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	<title>Archives des droits humains &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des droits humains &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 20:59:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président sénégalais a signé une loi sur l'homosexualité, augmentant les peines. Découvrez toutes les implications de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.</em></strong></p>



<p>Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.</p>



<p>Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-peines-desormais-doublees"><strong>Des peines désormais doublées</strong></h2>



<p>Jusqu’ici, les «&nbsp;<em>actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe</em>&nbsp;» étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).</p>



<p>La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire&nbsp;<strong>«&nbsp;</strong><em>l’apologie&nbsp;</em>» de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-de-repression-accrue"><strong>Un contexte de répression accrue</strong></h2>



<p>L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’«&nbsp;<em>actes contre nature</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>transmission volontaire du VIH</em>&nbsp;» ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.</p>



<p>Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de «&nbsp;<em>lesbianisme</em>&nbsp;» ont également été arrêtées.</p>



<p>Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-inquietudes-internationales"><strong>Inquiétudes internationales</strong></h2>



<p>L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait «&nbsp;<em>une atteinte aux droits humains</em>&nbsp;».</p>



<p>Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.</p>



<p>Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.</p>



<p>La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Viols sur mineures : un ancien employé diplomatique condamné à perpétuité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:34:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un ancien employé de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso condamné pour viols sur mineures. Découvrez les détails de l'affaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Un ancien employé de l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso a été reconnu coupable d’abus sexuels sur deux adolescentes. Une affaire qui relance les débats sur l’immunité, la responsabilité et la protection des mineurs dans les milieux diplomatiques.</em></strong></p>



<p>Un tribunal fédéral américain a condamné à la prison à perpétuité Fode Sitafa Mara, ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, reconnu coupable d’une série de viols sur deux adolescentes burkinabè âgées de 13 et 15 ans. L’annonce a été faite par le ministère américain de la Justice, qui détaille des faits commis entre 2022 et 2023 dans une résidence louée pour le personnel diplomatique.</p>



<p>Selon les procureurs, l’accusé, aujourd’hui âgé de 41 ans, a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation d’abus sexuels sur mineures, ainsi que de tentatives de contrainte et d’entrave à la justice. Les juges ont estimé qu’il avait exploité sa position professionnelle et la vulnérabilité des victimes pour commettre ses crimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-abus-de-position-et-promesses-d-aide-medicale"><strong>Abus de position et promesses d’aide médicale</strong></h2>



<p>Lors du procès, le parquet a soutenu que l’ancien employé avait proposé d’aider les adolescentes à financer des soins médicaux pour leur mère en échange de relations sexuelles. Une stratégie qualifiée de prédation par le procureur général adjoint Tysen Duva, qui a dénoncé « <em>des violences sexuelles graves commises par une personne censée représenter son gouvernement à l’étranger </em>».</p>



<p>Le tribunal a retenu l’argument d’un abus d’autorité, considérant que l’accusé avait tiré parti de son statut et de la confiance associée à son rôle diplomatique pour approcher les victimes.</p>



<p>L’enquête a été menée par le Service de sécurité diplomatique, organe chargé de la protection des missions américaines à l’étranger, avec l’appui des forces de l’ordre du Burkina Faso. Cette coopération judiciaire a permis la collecte de preuves et le transfert du dossier devant une juridiction fédérale américaine, compétente pour juger certains crimes commis par des agents liés au gouvernement à l’étranger.</p>



<p>L’affaire illustre la capacité des autorités américaines à poursuivre leurs ressortissants pour des crimes commis hors du territoire national, notamment lorsqu’ils sont employés par l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-mondial-de-durcissement-des-sanctions"><strong>Un contexte mondial de durcissement des sanctions</strong></h2>



<p>Cette condamnation intervient alors que plusieurs pays durcissent leur arsenal pénal contre les crimes sexuels sur mineurs. En novembre 2025, un tribunal de Madagascar a ainsi condamné un homme à la castration chirurgicale après le viol d’une fillette de six ans dans la localité d’Imerintsiatosika.</p>



<p>Si les systèmes juridiques diffèrent profondément, ces affaires témoignent d’une tendance globale à renforcer la répression face aux violences sexuelles sur enfants, sous la pression des opinions publiques et des organisations de défense des droits humains.</p>



<p>Au-delà de l’horreur des faits, l’affaire relance les interrogations sur les mécanismes de contrôle des personnels travaillant dans les représentations diplomatiques et sur les dispositifs de signalement accessibles aux victimes locales.</p>



<p>Pour plusieurs observateurs, ce type de dossier met en lumière une tension persistante : celle qui oppose les privilèges liés au statut diplomatique à l’exigence croissante de redevabilité internationale.</p>



<p>La condamnation à perpétuité prononcée contre l’ancien employé apparaît ainsi, pour les autorités judiciaires américaines, comme un signal destiné à affirmer qu’aucune fonction officielle ne saurait protéger les auteurs de crimes sexuels — y compris lorsqu’ils opèrent à l’étranger.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la mort d’un étudiant à l’UCAD ravive le débat sur les violences policières</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 18:02:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La marche pacifique de ce 21 février 2026 à Dakar vise à rendre hommage à Abdoulaye Ba, et à dénoncer les violences étudiantes. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le décès d’Abdoulaye Ba, 21 ans, survenu lors d’affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue de susciter indignation, controverses et mobilisation citoyenne, tandis que l’enquête judiciaire tente d’établir les circonstances exactes du drame.</em></strong></p>



