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	<title>Archives des égalité &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des égalité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Chronique. Ramadan : spiritualité pour tous, charge domestique pour les femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que le Ramadan incarne spiritualité et partage, il met aussi en lumière les inégalités de genre, où les femmes, premières gestionnaires des foyers, portent une charge invisible, mais essentielle, révélatrice des défis économiques et sociaux du continent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que le Ramadan incarne spiritualité et partage, il met aussi en lumière les inégalités de genre, où les femmes, premières gestionnaires des foyers, portent une charge invisible, mais essentielle, révélatrice des défis économiques et sociaux du continent.</em></strong></p>



<p>Depuis toujours, dans toutes les sociétés, les périodes de privation et de spiritualité ont reposé sur les épaules des femmes. Dans l’Empire ottoman, en Chine impériale, ou encore en Europe médiévale, ce sont elles qui, dans l’ombre, organisaient le quotidien des jeûneurs, veillant à ce que les traditions soient respectées, que les repas soient préparés et que l’ordre social soit maintenu. Aujourd’hui, au Mali et dans l’ensemble de l’espace sahélien, cette réalité n’a guère changé. Le Ramadan renforce des inégalités profondément ancrées. Il rend plus visible encore la charge disproportionnée supportée par les femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un poids économique et social alourdi par la crise</strong></h3>



<p>Comme à l’accoutumée, le Mali traverse une crise économique sévère, amplifiée par une inflation galopante et une pénurie de denrées essentielles. Riz, sucre, huile&nbsp;: des biens autrefois accessibles sont devenus hors de prix. Pourtant, durant le Ramadan, les attentes alimentaires des familles ne diminuent pas, bien au contraire.</p>



<p>Or, qui gère cette tension entre rareté et besoin ? Les femmes, bien sûr. Elles sont chargées de nourrir, d’organiser, d’anticiper, alors qu’elles sont les moins bien dotées en ressources. En milieu rural, elles possèdent rarement la terre qu’elles cultivent, n’ont que difficilement accès au crédit et restent les grandes oubliées des politiques économiques. Pourtant, elles sont celles qui, par leur ingéniosité et leur résilience, évitent aux ménages l’effondrement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une charge mentale et physique écrasante</strong></h3>



<p>Au-delà de la précarité matérielle, le Ramadan impose une charge mentale et physique supplémentaire. Il ne s’agit pas seulement de jeûner, mais de s’occuper des enfants, de veiller à la propreté du foyer, d’organiser les repas de rupture, du suhur, et, souvent, de travailler en parallèle. Là encore, qui assume l’essentiel de cette charge ? Les femmes.</p>



<p>Et comme si cela ne suffisait pas, l’insécurité croissante et les normes patriarcales restreignent leur mobilité. Aller au marché devient une expédition, chercher du bois ou de l’eau une épreuve. Dans certaines régions, la peur des attaques et des violences limite encore davantage leur autonomie.</p>



<p>Pourtant, loin d’être des victimes passives, elles s’adaptent. Dans les marchés de Bamako comme dans les villages les plus reculés, elles tissent des réseaux de solidarité, échangent des denrées, inventent des solutions là où l’État est absent. Elles pallient les manquements d’un système économique qui les ignore, et d’une société qui oublie leur rôle central.</p>



<p>Le Ramadan est un temps de réflexion et d’introspection, une invitation à réévaluer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Or, si la justice est une valeur centrale de cette période, comment justifier que les femmes continuent de porter seules ce fardeau ?</p>



<p>Si cette inégalité perdure, elle freinera durablement le développement du continent. Aucune société ne peut prétendre à l’émergence en laissant la moitié de sa population cantonnée à un rôle invisible, sous-payé et non reconnu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois révolutions nécessaires</strong></h3>



<p>Pour sortir de cette impasse, trois transformations s’imposent&nbsp;:</p>



<p>1&#xfe0f;&nbsp;—Une révolution économique&nbsp;: Il est urgent de faciliter l’accès des femmes aux ressources, à commencer par le foncier, le crédit et l’éducation financière. Aucun pays ne peut prospérer si ses principales actrices économiques restent enfermées dans l’informel.</p>



<p>2&#xfe0f;&nbsp;—&nbsp;Une révolution technologique&nbsp;: L’innovation doit alléger leur charge. Accès à l’eau potable, électricité, moulins, solutions de cuisson modernes&nbsp;: réduire le temps consacré aux tâches domestiques est une nécessité.</p>



<p>3&#xfe0f;&nbsp;—&nbsp;Une révolution culturelle et politique&nbsp;: Il faut remettre en question les normes qui limitent leur autonomie et placer la question de l’égalité au cœur des politiques publiques. Les sociétés qui ont su le faire ont toujours prospéré plus vite que les autres.</p>



<p>Ce qui se joue au Mali n’est pas un cas isolé. En Inde, au Maghreb, en Amérique latine, les femmes portent cette charge invisible, trop souvent ignorée par les décideurs. Pourtant, l’histoire montre que lorsqu’elles accèdent aux moyens de leur autonomie, c’est l’ensemble de la société qui progresse.</p>



<p>Le Ramadan est un moment de justice et de partage, mais il doit aussi être un temps de prise de conscience. Les traditions, aussi sacrées soient-elles, ne doivent pas être un prétexte pour perpétuer des injustices.</p>



