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	<title>Archives des économie malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des économie malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Rapport ITIE 2024 : les revenus miniers représentent désormais plus de 40 % des recettes de l’État malien  </title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 19:03:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport ITIE 2024 révèle que les revenus extractifs ont atteint 1 023 milliards FCFA au Mali, représentant plus de 40 % des recettes publiques. Une performance portée par l’or et les réformes engagées pour renforcer la souveraineté minière du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec plus de 1 000 milliards de FCFA de revenus extractifs en 2024 et une réforme profonde de son cadre minier, le Mali entend reprendre la main sur ses ressources stratégiques. Au-delà des chiffres, le rapport ITIE 2024 révèle l’ambition des autorités maliennes de faire des richesses du sous-sol un instrument de souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les mines ne sont plus seulement une question de production. Elles sont devenues un enjeu de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de transition, le secteur extractif est au cœur d&rsquo;une vaste reconfiguration des rapports entre l&rsquo;État malien et les multinationales minières. L&rsquo;adoption du nouveau Code minier en 2023, la loi sur le contenu local et les audits menés auprès des opérateurs témoignent d&rsquo;une même volonté : augmenter la part de la richesse nationale captée par le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport ITIE Mali 2024 apporte un éclairage inédit sur les premiers résultats de cette stratégie. Les chiffres sont éloquents : les revenus du secteur extractif ont atteint 1 023 milliards de FCFA en 2024, dont 978,3 milliards directement encaissés par le Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques régionales, la réduction progressive de l&rsquo;aide extérieure et la recherche de nouveaux partenaires économiques, cette manne financière apparaît plus que jamais comme un pilier de l&rsquo;autonomie budgétaire du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une industrie qui finance près de la moitié des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids des industries extractives dans l&rsquo;économie malienne demeure considérable. Selon les données consolidées par l&rsquo;ITIE, les revenus issus du secteur représentent 40,93 % de l&rsquo;ensemble des recettes de l&rsquo;État. Autrement dit, près d&rsquo;un franc sur deux encaissé par le budget national provient directement ou indirectement des activités minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contribution place le Mali parmi les économies africaines les plus dépendantes de leurs ressources minières, mais aussi parmi celles qui disposent des plus importantes marges de manœuvre pour transformer cette richesse en outil de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne ainsi que «&nbsp;<em>les revenus du secteur extractif s&rsquo;élèvent à 1 023,4 milliards FCFA en 2024</em>&nbsp;», dont l&rsquo;essentiel est issu du secteur minier, qui représente à lui seul «&nbsp;<em>99,99 % du total généré par les deux secteurs (minier et hydrocarbures)&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;or, toujours roi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans la plupart des grands pays miniers ouest-africains, l&rsquo;or demeure le principal moteur de la croissance extractive. La production nationale a atteint 54,88 tonnes en 2024 pour une valorisation estimée à plus de 1 632 milliards de FCFA. Le métal jaune représente à lui seul près de 95 % de la valeur totale de la production minérale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport note que «&nbsp;<em>les productions minérales restent dominées par l&rsquo;or avec 54,88 tonnes pour une valorisation de 1 632 milliards FCFA, soit près de 95 % de la production totale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions de Kayes et de Sikasso continuent d&rsquo;assurer l&rsquo;essentiel de cette production, tandis que les exportations demeurent fortement orientées vers l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Australie et la Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 78,8 % de la valeur totale des exportations nationales, le secteur minier reste le principal fournisseur de devises du pays. Cette position stratégique renforce la capacité du Mali à maintenir ses équilibres macroéconomiques dans un environnement international volatil.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari de la souveraineté minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;enseignement le plus significatif du rapport est ailleurs. Depuis deux ans, Bamako mène une politique de reprise en main du secteur fondée sur un renforcement du contrôle de l&rsquo;État et une révision des équilibres historiques entre puissance publique et investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ITIE souligne d&rsquo;ailleurs que les nouvelles dispositions législatives ont été adoptées afin de «&nbsp;<em>renforcer le cadre juridique de l&rsquo;exploitation minière et affirmer davantage la souveraineté de l&rsquo;État sur ses ressources minérales</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent. Du Niger à la Guinée, plusieurs États producteurs cherchent aujourd&rsquo;hui à accroître leur participation dans les projets miniers, à développer le contenu local et à obtenir une part plus importante des revenus générés par leurs ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette stratégie répond également à un impératif politique : démontrer que les richesses du sous-sol profitent davantage aux finances publiques et aux populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les audits produisent leurs premiers effets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des révélations du rapport concerne les conséquences financières des audits menés par les autorités. Selon l&rsquo;ITIE, les recommandations issues de l&rsquo;audit administratif et technique du secteur minier ont permis à l&rsquo;État de récupérer des recettes substantielles. «&nbsp;<em>La mise en œuvre des recommandations de cette mission a permis l&rsquo;encaissement de 331,6 milliards FCFA par les organismes collecteurs de l&rsquo;État en 2024</em>&nbsp;», précise le document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un montant considérable qui illustre la volonté des autorités de renforcer le respect des obligations fiscales et contractuelles des opérateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles gouvernementaux, cette performance est souvent présentée comme la preuve qu&rsquo;une meilleure gouvernance du secteur peut générer des ressources équivalentes à plusieurs années d&rsquo;aide extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence : un signal adressé aux investisseurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à certaines perceptions, le renforcement du contrôle étatique ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;un recul des exigences de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en avant la publication progressive des contrats miniers et pétroliers conformément aux exigences de la norme ITIE 2023. Il souligne également l&rsquo;existence d&rsquo;un «&nbsp;<em>cadre juridique et règlementaire conforme aux standards régionaux et internationaux en matière de gouvernance des secteurs extractifs</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l&rsquo;année 2024, le pays comptait 705 titres miniers actifs et treize projets à un stade avancé d&rsquo;exploration, signe que le potentiel du sous-sol malien continue d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des investisseurs malgré un contexte sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouveau modèle minier