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	<title>Archives des droits de l’homme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des droits de l’homme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Droits de l’homme : Ibrahim Traoré contre-attaque et dénonce une « hypocrisie occidentale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 17:52:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l'occasion de l'anniversaire de la RPP, Ibrahim Traoré rappelle sa vision des droits de l'homme axée sur la souveraineté et la sécurité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face aux critiques internationales, le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;assume une redéfinition des droits de l’homme centrée sur la souveraineté et la sécurité. Entre rejet des injonctions extérieures et priorité donnée au droit à la vie, le président burkinabè impose une lecture politique qui interroge les standards universels.</em></strong></p>



<p>A l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), le président burkinabè Ibrahim Traoré a défendu, sans détour, sa vision des droits de l’homme. Lors d’un échange nourri avec la presse nationale et internationale, le chef de l’État a opposé une conception souverainiste et sécuritaire aux critiques formulées par certaines organisations internationales, dans un contexte régional marqué par la lutte contre le terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-conception-souverainiste-des-droits-humains">Une conception souverainiste des droits humains</h3>



<p>Interrogé sur les accusations visant son régime, notamment celles dénonçant une restriction de la liberté de la presse et de la société civile, le président burkinabè a rejeté en bloc ces critiques, qu’il estime déconnectées des réalités nationales.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a les droits de l’homme au Burkina. Mais qu’entendent-ils par droits de l’homme ?</em>&nbsp;», a-t-il lancé, remettant en cause la légitimité de certaines organisations internationales à juger la situation du pays.</p>



<p>Pour Ibrahim Traoré, la priorité absolue reste la sécurité des populations. Il a ainsi redéfini la hiérarchie des droits fondamentaux, plaçant le droit à la vie au sommet : «&nbsp;<em>Nous luttons contre le terrorisme pour sécuriser nos populations. C’est le premier droit, le droit à la vie.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ong-et-ingerence-un-discours-de-rupture">ONG et ingérence : un discours de rupture</h3>



<p>Dans un ton particulièrement critique, le chef de l’État s’est attaqué à la prolifération des organisations non gouvernementales au Burkina Faso, qu’il soupçonne, pour certaines, de servir des agendas extérieurs.</p>



<p>Sans fournir de chiffres précis, il a invité les journalistes&nbsp;&nbsp;à examiner les activités réelles de ces structures, mettant en doute leur caractère strictement humanitaire. Une posture qui s’inscrit dans une ligne politique plus large de rejet de toute forme d’ingérence étrangère.</p>



<p>Le président a également dénoncé ce qu’il considère comme une hypocrisie occidentale, accusant certains pays de donner des leçons en matière de droits humains tout en menant des interventions militaires meurtrières ailleurs dans le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-securite-comme-fondement-des-libertes">La sécurité comme fondement des libertés</h3>



<p>Dans un pays confronté à une crise sécuritaire persistante, Ibrahim Traoré insiste sur les efforts déployés pour restaurer les services de base : réouverture des écoles, accès à l’éducation, soutien à l’agriculture et à l’approvisionnement en eau. «&nbsp;<em>Nous nous battons pour que les enfants retournent à l’école. Le droit à l’éducation, n’est-ce pas un droit de l’homme ?</em>&nbsp;», a-t-il interrogé. Ce discours traduit une approche pragmatique des droits humains, étroitement liée aux conditions matérielles de vie et à la stabilité du pays.</p>



<p>Face aux accusations visant les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), régulièrement pointés du doigt pour de présumées violations des droits humains, le président burkinabè a adopté une posture défensive.</p>



<p>Il affirme que des enquêtes sont menées et que les auteurs de dérives avérées sont sanctionnés : «&nbsp;<em>Ceux que nous avons identifiés sont en prison.</em>&nbsp;» Mais il a également dénoncé des manipulations, accusant des groupes terroristes de se faire passer pour les forces nationales afin de commettre des exactions et discréditer l’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-assumee-dans-un-contexte-de-refondation">Une vision assumée dans un contexte de refondation</h3>



<p>Dans un registre plus idéologique, Ibrahim Traoré a revendiqué une origine africaine des droits de l’homme, citant la Charte de Kouroukan Fouga comme référence fondatrice. Selon lui, cette tradition historique démontre que l’Afrique n’a pas à recevoir de leçons en matière de droits humains : «&nbsp;<em>Les droits de l’homme viennent d’Afrique</em>&nbsp;», a-t-il affirmé.</p>