<p>Si l’Afrique veut assurer son avenir et sa prospérité, elle doit libérer celles qui, dans l’ombre, la portent déjà à bout de bras.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Quand la croissance économique ne suffit plus : un appel au changement en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 01:22:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<p>Le constat amer de la croissance économique en Afrique. Un rapport révèle les disparités sociales malgré la hausse des chiffres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le dernier rapport de la Banque mondiale vient de tomber comme un couperet, et le constat est amer : la croissance économique, cette étoile du berger guidant les politiques de développement, brille d&rsquo;une lumière bien pâle sur le continent africain. Avec une projection de croissance globale de 3,4% pour 2024, on pourrait s&rsquo;attendre à des jours meilleurs. Mais, la réalité est tout autre. La croissance ne fait pas le printemps de la prospérité pour tous, et surtout pas pour les plus démunis.</strong></p>



<p>C&rsquo;est une vérité qui dérange, une pilule difficile à avaler : pour chaque point de croissance en Afrique, la réduction de la pauvreté ne suit qu&rsquo;à hauteur de 1%, un contraste frappant avec la moyenne mondiale de 2,5%. Cette disparité crie l&rsquo;échec d&rsquo;un système où, malgré les promesses d&rsquo;ascension sociale, les escaliers semblent mener nulle part. Les inégalités, telles des racines profondément ancrées, entravent toute tentative de mobilité sociale, laissant le rêve d&rsquo;une vie meilleure se dissiper comme un mirage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-revoir-notre-maniere-de-collecter-et-de-redistribuer-la-richesse">Revoir notre manière de collecter et de redistribuer la richesse</h2>



<p>Le diagnostic est posé, mais où sont les remèdes ? La Banque mondiale elle-même lance un appel à l&rsquo;action, un cri de guerre contre les inégalités qui étouffent le potentiel du continent. Les solutions proposées ? Un arsenal d' »<em>actions multisectorielles</em>« , un mélange d&rsquo;initiatives visant à niveler le terrain de jeu, à irriguer les terres arides de l&rsquo;opportunité avec l&rsquo;éducation et l&rsquo;alimentation, à construire des ponts là où les fossés se creusent entre les régions et leurs habitants.</p>



<p>Mais, au-delà des stratégies et des politiques, ce rapport est un rappel brutal que le temps n&rsquo;est plus aux demi-mesures. L&rsquo;injustice fiscale, cette hydre à plusieurs têtes, continue de siphonner les maigres ressources des plus vulnérables, laissant les gouvernements locaux dans une précarité miroitant celle de leurs citoyens. L&rsquo;heure est venue de revoir notre manière de collecter et de redistribuer la richesse, de mettre fin aux privilèges fiscaux indus et de redéfinir la solidarité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cultiver-d-autres-jardins">Cultiver d&rsquo;autres jardins</h2>



<p>En effet, cette équation complexe entre croissance et pauvreté en Afrique nous met face à un paradoxe déconcertant : une terre riche et un peuple pauvre. La Banque mondiale, dans son rôle de Pythie des temps modernes, nous livre ses prophéties économiques, mais c&rsquo;est à nous, acteurs du continent, de saisir les rênes du changement. Car si la croissance économique seule ne peut endiguer le flot de la pauvreté, peut-être est-il temps de cultiver d&rsquo;autres jardins, où les fruits de la prospérité pourront être partagés par tous, et non cueillis par quelques-uns.</p>



<p>L&rsquo;Afrique, riche de ses terres et de son peuple, mérite mieux que des statistiques et des prévisions. Elle mérite un avenir où la croissance rime avec justice, où le développement économique est synonyme de progrès pour tous. Le chemin est semé d&#8217;embûches, mais l&rsquo;espoir demeure, aussi tenace que le baobab, symbole de résilience. Puissions-nous être à la hauteur de ce défi.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune : « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », comment y parvenir ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-egalite-aujourdhui-avenir-durable-comment-parvenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 20:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé sexuelle et reproductive]]></category>
		<category><![CDATA[Tidiani Togola]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’instar des autres pays membres des Nations Unies, notre pays, le Mali, a célébré le 08 mars de cette année 2022 dans un contexte particulier de crise politique et d’isolement par ses voisins et nombre de ses partenaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À l’instar des autres pays membres des Nations Uni</strong><strong>e</strong><strong>s, notre pays, le Mali, a célébré le 08 mars de cette année 2022 dans un contexte particulier de crise politique et d’isolement par ses voisins et nombre de ses partenaires.</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.unwomen.org/fr/nouvelles/annonce/2021/12/journee-internationale-des-femmes-2022-legalite-des-sexes-aujourdhui-pour-un-avenir-durable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thème mondial </a>de cette année <em>« l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable</em> » plus que jamais rentre en droite ligne avec les <a href="https://saheltribune.com/aichatoun-amadou-toure-le-8-mars-ne-doit-pas-etre-juste-une-journee-de-fete/">préoccupations des braves femmes</a> du Mali qui souffrent le martyr au quotidien et doivent aussi subir les conséquences directes de choix politiques de leadership, qui souvent, ne prennent pas assez en compte leurs attentes, leurs besoins !</p>



<p>L’année dernière, à la même période, j’insistais sur le rôle de premier plan que les femmes doivent jouer pour défendre leur cause et plus largement dans la vie publique.</p>



<p>L’égalité ne s&rsquo;obtient que par un engagement indéfectible <a href="https://saheltribune.com/mon-premier-livre-feminitude-musoya/">des femmes </a>pour les femmes. Cet engagement sera la locomotive pour les autres acteurs qui, même souvent conscients de la nécessité d’un monde de visée égalitaire et d’équité, omettent d’agir comme tel.&nbsp; L’essor de notre société s’est toujours fondé sur le rôle central que joue la femme. Nous nous devons de les accompagner et de les accepter.</p>