malien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi pour le Mali consiste désormais à transformer cette rente minière en développement durable. Le document rappelle que la politique nationale du secteur vise une «&nbsp;<em>exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d&rsquo;une large croissance durable et d&rsquo;un développement socio-économique soutenu</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, les autorités devront relever plusieurs défis : accélérer la transformation locale, renforcer les infrastructures, améliorer l&rsquo;intégration des fournisseurs nationaux et garantir une meilleure redistribution des revenus aux collectivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est néanmoins acquise : dans le Mali de 2026, la question minière n&rsquo;est plus seulement économique. Elle est devenue l&rsquo;un des principaux instruments de la stratégie de souveraineté portée par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les chiffres du rapport ITIE 2024 montrent que cette ambition commence à produire des résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum Mali-Inde 2026 : Bamako renforce ses exportations et son partenariat économique avec New Delhi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:47:39 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali accueille la première édition du Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations. Objectif : renforcer les échanges commerciaux, attirer les investissements indiens et accélérer la transformation industrielle des filières stratégiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La première édition du Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations s&rsquo;est ouverte ce jeudi 18 juin à Bamako sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga. En deux jours de travaux, opérateurs économiques maliens et indiens examinent des pistes de coopération dans le commerce, l&rsquo;industrie et l&rsquo;investissement. Le signal est politique autant qu&rsquo;économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un forum. Une première. Et, derrière le cadre protocolaire, une intention stratégique clairement assumée. Ce jeudi 18 juin 2026, le Mali a réuni pour la première fois à Bamako opérateurs économiques maliens et indiens, représentants d&rsquo;institutions publiques et privées, et partenaires techniques et financiers, pour inaugurer le Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations. La rencontre, organisée par le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce à travers l&rsquo;Agence pour la Promotion des Exportations (APEX Mali), s&rsquo;est ouverte sous la haute présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga — un signe du niveau politique que Bamako entend donner à ce rapprochement avec New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte ne doit rien au hasard. Le Mali, sous la conduite des autorités de la Transition, a entrepris depuis 2021 une réorientation profonde de ses partenariats extérieurs, marquée par la rupture avec plusieurs partenaires occidentaux traditionnels et le resserrement de liens avec de nouveaux alliés. Dans cette reconfiguration, l&rsquo;Inde occupe une place particulière : puissance émergente, marché de plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;habitants, économie en forte croissance, et acteur du Sud global avec lequel le Mali partage une vision commune de la multipolarité et de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coton, or, sésame : les filières dans la ligne de mire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Inde est déjà, avant même ce forum, un partenaire commercial non négligeable pour le Mali. Le pays bénéficie de préférences tarifaires sur le marché indien dans le cadre des dispositifs commerciaux préférentiels accordés aux pays les moins avancés. Plusieurs filières maliennes en tirent ou pourraient en tirer parti : le coton, la gomme arabique, les noix d&rsquo;acajou, le sésame et l&rsquo;or figurent parmi les principales exportations vers ce marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les volumes actuels restent en deçà du potentiel. C&rsquo;est précisément l&rsquo;objet de ce forum : dépasser le stade des opportunités théoriques pour identifier des mécanismes concrets de facilitation du commerce, des chaînes de valeur à construire ensemble, et des projets d&rsquo;investissement productif susceptibles de transformer la matière première malienne sur place avant son exportation. La transformation industrielle locale — le passage du coton brut au fil ou au tissu, de l&rsquo;acajou à la noix transformée — est l&rsquo;un des angles qui seront examinés dans les ateliers thématiques prévus sur deux jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autonomie économique comme boussole</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution d&rsquo;ouverture, le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a inscrit le forum dans un cadre politique explicite : «&nbsp;<em>consolider la souveraineté économique, diversifier les partenariats et accélérer la transformation structurelle</em>&nbsp;» du Mali. La formule dit beaucoup sur la lecture que Bamako fait de sa situation : il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple événement commercial, mais d&rsquo;un acte de politique économique destiné à réduire les dépendances et à multiplier les leviers de financement du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadrage rejoint une préoccupation que partagent plusieurs économies africaines : comment monétiser ses ressources naturelles non plus en les exportant brutes au prix mondial le plus bas, mais en créant de la valeur ajoutée localement et en accédant à des marchés diversifiés ? L&rsquo;Inde, qui a elle-même parcouru ce chemin en quelques décennies, constitue à ce titre une référence pertinente autant qu&rsquo;un débouché commercial potentiellement massif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette première édition est le début d&rsquo;un long processus dans le renforcement des relations économiques entre Bamako et New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des recommandations concrètes attendues à l&rsquo;issue des travaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux du forum, qui se poursuivent vendredi 19 juin, doivent déboucher sur des recommandations opérationnelles à l&rsquo;attention des deux gouvernements et des secteurs privés des deux pays. Elles porteront sur les mécanismes de facilitation du commerce, les dispositifs d&rsquo;accompagnement à l&rsquo;export pour les PME maliennes, les régimes d&rsquo;investissement et les pistes de partenariats sectoriels. La dimension logistique — l&rsquo;acheminement des marchandises maliennes vers le marché indien depuis un pays enclavé — fera vraisemblablement partie des sujets abordés, tant elle représente un obstacle structurel à toute ambition exportatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;Inde, dont les intérêts en Afrique de l&rsquo;Ouest restent moins développés qu&rsquo;en Afrique de l&rsquo;Est, ce forum est aussi une occasion de muscler sa présence commerciale et diplomatique dans une région en pleine recomposition. New Delhi, qui a sensiblement intensifié son engagement sur le continent africain ces dernières années dans le cadre de sa politique de «&nbsp;<em>diplomatie du Sud global&nbsp;</em>», trouvera au Mali un interlocuteur qui partage son attachement à une coopération non conditionnée et fondée sur des bénéfices mutuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment les autorités sécurisent l’approvisionnement en hydrocarbures malgré les tensions mondiales</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:35:32 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien intensifie le suivi du secteur pétrolier avec une 25e réunion consacrée aux hydrocarbures. Objectif : garantir l’approvisionnement des