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	<title>Archives des économie ouest-africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA : un tournant stratégique pour l’intégration régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 10:09:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Découvrez ce qu'implique ce nouveau rôle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a été désigné, lundi 6 octobre 2025, président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce choix a été fait lors de la 3e session ordinaire de l’année, tenue à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il succède à l’Ivoirien Adama Coulibaly et assumera cette fonction pour une durée de deux ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élection marque un moment important pour la gouvernance économique régionale. En portant leur choix sur Dr Nacanabo, les ministres des Finances des huit États membres de l’UEMOA lui confèrent la lourde tâche de présider une instance stratégique dans un contexte régional marqué par des défis économiques majeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-designation-a-forte-portee-symbolique-et-strategique"><strong>Une désignation à forte portée symbolique et stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nomination du ministre burkinabè intervient dans un climat économique tendu pour la sous-région, avec des tensions budgétaires croissantes, une inflation persistante et des disparités notables entre les économies des États membres. Le choix de Dr Nacanabo traduit une confiance renouvelée en l’expertise burkinabè et en la solidité de son administration économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mandat prend ainsi une dimension à la fois stratégique et symbolique, dans une région où la stabilité financière et la cohésion institutionnelle sont des priorités. La présidence burkinabè du Conseil des ministres de l’UEMOA s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la discipline macroéconomique et d’impulser une convergence réelle des politiques publiques entre les pays membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-l-uemoa"><strong>Une feuille de route ambitieuse pour l’UEMOA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Économiste de formation, Dr Aboubakar Nacanabo s’est imposé sur la scène nationale par sa rigueur méthodologique et son approche disciplinée de la gestion publique. Depuis sa nomination au gouvernement en 2022, il a engagé d’importantes réformes fiscales et budgétaires au Burkina Faso, dans le but de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son style de gouvernance, axé sur la transparence, la performance et la responsabilité, constitue un socle solide pour relever les défis de l’UEMOA. Il apporte au Conseil des ministres une expertise précieuse, forgée dans un contexte national exigeant, et une détermination reconnue à conduire des réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa présidence, le Conseil des ministres aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre des grands axes de la stratégie communautaire. Parmi les priorités figurent la modernisation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un climat favorable aux investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chantiers s’inscrivent dans l’objectif plus large de faire de l’UEMOA une zone de croissance inclusive et durable. Dr Nacanabo devra ainsi coordonner les politiques économiques des huit pays membres, en veillant à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et exigences sociales, dans un contexte de relance post-crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consolider-l-integration-regionale-malgre-les-defis"><strong>Consolider l’intégration régionale malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux années à venir seront déterminantes pour le devenir de l’Union. Outre la stabilité de la monnaie commune, l’UEMOA doit relever les défis de la sécurité alimentaire, de l’emploi et du développement économique inclusif. Ces priorités nécessitent une coopération renforcée entre les États membres et une volonté politique soutenue pour dépasser les divergences internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Nacanabo entend inscrire son mandat sous le signe du dialogue, du réalisme et de la continuité. Dans ses premières déclarations, il a souligné l’importance de la concertation et de la consolidation des acquis institutionnels. Il souhaite que l’UEMOA reste un modèle d’intégration régionale, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidence de Dr Aboubakar Nacanabo représente également une reconnaissance du rôle croissant du Burkina Faso dans les dynamiques régionales. Dans un environnement géopolitique en mutation, cette élection traduit l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants technocrates, alliant compétence technique et pragmatisme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette responsabilité, le Burkina Faso affirme sa capacité à contribuer activement à la gouvernance économique ouest-africaine. Dr Nacanabo aura la tâche exigeante, mais essentielle, de redonner un nouvel élan au projet d’intégration, souvent ralenti par la lenteur des réformes ou des désaccords politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Croissance, dette, réformes : ce que le FMI pense du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 00:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La mission 2025 du FMI au Mali souligne la résilience de l’économie, tout en appelant à des réformes structurelles et une rigueur budgétaire soutenue.