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	<title>Archives des économie circulaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des économie circulaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Le coût de l’inaction écologique dépassera bientôt celui des transformations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:05:35 +0000</pubDate>
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<p>Le coût de l'inaction climatique est élevé. Apprenez comment des investissements peuvent sauver des vies et réduire la pauvreté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution fragilisent déjà les économies et les sociétés, le nouveau rapport Global Environment Outlook du PNUE affirme qu’un autre avenir reste possible. En investissant massivement dans la santé planétaire — climat stable, écosystèmes préservés, réduction de la pollution — le monde pourrait générer des milliers de milliards de dollars de gains économiques, sauver des millions de vies et sortir des populations entières de la pauvreté. À condition de rompre avec le modèle actuel, fondé sur l’extraction, la surexploitation et la fragmentation des politiques environnementales.</em></strong></p>



<p>La planète se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif, et le dernier rapport <em>Global Environment Outlook</em> (GEO-7), publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ne laisse aucune place au doute : si le monde poursuit son modèle de développement actuel, il s’engage inexorablement vers une dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de la qualité de vie humaine. Mais l’évaluation, fruit du travail de 287 scientifiques issus de 82 pays, affirme aussi qu’un autre futur reste possible. En investissant dans la “<em>santé planétaire</em>”, les sociétés pourraient générer 20 000 milliards de dollars de gains économiques chaque année d’ici 2070, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-economique-qui-s-effrite-sous-le-poids-des-crises-ecologiques"><strong>Un modèle économique qui s’effrite sous le poids des crises écologiques</strong></h2>



<p>La spirale actuelle est documentée avec une précision alarmante. Les événements climatiques extrêmes coûtent déjà 143 milliards de dollars par an, entre 20 % et 40 % des terres mondiales sont dégradées, un million d’espèces sont menacées d’extinction, et la pollution provoque neuf millions de morts chaque année. Le PIB mondial en subira les conséquences directes. Selon le rapport, la crise climatique réduira la richesse planétaire de 4 % dès 2050, et de 20 % d’ici la fin du siècle.</p>



<p>Pire encore, si les trajectoires actuelles se maintiennent, la hausse des températures dépassera 1,5 °C dès le début des années 2030, puis franchira les 2 °C dans les années 2040, accélérant des dérèglements déjà perceptibles partout dans le monde. Ce scénario, dit “<em>business as usual</em>”, ne serait pas seulement synonyme d’un recul environnemental, il provoquerait instabilité géopolitique, crises alimentaires, migrations forcées et fragilisation structurelle des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-changement-de-cap-est-possible-et-necessaire"><strong>Un changement de cap est possible — et nécessaire</strong></h2>



<p>Face à ce constat, le PNUE trace une alternative claire : transformer en profondeur les modes de production, de consommation et de gouvernance. Pour Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, l’humanité doit faire un choix qui n’en est plus un :« <em>Continuer sur la route d’un avenir dévasté ou prendre une voie nouvelle pour assurer une planète saine, des populations en bonne santé et des économies résilientes. Ce n’est pas un choix réel.</em> »</p>



<p>Le rapport démontre que les investissements en faveur du climat, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution ne représentent pas un coût net, mais un dividende à long terme. Dès 2050, les bénéfices économiques des transformations écologiques seront visibles, et atteindront 20 000 milliards de dollars annuels en 2070, puis bien davantage au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-transformations-radicales-pour-reconstruire-le-monde"><strong>Cinq transformations radicales pour reconstruire le monde</strong></h2>



<p>Le GEO-7 identifie cinq systèmes clés dont la transformation est indispensable : l’économie et la finance, les matériaux et les déchets, l’énergie, les systèmes alimentaires et la gestion de l’environnement. Dans chacun, la rupture est plus nécessaire que l’ajustement.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Refonder l’économie : dépasser le PIB pour intégrer le capital naturel et humain ; réformer les subventions néfastes ; corriger les prix pour refléter les externalités environnementales.</li>



<li>Entrer dans l’économie circulaire : repenser la conception des produits ; réduire drastiquement les déchets ; transformer les modes de consommation.</li>