<p>Le 9 février, des heurts éclatent sur les campus social et pédagogique de l’université dakaroise dans un climat de tension lié notamment aux conditions d’études et aux revendications sur les bourses. Gaz lacrymogènes, incendies de locaux et interventions policières marquent cette journée agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-premieres-conclusions-medico-legales">Les premières conclusions médico-légales</h2>



<p>Gravement blessé dans ce contexte, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, décède dans la soirée dans une structure médicale universitaire. Très vite, sa mort devient un symbole national des crispations entre pouvoir public et mouvement étudiant au Sénégal.</p>



<p>Le parquet de Dakar a confié les investigations à la police judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, affirme que l’enquête s’appuie sur témoignages, vidéosurveillance, auditions des forces de sécurité et autopsie.</p>



<p>Selon les premières conclusions médico-légales, l’étudiant serait mort des suites d’une chute du quatrième étage du pavillon F alors qu’un incendie s’était déclaré à proximité, selon les précisions des médias locaux. Le rapport évoque des traumatismes multiples et une hémorragie interne, sans confirmer à ce stade l’hypothèse d’un passage à tabac.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sanctions-administratives-et-colere-etudiante"><strong>Sanctions administratives et colère étudiante</strong></h2>



<p>Cette explication peine toutefois à convaincre une partie de l’opinion, des organisations de défense des droits humains et de nombreux étudiants. Plusieurs témoins affirment que l’intervention des forces de l’ordre a été particulièrement musclée. Certains évoquent des charges, des tirs de gaz lacrymogène et des violences physiques.</p>



<p>Pour ces voix critiques, même si la chute est confirmée, la responsabilité de l’État pourrait être engagée en raison du contexte d’intervention, de la gestion de l’évacuation et des conditions de sécurité dans les bâtiments universitaires.</p>



<p>Face à l’émotion suscitée, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de plusieurs cadres de la police impliqués dans l’opération. Une décision jugée insuffisante par certains représentants étudiants.</p>



<p>« <em>Les relever de leurs fonctions ne suffit pas. Sinon cela se reproduira</em> », estime Mouhamed Fadel Adje, secrétaire général de la Fédération des élèves étudiants du département de Dakar, qui dénonce un sentiment d’impunité au sein des forces de l’ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-societe-civile-s-organise"><strong>La société civile s’organise</strong></h2>



<p>Le 20 février, une dizaine d’organisations se sont réunies au siège de Amnesty International Sénégal pour lancer un collectif contre les bavures policières. Leur objectif : obtenir la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba et pousser à une réforme des pratiques de maintien de l’ordre.</p>



<p>Parmi les propositions figure la possibilité pour les citoyens de filmer les interventions policières afin de faciliter les signalements d’abus. Pour Momar Assane Diouf, membre fondateur du collectif, la priorité reste la formation : «<em> Il faut revoir les techniques d’intervention et garantir la dignité des citoyens, même lorsqu’ils sont en tort. </em>»</p>



<p>Une marche pacifique a lieu ce samedi 21 février à Dakar pour porter ces revendications.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-debat-ancien-relance"><strong>Un débat ancien relancé</strong></h2>



<p>L’affaire remet en lumière une question récurrente au Sénégal. Il s’agit de la présence des forces de sécurité sur les campus universitaires. Depuis des décennies, les crises étudiantes liées aux bourses, aux conditions de vie ou à la gouvernance universitaire dégénèrent régulièrement en affrontements.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la mort d’Abdoulaye Ba dépasse le cadre d’un fait divers. Elle pose la question plus large de l’encadrement de la contestation, de la doctrine de maintien de l’ordre et du dialogue entre autorités et jeunesse universitaire.</p>



<p>Décrit par ses proches comme un étudiant sérieux et discret, Abdoulaye Ba est devenu malgré lui une figure de mobilisation. Veillées, hommages et collectes de soutien à sa famille se multiplient dans plusieurs villes du pays.</p>



<p>Au-delà de l’émotion, un mot d’ordre domine : vérité et justice. Car pour beaucoup d’étudiants et d’acteurs de la société civile, l’enjeu est désormais double — faire toute la lumière sur ce décès et empêcher que de tels drames ne se reproduisent dans les universités sénégalaises.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la grâce présidentielle accordée au député malien Mamadou Hawa Gassama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:27:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mamadou Hawa Gassama, député malien, a bénéficié d'une grâce présidentielle le 10 février 2026. Découvrez les détails.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Condamné à trois ans de prison pour offense au chef de l’État ivoirien après des propos virulents diffusés sur les réseaux sociaux, le député malien Mamadou Hawa Gassama a été libéré ce 10 février 2026 à la suite d’une grâce présidentielle. Une décision à forte portée politique, dans un contexte de relations délicates entre Abidjan et Bamako.</em></strong></p>



<p>La Côte d’Ivoire a accordé, mardi 10 février 2026, la grâce présidentielle à Mamadou Hawa Gassama, député malien et membre du Conseil national de Transition (CNT). Cette mesure met fin à près de six mois de détention après sa condamnation par la justice ivoirienne pour « <em>offense au chef de l’État </em>» et « <em>propos outrageants</em> » diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Alassane Ouattara.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lourde-condamnation-judiciaire"><strong>Une lourde condamnation judiciaire</strong></h2>



<p>L’annonce a été faite par son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui a confirmé la libération immédiate de son client à la suite de la décision présidentielle.</p>



