<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des écriture &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/ecriture/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/ecriture/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 14 Jan 2021 19:47:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des écriture &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/ecriture/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Alain Maufinet, écrivain : « On ne maitrise pas son destin, il s’impose »</title>
		<link>https://saheltribune.com/alain-maufinet-ecrivain-maitrise-destin-impose/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/alain-maufinet-ecrivain-maitrise-destin-impose/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 07:54:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Maufinet]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[chant des brisants]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Ile Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2818</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alain Maufinet est un militaire français à la retraite qui trouve sa passion dans l’écriture. Il a aujourd’hui à son actif plusieurs ouvrages dont « Le chant des brisants »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alain Maufinet est un militaire français à la retraite qui trouve sa passion dans l’écriture. Il a aujourd’hui à son actif plusieurs ouvrages dont « <em>Le chant des brisants</em> ». Nous nous sommes entretenus avec lui, en ligne, autour de ce roman qui nous transporte dans une aventure merveilleuse.  </strong></p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: du service militaire à l’écriture. Comment a été cette mutation ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alain Maufinet&nbsp;:</strong> j’ai toujours aimé l’écriture. J’ai toujours beaucoup lu, en particulier Chateaubriand, Victor Hugo etc.… Naturellement, après des mémoires liés à mes diplômes du 3&nbsp;° cycle, je me suis tourné vers des revues militaires.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Chez moi, il n’est pas habituel de voir les militaires d’écrire. Pourriez-vous nous dire d’où vous vient, en tant que militaire à la retraite, cet amour pour l’écriture ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’en France, beaucoup de militaires écrivent et publient. Toutefois, mes écrits sont très rarement liés à ma carrière, contrairement à beaucoup.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Vous avez publié chez JDH éditions « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2381270035/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2381270035&amp;linkId=5099618b2e26b040017bfef83c3dff62" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le chant des brisants</a></em> » en 2019. Expliquez-nous ce titre.</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Ce titre fait référence à la barrière de corail qui ceinture l’Ile MAURCICE. Je vous entraîne dans cette aventure étrange qui consiste à écouter les chants qui s’élèvent quand l’océan Indien se brise sur les récifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est qu’une mélodie de fond, pour des intrigues particulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman fait suite à la « PLUIE SOLEIL » qui se déroule aussi à l’Ile Maurice. Je l’avais publié, il y a plus de dix ans, sous un pseudo&nbsp;: Alain BADIRAC (lié à mon origine du Sud-ouest de la France).</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Cet ouvrage exceptionnel donne l’impression d’être un récit autobiographique. Pourriez-vous nous donner des explications à ce sujet ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le cas, même s’il y a toujours un peu de la vie de l’auteur dans un roman. Par contre les interprétations des&nbsp;chants des brisants&nbsp;sont les miennes.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Dans <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2754307168/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2754307168&amp;linkId=fcdf604d69de81d0cc646aedce837593" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vos romans</a> généralement, il y a toujours un éloge rendu à la nature. Dites-nous ce qui vous lie autant à la nature.</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">C’est vrai, la nature joue toujours un rôle important. Pour moi, son influence est déterminante sur l’humain, ses choix et son devenir. Dans ce roman, l’Océan impose sa présence.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>À la lecture du « <em>Chant des brisants</em> » et voyant le bouleversement de la vie de Arnaud, nous sommes tentés de demander votre position sur la question du destin.</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Il est déterminant. Dans notre vie, une porte qui s’ouvre peut la modifier. On ne maitrise pas son destin, il s’impose. On tente de le déchiffrer, de le comprendre, mais c’est peine perdue.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>M.&nbsp;Alain Maufinet, à travers le récit d’Arnaud, doit-on comprendre l’impossibilité d’oublier les anciens amours ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’ils nous hantent toujours. On déforme et embellit le passé, évidemment, mais la pellicule de nos souvenirs est dans notre mémoire, sauf quand on la perd.</p>



