<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des droits des femmes &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/droits-des-femmes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/droits-des-femmes/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 23 Nov 2025 09:17:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des droits des femmes &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/droits-des-femmes/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>FESTI-FEM 2025 : la première édition officiellement lancée </title>
		<link>https://saheltribune.com/festi-fem-2025-la-premiere-edition-officiellement-lancee/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/festi-fem-2025-la-premiere-edition-officiellement-lancee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 09:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Hampâté Bâ]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[CIRA Charity]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue intergénérationnel]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité de genre]]></category>
		<category><![CDATA[empowerment féminin]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[femmes africaines]]></category>
		<category><![CDATA[FESTI-FEM 2025]]></category>
		<category><![CDATA[festival des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion]]></category>
		<category><![CDATA[innovation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[leadership féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[Participation citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[réconciliation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[violences basées sur le genre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20281</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 22 novembre 2025, le lancement de FESTI-FEM pour célébrer la force des femmes africaines et souligner les violences de genre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Le samedi 22 novembre 2025, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ a accueilli la conférence de presse de lancement du Festival International des Femmes (FESTI-FEM). Porté par CIRA Charity et ses alliés, cet événement ambitionne de valoriser la femme africaine, promouvoir la paix et sensibiliser sur les violences basées sur le genre. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence en mémoire des victimes civiles et militaires, ainsi qu’en hommage aux femmes ayant subi des violences. Le cas de Fatoumata Amadou, jeune lycéenne tragiquement disparue à Ménaka, a été évoqué comme symbole des souffrances endurées par les femmes. Ce moment solennel a rappelé l’urgence de poursuivre le combat pour la dignité, la sécurité et les droits des femmes au Mali et en Afrique. &nbsp;</p>



<p>La conférence a été animée par Mme Assétou Traoré, présidente de CIRA Charity. Dans son allocution, elle a affirmé : «&nbsp;<em>Nous voulons faire entendre la voix des femmes, valoriser leur contribution et leur donner les moyens de devenir des actrices visibles du changement social, économique et culturel&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-festival-inclusif-et-porteur-de-sens"><strong>Un festival inclusif et porteur de sens</strong><strong></strong></h2>



<p>Le FESTI-FEM se tiendra au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Placé sous le thème «&nbsp;<em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles&nbsp;</em>», il s’inscrit dans l’Année de la Culture décrétée par les autorités de transition. Pendant quatre jours, panels, conférences, expositions artisanales, défilés de mode et concerts mettront en lumière la créativité féminine et favoriseront le dialogue intergénérationnel entre plus de 300 participantes. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-1024x571.jpeg" alt="Assétou Traoré, présidente de CIra Charity et initiatricve de FESTI-FEM" class="wp-image-20278" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-1024x571.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-300x167.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-768x428.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-585x326.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-600x334.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assétou Traoré, présidente de CIra Charity et initiatricve de FESTI-FEM, lors du lancement de la première édition de FESTI-FEM, le 22 novembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye. </figcaption></figure>



<p>Mme Traoré a insisté sur la dimension citoyenne du festival : «&nbsp;<em>Le FESTI-FEM sera un espace de dialogue, d’expression artistique et de mobilisation citoyenne. Il sera également une contribution concrète à la réconciliation nationale et communautaire&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-concrets-et-mesurables"><strong>Des objectifs concrets et mesurables</strong><strong></strong></h2>



<p>Les organisateurs visent un impact social et culturel tangible. Le festival prévoit 1 500 bénéficiaires directs et 10 000 personnes sensibilisées indirectement. Cent femmes seront autonomisées économiquement grâce aux activités génératrices de revenus. Dix panels thématiques traiteront du leadership féminin, de la prévention des violences basées sur le genre et de l’innovation sociale. L’événement ambitionne aussi de réduire les tabous liés aux violences et de renforcer la cohésion nationale par la culture. &nbsp;</p>



<p>Fondée en 2013, CIRA Charity s’est imposée comme un acteur social de référence au Mali. L’organisation intervient dans l’éducation, la santé, la cohésion sociale, la sécurité alimentaire et la défense des droits humains. Le FESTI-FEM apparaît comme le prolongement culturel de cet engagement. «&nbsp;<em>Rien de grand ne se bâtit seul. Le FESTI-FEM est un rêve collectif, une œuvre commune&nbsp;</em>», a rappelé Mme Traoré. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cira-charity-au-coeur-de-l-initiative"><strong>CIRA Charity au cœur de l’initiative</strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis plus de dix ans, CIRA Charity mène des projets à fort impact humain : campagnes de prévention VIH/SIDA, bourses scolaires pour filles vulnérables, micro-crédits pour femmes, formations en entrepreneuriat et projets agricoles pour veuves. Le FESTI-FEM s’inscrit dans cette continuité, en offrant une plateforme culturelle et citoyenne où les femmes deviennent protagonistes de la paix et du développement. &nbsp;</p>



<p>Mme Traoré a souligné : «&nbsp;<em>Soutenir le FESTI-FEM, c’est investir dans la paix, dans l’avenir et dans la force créatrice des femmes. Chaque femme valorisée, chaque jeune fille inspirée, chaque voix féminine entendue est une victoire pour le Mali et pour l’Afrique</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rendez-vous-porteur-d-espoir"><strong>Un rendez-vous porteur d’espoir</strong><strong></strong></h2>



<p>Au-delà des festivités, le FESTI-FEM 2025 incarne un acte de résistance culturelle et citoyenne. Il offre une scène où les femmes, longtemps reléguées au second plan, deviennent les protagonistes de la cohésion sociale et du développement. Le festival sera aussi un hommage aux victimes de violences. Toute chose qui rappelle&nbsp;la nécessité de protéger les droits fondamentaux et de briser les tabous. &nbsp;</p>



<p>Plus qu’un événement, le FESTI-FEM s’impose comme un symbole : celui d’une Afrique où la voix des femmes ne se tait plus, mais résonne comme une force créatrice capable de transformer les sociétés et d’inspirer les générations futures.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/festi-fem-2025-la-premiere-edition-officiellement-lancee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20281</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Assétou Traoré, présidente de Cira Charity : « Le FESTI-FEM est né d’une réflexion sur la place et le rôle de la femme »</title>
		<link>https://saheltribune.com/assetou-traore-presidente-de-cira-charity-le-festi-fem-est-ne-dune-reflexion-sur-la-place-et-le-role-de-la-femme/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/assetou-traore-presidente-de-cira-charity-le-festi-fem-est-ne-dune-reflexion-sur-la-place-et-le-role-de-la-femme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[année de la culture]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Assétou Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[CIRA Charity]]></category>
		<category><![CDATA[créativité féminine]]></category>
		<category><![CDATA[culture malienne]]></category>
		<category><![CDATA[défis des femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[empowerment des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[femme malienne]]></category>
		<category><![CDATA[femmes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[femmes urbaines]]></category>
		<category><![CDATA[FESTI-FEM 2025]]></category>
		<category><![CDATA[FESTI-FEM Challenge]]></category>
		<category><![CDATA[festival international des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[festival panafricain]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[innovation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[leadership féminin]]></category>
		<category><![CDATA[paix et cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Palais de la Culture Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[panels et conférences]]></category>
		<category><![CDATA[promotion féminine]]></category>
		<category><![CDATA[rôle des femmes dans la paix]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité féminine]]></category>
		<category><![CDATA[transmission des valeurs]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs socio-culturelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20230</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Participez au FESTI-FEM, un événement culturel du 4 au 7 décembre 2025, célébrant les contributions des femmes au monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Du 4 au 7 décembre 2025, le Palais de la Culture de Bamako abritera la première édition du Festival International des Femmes (FESTI-FEM), placé sous le thème : «&nbsp;Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.&nbsp;» Dans les colonnes de Sahel kunafoni, sa promotrice, Assetou Traoré, présidente de l’association CIRA Charity, revient sur la genèse, les ambitions et les valeurs de ce rendez-vous culturel et citoyen.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-vous-etes-la-presidente-de-cira-charity-parlez-nous-de-cette-association-nbsp"><strong>Vous êtes la Présidente de Cira Charity. Parlez-nous de cette association.&nbsp;</strong></h5>