<p>Cette prise de parole s’inscrit dans la dynamique politique impulsée par les autorités de la transition, qui mettent en avant la souveraineté, la sécurité et la refondation de l’État comme priorités absolues.</p>



<p>À travers cette sortie médiatique, le président burkinabè assume une rupture avec les standards internationaux dominants, en défendant une approche contextualisée des droits humains, centrée sur la survie des populations et la stabilité nationale.</p>



<p>Dans un Sahel en recomposition, ce positionnement illustre les tensions croissantes entre exigences sécuritaires et normes internationales, au cœur des débats politiques contemporains.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colonisation : l’Afrique réclame reconnaissance et réparations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 20:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 39e session de l'Union africaine aborde la colonisation et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, relançant un débat essentiel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de sa 39e session ordinaire à Addis-Abeba, l’Union africaine a examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Les chefs d’État africains ont souligné l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples, relançant un débat ancien et sensible au cœur des relations entre l’Afrique et ses anciennes puissances coloniales.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Assemblée a considéré une étude sur les implications de la description de la colonisation comme un crime contre l&rsquo;humanité et certains actes commis à l&rsquo;époque de l&rsquo;esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des actes de génocide contre les peuples d’Afrique.</em>&nbsp;» À la tribune du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, la question n’a rien d’un simple exercice académique. En examinant une étude consacrée aux implications de la reconnaissance de la colonisation — et de certains actes liés à l’esclavage — comme crimes contre l’humanité, les chefs d’État africains ont remis au centre du débat continental une revendication aussi ancienne que sensible : celle de la justice historique.</p>



<p>Derrière les formulations diplomatiques, l’enjeu est de savoir comment qualifier juridiquement et politiquement des siècles de domination, de violences et d’exploitation, mais aussi quelles conséquences en tirer aujourd’hui, à l’heure où le continent cherche à redéfinir sa place dans l’ordre mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-encore-a-vif"><strong>Une mémoire encore à vif</strong></h2>



<p>La discussion s’inscrit dans un contexte où les demandes de reconnaissance et de réparations se multiplient, portées par des États, des intellectuels et des mouvements citoyens. Pour les dirigeants africains, la mémoire n’est pas seulement une question symbolique. Elle touche à la dignité des peuples et à la manière dont l’histoire continue de peser sur les trajectoires économiques et politiques du continent.</p>



<p>Selon les conclusions présentées, la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité pourrait contribuer à établir une vérité historique plus consensuelle, tout en ouvrant la voie à des mécanismes de justice réparatrice. Une perspective qui reste toutefois politiquement sensible, tant elle implique des débats complexes avec les anciennes puissances coloniales.</p>



<p>La notion de justice réparatrice, évoquée par plusieurs délégations, ne se limite pas à la question financière. Elle englobe également la restitution du patrimoine culturel, la reconnaissance officielle des torts subis, la préservation de la mémoire et la mise en place de politiques éducatives intégrant pleinement cette histoire.</p>



<p>Mais la reconnaissance juridique d’actes passés comme crimes contre l’humanité soulève aussi des interrogations sur ses implications concrètes. Quels mécanismes internationaux pourraient être mobilisés ? Quelles responsabilités pourraient être établies ? Et surtout, quelles seraient les conséquences diplomatiques pour les relations entre l’Afrique et ses partenaires ?</p>



<p>Autant de questions qui restent ouvertes, mais qui témoignent d’une volonté croissante de porter ces enjeux sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revendication-politique-croissante"><strong>Une revendication politique croissante</strong></h2>



<p>Au-delà du cadre historique, le débat s’inscrit dans une dynamique plus large d’affirmation politique du continent. En mettant en avant la mémoire et la dignité, les dirigeants africains entendent aussi rééquilibrer le récit global et affirmer une lecture africaine de l’histoire mondiale.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans un moment où l’UA cherche à renforcer son influence diplomatique et à peser davantage dans les débats internationaux, notamment sur la réforme de la gouvernance mondiale et la reconnaissance des priorités africaines.</p>



<p>Si aucune décision contraignante n’a été annoncée à ce stade, l’examen de l’étude marque une étape supplémentaire dans l’institutionnalisation de la question des réparations et de la mémoire au niveau continental. Il pourrait ouvrir la voie à de futures initiatives politiques ou diplomatiques, voire à des positions communes plus affirmées.</p>



