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	<title>Archives des égalité des sexes &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des égalité des sexes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Trente ans après Beijing, où en sont réellement les droits des femmes ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Trente ans après la Conférence de Beijing, le combat pour l’égalité des sexes oscille entre avancées fragiles et retours en arrière inquiétants. Ce qui révèle un féminisme sous tension face aux résistances conservatrices.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente ans après la Conférence de Beijing, le combat pour l’égalité des sexes oscille entre avancées fragiles et retours en arrière inquiétants. Ce qui révèle un féminisme sous tension face aux résistances conservatrices.</em></strong></p>



<p>Il fut un temps où l’espoir portait un nom&nbsp;: Beijing&nbsp;1995. Trente ans plus tard, le mirage s’effrite sous le poids des réalités. Ce qui devait être une marche irréversible vers l’égalité des sexes s’apparente aujourd’hui à un champ de bataille où avancées et reculs s’entrechoquent au gré des soubresauts politiques et des crispations conservatrices.</p>



<p>Loin des grandes envolées diplomatiques, le dernier rapport « <em>Des mots et des faits&nbsp;: Bilan des actions gouvernementales trente ans après la Conférence de Beijing</em> », publié par&nbsp;<em>Equality Now</em>, dresse un constat brut&nbsp;: l’égalité des sexes demeure une promesse inachevée, parfois même trahie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un féminisme sous tension, progrès et retour de flammes</strong></h3>



<p>En trois décennies, des acquis notables ont été enregistrés. Des lois discriminatoires ont été abrogées, des constitutions amendées, des réformes judiciaires menées. Au Japon, l’interdiction pour une femme de se remarier dans les 100&nbsp;jours suivant son divorce a été partiellement levée. Aux Philippines, la prostitution n’est plus considérée comme un crime exclusivement féminin. En Sierra Leone, la discrimination basée sur le genre dans l’emploi a été proscrite.</p>



<p>Mais ces avancées, bien que réelles, sont loin d’être linéaires. Pire, elles sont aujourd’hui menacées par une vague réactionnaire mondiale, portée par le retour en force du patriarcat sous toutes ses formes. Aux États-Unis, la Cour suprême a enterré le droit fédéral à l’avortement. En Pologne, la justice a restreint l’accès à l’IVG. Dans plusieurs pays, le statut personnel des femmes demeure une enclave de discriminations institutionnalisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand le droit des femmes devient une variable d’ajustement politique</strong></h3>



<p>Plus qu’un combat social, l’égalité hommes-femmes est devenue une ligne de fracture politique majeure. Loin d’être un horizon inéluctable, elle est désormais un terrain de reconquête pour des forces conservatrices qui instrumentalisent la religion, la culture ou le nationalisme pour restaurer un ordre social inégalitaire.</p>



<p>En Afghanistan, les talibans ont relégué les femmes à l’invisibilité, leur interdisant l’accès aux universités, aux parcs et même aux salons de beauté. En Iran, la répression contre les militantes des droits des femmes s’intensifie, et le port obligatoire du hijab est devenu un outil de coercition politique.</p>



<p>Pire encore, certaines démocraties n’échappent pas à cette dynamique. En Uruguay et en Bolivie, des projets de loi visent à affaiblir les protections juridiques contre les violences sexuelles, tandis qu’en Corée du Sud et en Argentine, des ministères dédiés à l’égalité des sexes ont été supprimés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une souveraineté féminine encore à conquérir</strong></h3>



<p>Le rapport de Beijing+30 met en lumière un paradoxe frappant&nbsp;: jamais les revendications féministes n’ont été aussi structurées et visibles à l’échelle mondiale, et pourtant, jamais elles n’ont été autant contestées.</p>



<p>Le défi est désormais clair&nbsp;: passer des mots aux actes, et des engagements aux résultats. Abroger les lois discriminatoires, criminaliser les violences faites aux femmes, assurer l’indépendance économique des filles et des femmes, garantir l’égalité juridique réelle… autant de promesses qui attendent encore d’être tenues.</p>



