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	<title>Archives des durée de la transition | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des durée de la transition | Sahel Tribune</title>
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		<title>Assimi Goïta ou l’art de gouverner le temps : le Mali réinvente sa Transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 22:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La promulgation de la loi n°2025-029 marque un tournant historique pour le Mali. Explorez ses enjeux et ses implications.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>En promulguant la loi n°2025-029 portant révision de la Charte de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a envoyé un message limpide : la refondation du Mali n’est pas une course contre la montre, mais une marche vers la stabilité. Et pour qui veut reconstruire un pays trahi par trois décennies d’errance démocratique, le temps n’est pas une contrainte, mais une condition.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le Palais de Koulouba, dans le calme des hautes murailles où se dessinent désormais les contours d’un nouveau Mali, le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, a promulgué la loi n°2025-029, entérinant la révision de la Charte de la Transition. Un acte souverain, décisif, que certains qualifieraient d’historique — tant il jette les bases d’un État qui, loin de se soumettre aux caprices de l’agenda international, prend en main son propre calendrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car oui, pour une fois — et peut-être pour la première fois depuis l’aube des conférences nationales — le Mali affirme qu’il ira à son rythme. Celui de la sécurité retrouvée, de la paix consolidée, d’une démocratie qui ne soit plus de façade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-ans-renouvelables-non-pas-un-blanc-seing-mais-un-contrat-de-responsabilite"><strong>Cinq ans renouvelables : non pas un blanc-seing, mais un contrat de responsabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux termes de la nouvelle Charte, le Président de la Transition exerce ses fonctions pour une durée de cinq ans, renouvelables autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que la pacification du pays soit effective. Une clause de reconduction conditionnée à l’accomplissement de la mission : restaurer l’autorité de l’État, sécuriser le territoire, refonder les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais attention : pas de présidence à vie ici, ni de manœuvre de captation. La loi elle-même le précise : la durée peut être écourtée dès lors que les conditions d’une élection transparente et apaisée sont réunies. Le pouvoir, au Mali version Goïta, n’est pas une fin, mais un moyen.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-lucide-et-ouverte"><strong>Une Transition lucide et ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation majeure : le droit à l’éligibilité. Contrairement aux transitions verrouillées d’antan, le Président de la Transition, les membres du Gouvernement et du CNT pourront se présenter aux futures élections générales, y compris à la présidentielle. Ce n’est ni une surprise, ni un scandale : pourquoi exclure ceux qui auront relevé le pays quand viendra l’heure des choix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un pari sur la continuité républicaine. Ceux qui auront restauré l’État doivent pouvoir le gouverner avec légitimité, si le peuple le décide. La démocratie ne se construit pas en punissant ceux qui agissent, mais en les confrontant, le moment venu, au verdict des urnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-unanimite-au-cnt-nbsp"><strong>L’unanimité au CNT&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte a été adopté à l’unanimité par les 131 membres du Conseil national de Transition lors de la séance plénière du 3 juillet 2025. Dans un pays où les divisions furent longtemps la norme, cette unanimité vaut plus que toutes les motions de soutien. Elle symbolise un alignement entre institutions et aspirations populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est bien là toute la force du projet porté par Assimi Goïta : refuser la précipitation, assumer la clarté, restaurer l’ordre, avant de passer la main.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-le-mali-en-sortir-grandi"><strong>Refonder le Mali, en sortir grandi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta, en bon stratège et homme de devoir, ne gouverne pas pour régner, mais pour redonner au Mali sa pleine souveraineté. La révision de la Charte de la Transition est à la fois un instrument de stabilité et un levier de transformation, dans un pays qui n’a que trop souffert des alternances précipitées, des élections bâclées, et des États sans autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit désormais de terminer ce qui a été commencé : la réforme de l’appareil judiciaire, la moralisation de la vie publique, la refonte de l’architecture institutionnelle, et la reconstruction du lien entre l’État et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde pressé, le Mali prend le temps d’écrire son avenir. Et si la Transition dure, c’est pour que le pays, lui, tienne debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : les Assises nationales fixées du 15 au 19 février pour tracer la transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 15:43:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assises nationales de la refondation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son processus de transition. Les autorités ont annoncé la tenue des Assises nationales du 15 au 19 février 2025, à Niamey. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son processus de transition. Les autorités ont annoncé la tenue des Assises nationales du 15 au 19 février 2025, à Niamey. L’objectif est d’élaborer un avant-projet de charte de la transition. Une initiative qui doit fixer la durée de cette transition et définir les règles du jeu politique pour les années à venir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite samedi par le ministre de l’Intérieur Mohamed Toumba, dans un courrier adressé aux gouverneurs, préfets et administrateurs locaux. Le même jour, le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, a nommé une Commission nationale chargée de conduire les travaux. Une vingtaine de personnalités, dont d’anciens ministres et des membres de la société civile, auront pour mission d’analyser les synthèses des Assises régionales et de formuler un avant-projet de charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le décret qui l’instaure, ce texte devra préciser la durée de la transition, la composition de ses organes et les modalités de désignation de leurs membres. Une étape clé pour la refonte institutionnelle du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, qui a renversé Mohamed Bazoum, les autorités nigériennes de la transition ont promis une transition limitée à trois ans. L’opinion publique et la communauté internationale scrutent donc ces Assises avec attention, espérant des garanties sur le retour à un régime civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Durée de la Transition : pourquoi le Mali ne peut pas se précipiter vers les élections</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 09:15:28 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la transition historique au Mali et son impact sur l'identité et l'avenir de la nation. Explorez les réformes et l'engagement du Colonel Assimi Goïta pour la souveraineté du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le sillage d’une transition historique, le Mali se trouve à une croisée des chemins, où le passé et l’avenir se rencontrent dans un dialogue continu sur l’identité et la trajectoire de la nation. Au cœur de ce dialogue se trouve le Colonel Assimi Goïta, dont la présidence a été marquée par une série de réformes salutaires et salvatrices ainsi qu’un engagement indéfectible envers la souveraineté du Mali et la libération du pays de décennies de gouvernance contestée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin officielle de la période de transition, le 26&nbsp;mars 2024, a laissé le Mali dans une situation unique, sans chronogramme défini pour la suite. Cependant, il est essentiel de reconnaitre que la priorité des autorités de transition n’a jamais été de se conformer aveuglément à un calendrier, mais plutôt d’assurer la libération totale du Mali et de restituer au pays sa souveraineté pleine et entière. Cet objectif se dresse comme un phare guidant leurs actions, éclairant le chemin vers un avenir où le Mali peut se tenir fier et indépendant sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-precipitation-ou-la-pression-d-interets-partisans"><strong>La précipitation ou la pression d’intérêts partisans</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces actions ont remis le Mali sur la carte internationale, lui redonnant son respect et sa dignité. Désormais, trois principes guident la politique publique malienne&nbsp;: le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Ces principes reflètent une détermination à rompre avec les pratiques du passé, où les partis politiques, souvent assoiffés de pouvoir, mettaient en péril le bien-être national au profit d’intérêts étriqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la transition n’est pas sans détracteurs. Des voix s’élèvent, tant au sein de la classe politique malienne que parmi certaines factions de la société civile, pour critiquer la prolongation de la période de transition et réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Ces appels, bien que légitimes dans une démocratie en quête de stabilité, ne doivent pas occulter les avancées notables réalisées en si peu de temps. Il s’avère crucial de reconnaitre que les enjeux auxquels le Mali est confronté ne peuvent être résolus dans la précipitation ou sous la pression d’intérêts partisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-aux-forces-vives-de-la-nation">Appel aux forces vives de la nation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence actuel des autorités de transition face à la demande d’un nouveau chronogramme électoral s’interprète non pas comme une réticence au dialogue, mais plutôt comme une concentration sur des priorités plus pressantes, notamment la sécurité nationale. Car rien ne vaut de se précipiter dans des élections qui finiront par plonger le pays dans une situation incontrôlable. L’entretien téléphonique entre le Colonel Goïta et le Président russe Vladimir Poutine, le 27&nbsp;mars dernier, axé sur une coopération renforcée dans la lutte contre le terrorisme, est un rappel que la stabilité du Mali reste la pierre angulaire sur laquelle toutes les autres aspirations démocratiques doivent être construites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali se trouve à un moment décisif de son histoire. Les autorités de transition, sous la conduite du Colonel Assimi Goïta, ont démontré une volonté ferme de rebâtir le pays sur des fondations solides. Alors que la route vers la démocratie pleine et entière est semée d’embûches, la direction prise jusqu’ici laisse présager un avenir où le Mali peut aspirer à la prospérité, à la justice et à la dignité pour tous ses enfants. Dans cette optique, il est impératif que toutes les forces vives de la nation soutiennent ce processus de transformation, en veillant à ce que les acquis de la transition soient préservés et que les leçons du passé éclairent le chemin vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali: création du comité indépendant de suivi-évaluation des ANRs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 17:39:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La mise en place du Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ANR (CINSERE-ANR) a été annoncée dans le communiqué final du Conseil des ministres. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malgré le désaccord avec la Cédéao sur la durée de la transition, les autorités maliennes se lancent dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant les membres du Conseil national de transition (CNT), jeudi&nbsp;21&nbsp;avril 2022, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga a déclaré que vingt-quatre (24) mois sont actés désormais comme durée de la transition par les autorités maliennes de la transition. Bien que se disant ouverts à poursuivre les discussions avec les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les dirigeants maliens ouvrent la voie vers la refondation de l’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Création d’un comité indépendant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 avril dernier, le gouvernement malien a annoncé, à l’issue du conseil extraordinaire des ministres, le lancement du processus de mise en œuvre des conclusions des <a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-de-la-phase-finale-des-assises-nationales-de-la-refondation/">Assises nationales de la refondation </a>(ANR). La mise en place du Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ANR (CINSERE-ANR) a été annoncée dans le <a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/5496512470368200" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué final</a> du Conseil des ministres. Ce comité sera créé auprès du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, chargé de désigner par décret ses membres pour cinq (5) ans renouvelables une seule fois.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La même source précise les missions de cet organe chargé « <em>de mesurer et d’apprécier l’exécution et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation</em> ». En son article 2, le <a href="https://www.facebook.com/ministreIbrahimikassamaiga/posts/289993929988061" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décret du 20 avril</a> du président de la transition portant création, organisation et fonctionnement de ce Comité, précise les autres missions de cet organe : collecter des informations, gérer les bases de données, suivre les indicateurs de résultat, produire et publier des rapports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CINSERE-ANR produira quatre (4) catégories de rapports&nbsp;: des rapports semestriels résumant ses propres activités, un rapport annuel produit et publié au plus tard le 31&nbsp;mars de l’année suivante et remis au chef de l’État. Il peut également fournir au président un rapport d’étape ou sur les circonstances particulières. Au terme de leur mandat, les membres du Comité devront remettre un rapport de fin de mission.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Mise en œuvre des principaux axes de la refondation »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décret indique également les critères de désignation des membres de ce Comité constitué de quinze (15) membres « <em>désignés sur des critères de moralité, de probité, de compétences et d’expériences avérées dans des domaines spécifiques, en matière de Refondation de l’État »,</em> précise-t-on dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi dernier, qui ajoute qu’il est également doté « <em>d’une équipe d’experts et de personnel d’appui</em> ». Il faut avant tout être de nationalité malienne pour espérer figurer parmi les membres de ce comité indépendant.</p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-video" data-allowfullscreen="true" data-href="https://www.facebook.com/ParlementDuMali/videos/1199950764108924/" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Interpellé par les membres du CNT, jeudi&nbsp;21&nbsp;avril 2022, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a indiqué qu’à travers la mise en place de ce comité, les autorités transitoires sont <em>« dans la phase de mise en œuvre des principaux axes de la refondation ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que le CINSERE-ANR n’est pas le seul point qui annonce la volonté des autorités maliennes de prendre leurs responsabilités en main. Le gouvernement a annoncé, mercredi 20 avril, la création d’une commission chargée de la mise en place d’un système intégré de « <em>gestion de ressources humaines prenant en compte les données biométriques du RAVEC au profit des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales ». </em>Une <a href="http://refondation.gouv.ml/wp-content/uploads/2022/01/301221ANR_RECOMMANDATIONS-PANEL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandation des Assises nationales</a> qui a pour objectif de « <em>maîtriser les effectifs des fonctionnaires et agents publics et de rationaliser les dépenses publiques salariales</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc parti pour une transition de 2&nbsp;ans au Mali, après les premiers 18&nbsp;mois écoulés. Cette prolongation est annoncée malgré une absence de consensus avec la Cédéao, après trois mois d’intenses discussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Opinion] Transition au Mali : la pratique de la démocratie en question</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 16:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pratique de la démocratie]]></category>
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<p>Dans cet article, Mikailou Cissé, professeur de philosophie d’enseignement secondaire au Mali, s’exprime sur la pratique démocratique dans le pays depuis le coup d’État du 18 août 2020.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cet article, Mikailou Cissé, professeur de philosophie d’enseignement secondaire au Mali, s’exprime sur la pratique démocratique dans le pays depuis le coup d’État du 18 août 2020.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://saheltribune.com/tribune-democratie-ces-trois-artifices-daccession-et-de-conservation-du-pouvoir/">L’équation Mali</a> n’arrive pas encore à être résolue par les acteurs impliqués aux côtés des autorités maliennes de la transition. Bamako et ses <a href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Le-Mali-demande-a-la-France-de-retirer-ses-soldats-sans-delai-1789041" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partenaires traditionnels</a> ont une vision différente sur les voies et moyens pour sortir de la crise dans laquelle le pays est tombé depuis le 18 août 2020. Les tiraillements continuent quant au délai à accorder pour poser les jalons du «<em> Mali Koura », </em>à l’image de l’aspiration du peuple malien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Acte fondamental de la transition non respecté </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté à trouver un <a href="https://www.financialafrik.com/2022/02/27/transition-au-mali-le-gouvernement-et-la-cedeao-peinent-a-accorder-leurs-violons/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accord avec la Cédéao</a> autour d’un calendrier