<p>Mamadou Hawa Gassama avait été interpellé le 30 juillet 2025 à Abidjan, où il séjournait à titre privé. Les autorités ivoiriennes lui reprochaient plusieurs déclarations publiques jugées injurieuses et diffamatoires à l’encontre du chef de l’État ivoirien, diffusées dans des vidéos et interviews largement relayées sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Après plusieurs mois de détention provisoire, le tribunal correctionnel d’Abidjan avait prononcé, le 30 janvier 2026, une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende importante et d’une interdiction de territoire ivoirien à l’issue de sa peine.</p>



<p>Son avocat avait alors reconnu que la voie judiciaire était pratiquement close, misant sur une solution politique. Il avait invoqué l’âge avancé de son client, son état de santé et surtout son statut d’élu malien pour plaider une issue par la grâce présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-d-apaisement-politique"><strong>Un geste d’apaisement politique</strong></h2>



<p>La décision du président Alassane Ouattara s’inscrit dans une tradition ivoirienne d’usage de la grâce pour désamorcer des dossiers à forte charge politique. Pour de nombreux observateurs, cette mesure vise à éviter une escalade diplomatique avec Bamako et à restaurer un climat plus serein entre les deux pays voisins.</p>



<p>Cette affaire relance le débat sur les frontières entre liberté d’expression et protection des chefs d’État en Afrique de l’Ouest. Si certains défenseurs des droits humains ont dénoncé une condamnation excessive, les autorités ivoiriennes ont rappelé que les propos incriminés relevaient d’infractions prévues par la loi pénale.</p>



<p>La libération de Mamadou Hawa Gassama ne signifie pas l’effacement de sa condamnation, mais suspend l’exécution de sa peine. Son image politique reste associée à cet épisode, qui a mis en lumière la fragilité de l’espace de parole politique à l’ère des réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-les-relations-ivoiro-maliennes"><strong>Un test pour les relations ivoiro-maliennes</strong></h2>



<p>Au-delà du cas individuel, la grâce présidentielle est interprétée comme un signal d’apaisement diplomatique. La Côte d’Ivoire et le Mali doivent coopérer sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment en matière de sécurité régionale et d’échanges économiques.</p>



<p>Pour Mamadou Hawa Gassama, cette décision ouvre la voie à un retour sur la scène politique malienne. Mais son avenir public dépendra de sa capacité à se repositionner après une affaire qui a révélé les risques politiques et judiciaires liés à la radicalisation du discours.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso &#8211; Extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba : une coopération judiciaire exemplaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 07:49:21 +0000</pubDate>
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<p>Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé à la suite d'un mandat d'arrêt international. Explorez les détails de cette affaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé du Togo vers le Burkina Faso le 17 janvier 2026, à la suite d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités burkinabè. Cette procédure fait suite à une dénonciation adressée le 5 janvier 2026 au parquet près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I, mettant en lumière l’implication présumée de plusieurs personnes, civiles et militaires, dans des actes préparatoires portant atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’État.</em></strong></p>



<p>Face à ces accusations, le Procureur du Faso a immédiatement requis du juge d’instruction l’ouverture d’une information judiciaire. Il a également demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre Damiba et le recours à la coopération pénale internationale avec la République du Togo. L’objectif était clair : obtenir l’extradition de l’ancien chef militaire vers le Burkina Faso afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés devant la justice. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lancement-de-la-procedure-judiciaire"><strong>Lancement de la procédure judiciaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Le 6 janvier 2026, le juge d’instruction a donné suite à cette requête en ouvrant une information judiciaire. Les charges retenues contre Damiba sont lourdes : détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, recel aggravé, incitation à la commission de délits et blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues et réprimées par plusieurs articles du code pénal burkinabè ainsi que par la loi n°046-2024/ALT relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. &nbsp;</p>



<p>Dans la foulée, un mandat d’arrêt international a été décerné contre Damiba. Le juge d’instruction a soumis aux autorités togolaises une demande officielle d’extradition. Cette démarche illustre la volonté du Burkina Faso de mobiliser les instruments de coopération judiciaire régionale pour lutter contre la criminalité financière et préserver la stabilité de l’État. La procédure s’est inscrite dans un cadre légal strict, respectant les conventions internationales en vigueur. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reponse-des-autorites-togolaises"><strong>La réponse des autorités togolaises</strong><strong></strong></h2>



<p>Le 12 janvier 2026, les autorités togolaises ont reçu la demande d’extradition. Après examen de sa régularité, elles ont donné suite conformément aux règles en matière d’extradition. Le 16 janvier, Damiba a été interpellé à Lomé en exécution du mandat d’arrêt. Il a ensuite été écroué, dans l’attente de la décision de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, saisie pour statuer sur la requête introduite par le Burkina Faso. &nbsp;</p>



<p>Lors de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu l’arrêt n°013/2026. Cette décision a validé l’extradition de Damiba vers le Burkina Faso. Les juges togolais ont fondé leur avis favorable sur l’offre de réciprocité des autorités burkinabè, sur les instruments internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que sur les garanties offertes concernant le respect des droits fondamentaux de l’intéressé. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-garanties-et-respect-des-droits-humains"><strong>Garanties et respect des droits humains</strong><strong></strong></h2>



<p>Parmi ces garanties figuraient l’intégrité physique et la dignité de Damiba, son droit à un procès équitable et l’assurance de l’absence de peine de mort. Ces éléments ont été déterminants pour convaincre la juridiction togolaise de donner suite à la demande. Le respect des droits humains dans le cadre des procédures judiciaires internationales a été mis en avant comme une condition essentielle de la coopération entre États. &nbsp;</p>