<p>Cela n’est point une chose facile, car nous devons bousculer certains de nos codes sociaux et culturels qui sont souvent des goulots d&rsquo;étranglement aux droits de la femme, in fine, au respect de certains droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Respecter nos engagements légaux</strong></h3>



<p>Dans un contexte aussi complexe que le nôtre, <a href="https://saheltribune.com/tribune-violences-faites-aux-femmes-la-partie-nest-pas-encore-terminee%e2%80%89/">comment parvenir à l’équité et l’égalité</a> qui constituent, sans nul doute, un facteur majeur pour un avenir radieux et durable ?</p>



<p>Nous pouvons déjà commencer par respecter nos engagements légaux. Dans ce sens, la loi sur la prise en compte du genre doit être respectée. De sa promulgation à ce jour, les autorités successives peinent à mettre en œuvre la loi 052. Une loi qui, dans une logique de quota, permet d’accorder plus de places aux femmes dans l’administration publique et pour les postes électifs en leur allouant un quota de 30% des sièges. Cette loi a fait ses preuves en permettant d’avoir 42 femmes élues députées sur 147, soit 28,57%, lors des élections législatives de 2020.</p>



<p>Malheureusement, faute de son application générale, le gouvernement ne comptait que 22,22% de femmes ministres. Il faut noter que, dans la deuxième phase de transition au Mali, le taux de représentativité des femmes dans le Conseil National de la Transition est de 29,75% respectant pratiquement la loi sur le genre alors que celui du gouvernement de 25 membres est de 24,00% en déphasage avec la loi.</p>



<p>Une analyse générale de l’administration publique dans son ensemble est difficile faute de données fiables et actualisées. Une telle analyse nous aurait permis de montrer la part des femmes dans les postes de prise de décisions dans les services publics centraux et décentralisés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Valoriser davantage le rôle des femmes</strong></h3>



<p>Le secteur privé devrait valoriser davantage le rôle des femmes au lieu de les réduire à un rôle publicitaire, les “<em>chosifiant</em>” par la même occasion ! Le défi de données fiables et actualisées se pose également dans le secteur privé formel et informel ! Dans ce dernier cas, nous pouvons présumer que l’économie informelle est fortement dominée par les femmes, mobilisées dans le petit commerce, les travaux domestiques, l’agriculture familiale et de plus en plus l’orpaillage.</p>



<p>La loi sur le genre devrait être revue afin de l&rsquo;étendre au secteur privé et veiller à ce qu’elle prenne également en compte ce défi de données. Évidemment, il faut reconnaître les efforts déjà entrepris pour les statistiques sur les femmes et l’enfant, notamment à travers le Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant &#8211; CNDIFE &#8211; qui tente de produire régulièrement un annuaire statistique fortement dépendante des financements extérieurs et publié avec beaucoup de retard. À mon sens, le CNDIFE devrait être organisé et mieux doté en termes techniques et financiers pour qu’il conduise sa mission. Il faut une meilleure articulation avec les Cellules de Planification et de Statistiques des différents départements ministériels, l’Institut National de Statistique et le secteur privé. Le CNDIFE sera alors un pôle d’intelligence stratégique du genre pour le développement.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Revoir le narratif religieux</strong></h3>



<p>Il est grand temps pour nous d’abandonner nos préjugés et valoriser les narratifs culturels et religieux en faveur de la Femme. À cet effet, une meilleure implication de nos gardiens de la culture, de l’histoire et les guides religieux devrait être assurée pour rappeler le rôle central des femmes au Mali et dans le combat panafricain contre l’injustice.</p>



<p>À ce niveau, me vient à l’esprit une femme d&rsquo;exception parmi tant d&rsquo;autres. La sage-femme Aoua Keita, brillante militante politique, 1<sup>ère</sup> député femme au Mali et syndicaliste au temps des décolonisations ayant joué un rôle central pour le Mali d’aujourd’hui. Elle a combattu l&rsquo;injustice coloniale et défendu vigoureusement les femmes à une époque où peu d&rsquo;hommes osaient défendre leurs droits. Elle a créé un syndicat des femmes ouvrières à Bamako en 1956, incarnant le leadership des femmes. Elle participe à la création de l&rsquo;Union des Femmes du Soudan (UFS), dont le but est de défendre les droits des femmes. L’UFS sert alors de fondement à la création en juillet 1959 à Bamako de l&rsquo;Union des Femmes d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (UFOA), une organisation panafricaine.</p>



<p>De même, le Mali contemporain regorge de <a href="https://saheltribune.com/08-mars-honneur-aux-femmes-setant-arrachees-a-la-sujetion/">figures féminines extraordinaires</a>. La Professeure Assa Sidibé TRAORE est une pionnière du diabète au Mali, première endocrinologue et première femme agrégée de médecine malienne, elle forme des centaine de jeunes médecins hommes et femmes, et sauve des milliers de vies durant sa carrière.</p>



<p>Sa consœur, la Professeure Rokia SANOGO, Docteur en Pharmacie, PhD Pharmacognosie&nbsp;?, première femme Maître de conférences agrégée et Professeure titulaire du CAMES en Pharmacie au Mali, valorise la pharmacopée et fait ainsi le trait d’union entre la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle, valorisant ainsi dans une démarche scientifique des savoirs ancestraux en matière de santé.</p>



