrocher le rôle principal. En Mauritanie, la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 29&nbsp;juin prochain a officiellement démarré à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi. Imaginez le scénario&nbsp;: six candidats se dressant fièrement pour affronter l’actuel président Mohamed Ould Ghazouani, dont le parti a fait un raz-de-marée lors des dernières législatives, municipales et régionales de mai 2023. Avec 107&nbsp;sièges raflés sur 176 au Parlement, ils ont de quoi pavoiser, même si ces élections ont été vivement contestées par plusieurs partis.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-visages-connus-aux-moins-connus"><strong>Des visages connus aux moins connus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de la commission électorale ? Rien de moins qu’organiser des élections transparentes dans un climat apaisé. Un défi de taille, mais pas impossible, disent-ils. Dans les rues vibrantes de la capitale et les QG des candidats, les soutiens s’affairent, prêts à lancer meetings et rassemblements dès ce jeudi soir. La frénésie électorale est palpable, et chacun espère marquer des points.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prétendants au trône, deux visages familiers&nbsp;: Biram Dah Abeid, l’opposant et militant des droits humains, arrivé deuxième en 2019, et Mohamed Lemine Elwavi, un haut fonctionnaire au Trésor mauritanien. Les nouveaux visages ? Hamadi Ould Sid’ El Moctar du parti islamiste Tawassoul, l’avocat et député El Id Mohameden, le professeur et neurochirurgien Outouma Soumaré, et Mamadou Bocar de l’AJD/MR. Tous ont des doléances bien senties à l’adresse de la commission électorale, exigeant, entre autres, des lecteurs d’identification biométrique pour vérifier l’identité des électeurs le jour J.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission électorale, faisant preuve de pragmatisme, a avancé des contraintes de temps et d’argent pour la vérification numérique, mais assure que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la transparence. Les résultats, promet-elle, seront publiés immédiatement sur son site en ligne. Une révision totale de la liste électorale a déjà permis d’enregistrer plus de 159 000&nbsp;nouveaux inscrits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-engagements-pour-renforcer-la-liberte-de-la-presse"><strong>Dix engagements pour renforcer la liberté de la presse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que les candidats affûtent leurs arguments, Reporters sans frontières (RSF) rappelle la Mauritanie à ses devoirs. En se hissant à la 33e&nbsp;place du Classement mondial de la liberté de la presse&nbsp;2024, le pays fait bonne figure en Afrique, mais la route est encore longue. RSF invite les candidats à prendre dix engagements pour renforcer la liberté de la presse et la sécurité des journalistes. Une liberté qui, bien que précieuse, reste fragile face aux pressions et harcèlements, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sensibles comme les inégalités sociales ou l’esclavage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Bernard, directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF, ne mâche pas ses mots&nbsp;: « <em>La liberté de la presse en Mauritanie n’est pas un acquis, et la situation en matière de droit à l’information reste très instable. </em>» Il appelle à des réformes concrètes pour la professionnalisation du secteur et la protection des journalistes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, que nous réserve cette campagne électorale ? Entre promesses de transparence, appels à la liberté de la presse, et ferveur électorale, le spectacle est garanti. Mais derrière les slogans et les discours enflammés, c’est l’avenir de la démocratie mauritanienne qui est en jeu. Espérons que, dans ce grand théâtre électoral, la vérité et la justice trouveront aussi leur place sur la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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