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	<title>Archives des eau potable &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Aliments contaminés : l&#8217;Afrique paie le tribut le plus lourd d&#8217;une crise mondiale silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un rapport de l’OMS publié en juin 2026, les aliments contaminés provoquent 866 millions de maladies et 1,5 million de décès chaque année. L’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont les régions les plus touchées, notamment les enfants de moins de cinq ans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de l&rsquo;OMS publié le 4 juin 2026 chiffre pour la première fois avec précision l&rsquo;ampleur des maladies d&rsquo;origine alimentaire : 866 millions de cas et 1,5 million de morts chaque année dans le monde. L&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est concentrent à elles seules près des trois quarts des malades et 60 % des décès. Un signal d&rsquo;alarme qui appelle des politiques de sécurité alimentaire urgentes sur le continent.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque repas est une loterie. C&rsquo;est, ramené à l&rsquo;essentiel, ce que dit le rapport de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé publié ce 4 juin 2026, à trois jours de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. Les chiffres sont vertigineux : dans le monde, les aliments contaminés ou insalubres provoquent chaque année environ 866 millions de maladies et 1,5 million de décès. Des chiffres longtemps sous-estimés, faute de données nationales suffisantes — et que cette nouvelle analyse, la plus exhaustive jamais réalisée, permet enfin de quantifier avec précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a passé au crible 42 dangers d&rsquo;origine alimentaire — bactéries, virus, parasites, métaux lourds, substances chimiques — dans 194 pays, sur la période 2000-2021. Le verdict est sans appel : si le fardeau total des maladies d&rsquo;origine alimentaire a diminué depuis 2000, d&rsquo;importantes inégalités régionales persistent. Et l&rsquo;Afrique figure parmi les régions les plus exposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Afrique en première ligne : une crise d&rsquo;équité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le continent africain, ce rapport n&rsquo;est pas une surprise — c&rsquo;est une confirmation documentée d&rsquo;une réalité vécue au quotidien par des millions de familles. L&rsquo;OMS est explicite : l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est représentent à elles seules près des trois quarts des maladies d&rsquo;origine alimentaire et 60 % des décès mondiaux liés à la consommation d&rsquo;aliments insalubres. Une surreprésentation écrasante, qui reflète des inégalités structurelles profondes dans l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, à l&rsquo;assainissement, aux systèmes de conservation des aliments et aux soins de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une question de pratiques culturelles ou d&rsquo;insuffisances individuelles. C&rsquo;est une question de systèmes : des chaînes alimentaires insuffisamment contrôlées, des marchés où la chaîne du froid est absente, des réglementations alimentaires peu appliquées, une surveillance épidémiologique fragmentée. Les populations les plus touchées sont les moins équipées pour se défendre contre une menace qu&rsquo;elles ne voient pas — les bactéries invisibles dans la viande avariée, les métaux lourds dans le poisson, les parasites dans l&rsquo;eau de boisson.&nbsp;<em>« La sécurité alimentaire n&rsquo;est pas une question abstraite : elle concerne chaque repas, chaque famille, chaque jour. Pour la première fois, les pays disposent de leurs propres données pour identifier les zones les plus touchées. »</em>, a déclaré&nbsp;Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l&rsquo;OMS.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enfants africains : les premières victimes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport réserve ses données les plus alarmantes aux enfants de moins de cinq ans. Ce groupe d&rsquo;âge, qui ne représente que 9 % de la population mondiale, supporte près d&rsquo;un tiers de l&rsquo;ensemble des maladies d&rsquo;origine alimentaire. Les jeunes enfants courent trois fois plus de risques de tomber malades à cause d&rsquo;aliments contaminés que les adultes. Et pour eux, la diarrhée — l&rsquo;une des manifestations les plus fréquentes — peut être mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le danger ne s&rsquo;arrête pas à la survie immédiate. L&rsquo;exposition au méthylmercure et au plomb présents dans certains aliments peut nuire durablement au développement cérébral de l&rsquo;enfant, entraînant des troubles neurologiques et des déficiences intellectuelles permanentes. Des générations entières d&rsquo;enfants africains peuvent être affectées dans leurs capacités cognitives par ce qu&rsquo;ils mangent — non pas parce qu&rsquo;ils mangent mal, mais parce que les aliments disponibles ne sont pas suffisamment contrôlés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les métaux lourds : la menace invisible qui tue le plus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les risques biologiques — bactéries, virus, parasites — causent la grande majorité des maladies (860 millions de cas), c&rsquo;est paradoxalement l&rsquo;exposition aux substances chimiques qui est responsable de la majorité des décès. En 2021, les risques chimiques ont été à l&rsquo;origine de 73 % des décès liés aux aliments contaminés. L&rsquo;arsenic inorganique concentre 42 % de ces décès, le plomb 31 % — principalement parce que ces expositions augmentent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces métaux lourds pénètrent dans la chaîne alimentaire par des voies souvent liées à l&rsquo;activité industrielle et minière : contamination des sols et des nappes phréatiques, rejets industriels dans les cours d&rsquo;eau, pratiques agricoles non contrôlées. Dans des zones d&rsquo;exploitation minière artisanale — nombreuses