raisonnable de retour à l’ordre constitutionnel a conduit à tous les problèmes auxquels les citoyens maliens sont confrontés de nos jours. Le pouvoir militaire en place au Mali justifie pourtant les calendriers de cinq à quatre ans, qui n’ont pas été acceptés, comme l’émanation de la volonté générale du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions des <a href="https://saheltribune.com/democratie-au-mali-impliquer-le-peuple-dans-la-gestion-du-pouvoir/">Assises nationales de la refondation</a>, qui ont décidé le maintien du pouvoir militaire pendant 6 mois jusqu’à cinq ans, ne respectaient pas l’Acte fondamental de la transition, qui a été plus tard taillé sur mesure et accommodé à la nouvelle donne. Cela ne montre-t-il pas que l’application des principes de la démocratie — inspirée en grande partie du modèle français — souffre désormais dans ce pays d’Afrique de l’ouest ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le peuple raffermi dans sa position&nbsp;?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette désobéissance à la parole donnée rend difficile le rapprochement des positions autour de l’équation Mali. Les organisations sous-régionales ainsi que des pays de la communauté internationale ont branlé des armes dissuasives de répression afin de contraindre les autorités maliennes à ne pas durer au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sanctions révèlent pourtant un paradoxe dans l’acception de la <a href="https://saheltribune.com/coup-detat-au-burkina-faso-la-democratie-se-redessine-t-elle-en-afrique-de-louest/">démocratie </a>: régime dans lequel le peuple est celui qui décide de la marche à suivre par les autorités en charge de veiller sur leur bien-être. Seulement, cette acception de la démocratie semble aujourd’hui différente de la perception des interlocuteurs du Mali, dans la résolution de la crise dans ce pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une leçon assez démocratique&nbsp;?</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation livre pourtant une leçon assez démocratique. Elle montre l’obligation de respecter ses engagements et l’inconvénient de désapprouver certaines décisions. Le risque est de se retrouver comme un paria. Cette situation au Mali souligne également la possibilité de manipulation de cette volonté générale du peuple, fondement de la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, à la surprise générale, les mesures adoptées par les décideurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre les autorités maliennes de la transition ont raffermi l’état d’esprit du peuple malien et sa foi en ses autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Burkina Faso, plus de la moitié d’un mandat électif accordée à la transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 15:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[assises nationales]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul-Henri Damiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré, le 24 janvier dernier, le pouvoir militaire en place a enfin communiqué un calendrier pour le retour à l’ordre constitutionnel. A l’issue des Assises nationales, le lundi 28 février, une durée de 3 ans a été accordée à la transition, plus de la moitié d’un mandat électif.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré, le 24 janvier dernier, le pouvoir militaire en place a enfin communiqué un calendrier pour le retour à l’ordre constitutionnel. A l’issue des Assises nationales, le lundi 28 février, une durée de 3 ans a été accordée à la transition, plus de la moitié d’un mandat électif.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons tous accepté que la transition se tienne sur une durée de 36 mois. Ce que nous voulons c’est qu’on puisse travailler ensemble afin que la paix revienne dans le pays»</em>, a déclaré Eddie Komboïgo, ex-leader de l’ex-opposition burkinabè, après les Assises nationales pour l’examen des projets de textes de la Commission technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble des forces vives de la nation ont adopté la charte de la transition, après le coup d’État qui a renversé Roch Kaboré, le 24 janvier dernier. Après la clôture des Assises, le nouveau président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, a procédé à la <a href="https://web.facebook.com/sigbf226/posts/334643345369590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">signature de la Charte constitutionnelle </a>de la transition. C’était dans la nuit du lundi 28 février au mardi 1er mars 2022. Cette charte indique que la transition va durer 36 mois, soit 3 ans ( plus de la moitié d’un mandat électif du pays — 5 ans ). Le nombre de ministre est plafonné à 25 ministres et 71 membres pour l’Assemblée nationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-1024x683.jpg" alt="Charte de la transition du Burkina Faso. ©Direction de la communication de la présidence du Faso. " class="wp-image-10189" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-150x100.jpg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-696x464.jpg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso-1068x712.jpg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/03/Charte-de-la-transition-du-Burkina-Faso.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Charte de la transition du Burkina Faso. ©Direction de la communication de la présidence du Faso. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sondage d’opinion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la tenue de ces Assises, tout portait à croire que la transition au Burkina Faso n’allait pas durer moins de 2 ans. Avec un total de 2 122 personnes participantes, dont 57, 2 % d’hommes et 42,8 % de femmes, un <a href="https://www.wakatsera.com/burkina-la-representativite-des-femmes-et-des-jeunes-dans-la-gouvernance-est-un-imperatif-de-developpement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sondage</a> réalisé par un consortium dirigé par Wendpanga Carl Ismaël Karanga, et publié le 19 février, indiquait une durée de 12 mois à 2 ans pour la période de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sondage, qui a duré une semaine, du 2 au 9 février, a enregistré la participation de toutes les catégories d’ordre professionnel&nbsp;: les élèves, les étudiants, les travailleurs du public et du privé, en quête d’emploi, etc. Les participants résident dans divers pays, notamment l’Égypte, la République Démocratique du Congo (RDC), le Maroc, la France, l’Inde, la Russie, les États-Unis, en plus de diverses localités du Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport de la Commission mise en place par le président de la transition, Paul-Henri Damiba Sandaogo, en début février, confirmait presque le résultat de ce sondage. Ce rapport qui avait été présenté, mercredi 23 février, au chef de l’État proposait une transition de trente mois ainsi que <em>« la mise en place d’un gouvernement et d’un organe législatif restreints, n’excédant pas respectivement vingt et cinquante et un membres », selon nos confrères de </em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/24/au-burkina-faso-une-commission-creee-par-la-junte-propose-une-transition-de-trente-mois_6115103_3212.html"><em>L</em></a><em><u>e </u></em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/24/au-burkina-faso-une-commission-creee-par-la-junte-propose-une-transition-de-trente-mois_6115103_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Monde</em></a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Position embarrassante pour la Cédéao  ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette proposition qui a été soumise à la hiérarchie militaire et aux <em>« forces vives »</em> du pays — partis, syndicats et organisations de la société civile — le lundi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation risque de mettre la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans une position embarrassante. L’organisation ouest-africaine avait <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/burkina-faso-des-sanctions-de-la-cedeao-contre-la-junte-burkinabe-442400" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspendu le Burkina Faso</a> de ses instances de prise de décisions, le 28 janvier 2022, en raison du <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-soldats-encagoules-devant-television-nationale/">renversement du président Roch Marc </a>Christian Kaboré. Elle exhortait le pouvoir en place à présenter un calendrier <em>« raisonnable pour le retour à l’ordre constitutionnel ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’énigmatique Cédéao !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 07:11:47 +0000</pubDate>
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<p>Cet aphorisme se prête mieux à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cette organisation ouest-africaine, censée défendre l’intérêt du peuple africain, joue plutôt le jeu des ennemis du continent. Certes, on ne l’accusera pas de racisme, mais plutôt de discrimination entre ses États membres.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>« <a href="https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/3340" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Peau noire, masque blanc</a> »</em>, c’est ainsi que titrait, en 1952, <a href="https://www.franceculture.fr/personne-frantz-fanon.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Franz Fanon</a>, un ouvrage pour décrire le rapport Blancs-Noirs. Cet aphorisme se prête mieux à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (<a href="https://www.ecowas.int/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cédéao</a>). Cette organisation ouest-africaine, censée défendre l’intérêt du peuple africain, joue plutôt le jeu des ennemis du continent. Certes, on ne l’accusera pas de racisme, mais plutôt de discrimination entre ses États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’au côté du Mali depuis le <a href="https://saheltribune.com/transition-au-mali-la-cedeao-appelle-au-realisme-et-a-lunion-face-aux-nombreux-defis/">début de la Transition</a>, instaurée en septembre 2020 et même bien avant cette période transitoire, la Cédéao n’a jamais cessé de mettre la pression sur les autorités maliennes pour la tenue des élections à date indiquée, et le respect de la durée de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hélas ! l’énigme de cette organisation, qui se dit agir pour le règne d’une véritable démocratie sur le continent, se révèle très rapidement. En <a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211029-une-mission-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-en-guin%C3%A9e-pour-accompagner-la-transition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mission en Guinée</a>, du 28 au 30 octobre dernier, la Cédéao a dévoilé son intention. Alors qu’elle fait planer des menaces sur le Mali, elle s’engage à «<em> accompagner la République de Guinée pour une Transition réussie »</em>. Elle va jusqu’à appeler les partenaires <em>« multilatéraux et bilatéraux à soutenir le processus de Transition » </em>dans ce pays frontalier du Mali pendant qu’elle menace de sanctionner le Mali<em>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="le-vert-est-dans-le-fruit"><strong>« Le vert est dans le fruit »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La Cédéao fait-elle finalement l’autruche ? N’est-elle pas au service de la France contre les Africains en cherchant à diviser pour mieux régner ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il y a une différence entre la Transition en Guinée et celle au Mali, c’est bien la limitation dans le temps. Alors que dans ce pays du panafricaniste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lansana_Cont%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lassana Condé </a>existe une «<em>Transition fantôme</em> », au pays de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Modibo_Ke%C3%AFta_(1915-1977)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Modibo Kéïta</a> la Transition doit durer 18 mois, avec éventualité de prolongation (à décider par le peuple).