<p>En rouvrant ce dossier, les dirigeants africains rappellent que le passé colonial ne relève pas seulement de l’histoire, mais demeure un enjeu politique contemporain, au croisement de la justice, de l’identité et des rapports de force internationaux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>4e édition de la Semaine de la Justice : capitaliser les réformes pour une justice crédible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 4e édition de la Semaine de la Justice se tient à Bamako, mettant en avant les réformes et leur impact sur la justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le&nbsp; Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce lundi 9 février 2026, le lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice, présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la justice dans le processus de consolidation institutionnelle et de restauration de la confiance citoyenne. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Placée sous le thème « <em>La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes </em>», cette édition se déroulera du 9 au 14 février. Le choix de cette thématique traduit une volonté claire de mettre en avant les réformes engagées et d’en mesurer les impacts. Comme l’a rappelé le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki Diarrah, « <em>il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance </em>». Cette affirmation souligne le lien indissociable entre progrès économique et modernisation institutionnelle, où la justice joue un rôle central dans la construction d’un État crédible et efficace. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-institutionnalisee-depuis-2022"><strong>Une initiative institutionnalisée depuis 2022</strong></h2>



<p>Institutionnalisée en 2022 par le gouvernement de la transition, sur proposition du ministre de la Justice, la Semaine de la Justice est devenue un rendez-vous incontournable. Son objectif est de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public plus efficace. Elle vise à renforcer la transparence et l’accessibilité, tout en contribuant à restaurer la confiance du public envers une institution souvent perçue comme distante. Les activités prévues au programme permettront d’ouvrir des espaces de dialogue et de sensibilisation, favorisant une meilleure compréhension des mécanismes judiciaires et des réformes en cours.  </p>



<p>Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’une justice qualifiée autrefois de « <em>grande muette </em>». Selon lui, cette initiative démontre que la justice est désormais une institution vivante, ouverte et accessible. Il a également rappelé que « l<em>es professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi </em>». Ce message fort traduit une exigence de cohérence et d’exemplarité au sein du corps judiciaire, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-de-transparence-et-de-proximite"><strong>Une dynamique de transparence et de proximité</strong></h2>



<p>Cette quatrième édition marque une étape significative dans le processus de réforme et de modernisation du système judiciaire malien. Elle s’inscrit dans une dynamique de transparence et de responsabilisation, où l’accent est mis sur la proximité avec les citoyens. En mettant en avant la capitalisation des réformes, l’événement ambitionne de consolider les acquis et de tracer les perspectives d’une justice plus crédible et plus digne de confiance. Pour les acteurs institutionnels comme pour les citoyens, cette semaine représente une opportunité de dialogue et de réflexion collective sur l’avenir de la justice au Mali.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des discours, cette semaine se veut un espace de rencontre et de pédagogie, où les citoyens peuvent mieux comprendre le rôle de la justice et les réformes en cours. Elle incarne une volonté politique de rendre la justice plus proche, plus transparente et plus exemplaire. En plaçant la réforme au cœur de son action, le gouvernement entend démontrer que la justice n’est pas seulement une institution de sanction, mais aussi un pilier de la cohésion sociale et du développement. La Semaine de la Justice 2026 s’annonce ainsi comme une étape décisive pour bâtir une justice accessible, crédible et respectée par tous. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une Médaille d’honneur de la Justice pour valoriser l’engagement au service de l’État de droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:47:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil des ministres malien a institué la Médaille d’honneur de la Justice pour reconnaître ceux qui protègent les droits fondamentaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réuni en session ordinaire le vendredi 6 février 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres malien a adopté un projet de décret instituant une Médaille d’honneur de la Justice. Une initiative présentée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans un contexte de refondation institutionnelle et de lutte affichée contre la corruption et l’impunité.</em></strong></p>



<p>Selon le communiqué officiel (CM n°2026-05/SGG) de ce vendredi 6 février 2026, cette distinction vise à reconnaître les femmes et les hommes qui se sont illustrés par leur engagement, leur probité et leur sens du devoir dans le service public de la justice et dans la protection des droits fondamentaux. Pour les autorités de la transition, il s’agit de renforcer la consolidation de l’État de droit et de promouvoir une gouvernance qualifiée de « <em>vertueuse</em> », dans un pays confronté à de profondes crises sécuritaires, politiques et sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-creer-une-dynamique-d-emulation"><strong>Créer une dynamique d’émulation</strong></h2>