en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale — la contamination au plomb et au mercure constitue une menace directe pour les populations riveraines. Une fois introduits dans la chaîne alimentaire, ces contaminants sont souvent impossibles à éliminer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coût économique : 647 milliards de dollars de productivité perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se limite pas aux conséquences sanitaires. Il chiffre également le coût économique de cette crise silencieuse : en 2021, les maladies d&rsquo;origine alimentaire ont entraîné une perte de productivité estimée entre 310 et 647 milliards de dollars par an selon la méthode de calcul retenue — le chiffre le plus élevé tenant compte des différences de coût de la vie entre pays. Pour des économies africaines déjà fragilisées par les crises sécuritaires, climatiques et financières, ce fardeau invisible représente un frein structurel au développement.&nbsp;<em>« Ce rapport est un signal d&rsquo;alarme, mais aussi une feuille de route. Les maladies d&rsquo;origine alimentaire persistent et sont aggravées par le changement climatique, qui accroît les risques de contamination, et par la résistance aux antimicrobiens, qui rend les infections plus difficiles à traiter. Chaque retard a des conséquences mortelles. »</em>, a expliqué&nbsp;Yuki Minato, responsable technique OMS pour la sécurité sanitaire des aliments, The Lancet Global Health,.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les gouvernements africains doivent faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se contente pas de mesurer — il prescrit. Pour les pays africains, les recommandations se déclinent à trois niveaux. En amont, prévenir la contamination à la source : meilleures pratiques agricoles, contrôles industriels plus stricts, réglementation environnementale renforcée autour des sites miniers et industriels. En milieu de chaîne, améliorer l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement, généraliser les bonnes pratiques de conservation et de transformation des aliments — pasteurisation, chaîne du froid, hygiène des marchés. En aval, renforcer la surveillance épidémiologique et l&rsquo;accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS appelle à une approche dite «&nbsp;<em>Une seule santé</em>&nbsp;» — intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale — pour faire face à des menaces dont la complexité dépasse les cloisonnements sectoriels habituels. Santé, agriculture, environnement, commerce : les ministères doivent travailler ensemble, s&rsquo;appuyer sur les nouvelles données nationales disponibles pour cibler leurs interventions, et investir dans la surveillance comme dans la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin 2026, résume l&rsquo;enjeu avec une économie de mots qui dit tout : «&nbsp;<em>Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous.</em>&nbsp;» Pour l&rsquo;Afrique, qui supporte une part disproportionnée de ce fardeau, le chemin des solutions passe par des investissements politiques et financiers que les données de l&rsquo;OMS rendent désormais impossibles à ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de WaterAid révèle la réalité de l'accouchement sans eau. Découvrez les enjeux critiques pour la santé des femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18&nbsp;mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5&nbsp;millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-sanitaire-evitable-mais-meurtriere"><strong>Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les 16&nbsp;pays étudiés par le rapport, environ 112 000&nbsp;femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144&nbsp;fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-maternites-indignes-et-dangereuses"><strong>Des maternités indignes et dangereuses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant&nbsp;: toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-simple-et-peu-couteuse"><strong>Une solution simple… et peu coûteuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04&nbsp;dollar par habitant et par an dans les pays concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5&nbsp;millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500&nbsp;décès chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes&nbsp;: soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-de-dignite-et-de-volonte-politique"><strong>Une question de dignité et de volonté politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle&nbsp;: l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique</em> », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe&nbsp;: encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Ils vont contribuer autrement » : quand les mauvais payeurs d’eau sont réquisitionnés pour travaux d’intérêt général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 21:18:41 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) adapte ses stratégies suite à une crise des paiements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à une accumulation d’arriérés de paiement, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) mobilise la brigade Laabal, une unité mixte de Forces de sécurité et de défense, afin de contraindre les débiteurs à s’acquitter de leurs factures. Une décision qui illustre la gravité de la crise financière du service public de l’eau et suscite déjà débats et interrogations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, la question de l’accès à l’eau potable se double désormais d’un enjeu de discipline financière. L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a annoncé être confronté à près de 35 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement liés aux factures d’eau, d’assainissement et à certains travaux réalisés pour des particuliers et des entreprises. Un montant jugé « <em>critique</em> » par la direction de l’établissement public, qui évoque une situation susceptible de compromettre la continuité même du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Idrissa Sourabié, directeur général de l’ONEA, le niveau des créances