<p>Le 17 janvier 2026, Paul Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités burkinabè. Son extradition effective marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux au Burkina Faso. Elle témoigne également de la solidité des relations judiciaires et diplomatiques entre le Burkina Faso et le Togo, deux pays qui ont su conjuguer leurs efforts pour faire aboutir cette procédure sensible. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconnaissance-officielle-du-burkina-faso"><strong>Reconnaissance officielle du Burkina Faso</strong><strong></strong></h2>



<p>Le gouvernement burkinabè, par la voix du ministre de la Justice, Maître Edasso Rodrigue Bayamo, a exprimé sa profonde reconnaissance aux autorités togolaises. Dans un communiqué daté du 20 janvier 2026, il a salué cette coopération exemplaire : « C’est le lieu de traduire, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, toute notre reconnaissance aux autorités de la République sœur du Togo pour cette parfaite coopération judiciaire ». &nbsp;</p>



<p>Du côté togolais, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains, a également confirmé la régularité de la procédure. Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, il a rappelé que l’extradition s’était déroulée conformément aux instruments internationaux et aux garanties offertes par le Burkina Faso : « La chambre d’instruction a donné un avis favorable sur le fondement des garanties offertes quant au respect de l’intégrité physique et de la dignité de Monsieur Damiba ». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-regionale-renforcee"><strong>Une coopération régionale renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p>L’affaire Damiba illustre ainsi la capacité des États africains à coopérer efficacement dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. Elle démontre que les mécanismes juridiques régionaux peuvent être mobilisés avec succès pour garantir que nul ne soit au-dessus de la loi. Le processus d’extradition, mené dans le respect des droits fondamentaux, constitue un précédent important pour la région. &nbsp;</p>



<p>Ainsi, l’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso représente bien plus qu’une simple procédure judiciaire. Elle incarne la volonté des États de défendre la probité publique, de protéger leurs institutions et de renforcer la coopération régionale. À travers cette affaire, le Burkina Faso et le Togo envoient un signal fort : « La justice reste un pilier incontournable de la stabilité étatique », selon les termes des autorités burkinabè.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« En 2026, nous allons faire en sorte que les prisonniers puissent connaître une reconversion. », capitaine Ibrahim Traoré </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 07:42:56 +0000</pubDate>
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<p>Le capitaine Ibrahim Traoré souligne dans son Discours de Nouvel an l'importance d'une justice accessible pour tous les citoyens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le capitaine Ibrahim Traoré a placé la réforme de la justice au cœur de son bilan et de ses priorités pour 2026. Pour le chef de l’État burkinabè, « aucune nation ne peut se développer dans l’injustice ». Il estime que les tensions sociales et les conflits qui fragilisent la cohésion nationale trouvent souvent leurs racines dans un système judiciaire perçu comme éloigné des citoyens.</em></strong></p>



<p>L’année 2025 aura ainsi marqué le début d’une restructuration profonde du système judiciaire, amorcée par la refonte du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), désormais ouvert à des personnalités non magistrates. L’objectif, selon le président du Faso, est de «&nbsp;<em>transformer totalement la justice&nbsp;</em>» pour la rendre plus accessible et plus ancrée dans les réalités locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-enracinee-dans-les-valeurs-endogenes"><strong>Vers une justice enracinée dans les valeurs endogènes</strong></h3>



<p>Le capitaine Traoré souhaite rompre avec ce qu’il appelle une justice «&nbsp;<em>importée</em>&nbsp;». Dans son discours, il a défendu l’intégration des modes traditionnels de règlement des conflits, estimant qu’ils offrent des solutions plus adaptées à la société burkinabè. « <em>Nous devons revenir à nos sources </em>», a-t-il déclaré, avant d’annoncer qu’en 2026 il y aura une implantation effective de tribunaux traditionnels destinés à résoudre à l’amiable les différends communautaires.</p>



<p>Cette réforme entend s’appuyer sur les valeurs ancestrales de cohésion et de médiation qui, selon lui, doivent compléter les institutions modernes. Une telle démarche illustre la volonté du régime de «&nbsp;<em>refonder</em>&nbsp;» l’État à partir de référents culturels et communautaires, tout en cherchant à renforcer la légitimité de la justice aux yeux des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reinsertion-et-la-digitalisation-au-service-de-la-cohesion"><strong>La réinsertion et la digitalisation au service de la cohésion</strong></h2>



<p>Le président burkinabè a également évoqué une autre innovation : la réinsertion sociale des détenus. Après une phase expérimentale en 2025, le programme sera élargi cette année. Les prisonniers seront encouragés à apprendre un métier et à contribuer à des travaux de reconstruction nationale. «&nbsp;<em>Que vous soyez libres ou en détention, vous devez participer à la construction du pays&nbsp;</em>», a lancé Ibrahim Traoré, affirmant vouloir « <em>une justice qui ne laisse personne en marge </em>». Dans la même dynamique, il affirme: «&nbsp;<em>En 2026, nous allons faire en sorte que les prisonniers puissent connaître une reconversion.</em>&nbsp;»,</p>



<p>Enfin, le chef de l’État a annoncé la digitalisation progressive des procédures judiciaires, pour permettre aux citoyens d’accéder à distance à des services et documents officiels. Cette modernisation vise à réduire les lenteurs administratives et à lutter contre la corruption dans les tribunaux, souvent concentrés dans les grandes villes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-administration-plus-proche-des-citoyens"><strong>Vers une administration plus proche des citoyens</strong></h2>