<h6 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Dans votre engagement littéraire, jusqu’où voulez-vous aller ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que je vais explorer de <a href="http://saheltribune.com/lettres-du-vendredi/alain-maufinet-coauteur-de-%e2%80%89coronavirus-la-dictature-sanitaire-%e2%80%89le-virus-a-pu-echapper-a-des-chercheurs%e2%80%89/">nouvelles pistes</a>. Je viens de rejoindre JDH EDITIONS. Voici mes publications&nbsp;2020.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Mon nouveau roman, « <em>Le chant des brisants</em><strong> »</strong>, est présent dans une nouvelle collection littéraire : Magnitudes. A consulter sur le site de mon éditeur : <a rel="noreferrer noopener" href="https://jdheditions.fr/produit/le-chant-des-brisants/?fbclid=IwAR3nUM3pjUTWgKycto2-4ThHj6ueTJOqZcC7Bn8jjBbAitSlRYLi6BVGYKA" target="_blank">https://jdheditions.fr/produit/le-chant-des-brisants/</a></li><li>J’ai participé à un ouvrage à 8 mains : <a href="https://jdheditions.fr/?s=Coronavirus%2C+la+dictature+sanitaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Coronavirus, la dictature sanitaire</em></a><em> »</em> avec <a href="https://www.facebook.com/cent.dixgramme?__tn__=K-R&amp;eid=ARBiaqAI8IePH-Ct-z-H697MMR7QIKQ12tm2L8YojJeQ-t8afF3SIrXMjU2gdZAzNBr27J-I6DaS0Bd9&amp;fref=mentions&amp;__xts__%5B0%5D=68.ARBzhPN7c6tUKa1jrMafGbLH4DPwRM9KU1ugmydtRJQQBNQ2Jh4Kho6tjCKsYPIBxlpe8Ge7SqrVeELW5pPH8huhRA6i2I72Tluie7BqAuENafvAoHn4WZ1Jyt7DgjyFhWPs3ncT52U09XjQcPbxeM8AAEopCtlei4k3u0q86a4OvOnYE1LO3lkAUC0KG8umBsHP-27bCaokWeAbO4KF1idjby-FkhWVZBP4o46bcq9uOacaaeCk-zyPkUUsyxrU4DMhYNJI5xXVSvXybyBDbRFBf0s23a8rxyrJWZJnagiRjICMNEOmSyn1UKJ1k0UjRy6m0uowta8ilebqMucv" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yoann Laurent-Rouault</a>, Katia Lambert et Plottin Samsa.</li><li>J’ai participé avec treize auteurs à un livre sur le confinement en France : « <em><a href="https://jdheditions.fr/?s=Stupeur+et+Confinements" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stupeur et Confinements</a></em> » (Les collectifs de JDH éditions).</li><li>J’ai enfin participé avec plusieurs auteurs à un livre qui va paraitre prochainement : « <em>Nos violences conjuguées.</em> » Le thème est la violence, sous toutes ses formes, entre homme et femme, qu’elle soit du fait de l’un ou de l’autre.</li><li>Je propose aussi les préfaces de romans de deux grands auteurs que je vous recommande de découvrir.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel Chabert, de <strong>Balzac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aziyadé,<strong> de Pierre Loti</strong>. (À paraître)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Consultez le site de mon éditeur&nbsp;: <a href="http://www.jdheditions.fr/?fbclid=IwAR0QDvdaJN8PO7CSaWhBaHd_OXMLPWpLFbiwzoq0qIazaYTIFiAEefnhcwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.jdheditions.fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisé par F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/alain-maufinet-ecrivain-maitrise-destin-impose/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2818</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le/la Covid ? Réouvrir ou rouvrir ? Les leçons de grammaire du coronavirus</title>
		<link>https://saheltribune.com/covid-reouvrir-rouvrir-lecons-grammaire-coronavirus/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/covid-reouvrir-rouvrir-lecons-grammaire-coronavirus/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 17:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[académie française]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[linguistique]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[mots]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation mondiale de la santé (OMS)]]></category>
		<category><![CDATA[orthographes]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2387</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Covid-19 a apporté son lot de nouveaux mots (lundimanche, apérue, coronabdos, voire encore corona-boomeurs, whatsappéros ou coronapéro), mais aussi de nouveaux débats linguistiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/mathieu-avanzi-416739">Mathieu Avanzi</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/sorbonne-universite-2467">Sorbonne </a><a href="https://theconversation.com/institutions/sorbonne-universite-2467" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Covid-19 a apporté son lot de <a href="https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/04/27/lundimanche-aperue-coronabdos-les-nouveaux-mots-du-confinement_6037915_4497916.