<p>Car si un constat s’impose, c’est bien celui-ci&nbsp;: trente ans après Beijing, l’égalité est encore en suspens, suspendue entre avancées fragiles et reculs brutaux.</p>



<p>L’heure n’est plus aux bilans. Elle est à l’action.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Urgence climatique : protéger la santé des femmes enceintes, des bébés et des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 20:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'appel urgent lancé par l'UNICEF, l'OMS, et le FNUAP en prévision de la COP28 sur le changement climatique. Le texte met en lumière les risques sanitaires extrêmes auxquels sont confrontées les femmes enceintes, les bébés, et les enfants en raison des catastrophes climatiques. Il souligne l'urgence d'agir pour protéger leur santé, mettant en évidence les effets néfastes du changement climatique dès la conception, ainsi que les conséquences tout au long de la vie des enfants. L'appel propose sept actions prioritaires, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prise en compte spécifique des besoins des femmes et des enfants dans les politiques climatiques. La description met également en avant la première Journée de la santé à la COP28, soulignant l'importance d'intégrer les besoins en santé dans les réponses à la crise climatique pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Le constat est alarmant : les femmes enceintes, les bébés et les enfants font face à des risques sanitaires extrêmes liés aux catastrophes climatiques, une réalité trop souvent négligée. C&rsquo;est ce que révèle l&rsquo;Appel à mobilisation lancé par l’Unicef, l’OMS, et le FNUAP en prévision de la Conférence mondiale des parties sur le changement climatique (COP28) à Dubaï.</p>



<p>Selon le rapport intitulé « <em>Protéger la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant des effets du changement climatique</em>« , les conséquences des catastrophes climatiques sur la santé maternelle et infantile ont été sous-déclarées et sous-estimées. Une lacune flagrante, souligne l&rsquo;étude, puisque très peu de plans nationaux de réponse au changement climatique abordent la santé maternelle ou infantile.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Agir pour protéger la santé des femmes, des bébés et des enfants face au changement climatique</strong></h3>



<p>Bruce Aylward, sous-directeur général de l&rsquo;OMS, souligne que bien que le changement climatique constitue une menace existentielle pour tous, ce sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants qui en subissent les premières conséquences. Il appelle à une action immédiate pour protéger leur santé et survie, tout en insistant sur l&rsquo;importance de prendre en compte leurs besoins spécifiques dans la réponse à la crise climatique.</p>



<p>L&rsquo;année 2023 a été marquée par des catastrophes climatiques dévastatrices, allant des feux de forêt aux inondations, en passant par les vagues de chaleur et les sécheresses. Ces événements déplacent des populations, détruisent les récoltes et aggravent la pollution de l&rsquo;air. La hausse des températures favorise également la propagation de maladies mortelles telles que le choléra, le paludisme et la dengue, mettant en péril la santé des femmes enceintes et des enfants, particulièrement vulnérables à ces infections.</p>



<p>Les effets néfastes du changement climatique peuvent commencer dès la conception, entraînant des complications liées à la grossesse, des naissances prématurées, une insuffisance pondérale à la naissance et même la mortinaissance. Pour les enfants, les conséquences s&rsquo;étendent tout au long de leur vie, affectant le développement de leur corps et de leur cerveau au fur et à mesure qu&rsquo;ils grandissent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réduction durable des émissions de gaz à effet de serre</strong></h3>



<p>Omar Abdi, directeur général adjoint de l’Unicef chargé des programmes, souligne que les mesures prises pour lutter contre le changement climatique négligent souvent la vulnérabilité particulière des enfants à la pollution, aux maladies mortelles et aux conditions météorologiques extrêmes. Cette omission, prévient-il, met en péril le droit fondamental de chaque enfant à la santé et au bien-être.</p>