<p>Ma très chère et adorable épouse, Feu <a href="https://samsa-africa.com/2021/05/30/disparition-de-la-journaliste-hawa-togola-semega/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TOGOLA Hawa SEMEGA</a>, Journaliste, spécialiste en sciences de l&rsquo;éducation et défenseure des droits des femmes, est une véritable pionnière dans le domaine de la presse en ligne au Mali et le développement de contenus innovants adaptés à la jeunesse.</p>



<p>On pourrait en citer à ne pas finir ! Hier et aujourd’hui, ces figures féminines montrent que nous devons changer de narratif, et prêter l’oreille aux femmes, les accepter comme leaders pour avancer.</p>



<p>Le narratif religieux devrait aussi être revu. En effet, la femme est souvent présentée comme être inférieur à l’homme, pire, comme celle qui est à la base du pécher originel ! Or bien d’histoires montrent à la fois le caractère sacré de la femme et toute sa place dans la construction de l’Homme et de la société.</p>



<p>Selon une tradition authentique rapportée par Al-Bukhârî el Muslim, un homme demanda au Prophète Muhammad PSL par quatre fois <em>“Qui, parmi les gens a, en priorité, le droit que je sois un bon compagnon pour lui? &nbsp; Ta mère, le Prophète répondit trois fois, et une seule fois, Ton père”</em>.</p>



<p>A ce sujet, Al-Qurtubî affirme qu&rsquo;un enfant doit avoir trois fois plus d&rsquo;amour et de compassion pour sa mère que pour son père. La grossesse est une période douloureuse et les mères risquent leur vie à chaque instant. Cette douleur bienveillante persiste chez la femme sous plusieurs formes tout au long de l’enfance et de la vie de ce bel enfant devenu adulte.</p>



<p>L’Église catholique reconnaît une égale dignité de l’homme et de la femme. L’apôtre Paul de Tarse dans l&rsquo;Épître aux Galates rappelle l&rsquo;égalité fondamentale de tous les baptisés en ces termes : <em>« Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n&rsquo;y a ni esclave ni homme libre ; il n&rsquo;y a ni masculin ni féminin ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. ».</em></p>



<p>Dans notre société, le fondement et la nature profonde de la personnalité d&rsquo;un enfant sont donnés par la mère. En fait, les mères ont plus d&rsquo;influence sur les enfants que les pères jusqu&rsquo;à l&rsquo;adolescence. Je conviens que la société physique et celle connectée, et l’école pourraient interférer sur ce processus d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre.</p>



<p>Ce rôle central de la femme dans la vie de l’Homme et de sa société doit nous mener à mettre un point d&rsquo;honneur sur l’éducation des filles. L’énergie transformatrice de la femme instruite et convenablement éduquée profite directement à la société. L’éducation des filles et leur maintien à l&rsquo;école doivent être obligatoires. L’État devrait jouer un rôle de premier plan et être intransigeant à cet effet. Il serait fort utile de mettre en place une politique conduisant les filles à adopter les filières scientifiques et techniques répondant aux besoins du marché de l&#8217;emploi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Accompagner et faciliter l&rsquo;émergence de leaders politiques féminins</strong></h3>



<p>La politique de discrimination positive envers les femmes a intrinsèquement un désavantage pour elles. En effet, elle donne le sentiment qu’elles (les femmes) peuvent avoir un avantage sans le mériter. Voilà pourquoi, il est préférable d’éviter de telle politique et de définir une approche basée sur le mérite et une préférence pour la femme dans un quota minimum représentative et satisfaisant les qualifications de la position (poste électif ou nominatif).</p>



<p>Notre pays gagnerait à accompagner et faciliter l&rsquo;émergence de leaders politiques féminins.</p>



<p>En général, les femmes sont plus susceptibles de prendre en compte leurs familles et leurs communautés dans un processus de prise de décision, ce qui est essentiel pour développer des politiques et solutions d&rsquo;intérêt général.</p>



<p>Par expérience, la gestion des collectivités par les maires femmes pose moins de problèmes au cours des audits administratifs et financiers que celle des hommes qui, souvent, finissent aux Arrêts. Est-ce qu’une femme aurait une meilleure éthique dans la gestion qu’un homme ? On pourrait être tenté de répondre que nous avons eu un nombre de femmes maires presque négligeable par rapport aux hommes. Cet argument, en plus d&rsquo;être gênant, car mettant en exergue cette injustice sociale par son caractère exclusif des femmes, ne se justifie pas. Il y a eu un cas assez illustratif en terre malienne où un maire fut poursuivi pour détournement et remplacé par une femme. Cette dernière pendant le temps qu’elle passa à la tête de la mairie a fait accroître les revenus de la commune et restaurer la confiance des partenaires dans sa mairie.</p>



<p>Il pourrait être intéressant de réveiller ce leadership politique chez les femmes dès le bas âge au niveau de l’enseignement fondamental, puis mettre en place un dispositif d’éducation civique et politique pour les enfants. Dans cette approche, les filles doivent être mises en confiance et doivent diriger par alternance avec les garçons. Ce qui en plus d&rsquo;ancrer une culture démocratique, fera adopter une culture politique décomplexée et sensible au genre par les enfants.</p>



<p>Les partis politiques doivent s’investir davantage pour faire émerger les femmes dans les positions de décisions au sein des bureaux nationaux et présenter si possible un nombre égal de candidatures féminines et masculines. Cette approche égalitaire ne doit se faire que sur la base du mérite. En effet, il n’est pas acceptable de sacrifier le mérite pour le nombre. C’est pourquoi, il est nécessaire d’assurer une formation en leadership politique et de confier des responsabilités publiques formatrices aux femmes.</p>