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partant de ces constats, on est amené à se demander si la France, en <a href="https://saheltribune.com/au-mali-une-transition-de-rupture-qui-porte-lespoir-de-guerir-plaide-choguel-k-maiga-a-lonu/">brouille diplomatique</a> avec le Mali, ne souhaiterait pas faire de la Guinée une tête de pont pour déstabiliser cette région africaine. En tout cas, <em>« le vert est dans le fruit »</em>, puisque le colonel Mamady Doumbouya a une <a href="https://www.jeuneafrique.com/1254270/politique/guinee-qui-est-lauriane-doumbouya-la-nouvelle-premiere-dame/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gendarme française</a> dans son lit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il encore accorder du crédit à cette institution au service de la France ? La Cédéao est certes de principe un instrument des Africains, mais qui s’est extraverti pour se mettre au service du fossoyeur du peuple d’Afrique en quête d’indépendance réelle. Donc, au peuple africain, en générale, et maliens en particulier, de rester uni pour gagner le combat de la renaissance et par ricochet du développement durable du vieux continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Correspondance particulière</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition malienne : la Communauté internationale toujours attachée au respect du délai ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/transition-malienne-la-communaute-internationale-toujours-attachee-au-respect-du-delai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 19:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseil de sécurité de l&#039;ONU]]></category>
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<p>Après la récente visite d’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est le tour de celle du Conseil de sécurité des Nations depuis ce samedi 23 octobre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après la récente visite d’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est le tour de celle du Conseil de sécurité des Nations unies depuis ce samedi 23 octobre. Si les autorités maliennes semblent œuvrer pour une prolongation de la transition, la Communauté internationale semble au contraire toujours attachée au respect du délai.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En séjour dans le pays depuis le 23 octobre, la <a href="https://fb.watch/8Rpgk3X4jC/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">délégati</a>on du Conseil de sécurité de l’ONU a rencontré la société civile, les autorités de la transition, les parties signataires de l’Accord ainsi que les représentants de la médiation internationale. À l’ordre du jour : l’évolution du processus de la transition, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, entre autres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/4898692110150242" data-width="552" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après leur arrivée, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujaric, a expliqué que cette visite a pour objectif principal de veiller « <em>à ce que la transition au Mali se déroule comme prévu, de poursuivre la conversation sur les effets du terrorisme et du changement climatique au Sahel et de voir comment le Conseil peut au mieux soutenir la région </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette «<em> mission de solidarité et d’écoute</em> », la délégation onusienne a indiqué avoir confiance aux autorités maliennes au sujet du respect du délai de la transition. Elle exhorte également les autorités maliennes à tenir les élections dès que possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite de la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, malgré qu’elle soit une tradition depuis l’institution de la MINUSMA, est tenue cette année dans un contexte encore plus particulier. Elle survient dans un contexte de <a href="https://afrique.tv5monde.com/information/crise-diplomatique-avec-paris-bamako-et-alger-affichent-leur-union" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quasi-crise diplomatique </a>entre le Mali et la France, laquelle, pour rappel, est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La</strong> <strong>Communauté internationale saura-t-elle accepter… ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’allocution du Premier ministre Choguel Maïga, prononcée à la <a href="https://saheltribune.com/au-mali-une-transition-de-rupture-qui-porte-lespoir-de-guerir-plaide-choguel-k-maiga-a-lonu/">tribune des Nations unies</a>, les pressions et les visites se multiplient au Mali. La semaine dernière, le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), <a href="https://saheltribune.com/narratif-mali-le-film-de-la-visite-du-ghaneen-nana-akufo-addo-president-en-exercice-de-la-cedeao/">Nana Akufo Addo</a>, était également à Bamako. C’était avec le même message consistant à rappeler aux autorités actuelles du pays le respect du délai initial de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La meilleure transition est une transition de courte durée</em> », a indiqué la délégation au terme de sa visite. Une phrase qui traduit le principal objectif de cette mission onusienne au Mali, venue pour «<em> écouter et accompagner </em>» les autorités de la transition. Mais tout en restant derrière la décision de la Cédéao et de l’Union africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, il y a plusieurs signes qui montre, pour qui veut voir, que les autorités maliennes sont déterminées plus que jamais à aller vers la prolongation de la durée initiale du délai de la transition. C’est sans doute dans cette perspective que des manifestations de soutien à la transition et sa prorogation ont lieu dans la quasi-totalité des régions du pays. Même lors de l’accueil du président en exercice de la Cédéao, le 18 octobre dernier, on pouvait lire les mêmes demandes sur des banderoles tenues par des citoyens maliens, à l’aéroport et plusieurs endroits sur le trajet de la délégation sous régionale. La Communauté internationale restera-elle attachée au respect du délai initial pour combien de temps ? Saura-t-elle au final accepter la volonté des autorités et des Maliens de prolonger la transition ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction</strong></p>
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		<title>Transition–Mali : la question de prolongation, ouverture vers toutes les possibilités</title>