<p>Je suis la présidente de l’association CIRA Charity, une structure dédiée à l’aide et au soutien des enfants démunis ainsi que des femmes en situation de vulnérabilité.<br>À travers CIRA Charity, je mène depuis plusieurs années des actions sociales et culturelles pour renforcer la solidarité, promouvoir la dignité et encourager l’autonomie des femmes.</p>



<p>C’est dans cette dynamique qu’est né le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), un espace d’expression, de partage et de valorisation du rôle de la femme dans la société.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-est-nee-l-idee-du-festi-fem-et-quel-message-souhaitez-vous-porter-a-travers-cette-premiere-edition"><strong>Comment est née l’idée du FESTI-FEM et quel message souhaitez-vous porter à travers cette première édition ?</strong></h5>



<p>Le FESTI-FEM est né d’une réflexion sur la place et le rôle de la femme dans notre société, à une époque où l’on constate une perte progressive de certaines valeurs fondamentales.</p>



<p>Nous avons voulu utiliser la culture comme un outil de sensibilisation et d’orientation, afin d’amener la femme à reprendre toute sa place dans la construction sociale. Ce festival est aussi une manière de valoriser la femme malienne dans toute sa diversité et sa puissance créatrice.</p>



<p>À travers cette première édition, nous souhaitons porter un message fort : la femme, actrice de changement, pilier de la paix et gardienne de nos valeurs culturelles.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-avoir-choisi-le-theme-nbsp-femme-pilier-de-la-paix-et-gardienne-des-valeurs-socio-culturelles-nbsp"><strong>Pourquoi avoir choisi le thème «&nbsp;Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles&nbsp;» ?</strong></h5>



<p>Ce thème traduit notre conviction que la paix durable ne peut se construire sans la participation active des femmes.&nbsp;&nbsp;Dans nos sociétés, elles sont les gardiennes des traditions, les éducatrices des générations et les médiatrices naturelles lors des crises.&nbsp;&nbsp;En plaçant les femmes au cœur de la réflexion, nous rappelons que la paix commence dans le foyer, s’enracine dans la culture et s’épanouit grâce aux femmes.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-s-inscrit-dans-l-annee-de-la-culture-decretee-par-le-president-de-la-transition-comment-la-culture-peut-elle-contribuer-a-la-paix-et-a-la-reconciliation"><strong>Le festival s’inscrit dans l’Année de la Culture décrétée par le Président de la transition. Comment la culture peut-elle contribuer à la paix et à la réconciliation ?</strong></h5>



<p>La culture est un langage universel capable d’unir au-delà des différences.<br>Elle favorise le dialogue, la compréhension mutuelle et la valorisation de notre identité commune.<br>En s’inscrivant dans l’Année de la Culture, le FESTI-FEM mettra en avant l’art, la musique, le théâtre et la parole des femmes comme outils de réconciliation et de reconstruction du tissu social.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-le-festi-fem-se-distingue-t-il-des-autres-evenements-dedies-aux-femmes"><strong>En quoi le FESTI-FEM se distingue-t-il des autres événements dédiés aux femmes ?</strong></h5>



<p>Le FESTI-FEM se distingue par son ancrage culturel et communautaire, mais aussi par son approche inclusive et panafricaine.</p>



<p>Ce n’est pas un simple événement festif. C’est un mouvement social et un espace d’échanges entre femmes rurales, urbaines, jeunes, artistes et entrepreneures.<br>Nous voulons faire entendre toutes les voix, même celles souvent oubliées, et créer une plateforme durable pour partager expériences, luttes et réussites.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-seront-les-temps-forts-de-cette-premiere-edition"><strong>Quels seront les temps forts de cette première édition ?</strong></h5>



<p>Cette première édition, prévue du 4 au 7 décembre 2025 au Palais de la Culture de Bamako, comprendra plusieurs moments clés. Des panels et conférences porteront sur le leadership féminin, la paix, la culture et l’innovation sociale.</p>



<p>Des stands d’exposition mettront en valeur les savoir-faire féminins et l’artisanat local.<br>Des concerts, des défilés de mode et des représentations artistiques célébreront les talents féminins. Enfin, le FESTI-FEM Challenge mettra en lumière des jeunes femmes porteuses d’idées novatrices.</p>



<p>Nos objectifs sont de renforcer la visibilité des femmes, de créer un réseau solidaire et de faire de la culture un levier de transformation sociale.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-avez-vous-rencontres-en-tant-que-femme-leader"><strong>Quels défis avez-vous rencontrés en tant que femme leader ?</strong></h5>



<p>Les principaux défis ont concerné le financement, la logistique et la mobilisation des partenaires. Être une femme leader dans un environnement encore marqué par les inégalités de genre exige beaucoup de persévérance et de conviction.</p>



<p>Mais chaque obstacle surmonté renforce notre détermination à prouver que les femmes peuvent non seulement rêver grand, mais aussi réaliser de grandes choses.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-message-adressez-vous-aux-femmes-maliennes-et-africaines"><strong>Quel message adressez-vous aux femmes maliennes et africaines ?</strong></h5>



<p>Mon message est simple : ayez confiance en vous, croyez en votre potentiel et osez prendre votre place. Les femmes maliennes et africaines portent en elles la force de la terre et la sagesse des traditions. Transformons cette force en actions concrètes pour nos communautés et nos nations. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir de paix, de dignité et de prospérité.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-que-souhaitez-vous-que-les-participants-retiennent-du-festival"><strong>Que souhaitez-vous que les participants retiennent du festival ?</strong></h5>



<p>Je souhaite que chacun reparte avec une énergie nouvelle, une fierté d’être acteur du changement et la conviction que chacun peut contribuer à la paix. Que ce festival laisse dans les cœurs un sentiment d’unité, d’espoir et de respect des valeurs africaines.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-envisagez-vous-de-perenniser-le-festi-fem"><strong>Envisagez-vous de pérenniser le FESTI-FEM ?</strong></h5>



<p>Oui. Le FESTI-FEM est pensé pour devenir un rendez-vous annuel incontournable dédié à la femme africaine. Les prochaines éditions viseront à renforcer le maillage régional et à impliquer davantage de pays africains. Notre ambition est de faire du FESTI-FEM une vitrine du leadership féminin et de la culture africaine au service de la paix.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Ibrahim K. Djitteye et Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/assetou-traore-presidente-de-cira-charity-le-festi-fem-est-ne-dune-reflexion-sur-la-place-et-le-role-de-la-femme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20230</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SENARE 2025 : les femmes au cœur de la paix et de la réconciliation</title>
		<link>https://saheltribune.com/senare-2025-les-femmes-au-coeur-de-la-paix-et-de-la-reconciliation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senare-2025-les-femmes-au-coeur-de-la-paix-et-de-la-reconciliation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 06:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[cadre juridique]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de défense et de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Promotion de la Femme]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de la Réconciliation]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[Participation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[processus de paix]]></category>
		<category><![CDATA[réconciliation]]></category>
		<category><![CDATA[rôle des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[SENARE 2025]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19801</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La SENARE 2025 met en avant le rôle des femmes en tant que vecteurs de paix lors de son événement du 19 septembre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) a consacré sa journée du 19&nbsp;septembre à un panel sur le thème&nbsp;: « Femme&nbsp;: vecteur de paix et de réconciliation ». Organisé à l’ex-CRES de Badalabougou par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale en collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, l’événement a réuni des responsables gouvernementaux, des experts et des acteurs de la société civile.</em></strong></p>



<p>Placée sous la présidence du Dr Sidiki Traoré, secrétaire général du ministère de la Réconciliation, la rencontre a enregistré la participation de Salif Tall, secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, ainsi que de la présidente de la commission d’organisation de la SENARE&nbsp;2025.</p>



<p>Les discussions, animées par cinq panelistes, ont exploré les multiples dimensions de l’apport féminin dans la consolidation de la paix. Le Colonel Oumou Diarra a rappelé l’importance historique des femmes dans les médiations traditionnelles et modernes, tout en mettant en avant leur rôle au sein des forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de la paix.</p>