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouveaux </a><a href="https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/04/27/lundimanche-aperue-coronabdos-les-nouveaux-mots-du-confinement_6037915_4497916.html">mots</a> (<em>lundimanche</em>, <em>apérue</em>, <em>coronabdos</em>, <a href="https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/chloroquine-quatorzaine-coronapero-les-mots-qui-nous-ont-accompagnes-pendant-la-crise-20200503">voire </a><a href="https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/chloroquine-quatorzaine-coronapero-les-mots-qui-nous-ont-accompagnes-pendant-la-crise-20200503" target="_blank" rel="noreferrer noopener">encore </a><em>corona</em>&#8211;<em>boomeurs</em>, <em>whatsappéros</em> ou <em>coronapéro</em>), mais aussi de nouveaux débats linguistiques. Exit le <a href="https://theconversation.com/pain-au-chocolat-vs-chocolatine-fight-85923" target="_blank" rel="noreferrer noopener">match </a>« pain au chocolat vs chocolatine », et place à des questionnements davantage en rapport avec les nouvelles réalités auxquelles sont désormais confrontés les francophones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/doit-dire-le-ou-la-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Doit</a><a href="https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/doit-dire-le-ou-la-covid-19">-on dire</a> « le » ou « la » Covid-19 ? « Rouvrir » ou « réouvrir » : <a href="https://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/rouvrir-ou-reouvrir-que-faut-il-dire-et-ecrire-7800466522" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que faut-il</a> dire et écrire ? <a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/coronavirus-faut-il-dire-quatorzaine-quarantaine-1799024.html">Et </a><a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/coronavirus-faut-il-dire-quatorzaine-quarantaine-1799024.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sinon</a>, faut-il dire « quatorzaine » ou « quarantaine » ? Sur les réseaux sociaux, les internautes échangent des arguments en faveur de l’une ou de l’autre réponse à ces questions, sans jamais réussir à se mettre d’accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le ou la Covid-19&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas du mot <strong>covid-19</strong>, le débat porte sur le genre du mot. Doit-on dire <em>la</em> Covid-19, puisqu’il s’agit d’une maladie&nbsp;; ou <em>le</em> Covid-19, puisque c’est un virus&nbsp;? Quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a proposé ce terme le 11&nbsp;février dernier, elle n’a pas précisé son genre (car en anglais la question ne se pose pas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, à partir de la mi-mars, et malgré l’utilisation du féminin sur le <a href="https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/technical-guidance/naming-the-coronavirus-disease-(covid-2019)-and-the-virus-that-causes-it" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site </a><a href="https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/technical-guidance/naming-the-coronavirus-disease-(covid-2019)-and-the-virus-that-causes-it">français</a> de l’OMS, les journalistes de France ont spontanément pris l’habitude de l’employer avec des articles masculins (<em>le</em>, <em>un</em>, <em>ce</em>, etc.). La règle voulant qu’en français, le genre de l’acronyme soit déterminé par le genre du premier mot (<em>co-</em> vient de « corona », <em>vi-</em> de « virus » et <em>d-</em> de l’anglais <em>disease</em> qui veut dire « maladie » ; <em>19</em> indique l’année de l’apparition du virus), et que le genre du mot <em>corona</em> soit masculin en français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis les internautes leur ont emboîté le pas. C’est ainsi que l’usage du masculin s’est installé dans les pratiques des Français, comme le montre ce graphique réalisé à partir des requêtes sur Google au cours des 90&nbsp;derniers jours en France. La séquence «&nbsp;la covid&nbsp;» est quasiment inexistante en face de la séquence «&nbsp;le covid&nbsp;»&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/335060/original/file-20200514-77263-18zuvn7.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Author provided</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Outre-Atlantique en revanche, très tôt, une note a circulé encourageant <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1657532/covid-linguistique-virus-epidemie-wuhan-usage">l’usage du </a><a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1657532/covid-linguistique-virus-epidemie-wuhan-usage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminin </a>(« la covid »), laquelle a été suivie quasi immédiatement d’une <a href="http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26557671" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notice </a>de l’Office québécois de la langue française (OQLF), le grand organisme qui régule la langue au Québec. Si bien qu’aujourd’hui les deux variantes sont en concurrence dans la Belle Province.