<li>Décarboner l’énergie : accélérer la transition énergétique ; réduire la dépendance aux hydrocarbures ; garantir un accès universel à l’énergie propre.</li>



<li>Réinventer l’alimentation : adopter des régimes durables ; réduire le gaspillage ; rendre les systèmes agricoles résilients.</li>



<li>Restaurer les écosystèmes : étendre les aires protégées ; restaurer les terres dégradées ; renforcer l’adaptation climatique via les solutions fondées sur la nature.</li>
</ul>



<p>Ces transformations ne sont pas seulement techniques. Elles exigent des changements culturels, sociaux et politiques majeurs, incluant la valorisation des savoirs autochtones et des connaissances locales, longtemps marginalisés alors même qu’ils sont essentiels à la résilience des territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-super-polluants-un-front-prioritaire"><strong>Les “super polluants” : un front prioritaire</strong></h2>



<p>Au-delà du CO₂, le rapport insiste sur l’urgence de réduire les émissions de “<em>super polluants</em>” — méthane, carbone noir, ozone troposphérique — responsables d’un réchauffement rapide. Une réduction de 30 % du méthane d’ici 2030 permettrait à elle seule d’éviter 0,3 °C de réchauffement à l’horizon 2050. La création de l’<em>Super Pollutants Action Accelerator</em>, lancé à la COP30, ambitionne d’accompagner jusqu’à 30 pays dans cette transition décisive.</p>



<p>Un autre enseignement du rapport est l’importance des synergies entre les conventions internationales — climat, biodiversité, désertification, pollution. La fragmentation actuelle fragilise l’efficacité collective. À Nairobi, lors de la 7ème Assemblée générale des Nations Unies sur le climat, plusieurs présidences de COP ont appelé à une coordination renforcée et à la création d’une feuille de route commune dès 2026.</p>



<p>Cette dynamique s’impose : les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution ne peuvent plus être traitées séparément. Elles forment un triptyque dont les effets se renforcent mutuellement. C’est donc dans une approche intégrée que la diplomatie environnementale doit désormais s’inscrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-investir-maintenant-ou-payer-l-effondrement-demain"><strong>Investir maintenant, ou payer l’effondrement demain</strong></h2>



<p>L’enseignement central de cette évaluation est limpide : le coût de l’inaction dépassera très largement celui des transformations à mener.<br>Sans changement majeur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la Terre perdra chaque année des zones fertiles équivalentes à la taille de la Colombie ;</li>



<li>les déchets plastiques continueront d’inonder sols et océans ;</li>



<li>les pertes économiques liées à la pollution s’alourdiront ;</li>



<li>les catastrophes climatiques deviendront structurellement plus destructrices.</li>
</ul>



<p>À l’inverse, une planète restaurée, moins polluée, moins carbonée, constitue la condition d’une prospérité durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-d-espoir-mais-aussi-de-responsabilite"><strong>Une tribune d’espoir mais aussi de responsabilité</strong></h2>



<p>Le GEO-7 n’est pas seulement un avertissement. C’est une feuille de route. Il rappelle que la transition écologique n’est ni un luxe ni une option, mais le socle sur lequel repose la stabilité des sociétés humaines. L’alternative se résume ainsi : subir la fragmentation du monde ou choisir sa reconstruction.</p>



<p>L’avenir ne dépend pas d’une innovation miracle, mais d’une multitude de décisions politiques, économiques et collectives dont l’humanité connaît déjà les contours. L’heure n’est plus à l’incertitude : elle est au courage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SIAMA 2025 : Les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck face aux artisans sur les défis du consommer local</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 12:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>SIAMA 2025 : Les ministres abordent l'importance de l'artisanat et les défis du consommer local pour l'économie du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Le Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a accueilli, le vendredi 5 décembre 2025, un panel ministériel de haut niveau consacré au thème : « L’artisanat et l’entrepreneuriat dans l’espace du Sahel : quel défi pour le consommer local ? ». Animé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Daffé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, et la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Sall Seck</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, ce panel a permis d’ouvrir un dialogue direct avec les artisans.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Les deux ministres ont rappelé que l’artisanat et l’entrepreneuriat sont des moteurs essentiels de la transformation économique du Sahel. Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la créativité et la rigueur des artisans, qu’elle considère comme des piliers de l’économie nationale et des acteurs incontournables de la lutte contre le chômage. Selon elle, son département est un acteur majeur dans la facilitation de l’insertion professionnelle, et la formation des artisans doit être placée au centre des politiques publiques. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-artisanat-et-l-entrepreneuriat-comme-moteurs-economiques"><strong>L’artisanat et l’entrepreneuriat comme moteurs économiques</strong><strong></strong></h2>