stations-service, lutter contre la fraude et protéger les consommateurs face aux tensions des marchés mondiaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce présidait ce jeudi sa 25e réunion de suivi des hydrocarbures. Une régularité qui dit l&rsquo;attention constante portée par les autorités maliennes à l&rsquo;un des enjeux les plus sensibles pour l&rsquo;économie nationale et la vie quotidienne des Maliens : garantir, semaine après semaine, que les stations-service soient approvisionnées sur l&rsquo;ensemble du territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq réunions. En moins d&rsquo;un an, le ministère malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu vingt-cinq sessions de suivi consacrées exclusivement à l&rsquo;approvisionnement du pays en produits pétroliers. Ce jeudi 18 juin 2026, le ministre Moussa Alassane Diallo présidait la dernière en date, en présence des représentants des services techniques et des acteurs du secteur pétrolier. Un rythme hebdomadaire qui pourrait sembler banal, mais qui traduit en réalité une gouvernance sectorielle d&rsquo;une précision peu commune pour un pays enclavé au cœur du Sahel, où chaque citerne compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, la question de l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est pas un sujet technocratique parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est une question de souveraineté économique quotidienne. Le pays importe l&rsquo;intégralité de ses produits pétroliers par voie terrestre depuis les ports de Dakar, d&rsquo;Abidjan et de Lomé, à travers des corridors de plusieurs centaines de kilomètres. La moindre tension logistique, la moindre hausse brutale des prix mondiaux, se répercutent directement sur les pompes à essence de Bamako, de Kayes, de Gao ou de Sikasso.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 25e réunion s&rsquo;est tenue dans un contexte international toujours difficile. Les marchés énergétiques mondiaux restent marqués par une volatilité persistante — effets combinés des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des décisions de l&rsquo;OPEP+ sur les niveaux de production, et des incertitudes pesant sur la demande mondiale. Pour un pays importateur net comme le Mali, ces fluctuations se traduisent par des variations de coûts qui mettent sous pression aussi bien les opérateurs de la filière que les ménages consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, les participants ont passé en revue la situation du ravitaillement des stations-service et les dispositifs en place pour assurer la continuité de l&rsquo;approvisionnement sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité d&rsquo;accélérer les réflexions engagées pour formuler des&nbsp;propositions concrètes&nbsp;susceptibles d&rsquo;améliorer l&rsquo;efficacité du dispositif actuel, tout en préservant les équilibres économiques du secteur et en protégeant les intérêts des consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fraude, serpent de mer du secteur pétrolier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des sessions précédentes, la lutte contre la fraude a occupé une part significative des échanges. Dans le secteur des hydrocarbures, les pratiques frauduleuses — sous-déclarations de volumes, contrebande depuis les pays voisins, adultération des carburants, détournement de produits subventionnés — représentent une double menace pour l&rsquo;économie nationale. Elles privent l&rsquo;État de recettes fiscales et douanières, et exposent les consommateurs à des carburants de qualité incertaine susceptibles d&rsquo;endommager les moteurs. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance est donc une priorité récurrente des travaux du comité de suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En instaurant ce rythme de concertation hebdomadaire avec les opérateurs du secteur, le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a construit un outil de pilotage en temps quasi-réel d&rsquo;une filière critique. Vingt-cinq sessions en moins d&rsquo;un an : c&rsquo;est le prix d&rsquo;une gouvernance énergétique sérieuse dans un pays enclavé, à 1 500 kilomètres de la mer, dans un contexte mondial qui ne laisse guère de place à l&rsquo;improvisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement table sur 6,5 % de croissance et 4 382 milliards FCFA d’investissements par an</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 15:48:16 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a adopté sa programmation budgétaire 2027-2029. Bamako prévoit une croissance moyenne de 6,5 %, une hausse des recettes fiscales et plus de 4 382 milliards FCFA d’investissements annuels pour soutenir la vision Mali Kura.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni le 10 juin sous la présidence du général Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2027-2029. Le gouvernement malien mise sur une croissance moyenne de 6,5 % et une hausse progressive des recettes fiscales pour financer ses ambitions de développement à l&rsquo;horizon 2063.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien affine sa trajectoire économique pour les années à venir. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 10 juin au palais de Koulouba, sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, chef de l&rsquo;État et président de la Transition, l&rsquo;exécutif a examiné le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document constitue désormais une étape incontournable de la préparation budgétaire, conformément à la nouvelle loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025. Il doit servir de cadre de référence à l&rsquo;élaboration des futurs budgets annuels et orienter les choix économiques de l&rsquo;État sur un horizon de trois ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une croissance soutenue malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes affichent des perspectives relativement optimistes. Le document repose sur une hypothèse de croissance économique réelle moyenne de 6,5 % entre 2027 et 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un niveau de progression qui placerait le Mali parmi les économies les plus dynamiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, dans un contexte pourtant marqué par les incertitudes sécuritaires, les effets du changement climatique et les tensions sur les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le gouvernement, cette trajectoire devrait être soutenue par la poursuite des investissements publics, le développement des infrastructures, la modernisation de l&rsquo;agriculture, l&rsquo;exploitation des ressources minières ainsi que la mise en œuvre progressive des réformes économiques engagées depuis plusieurs années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;enjeu crucial des recettes fiscales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour financer cette ambition, Bamako entend également renforcer ses capacités de mobilisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement prévoit ainsi une augmentation progressive du taux de pression fiscale, qui passerait de 13,9 % du produit intérieur brut en 2027 à 14,7 % en 2028 puis à 15,1 % en 2029, soit une moyenne de 14,6 % sur la période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet objectif demeure toutefois inférieur au seuil de 20 % recommandé par l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), mais il traduit la volonté des autorités d&rsquo;élargir l&rsquo;assiette fiscale et d&rsquo;améliorer le recouvrement des recettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement estime que cette progression dépendra largement de l&rsquo;amélioration de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays ainsi que de la poursuite des réformes administratives et fiscales en cours.