<p>Le texte adopté précise les conditions d’attribution et de retrait de cette nouvelle médaille. Elle pourra être décernée à des personnes physiques ayant rendu des « <em>services exceptionnels</em> » à la justice ou ayant consenti des sacrifices notables dans l’exercice de leurs fonctions. Elle concernera également celles et ceux qui ont été grièvement blessés, ou ont perdu la vie, dans le cadre de missions judiciaires ou en apportant leur concours volontaire à l’institution judiciaire.</p>



<p>Pour le gouvernement, cette reconnaissance officielle doit créer une dynamique d’émulation au sein du corps judiciaire et renforcer la motivation des agents de l’État appelés à faire respecter la loi dans un environnement souvent marqué par les pressions politiques, l’insécurité et la défiance citoyenne. La justice est ainsi présentée comme un pilier central du processus de refondation engagé par les autorités de transition.</p>



<p>Au-delà du symbole, cette Médaille d’honneur de la Justice s’inscrit dans une série de mesures visant à restaurer la crédibilité des institutions et à réaffirmer le rôle stratégique du système judiciaire dans la reconstruction du contrat social.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta prône une diplomatie de vérité face à la désinformation internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 22:28:32 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le rôle de l'Ambassadeur du Mali à Genève dans la diplomatie de vérité pour contrer la désinformation mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à la multiplication des narratifs hostiles et à la désinformation sur la scène internationale, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a appelé à une « diplomatie de vérité ». En recevant le nouvel ambassadeur du Mali à Genève, Sékou dit Gaoussou Cissé, le 5 janvier 2026 au palais de Koulouba, le chef de l’État a fixé les grandes orientations d’une diplomatie offensive, axée sur la défense de la souveraineté nationale, la lutte contre la manipulation médiatique et la valorisation des réformes engagées au Mali.</em></strong></p>



<p>Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, ce lundi 5 janvier 2026, au palais de Koulouba, le nouvel ambassadeur du Mali à Genève, M. Sékou dit Gaoussou Cissé. Cette rencontre, à la fois protocolaire et stratégique, s’inscrit dans la continuité du repositionnement diplomatique du Mali sur la scène internationale, fondé sur la souveraineté, le réalisme et la défense des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-au-coeur-de-la-nouvelle-diplomatie-malienne"><strong>Une mission au cœur de la nouvelle diplomatie malienne</strong></h2>



<p>Ancien directeur de la coopération Europe au ministère des Affaires étrangères, Sékou dit Gaoussou Cissé est un diplomate chevronné appelé à défendre, depuis Genève, les positions du Mali au sein des grandes institutions internationales. Le président Goïta lui a donné des orientations claires : faire entendre la voix du Mali dans les forums multilatéraux, promouvoir les réformes engagées dans le pays et plaider pour une diplomatie de vérité.</p>



<p>« <em>Le président invite tous les ambassadeurs, quel que soit leur poste, à informer sur ce que le Mali a choisi de faire et pourquoi il le fait</em> », a déclaré le nouvel ambassadeur à sa sortie d’audience. Il a rappelé que la diplomatie malienne repose désormais sur trois principes devenus constitutionnels : la souveraineté nationale, le choix des partenaires et la défense des intérêts du peuple malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-reconciliation-et-culture-comme-leviers-d-influence"><strong>Souveraineté, réconciliation et culture comme leviers d’influence</strong></h2>



<p>Selon M. Cissé, le président de la Transition a insisté sur la nécessité de défendre la souveraineté du Mali dans tous les domaines : sécurité, économie et réconciliation nationale. Il a souligné que la politique étrangère du pays doit s’articuler autour de la réappropriation des processus de paix et du dialogue inter-malien, pilier de la refondation nationale.&nbsp;</p>



<p>Assimi Goïta a par ailleurs mit l’accent sur la nécessité de contrer la politisation des droits de l’homme dans les instances internationales, tout en réaffirmant la place de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024 à Niamey au Niger,&nbsp; dans la diplomatie régionale. Il a exhorté les ambassadeurs à « <em>construire et défendre la dynamique AES</em> », alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et perçue comme une alternative africaine d’intégration fondée sur les intérêts des peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-information-un-front-diplomatique-essentiel"><strong>La bataille de l’information, un front diplomatique essentiel</strong></h2>