<p>De son côté, M. Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a mis en avant la stratégie du consommer local, qui implique la synergie de plusieurs départements ministériels, dont ceux de l’artisanat et de l’entrepreneuriat. Pour lui, l’entrepreneuriat artisanal est au cœur de la souveraineté économique du Mali. Il a plaidé pour la mise en place d’un dispositif national de formation des artisans, afin de renforcer leurs compétences et d’assurer une meilleure compétitivité des produits locaux face aux importations. &nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce que j’ai à dire aux artisans, c’est qu’il faut véritablement et définitivement consommer malien</em>&nbsp;», a martelé le ministre&nbsp;Daffé, appelant à une prise de conscience collective. Il a encouragé les artisans à dialoguer entre eux, à mutualiser leurs efforts et à développer des synergies pour mieux valoriser leurs productions. Selon lui, la coopération entre les départements ministériels et les acteurs de terrain est indispensable pour faire du consommer local une réalité durable et un levier de souveraineté. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-formation-professionnelle-au-coeur-des-debats"><strong>La formation professionnelle au cœur des débats</strong><strong></strong></h2>



<p>Les deux ministres ont convergé sur un point central : la formation professionnelle. Pour Mme Oumou Sall Seck, il s’agit d’un outil indispensable pour garantir la qualité et la durabilité des savoir-faire locaux. Elle a souligné que son département met un accent particulier sur la formation et l’insertion professionnelle, afin de permettre aux artisans de s’adapter aux exigences du marché et de développer des entreprises solides. &nbsp;</p>



<p>M. Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a, quant à lui, insisté sur la nécessité de créer un écosystème d’artisans créatifs et rigoureux, capable de travailler ensemble pour bâtir une économie locale solide. Il a encouragé les artisans à se parler, à travailler ensemble et à mettre en place des initiatives communes. Pour lui, l’union des artisans est une condition essentielle pour relever les défis du Sahel et faire du consommer local une stratégie nationale durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-internationale-renforcee"><strong>Une coopération internationale renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p>En marge de ce panel, une convention a été signée entre l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM) et la Chambre d’artisanat de la région Rabat Salé Kénitra du Maroc, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, SEM Driss Isbayene. Cet accord illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération artisanale et de promouvoir la formation professionnelle comme levier de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire locaux. &nbsp;</p>



<p>Cette signature marque une étape importante dans la consolidation des relations bilatérales entre le Mali et le Maroc dans le domaine de l’artisanat. Elle ouvre la voie à des échanges d’expériences, à des programmes de formation conjoints et à une meilleure intégration des artisans dans les dynamiques économiques régionales. Elle témoigne aussi de la reconnaissance internationale du rôle de l’artisanat dans la création d’emplois et la valorisation des identités culturelles. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-economique-par-l-artisanat"><strong>Vers une souveraineté économique par l’artisanat</strong><strong></strong></h2>



<p>Au terme des discussions, un constat s’est imposé : l’artisanat et l’entrepreneuriat artisanal sont au cœur de la souveraineté économique du Mali et du Sahel. Les ministres ont appelé à une mobilisation générale autour du consommer local, qui ne doit pas être perçu comme un simple slogan, mais comme une stratégie nationale impliquant l’État, les artisans et les consommateurs. &nbsp;</p>