impayées enregistré au 31 janvier 2026 « <em>fragilise la trésorerie de l’Office, ralentit les investissements et menace la qualité du service public d’approvisionnement en eau potable </em>». Dans un contexte où les besoins en infrastructures hydrauliques restent immenses, cette asphyxie financière est perçue comme un risque majeur pour les populations urbaines et périurbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-brigade-laabal-appelee-a-la-rescousse"><strong>La brigade Laabal appelée à la rescousse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette situation, l’ONEA a décidé de s’appuyer sur la brigade Laabal, une unité mixte composée de Forces de sécurité et de défense, créée pour renforcer l’ordre, la discipline et le civisme dans l’espace public. Sa mission est d’accompagner les campagnes de sensibilisation et d’accélérer le recouvrement des créances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message adressé aux débiteurs est sans équivoque. Ils disposent d’un délai d’une semaine pour régulariser leur situation. « <em>Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général </em>», a averti le lieutenant Franck Octave Kabré, commandant de la brigade Laabal. « <em>Ils vont contribuer, d’une autre manière, à construire le pays et payer leurs factures </em>», a-t-il ajouté, soulignant la volonté des autorités de transformer la contrainte en participation civique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, l’ONEA précise que l’opération vise en priorité les gros débiteurs ainsi que les créances pour lesquelles les procédures classiques – relances administratives, coupures d’eau ou négociations – n’ont pas donné de résultats probants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-civisme-et-contrainte"><strong>Entre civisme et contrainte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONEA rappelle que l’eau potable est un service stratégique, au cœur des politiques de santé publique et de développement. La dégradation de sa situation financière pourrait retarder des projets essentiels, notamment l’extension des réseaux, la maintenance des installations et l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mobilisant la brigade Laabal, les autorités burkinabè entendent réaffirmer que le paiement des services publics relève du civisme et de la responsabilité collective. Cette opération de recouvrement, annoncée comme ciblée et progressive, sera donc observée de près.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ONEA, l’enjeu est de récupérer une partie des 35 milliards de FCFA dus afin de préserver un service vital. Pour les autorités, il s’agit aussi de restaurer une culture du paiement et de la responsabilité civique. Reste à savoir si cette approche, mêlant sensibilisation et contrainte sécuritaire, permettra de résoudre durablement cette situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coopération humanitaire : le CICR consolide son partenariat avec les autorités maliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:24:13 +0000</pubDate>
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<p>Le CICR, grâce à sa coopération humanitaire, travaille depuis plus de soixante ans pour aider les populations vulnérables au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la persistance du conflit armé et à la fragilisation des services essentiels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce et adapte son action humanitaire au Mali. En 2025, l’organisation a soutenu plusieurs centaines de milliers de personnes dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la protection, tout en misant sur la résilience des communautés et la promotion du droit international humanitaire dans les régions les plus affectées par l’insécurité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent au Mali depuis plus de soixante ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit et adapte son action humanitaire dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, la pression sur les services publics essentiels et la vulnérabilité accrue des populations civiles. En 2025, ses interventions ont concerné plusieurs centaines de milliers de personnes, principalement dans le Centre et le Nord du pays, selon le<em> Bulletin d’information annuel 2025 </em>du CICR que nous avons consulté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soins-aux-blesses-et-appui-aux-structures-hospitalieres-locales"><strong>Soins aux blessés et appui aux structures hospitalières locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de la santé, le CICR a continué de soutenir les hôpitaux régionaux de Gao et Mopti ainsi que les centres de santé de référence de Kidal et Ménaka, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social. Ce dispositif, combinant équipes médicales, fourniture de médicaments et réhabilitation d’infrastructures, a permis la prise en charge de plus de 24 000 patients en 2025, dont près de 14 000 blessés et cas d’urgence entièrement pris en charge par l’organisation .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les zones les plus touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires bénéficient également d’un appui médical et logistique, couvrant les besoins de plus de 220 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’action du CICR s’étend aussi à la réhabilitation physique et à l’insertion sociale des personnes handicapées. En appuyant le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali et ses antennes régionales, ainsi que le Centre Père Bernard Verspieren à Bamako, l’organisation a permis à plus de 4 500 patients de bénéficier de soins de réadaptation en 2025. La même année, l’inauguration du Centre d’excellence en sciences des orthèses et prothèses a marqué une étape majeure vers l’autonomie nationale dans la formation de spécialistes maliens et africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aide-alimentaire-et-biens-essentiels-pour-les-populations-deplacees"><strong>Aide alimentaire et biens essentiels pour les populations déplacées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux urgences humanitaires, le CICR