<p>Depuis bientôt 17 mois, nous sommes dans une transition politique pour le moins tumultueuse. Cette phase de la vie de la nation malienne est placée sous le signe de la refondation. Donc l’occasion pour repartir sur de bonnes bases. Dans ce sens, les femmes doivent être impliquées dans la prise de décision de manière sincère. Dans tous les cas, elles se doivent de prendre la parole par elles-mêmes et faire en sorte que leurs préoccupations soient prises en considération.</p>



<p>Nous sommes au bon moment pour faire passer, et à juste titre, la loi sur les violations basées sur le genre. En effet, les femmes sont quotidiennement victimes de violences physiques et morales à la maison, au travail et dans la rue. Elles n’ont point de répit ! En plus d&rsquo;être martyrisées au quotidien, quand les défenseurs des droits des femmes se tiennent à côté d’elles pour réclamer une telle loi, des acteurs religieux et coutumiers leur obstruent l&rsquo;accès à ce droit élémentaire. Combien de femmes devront-elles perdre la vie, la dignité et l’honneur pour leur permettre de comprendre le bien-fondé d’une telle loi ? Quand est-ce que l’État va-t-il enfin s’assumer ? En tout état de cause, les femmes n’obtiendront leurs droits qu’en se tenant debout et lutter sans gêne ni faux fuyant. Le premier pilier d’une société est fondé sur les femmes, leur refuser un droit aussi élémentaire revient à fonder un château sur une dune de sable mouvant tout en espérant qu’il ne s&rsquo;effondrera pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;L’autonomisation économique des femmes est indispensable&nbsp;»</strong></h3>



<p><a href="https://saheltribune.com/un-regard-vers-lautonomisation-economique-des-femmes/">L’autonomisation économique</a> des femmes est indispensable si nous voulons arriver à l’égalité. En effet, la dépendance pourrait créer des rapports de domination et accroître les violences sexistes.</p>



<p>Nous devons donc faire confiance et <a href="https://saheltribune.com/les-etats-unis-menent-lappel-international-a-laction-en-faveur-de-lautonomisation-economique-des-femmes/">investir dans les entreprises féminines</a> de toutes tailles. Dans le contexte malien, un accent doit déjà être mis sur l’accompagnement des petits et moyens exploitants intervenant dans la chaîne de valeur agroalimentaire (production, transformation, commercialisation).</p>



<p>Nous devons accroître la participation des femmes à la gestion des ressources naturelles. Cela conduira à une gouvernance plus juste et plus inclusive des ressources.</p>



<p>Selon un rapport de OHCHR, 55% des progrès réalisés en matière de sécurité alimentaire dans les pays en développement au cours des dernières décennies peuvent être attribués à des programmes qui favorisent l&rsquo;autonomisation des femmes. Selon l&rsquo;Organisation des Nations Unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO), les agricultrices pourraient augmenter leurs rendements agricoles de 20 à 30 % si elles avaient un accès égal aux ressources productives. Cela fournirait suffisamment de nourriture pour empêcher 100 à 150 millions de personnes de souffrir de la faim et réduire la faim dans le monde de 12 à 17 %.</p>



<p>Il faut également accompagner les femmes dans leur processus de transition vers le digital. En effet, ce processus est incontournable pour toute entreprise. Il passe par le renforcement de compétences et la dotation en ressources digitales &#8211; équipement, logiciel etc.</p>



<p>La réussite dans les affaires relève d’un savoir-faire technique métier chevronné, de la confiance des investisseurs, d’une motivation et d’un moral à toute épreuve. Voilà pourquoi, il faut mettre en place un cadre d&rsquo;assistance technique et financière pour l’entreprenariat féminin qui va définir et mettre en œuvre une stratégie pour accompagner techniquement et financièrement des femmes à exprimer leur potentiel entrepreneurial dans tous les secteurs économique &#8211; primaire, secondaire et tertiaire.</p>



<p>Dans une perspective de développement durable, Il faut passer d&rsquo;un modèle économique basé sur l&rsquo;épuisement à un modèle régénératif et circulaire. Les femmes peuvent jouer un rôle moteur dans cette transition.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Santé reproductive et sexuelle</strong></h3>



<p>La <a href="https://saheltribune.com/acces-a-la-sante-chaque-jour-pres-de-830-femmes-meurent-dans-le-monde/">santé reproductive et sexuelle</a>, et la santé de la mère et de l’enfant doivent être au cœur de nos préoccupations.</p>



<p>Chaque femme devrait avoir une bonne santé sexuelle et reproductive. Elle devrait pouvoir planifier ses grossesses, vivre ce moment en toute sécurité et donner vie en toute quiétude. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre à la disposition des femmes dans un langage qui leur est accessible en fonction de leurs milieux, des informations précises sur les maladies sexuellement transmissibles, les méthodes de contraception, la reproduction. Elles doivent pouvoir choisir des méthodes contraceptives adaptées, sûres, efficaces, abordables.</p>



<p>Il est crucial que les femmes aient accès à des services qui peuvent les aider à avoir une grossesse optimale, un accouchement sécurisé et un bébé en bonne santé.</p>



<p>C’est affreux de constater que des femmes perdent la vie au cours de la grossesse ou encore en couche au Mali.</p>