<p>Dans la continuité de sa vision de refondation, le capitaine Ibrahim Traoré a également insisté sur la digitalisation de l’administration, qu’il considère comme un instrument central de la transparence et de la bonne gouvernance. « <em>Aucune lutte contre la corruption n’est possible sans la digitalisation </em>», a-t-il déclaré, annonçant un vaste programme quinquennal visant à moderniser l’État et à positionner le Burkina Faso comme un modèle régional en matière de technologie publique. Le pays a déjà franchi une étape majeure avec l’acquisition de ses premiers data centers nationaux, destinés à héberger localement les applications conçues par les ingénieurs burkinabè. La dématérialisation progressive des services administratifs est en marche. Ce qui permettra aux citoyens d’accéder à distance à un nombre croissant de procédures.</p>



<p>Pour accompagner cette transformation numérique, le gouvernement prévoit la construction de Maisons du citoyen dans les chefs-lieux de province et jusqu’au niveau départemental à partir de 2026. Ces espaces, véritables guichets numériques de proximité, seront destinés à aider les usagers peu familiers avec les outils informatiques à accéder aux plateformes administratives. Cette démarche vise à réduire les inégalités d’accès aux services publics, tout en renforçant la lutte contre la fraude et les abus.&nbsp;</p>



<p>Par ces réformes, Ibrahim Traoré entend bâtir une justice burkinabè à visage humain, conjuguant valeurs traditionnelles, réinsertion sociale et innovations numériques — un pilier, selon lui, indispensable pour restaurer la cohésion nationale et refonder durablement l’État.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À New York, le Mali plaide pour une souveraineté africaine respectée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 08:35:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali se prépare à faire entendre son message lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Du haut de la tribune new-yorkaise, Bamako s’apprête à faire entendre une voix qui dérange : celle d’un Mali debout, souverain, enraciné dans une alliance sahélienne assumée.</em></strong><em></em></p>



<p>À l’ombre du Conseil de sécurité, où le jeu des puissances continue de s’imposer aux peuples, la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouvert ce 23 septembre dans un monde fracturé, secoué par les crispations géopolitiques et l’effritement du consensus multilatéral. Pour représenter le Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre et chef du gouvernement, a quitté Bamako à la tête d’une importante délégation. Il portera la parole du président de la Transition, le général Assimi Goïta, dans un moment où le pays n’a jamais autant revendiqué sa parole propre, affranchie des anciennes tutelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-en-ligne-de-mire"><strong>L’Alliance des États du Sahel en ligne de mire</strong></h2>



<p>Le thème choisi par les Nations unies – «&nbsp;<em>Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains</em>&nbsp;» – sonne comme un vœu pieux face aux réalités des Suds. Le Mali, avec d’autres pays du Sahel, ne se contente plus d’y adhérer symboliquement. À la tribune des Nations unies, le 26 septembre, le général Maïga entend exposer ce que Bamako considère désormais comme l’architecture d’un nouveau pacte africain : une gouvernance réformée, une paix construite de l’intérieur, et une coopération internationale débarrassée des postures paternalistes.</p>



<p>Car au-delà du Mali, c’est toute la Confédération des États du Sahel (AES) – cette entente géopolitique tripartite entre Bamako, Niamey et Ouagadougou – que le Premier ministre défendra comme une réponse sahélienne à la faillite des schémas sécuritaires importés. Dans un monde où les lignes d’alliances se redessinent, l’AES est le fruit d’un choix stratégique : celui d’un arrimage régional, non aligné, où la sécurité se conjugue avec la dignité et la souveraineté.</p>



<p>L&rsquo;intervention d&rsquo;Abdoulaye Maïga devrait mettre en exergue les avancées de la Transition malienne, aussi bien sur le plan institutionnel que sécuritaire. Du plan Dougoukolo Ko à la montée en puissance des FAMa, en passant par les réformes en matière de justice, de santé ou d’éducation, le message est clair : le Mali ne veut pas d’un traitement différencié, mais d’un partenariat équilibré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diplomatie-bilaterale-et-diaspora-malienne-au-programme"><strong>Diplomatie bilatérale et diaspora malienne au programme</strong></h2>



<p>Au-delà du discours, la présence du Premier ministre à New York sera marquée par une série de rencontres bilatérales avec des chefs d’État, des responsables d’organisations internationales et des partenaires techniques. Objectif : faire valoir les intérêts stratégiques du Mali, tout en consolidant les nouvelles orientations diplomatiques, notamment vers l’Asie, le Moyen-Orient, et les BRICS.</p>



<p>Maïga s’adressera également à la communauté malienne vivant aux États-Unis. Un moment souvent plus politique qu’il n’y paraît, tant la diaspora constitue un relais puissant, à la fois pour la diplomatie populaire du pays et pour ses ambitions économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-mondiale-pour-une-nouvelle-voie"><strong>Une tribune mondiale pour une nouvelle voie</strong></h2>



<p>Ce déplacement à New York ne sera donc pas un simple rituel protocolaire. Il s’inscrit dans une stratégie assumée : inscrire le Mali dans une nouvelle dynamique diplomatique où les principes de souveraineté, d’égalité entre les États, et de respect mutuel ne sont plus négociables.</p>



<p>Ceux qui s’attendent à un discours lisse seront déçus. Ceux qui craignent une sortie de route, aussi. Ce que le Mali propose, c’est une troisième voie : ni rupture stérile, ni soumission tacite. Une diplomatie de conviction.</p>