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour les priorités nationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût moyen annuel des actions publiques prévues sur la période 2027-2029 est évalué à 4 382,9 milliards de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enveloppe doit permettre de financer les priorités fixées par les autorités de la Transition dans le cadre de la Vision nationale «&nbsp;<em>Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les secteurs prioritaires figurent les infrastructures, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;énergie, l&rsquo;éducation, la santé ainsi que la sécurité, domaine qui continue de mobiliser une part importante des ressources publiques en raison de la persistance des menaces armées dans plusieurs zones du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une feuille de route pour le Mali de l&rsquo;après-transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ce document budgétaire constitue également un instrument politique. Il traduit la volonté des autorités de la Transition de projeter l&rsquo;action publique dans le long terme et de préparer les bases économiques du projet de refondation porté par le général Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où le Mali cherche à renforcer sa souveraineté économique tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, la capacité de l&rsquo;État à mobiliser davantage de ressources domestiques sera déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle doit désormais être soumis au débat d&rsquo;orientation budgétaire devant le Conseil national de Transition avant l&rsquo;élaboration du projet de loi de finances pour l&rsquo;année 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un exercice qui permettra de mesurer la crédibilité des projections gouvernementales et la capacité de Bamako à concilier ambitions de développement, impératifs sécuritaires et soutenabilité budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Approvisionnement en hydrocarbures : 30,9 millions de litres réceptionnés, soit 15 % du ravitaillement national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 21:26:16 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a réceptionné 30 976 000 litres de produits pétroliers entre le 1er et le 4 juin 2026, représentant 15 % du ravitaillement national. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 23e réunion hebdomadaire de concertation État‑secteur privé sur les hydrocarbures a eu lieu ce jeudi 4 juin 2026. La rencontre était présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Elle a permis de faire le point sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, avec des données encourageantes présentées par le directeur en charge du commerce. Les échanges ont mis en lumière les efforts en cours pour améliorer la disponibilité des carburants et renforcer la régulation du secteur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;et le 4 juin 2026, le pays a enregistré l’arrivée de 663 citernes, représentant un volume total de 30 976 000 litres de produits pétroliers. Ce convoi était composé de 320 citernes d’essence, 288 de gasoil, 38 de fuel et 17 de gaz butane. Cette opération logistique témoigne d’un renforcement notable de l’entrée des hydrocarbures sur le territoire national, contribuant à stabiliser l’offre et à réduire les risques de pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Enjeux prioritaires pour stabiliser le marché</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à cette arrivée massive, le taux de ravitaillement des stations‑service a atteint 15 % sur la période. Ce chiffre, bien qu’encore en deçà des besoins globaux, traduit une avancée significative dans la stratégie d’approvisionnement. Les consommateurs peuvent constater une amélioration progressive de la disponibilité des produits, ce qui contribue à apaiser les inquiétudes liées aux ruptures fréquentes observées ces derniers mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des échanges, le ministre Moussa Alassane Diallo a insisté sur deux enjeux majeurs. Le premier concerne la lutte contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures. Le second porte sur les mesures d’accompagnement mises en œuvre par l’État pour atténuer l’impact de la hausse des coûts des produits pétroliers. Ces deux axes sont considérés comme essentiels pour stabiliser le marché et protéger les populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mesures d’accompagnement pour soutenir les populations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fraude dans le domaine des hydrocarbures reste une menace sérieuse. Elle se manifeste par la spéculation, la contrebande et d’autres pratiques illicites qui fragilisent la chaîne d’approvisionnement. Le ministre a rappelé que des mesures fermes seront appliquées pour décourager ces comportements. L’objectif est de garantir une distribution équitable et transparente, au bénéfice des consommateurs et de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, l’État a mis en place des mesures d’accompagnement pour réduire l’impact de la hausse des prix. Ces mesures visent à soutenir les ménages et les entreprises face aux fluctuations du marché international. Elles traduisent une volonté politique de préserver le pouvoir d’achat et de maintenir la compétitivité des secteurs économiques dépendants des hydrocarbures.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Concertation hebdomadaire pour renforcer la confiance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse des coûts des produits pétroliers est liée aux tensions géopolitiques mondiales. Le conflit au Moyen‑Orient a provoqué une crise qui affecte l’ensemble des marchés. Le Mali, comme de nombreux pays, subit les conséquences de cette instabilité. Cette situation rend indispensable une stratégie nationale de résilience, capable de protéger l’économie et de garantir un approvisionnement régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue hebdomadaire des réunions de concertation entre l’État et le secteur privé joue un rôle clé. Ces rencontres permettent de suivre l’évolution de la situation, d’identifier les difficultés et de proposer des solutions adaptées. Elles renforcent la confiance entre les acteurs et favorisent une meilleure coordination pour sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Défis à relever pour garantir la disponibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats obtenus au début du mois de juin témoignent d’une dynamique positive. L’arrivée de plus de 30 millions de litres de produits pétroliers constitue un signal fort. Cette performance logistique doit être consolidée pour assurer une continuité dans l’approvisionnement et éviter toute rupture future. Elle montre que les efforts entrepris portent déjà des fruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi reste de maintenir ce rythme et d’augmenter progressivement le taux de ravitaillement des stations‑service. Les autorités envisagent de renforcer les partenariats avec les opérateurs privés et d’améliorer les infrastructures de stockage et de distribution. L’objectif est de garantir une disponibilité constante des produits sur l’ensemble du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une stabilité énergétique durable nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de cette stratégie repose sur une responsabilité partagée. L’État, les opérateurs privés et les consommateurs doivent chacun jouer leur rôle. La transparence et la discipline collective sont indispensables pour consolider les acquis. La lutte contre la fraude et le respect des règles de distribution sont des conditions essentielles pour une gestion durable du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 23e réunion de concertation marque une étape importante vers la stabilité énergétique. Les chiffres encourageants sur l’approvisionnement et les mesures annoncées par le ministre Moussa Alassane Diallo traduisent une volonté ferme de surmonter les défis