a également déployé une assistance alimentaire et matérielle au profit des populations déplacées ou vulnérables. En 2025, près de 23 000 ménages, soit plus de 137 000 personnes, ont reçu une aide alimentaire, tandis que plus de 60 000 personnes ont bénéficié de biens ménagers essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’organisation investit dans la résilience et l’autosuffisance des ménages affectés par le conflit. Vaccination du cheptel, appui à la production agricole, projets de maraîchage et initiatives microéconomiques ont permis de soutenir plus de 75 000 ménages en 2025. Ces actions visent à réduire la dépendance à l’aide d’urgence et à renforcer les capacités locales dans les zones où les conditions sécuritaires le permettent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès à l’eau potable constitue un autre axe central de l’intervention du CICR. En partenariat avec les services nationaux et régionaux de l’hydraulique, près de 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités en 2025, au bénéfice de plus de 160 000 personnes. La solarisation de nombreuses infrastructures de santé et d’eau a par ailleurs contribué à sécuriser l’accès aux services essentiels dans des zones exposées aux ruptures d’approvisionnement énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-2026-maintenir-les-services-essentiels-malgre-l-instabilite"><strong>Cap sur 2026 : maintenir les services essentiels malgré l’instabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de la protection, le CICR poursuit ses visites aux personnes privées de liberté, conformément à l’accord signé avec l’État malien. En 2025, 83 visites ont été menées dans 13 lieux de détention, avec un suivi particulier des personnes arrêtées en lien avec le conflit. L’organisation facilite également le rétablissement des liens familiaux : plus de 22 000 appels téléphoniques ont permis à des familles séparées de renouer le contact, et plusieurs réunifications ont été réalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, fidèle à son mandat, le CICR intensifie la promotion du droit international humanitaire, notamment auprès des Forces armées maliennes, des porteurs d’armes et des acteurs judiciaires. En 2025, plus de 800 militaires ont été formés, tandis que des milliers de personnes ont été sensibilisées aux principes humanitaires à travers le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, le CICR annonce la poursuite de ses activités au Mali, avec près de 458 collaborateurs, dont 58 internationaux, et une priorité donnée à la continuité des services essentiels, dans un environnement humanitaire de plus en plus contraint. Présente sur l’ensemble du territoire aux côtés de la Croix-Rouge malienne, l’organisation entend maintenir une action impartiale, neutre et indépendante, au plus près des populations affectées par le conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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<p>Le programme ambitieux de résilience hydrique au Mali vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les régions vulnérables du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retards-inquietants-dans-la-mise-en-oeuvre"><strong>Des retards inquiétants dans la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « <em>Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-assainissement-et-climat-un-defi-structurel"><strong>Eau, assainissement et climat : un défi structurel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « <em>analyse approfondie des documents</em> » et à formuler des recommandations « <em>pertinentes</em> » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « <em>Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations </em>», a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé mondiale : pourquoi des millions d’êtres humains défèquent encore dehors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Un tiers d'un milliard de personnes pratiquent la défécation à l'air libre. Apprenez pourquoi ce problème persiste sur notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un chiffre que l’on croyait relégué aux archives d’un autre âge&nbsp;: 354&nbsp;millions d’êtres humains défèquent encore chaque jour à l’air libre. Derrière ce constat brutal, l’aveu d’un échec planétaire&nbsp;: l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, promesse des Nations unies, s’éloigne inexorablement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les statistiques, lorsqu’elles se glacent, valent parfois mieux qu’un reportage. Une personne sur vingt-cinq, sur cette planète en 2025, n’a d’autre choix que de s’accroupir à ciel ouvert pour se soulager. Dans un monde saturé de discours sur la modernité numérique et la conquête spatiale, cette réalité nue dit tout. L’humanité avance, mais laisse derrière elle des centaines de millions de corps dans la poussière, l’eau souillée et l’humiliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié le 26&nbsp;août est sans appel. Malgré quelques progrès, la défécation à l’air libre concerne encore 354&nbsp;millions de personnes. En 2015, elles étaient 429&nbsp;millions. La baisse est réelle, mais lente, trop lente. Chaque latrine construite, chaque puits protégé, semble immédiatement rattrapé par l’explosion démographique, l’urbanisation sauvage, les guerres qui détruisent, et les États qui promettent plus qu’ils n’agissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-autant-que-de-sante"><strong>Un enjeu de dignité autant que de santé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les chiffres, il y a les conséquences telles que les diarrhées mortelles pour les enfants, la contamination des nappes phréatiques, les maladies hydriques qui continuent de tuer en silence. L’OMS rappelle que l’eau potable et l’assainissement ne sont pas des privilèges, mais des droits humains fondamentaux. Pourtant, le monde s’accommode d’un paradoxe. Alors que l’on parle d’intelligence artificielle et de voitures autonomes, des villages entiers vivent encore dans une promiscuité où les excréments sont à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à ciel