<p>L&rsquo;appel à mobilisation met en avant sept actions urgentes pour faire face à ces risques croissants. Parmi celles-ci figurent la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre, l&rsquo;action en matière de financement climatique, et la prise en compte spécifique des besoins des femmes enceintes, des bébés et des enfants dans les politiques climatiques et de gestion des catastrophes. Les agences appellent également à une intensification de la recherche pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur la santé maternelle et infantile.</p>



<p>Diene Keita, directrice exécutive adjointe des programmes du FNUAP, insiste sur la nécessité de poser les bonnes questions pour trouver des solutions climatiques qui prennent en compte les besoins en santé des femmes et des filles. Elle souligne que les solutions climatiques mondiales doivent soutenir l&rsquo;égalité des sexes, pas la sacrifier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La plus grande injustice intergénérationnelle</strong></h3>



<p>L&rsquo;appel à mobilisation a été publié en même temps qu&rsquo;un document de plaidoyer du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (PMNCH). Ce document renforce l&rsquo;appel en formulant des recommandations spécifiques à l&rsquo;intention des différentes parties prenantes, telles que les gouvernements, les mécanismes de financement mondiaux, les donateurs, le secteur privé et la société civile, pour garantir une meilleure prise en compte des besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescentes dans les politiques, les financements et les programmes liés au climat.</p>



<p>Helen Clark, présidente du conseil d&rsquo;administration du PMNCH et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, souligne que le changement climatique est la plus grande injustice intergénérationnelle de notre époque. La protection de la santé et des droits des femmes, des enfants et des adolescentes, affirme-t-elle, n&rsquo;est pas négociable face à la crise climatique. Chaque partie prenante, des gouvernements au secteur privé en passant par les professionnels de la santé, joue un rôle essentiel dans la promotion de politiques et d&rsquo;actions qui protègent les plus vulnérables.</p>



<p>Lors des sessions de la COP28, les délégués marqueront la toute première Journée de la santé, mettant en lumière les liens entre la santé des individus et celle de la planète. Cet événement souligne l&rsquo;urgence d&rsquo;intégrer les besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescents dans les réponses à la crise climatique, non seulement comme un impératif moral, mais aussi comme une stratégie efficace pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nietzsche, fervent opposant à l’émancipation de la femme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 17:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Longtemps, les philosophes ont ignoré les différences sexuelles, ne les considérant pas comme un objet d’études. Alors, lorsqu’il fait appel à la distinction entre le masculin et le féminin, Nietzsche inaugure une façon de réfléchir sur les relations humaines qui pourrait être considérée, dans une certaine mesure, comme sexuée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Longtemps, les philosophes ont ignoré les différences sexuelles, ne les considérant pas comme un objet d’études. Alors, lorsqu’il fait appel à la distinction entre le masculin et le féminin, Nietzsche inaugure une façon de réfléchir sur les relations humaines qui pourrait être considérée, dans une certaine mesure, comme sexuée.</p>



<p>Il est vrai qu’à son époque certains penseurs ont pris la défense du mouvement de l’émancipation féminine. C’est le cas de <a href="https://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2020-4-page-69.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Stuart Mill</a>, qui a écrit des textes en faveur de l’indépendance des femmes bien connus de Nietzsche. Mais à la différence de Mill, Nietzsche mène un combat <em>contre</em> le mouvement de l’émancipation féminine, qui s’avérera sans merci.</p>



<p>Ses écrits contiennent pléthore de remarques au sujet des femmes : certaines relèvent du cliché, d’autres d’une analyse complexe et raffinée de la condition humaine sous le prisme du genre ; il mentionne la condition féminine dans des digressions éparses comme dans des passages très argumentés. Ses réflexions sur ce thème n’ont pas une place marginale dans son œuvre ; elles ne sauraient se réduire à des préférences personnelles et moins encore à des égarements ponctuels. Bien au contraire, dans mon dernier livre <em>Les ambivalences de Nietzsche. Types, images et figures féminines</em>, je défends l’idée <a href="http://www.editionsdelasorbonne.fr/fr/livre/?GCOI=28405100185200" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu’elles s’inscrivent pleinement dans son entreprise philosophique</a>.</p>