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/335061/original/file-20200514-77243-1fel0n4.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Author provided</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les Québécois garderont-ils les deux genres, ou basculeront-ils du côté du féminin&nbsp;? Difficile de répondre à cette question pour le moment, il faudra encore être patient pour voir si l’une des deux formes prend le dessus sur l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Hexagone, <a href="http://www.culture.fr/franceterme">France </a><a href="http://www.culture.fr/franceterme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terme</a>, qui publie les résultats de la Commission d’enrichissement de la langue française chargée de nommer en français les réalités nouvelles et les innovations scientifiques et techniques, n’a pas encore proposé de recommandations (alors qu’elle a établi une liste de termes alternatifs aux anglicismes liés au Covid-19 qui commençaient à <a href="https://www.culture.gouv.fr/Actualites/coronavirus-les-mots-pour-le-dire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gagner </a><a href="https://www.culture.gouv.fr/Actualites/coronavirus-les-mots-pour-le-dire">du terrain</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Académie française, elle vient de rendre <a href="https://www.bfmtv.com/societe/le-covid-ou-la-covid-l-academie-francaise-tranche-pour-le-feminin-1912676.html">son </a><a href="https://www.bfmtv.com/societe/le-covid-ou-la-covid-l-academie-francaise-tranche-pour-le-feminin-1912676.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">verdict</a>, en optant pour l’usage du féminin, suivant en cela l’OMS et l’OQLF. Mais c’est sans doute déjà trop tard…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des écoles qui rouvrent ou réouvrent&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple <strong>rouvrir/réouvrir</strong> a également fait l’objet de pas mal de débats sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument invoqué par les opposants à la variante <em>réouvrir</em> est que cette forme est peu plaisante à l’oreille (les linguistes diraient qu’elle n’est pas euphonique), en raison du fait qu’elle comporte deux voyelles contiguës (ce qu’on appelle techniquement un hiatus).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant la plupart des dictionnaires commerciaux et libres la mentionnent dans leurs nomenclatures, comme le rappelle le linguiste belge <a href="https://plus.lesoir.be/297992/article/2020-05-01/rouvrir-ou-reouvrir-inutile-de-sortir-de-vos-gonds" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Michel </a><a href="https://plus.lesoir.be/297992/article/2020-05-01/rouvrir-ou-reouvrir-inutile-de-sortir-de-vos-gonds">Francard</a>. On trouve <em>réouverture</em> dans les pages du <em>Larousse</em> (mais il est absent du <em>Robert</em>), dans le <a href="https://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9ouverture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TFLi </a>(mais pas dans le <em>Littré</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on y pense bien, ce n’est pas étonnant, sachant qu’existent dans la langue de nombreux verbes commençant par le préfixe <em>ré-</em> (et non <em>r-</em>) suivi d’une voyelle&nbsp;: <em>réapprovisionner</em>, <em>réentendre</em>, <em>réécouter</em>, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En jetant un coup d’œil aux pratiques des twittos en France (Twitter permet de ne chercher que dans les tweets envoyés pendant les neuf derniers jours), on peut voir que même si l’utilisation de <em>rouvrir</em> est majoritaire, celle de <em>réouvrir</em> est loin d’être nulle&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/335102/original/file-20200514-77263-yzgouq.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Author provided</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La variante <em>réouvrir</em> reste toutefois fort stigmatisée, ce qui explique sans doute pourquoi elle est moins employée (trois fois moins, proportionnellement) que sa concurrente <em>rouvrir</em>. Les internautes ont en effet tendance à l’associer à une mauvaise maîtrise de la langue française, qui serait le propre «&nbsp;des jeunes qui ne savent plus parler&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que diraient pourtant ces censeurs s’ils savaient qu’on trouve cette forme déjà au début XVII<sup>e</sup> siècle, puis régulièrement sous la plume d’écrivains aussi célèbres que Céline ou Stendhal, et tout récemment <a href="https://twitter.com/20Minutes/status/1255130147377709062?s=20">dans le </a><a href="https://twitter.com/20Minutes/status/1255130147377709062?s=20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discours </a>de notre premier ministre Édouard Philippe ou dans les tweets du ministre de l’Éducation, Jean‑Michel Blanquer ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quarantaine ou quatorzaine&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre néologisme qui irrite pas mal d’internautes, le terme <strong>quatorzaine</strong>, qui tend à remplacer depuis quelques semaines le classique <strong>quarantaine</strong>. Sémantiquement, le mot <em>quarantaine</em> est une sorte de terme générique pouvant évoquer une durée variable, alors que <em>quatorzaine</em> est beaucoup plus précis, ce qui explique son succès dans le contexte que l’on vit actuellement, comme l’explique notre collègue <a href="https://information.tv5monde.com/video/quatorzaine-le-neologisme-de-la-crise-du-covid-19-l-humeur-de-linda">Myriam </a><a href="https://information.tv5monde.com/video/quatorzaine-le-neologisme-de-la-crise-du-covid-19-l-humeur-de-linda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bergeron </a><a href="https://information.tv5monde.com/video/quatorzaine-le-neologisme-de-la-crise-du-covid-19-l-humeur-de-linda">Maguire</a>. Beaucoup ont argumenté que le mot n’est pas légitime car il ne figure pas dans les dictionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quand on y pense bien, est-ce là un motif valable pour le rejeter, sachant que tous les néologismes ont d’abord commencé par ne pas être dans « le » dictionnaire, par la force des choses ? En sont témoin les mots <em>déconfinement</em> et <em>reconfinement</em>, qui ont connu une notoriété soudaine plus ou moins au même moment dans les médias, mais qui ne figurent ni dans le <em>Robert</em>, ni dans le <em>Larousse</em> (le premier vient tout juste d’apparaître dans le <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9confinement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wiktionnaire</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment les mots entrent dans la langue&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un mot nouveau entre dans la langue, il arrive que les règles régissant son usage (masculin ou féminin, formes de pluriel, dérivations, etc.) ne soient pas fixées du premier coup, et que des variantes concurrentes circulent. C’est ensuite l’usage – des internautes, des journalistes, des écrivains mais aussi des simples locuteurs – qui permet de faire pencher la balance en faveur de l’une ou de l’autre variante. En bout de chaîne, ce sont les dictionnaires qui entérinent l’issue de ces débats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’une des deux variantes prend clairement le dessus, l’autre est soit abandonnée (elle sort alors de l’usage, et n’est pas reprise par les dictionnaires), soit considérée comme «&nbsp;marquée&nbsp;» (régionale, archaïque, technique ou autre). Ce sera sans doute le cas du genre féminin de covid, qui devrait être accompagné de l’étiquette «&nbsp;régional&nbsp;» dans les dictionnaires fabriqués en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signalons toutefois que ce genre de question n’est jamais réglé rapidement&nbsp;: le processus peut prendre du temps, et les usages coexister pendant des siècles (voir notamment le couple <em>rouvrir/réouvrir</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les chances de voir apparaître de nouveaux mots dans la nomenclature des dictionnaires dépendent de leur vitalité, sur le long terme. Les processus de <em>déconfinement</em> et de <em>reconfinement</em> seront-ils des réalités avec lesquelles il faudra apprendre à vivre dans les années à venir&nbsp;? Pendant combien de temps mettra-t-on encore les gens en <em>quatorzaine</em>&nbsp;? Les réponses à ces questions seront cruciales pour les lexicologues en charge des prochaines éditions de dictionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/mathieu-avanzi-416739" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mathieu </a><a href="https://theconversation.com/profiles/mathieu-avanzi-416739">Avanzi</a>, Maître de conférences en linguistique francaise, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/sorbonne-universite-2467" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sorbonne </a><a href="https://theconversation.com/institutions/sorbonne-universite-2467">Université</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-la-covid-reouvrir-ou-rouvrir-les-lecons-de-grammaire-du-coronavirus-138633">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/le-la-covid-reouvrir-ou-rouvrir-les-lecons-de-grammaire-du-coronavirus-138633" target="_blank">original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/138633/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />

<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/covid-reouvrir-rouvrir-lecons-grammaire-coronavirus/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2387</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