<p>L’État devrait mettre en place un système d’audit des cas de décès maternel et infantile pour garantir que le médecin et le système dans lequel il opère ne commettent pas l&rsquo;irréparable. En effet, la vie est sacrée, aucune erreur médicale ne devrait être acceptable et doit être sanctionnée à la hauteur de la faute selon la loi en vigueur.</p>



<p>Il va sans dire, que l’État doit réunir toutes les conditions pour garantir que les établissements de santé soient correctement dotés en ressources humaines et matérielles, assurant un plateau technique de haute qualité. Les praticiens médicaux doivent suivre régulièrement des formations continues. Un système de certification annuelle des établissements de santé devrait être mis en place pour autoriser la pratique de soins obstétriques par un établissement de santé.</p>



<p>Nous avons assez rêvé le monde égalitaire et d’équité, hommes et femmes, nous devons nous réveiller pour le réaliser de manière collégiale.</p>



<p><strong>Tidiani Togola, CEO Tuwindi</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maximiser l’impact vital des vaccins : l’OMS et ses partenaires à pied d’œuvre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 16:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[accès équitable aux vaccins]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[semaine mondiale de la vaccination]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
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<p>Pour célébrer les bienfaits des vaccins, la semaine mondiale de la vaccination est célébrée chaque année, au cours de la dernière semaine du mois d’avril (du 24 au 30&#160;avril). Le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Pour célébrer les bienfaits des vaccins, la semaine mondiale de la vaccination est célébrée chaque année, au cours de la dernière semaine du mois d’avril (du 24 au 30&nbsp;avril). Le thème&nbsp;retenu cette année <em>est&nbsp;: « Les vaccins nous rapprochent ».</em> Un thème qui vise à montrer comment la vaccination relie les personnes et contribue à améliorer la santé de chacun, partout dans la vie.</strong></p>



<p>Depuis le 24&nbsp;avril dernier, la semaine mondiale de la vaccination se célèbre. Elle se poursuit jusqu’au 30&nbsp;avril prochain. À cette occasion, l’OMS, l’UNICEF et GAVI ont souligné le besoin urgent d’un engagement mondial renouvelé afin d’améliorer l’accès et le recours à la vaccination.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Garantir un accès équitable de vaccins à tous les pays</strong></h2>



<p>Dans la plupart des pays, les campagnes de vaccination de masse sont perturbées. 60 des campagnes vitales sont actuellement reportées dans 50 pays, mettant environ 228 millions de personnes, notamment des enfants, à risque de contracter des maladies telles que la rougeole, la fièvre jaune et la polio, déplore-t-on. Notons que plus de la moitié des 50 pays touchés se trouvent en Afrique. Ce qui met à nu les inégalités persistantes dans l’accès des populations aux services de vaccination essentiels.</p>



<p><em>« Des millions d’enfants à travers le monde sont susceptibles de passer à côté des vaccins de base alors que la pandémie actuelle menace de détruire deux décennies de progrès dans la vaccination de routine »,</em> a déclaré le Dr Berkley, PDG de Gavi, l’Alliance du vaccin.</p>



<p>Bien que la rougeole constitue l’une des maladies les plus contagieuses, 23 des campagnes contre elle sont reportées. Un report qui touche près de 140 millions de personnes.</p>



<p>Certes la pandémie de covid-19 est venue aggraver cette problématique de la vaccination, mais bien avant elle, des inquiétudes commençaient à apparaître.<em> « Même avant la pandémie, il y avait des signes inquiétants que nous commençons à perdre du terrain dans la lutte contre les maladies infantiles évitables. 20 millions d’enfants manquaient déjà les vaccinations critiques », </em>a déclaré Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF.</p>



<p>Henrietta Foreinvite à<em> « aider chaque enfant à rattraper ses vaccins contre la rougeole, la polio et d’autres ». </em>Elle estime qu’il n’y a <em>« pas de temps à perdre. Un terrain perdu signifie des vies perdues »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La vaccination systématique, une priorité</strong></h3>



<p>Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS <em>, « si nous voulons éviter de multiples flambées de maladies mortelles comme la rougeole, la fièvre jaune et la diphtérie, nous devons nous assurer que les services de vaccination de routine sont protégés dans tous les pays du monde. »</em></p>



<p><em>&nbsp;« Les vaccins nous aideront à mettre fin à la pandémie de Covid-19 », </em>a déclaré Dr Tedros. Mais pour qu’il en soit ainsi, le directeur général de l’OMS pensequ’il faut au préalable garantir<em> « un accès équitable à tous les pays » </em>et construire<em> « des systèmes solides pour les délivrer »</em>. &nbsp;</p>



<p><em>« Pour soutenir le rétablissement du Covid-19 et lutter contre les futures pandémies, nous devrons nous assurer que la vaccination systématique est une priorité », </em>souligne<em> </em>Dr Berkley.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Maximiser l’impact vital des vaccins</strong></h4>



<p>Pour aider à relever les défis et soutenir le relèvement après la pandémie du Covid-19, l’OMS, l’UNICEF, Gavi et d’autres partenaires ont lancé le programme de vaccination&nbsp;2030 (IA2030). Cette nouvelle stratégie mondiale vise à maximiser l’impact vital des vaccins grâce à des systèmes de vaccination plus solides. Son Agenda se concentre sur la vaccination tout au long de la vie, de la petite enfance à l’adolescence et à l’âge avancé. Selon l’OMS, si cet Agenda est pleinement mis en œuvre, il évitera environ 50 millions de décès, dont 75&nbsp;% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure.</p>