<p>À l’exception de ses premiers textes, les considérations de Nietzsche sur les femmes sont présentes un peu partout dans son œuvre. Elles se trouvent, par exemple, dans de nombreux aphorismes d’<em>Humain, trop humain</em>, dans une séquence de paragraphes du second livre du <em>Gai savoir</em>, dans plusieurs discours d’<em>Ainsi parlait Zarathoustra</em>, dans un groupe de paragraphes de <em>Par-delà bien et mal</em> et dans un certain nombre de passages du <em>Crépuscule des idoles</em>. Étant donné l’objet d’étude choisi ici, je porterai mon attention en particulier aux passages de <em>Par-delà bien et mal</em>, où Nietzsche s’en prend aux femmes qui aspirent à devenir indépendantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un duel impossible</strong></h3>



<p>Dans le paragraphe 238 de ce livre, <a href="http://www.nietzschesource.org/--eKGWB/JGB-238%5D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nietzsche affirme</a> qu’il y a « l’antagonisme le plus abyssal » entre hommes et femmes. « Se méprendre sur le problème fondamental de ‘l’homme et de la femme’, nier l’antagonisme le plus abyssal et la nécessité d’une tension irréductible, rêver peut-être de droits égaux, d’éducation égale, de privilèges et de devoirs égaux : voilà un signe typique de platitude intellectuelle ».</p>



<p>Ce faisant, il pourrait très bien laisser entendre que l’homme et la femme établissent une relation conflictuelle. Dans son optique, concevoir l’existence comme un duel loyal est une condition inhérente à ce qui est noble. Mais depuis ses premiers textes, Nietzsche affirme qu’il ne peut y avoir de lutte quand on méprise l’antagoniste et il n’y a pas de raison de lutter quand on le domine. D’où il s’ensuit que, pour le philosophe, la relation entre hommes et femmes ne serait pas conçue comme un affrontement entre deux positions qui s’excluent. Car la lutte doit toujours avoir lieu <em>inter pares</em>.</p>



<p>Comment comprendre alors «&nbsp;l’antagonisme le plus abyssal et la nécessité d’une tension irréductible&nbsp;» entre hommes et femmes&nbsp;? Comment envisager le caractère agonistique d’une telle relation&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Considérer la femme comme une possession »</strong></h3>



<p>Au premier abord, on pourrait supposer que Nietzsche incite les femmes à provoquer les hommes en duel, car il souhaite qu’elles ne se comportent pas comme des hommes, mais qu’elles ne se laissent pas non plus subjuguer par eux. Néanmoins, en se prononçant sur la façon dont on doit envisager la femme, il affirme qu’un homme profond, bienveillant, rigoureux et dur « ne pourra jamais penser à la la femme que de manière orientale : il lui faut concevoir la femme comme une possession, comme un bien qu’il convient d’enfermer, comme quelque chose qui est prédestiné à servir et trouve là son accomplissement ». En somme, un tel homme concevra la femme comme <a href="http://www.nietzschesource.org/--eKGWB/JGB-238" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prédestinée à la sujétion</a>. Nietzsche n’hésite donc pas à se montrer contraire du mouvement d’émancipation de la femme déjà présent à son époque.</p>



<p>Il faut tout de même souligner que, dans ses écrits, le philosophe ne s’adresse pas aux femmes. C’est vers les hommes qu’il se tourne et, en particulier, vers les hommes qui, comme lui-même, réfléchissent sur les femmes, et il leur explique comment il faut les traiter. Le passage cité exige notre attention. En envisageant la femme à la «&nbsp;manière orientale&nbsp;», Nietzsche privilégie «&nbsp;la formidable raison de l’Asie&nbsp;» et s’éloigne de l’histoire de la philosophie européenne. Lorsqu’il s’adresse à ses pairs, il fait l’éloge de «&nbsp;la supériorité de l’instinct de l’Asie&nbsp;» et combat ainsi la philosophie occidentale qui a toujours pris pour modèle l’homme européen. Quand il s’agit de savoir comment traiter les femmes, Nietzsche s’en tient à encourager ses congénères à procéder de façon similaire à celle de l’homme asiatique.</p>