ouvert est aussi une question de dignité. Pour les femmes et les jeunes filles, la situation est doublement violente&nbsp;: contrainte de s’isoler à l’aube ou à la nuit tombée pour échapper aux regards, elles s’exposent aux agressions sexuelles. Et pendant leurs règles, l’absence de toilettes adaptées devient un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire et sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-loin-des-promesses-de-2030"><strong>Loin des promesses de 2030</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2015, près d’un milliard et demi d’êtres humains ont gagné un accès à des installations sanitaires améliorées. Mais l’ONU l’admet aujourd’hui. Au rythme actuel, l’objectif d’un accès universel en 2030 est devenu « <em>de plus en plus hors de portée</em> ». La formule est diplomatique ; la réalité est plus crue. Il est en train de glisser entre les doigts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de pays ayant éliminé la défécation à l’air libre est passé de 142 à 154. Une avancée, certes, mais qui laisse encore des millions dans la boue. Pour Cecilia Scharp, directrice du programme WASH à l’Unicef, le verdict est sans appel&nbsp;: « <em>Lorsque les enfants n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, leur santé, leur éducation et leur avenir sont menacés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-miroir-de-nos-inegalites"><strong>Un miroir de nos inégalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la défécation à ciel ouvert est plus qu’un problème sanitaire. C’est le symbole extrême des inégalités mondiales. D’un côté, une humanité connectée, qui s’inquiète de savoir si son smartphone est étanche. De l’autre, des millions de familles qui se demandent où soulager un enfant sans le condamner à une infection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à l’air libre n’est pas seulement un scandale de santé publique. C’est un scandale politique, celui d’un monde qui, malgré ses milliards de dollars de croissance et ses sommets internationaux, tolère encore que des centaines de millions de ses citoyens vivent comme si la promesse de dignité n’avait jamais existé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pollution de l’eau : le SUTEELEC et ses partenaires tirent la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:11:21 +0000</pubDate>
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<p>Le SUTEELEC alerte sur la pollution de l’eau au Mali. Apprenez-en plus sur cette problématique cruciale pour l'environnement.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Eau et de l’Électricité (SUTEELEC), en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, a tenu un point de presse le samedi 2 août 2025 dans les locaux de la SOMAGEP-SA à Djikoroni Para. Cette rencontre avait pour but d’alerter les autorités et la population sur la dégradation préoccupante de la qualité des cours d’eau au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les participants figuraient notamment la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», le Syndicat Malien du Commerce et des Mines (SYMACOM), DJAMANA KOLOCHI TONBA, l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la Coalition Nationale pour la Sauvegarde du Fleuve Niger (CNSFN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Bocar Témé, secrétaire général du SUTEELEC, a dénoncé une pollution croissante des eaux due notamment au dragage illégal et à l’orpaillage. Il a expliqué que la turbidité, ou trouble de l’eau, est bien plus élevée qu’avant, et ce, même hors saison de pluie. «&nbsp;<em>Nos cours d’eau sont en train de mourir à petit feu, leur qualité diminue de manière alarmante&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-situation-preoccupante-pour-la-sante-et-l-economie"><strong>Une situation préoccupante pour la santé et l’économie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dégradation affecte gravement plusieurs secteurs vitaux notamment l’approvisionnement en eau potable, la production hydroélectrique, la pêche, et même la santé publique des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent également à la conférence, Ernest Dembélé, coordonnateur national de la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», a rappelé que ce problème n’est pas nouveau. Il a évoqué la conférence de presse organisée le 12 février 2025, lors de laquelle plusieurs recommandations avaient déjà été formulées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Dembélé a notamment insisté sur la nécessité de faire respecter le Code minier de 2023 qui interdit le dragage dans les cours d’eau. Il a souligné que si des machines de dragage ont récemment été saisies et détruites à Kangaba, ce type d’actions doit être renforcé et généralisé sur tout le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coordonnateur national de la Coalition Malienne « <em>Publiez Ce Que Vous Payez</em> » a aussi alerté sur l’utilisation illégale de pesticides dangereux, importés malgré les interdictions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-generale"><strong>Un appel à la mobilisation générale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont tous insisté sur le fait que la sauvegarde des cours d’eau est une responsabilité collective. Il ne s’agit pas seulement d’un combat des syndicats ou des autorités, mais de celui de toute la population, des collectivités et des acteurs économiques. Sans une eau propre, la vie elle-même est menacée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clore la conférence, plusieurs slogans ont été rappelés. «&nbsp;<em>L’eau, c’est la vie », « Protégeons nos cours d’eau » et « Sauvons le fleuve, sauvons le Mali</em>&nbsp;». Ces mots résonnent comme un appel vibrant à l’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali 2040 : Bamako, capitale tentaculaire ou ville durable ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 08:16:10 +0000</pubDate>