<p>Le Général Goïta n’a pas quitté Bamako, mais c’est bien sa vision qui s’exprimera, sur la scène mondiale, par la voix d’un Premier ministre qui ne mâche jamais ses mots.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> Bamako, la démocratie enterre l’un de ses pères</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-la-democratie-enterre-lun-de-ses-peres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:52:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les obsèques de Tiébilé Dramé ont rassemblé des milliers de citoyens à Bamako pour honorer sa carrière et son engagement.</p>
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<p><strong><em>Vendredi 15 août 2025, Bamako s’est figée. Jour de prière, mais aussi de recueillement national, pour accompagner jusqu’à sa dernière demeure l’un de ses plus solides piliers démocratiques : Tiébilé Dramé. Mort trois jours plus tôt à Paris, à 70 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères, exilé, prisonnier, médiateur infatigable, a eu droit à des obsèques où se sont mêlés drapeau, silence et ferveur populaire, à Magnambougou, en commune VI, du district de Bamako.</em></strong></p>



<p>Un baobab est tombé. Ce vendredi, la capitale a vu converger politiciens de toutes obédiences, diplomates en service ou à la retraite, militants de la première heure et simples citoyens. Au centre du cortège, Tiébilé Dramé, figure cardinale de la démocratie malienne, partait pour son dernier voyage, sous les drapeaux, les salves militaires… et le regard inattendu d’Alpha Oumar Konaré, rare apparition d’un ancien chef d’État venu saluer un gendre, un compagnon de route et un symbole.&nbsp;&nbsp;Djiguiba Keïta, compagnon de lutte des années de plomb, le surnomme «&nbsp;<em>le baobab de la résistance à la dictature</em>&nbsp;». Les années de geôle sous Moussa Traoré, l’exil européen, la décennie passée à Amnesty International à Londres : autant de racines dans la terre de ses convictions.</p>



<p>Puis vient Chahana Takiou, journaliste et ami, qui exhorte à «&nbsp;<em>poursuivre la bataille pour les libertés</em>&nbsp;», rappelant que Dramé n’a jamais cessé de croire que le dialogue, même avec l’adversaire, pouvait sauver une nation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-silhouette-inattendue"><strong>La silhouette inattendue</strong></h2>



<p>De l’ex-chef de la Minusma El-Ghassim Wane, qui salue «&nbsp;<em>un homme de courage et de conviction&nbsp;</em>», à Oumar Mariko, leader du Sadi, évoquant «&nbsp;<em>un grand républicain</em>&nbsp;» respecté malgré les divergences, la pluie des témoignages balaie les clivages partisans. Ce vendredi-là, à Bamako, il n’y a plus de camps : seulement la reconnaissance d’un engagement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg" alt="Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré" class="wp-image-19610" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--300x169.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--768x432.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1536x865.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1920x1081.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1170x659.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--585x329.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--600x338.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les anciens présidents Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré, aux obsèques de Tiébilé Dramé, le 15 aout 2025, à Bamako. ©Internaute. </figcaption></figure>



<p>Et puis, au premier rang, une apparition rare : Alpha Oumar Konaré. L’ancien président (1992-2002), presque effacé de la scène publique depuis plus de vingt ans, est là. Père de Kadiatou Konaré, l’épouse du défunt, il offre, par sa seule présence, un hommage familial et politique. Ce geste sobre mais lourd de symboles souligne le lien intime et historique entre les deux hommes, et ajoute à l’émotion d’une foule déjà saisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-legs-politique-et-moral"><strong>Un legs politique et moral</strong></h2>



<p>Fondateur du&nbsp;<em>Républicain</em>, créateur du Parena, ministre de la Transition en 1991-1992, négociateur dans les crises ivoirienne, nigérienne ou malienne, ministre des Affaires étrangères de 2019 à 2020 : le CV de Tiébilé Dramé est un fragment d’histoire contemporaine du Mali. Son audace, sa lucidité et sa conviction que la paix passe par la parole resteront comme un testament politique.</p>



<p>Ce vendredi-là, quand le cortège a gagné le cimetière de Hamdallaye pour une inhumation sobre, prières et minute de silence en tête, Bamako a su qu’elle perdait plus qu’un homme. Elle perdait un repère. Mais à travers les voix, les regards et les mains jointes, le «&nbsp;<em>baobab</em>&nbsp;» n’a pas quitté la forêt.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigeria : 10 000 morts, des villages rayés de la carte, des soldats accusés — le chaos d’un État en déroute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 06:56:20 +0000</pubDate>
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<p>Un regard sur la crise sécuritaire au Nigeria : des villages détruits, des soldats corrompus, une nation en danger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dix mille morts en deux ans. Des soldats qui vendent leurs armes aux terroristes. Des villages entiers disparus sous les flammes. Au Nigeria, ce ne sont plus seulement les marges de l’État qui vacillent, mais son cœur même. Une descente aux enfers que les promesses de Bola Tinubu n’ont pu enrayer — pour l’instant.</em></strong></p>



<p>Bénin City, Abuja, Jos ou Maiduguri : les noms changent, l’hémorragie demeure. Dans le Nigeria de Bola Tinubu, la réalité n’a rien d’un conte fédéral, mais plutôt d’une chronique d’un effondrement annoncé — et ininterrompu.</p>



<p>Le 29 mai 2025, Amnesty International a rendu publique une enquête glaçante : plus de 10 000 Nigérians ont perdu la vie en deux ans, victimes des exactions de groupes terroristes, de bandes armées, et de milices sans foi ni loi. Un chiffre brut. Mais derrière les statistiques, des villages entiers effacés de la carte, des enfants enlevés, des puits dynamités, des écoles devenues ruines, des chefs traditionnels assassinés. Le Nigeria est à la peine, et l’État semble parfois aux abonnés absents.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-carte-du-desastre"><strong>Une carte du désastre</strong></h3>