<p>De son côté, Me Kadidia Sangaré, avocate, a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique adapté pour garantir et valoriser la participation des femmes aux processus de réconciliation et de cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-une-implication-accrue-des-femmes-nbsp"><strong>Pour une implication accrue des femmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Les échanges ont souligné que la femme demeure un vecteur essentiel de dialogue, de tolérance et de solidarité. Les participants ont insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les femmes dans la médiation, la gestion des conflits et les instances de décision, conditions indispensables à la construction d’une paix durable.</p>



<p>Ce panel a ainsi permis d’identifier des pistes concrètes pour renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, confirmant qu’aucun processus de stabilité ne peut être viable sans une participation active et inclusive de toutes les composantes de la société.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senare-2025-les-femmes-au-coeur-de-la-paix-et-de-la-reconciliation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19801</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Trente ans après Beijing, où en sont réellement les droits des femmes ? </title>
		<link>https://saheltribune.com/trente-ans-apres-beijing-ou-en-sont-reellement-les-droits-des-femmes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/trente-ans-apres-beijing-ou-en-sont-reellement-les-droits-des-femmes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Beijing+30]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Equality Now]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=17911</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Trente ans après la Conférence de Beijing, le combat pour l’égalité des sexes oscille entre avancées fragiles et retours en arrière inquiétants. Ce qui révèle un féminisme sous tension face aux résistances conservatrices.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente ans après la Conférence de Beijing, le combat pour l’égalité des sexes oscille entre avancées fragiles et retours en arrière inquiétants. Ce qui révèle un féminisme sous tension face aux résistances conservatrices.</em></strong></p>



<p>Il fut un temps où l’espoir portait un nom&nbsp;: Beijing&nbsp;1995. Trente ans plus tard, le mirage s’effrite sous le poids des réalités. Ce qui devait être une marche irréversible vers l’égalité des sexes s’apparente aujourd’hui à un champ de bataille où avancées et reculs s’entrechoquent au gré des soubresauts politiques et des crispations conservatrices.</p>



<p>Loin des grandes envolées diplomatiques, le dernier rapport « <em>Des mots et des faits&nbsp;: Bilan des actions gouvernementales trente ans après la Conférence de Beijing</em> », publié par&nbsp;<em>Equality Now</em>, dresse un constat brut&nbsp;: l’égalité des sexes demeure une promesse inachevée, parfois même trahie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un féminisme sous tension, progrès et retour de flammes</strong></h3>



<p>En trois décennies, des acquis notables ont été enregistrés. Des lois discriminatoires ont été abrogées, des constitutions amendées, des réformes judiciaires menées. Au Japon, l’interdiction pour une femme de se remarier dans les 100&nbsp;jours suivant son divorce a été partiellement levée. Aux Philippines, la prostitution n’est plus considérée comme un crime exclusivement féminin. En Sierra Leone, la discrimination basée sur le genre dans l’emploi a été proscrite.</p>



<p>Mais ces avancées, bien que réelles, sont loin d’être linéaires. Pire, elles sont aujourd’hui menacées par une vague réactionnaire mondiale, portée par le retour en force du patriarcat sous toutes ses formes. Aux États-Unis, la Cour suprême a enterré le droit fédéral à l’avortement. En Pologne, la justice a restreint l’accès à l’IVG. Dans plusieurs pays, le statut personnel des femmes demeure une enclave de discriminations institutionnalisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand le droit des femmes devient une variable d’ajustement politique</strong></h3>



<p>Plus qu’un combat social, l’égalité hommes-femmes est devenue une ligne de fracture politique majeure. Loin d’être un horizon inéluctable, elle est désormais un terrain de reconquête pour des forces conservatrices qui instrumentalisent la religion, la culture ou le nationalisme pour restaurer un ordre social inégalitaire.</p>



<p>En Afghanistan, les talibans ont relégué les femmes à l’invisibilité, leur interdisant l’accès aux universités, aux parcs et même aux salons de beauté. En Iran, la répression contre les militantes des droits des femmes s’intensifie, et le port obligatoire du hijab est devenu un outil de coercition politique.</p>



<p>Pire encore, certaines démocraties n’échappent pas à cette dynamique. En Uruguay et en Bolivie, des projets de loi visent à affaiblir les protections juridiques contre les violences sexuelles, tandis qu’en Corée du Sud et en Argentine, des ministères dédiés à l’égalité des sexes ont été supprimés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une souveraineté féminine encore à conquérir</strong></h3>



<p>Le rapport de Beijing+30 met en lumière un paradoxe frappant&nbsp;: jamais les revendications féministes n’ont été aussi structurées et visibles à l’échelle mondiale, et pourtant, jamais elles n’ont été autant contestées.</p>



<p>Le défi est désormais clair&nbsp;: passer des mots aux actes, et des engagements aux résultats. Abroger les lois discriminatoires, criminaliser les violences faites aux femmes, assurer l’indépendance économique des filles et des femmes, garantir l’égalité juridique réelle… autant de promesses qui attendent encore d’être tenues.</p>



<p>Car si un constat s’impose, c’est bien celui-ci&nbsp;: trente ans après Beijing, l’égalité est encore en suspens, suspendue entre avancées fragiles et reculs brutaux.</p>



<p>L’heure n’est plus aux bilans. Elle est à l’action.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/trente-ans-apres-beijing-ou-en-sont-reellement-les-droits-des-femmes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">17911</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Paroles de femmes : ce que signifie être une épouse et une mère dans le Sahel d’aujourd’hui</title>
		<link>https://saheltribune.com/paroles-de-femmes-ce-que-signifie-etre-une-epouse-et-une-mere-dans-le-sahel-daujourdhui/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/paroles-de-femmes-ce-que-signifie-etre-une-epouse-et-une-mere-dans-le-sahel-daujourdhui/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 09:06:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[femmes au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souffrances]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=16893</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Plongez dans la vie de Fatoumata, une femme sahélienne qui jongle avec les responsabilités familiales et la routine du quotidien. Découvrez la réalité des femmes au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans ce storytelling, suivez le quotidien de Fatoumata [nom d&#8217;emprunt], une femme du Sahel, épouse et mère, qui incarne avec courage et espoir le rôle essentiel des femmes sahéliennes d’aujourd’hui.</em></strong></p>



<p>Fatoumata se lève bien avant l’aube. Dans la fraîcheur du matin, le ciel encore étoilé veille sur elle tandis qu’elle allume le feu pour préparer le petit déjeuner. Ses enfants, encore endormis, ne savent pas que leur mère a déjà en tête toutes les tâches de la journée. Fatoumata, 32&nbsp;ans, est épouse, mère de cinq enfants, et l’âme du foyer. Sa vie quotidienne, entre le village et la brousse, est un savant équilibre de travail, de patience, et de tradition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ici-la-terre-ne-donne-pas-facilement"><strong>« Ici, la terre ne donne pas facilement »</strong></h3>



<p>Chaque matin, Fatoumata marche des kilomètres pour chercher de l’eau. Elle a appris, comme les femmes avant elle, à porter des seaux pleins d’eau sur sa tête, le dos droit, la démarche assurée. « <em>L’eau, c’est la vie</em> », lui disait sa mère, une phrase qu’elle répète souvent à ses filles quand elles l’accompagnent. Ce geste quotidien, d’apparence simple, incarne pour elle la résilience et la constance, deux qualités qu’elle considère essentielles pour une femme du Sahel.</p>



<p>Être épouse, pour Fatoumata, c’est aussi être une force discrète aux côtés de son mari, Moussa. Ensemble, ils cultivent un petit champ pour nourrir la famille, et parfois, vendre le surplus au marché. « <em>Ici, la terre ne donne pas facilement, il faut de la patience et du courage, et c’est ensemble que nous y arrivons</em> », raconte-t-elle, les yeux brillants de fierté. Quand les récoltes sont maigres, elle le soutient, le rassure, et trouve les mots pour alléger son fardeau. « <em>Nous sommes deux dans cette vie, deux pour affronter les bonnes et les mauvaises saisons.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nous-sommes-les-gardiennes-du-foyer"><strong>« Nous sommes les gardiennes du foyer »</strong></h3>