<p>Dans l’optique nietzschéenne, depuis la Révolution française, la société européenne considère comme moral de soumettre l’individu aux nécessités générales. Décadente, elle proclame que son bonheur consiste à devenir utile à tous, en supprimant son caractère singulier et en se convertissant tout simplement en un membre de la «&nbsp;masse grégaire&nbsp;». Voilà pourquoi elle favorise l’apparition des mouvements comme celui de l’émancipation féminine – contre lequel le philosophe s’insurge.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une émancipation « décadente »</strong></h3>



<p>Nietzsche pense que l’influence de la femme a diminué en Europe <a href="http://www.nietzschesource.org/--eKGWB/JGB-239" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la mesure où ses droits se sont accrus</a>. Pour lui, ce n’est pas un hasard si les femmes, qui veulent égaler les hommes, commettent une erreur de calcul. Cherchant à acquérir des droits, elles réduisent leur sphère d’influence. Car tandis que les droits ont à voir avec la société qui se forme après la Révolution française, l’influence concerne celle qui lui préexistait.</p>



<p>Nietzsche pense qu’à la différence des organisations sociales basées sur l’idée d’une hiérarchie, comme celles de l’Asie, de la Grèce ancienne ou de la France pendant l’ancien régime, la société européenne de son époque s’oriente de plus en plus rapidement vers l’uniformisation. Il dénonce alors la tendance égalitaire de l’Europe des temps modernes : <a href="http://www.nietzschesource.org/--eKGWB/JGB-239" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« À aucune époque le sexe faible n’a été traité par les hommes avec autant d’égards qu’à notre époque – cela est un trait spécifique du penchant et du goût fondamental de la démocratie »</a>.</p>



<p>Nietzsche estime qu’il se prononce en faveur des femmes en les avertissant que l’émancipation qu’elles souhaitent contribue à affaiblir leurs caractéristiques et leurs particularités. On pourrait argumenter qu’en effet, lorsqu’elles revendiquent l’égalité de droits depuis la Révolution française, les femmes pensent que la société industrielle ne procède à aucune discrimination sexuelle. Mais elles se trompent, quand elles imaginent, en se fiant à l’idée d’une universalité abstraite, que cette société considère tous les citoyens comme des travailleurs et des consommateurs de manière indifférenciée.</p>



<p>Les femmes constatent alors – <a href="https://journals.openedition.org/clio/199" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme l’ont démontré Geneviève Fraisse et Michelle Perrot</a> – basée sur une stricte séparation entre la production de biens et la gestion du foyer, la société industrielle se maintient grâce aux activités qu’elle assigne aux femmes, dès les tâches ménagères, à commencer par la génération et le soin des enfants, jusqu’au soutien apporté aux hommes. Mais, convaincues que « liberté, égalité, fraternité » concerne tous les êtres humains, elles revendiquent alors l’égalité des droits. Et elles se trompent une fois de plus, lorsqu’elles supposent que la devise révolutionnaire s’applique à elles aussi. Les femmes perçoivent ainsi le divorce entre les discours et les pratiques : les principes révolutionnaires inscrits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ne vont pas au-delà des frontières de la masculinité.</p>