		<link>https://saheltribune.com/transition-mali-la-question-de-prolongation-ouverture-vers-toutes-les-possibilites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 13:59:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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<p>Au Mali, la question de la prolongation de la transition anime déjà le débat public. À la lecture de Mikaïlou Cissé, cette problématique est une porte ouverte à toutes les possibilités. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, la question de la prolongation de la transition anime déjà le débat public. À la lecture de Mikaïlou Cissé, cette problématique est une porte ouverte à toutes les possibilités. Opinion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un an après le <a href="https://www.jeuneafrique.com/evenements/coup-detat-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">départ de l’ex-président</a> Ibrahim Boubacar Kéïta, le Mali rêvé reste encore un idéal. À tous les bords, on rencontre des gens qui l’empêchent de se bâtir comme un peuple qui a un destin commun. Parmi ces gens, <a href="https://saheltribune.com/depart-de-la-france-du-mali-%e2%80%89yerewolo-debout-sur-les-remparts%e2%80%89-na-pas-encore-enterre-sa-hache-de-guerre/">l’ancienne puissance colonisatrice</a> était la seule pointée du doigt. Mais force est de reconnaître qu’elle n’est pas la seule qui met des épines sous le pied des Maliens. Nombreux sont aussi des fils du pays, qui l’empêchent d’exister selon le modèle mûri par ses pères.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Résultante d’une mauvaise gestion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La partie septentrionale du Mali, qui était le lopin de terre hors du contrôle de l’Etat et sur lequel des groupes armés faisaient la loi et imposaient leurs règles de vie, n’est plus la seule. Le Centre aussi est devenu un <em>no man’s land</em> — au sens propre du terme. Victimes de <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-pour-eteindre-le-%e2%80%89triangle-de-feu%e2%80%89-un-instrument-continental-semble-necessaire/">l’insécurité grandissante</a>, les populations qui y vivent enterrent leurs proches pratiquement tous les jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les agissements des groupes armés, qui sèment toute cette désolation, ne viennent pas du néant, il faut alors reconnaître qu’ils sont la résultante d’une <a href="https://saheltribune.com/la-mauvaise-gouvernance-ce-terreau-de-lexpansion-terroriste-dans-le-sahel/">mauvaise gestion</a> des politiques. Des politiques qui ont eu à s’occuper des affaires publiques du pays. Leur culpabilité dans la décadence de l’idéal Mali est même plus grande ou au même titre que celle des groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste des victimes de l’insécurité et le détroit qui sépare les Maliens s’allongent de plus en plus. Les politiques à mettre en œuvre pour rivaliser avec les autres peuples ne font pas encore unanimité entre les Maliens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Travailler à garder le cap</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, la question qui devrait tordre les esprits et retenir les attentions, au sujet de cette transition, devrait être <a href="https://saheltribune.com/moussa-balla-diarra-%e2%80%89une-transition-nest-pas-faite-pour-resoudre-tous-les-problemes-de-la-nation%e2%80%89/">l’évaluation</a> de ce qui a pu être mis en œuvre en termes&nbsp;de refondation de l’État. Mieux, nous devons travailler à garder le cap. Le pouvoir de persuasion que les pères du Mali avaient devrait être notre force. Ce pouvoir devrait nous amener à nous fixer un objectif commun afin de parfaire leur idéal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/dr-brahima-fomba-tous-les-discours-sur-lorgane-unique-sont-construits-autour-dun-mythe/">durée de la transition</a>, qui fait l’objet de controverse, est quant à elle un faux débat, à plusieurs titres. D’abord, ceux qui la traitent ne sont pas habilités, si on se réfère au Titre&nbsp;IV de la <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2020/mali-jo-2020-17-sp.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charte de la transition</a> ; et aussi, si on se réfère au début de la prise de fonction de l’actuel président de la transition, on voit qu’il est prématuré de discuter de la durée de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des questions&nbsp;: Assimi Goïta a-t-il atteint le 1/3 du temps fixé ? Le <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwi026r6zf7yAhUPDewKHZ_VClMQFnoECAIQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.dw.com%2Ffr%2Fmali-bah-ndaw-moctar-ouane-d%25C3%25A9mis%2Fa-57656691&amp;usg=AOvVaw3RIam9pgWkbyswZCx2IQfv" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chef d’État</a> qui avait apposé sa signature sur la charte est-il encore en fonction ? De là se pose d’une part le problème de la validité même de la Charte et d’autre part sa flexibilité sur la question du délai de la Transition. Du coup, on se rend compte que la problématique de la prolongation de la transition est une porte ouverte à toutes les possibilités. Mais on me rétorquera que l’État est une continuité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph">Les opinions avancées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Brahima Fomba : « Tous les discours sur l’organe unique sont construits autour d’un mythe »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[durée de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
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<p>Cette façon de présenter l’organe unique vise à manipuler les Maliens. Ce n’est pas l’organe unique qui va garantir d’office les conditions de transparence des élections. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Brahima Fomba, professeur à l’université des Sciences juridiques et politiques de Bamako (USJP), livre dans cette interview, qu’il nous a accordée la semaine dernière, ses analyses sur le PAG et la durée de la transition. Dans cette première partie de notre entretien, ce spécialiste en droit public et en science politique est très réservé sur la question de l’organe unique de gestion des élections.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong>&nbsp;: Le PAG du Premier ministre a été validé le 2&nbsp;août 2021 par le CNT. Que vous inspire ce Plan d’Action du Gouvernement Maïga ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Brahima Fomba&nbsp;:</strong> Je le juge trop ambitieux. C’est un programme irréaliste. Quand on lit ce <a href="https://saheltribune.com/mali-apres-la-validation-du-pag-le-gouvernement-devant-ses-responsabilites/">PAG</a>, nous n’avons pas l’impression de nous voir dans un régime de transition. Une transition n’a pas pour vocation de reconstruire le pays.