<p>Pour M. Cissé, la diplomatie malienne doit désormais mener une véritable guerre informationnelle face à la désinformation relayée dans certains médias internationaux. « <em>Beaucoup de choses que l’on apprend sur le Mali à travers la presse internationale ne sont pas réelles </em>», a-t-il déclaré. Son premier défi, dit-il, sera de « porter la bonne information » auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux à Genève, en expliquant les choix souverains du Mali, leur fondement et leurs objectifs.</p>



<p>L’ambassadeur a tenu à préciser que ces choix « <em>ne sont pas contre quelqu’un, mais pour nous-mêmes</em> », insistant sur la nécessité de faire comprendre que la voie empruntée par le Mali vise avant tout le bien-être du peuple malien.</p>



<p>Avec cette nomination, Bamako entend renforcer sa présence dans les organisations internationales basées à Genève, notamment le Conseil des droits de l’homme et les agences onusiennes. L’entretien entre le président Goïta et le nouvel ambassadeur illustre la volonté des autorités de la Transition de construire une diplomatie de conviction, tournée vers la défense des intérêts nationaux et la promotion d’un nouvel ordre international plus équitable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : L’AGRV renforce les capacités de ses cadres sur les mécanismes de réparations des victimes des crises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:40:47 +0000</pubDate>
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<p>L'AGRV forme ses cadres sur les mécanismes de réparations. Explorez l'importance de cette initiative pour les victimes au Mali.</p>
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<p><strong><em>L’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV) a lancé, le 7 ocotbre dernier, à Kati, une formation de cinq jours destinée à ses cadres. Objectif : renforcer leurs capacités sur les mécanismes de réparations financières et non financières prévus par la loi, afin de mieux répondre aux attentes des victimes et de consolider la justice transitionnelle dans le pays.</em></strong></p>



<p>L’École nationale d’administration (ENA) de Kati abrite depuis le mardi 7 octobre 2025 une session de formation de cinq jours dédiée aux cadres de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV). Cette initiative vise à renforcer leurs compétences sur les mécanismes de réparations financières et non financières, conformément à la loi n°2022-041 du 15 novembre 2022.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-1024x674.jpeg" alt="mécanismes de réparations des victimes des crises" class="wp-image-19967" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-1024x674.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-300x197.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-768x505.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-1170x770.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-585x385.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV-600x395.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/10/AGRV.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Session de formation des cadres de l&rsquo;AGRV à l&rsquo;ENA de Kati sur les mécanismes de réparations des victimes des crises. ©AGRV. </figcaption></figure>



<p>La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Sidi Almoctar Oumar, secrétaire exécutif de l’AGRV, en présence de plusieurs responsables techniques et partenaires du processus de justice transitionnelle.</p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire exécutif a salué l’engagement constant des plus hautes autorités maliennes pour la justice, la réconciliation et la réparation des préjudices subis par les victimes des crises successives. «&nbsp;<em>La réparation est au cœur de la justice transitionnelle et de la consolidation de la paix au Mali</em>», a-t-il affirmé, soulignant que l’AGRV représente un pilier essentiel du processus de réconciliation nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reparations-au-coeur-de-la-justice-transitionnelle"><strong>Des réparations au cœur de la justice transitionnelle</strong></h2>



<p>La formation, d’une durée de cinq jours, aborde en profondeur les différentes formes de réparation prévues par la loi :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la restitution des biens et droits perdus ;</li>



<li>l’indemnisation financière pour les préjudices matériels et moraux ;</li>



<li>la réadaptation, notamment psychologique et sociale ;</li>



<li>les mesures symboliques de satisfaction (reconnaissance publique, commémorations, excuses officielles) ;</li>



<li>et les garanties de non-répétition visant à prévenir de futures violations.</li>
</ul>



<p>Les participants sont également formés sur la stratégie de mise en œuvre et de suivi-évaluation des réparations, afin d’assurer une gestion efficace, équitable et durable des dossiers.</p>



<p>Cette approche intégrée vise à doter l’AGRV des outils nécessaires pour garantir une réparation juste et transparente, contribuant ainsi à la restauration de la dignité des victimes et à la reconstruction du tissu social dans un Mali en quête de paix durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-d-espoir-pour-les-victimes"><strong>Un message d’espoir pour les victimes</strong></h2>