<p>L’OMS, l’UNICEF, Gavi et ses partenaires jugent nécessaire d’atteindre une couverture de 90&nbsp;% pour les vaccins essentiels administrés pendant l’enfance et l’adolescence, de réduire de moitié le nombre d’enfants manquant complètement de vaccins. Ce n’est pas tout. Ces organisations et leurs partenaires jugent également nécessaire, la réalisation de 500 introductions nationales ou infranationales de vaccins nouveaux ou sous-utilisés, comme ceux contre le Covid-19, le rotavirus ou le papillomavirus humain (HPV).</p>



<p>Pour rappel, la semaine mondiale de la vaccination est un événement international qui marque la dernière semaine du mois d’avril de chaque année (du 24 au 30&nbsp;avril). Cette semaine est consacrée à la sensibilisation sur l’importance de la vaccination. Elle vise à promouvoir l’utilisation des vaccins pour protéger de la maladie, les personnes de tout âge.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Droits des femmes : existe-t-il une égalité que l’on puisse atteindre ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 10:28:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des genres]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale des femmes]]></category>
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<p>Les mouvements féministes occupent de plus en plus la scène dans la quasi-totalité des pays du monde. Dans la plupart de ces pays, notamment africains, la lutte de ces mouvements&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Les mouvements féministes occupent de plus en plus la scène dans la quasi-totalité des pays du monde. Dans la plupart de ces pays, notamment africains, la lutte de ces mouvements manque une certaine cohérence, tributaire d’une part de l’incompréhension du concept « <em>égalité</em> » et d’autre part d’un problème d’adaptabilité. Il urge donc de donner à cette lutte sa véritable orientation. &nbsp;</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">« <em>La Nature a horreur de l’égalité. Voyez-vous, la Nature ou Dieu, pour les croyants, n’a jamais créé deux choses égales ou identiques. Il ne saurait y avoir d’égalité dans la Création. Chaque feuille d’un même arbre est unique et jamais égale ! Chaque créature est non seulement unique dans son genre, mais il est impossible d’établir une quelconque égalité à l’intérieur des genres et entre les genres</em> », affirmait Dr Fodé Moussa Sidibé, écrivain et enseignant-chercheur au Mali, dans une interview accordée en janvier 2021 au site phileingora.org.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La <em>« raison suffisante »</em></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette déclaration du professeur de littérature africaine amène à s’interroger sur le sens de la lutte que maintes femmes et organisations non gouvernementales mènent dans le cadre de la défense des droits des femmes. « <em>L’égalité</em> » est le concept branlé comme étant un droit à conquérir pour les femmes, comme s’il existait quelque part dans le monde cette égalité.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Bien qu’éloigner de nous de quelques siècles, le penseur allemand Leibniz n’invitait-il pas à comprendre qu’« <em>il n’y a jamais dans la nature deux êtres qui soient parfaitement l’un comme l’autre </em>» ? Selon lui, tout ce que Dieu crée a une « <em>raison suffisante</em> » d’exister. Or pour quelle nécessité le créateur créerait-il deux êtres tellement semblables l’un de l’autre qu’il serait même impossible de les distinguer ?&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette égalité n’existe nulle part, même entre les hommes eux-mêmes. S’il en existait, on se demanderait pourquoi nos doigts sont supérieurs les uns des autres, pourquoi il y a des pays développés et des pays en voie de développement, etc.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Deux êtres complémentaires</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Face à une telle problématique, certains pourront d’ores et déjà rétorquer que ce qui est visé derrière cette question de l’égalité entre l’homme et la femme est l’égalité juridique, à savoir le principe selon lequel les mêmes lois s’appliquent à tous ; et l’égalité de chance, qui est le principe selon lequel tous les deux sexes doivent avoir le même droit et la même possibilité d’en jouir. Cette précision ne résout point l’équation. Est-il possible d’accéder à une « <em>égalité juridique</em> » ou de « <em>chance</em> » dans un monde divisé en riche et pauvre, en pays émergents et en pays développés ?</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette aporie a amené certains à parler de complémentarité qui n’a d’autre visée que l’équité entre les genres. Si l’homme et la femme sont complémentaires, c’est parce que chacun d’eux possède une insuffisance que l’autre doit combler. L’homme et la femme sont comme les deux faces d’une même monnaie. « <em>Séparés l’Un de l’Autre, ils semblent à la fois inutiles et en danger de mort, comme si seule l’unité des deux avait sens et efficacité. L’Un doit épouser l’Autre et collaborer avec lui pour que l’humanité soit complète, c’est-à-dire “accomplie, achevée, parfaite”. Rien n’indique&nbsp;a priori&nbsp;la suprématie de l’Un ou la moindre nécessité de l’Autre</em> », expliquait la féministe française Elizabeth Badinter. Une conception beaucoup plus réaliste.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une adaptation s’impose</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette conception de la complémentarité des deux êtres est également la position défendue par Dr Fodé Moussa Sidibé. Celui-ci pense qu’il faut plutôt parler « <em>d’équité entre les genres (gender en Anglais), mais pas d’égalité</em> ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Dans les pays africains, il est d’une importance capitale que les combattants pour cette égalité prennent beaucoup plus de recul pour mieux analyser les concepts, les contenus afin de ne pas piéger les femmes à l’avenir. Certes, il faut se battre contre les violences faites aux femmes, se battre pour l’accès des femmes à un travail décent, pour leur accès à la santé, mais pas jusque aller demander de l’impossible pour elles.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">En dehors de tous ces paramètres, l’autre aspect fâcheux des luttes pour l’émancipation des femmes en Afrique, et précisément au Mali, c’est cette volonté d’importer des valeurs de l’occident sans se soucier de leur adaptation aux valeurs de nos sociétés. Or, tant que ces paramètres ne seront pas analysés et pris en compte, cette lutte aura encore un long chemin à parcourir.