<p>Benue, Plateau, Zamfara… Le centre du Nigeria, longtemps tampon entre les franges musulmanes du nord et les bastions chrétiens du sud, est devenu le théâtre d’une guerre sans front. Dans ces zones jadis prospères, Amnesty dénombre près de 6 900 morts dans le seul État de Benue, 2 600 dans celui du Plateau. Avril dernier, ce sont plus de 150 personnes qui ont été massacrées en quelques jours — dans une indifférence officielle qui confine au cynisme.</p>



<p>Les groupes armés ne se contentent plus de tuer. Ils imposent des taxes, organisent des enlèvements, détruisent tout symbole d’ordre ou de présence républicaine. Les routes sont devenues impraticables, les campagnes désertées, la peur généralisée. Et les armes ? Elles ne manquent pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-trahison-dans-les-rangs"><strong>La trahison dans les rangs</strong></h3>



<p>Le pire ? Il ne vient pas forcément d’en face. Il est dans les rangs mêmes de ceux censés défendre la République. Ce mercredi, l’armée nigériane a révélé l’arrestation de 18 soldats, 15 policiers mobiles et huit civils, accusés de collusion avec les groupes jihadistes. Certains, pour quelques poignées de billets, détournaient des munitions, vendaient des fusils, informaient les terroristes. L’un des officiers arrêtés aurait même conclu un pacte secret avec une cellule de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Trahison à l’uniforme, effondrement de la confiance, cancer de la corruption militaire<em>.</em></p>



<p>«&nbsp;<em>À ce jour, 18 soldats, 15 policiers mobiles et huit civils, dont un chef traditionnel, ont été arrêtés</em>&nbsp;», a déclaré Ademola Owolana, porte-parole de l’armée. L’aveu est brutal : 20 % des armes utilisées par les jihadistes du Sahel proviendraient de raids contre des bases militaire<em>s</em>, selon le Conflict Armament Research (CAR). Une partie vient aussi de ces ventes internes, de ces circuits souterrains qui alimentent le monstre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tinubu-au-pied-du-mur"><strong>Tinubu au pied du mur</strong></h3>



<p>Que fait le pouvoir ? Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International au Nigeria, l’affirme :&nbsp;<em>« Les mesures de sécurité du président Tinubu ne fonctionnent tout simplement pas »</em>. Le chef de l’État, qui avait promis en 2023 de faire de la lutte contre l’insécurité une priorité, voit aujourd’hui son image écornée par cette vague de sang incontrôlable. Les déclarations ne suffisent plus. Les Nigérians attendent des actes, une stratégie, une ligne de front. Pas des condamnations générales ou des visites ministérielles expéditives.</p>



<p>Car ce qui se joue au Nigéria, ce n’est pas seulement la sécurité des villages reculés du centre ou du nord-est. C’est l’avenir de la première économie d’Afrique, de son État fédéral, de son unité territoriale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-poudriere-au-coeur-de-l-afrique-de-l-ouest"><strong>Une poudrière au cœur de l’Afrique de l’Ouest</strong></h3>



<p>Le Nigeria n’est pas un pays comme les autres. Il est la colonne vertébrale du Golfe de Guinée. S’il tombe, c’est toute la région qui s’en ressentira. Déjà, les ramifications des terroristes nigérians traversent les frontières, contaminent le Niger, le Bénin, parfois même le Cameroun et le Tchad. Le feu ne connaît pas les lignes sur les cartes.</p>



<p>Dans ce contexte, le silence — ou pire, l’inefficacité — est un luxe que la présidence Tinubu ne peut plus se permettre. À défaut de gouverner par la prospérité, il lui faut aujourd’hui gouverner par la sécurité. Ou céder le terrain.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Burkina Faso face à la résurgence de la peine de mort — une politique de dissuasion ou un retour en arrière ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 17:47:40 +0000</pubDate>
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<p>La peine de mort au Burkina Faso : retour sur un débat complexe entre sécurité nationale et droits humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La réintroduction de la peine de mort au Burkina Faso, envisagée par les militaires au pouvoir, relance le débat entre sécurité nationale et respect des droits humains.</em></strong></p>



<p>Depuis l’abolition de la peine de mort en 2018, le Burkina Faso avait rejoint le cercle des pays africains ayant renoncé à cette sentence ultime, symbolisant un pas vers une justice plus respectueuse des droits humains. Cependant, sous l’impulsion de la des autorités de la transition, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, la peine capitale pourrait bientôt faire son retour dans le Code pénal burkinabé. Vendredi&nbsp;8&nbsp;novembre, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a en effet annoncé devant l’Assemblée législative de transition que des discussions étaient en cours pour réinstaurer cette sanction pour les crimes liés au terrorisme, à la trahison, et aux atteintes à la sûreté de l’État. Que signifie ce retour en arrière pour un pays en proie à de multiples tensions et comment interpréter cette volonté de dissuasion sévère ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-en-reponse-aux-defis-securitaires"><strong>Une décision en réponse aux défis sécuritaires</strong></h3>



<p>Depuis des années, le Burkina Faso est confronté à une recrudescence d’attaques terroristes, de menaces internes et de troubles socio-politiques. Ces défis complexes placent la sécurité au cœur des priorités de la transition. La résurgence de la peine de mort est ainsi justifiée par l’exécutif burkinabé comme un moyen dissuasif face aux complices du terrorisme ou à ceux qui menacent la stabilité de l’État. En s’attaquant aux symboles les plus graves de la violence interne et de la trahison, le gouvernement espère renforcer son emprise et décourager les velléités de déstabilisation. La restauration de la peine de mort est donc présentée comme une réponse forte, au moment où le pays doit faire face à des forces qui minent son unité et son intégrité.</p>