<p>En tant que mère, Fatoumata incarne l’espoir d’une génération en mutation. Elle souhaite que ses filles et fils connaissent un monde plus ouvert, un monde où ils pourront choisir leur voie tout en respectant leurs racines. La journée, elle leur enseigne les gestes du quotidien&nbsp;: moudre le mil, tresser les cheveux de leur petite sœur, aider les aînés à lire et à écrire quand ils reviennent de l’école. « <em>Je veux qu’ils sachent d’où ils viennent, mais qu’ils regardent aussi vers ce qu’ils peuvent devenir</em> », confie-t-elle, ses pensées mêlées d’inquiétude et de fierté.</p>



<p>Fatoumata sait que le rôle de femme au Sahel n’est pas simple. Il impose des sacrifices silencieux, une force qu’elle puise dans les traditions, mais aussi dans la certitude que son rôle est essentiel. « <em>Nous sommes les gardiennes du foyer, de la culture, et du respect </em>», explique-t-elle. À ses yeux, être une femme sahélienne aujourd’hui, c’est savoir prendre soin de sa famille et de sa communauté tout en rêvant d’un futur où ses filles auront aussi le choix d’être qui elles veulent.&nbsp;</p>



<p>Le soir, quand la nuit tombe et que les enfants dorment enfin, Fatoumata se permet un moment de répit. Elle regarde les étoiles, comme sa mère le faisait, et imagine pour ses enfants un Sahel où la vie pourrait être moins rude, où les filles et les femmes seraient aussi reconnues pour leur contribution inestimable. Car ici, au Sahel, être une femme, c’est porter la vie, la nourrir, et l’inspirer.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/paroles-de-femmes-ce-que-signifie-etre-une-epouse-et-une-mere-dans-le-sahel-daujourdhui/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">16893</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Par elles, avec elles : l’équation malienne de la paix et du progrès</title>
		<link>https://saheltribune.com/par-elles-avec-elles-lequation-malienne-de-la-paix-et-du-progres/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/par-elles-avec-elles-lequation-malienne-de-la-paix-et-du-progres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 17:06:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[promotion des droits]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=15168</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rôle crucial des femmes dans la transition et la réforme au Mali mis en lumière par le Président malien de la Transition lors de la Journée internationale du droit des femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans son intervention lors de la Journée internationale du droit des femmes, le Président malien de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a mis en lumière l’importance des femmes dans le processus de transition et de réforme au Mali, soulignant leur rôle indispensable à la stabilité et au progrès du pays. Cet engagement marque une étape importante vers l’égalité de genre et la promotion active des droits des femmes dans la sphère publique malienne.</strong></p>



<p>Lorsque l’on évoque les crises de l’eau et de la nourriture, on évoque avant tout la résilience des femmes, premières à se réveiller dans la quête de l’eau et dernières à se reposer, seulement après avoir assuré le repas de leurs enfants. Conscient de leur rôle pivot et des défis qu’elles affrontent, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a, dès son accession au pouvoir le 7&nbsp;juin 2021, choisi de tisser un nouveau futur pour les femmes maliennes.&nbsp;</p>



<p>En dédiant les deux tiers de son fonds de souveraineté aux initiatives sociales, il a inauguré plus de 300&nbsp;forages et distribué des centaines de tonnes de vivres, illuminant ainsi le quotidien de nombreuses familles. Ces actions témoignent de son engagement indéfectible envers la promotion des droits et du bien-être des femmes, essentielles à l’épanouissement et au progrès de la société.</p>



<p>L’intervention du Président de la Transition au cours de la cérémonie du 8&nbsp;mars marque une étape importante dans l’engagement de la transition malienne en faveur de la promotion des droits de la femme et de l’égalité de genre. À travers son discours, le chef de l’État reconnaît explicitement le rôle crucial que jouent les femmes dans la construction d’un Mali nouveau, notamment dans le processus de transition et les réformes politiques et institutionnelles en cours.</p>



<p>La minute de silence observée en hommage aux victimes du terrorisme, tant civiles que militaires, souligne la prise de conscience du président Goïta quant aux défis sécuritaires majeurs auxquels le pays est confronté, et dans lesquels les femmes jouent également un rôle essentiel, que ce soit comme victimes ou actrices de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-promotion-du-leadership-feminin"><strong>La promotion du leadership feminin</strong></h2>



<p>Quant à l’accent mis sur la résilience des femmes face aux difficultés traversées par le Mali, cet hommage est particulièrement significatif. Cette résilience féminine est reconnue comme un pilier dans la stabilisation et le développement du pays, notamment à travers la signature du pacte national de stabilité entre le gouvernement et les groupements syndicaux, en vue d’asseoir une paix durable.</p>



<p>En mettant en avant les réformes entreprises pour la préservation des richesses locales, comme la Loi sur le Code minier et son Contenu local, et en soulignant la diversité des besoins de la population malienne, le colonel Goïta affirme la nécessité d’une approche inclusive pour atteindre le bonheur en commun, la paix, et la prospérité nationale. Cette vision inclusive se traduit concrètement par la promotion de la représentativité des femmes dans les sphères publiques.</p>



<p>Les actions spécifiques mentionnées par le chef de l’État, comme la nomination d’une conseillère diplomatique à la présidence et d’une femme au poste de médiateur de la République, ainsi qu’au niveau de la direction féminine de plusieurs départements, témoignent d’un engagement réel en faveur de l’égalité de genre au Mali. Ces mesures ne sont pas seulement symboliques: elles sont le reflet d’une volonté politique de mettre en avant les compétences des femmes et de leur conférer un rôle central dans la gestion et la gouvernance du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-piliers-de-la-stabilite-et-du-developpement-du-pays"><strong>Piliers de la stabilité et du développement du pays</strong></h2>



<p>En affirmant que « <em>Le Mali Kura commence par les femmes</em> », le chef de l’État met en avant sa ferme conviction que le renouveau et la réussite de la transition malienne passent inévitablement par une valorisation du rôle des femmes dans tous les secteurs de la société. En promouvant activement leur promotion à des postes de décision, le gouvernement de transition manifeste son engagement pour une transformation sociale profonde, essentielle à l’édification d’un Mali plus équitable et prospère.</p>



<p>L’intervention du président de la transition révèle une prise de conscience accrue de l’importance des femmes dans le processus de transition et de reconstruction du Mali. Elle montre une détermination à promouvoir l’égalité de genre et les droits des femmes comme piliers essentiels de la stabilité et du développement du pays. Cet engagement, s’il est maintenu et renforcé, pourrait bien être déterminant dans la réussite de la transition malienne vers la paix, la démocratie et la prospérité.</p>



<p><strong>Correspondance particulière&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/par-elles-avec-elles-lequation-malienne-de-la-paix-et-du-progres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">15168</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les ombres assassines : Le combat invisible contre le féminicide au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-ombres-assassines-le-combat-invisible-contre-le-feminicide-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/les-ombres-assassines-le-combat-invisible-contre-le-feminicide-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 10:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Féminicide]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[violence faite aux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[violence faites aux femmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=15099</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, le féminicide sème la terreur, laissant derrière lui destruction et désespoir. Découvrez l'urgence de la situation et les efforts pour protéger les femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Mali, le féminicide est devenu un fléau insidieux qui se propage, laissant derrière lui un lourd tribut de vies détruites et de familles brisées. Malgré les efforts des organisations et des militants, le combat pour mettre fin à cette violence meurtrière est loin d’être gagné.</strong></p>



<p>Dans les rues animées des villes maliennes et dans les paisibles villages ruraux, des femmes et des filles sont confrontées à une réalité terrifiante&nbsp;: celle du féminicide, une forme extrême de violence basée sur le genre. Entre récits de survie poignants et appels désespérés à l’action, le Mali se trouve à la croisée des chemins, confronté à un défi urgent et vital&nbsp;: protéger ses femmes et mettre un terme à cette spirale de terreur domestique.</p>