actuels. En renforçant la régulation et en soutenant les populations, l’État trace un cap vers une meilleure résilience face aux crises mondiales et vers une sécurisation durable du marché national des hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exploitation minière au Mali : comment le pays reprend le contrôle de ses ressources stratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Avec le Code minier 2023, le Mali renforce le contrôle de ses ressources stratégiques, renégocie les contrats miniers et mise sur l’or et le lithium pour construire sa souveraineté économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Longtemps perçu comme un simple fournisseur de matières premières au bénéfice d&rsquo;intérêts étrangers, le Mali engage depuis plusieurs années une transformation profonde de sa politique minière. Révision des codes, renégociation des contrats, montée en puissance des entreprises nationales : le pays affirme sa souveraineté sur ses ressources. Analyse d&rsquo;un virage historique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sous-sol malien recèle des richesses considérables : or, bauxite, fer, manganèse, phosphate, et désormais lithium. L&rsquo;or demeure le pilier du secteur, faisant du Mali le troisième producteur africain après l&rsquo;Afrique du Sud et le Ghana. Les gisements de Loulo-Gounkoto, de Morila et de Syama figurent parmi les plus importants du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l&rsquo;or, c&rsquo;est le lithium qui concentre aujourd&rsquo;hui les regards. À l&rsquo;heure de la transition énergétique mondiale et de la demande explosive en batteries électriques, le Mali dispose de réserves potentielles significatives dans la région de Bougouni. Ce métal stratégique pourrait constituer le prochain levier de développement économique du pays.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="178" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-1024x178.png" alt="Statistique de l'exploitation minière au Mali" class="wp-image-22388" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-1024x178.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-300x52.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-768x133.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-1170x203.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-585x102.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1-600x104.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Statistique de l&rsquo;exploitation minière au Mali. ©Graphique généré par IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Mali n’entend plus se contenter d&rsquo;extraire et d&rsquo;exporter des matières premières brutes. Il entend désormais capter davantage de valeur ajoutée sur son territoire, telle est l’orientation de la politique minière nationale de 2023.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La révolution silencieuse du Code minier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La révision du Code minier malien en 2023 marque un tournant majeur. Les nouvelles dispositions rehaussent significativement la participation de l&rsquo;État dans les projets miniers, renforcent les obligations sociales et environnementales des opérateurs, et instaurent des mécanismes de contrôle plus rigoureux. L&rsquo;objectif est clair : que chaque tonne extraite profite davantage au peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réformes s&rsquo;inscrivent dans une dynamique continentale plus large. Plusieurs pays africains — Guinée, Zimbabwe, RDC — ont emprunté le même chemin, affirmant leur droit souverain à tirer profit de leurs ressources naturelles dans un contexte géopolitique mondial reconfiguré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont engagé une révision de plusieurs conventions minières héritées de décennies passées. Ces contrats, souvent conclus dans des conditions défavorables au Mali, font l&rsquo;objet d&rsquo;audits approfondis. L&rsquo;enjeu : rééquilibrer le partage des revenus entre l&rsquo;État, les collectivités locales et les opérateurs privés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une industrie minière nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la régulation, l&rsquo;ambition malienne est de construire une véritable industrie minière nationale. Cela passe par le renforcement des capacités de la Société des Mines du Liptako (SOMILO) et d&rsquo;autres entités publiques, par la formation d&rsquo;ingénieurs et de techniciens maliens, et par l&rsquo;encouragement à la transformation locale des minerais avant exportation. D’ores et déjà, le pays s’est doté aussi en 2026 d’un nouveau cadastre minier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de sous-traitants locaux, longtemps marginalisés au profit de prestataires étrangers, constitue un autre axe prioritaire. Les nouvelles règles imposent aux opérateurs miniers des quotas croissants d&rsquo;achats auprès de fournisseurs maliens, injectant ainsi des devises dans l&rsquo;économie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les retombées concrètes pour les communautés locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question minière ne se résume pas à des chiffres macroéconomiques. Dans les zones d&rsquo;extraction comme Kayes ou Sikasso, les projets miniers sont sources d&#8217;emplois directs et indirects, de construction d&rsquo;infrastructures — routes, hôpitaux, écoles — et de recettes fiscales pour les collectivités locales. Le nouveau cadre réglementaire renforce les obligations des entreprises en matière de développement communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fonds de développement local, alimentés par une fraction des revenus miniers, financent désormais des projets identifiés par les communautés elles-mêmes : adduction d&rsquo;eau, électrification, soutien à l&rsquo;agriculture, infrastructures routière et sanitaire. Une approche qui rompt avec le modèle extractif pur du passé. Il faut rappeler que le pays a procédé à la pose de la première pierre, en 2025, de sa prmière raffinerie d’or.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mines doivent être au service du développement du Mali, pas l&rsquo;inverse. C&rsquo;est le sens des réformes engagées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le lithium, nouveau défi et nouvelle opportunité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exploitation du lithium représente à la fois un défi et une chance historique pour le Mali. Défi, car ce métal exige des technologies d&rsquo;extraction et de raffinage sophistiquées. Chance, car la demande mondiale en lithium devrait tripler d&rsquo;ici 2030, portée par l&rsquo;essor des véhicules électriques et du stockage d&rsquo;énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes entendent cette fois ne pas reproduire les erreurs du passé avec l&rsquo;or. Des négociations sont engagées pour que le raffinage du lithium se fasse partiellement sur le territoire national, créant ainsi des emplois qualifiés et captant une valeur ajoutée qui, jusqu&rsquo;ici, partait intégralement à l&rsquo;étranger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali entre dans une nouvelle ère de sa relation avec ses ressources minières. En révisant son cadre légal, en renégociant des contrats déséquilibrés et en développant ses capacités nationales, le pays pose les bases d&rsquo;une souveraineté économique réelle. Un processus exigeant, mais porteur d&rsquo;un espoir légitime : que les richesses du sous-sol malien deviennent enfin un moteur de développement pour ses habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le code minier 2023 crée un fonds dédié à la recherche géologique et à la formation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 09:30:29 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a créé, via son code minier 2023, un fonds dédié à la recherche géologique, à la formation et au renforcement des