<p>Cependant, il convient de s’interroger sur l’efficacité réelle d’une telle mesure dans la lutte contre le terrorisme et la trahison. La peine capitale peut certes apparaître comme un moyen radical de dissuasion, mais son impact dans un contexte de guerre asymétrique est plus difficile à évaluer. Les groupes terroristes et leurs complices agissent souvent en marge des lois nationales et ne sont pas facilement influencés par des peines qui s’appliquent avant tout aux citoyens sous l’autorité directe de l’État. D’autres mesures de renforcement sécuritaire ou de contrôle des frontières pourraient s’avérer plus utiles et constructives.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-recul-sur-les-droits-humains-et-la-justice"><strong>Un recul sur les droits humains et la justice</strong></h3>



<p>L’annonce de ce projet de loi marque un retour en arrière sur le plan des droits humains, à contre-courant des réformes entreprises sous le régime civil de Roch Marc Christian Kaboré, qui avait officiellement aboli la peine de mort en 2018. Ce choix s’inscrivait dans une volonté de modernisation et d’humanisation de la justice burkinabé, alignée sur les standards internationaux. Aujourd’hui, rétablir la peine capitale pourrait isoler le pays sur le plan diplomatique, d’autant que la communauté internationale, particulièrement les institutions de défense des droits humains, voient dans la peine de mort une violation des droits fondamentaux.</p>



<p>Le retour de la peine capitale soulève également des questions sur les principes d’équité et d’impartialité de la justice burkinabé. En réintégrant cette sanction extrême, l’État risque de créer un précédent dangereux qui pourrait mener à des abus, en particulier dans un contexte où les normes de transparence judiciaire peuvent être fragilisées sous un régime militaire. La justice burkinabé peut-elle garantir que la peine capitale sera appliquée avec toute la rigueur et l’objectivité requises ? L’histoire récente du Burkina Faso a montré, avec le cas de Norbert Zongo et d’autres, que des zones d’ombre persistent autour de certaines affaires politiques sensibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-peine-de-mort-comme-symbole-de-souverainete"><strong>La peine de mort comme symbole de souveraineté</strong></h3>



<p>Ce projet de loi s’inscrit également dans une logique de souveraineté revendiquée par le capitaine Traoré et son Gouvernement, qui ont fait de la restauration de l’ordre et de la sécurité des éléments centraux de leur politique. Dans un pays où le respect des traditions et de la souveraineté est essentiel, les autorités au pouvoir se placent en héritière de valeurs où la peine capitale, bien que controversée, peut apparaître aux yeux d’une partie de la population comme un outil légitime pour défendre la « <em>terre des Hommes intègres</em> ».</p>



<p>Ce retour symbolique de la peine de mort pourrait aussi être interprété comme un signal politique destiné à affirmer l’autorité de l’État face aux groupes armés et aux puissances étrangères. En ciblant des infractions comme la « <em>trahison</em> » ou la « <em>collaboration avec des puissances étrangères</em> », le Burkina Faso semble adresser un message fort à ses adversaires, tout en réaffirmant une indépendance face aux influences extérieures.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-debat-citoyen-et-politique-sur-l-avenir-de-la-justice-burkinabe"><strong>Vers un débat citoyen et politique sur l’avenir de la justice burkinabé ?</strong></h3>



<p>Face à cette potentielle réintégration de la peine de mort, un débat semble nécessaire au sein de la société burkinabé pour évaluer les valeurs que l’on souhaite voir incarnées par la justice nationale. La réintroduction de cette sentence divise et appelle à une réflexion approfondie&nbsp;: quelles alternatives dissuasives et sécuritaires pourraient être envisagées pour protéger le pays sans sacrifier les droits fondamentaux ? La question de la peine de mort ne devrait pas être abordée uniquement sous le prisme sécuritaire, mais aussi à travers les principes de dignité et de respect pour la vie humaine, qui font partie de l’identité et des valeurs universelles.</p>



<p>Alors que le Burkina Faso traverse des périodes de turbulence, cette décision peut donner lieu à une prise de conscience collective sur la justice que souhaite construire ce pays. En réintroduisant la peine de mort, le régime militaire choisit une voie radicale pour protéger l’État, mais il s’éloigne également d’un progrès juridique qui avait été salué à l’échelle internationale.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-securite-et-humanite-nbsp-le-defi-de-la-justice-au-burkina-faso"><strong>Entre sécurité et humanité&nbsp;: le défi de la justice au Burkina Faso</strong></h3>



<p>À l’heure où les autorités de la transition de Ouagadougou avancent vers des réformes rigoureuses pour protéger l’État, elle semble se heurter au dilemme entre sécurité et droits humains. La peine de mort, perçue comme une solution rapide aux menaces intérieures, n’est qu’une réponse partielle aux défis profonds que traverse le Burkina Faso. Ce projet suscite donc des interrogations légitimes et révèle un besoin urgent de réconcilier la sécurité nationale avec le respect des principes humanitaires.</p>



<p>L’avenir du Burkina Faso se jouera sans doute dans l’équilibre entre une justice ferme et une justice juste. La restauration de la peine de mort peut être perçue comme un moyen de garantir la stabilité à court terme, mais la vraie question demeure&nbsp;: quelle place les autorités burkinabé veulent-elles donner aux droits humains dans leur vision de l’avenir ? Le retour de la peine capitale n’est pas seulement une question de politique sécuritaire, mais un test pour l’identité même du pays, pour ses valeurs, et pour le respect de la vie humaine dans la justice des Hommes intègres.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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