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dre Matshidiso Moeti : « Surmonter les inégalités dans nos sociétés induira une meilleure santé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[Dre Matshidiso Moeti]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, 8 mars, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dre Matshidiso Moeti a invité à mettre fin aux inégalités dont les&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, 8 mars, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, D<sup>re </sup>Matshidiso Moeti a invité à mettre fin aux inégalités dont les femmes sont victimes afin d’avoir des sociétés plus développées et prospères. Nous vous invitons à lire son message en intégralité :</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le 8&nbsp;mars de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale de la femme pour reconnaître les réalisations des femmes et faire le point sur les progrès vers l’égalité hommes-femmes.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>«&nbsp;L’efficacité du leadership des femmes en temps de crise&nbsp;» mise en lumière</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Le thème retenu pour la manifestation de cette année est <em>«&nbsp;Leadership féminin&nbsp;: pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19</em>&nbsp;». La pandémie de maladie à coronavirus&nbsp;2019 (COVID-19) a mis en lumière l’efficacité du leadership des femmes en temps de crise, notamment en tant que cheffes d’État, en tant que responsables de haut rang, expertes et porteuses d’innovations, en tant que cheffes d’entreprise, en tant que personnel de santé en première ligne (d’autant plus que les femmes représentent 70&nbsp;% des effectifs de ce personnel exposé à un risque accru d’infection) et en tant que responsables de familles et de communautés. Les femmes ont relevé ce défi avec courage et honnêteté, en apprenant et en s’adaptant à une situation qui évolue rapidement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Parallèlement, les inégalités qui désavantagent les femmes se sont exacerbées depuis le début de cette pandémie. Les mesures imposant aux populations de rester chez elles ont paralysé les moyens de subsistance de nombreuses femmes africaines – qui officient comme coiffeuses ou comme vendeuses sur le marché, par exemple. Les confinements, les craintes d’infection et les pénuries de personnels de santé figurent parmi les raisons qui expliquent les baisses enregistrées dans l’accès à la contraception, aux soins prénatals et aux naissances dans les établissements de santé au Nigéria, au Zimbabwe et dans d’autres pays. Ces restrictions, y compris la fermeture des écoles, ont aussi accentué les risques de violence sexuelle et sexiste, de grossesses chez les adolescentes et de déperdition scolaire, surtout chez les filles.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’engagement de l’OMS </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La pandémie de COVID-19 aura des effets négatifs à long terme sur le tissu social et économique de nos sociétés, notamment sur les progrès vers l’égalité hommes-femmes. Selon les projections d’ONU-Femmes, huit millions de femmes de plus que les hommes seront poussées dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne en 2021.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">L’OMS fournit des orientations et un appui technique aux gouvernements pour assurer la prestation continue de services essentiels tenant compte des questions de genre et évaluer les obstacles auxquels les filles et les femmes sont confrontées dans l’accès à ces services. Trente-six États Membres de la Région africaine ont intégré au moins une mesure tenant compte des questions de genre dans leur plan national de riposte à la COVID-19. Nous avons formé 155&nbsp;agents de santé dans 22&nbsp;pays africains afin de soutenir les femmes victimes de violence sexiste et de continuer à fournir en toute sécurité des services de santé sexuelle et reproductive et de lutte contre le VIH dans le contexte de la COVID-19.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">À l’OMS, nous restons déterminés à œuvrer pour que les femmes puissent évoluer dans leurs carrières et pour accroître leur potentiel en matière de leadership. Plus de 80&nbsp;membres du personnel féminin de niveaux intermédiaire et supérieur de la Région ont ainsi participé à une formation aux fonctions de direction et d’encadrement, et nous expérimentons l’extension de cette formation à des femmes en service dans les ministères de la santé. En République du Congo, 34&nbsp;femmes à la tête d’établissements de santé primaires décentralisés ont participé à ce programme de formation.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Reconnaître les compétences de leadership et le potentiel des femmes&nbsp;»</strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">L’année dernière, nous avons lancé l’Initiative des jeunes championnes d’Afrique en partenariat avec le Programme des volontaires des Nations Unies, afin de recruter 100&nbsp;volontaires des Nations Unies dans la Région africaine. Malgré les immenses défis inhérents à la riposte à la COVID-19, 27&nbsp;volontaires sont déjà recrutées, à 93% des femmes, et plus de 20&nbsp;volontaires seront intégrées dans les mois à venir.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les femmes représentent désormais 33&nbsp;% de nos effectifs, contre 30&nbsp;% en 2015. Nous avons institué un programme de mentorat et un groupe de travail pour créer un cadre de travail plus propice à l’épanouissement des femmes membres du personnel de l’OMS dans la Région.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Pour conclure, en cette Journée internationale de la femme, j’invite chacun d’entre nous à reconnaître les compétences de leadership et le potentiel des femmes, ce qui nous rapprochera de l’équité hommes-femmes. Surmonter les inégalités dans nos sociétés induira une meilleure santé, ainsi que le développement et la prospérité pour tous.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Source&nbsp;: OMS</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><em>Le titre, le chapô et les intertitres sont de la rédaction</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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