<p>Les violences conjugales persistent depuis des années. Le mode de fonctionnement, la religion et la culture du pays, ainsi que les différentes ethnies, contribuent à maintenir une société patriarcale dominée par les hommes.</p>



<p>Bien que certaines personnes considèrent les efforts des associations féminines comme un simple gagne-pain ou une imposition des institutions internationales, la réalité est que sans un cadre juridique adéquat, les VBG continueront à prospérer dans notre société, avec une augmentation des scènes d’atrocités.</p>



<p>Au Mali, les chiffres sont encore plus alarmants. Selon le système d’information sur les violences basées sur le genre (GBVIMS), les cas de violence basée sur le genre (VBG) signalés ont augmenté de 49&nbsp;% en 2022 par rapport à 2021, 98&nbsp;% concernant des femmes et des filles. Toujours selon le même rapport du Système de Gestion d’Information liée aux VBG de l’UNFPA, le Mali a enregistré en 2022, 14 264&nbsp;cas de VBG.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-vie-de-assitan-sow-sauvee-par-ses-enfants"><strong>La vie de Assitan Sow sauvée par ses enfants</strong></h2>



<p>De plus, 14&nbsp;% des personnes survivantes sont des femmes et des filles en situation de handicap. Une analyse des données secondaires provenant des centres de santé, y compris les One Stop Centers, confirme cette réalité atroce, illustrée par le cas de Assitan Sow, une jeune femme handicapée vivant à Ségou. Elle se souvient du soir où elle a échappé à son mari qui voulait mettre fin à sa vie. « <em>J’étais mariée à un homme physiquement normal, contrairement à moi, qui abusait de mon handicap car il dépendait de moi. Après un an de mariage, il m’a annoncé qu’il voulait convoler en seconde noces et m’a demandé de lui prêter de l’argent pour son mariage, sous prétexte que mon handicap l’empêchait d’être satisfait en tant que mari</em> », confie la jeune dame souffrant d’un handicap.</p>



<p>Le refus d’Assitan Sow a entraîné des coups de fouet de la part de son mari, qui a également volé son argent. Mais les choses ont empiré&nbsp;: « <em>Un soir, il a pris un couteau. Tout le monde dormait. Il a essayé de me blesser pour prendre mon argent. Je me suis défendue mais il était plus fort que moi et m’a poignardé dans le dos. J’ai crié</em> », affirme la jeune femme dont la vie a été sauvée par ses enfants, venus à son secours. Cette situation a finalement conduit au divorce, mais Assitan Sow vit encore avec les séquelles de ses blessures au dos.</p>



<p>Le cas d’Assitan est malheureusement courant. Après avoir échangé avec d’autres personnes handicapées, elles déclarent que leurs cas sont ignorés et minimisés, et qu’elles souffrent en silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-coup-de-pilon-sur-la-tete-apres-un-mariage-force"><strong>Un coup de pilon sur la tête après un mariage forcé</strong></h2>



<p>La plupart des femmes victimes de violences conjugales n’osent pas dénoncer ces crimes, par peur de leur famille, de la communauté ou par crainte de déshonorer leur famille, entre autres raisons.</p>



<p>Considérant l’ampleur du problème, une femme anonyme originaire d’un village près de Ségou a partagé son témoignage. « <em>J’ai été mariée de force à l’aîné de mon cousin par ma tante&nbsp;</em>(la sœur de mon père)&nbsp;<em>qui était en exil. À son retour, il m’a montré qu’il ne m’aimait pas et qu’il avait déjà une relation avec une femme européenne. Mais ma tante a insisté et le mariage a été célébré sans mon consentement</em> », a-t-elle confié.</p>



<p>Après le mariage, deux mois se sont écoulés sans intimité entre le couple. La jeune femme a été rejetée par sa tante à cause des commentaires négatifs de son mari. « <em>J’ai expliqué ma situation à mes parents. Ils m’ont dit que je n’étais plus leur enfant car ils m’avaient donnée à la sœur de mon père dès ma naissance, et qu’ils ne pouvaient rien faire pour moi. Ma mère, une femme conservatrice, n’a pas pu non plus m’aider</em> », explique-t-elle.</p>



<p>Sans soutien, elle a décidé de rester dans son foyer malgré les abus de son mari et de sa tante. Elle n’avait nulle part où aller car son père lui avait interdit de retourner chez lui, affirmant qu’elle appartenait désormais à sa sœur. Mais le pire était à venir. Son mari, avec la complicité d’une de ses nièces, a tenté de la réduire au silence pour toujours. « <em>Un jour, pendant que nous pilions le mil avec d’autres femmes, sa nièce est venue nous aider. Alors que nous pilions ensemble, elle m’a soudainement frappée à la tête avec un pilon. Le sang a jailli et j’ai perdu connaissance </em>», raconte-t-elle. Après cet incident, malgré le rejet de son père, elle est retournée chez lui, mettant ainsi fin à son mariage forcé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bastonnee-a-mort-alors-qu-elle-etait-enceinte"><strong>Bastonnée à mort alors qu’elle était enceinte</strong></h2>



<p>Le féminicide est devenu courant dans notre pays ces dernières années, en particulier les actes d’assassinat de conjointes. De nombreuses associations féminines dénoncent ces actes odieux où les femmes sont poignardées, étranglées ou égorgées par leur mari.</p>



<p>Le cas d’une femme qui a échappé à la mort illustre cette réalité. Après des années de mariage paisible, le comportement du mari de Binta T. a changé après une fête à Markala. « <em>Après cette fête, le malheur de Binta T. a commencé. Elle a été battue à coups de fouet, de bâtons et d’objets tranchants. La jeune femme a informé sa famille de la situation mais on lui a demandé de rester dans son foyer par respect pour la tradition. Son mari répétait souvent qu’un jour, il lui écraserait la tête. Malgré ces menaces répétées et brutales, elle est restée. Des années plus tard, après une dispute, son mari a pris une brique et lui a écrasé la tête. Binta est décédée de ses blessures </em>», raconte Keïta Alty Diallo, Coordinatrice du Réseau des Jeunes Femmes Leaders du Mali, REJEFO.</p>



<p>En 2021, environ 45 000&nbsp;femmes et filles à travers le monde ont été tuées par leur conjoint, partenaire ou d’autres membres de leur famille selon l’ONU. Cela illustre le cas d’une femme au foyer d’une trentaine d’années, dont l’histoire nous est racontée par Alty Keïta, militante de la cause féminine à Ségou.</p>



<p>Il s’agit de Koro D., une femme mariée à un homme polygame, un mécanicien à Ségou. Selon Alty, l’homme maltraitait ses deux femmes, qui cohabitaient ensemble et ne sortaient pas à cause de sa jalousie. Il s’occupait même du marché. K. D. était la deuxième épouse. Pendant sa grossesse, son mari la battait jusqu’au sang, entraînant la perte de son premier enfant. La même chose s’est produite lors de sa deuxième grossesse. Sa famille lui a conseillé de quitter son foyer, mais elle a refusé par peur de son mari, qui la menaçait de la tuer, elle et sa première épouse, si elles partaient.</p>



<p>Durant sa troisième grossesse, K. D. est retournée chez sa famille avec sa mère pour accoucher. Malheureusement, il était trop tard pour sauver l’enfant et sa mère, qui avaient été victimes d’une autre violente attaque de son mari. Traumatisée, elle n’arrêtait pas de mentionner le nom de son mari à l’hôpital, rappelant ses violences à chaque grossesse. Quelques heures plus tard, elle est décédée, entraînant la mort de son enfant à naître en raison de complications liées à la grossesse. La famille de la défunte a pris en charge les frais funéraires, sans porter plainte contre le mari.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-autorites-sont-interpelees"><strong>Les autorités sont interpelées</strong></h2>



<p>Face au nombre croissant de survivantes de féminicide, les organisations de la société civile appellent les autorités compétentes à mettre en place un cadre juridique et institutionnel solide pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, ainsi qu’à sensibiliser le public à ce fléau.</p>