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali tente de naviguer entre rigueur budgétaire, réformes structurelles et résilience économique, la mission annuelle du FMI vient d’achever sa visite à Bamako. Derrière les chiffres, un message implicite : le pays tient debout, mais la route vers une stabilité durable reste semée d’obstacles.</em></strong><br>À Bamako, ils étaient nombreux à guetter les conclusions de cette mission annuelle comme on attend un bulletin de santé dans un service de soins intensifs. Les équipes du Fonds monétaire international (FMI), emmenées par Wenjie Chen, ont achevé, ce vendredi 13 juin, leur mission de consultation 2025 au titre de l’article IV. Une mission technique, certes, mais au poids politique et économique décisif, tant elle trace en creux la trajectoire budgétaire, monétaire et sociale d’un Mali en quête d’équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-qui-resiste-malgre-les-tempetes"><strong>Une économie qui résiste, malgré les tempêtes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les chiffres, souvent polis, se dessine un diagnostic nuancé, entre vigilance et encouragement. Oui, le Mali tient debout, et c’est déjà une performance. Avec une croissance maintenue à 4,7 % en 2024, malgré une crise énergétique sévère, des inondations récurrentes et la baisse de régime de son moteur aurifère, l’économie malienne fait preuve d’une résilience qui force le respect. Mieux : les projections pour 2025 tablent sur 5 % de croissance, avec un possible rebond à 5,4 % dès 2026, si les conditions minières se rétablissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’équation budgétaire demeure précaire. Certes, le déficit a été réduit à 2,6 % du PIB, et les recettes fiscales ont connu un sursaut, aidées par des contributions exceptionnelles des secteurs minier et télécom. Mais l’absence d’aide budgétaire extérieure — un fait aussi politique que financier — et les conditions de financement tendues dans l’espace UEMOA rendent les marges de manœuvre étroites. Le coût de la dette, lui, s’alourdit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les recettes du FMI sont connues : rigueur budgétaire, efficacité des dépenses, élargissement de l’assiette fiscale (notamment dans les mines), et protection des plus vulnérables. La ligne de flottaison reste le cap des 3 % de déficit exigé par l’UEMOA. Un objectif que les autorités maliennes affirment vouloir respecter, même si les impératifs climatiques et sociaux — à l’image des récentes inondations — pèsent lourd sur les dépenses publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-attendues-des-marges-reduites"><strong>Des réformes attendues, des marges réduites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond, le FMI encourage les autorités à poursuivre les réformes structurelles, avec un accent particulier sur la gouvernance des entreprises publiques, à commencer par la très symbolique et problématique Énergie du Mali (EDM). La vulnérabilité chronique de l’entreprise électrique reste un caillou dans la chaussure de toute stratégie de développement. Même tonalité sur la transparence budgétaire, la gestion des finances publiques, et la nécessité d’un cadre réglementaire rassurant pour les investisseurs étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des lignes comptables, le vrai défi est politique : faire exister une vision à long terme dans un pays en transition, dont les partenaires scrutent les équilibres institutionnels autant que les chiffres macroéconomiques. La «<em> Vision 2063</em>&nbsp;» et la stratégie nationale pour le développement durable 2024-2033, portées par Bamako, sont saluées sur le papier. Mais pour qu’elles deviennent des leviers crédibles de croissance inclusive, encore faut-il que les conditions de confiance — stabilité, prévisibilité, réformes concrètes — soient réunies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du FMI n’a pas donné lieu à de critiques frontales, ni à des annonces fracassantes. Elle s’est conclue, comme souvent, par des propos mesurés, des remerciements convenus, des recommandations bienveillantes. Mais pour qui sait lire entre les lignes, un message clair : le Mali n’est pas hors-jeu, mais il joue sur un fil tendu. Entre ambition et rigueur, souveraineté revendiquée et dépendance financière contenue, la marge d’erreur est mince.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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