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<p>Bamako fait face à une urbanisation galopante. Examinez les risques et les solutions pour une croissance urbaine maîtrisée.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous l’effet d’une démographie galopante et d’un exode rural massif, Bamako étouffe sous le poids de ses propres défis : logements précaires, services saturés, congestion chronique, accès limité à l’eau et à l’énergie. Entre risques de chaos urbain et espoir d’une renaissance maîtrisée, la capitale malienne se trouve à la croisée des chemins. Analyse et perspectives.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues saturées de Bamako, entre les klaxons assourdissants des taxis-motos, les montagnes d’ordures à ciel ouvert et les files interminables devant les bornes-fontaines, une question s’impose : la capitale malienne peut-elle encore maîtriser sa propre croissance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 3,18 millions d’habitants en 2025 et un taux d’expansion urbaine de 3,6 % par an, Bamako s’impose comme l’une des métropoles les plus dynamiques du continent. Une ville qui grossit plus vite qu’elle ne s’organise, qui attire plus qu’elle n’intègre, et qui menace de devenir, faute de vision à long terme, un cauchemar urbain ingérable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-du-paradoxe-malien"><strong>Bamako, capitale du paradoxe malien</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est là, criant. Capitale administrative, poumon économique et vitrine politique du Mali, Bamako concentre à elle seule les espoirs d’un pays en quête de souveraineté économique et de stabilité politique. Mais derrière l’image d’une ville en mouvement se cache une réalité plus amère : un urbanisme anarchique, un foncier spéculatif, une mobilité urbaine asphyxiée et des services sociaux à bout de souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 12 000 habitants au kilomètre carré, des quartiers entiers sans accès régulier à l’eau potable, une gestion des déchets défaillante, des hôpitaux et des écoles débordés par une demande qu’ils ne peuvent plus satisfaire. Les zones périphériques, englouties par l’urbanisation sauvage, s’étendent comme une tache d’huile, sans infrastructures viables ni planification sérieuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-ville-embouteillee-le-temps-suspendu"><strong>La ville embouteillée, le temps suspendu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, se déplacer est devenu un luxe. Les embouteillages quotidiens paralysent la ville. Des heures perdues dans les bouchons, une pollution record, un stress urbain permanent. La mobilité, pourtant moteur de toute activité économique, est devenue le talon d’Achille d’une capitale en panne d’infrastructures modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où sont passés les projets de tramway ou de bus rapides ? Les autorités locales promettent depuis des années une refonte du système de transport. Mais sur le terrain, rien ne bouge vraiment. Le tout-moto et les taxis vétustes continuent de régner en maîtres dans une ville qui semble condamnée à marcher au ralenti.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-eau-et-le-logement-des-urgences-vitales"><strong>L’eau et le logement, des urgences vitales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre bombe à retardement s’appelle l’eau. Malgré la proximité du fleuve Niger, l’or bleu se fait rare. Des quartiers entiers survivent grâce à quelques forages ou bornes-fontaines souvent en panne. Pendant ce temps, les promoteurs immobiliers continuent de bétonner sans que les réseaux d’eau et d’électricité ne suivent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le logement est devenu un casse-tête. Le développement informel s’étend, faute de programmes massifs de logements sociaux. Des lotissements anarchiques fleurissent sans services publics, sans écoles, sans centres de santé. Résultat : une précarité urbaine qui alimente les frustrations sociales et les inégalités.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bamako-2040-capitale-du-chaos-ou-modele-de-renaissance"><strong>Bamako 2040 : capitale du chaos ou modèle de renaissance ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce tableau inquiétant, Bamako est à la croisée des chemins. Soit la capitale bascule définitivement dans l’ingouvernabilité urbaine, avec toutes les conséquences sociales, économiques et sécuritaires que cela implique. Soit elle amorce une révolution silencieuse, fondée sur une planification stratégique, une gouvernance locale renforcée et des investissements massifs dans les infrastructures de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition, conscientes du défi, ont amorcé des efforts notables : électrification solaire des centres de santé, construction de forages dans les quartiers défavorisés à travers les œuvres sociales du président Goïta, réformes en cours du foncier urbain. Mais la route reste longue. Le futur de Bamako ne se joue pas seulement dans les conseils des ministres ou les conférences internationales. Il se joue dans les quartiers, sur les marchés, dans les transports, dans l’accès à l’eau, à l’éducation, à la santé. Les œuvres sociales du président de la transition sont alors à ce point de vue une bouffée d’oxygène.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2040, Bamako pourrait devenir une capitale résiliente, connectée, verte et inclusive. Ou sombrer dans le chaos urbain, victime de ses propres contradictions. Pour cela, il faut oser une rupture : mettre fin au laisser-faire, engager une vraie planification urbaine, et faire de Bamako non plus une ville qui subit sa croissance, mais une ville qui la maîtrise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps presse. Le compte à rebours a déjà commencé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dogobala : l’eau jaillit, la vie renaît</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>L’inauguration de deux nouveaux forages à Dogobala et Moribabougou, issus des œuvres sociales du Président de la Transition, le mardi 11 mars 2025, vient soulager les populations en leur offrant un accès vital à l’eau potable, dans un élan de solidarité et de développement communautaire.