<p>Dans la perspective nietzschéenne, enthousiasmées par la Révolution française, les femmes se sont affaiblies. D’où il s’ensuit <a href="http://www.nietzschesource.org/--eKGWB/JGB-239" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu’« il y a de la stupidité dans ce mouvement » de l’émancipation féminine</a>. Les femmes qui souhaitent égaler les hommes, s’appliquent à lire et à écrire et renoncent ainsi à « une humilité fine et rusée ». Elles mettent en cause des images idéalisées et sapent la croyance masculine dans « l’éternel féminin ». Leur refus de se comporter « tel un animal domestique fort délicat, curieusement sauvage et souvent plaisant » dissuade les hommes de les traiter avec attention et de les prendre sous leur protection. Elles négligent ainsi les armes qui leur ont permis de remporter tant de victoires. Mais il faudrait souligner que ce sont précisément les armes qui, en général, sont imputées aux faibles. En faisant appel aux clichés associés au féminin, Nietzsche s’emploie à dénoncer ce qui, à ses yeux, est une stratégie de domination de la part des femmes. En insistant sur leur astuce et leur pouvoir de séduction et en les voyant excellentes dans l’art de manipuler, il se rend complice de la dépréciation dont elles sont l’objet depuis des siècles.</p>



<p>Les éléments réunis ici me permettent de conclure que, si Nietzsche critique les femmes parce qu’elles exigent l’égalité de droits, il n’est pas prêt à lutter contre ce qui les conduit à la revendiquer ni contre ce qui les empêche de l’obtenir. Bien au contraire, en prônant une image traditionnelle de la femme, il n’hésite pas à mener un combat sans merci contre le mouvement d’émancipation féminine.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/540749/original/file-20230802-27-2pfbly.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption">Les ambivalences de Nietzsche.</figcaption></figure>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/scarlett-marton-1452792">Scarlett Marton</a>, Philosophe, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/fondation-maison-des-sciences-de-lhomme-fmsh-2480">Fondation Maison des Sciences de l&rsquo;Homme (FMSH)</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/nietzsche-fervent-opposant-a-lemancipation-de-la-femme-202655">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>8 Mars : « La liberté d&#8217;expression, d&#8217;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »</title>
		<link>https://saheltribune.com/8-mars-liberte-expression-opinion-chemin-que-nous-devons-apprendre-parcourir-ensemble/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 15:17:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Souvent ignorées de l'histoire de l'art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En marge de la célébration du 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes,</strong><em><strong> la jeune lycéenne tinusienne </strong></em><strong>Mayssa Ben Mrad rend hommage à toutes les femmes et estime que « la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »</strong></p>



<p><em>« A la mémoire, de toutes les femmes, sacrifiées sur l’autel de l’injustice sociale, des mœurs et traditions, à la mémoire de toutes ces femmes, qui nous ont permis, d’exister par nous-même, de nous affirmer et de librement nous exprimer »</em></p>



<p>Souvent ignorées de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong> <strong>Culte de la « Grande Déesse »</strong></strong></h3>



<p>Comment une femme peut-elle se convaincre de pouvoir accéder à n’importe quel statut professionnel et affirmer la légitimité de son génie&nbsp;; alors qu’elle n’a pas les mêmes droits sociaux, civils ou politiques que les hommes ?</p>



<p>Privée de ses <a href="https://saheltribune.com/08-mars-souffrance-un-poeme-sur-la-situation-des-campusiennes-au-mali/">droits les plus légitimes</a>, exclue&nbsp;; du droit de vote, écartée des cercles de décision, et ce jusqu’à y a pas longtemps, enfermée dans un statut discriminatoire issu des différentes juridictions, jurisprudences et normes sociales, voire d’une lecture erronée des droits divins, la femme est une mineure, inapte, lorsqu’elle est célibataire ; mariée, elle doit obéissance, voire révérence, à son époux.</p>



<p>Ces femmes qui ont dû subir différentes formes de marginalisation, qui ont souffert du modèle patriarcal depuis des lustres, de la préhistoire à la Grèce antique jusqu’à nos jours, auraient pourtant selon des études féministes, sur les sociétés préhistoriques, connu des formes de pouvoir&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matriarcat" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>matriarcal</u></a>, fondées sur le culte de la <em>«&nbsp;Grande Déesse&nbsp;».</em></p>



<p>Les femmes longtemps cantonnées à certaines fonctions, métiers, aux tâches ingrates&nbsp;; souvent réduites à leur genre&nbsp;; ont dû prendre leur destin en main pour échapper aux contraintes des sociétés patriarcales. Autant dire que jusqu’au début du XXe siècle, le parcours des femmes artistes, savantes, écrivaines, poétesses était encore semé d’embûches.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Déclaration des droits de l’homme</strong></h3>