<p>« <em>Je demande au président du Conseil National de la Transition de prendre des mesures sévères contre ceux qui mettent fin à la vie de leur conjoint. La loi doit être impitoyable envers ceux qui ôtent une vie, en particulier celle de leur conjoint </em>», exhorte Alty Diallo, le cœur meurtri.</p>



<p>Tall Kadidia Karim Diarra, Coordinatrice régionale du réseau national des Jeunes Filles et Femmes Rurales du Mali, RENAJFFERM, plaide également en faveur d’un cadre juridique pour punir les maris violents. « <em>Tuer une femme, c’est contribuer à la destruction de l’humanité. Protéger les femmes contre toutes les formes de violences basées sur le genre, c’est contribuer à la sauvegarde de l’humanité</em> », souligne-t-elle, appelant les autorités à mettre en place et à appliquer rigoureusement une loi pour punir les auteurs de féminicide.</p>



<p>Face au nombre croissant de survivantes et de victimes de féminicide, combien de temps faudra-t-il encore attendre pour l’adoption et l’application d’une loi ? L’urgence est clairement manifeste.</p>



<p>En attendant, des femmes continuent de mourir et les autorités sont interpelées !</p>



<p><strong>Fatoumata Z. Coulibaly, correspondante à Ségou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/les-ombres-assassines-le-combat-invisible-contre-le-feminicide-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">15099</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Harcèlement sexuel : « Soudain, je me retrouve bloquée. Il me demande de ne pas bouger &#8230; », dixit une victime</title>
		<link>https://saheltribune.com/harcelement-sexuel-soudain-je-me-retrouve-bloquee-il-me-demande-de-ne-pas-bouger-dixit-une-victime/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/harcelement-sexuel-soudain-je-me-retrouve-bloquee-il-me-demande-de-ne-pas-bouger-dixit-une-victime/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 13:51:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement au travail]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=11959</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le harcèlement sexuel dans le milieu du travail est un fléau qui frappe durement les femmes, considérées comme le sexe faible. Plusieurs en sont victimes dans le silence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le harcèlement sexuel dans le milieu du travail est un fléau qui frappe durement les femmes, considérées comme le sexe faible. Plusieurs en sont victimes dans le silence. Occupées des positions d’autorité dans des entreprises expose bon nombre d’entre elles au harcèlement sexuel et des conduites inconvenantes liées au sexe. À la demande des victimes, nous avons décidé de ne pas dévoiler leur véritable identité.</strong></p>



<p>Une main sur la cuisse, des commentaires sur le physique, des sms ou mails plus que déplacés ou chantage sont la réalité que vivent plusieurs femmes dans l’exercice de leur fonction. Certaines perdent leur travail, d’autres cèdent au chantage, et certaines comme Jeanne, 44&nbsp;ans n’y retournent plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Un gage de notre beauté, de notre valeur en tant que femme »</strong></h3>



<p>À vingt-deux ans, Jeanne faisait un stage dans le cadre de ses études. Elle travaillait avec un couple dans un grand salon de décoration. « <em>Dès la première semaine, le mari me propose d’aller boire un verre au café d’en face. Il explique qu’il a à me parler. Je suis très timide, mais je ne me laisse jamais marcher sur les pieds pour autant </em>», a-t-elle expliqué. Gorgée nouée, elle indique comment cette séance, censée rester dans le cadre professionnel, a rapidement basculé en scène romantique. Très rapidement, le patron « <em>pose sa main sur ma cuisse. Je le repousse, mais je suis tétanisée et je pense immédiatement à sa femme restée à la boutique »</em>.</p>



<p>Ce comportement déplacé de son patron a conduit Jeanne à ne plus se présenter au stage. Mais Jeanne n’est pas la seule victime de cette situation. Vieille de 32&nbsp;ans, Adjaratou a été harcelée par au moins six de ses supérieurs hiérarchiques, par des collègues aussi.</p>



<p>« <em>Je n’ai jamais pu en parler. Car je risquais ma place</em> », déplore-t-elle tout en précisant que généralement le harceleur est « <em>muté ou nommé grand chef&nbsp; alors que la pénible femme, la victime qu’on n’a pas envie d’entendre, est en dépression chez elle ou pire mise à la porte</em> ».</p>



<p>« <em>J’ai entendu des “si tu couches avec moi, tu as la place”, des “contre un petit massage, je t’arrange ce dossier”. J’ai eu droit à des questions sur ma vie sexuelle, la taille de mes seins, des commentaires sur mes fesses, des demandes de fellation ou même des mains baladeuses </em>», explique la jeune dame tout en déplorant que cette pratique soit vue par certaines filles comme « <em>un gage de notre beauté, de notre valeur en tant que femme</em> ». &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Je me retrouve bloquée »</strong></h3>



<p>Si certaines femmes arrivent à échapper à ce fléau, d’autres, comme Mariam, aide-soignante âgée de 25&nbsp;ans, n’y échappent pas. En recherche d’emploi, l’oncle de son ami accepte sa demande, mais devait passer un bout de temps en stage afin de tester son niveau d’expériences.</p>



<p>« <em>Il partait pour une mission. Il m’a proposé de l’accompagner pour faire un essai. J’ai accepté. Nous avons roulé toute la nuit. Au petit matin, il s’est arrêté dans un hôtel “pour se reposer” », </em>explique la jeune fille<em>. </em>Cette première sortie est restée gravée dans la mémoire de la jeune fille&nbsp;:« <em>Il m’a dit que nous pourrions nous allonger. Il me demande de ne pas m’inquiéter, car il “me considère comme sa nièce</em> », raconte la jeune Mariam. Mais, elle ne tarde pas à découvrir le côté pervers de son « <em>oncle</em> ». « <em>Peu à peu, il s’est approché de moi tout en disant “j’ai envie de toi”. Soudain, je me retrouve bloquée. Il me demande de ne pas bouger et de le laisser faire</em> », déplore-t-elle, la gorgée nouée. Malgré qu’elle s’est débattue, Mariam ne sortit de cette chambre d’hôtel que lorsqu’elle accepte de faire à cet inconnu une fellation, a-t-elle souligné. « <em>J’avais tellement de dégoûts pour moi-même </em>», indique-t-elle.</p>



<p>La jeune aide-soignante ne prend conscience qu’elle venait de subir un acte de violence sexuelle que grâce à une formatrice, qui lui a expliqué que « <em>quand une femme dit non et refuse l’acte, elle ne doit pas subir de relation forcée</em> ». &nbsp;</p>



<p>Le harcèlement sexuel, contraire à la politique de la loi sur le genre adoptée en 2015 au Mali,&nbsp;est prohibé par plusieurs textes régissant le secteur du travail. Au Mali, les victimes, en raison du poids de la société, n’arrivent toujours pas à sortir de leur silence et préfèrent garder ces agressions pour elles-mêmes.</p>



<p><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/harcelement-sexuel-soudain-je-me-retrouve-bloquee-il-me-demande-de-ne-pas-bouger-dixit-une-victime/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">11959</post-id>	</item>
		<item>
		<title>BI Dembélé : « J’avais 9 ans lorsque ma grand-mère a forcé ma mère à m’exciser »</title>
		<link>https://saheltribune.com/bi-dembele-javais-9-ans-lorsque-ma-grand-mere-a-force-ma-mere-a-mexciser/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bi-dembele-javais-9-ans-lorsque-ma-grand-mere-a-force-ma-mere-a-mexciser/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 07:10:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[conséquences]]></category>
		<category><![CDATA[désirs sexuels]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[excision]]></category>
		<category><![CDATA[infections sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[problèmes urinaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=11875</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le monde célèbre chaque année, le 6 février, la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine. Malgré la promotion des droits de l’homme, la liberté pour les femmes et les filles de disposer de leur corps reste encore un idéal. Les mutilations génitales féminines constituent une pratique à la peau dure dans de nombreux pays africains, notamment au Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le monde célèbre chaque année, le 6 février, la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine. Malgré la promotion des droits de l’homme, la liberté pour les femmes et les filles de disposer de leur corps reste encore un idéal. Les mutilations génitales féminines constituent une pratique à la peau dure dans de nombreux pays africains, notamment au Mali, où des victimes se sont confiées au micro de l&rsquo;hebdomadaire Sahel Kunafoni. </strong></p>