capacités afin de transformer la rente minière en levier de souveraineté technique et scientifique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Discret mais stratégique, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, inscrit dans le nouveau code minier malien, ambitionne de transformer les revenus miniers en levier de souveraineté scientifique et technique. Un pari sur l&rsquo;avenir, dans un secteur qui pèse lourd dans l&rsquo;économie nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali dispose désormais d&rsquo;un outil juridique et financier inédit pour construire sa propre expertise minière. Le code minier de 2023 institue, en son article 94, cinq fonds sectoriels destinés à redistribuer une partie de la rente minière au profit du développement national. Parmi eux, l&rsquo;un mérite une attention particulière : le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cinq fonds pour structurer la rente minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès leur arrivée au pouvoir les autorités maliennes de loa transition ont ouvert un vaste chantier de réformes politiques, institutionnelles et économiques. Parmi celles-ci figurent le secteur minier à travers le Code minier de 2023 et de Son Contenu local avec pour objectif faire profiter plus aux Maliens les richesses de leur sous-sol. Le législateur malien a fait le choix d&rsquo;une architecture financière diversifiée. L&rsquo;article 94 du code minier crée simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Fonds minier de développement local, destiné aux communautés riveraines des sites d&rsquo;exploitation ;</li>



<li>le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l&rsquo;usage des produits chimiques prohibés, réponse directe aux ravages de l&rsquo;orpaillage non contrôlé ;</li>



<li>le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, outil de rayonnement et d&rsquo;attractivité ;</li>



<li>le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, cœur du dispositif scientifique ;</li>



<li>le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, levier de désenclavement des zones minières.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, ces cinq mécanismes dessinent une ambition : faire du secteur minier non plus une simple source de devises, mais un moteur structurant du développement malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un fonds alimenté par les grandes mines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement du Fonds de recherche géologique repose sur une contribution obligatoire des opérateurs miniers. Selon l&rsquo;article 99 du code minier, les titulaires de permis d&rsquo;exploitation de grande mine, de petite mine, ainsi que les bénéficiaires d&rsquo;autorisation d&rsquo;exploitation industrielle de substances de carrières, sont tenus de verser 0,50 % de leur chiffre d&rsquo;affaires trimestriel à ce fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce taux, appliqué à un secteur qui génère des milliards de francs CFA chaque année — l&rsquo;or représentant à lui seul plus de 70 % des recettes d&rsquo;exportation du Mali — devrait permettre de constituer une enveloppe financière substantielle et pérenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources ainsi collectées financeront les activités de formation professionnelle dans le secteur minier, le renforcement des capacités techniques des acteurs nationaux, les travaux de recherche et de cartographie géologique, ainsi que les activités de maîtrise de l&rsquo;innovation, y compris les voyages d&rsquo;études. Ce dernier point, inscrit noir sur blanc dans la loi, traduit une volonté d&rsquo;ouvrir les techniciens et chercheurs maliens aux meilleures pratiques internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence et redevabilité : les garde-fous prévus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition ont également anticipé les risques de mauvaise gestion, trop souvent associés aux fonds sectoriels dans la sous-région. Le code minier prévoit que les ministères en charge des Mines et des Finances produiront conjointement un rapport annuel exhaustif sur l&rsquo;état des contributions au Fonds minier de développement local — rapport publié au Journal officiel et sur le site internet du ministère des Mines dans les six mois suivant la clôture de l&rsquo;exercice budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;utilisation des ressources fera également l&rsquo;objet de rapports annuels soumis à l&rsquo;adoption des conseils municipaux et régionaux, et au contrôle des structures compétentes de l&rsquo;État. Ces rapports seront publiés selon les mêmes modalités. Un mécanisme de transparence ambitieux, dont l&rsquo;effectivité dépendra, comme toujours, de la volonté politique de l&rsquo;appliquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds seront précisées par décret en Conseil des ministres — texte d&rsquo;application dont la publication rapide sera déterminante pour que le dispositif devienne opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans le sillage de la Vision Mali 2063</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme s&rsquo;inscrit dans un cadre stratégique plus large : la Vision 2063 ou «&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>», programme de transformation nationale qui ambitionne de faire du Mali une nation émergente à l&rsquo;horizon 2063, avec un revenu par habitant cible de 13 900 dollars et un taux de croissance annuel moyen de 10 %. Une vision issue des recommandations des Assises nationales de la refondation de 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de ce programme, le projet «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» — le Retour à l&rsquo;âge d&rsquo;or de Kankou Moussa — place l&rsquo;activité minière au cœur d&rsquo;un projet de développement durable intégrant les dimensions sociale, économique et environnementale. Une référence historique chargée de sens : Kankou Moussa, le souverain manding du XIVe siècle dont la fortune en or avait stupéfait le monde, incarne ici l&rsquo;idéal d&rsquo;une souveraineté économique malienne pleinement assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Former les géologues, les ingénieurs et les techniciens de demain sur le sol malien, avec des ressources issues des mines maliennes : telle est, en substance, la promesse du Fonds de financement de la recherche géologique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako réactive son Terminal 1 pour absorber l’afflux de passagers </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’Aéroport de Bamako renforce son attractivité grâce à la remise en service de la zone d’arrivée B. Apprenez-en plus sur ce projet.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la remise en service de la zone d’arrivée B du Terminal 1 de l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou marque une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures aéroportuaires. Objectif : fluidifier le trafic et renforcer l’attractivité du hub malien dans un contexte de reprise du transport aérien.