<p>Les artisans, de leur côté, ont exprimé leur volonté de travailler ensemble pour bâtir un secteur solide et compétitif. Ils ont reconnu la nécessité de renforcer la qualité de leurs produits et de s’organiser en réseaux pour mieux répondre aux besoins du marché. La rencontre a ainsi permis de jeter les bases d’un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs de terrain, dans une perspective de transformation économique durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-ambitieuse-pour-le-consommer-local"><strong>Une stratégie ambitieuse pour le consommer local</strong><strong></strong></h2>



<p>Le SIAMA 2025 aura donc été marqué par un panel ministériel riche en échanges et porteur d’espoir pour l’avenir de l’artisanat dans le Sahel. En mettant l’accent sur la formation professionnelle, l’insertion des jeunes et la coopération internationale, les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck ont tracé les grandes lignes d’une stratégie ambitieuse pour faire du consommer local un véritable moteur de développement. &nbsp;</p>



<p>Avec la signature de la convention entre l’APCMM et la Chambre d’artisanat de Rabat Salé Kénitra, le Mali confirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale et internationale, où l’artisanat est reconnu comme un patrimoine économique majeur et un vecteur de souveraineté. En définitive, le SIAMA 2025 aura rappelé que l’artisanat n’est pas seulement une tradition, mais une force vive pour l’avenir économique du Sahel.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Jeunes, emploi et innovation : les défis et réussites d’une génération malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:32:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Les emplois et l'innovation à Bamako : portraits de jeunes Maliens qui transforment le chômage en opportunités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, le chômage des jeunes reste un défi majeur. Face à l’absence d’emplois stables, beaucoup se tournent vers la&nbsp;débrouillardise et l’entrepreneuriat. Certains innovent, d’autres créent leurs petites entreprises, tandis que d’autres suivent des formations pour se professionnaliser. Voici quatre portraits de jeunes Maliens qui illustrent cette énergie nouvelle.</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moussa-diarra-du-bureau-a-la-moto"><strong>Moussa Diarra : du bureau à la moto</strong></h2>



<p>Dans le quartier de&nbsp;Magnambougou, Moussa Diarra gare sa moto devant une boutique. Il a 28 ans et arbore un large sourire malgré la fatigue. Diplômé d’un&nbsp;BT2 en comptabilité, il n’a jamais trouvé d’emploi dans son domaine. «&nbsp;<em>J’ai déposé beaucoup de dossiers, mais personne ne m’a jamais rappelé&nbsp;</em>», raconte-t-il.</p>



<p>Pour subvenir à ses besoins, il a d’abord travaillé comme conducteur de&nbsp;moto-taxi pour une société privée. Chaque semaine, il devait verser&nbsp;15 000 francs CFA&nbsp;pour conserver la moto qu’il utilisait. «&nbsp;<em>Ce n’était pas facile, je gagnais à peine de quoi vivre, mais j’ai appris à économiser un peu chaque jour</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Après deux ans de travail acharné, il a réussi à&nbsp;s’acheter sa propre moto. Aujourd’hui, il travaille à son compte et gagne mieux sa vie. «&nbsp;<em>Je suis libre maintenant. C’est moi qui décide quand je roule et combien je gagne&nbsp;</em>», dit-il fièrement.</p>



<p>Son parcours symbolise celui de nombreux jeunes Bamakois qui, faute d’emplois stables, choisissent la débrouillardise comme seul moyen de s’en sortir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kadi-crea-transformer-des-sacs-a-main-en-succes"><strong>Kadi Créa : transformer des sacs à main en succès</strong></h2>



<p>Dans son petit atelier de&nbsp;Missira, Kadidia Diakité, 26 ans, transforme des sacs à main en les&nbsp;personnalisant et en les relookant&nbsp;pour en faire des accessoires de mode uniques. Son entreprise, qu’elle a baptisée&nbsp;«&nbsp;<em>Kadi Créa</em>&nbsp;», emploie aujourd’hui quatre personnes. «&nbsp;<em>J’ai commencé avec une seule machine à coudre, que j’avais empruntée à ma tante&nbsp;</em>», se souvient-elle.</p>