<p>Chaque année, dans le monde, plus de quatre millions de filles sont exposées au risque de subir l’excision. Elle est plus répandue dans 31 pays, selon le <a href="https://www.unicef.org/fr/protection/mutilations-genitales-feminines" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fonds des Nations unies pour la population </a>(UNFPA). La moitié des victimes vivent en Égypte, en Éthiopie, et en Indonésie. Sur les 31 pays, 22 sont parmi les moins développés. Selon le fonds des Nations unies pour l’enfance, les mutilations génitales féminines ont été pratiquées sur plus de 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Diminuer les désirs sexuels de la fille</strong></h3>



<p>En vue de sensibiliser les décideurs ainsi que les citoyens des dangers de cette pratique dans le monde, qui constitue d’ailleurs une <a href="https://saheltribune.com/lexcision-une-%e2%80%89violation-manifeste-des-droits-humains%e2%80%89/">violation des droits de la femme</a> et de la jeune fille, le 6 février a été consacré Journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine. Une pratique qui désigne toutes les interventions consistant à « <em>l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales</em> ».</p>



<p>Bien que de nombreux pays aient radicalement interdit cette pratique, elle persiste encore dans certains endroits où elle représente un rituel ancien lié à <a href="https://www.plan-international.fr/nos-combats/droit-des-filles/causes-et-consequences-de-lexcision-sur-la-vie-des-filles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des facteurs culturels, religieux et sociaux</a> en vigueur au sein des familles et des communautés. Aminata Téra, journaliste aux <em>Echos</em>, explique que « <em>la mutilation génitale féminine est toujours d’actualité, car les gens le font en cachette</em> ». Selon elle, « <em>cette pratique fait et continue de faire des milliers de victimes dans le monde et surtout au Mali, où la plupart des parents le font sous prétexte qu’elle diminue les désirs sexuels de la fille </em>».</p>



<p>La journaliste exhorte donc les parents à prendre « <em>en compte les conséquences de cette pratique afin d’assurer le futur de leurs enfants</em> », dans leur foyer conjugal.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Besoin d’une synergie d’actions</strong></h3>



<p>Cette année, l’UNFPA et l’UNICEF appellent la communauté internationale à associer les hommes et les garçons en vue de favoriser leur engagement en faveur de l’élimination rapide de cette pratique néfaste et faire entendre la voix des femmes et des filles. Des organisations du monde entier ont mis en place des initiatives variées pour s’engager et s’associer avec les hommes et les garçons, afin qu’ils jouent un rôle actif.</p>



<p>Le sociologue, Idrissa Traoré, est convaincu que « <em>seule, la gent féminine ne peut pas lutter contre ce fléau. Il faut impérativement que la gent masculine s’y implique</em> ». À l’avis du sociologue, cette pratique détruit la vie de plusieurs filles. Mais il déplore que malgré toutes ces conséquences, « <em>dont nous sommes témoins, certains continuent à la pratiquer clandestinement</em> ».</p>



<p>M.&nbsp;Traoré exhorte donc les parents à accepter la mue pour le bien-être de leur progéniture. <em>« Nous vivons dans une société traditionnelle ou la coutume est respectée. Mais les temps changent et nous devons changer aussi et penser au futur de cette génération</em> », a-t-il déclaré. &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les méfaits de la mutilation génitale féminine</strong></h3>



<p>Les filles qui subissent des mutilations génitales féminines font face à des complications à court terme, telles que des douleurs intenses, des saignements excessifs, des infections et des difficultés à uriner. Aussi, faut-il ajouter qu’elles subissent aussi des <a href="https://saheltribune.com/victime-de-lexcision-je-ne-pourrai-pas-donner-naissance/">conséquences à plus long terme</a> pour leur santé sexuelle et reproductive et leur santé mentale. « <em>La mutilation génitale des jeunes filles est une pratique qui est très dangereuse, surtout ceux qui la pratiquent clandestinement. Cela engendre beaucoup de problèmes comme ceux liés à la reproduction, aux maladies sexuelles, et aux déchirures profondes. Pire, la mort</em> », explique Kadidiatou Traoré, étudiante en licence 3, journalisme et communication.</p>



<p>Cette pratique, qui garantit pour certain, la chasteté des filles, peut amener une fille à ne plus désirer un homme sexuellement. C’est le cas de Bi Dembélé, qui n’oubliera jamais cette journée&nbsp;: « <em>J’avais 9&nbsp;ans lorsque ma grand-mère a forcé ma mère à m’exciser. Lorsqu’elle a refusé, ma grand-mère m’a amené pour me faire exciser</em> ». Et de poursuivre en expliquant&nbsp;: « <em>Je pensais que tout allait bien jusqu’au jour où j’ai remarqué que je ne ressentais pas de désir pour les hommes. Lorsque je suis allé à l’hôpital, j’ai appris que c’était dû à mon excision</em> ».</p>



<p>Selon ses précisions, il lui a été indiquant que durant le processus de l’excision, une grande partie de ses organes génitaux externes a subi l’ablation. Un problème qui peut à la longue conduire certaines filles à désirer les personnes ayant les mêmes sexes qu’elles. &nbsp;</p>



<p><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bi-dembele-javais-9-ans-lorsque-ma-grand-mere-a-force-ma-mere-a-mexciser/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">11875</post-id>	</item>
		<item>
		<title>8 Mars : « La liberté d&#8217;expression, d&#8217;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »</title>
		<link>https://saheltribune.com/8-mars-liberte-expression-opinion-chemin-que-nous-devons-apprendre-parcourir-ensemble/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/8-mars-liberte-expression-opinion-chemin-que-nous-devons-apprendre-parcourir-ensemble/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 15:17:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[traditions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=10256</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Souvent ignorées de l'histoire de l'art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En marge de la célébration du 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes,</strong><em><strong> la jeune lycéenne tinusienne </strong></em><strong>Mayssa Ben Mrad rend hommage à toutes les femmes et estime que « la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »</strong></p>



<p><em>« A la mémoire, de toutes les femmes, sacrifiées sur l’autel de l’injustice sociale, des mœurs et traditions, à la mémoire de toutes ces femmes, qui nous ont permis, d’exister par nous-même, de nous affirmer et de librement nous exprimer »</em></p>



<p>Souvent ignorées de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong> <strong>Culte de la « Grande Déesse »</strong></strong></h3>



<p>Comment une femme peut-elle se convaincre de pouvoir accéder à n’importe quel statut professionnel et affirmer la légitimité de son génie&nbsp;; alors qu’elle n’a pas les mêmes droits sociaux, civils ou politiques que les hommes ?</p>



<p>Privée de ses <a href="https://saheltribune.com/08-mars-souffrance-un-poeme-sur-la-situation-des-campusiennes-au-mali/">droits les plus légitimes</a>, exclue&nbsp;; du droit de vote, écartée des cercles de décision, et ce jusqu’à y a pas longtemps, enfermée dans un statut discriminatoire issu des différentes juridictions, jurisprudences et normes sociales, voire d’une lecture erronée des droits divins, la femme est une mineure, inapte, lorsqu’elle est célibataire ; mariée, elle doit obéissance, voire révérence, à son époux.</p>



<p>Ces femmes qui ont dû subir différentes formes de marginalisation, qui ont souffert du modèle patriarcal depuis des lustres, de la préhistoire à la Grèce antique jusqu’à nos jours, auraient pourtant selon des études féministes, sur les sociétés préhistoriques, connu des formes de pouvoir&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matriarcat" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>matriarcal</u></a>, fondées sur le culte de la <em>«&nbsp;Grande Déesse&nbsp;».</em></p>