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’inauguration de deux nouveaux forages à Dogobala et Moribabougou, issus des œuvres sociales du Président de la Transition, le mardi&nbsp;11&nbsp;mars 2025, vient soulager les populations en leur offrant un accès vital à l’eau potable, dans un élan de solidarité et de développement communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mardi matin, Dogobala Koulouba s’est réveillé sous un ciel clément, bercé par une brise légère après une nuit pluvieuse. Une atmosphère idéale pour un événement marquant&nbsp;: l’inauguration du 404&nbsp;ᵉ forage réalisé dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition. Au cœur du village, un imposant château d’eau vert se dresse désormais, symbole d’un changement tant attendu. Fini le temps où les habitants devaient puiser l’eau au pied des rochers avoisinants. Aujourd’hui, une source d’eau potable jaillit, promettant un quotidien plus serein, notamment pour les femmes qui, jusque-là, parcouraient de longues distances à la recherche de cette ressource vitale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De l’eau des rochers à l’eau du château</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’alors, les femmes de Dogobala parcouraient en effet des kilomètres, portant sur leur tête des bassines pleines d’eau recueillie entre les crevasses des rochers. Ce matin, un château d’eau vert trône au milieu du village. Il remplace ces sources capricieuses et vient soulager un quotidien de labeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une atmosphère empreinte de gratitude et d’espoir, l’équipe des œuvres sociales, dirigée par Aguibou DEMBELE, Conseiller spécial du Président de la Transition, a procédé à la coupure du ruban, sous des applaudissements nourris et des chants traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de village, Gaoussou Coulibaly, par la voix de son représentant, a exprimé son soulagement :<em>« Ces autorités sont celles qui vont libérer ce pays des mains de l’ennemi. Nous ne devons pas être nos propres adversaires. Elles sont un don de Dieu, et nous devons les soutenir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, le patriarche Gaoussou Coumaré, ému, a déclaré&nbsp;:&nbsp;<em>« Vous nous offrez la vie, ici-bas et dans l’au-delà. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, principales bénéficiaires de cette infrastructure vitale, n’ont pas caché leur joie. Diarafa Dembélé, leur porte-parole, a décrit leur quotidien éreintant&nbsp;:&nbsp;<em>« Ici, les femmes se réveillent avant l’aube pour chercher de l’eau et ne rentrent qu’au coucher du soleil. Ce forage est une bénédiction. Nous espérons en voir d’autres. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’engagement des autorités locales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maire de la commune de Moribabougou, Issa Diallo, a salué l’initiative et rappelé que ce forage n’était pas la première réalisation des œuvres sociales dans sa circonscription. Il a renouvelé son engagement à accompagner les actions du Président de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la jeunesse locale a, pour sa part, exprimé des doléances en faveur de nouvelles initiatives&nbsp;: un centre de santé, des projets générateurs de revenus et des écoles pour assurer un avenir meilleur aux jeunes de Dogobala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Imam Hamma Traoré a insisté sur l’importance spirituelle de cet ouvrage&nbsp;:&nbsp;<em>« L’eau, c’est la vie. Ce forage, installé à côté de la mosquée, nous permettra enfin d’avoir de l’eau pour les ablutions. C’était un véritable défi jusque-là. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cap sur Moribabougou&nbsp;: une nouvelle source de vie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après Dogobala, la délégation s’est rendue à Moribabougou pour inaugurer le 405e&nbsp;forage des œuvres sociales présidentielles. Là encore, la joie était au rendez-vous. Le représentant du Maire a souligné la diversité des actions entreprises par l’État, qui touchent toutes les régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette commune non desservie par la SOMAGEP, où l’accès à l’eau repose essentiellement sur des forages individuels, cette installation arrive à point nommé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En cette période de saison chaude où l’eau se raréfie, ce forage est une aubaine. Mais il est impératif que la population s’organise pour assurer son entretien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, premières touchées par la corvée d’eau, ont plaidé pour la multiplication de ces infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aguibou Dembélé, tout en faisant le bilan des nombreuses réalisations des œuvres sociales (forages, kits alimentaires, centres de dialyse équipés de panneaux solaires), a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces infrastructures&nbsp;:&nbsp;<em>« Dans certaines localités, les bénéficiaires ont mis en place un système d’entretien qui leur a permis de multiplier les forages. Il est important que de telles initiatives se répètent. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des discours, ces forages témoignent d’une action qui touche au quotidien des Maliens. L’eau coule désormais à Dogobala et Moribabougou, apportant avec elle une promesse de jours meilleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Installation de forages au Mali : le président de la transition donne espoir aux laissés-pour-compte </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 May 2022 21:41:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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<p>Les œuvres sociales du président de la transition contribuent au rapprochement des administrateurs aux administrés et à l’instauration de la confiance entre eux. Elles donnent également de l'espoir aux laissés-pour-compte.