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps éclipsé par le Terminal 2, le Terminal 1 revient au cœur du dispositif avec des installations rénovées et testées en conditions réelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-infrastructure-relancee-pour-desengorger-le-trafic"><strong>Une infrastructure relancée pour désengorger le trafic</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation du secteur aéroportuaire malien se poursuit avec la réactivation de la zone d’arrivée B du Terminal 1. Restée en retrait ces dernières années, cette infrastructure a fait l’objet d’un réaménagement complet visant à répondre à deux impératifs majeurs : améliorer la gestion des flux de passagers et se conformer aux standards internationaux en matière de sécurité et de confort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de croissance progressive du trafic aérien, les autorités entendent ainsi éviter les congestions observées ces dernières années, en répartissant plus efficacement les arrivées entre les différents terminaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-grandeur-nature-pour-valider-les-installations"><strong>Un test grandeur nature pour valider les installations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour s’assurer de la fiabilité du dispositif, Aéroports du Mali (ADM) a conduit une opération d’inspection à forte dimension opérationnelle. La délégation, menée par le PDG, le Colonel-Major Lassina Togola, a supervisé un exercice inédit : la simulation complète d’une arrivée de vol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En collaboration avec Ethiopian Airlines, un avion a servi de cas pratique pour tester l’ensemble de la chaîne logistique, de l’atterrissage jusqu’à la sortie des passagers. Ce dispositif a permis d’évaluer en conditions réelles la performance des nouvelles installations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-passes-au-crible"><strong>Cinq piliers passés au crible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évaluation a porté sur les principaux maillons de l’expérience passager. Les équipes ont analysé la fluidité des formalités administratives, notamment les contrôles de police et de douane, ainsi que la qualité des dispositifs sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La logistique des bagages, souvent point sensible dans les aéroports africains, a également été examinée avec attention. Les nouveaux tapis roulants ont démontré une bonne fiabilité, avec des délais de livraison jugés satisfaisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, les équipements de dernière génération, dont les scanners à rayons X, ont été testés pour garantir une sûreté renforcée. Enfin, la gestion des flux a été évaluée afin de mesurer la capacité du terminal à absorber un volume important de passagers sans engorgement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retours-globalement-positifs-des-usagers"><strong>Des retours globalement positifs des usagers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de cette phase pilote, les résultats se sont révélés globalement concluants. Le test grandeur nature a confirmé la fonctionnalité des installations et la pertinence des choix techniques opérés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les passagers interrogés ont majoritairement salué les améliorations apportées, notamment en matière de confort et de fluidité. Plusieurs ont souligné que cette réhabilitation devrait contribuer à réduire les files d’attente et les congestions, particulièrement en période de forte affluence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains usagers ont toutefois formulé des recommandations, appelant à renforcer l’information des voyageurs et à mieux organiser les files d’attente pour optimiser encore l’expérience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-modernisation-a-long-terme"><strong>Une stratégie de modernisation à long terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension technique, la remise en service de l’arrivée B du Terminal 1 s’inscrit dans une vision stratégique plus large. Elle traduit la volonté des autorités maliennes de positionner l’aéroport de Bamako comme une plateforme compétitive à l’échelle régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par la concurrence accrue entre hubs ouest-africains, l’amélioration des infrastructures apparaît comme un levier essentiel pour attirer compagnies aériennes et investisseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vitrine-pour-l-image-du-mali"><strong>Une vitrine pour l’image du Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette modernisation, l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou renforce son rôle de porte d’entrée du pays. Plus qu’un simple point de transit, il devient un symbole de la transformation des services publics et de l’ambition du Mali de se projeter sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise de l’exploitation du Terminal 1 confirme ainsi une dynamique : celle d’un secteur aéroportuaire en mutation, où efficacité opérationnelle, sécurité et qualité de service deviennent les nouveaux standards.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Un clic pour exploiter : le Mali entre dans l’ère du cadastre digital </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:45:42 +0000</pubDate>
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<p>Le nouveau cadastre minier au Mali révolutionne le secteur grâce à une gestion plus souveraine et moderne des ressources.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, vendredi 17 avril 2026 au palais de Koulouba, la cérémonie officielle de présentation du nouveau cadastre minier du Mali. Cet outil, au cœur de la réforme engagée depuis 2022, marque une étape décisive dans la modernisation et la reprise en main d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un outil entièrement conçu par des experts nationaux et déjà opérationnel, les autorités maliennes entendent rompre avec les dépendances techniques du passé et instaurer une gouvernance minière plus transparente, rapide et souveraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour du chef de l’État, plusieurs membres du gouvernement avaient fait le déplacement, dont le ministre des Mines Amadou Keïta, ainsi que les titulaires des portefeuilles de l’Économie, sans oublier le Premier ministre. Une présence qui témoigne de la portée transversale de cette réforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-engagee-depuis-2022"><strong>Une réforme engagée depuis 2022</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la cérémonie, le ministre des Mines a retracé les grandes étapes de cette transformation. Dès 2022, les autorités maliennes avaient décidé de suspendre temporairement l’octroi des titres miniers afin d’assainir le secteur. Cette décision s’inscrivait dans un plan plus large de refondation, initié par le chef de l’État, visant à corriger les dysfonctionnements structurels du système minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des audits des sociétés extractives ont été menés, suivis de négociations avec les opérateurs. En parallèle, les insuffisances du cadre juridique et technique ont été identifiées, notamment au sein de la Direction nationale de la géologie et des mines, où le système cadastral existant était jugé obsolète, peu performant et dépendant d’expertises extérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mettre-fin-aux-dependances-techniques"><strong>Mettre fin aux dépendances techniques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic posé par les autorités est sans appel : l’ancien cadastre minier, conçu à l’étranger, présentait des limites importantes en matière de traitement des dossiers, de gestion des superpositions de titres et d’interconnexion avec les autres systèmes administratifs, notamment fonciers et forestiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il existait une forme de dépendance technique qui ne permettait pas au Mali de maîtriser pleinement son propre système cadastral</em>&nbsp;», a souligné le ministre. Toute modification nécessitait l’intervention de prestataires étrangers, ralentissant les procédures et limitant la souveraineté nationale dans la gestion des ressources minières.