<p>Sous le slogan «&nbsp;<em>AGRV, l’espoir pour les victimes des crises au Mali</em>&nbsp;», cette session illustre la volonté de l’État malien de répondre aux attentes des populations affectées par les violences.</p>



<p>En renforçant les capacités de ses cadres, l’Autorité de gestion des réparations confirme sa mission : transformer la justice transitionnelle en une réalité tangible pour les victimes, et inscrire la réparation au cœur du processus de refondation nationale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tunisie : un post Facebook, une condamnation à mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 08:06:01 +0000</pubDate>
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<p>La condamnation de Saber Chouchane relance le débat sur la liberté d'expression en Tunisie et le respect dû aux institutions sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Condamné à mort pour des publications critiques sur Facebook, Saber Chouchane, simple citoyen tunisien de 51 ans, cristallise les dérives d’un pouvoir de plus en plus répressif. Derrière l’affaire, un signal glaçant envoyé par le régime de Kaïs Saïed à une société civile déjà sous pression.</em></strong></p>



<p>Saber Chouchane n’est ni militant politique, ni figure de la dissidence tunisienne. À 51 ans, ce père de famille sans emploi stable s’est fait connaître malgré lui par la sévérité de la peine prononcée à son encontre : une condamnation à mort, rendue le 1er octobre par un tribunal tunisien, sur la base de l’article 72 du Code pénal. Son tort ? Avoir publié, sur un compte Facebook au nom provocateur – «&nbsp;<em>Kaïs Saïed l’infortuné</em>&nbsp;» –, une série de messages jugés attentatoires à la forme du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-limites-de-la-liberte-d-expression-a-l-ere-numerique"><strong>Des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique</strong></h2>



<p>Dans les faits, cette décision n’aboutira pas à une exécution : la Tunisie applique depuis 1991 un moratoire sur la peine capitale. Il n’empêche, la disproportion apparente entre l’acte – des publications à faible audience – et la sanction – la plus extrême prévue par le droit tunisien – a suscité un malaise dans l’opinion publique et dans certains cercles de la société civile.</p>



<p>Faut-il s’en étonner ? Pas forcément. Car cette affaire soulève une question plus vaste, et plus actuelle que jamais : celle des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. À une époque où les réseaux sociaux sont devenus des arènes incontrôlées, où chacun se fait tribun ou procureur, la tentation de l’outrance est constante. L’anonymat relatif offert par ces plateformes, la viralité des propos, la culture du clash – tout pousse à la démesure. Et parfois à la transgression.</p>



<p>Or, dans une République, la liberté d’expression n’est pas l’absence de règles. Elle s’exerce dans un cadre : celui de la loi, celui du respect dû aux institutions, et surtout à la fonction présidentielle. Dans toutes les cultures politiques, le chef de l’État incarne la continuité de la nation. En Afrique comme ailleurs, il est, qu’on l’apprécie ou non, une figure d’autorité, dépositaire d’une légitimité populaire, et à ce titre, il mérite respect. Non pas dévotion, mais retenue. Non pas silence, mais mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fermete-ne-saurait-remplacer-la-pedagogie"><strong>La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie</strong></h2>



<p>Cela ne signifie pas que toute critique devient sacrilège, ni que le citoyen doit se taire. Mais il y a, entre la liberté et l’invective, une frontière. Celle que Saber Chouchane, à sa manière, a franchie – peut-être sans en mesurer les conséquences.</p>



<p>Ce que cette affaire révèle, aussi, c’est la difficulté pour des systèmes judiciaires à s’adapter aux mutations de l’espace public numérique. Faut-il pour autant dégainer l’article 72 à la première incartade sur Facebook ? Probablement pas. À l’inverse, peut-on laisser se banaliser les discours de haine, les attaques&nbsp;<em>ad hominem</em>, les remises en cause violentes de l’ordre institutionnel ? Certainement pas.</p>



<p>L’équilibre est délicat. Il suppose, de part et d’autre, responsabilité. Responsabilité des citoyens dans leur expression, mais aussi responsabilité des juges dans l’application des peines. La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie, ni la loi se substituer à la prévention.</p>