<p>Elle fait partie d’une nouvelle génération d’entrepreneurs maliens qui misent sur la&nbsp;créativité et l’économie circulaire. «&nbsp;<em>On peut créer de la valeur ici, au Mali, avec nos propres moyens. Il faut juste croire en ce qu’on fait</em>&nbsp;», affirme-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mariam-bengaly-patisserie-et-entrepreneuriat-numerique"><strong>Mariam Bengaly : pâtisserie et entrepreneuriat numérique</strong></h2>



<p>Originaire de&nbsp;Niamacoro, à Bamako, Mariam Bengaly a créé sa propre marque informelle,&nbsp;«&nbsp;<em>Mariam Délice</em>&nbsp;», faute de récépissé officiel. Après avoir suivi une&nbsp;formation en pâtisserie, elle confectionne toutes sortes de gâteaux et sucreries.</p>



<p>Aujourd’hui, elle excelle dans son domaine, notamment à&nbsp;Sikasso, où elle travaille avec sa sœur lorsque Mariam est en déplacement. Pour élargir sa clientèle, elle utilise&nbsp;les réseaux sociaux, où elle promeut ses créations et d’autres articles alimentaires.</p>



<p>«&nbsp;<em>J’ai commencé avec peu de moyens, mais avec de la créativité et de la rigueur, j’ai pu me faire un nom</em>&nbsp;», explique-t-elle. Mariam incarne cette jeunesse malienne qui&nbsp;réinvente l’économie informelle&nbsp;et transforme son talent en opportunité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-adama-de-la-formation-a-l-emploi-durable"><strong>Adama : de la formation à l’emploi durable</strong></h2>



<p>Adama, 23 ans, a suivi une&nbsp;formation en installation de panneaux solaires&nbsp;grâce à un programme de soutien aux jeunes de Bamako. Avant, il effectuait de petits travaux pour survivre. Aujourd’hui, il exerce un métier stable et peut former d’autres jeunes de son quartier. «&nbsp;<em>Ces formations changent la vie</em>&nbsp;», dit-il. «&nbsp;<em>Elles nous donnent une compétence réelle et la possibilité de créer notre propre emploi.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-obstacles-et-defis"><strong>Obstacles et défis</strong></h2>



<p>Malgré ces réussites, les jeunes entrepreneurs font face à de nombreux obstacles. L’accès au financement reste limité, les banques demandant des garanties que la plupart des jeunes n’ont pas. La bureaucratie et le manque de structures d’accompagnement ralentissent également la concrétisation des projets. À cela s’ajoute la précarité économique, qui oblige certains à cumuler plusieurs activités pour survivre. Ces difficultés n’empêchent pas certains de persévérer, mais beaucoup abandonnent faute de soutien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-espoir-d-un-avenir-meilleur"><strong>L’espoir d’un avenir meilleur</strong></h2>



<p>Malgré tout, une énergie nouvelle se dégage. Entre débrouillardise et innovation, les jeunes Maliennes et Maliens montrent qu’il est possible de créer des opportunités, même dans un contexte difficile.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avant, on pensait qu’il fallait forcément être fonctionnaire pour réussir</em>&nbsp;», confie Moussa Diarra. «&nbsp;<em>Aujourd’hui, on comprend qu’on peut bâtir quelque chose par soi-même.&nbsp;</em>»</p>



<p>Dans les rues animées de Bamako et au-delà, ces jeunes inventent leur avenir avec courage et détermination, transformant défis et obstacles en véritables tremplins pour l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-de-l-emploi-au-mali"><strong>Contexte de l’emploi au Mali</strong></h2>



<p>Les stratégies et programmes mis en œuvre pour promouvoir l’emploi au Mali ont permis d’améliorer certains indicateurs. Selon les résultats d’une enquête de l’<strong>institut national de la statistique</strong>, la population en âge de travailler (15 à 64 ans) était estimée à&nbsp;8 867 187 individus, soit 46,9 % de la population totale.</p>



<p>Malgré ces efforts, les inégalités persistent, notamment entre hommes et femmes et entre milieu urbain et rural. Les défis restent importants en raison de l’arrivée constante de jeunes sur le marché du travail, du niveau d’instruction, de l’inadéquation entre la formation et les opportunités d’emploi, de la prédominance du secteur informel et du faible accès au crédit.</p>