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les œuvres sociales du président de la transition contribuent au rapprochement des administrateurs aux administrés et à l’instauration de la confiance entre eux. Elles donnent également de l&rsquo;espoir aux laissés-pour-compte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit le plus souvent d&rsquo;un petit geste pour donner du sourire à ceux qui se sont crus oubliés par la République ou « laissés-pour-compte », pour reprendre une expression de <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;ved=2ahUKEwjbx9XC--T3AhURz4UKHW-OBY4QFnoECAYQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FJacques_Ranci%25C3%25A8re&amp;usg=AOvVaw01gc0GH1lnpadFsGV_66WK" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacques Rancière</a>. Dans certaines localités du Mali, frontalières avec des pays voisins comme la Guinée, le Burkina Faso ou encore la Mauritanie, depuis des décennies, les populations souffrent d’une crinière de problèmes, dont le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;ved=2ahUKEwiJ_6TY--T3AhWxy4UKHXBxDNIQFnoECAQQAw&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.solidarites.org%2Ffr%2Feau-hygiene-assainissement%2Fleau-sahel-entre-conflit-secheresse-demographie-galopante%2F%23%3A~%3Atext%3DL%27eau%2520se%2520fait%2520de%2Cles%2520conflits%2520ou%2520l%27ins%25C3%25A9curit%25C3%25A9.&amp;usg=AOvVaw3DXH9Oqvoavij7_u9m2M42" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manque d&rsquo;accès à l’eau potable</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le dit si bien <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;ved=2ahUKEwi8j7P0--T3AhUJ8BoKHRCpCssQFnoECCcQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr%2Fdisparitions%2Farticle%2F2020%2F07%2F28%2Fl-avocate-gisele-halimi-defenseuse-passionnee-de-la-cause-des-femmes-est-morte_6047506_3382.html&amp;usg=AOvVaw0ir90gzBskJvPx5Ybd_y9A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gisèle Halimi</a>, militante des droits de l’homme : « <em>Sans une étincelle d&rsquo;espérance, même vague, l&rsquo;homme sort de la vie avant même de mourir</em> ». C’est ce qu&rsquo;a compris le colonel Assimi Goïta. Grâce à ses œuvres sociales, issues de son fonds de souveraineté, beaucoup de laissés-pour-compte ont bénéficié d&rsquo;une infrastructure d&rsquo;eau potable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un seul bateau&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/563531873666309/posts/5558468284172618/?app=fbl" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Woloko</a>, dans la région de Kayes, plus précisément le cercle de Kéniéba, est situé à 4 km de la Guinée Conakry. Dans ce village, en pleine forêt et disposant uniquement de sentiers servant de passages pour les orpailleurs qui se rendent aux nombreuses mines à ciel ouvert, une délégation dépêchée par le président Goita s&rsquo;est rendue, le 12 mai pour inaugurer un forage d’eau. Un ouvrage d&rsquo;une grande capacité qui est doté d&rsquo;un système d&rsquo;alimentation solaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La joie était immense et les revendications moindres. Car <a href="https://saheltribune.com/tribune-politique-eau-nous-sommes-grands-criminels/">l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable </a>était un rêve pour les habitants de ce hameau, selon Alpha Oumar Baïllo Diallo, maire de la commune de Fraba,  où relève Woloko. Cette communauté parle une langue très proche de celle des Sossos. </p>



<p class="wp-block-paragraph">A <a href="https://www.facebook.com/563531873666309/posts/5552763208076459/?app=fbl" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonky</a>, dans la  commune du Kaarta, situé à 110 km de la ville de Kita, un forage a également été installé. Les populations de cette zone n’ont pas manqué de faire savoir que cet ouvrage est une première dans leur village. Cette absence d’infrastructure hydraulique s’explique notamment par un problème de voie d&rsquo;accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rallier Sonky, avec une population à plus de 3000 habitants, à  partir de Kita, c&rsquo;est une voie caillouteuse, avec de la poussière et des trous à affronter. Une aventure qui peut durer au moins 3 h. Cette supplice, la conseillère spéciale et sa délégation l&rsquo;a subie en vue de <a href="https://saheltribune.com/oeuvres-sociales-a-kita-au-mali-la-communaute-chretienne-beneficie-de-deux-forages-deau/">donner à boire à des Maliens</a> et les rassurer que nul ne sera oublié dans le processus de la refondation. Comme elle aime à le dire : « <em>Tous les Maliens sont dans le même bateau »</em>. Alors chacun a intérêt que le bateau ne chavire pas. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rêve devenu réalité&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">A la frontière mauritanienne, certains villages avaient envisagé un changement d&#8217;emplacement en raison du problème d&rsquo;accès à l’eau potable. C&rsquo;est le cas de Leegayelsow, à 1 km de la Mauritanie, dans le cercle de Yélimané. Une fois dans cette zone, le réseau «&nbsp;<em>Malitel vous souhaite un bon voyag</em>e&nbsp;». Pour avoir accès à l’eau potable dans ce village, les femmes parcouraient&nbsp; trois kilomètres, selon Abdoulaye Sow,&nbsp; chef du village de Leegayelsow. «&nbsp;<em>Aujourd&rsquo;hui, notre rêve est devenu une réalité grâce au colonel Assimi Goïta</em>&nbsp;», s&rsquo;est-il réjoui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette problématique d&rsquo;accès à l’eau potable existait également à Sigeige, village situé à 5 km  de la Mauritanie, dans la région de Kayes. Durant les 20 dernières années, une fois l&rsquo;hivernage terminé, les populations se déplaçaient à la recherche de points d&rsquo;eau potable. Cette année, avant l&rsquo;implantation de ce forage, issu du <a href="https://saheltribune.com/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations/">Fonds de souveraineté</a> du président de la transition, les habitants de Sigeige envisageaient de déguerpir, a expliqué Sidi Doucouré, maire de la commune de Gori.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président malien de la transition, à travers les œuvres sociales, donne de l’espoir aux laissés-pour-compte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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