<p>Les femmes longtemps cantonnées à certaines fonctions, métiers, aux tâches ingrates&nbsp;; souvent réduites à leur genre&nbsp;; ont dû prendre leur destin en main pour échapper aux contraintes des sociétés patriarcales. Autant dire que jusqu’au début du XXe siècle, le parcours des femmes artistes, savantes, écrivaines, poétesses était encore semé d’embûches.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Déclaration des droits de l’homme</strong></h3>



<p>Et voilà qu’une lueur d’espoir, se profila à l’horizon. La Déclaration des droits de l’homme en 1946 qui «<em> garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » </em>ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, institutionnalise, un statut universel, pour la femme. Bien évidemment, le combat est loin d’être gagné, des résistances juridictionnelles s’installèrent de part et d’autre dans les deux hémisphères.</p>



<p>Plus qu’un thème de débat, plus qu’un sujet de discussion des tables rondes, au-delà du caractère festif, la liberté des femmes s’inscrit dans le cadre d’un éternel combat, et ce depuis la nuit des temps.</p>



<p>Avouons toutefois que&nbsp;; les femmes qui ont dû faire face aux agressions délibérées qui se voyaient victimes des crimes d’honneur&nbsp;; n’ont pas toutes brillé par leur silence et leur soumission, ne sont pas tombées dans le piège de la victimisation ou de la fatalité&nbsp;; elles y ont cru, au gain de cause.&nbsp;Gardons, aussi, bien en mémoire et glorifions, des femmes qui se sont battues, en mettant parfois, en péril leurs vies, leur devenir. Aujourd’hui, on ne peut s’empêcher, nous femmes du monde de nous en enorgueillir, une journée internationale ayant été dédiée à la femme pour couronner ce long combat.</p>



<p>Le mouvement féministe en plein essor dès le début du XX <sup>ème</sup> siècle, renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture historique du 8 mars</strong></h3>



<p>Depuis des années, le 8 mars, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/28_f%C3%A9vrier">28</a>&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_1909" target="_blank" rel="noreferrer noopener">février</a>&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1909">1909</a>, une <em>«&nbsp;Journée nationale de la femme&nbsp;</em>» (<em>National Woman&rsquo;s Day</em>) est célébrée aux&nbsp;États-Unis&nbsp;à l&rsquo;appel du&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_d'Am%C3%A9rique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parti socialiste d&rsquo;Amérique</a>.</p>



<p>En&nbsp;1910&nbsp;à&nbsp;Copenhague, lors de la&nbsp;II<sup>e</sup>&nbsp;conférence internationale des femmes socialistes est adoptée l&rsquo;idée d&rsquo;une «<em>&nbsp;Journée internationale des femmes</em>&nbsp;» sur une proposition de&nbsp;Clara Zetkin&nbsp;(Parti social-démocrate d&rsquo;Allemagne), sans qu&rsquo;une date soit avancée.</p>



<p>L&rsquo;Internationale socialiste des femmes&nbsp;célèbre le&nbsp;19&nbsp;mars&nbsp;1911&nbsp;la première <em>«&nbsp;Journée internationale des femmes&nbsp;»</em> et revendique le&nbsp;droit de vote des femmes, le droit au travail, à la formation, et la fin des discriminations au travail, en&nbsp;Allemagne, en&nbsp;Autriche, au&nbsp;Danemark&nbsp;et en&nbsp;Suisse. Plus d&rsquo;un million de personnes participent aux rassemblements.</p>



<p>1913-1914 &#8211; Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.</p>



<p>1917 &#8211; Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève afin d’obtenir «<em>&nbsp;du pain et la paix</em>&nbsp;». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.</p>



<p>1975&nbsp;: Lors de l&rsquo;Année internationale de la femme, l&rsquo;Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a> <strong>Des femmes qui ont changé le monde</strong></h3>



<p>Plusieurs <a href="https://saheltribune.com/08-mars-honneur-aux-femmes-setant-arrachees-a-la-sujetion/">femmes ont marqué l’histoire</a>, nous ont inspirées et servies de modèle. Elles ont gouverné et régné sur des nations et des populations entières comme l’impératrice Sissi et Angela Merkel. Elles ont lutté contre la marginalisation et la ségrégation raciale comme Rosa Parks. Elles ont parfois risqué leur vie pour venir en aide à leur pays.</p>



<p>Rosa Parks&nbsp;qui, en 1955 refuse de céder sa place à un passager blanc dans le bus. Malgré les risques, elle lutte toute sa vie contre la ségrégation raciale et finit même par rejoindre les rangs de Martin Luther King.</p>



<p>C’est au prix de longs combats que les femmes ont fini par briser, les notions stéréotypées qui considèrent la science, la médecine, les maths comme étant des domaines réservés uniquement aux hommes. Et je ne peux m’empêcher de citer l’excellente Marie Curie qui a été la seule femme de l’histoire qui s’est vue décernée deux prix Nobel. L&rsquo;un en physique pour ses travaux sur la radioactivité et l&rsquo;autre en chimie. Les exemples se succèdent et ne se ressemblent pas. Les femmes ont en effet prouvé leur résilience et leurs aptitudes au sport comme Billie Jean King qui a gagné le fameux premier match de tennis contre un homme, prénommé «<em> la bataille des sexes ».</em></p>



<p>Mère Teresa, qui pendant plus de 40 ans, voua sa vie aux populations fragilisées. D&rsquo;abord en Inde puis dans d&rsquo;autres pays, elle crée des orphelinats, des écoles et des maisons d&rsquo;accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre ou le sida.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des femmes pionnières en Tunisie</strong></h3>



<p>De l’autre côté de la méditerranée, la Tunisie, pays des grandes civilisations, nous avons également connu plusieurs femmes pionnières comme la Kahena (686-704), une reine guerrière berbère qui unifia les tribus amazigh pour contrer les invasions islamiques. Elle gagna deux batailles face aux musulmans et réussit à régner sur toute l’Ifriqiya pendant cinq ans.&nbsp;Elle sera la seule femme de l’histoire à combattre l’empire omeyyade.</p>



<p>Aziza Othmana (1606-1669) ; petite fille du Sultan Othman Dey et épouse de Hamouda Pacha, est une princesse tunisienne au grand cœur. En effet, elle affranchissait les esclaves et les prisonniers de guerre, offrit la totalité de ses biens au profit d’œuvres caritatives et participa au financement de l’actuel hôpital Aziza Othmana.</p>



<p>Et maintenant, je voudrais parler d’une femme qui a brillé dans la lutte féministe tunisienne, et dont j’ai l’honneur de faire partie de la même famille, Bchira Ben Mrad (1913-1993). Parler du premier mouvement féminin en Tunisie revient inéluctablement à la reconnaissance de Bchira Ben Mrad en tant que première dame à penser, durant les années 1930, à créer une organisation féminine.</p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bchira_Ben_Mrad" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bchira Ben Mrad</a> a fondé en 1936 l’Union musulmane des femmes en Tunisie (Umft), organisme qu’elle a présidé de 1936 à 1956 et c’est en 1936 que cette militante organise la première réunion féministe pour soutenir la cause du mouvement national. Elle a contribué dans une large mesure, à la prise de conscience de la société en général et des femmes en particulier.</p>



<p>Signalons que, dans ce même ordre d’idée, Bchira glorifia Taouhida Ben Cheikh, la première doctoresse arabe musulmane et tunisienne, 1<sup>ère</sup>&nbsp;dame médecin depuis 1937.</p>



<p>Aujourd’hui, grâce à ces icônes, de plus en plus de femmes qui participent au combat pour <a href="https://saheltribune.com/tribune-egalite-aujourdhui-avenir-durable-comment-parvenir/">l’égalité des sexes</a> et leurs voix se font certainement entendre. J’aimerais dire&nbsp;: que chaque jour soit le jour de la femme&nbsp;&nbsp;!</p>



<p>Et pour terminer je dirais</p>



<p><em>«&nbsp;La liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Mayssa Ben Mrad</strong>, <strong>élève du Lycée Pilote Hammam-Lif</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/8-mars-liberte-expression-opinion-chemin-que-nous-devons-apprendre-parcourir-ensemble/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">10256</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