<p>L’emploi informel reste majoritaire, avec&nbsp;98,9 % dans le milieu rural et 93,8 % en milieu urbain. Le groupe d’âge le plus représenté dans ce secteur est celui des&nbsp;15-24 ans (99,5 %), contre 96,7 % pour les 35-54 ans et les 55-64 ans. Les personnes sans aucun niveau d’éducation représentent&nbsp;99,6 %, contre 70,1 % pour celles ayant un niveau supérieur. Le chômage touche particulièrement les jeunes et est plus marqué en milieu urbain.</p>



<p>Ces chiffres montrent que malgré les réussites individuelles,&nbsp;le défi du chômage reste réel et structurel, ce qui explique en partie pourquoi tant de jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat et la créativité pour se construire un avenir.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong> </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de l&#8217;envrionnement  : le Sahel à l’épreuve d’un poison invisible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 13:34:27 +0000</pubDate>
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<p>Pollution plastique au Sahel : un drame quotidien sans action politique. Apprenez comment cette crise affecte les villes et la nature.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, Ouagadougou et Niamey, pays de l’AES, le plastique sature les rues, colonise les fleuves et s’infiltre jusque dans les ventres du bétail. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2025, célébrée chaque 5 juin, retour sur une crise silencieuse aux racines politiques, économiques et existentielles.</em></strong></p>



<p>C’est une guerre sans kalachnikovs ni drones FPV. Une guerre lente, insidieuse, contre un ennemi translucide et omniprésent : <a href="https://saheltribune.com/assemblee-de-lonu-pour-lenvironnement-une-resolution-historique-contre-la-pollution-plastique/">le plastique</a>. Dans le triangle sahélien formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette matière dérivée du pétrole et du laissez-faire politique colonise le quotidien. Sacs noirs qui volent au vent, caniveaux bouchés à Bamako, troupeaux décharnés à Zinder, maraîchers désespérés à Bobo-Dioulasso : autant de scènes d’un désastre écologique devenu chronique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-poison-a-la-paralysie"><strong>Du poison à la paralysie</strong></h3>



<p>En 2021, les pays d’Afrique de l’Ouest — y compris ceux qui n’ont jamais vu la mer — ont consommé <a href="https://agroclimatique.tg/2024/08/19/environnement-79-millions-de-tonnes-de-plastique-consommes-dans-les-17-pays-cotiers-dafrique-de-louest-en-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,9 millions de tonnes de plastique</a>. D’ici à 2026, ils en avaleront 12 millions. Dans cette courbe exponentielle, le Sahel intérieur tient une place singulière : <a href="https://www.fondation.veolia.com/fr/une-nouvelle-activite-economique-pres-de-ouagadougou-le-recyclage-des-dechets-en-plastique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">faible capacité de recyclage</a>, contrôle douanier défaillant, et dépendance quasi-totale à l’importation. Trois conditions d’une vulnérabilité économique qui rime avec pollution massive.</p>



<p>Au Mali, 320 000 tonnes de déchets plastiques s’entassent chaque année. À Bamako, les ordures obstruent les canalisations, aggravant les inondations saisonnières. Sur les <a href="https://www.openscience.fr/IMG/pdf/iste_std24v4n1_9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">berges du Niger</a>, les sacs tissés d’Asie étranglent la photosynthèse, réduisent les rendements agricoles, bloquent les systèmes d’irrigation. Le même fleuve Niger, cette artère mythique célébrée par Hampâté Bâ, devient cloaque dans sa traversée sahélienne.</p>



<p>Et que dire de la <a href="https://www.studiokalangou.org/14396-dechets-plastiques-et-environnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi</a> ? À Bamako, elle existe — sur le papier. <a href="https://saheltribune.com/mali-bientot-une-nouvelle-loi-sur-les-sachets-plastiques/">Interdiction des sachets plastiques depuis 2014</a>, jamais ratifiée, jamais appliquée. Cette loi indiquait en son <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2014/mali-jo-2014-32.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 1<sup>er</sup></a> : « <em>La présente loi interdit, à compter du 1er janvier 2014, la production, l’importation et la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. </em>» Le président IBK l’avait rangée dans un tiroir poussiéreux. Les militaires au pouvoir depuis 2021 n’ont pas encore rouvert ce tiroir, occupés qu’ils sont par d’autres priorités jugées vitales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-radical-mais-fragile"><strong>Le Burkina Faso, radical mais fragile</strong></h3>