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles devraient donc être les priorités de cette transition ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">S’il doit y avoir des réformes, elles doivent être des actions concourant à la sortie de la transition. Mais le Plan d’action serait dans d’autres agendas, qui ne se situeraient pas dans un processus normal de sortie de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux questions essentielles&nbsp;devraient être la <a href="https://saheltribune.com/mali-examen-du-nouveau-plan-dactions-du-gouvernement-pag/">priorité</a> de cette transition. Elle devrait travailler à instaurer, au moins à un niveau acceptable, la <a href="https://saheltribune.com/mali-la-situation-securitaire-%e2%80%89a-depasse-un-seuil-critique%e2%80%89-selon-alioune-tine/">sécurité</a> sur l’ensemble du territoire national. Car il est difficile de tenir des élections, s’il n’y a pas un minimum de sécurité, capable de supporter un processus électoral. En deuxième lieu, il faut s’attacher à l’organisation des élections à travers des réformes électorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au lieu de ces priorités, on se lance dans des actions qui ne peuvent se réaliser qu’en une année ou deux ans. Pourtant, la transition compte 18 mois.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De quelle action voulez-vous parler ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">De <a href="https://saheltribune.com/tribune-organe-unique-les-prochaines-echeances-electorales-le-barometre-de-la-transition/">l’organe unique</a> bien sûr. Aujourd’hui, il y a des controverses autour de cette idée d’organe unique. Cet organe tel que nous l’avons conçu, depuis 2005, où il y a eu le premier atelier sur sa mise en œuvre, est indépendant. Au cours de nos analyses, il en est ressorti que cet organe n’est pas une chose partisane. Il doit être constitué d’expertises électorales éprouvées et des personnes à la moralité établie. Mais en écoutant les uns et les autres, je me rends compte que ce schéma n’est pas ce qui est retenu.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En entendant les partis politiques sur la mise en place de cet organe, j’ai d’énormes préoccupations. Les analyses des experts ont établi que cet organe ne pourrait être mis en place que dans un délai minimum de deux ans. Mais cette transition veut le mettre en place dans un délai de 5 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout simplement parce que les experts qui ont mené cette nouvelle réflexion, pour la plupart, n’ont jamais organisé d’élection. C’est des gens qui ont fait l’observation électorale. Je me demande finalement si leur intention de le mettre en place durant la période indiquée n’est pas motivée par des intérêts personnels, tels que des postes à occuper ou la prorogation de la transition de deux ans.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Cet organe suffit-il à organiser des élections transparentes et crédibles ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Cet aspect est occulté dans tous les débats auxquels on assiste de la part des responsables politiques sur cette question de l’organe unique. Tous les discours sur l’organe unique sont construits autour d’un mythe faisant croire qu’avec cet instrument, nous aurons des élections transparentes, crédibles et sincères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette façon de présenter l’organe unique vise à manipuler les Maliens. Ce n’est pas l’organe unique qui va garantir d’office les conditions de transparence des élections. Cet organe n’est pas une fin en soi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ifes.org/publications/elections-legislatives-et-presidentielles-de-1997-republique-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">En 1997</a>, le Mali a connu l’organe unique avant de retourner à l’administration territoriale. Je refuse qu’on crée un lien entre des élections transparentes et l’organe unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les choses continuent à ce rythme, l’organe unique sera le cimetière institutionnel de la transition. Si on précipite sa mise en place, il plongera le pays dans une crise électorale sans précédente.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Doit-on déjà envisager une prorogation de la transition ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Puisque c’est une disposition constitutionnelle qui a fixé la transition à 18 mois, vérifions si la Charte permet la modification de l’article relatif à la durée de la transition. La Charte a bien indiqué que certaines dispositions ne peuvent pas être révisées.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La durée de la transition fait-elle partie de ces dispositions ?</strong></h5>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mali: comment la durée de la transition peut être prorogée" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/4VSC-63rGOI?start=16&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Charte, nous savons que l’inéligibilité du président et du vice-président est une disposition qu’on ne peut pas réviser. Cette disposition fait partie des dispositions intangibles de la Charte. Et c’est la seule disposition qu’on ne peut pas réviser. Sous cet aspect juridique, la <a href="https://saheltribune.com/moussa-balla-diarra-%e2%80%89une-transition-nest-pas-faite-pour-resoudre-tous-les-problemes-de-la-nation%e2%80%89/">durée de la transition</a> peut bien être modifiée, à travers une modification de la Charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de cet aspect juridique, on peut examiner cette question sous un aspect politique. Sur ce second plan, pour proroger la transition, il faudrait réussir à convaincre les Maliens de sa pertinence. Il faudrait qu’il y ait des arguments convaincants pour justifier cette prorogation. Il ne faudrait pas la proroger pour le simple plaisir. D’ailleurs, les Maliens n’accepteront pas cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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