<p>Et voilà qu’une lueur d’espoir, se profila à l’horizon. La Déclaration des droits de l’homme en 1946 qui «<em> garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » </em>ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, institutionnalise, un statut universel, pour la femme. Bien évidemment, le combat est loin d’être gagné, des résistances juridictionnelles s’installèrent de part et d’autre dans les deux hémisphères.</p>



<p>Plus qu’un thème de débat, plus qu’un sujet de discussion des tables rondes, au-delà du caractère festif, la liberté des femmes s’inscrit dans le cadre d’un éternel combat, et ce depuis la nuit des temps.</p>



<p>Avouons toutefois que&nbsp;; les femmes qui ont dû faire face aux agressions délibérées qui se voyaient victimes des crimes d’honneur&nbsp;; n’ont pas toutes brillé par leur silence et leur soumission, ne sont pas tombées dans le piège de la victimisation ou de la fatalité&nbsp;; elles y ont cru, au gain de cause.&nbsp;Gardons, aussi, bien en mémoire et glorifions, des femmes qui se sont battues, en mettant parfois, en péril leurs vies, leur devenir. Aujourd’hui, on ne peut s’empêcher, nous femmes du monde de nous en enorgueillir, une journée internationale ayant été dédiée à la femme pour couronner ce long combat.</p>



<p>Le mouvement féministe en plein essor dès le début du XX <sup>ème</sup> siècle, renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture historique du 8 mars</strong></h3>



<p>Depuis des années, le 8 mars, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/28_f%C3%A9vrier">28</a>&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_1909" target="_blank" rel="noreferrer noopener">février</a>&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1909">1909</a>, une <em>«&nbsp;Journée nationale de la femme&nbsp;</em>» (<em>National Woman&rsquo;s Day</em>) est célébrée aux&nbsp;États-Unis&nbsp;à l&rsquo;appel du&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_d'Am%C3%A9rique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parti socialiste d&rsquo;Amérique</a>.</p>



<p>En&nbsp;1910&nbsp;à&nbsp;Copenhague, lors de la&nbsp;II<sup>e</sup>&nbsp;conférence internationale des femmes socialistes est adoptée l&rsquo;idée d&rsquo;une «<em>&nbsp;Journée internationale des femmes</em>&nbsp;» sur une proposition de&nbsp;Clara Zetkin&nbsp;(Parti social-démocrate d&rsquo;Allemagne), sans qu&rsquo;une date soit avancée.</p>



<p>L&rsquo;Internationale socialiste des femmes&nbsp;célèbre le&nbsp;19&nbsp;mars&nbsp;1911&nbsp;la première <em>«&nbsp;Journée internationale des femmes&nbsp;»</em> et revendique le&nbsp;droit de vote des femmes, le droit au travail, à la formation, et la fin des discriminations au travail, en&nbsp;Allemagne, en&nbsp;Autriche, au&nbsp;Danemark&nbsp;et en&nbsp;Suisse. Plus d&rsquo;un million de personnes participent aux rassemblements.</p>



<p>1913-1914 &#8211; Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.</p>



<p>1917 &#8211; Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève afin d’obtenir «<em>&nbsp;du pain et la paix</em>&nbsp;». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.</p>



<p>1975&nbsp;: Lors de l&rsquo;Année internationale de la femme, l&rsquo;Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a> <strong>Des femmes qui ont changé le monde</strong></h3>



<p>Plusieurs <a href="https://saheltribune.com/08-mars-honneur-aux-femmes-setant-arrachees-a-la-sujetion/">femmes ont marqué l’histoire</a>, nous ont inspirées et servies de modèle. Elles ont gouverné et régné sur des nations et des populations entières comme l’impératrice Sissi et Angela Merkel. Elles ont lutté contre la marginalisation et la ségrégation raciale comme Rosa Parks. Elles ont parfois risqué leur vie pour venir en aide à leur pays.</p>