</p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-youtube wp-block-embed-youtube"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-100-malien-et-entierement-digitalise"><strong>Un outil 100 % malien et entièrement digitalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau cadastre minier se veut une réponse à ces défis. Conçu intégralement par des experts maliens issus de l’administration publique, notamment en collaboration avec les services techniques du ministère des Mines et des Finances, cet outil a été développé sans financement extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entièrement numérisé, il permet désormais le dépôt en ligne des demandes de titres, leur traitement digitalisé ainsi que le paiement électronique des taxes et redevances. Le système est également interconnecté avec les services du Trésor public et des impôts, garantissant une meilleure traçabilité des flux financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation majeure : la sécurisation du dispositif. Conscientes des risques de cyberattaques, les autorités ont mis en place des protocoles de protection renforcés afin de garantir l’intégrité des données et la transparence des opérations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gestion-plus-transparente-et-efficace"><strong>Vers une gestion plus transparente et efficace</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension technologique, ce nouveau cadastre vise à instaurer une gouvernance plus rigoureuse du secteur minier. Il permettra une meilleure visibilité sur les titres en cours, leur durée de validité, leur superficie et leur statut juridique, réduisant ainsi les risques de conflits et de chevauchements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre des Mines, le système est déjà opérationnel : 631 titres miniers ont été enregistrés à ce jour, preuve de son effectivité. Cette phase pilote devrait être progressivement étendue à l’ensemble des opérations du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-souverainete-economique"><strong>Un levier de souveraineté économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de la Transition, cette réforme s’inscrit dans une vision plus large : faire du secteur minier un moteur de développement au service des populations. En renforçant la transparence, en accélérant les procédures et en assurant un meilleur contrôle des ressources, le Mali entend maximiser les retombées économiques de l’exploitation minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présentation de ce cadastre numérique marque ainsi l’entrée du Mali dans une nouvelle ère de gouvernance extractive, fondée sur la souveraineté, la modernisation et la valorisation nationale des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le FMI débloque 129 millions de dollars pour soutenir le Mali face aux chocs économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:43:58 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'appui du FMI au Mali face aux crises. Un décaissement de 129 millions de dollars pour stabiliser l'économie.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à une série de crises — inondations, insécurité et tensions budgétaires — le Mali bénéficie d’un appui d’urgence du Fonds monétaire international. Ce décaissement de 129 millions de dollars, soit plus de 71 milliards 667 millions FCFA, s’accompagne d’un programme de réformes destiné à stabiliser l’économie et à renforcer la résilience du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 16&nbsp;avril 2025, un décaissement immédiat de 129&nbsp;millions de dollars,&nbsp;soit plus de&nbsp;71 milliards 667 millions FCFA,&nbsp;en faveur du Mali, au titre du guichet choc exogène de la facilité de crédit rapide (FCR), indique l’institution dans un communiqué de presse rendu public sur son site. Cette enveloppe, équivalente à 93,3&nbsp;millions de droits de tirage spéciaux (DTS), vise à répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements, fortement affectée par les inondations survenues en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-sous-pression-multiple"><strong>Une économie sous pression multiple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces catastrophes naturelles ont lourdement endommagé les infrastructures, perturbé les services essentiels et fragilisé le secteur agricole, aggravant ainsi une insécurité alimentaire déjà préoccupante, indique le FMI. Elles interviennent dans un contexte marqué par des « <em>défis sécuritaires persistants et des contraintes financières accrues</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie malienne traverse une période de « <em>fortes turbulences</em> ». Outre les inondations d’une ampleur exceptionnelle — comparables à des événements ne survenant qu’une fois tous les cinquante ans — le pays a subi une vague de chaleur intense, des « <em>coupures d’électricité fréquentes</em> » ainsi qu’un ralentissement de la production aurifère, pilier de ses exportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces facteurs s’ajoutent la « <em>dégradation du contexte sécuritaire</em> » et la réduction de l’aide publique au développement, qui accentuent la pression sur les finances publiques et la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-de-reference-pour-restaurer-la-stabilite"><strong>Un programme de référence pour restaurer la stabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En complément de ce financement d’urgence, les autorités maliennes ont conclu avec le FMI un programme de référence d’une durée de onze mois. Ce cadre vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à poser les bases d’une reprise durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements portent notamment sur l’amélioration de la gouvernance budgétaire, la transparence dans l’utilisation des fonds publics et le renforcement de la gestion des finances publiques. L’objectif est également de « <em>restaurer la crédibilité</em> » du pays auprès des partenaires internationaux et d’améliorer le climat des affaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-structurelles-et-discipline-budgetaire"><strong>Réformes structurelles et discipline budgétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme prévoit une série de réformes destinées à consolider les finances publiques. Il s’agit notamment d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer l’administration des recettes et des douanes, ainsi que d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est accordée aux entreprises publiques, en particulier Énergie du Mali (EDM), dont la situation financière constitue un facteur de vulnérabilité. Le FMI insiste également sur la nécessité d’élaborer un plan transparent d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, les autorités se sont engagées à préserver les investissements publics et à protéger les populations les plus vulnérables, explique le Fonds monétaire international, notamment à travers le renforcement des dispositifs de protection sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-sous-surveillance"><strong>Des perspectives sous surveillance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le FMI, le risque de surendettement du Mali demeure modéré, bien que les incertitudes aient augmenté depuis 2023. La poursuite des réformes sera déterminante pour garantir la stabilité macroéconomique et soutenir la croissance à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le Mali a subi plusieurs chocs économiques majeurs en 2024</em> », a souligné le directeur général adjoint du FMI, insistant sur l’importance de maintenir la discipline budgétaire et de renforcer la gouvernance pour assurer une utilisation efficace des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-crucial-dans-un-contexte-incertain"><strong>Un soutien crucial dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décaissement apparaît comme un levier essentiel pour permettre au Mali de faire face à ses besoins immédiats, notamment en matière d’importation de biens essentiels et de reconstruction des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’accumulation des crises, l’appui du FMI offre une bouffée d’oxygène à court terme, tout en posant les jalons d’un redressement économique conditionné à la mise en œuvre effective des réformes engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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