<p>À Ouagadougou, l’approche est plus frontale. <a href="https://africa24tv.com/burkina-faso-interdiction-des-emballages-et-sachets-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Interdiction totale depuis octobre 2024</a>, même pour les sachets biodégradables. Motif ? Le cheptel national a perdu 30 % de ses effectifs, les estomacs de zébus ne digérant pas les sacs d’importation. Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, fait le dos rond : « <em>Une transformation en profondeur des circuits économiques est inévitable </em>», concède-t-il.</p>



<p>Le paradoxe saute aux yeux. Le pays, pionnier de la prohibition plastique, ne compte que deux centres de tri fonctionnels. Le recyclage ? Une idée noble, mais sous-financée. Le projet lancé en 2009 avec la Fondation Veolia s’essouffle. Les jeunes de l’association Espoir Jeune Burkinabé dénoncent l’absence de coordination. Résultat : 1 850 tonnes collectées&#8230; pour des centaines de milliers rejetées chaque mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-niger-les-plastiques-du-silence"><strong>Niger : les plastiques du silence</strong></h3>



<p>À Niamey, la loi existe aussi. Depuis 2014. Elle dort dans les mêmes limbes administratifs qu’à Bamako. Pendant ce temps, le fleuve Niger se transforme en delta empoisonné. Le débit a chuté de 18 % en cinq ans à Tillabéri. Les semences ne germent plus. Les phtalates — ces plastiques invisibles mais mortels — gangrènent les sols. Dans les dispensaires, les cas de choléra liés à l’obstruction des égouts explosent.</p>



<p>Colonel Boukar Koura Yagana, en charge de la salubrité urbaine, parle d’un cycle infernal : «&nbsp;<em>Les sachets non biodégradables persistent 400 ans. Mais les importations illégales les rendent omniprésents.</em>&nbsp;» Résultat : 55 % du plastique utilisé au Niger échappe à tout contrôle officiel.</p>



<p><strong>Des mines et des paradoxes</strong></p>



<p>À la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/mohamed-keita-dans-la-mine-de-loulo-nous-avons-decide-de-respecter-la-loi-interdisant-lusage-du-plastique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mine d’or de Loulo</a>, dans l’ouest malien, un modèle à contre-courant. L’entreprise — un géant sud-africain — a mis en place un système interne de gestion des plastiques. Elle expérimente des bioplastiques à base de déchets agricoles. 40 % de réduction de l’usage classique. Mohamed Keïta, directeur adjoint du pôle environnemental, ne mâche pas ses mots : « <em>On ne peut pas attendre que l’État légifère. Il faut agir.</em> »</p>



<p>Ici, la politique écologique devient stratégie économique. Et moyen de communication.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-entre-paves-et-diplomatie-verte"><strong>Un avenir ? Entre pavés et diplomatie verte</strong></h3>



<p>Les signaux d’espoir ? À Bamako, des <a href="https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/">start-up transforment les plastiques en pavés écologiques</a>. À raison de cinq tonnes recyclées par mois, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais elle existe. À Abuja, le programme WACA promet 200 millions de dollars pour des alternatives régionales. Et à Ouagadougou, une timide réflexion transfrontalière commence à émerger.</p>



<p>La pollution plastique est un révélateur. Elle dit tout d’un État absent, d’institutions démunies, mais aussi d’une jeunesse créative et d’un tissu associatif résilient. Elle montre les limites de la souveraineté proclamée lorsqu’elle ne se traduit pas en capacité d’agir, de collecter, de recycler.</p>



<p>En ce 5 juin 2025, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel, célèbrent une souveraineté retrouvée. Mais le vrai combat, celui contre ce pétrole solidifié qui tue sans bruit, commence à peine.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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