<p>Rosa Parks&nbsp;qui, en 1955 refuse de céder sa place à un passager blanc dans le bus. Malgré les risques, elle lutte toute sa vie contre la ségrégation raciale et finit même par rejoindre les rangs de Martin Luther King.</p>



<p>C’est au prix de longs combats que les femmes ont fini par briser, les notions stéréotypées qui considèrent la science, la médecine, les maths comme étant des domaines réservés uniquement aux hommes. Et je ne peux m’empêcher de citer l’excellente Marie Curie qui a été la seule femme de l’histoire qui s’est vue décernée deux prix Nobel. L&rsquo;un en physique pour ses travaux sur la radioactivité et l&rsquo;autre en chimie. Les exemples se succèdent et ne se ressemblent pas. Les femmes ont en effet prouvé leur résilience et leurs aptitudes au sport comme Billie Jean King qui a gagné le fameux premier match de tennis contre un homme, prénommé «<em> la bataille des sexes ».</em></p>



<p>Mère Teresa, qui pendant plus de 40 ans, voua sa vie aux populations fragilisées. D&rsquo;abord en Inde puis dans d&rsquo;autres pays, elle crée des orphelinats, des écoles et des maisons d&rsquo;accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre ou le sida.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des femmes pionnières en Tunisie</strong></h3>



<p>De l’autre côté de la méditerranée, la Tunisie, pays des grandes civilisations, nous avons également connu plusieurs femmes pionnières comme la Kahena (686-704), une reine guerrière berbère qui unifia les tribus amazigh pour contrer les invasions islamiques. Elle gagna deux batailles face aux musulmans et réussit à régner sur toute l’Ifriqiya pendant cinq ans.&nbsp;Elle sera la seule femme de l’histoire à combattre l’empire omeyyade.</p>



<p>Aziza Othmana (1606-1669) ; petite fille du Sultan Othman Dey et épouse de Hamouda Pacha, est une princesse tunisienne au grand cœur. En effet, elle affranchissait les esclaves et les prisonniers de guerre, offrit la totalité de ses biens au profit d’œuvres caritatives et participa au financement de l’actuel hôpital Aziza Othmana.</p>



<p>Et maintenant, je voudrais parler d’une femme qui a brillé dans la lutte féministe tunisienne, et dont j’ai l’honneur de faire partie de la même famille, Bchira Ben Mrad (1913-1993). Parler du premier mouvement féminin en Tunisie revient inéluctablement à la reconnaissance de Bchira Ben Mrad en tant que première dame à penser, durant les années 1930, à créer une organisation féminine.</p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bchira_Ben_Mrad" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bchira Ben Mrad</a> a fondé en 1936 l’Union musulmane des femmes en Tunisie (Umft), organisme qu’elle a présidé de 1936 à 1956 et c’est en 1936 que cette militante organise la première réunion féministe pour soutenir la cause du mouvement national. Elle a contribué dans une large mesure, à la prise de conscience de la société en général et des femmes en particulier.</p>



<p>Signalons que, dans ce même ordre d’idée, Bchira glorifia Taouhida Ben Cheikh, la première doctoresse arabe musulmane et tunisienne, 1<sup>ère</sup>&nbsp;dame médecin depuis 1937.</p>



<p>Aujourd’hui, grâce à ces icônes, de plus en plus de femmes qui participent au combat pour <a href="https://saheltribune.com/tribune-egalite-aujourdhui-avenir-durable-comment-parvenir/">l’égalité des sexes</a> et leurs voix se font certainement entendre. J’aimerais dire&nbsp;: que chaque jour soit le jour de la femme&nbsp;&nbsp;!</p>



<p>Et pour terminer je dirais</p>



<p><em>«&nbsp;La liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Mayssa Ben Mrad</strong>, <strong>élève du Lycée Pilote Hammam-Lif</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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