<p>Car au fond, ce que cette affaire nous dit, c’est que l’avenir du débat public – en Tunisie comme ailleurs – dépend moins des tribunaux que de notre capacité collective à réapprendre les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique. Cela commence par un principe simple : toute liberté s’arrête là où commence la dignité d’autrui. Et cela vaut aussi, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de celle du chef de l’État.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 22:02:11 +0000</pubDate>
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<p>Le retrait de l'AES de la CPI marque un tournant historique dans les relations internationales et la justice en Afrique.</p>
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<p><strong><em>En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.</em></strong></p>



<p>C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).</p>



<p>Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-proces-d-un-tribunal"><strong>Le procès d’un tribunal</strong></h2>



<p>Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir «&nbsp;<em>dérivé</em>&nbsp;», de s’être «&nbsp;<em>transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme&nbsp;</em>», d’incarner «&nbsp;<em>une justice sélective</em>&nbsp;», voire de faire preuve d’un «&nbsp;<em>mutisme complaisant</em>&nbsp;» face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.</p>



<p>La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.</p>



<p>En dénonçant ce qu’ils qualifient de&nbsp;<em>« juridiction à géométrie variable</em>&nbsp;», les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-a-trois"><strong>Un divorce à trois</strong></h2>



<p>Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.</p>



<p>C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à «&nbsp;<em>des mécanismes de justice internes</em>&nbsp;», censés être plus «&nbsp;<em>adaptés aux valeurs sociétales&nbsp;</em>» et plus efficaces pour «&nbsp;<em>lutter contre toute forme d’impunité</em>&nbsp;». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.</p>



<p>Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d&rsquo;autres pas — qui justifie leur sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ligne-de-fracture"><strong>Ligne de fracture</strong></h2>



<p>L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.</p>



<p>Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-sahelienne"><strong>Vers une justice sahélienne ?</strong></h2>



<p>Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des «&nbsp;<em>cadres appropriés</em>&nbsp;» — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.</p>



<p>Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-lourd-de-sens"><strong>Un geste lourd de sens</strong></h2>



<p>En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.</p>



<p>Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : colère après la mort suspecte d’Alino Faso et les sanctions contre Nathalie Yamb</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:53:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué aborde le martyre d’Alino Faso et les implications des sanctions contre Nathalie Yamb.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lu en direct au 20&nbsp;h sur l’ORTM, par le ministre malien de la Justice Mamoudou Kassogué, le communiqué de la Confédération des États du Sahel (AES) a pris des allures de réquisitoire. Entre dénonciation du « néocolonialisme judiciaire » et appel à la solidarité panafricaine, un texte qui confirme que la fracture avec l’Europe est désormais politique, idéologique et assumée.</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du lundi au mardi&nbsp;26&nbsp;août 2025, à l’heure où les familles maliennes se rassemblent devant la télévision nationale, le 20&nbsp;h de l’ORTM s’est transformé en tribune. Derrière le pupitre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a lu un communiqué au nom de la Confédération des États du Sahel (AES).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-requisitoire-contre-bruxelles-et-paris"><strong>Un réquisitoire contre Bruxelles et Paris</strong></h2>



<p>Dans son viseur, l’Union européenne, accusée de sanctions « <em>injustes</em> » contre la militante suisse d’origine camerounaise Nathalie Yamb — interdite de territoire, privée d’avoirs, frappée d’un bannissement aérien. Mais aussi, plus largement, ce que l’AES appelle des « <em>mesures de harcèlement</em> » contre d’autres figures du panafricanisme radical&nbsp;: Kemi Seba, Franklin Nyamsi, Ibrahima Maïga.</p>



<p>Le communiqué ne s’arrête pas là. Il évoque l’&nbsp;« <em>arrestation illégale</em> », la « <em>séquestration</em> » et la mort suspecte d’Alain Christian Traoré, alias Alino Faso, en Côte d’Ivoire. Une affaire obscure qui, dans la rhétorique de l’AES, devient le symbole d’une répression transnationale contre les voix dissidentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-l-unite-panafricaine"><strong>Un appel à l’unité panafricaine</strong></h2>



<p>Les mots choisis ne laissent pas place à l’ambiguïté : « <em>atteinte grave aux libertés fondamentales</em> », « <em>tentative de museler les voix africaines</em> », « <em>néocolonialisme judiciaire </em>». </p>



<p>L’affaire pourrait n’être qu’un communiqué parmi d’autres. Mais la lecture en direct au 20&nbsp;h, par un ministre d’État, en dit long. C’est une stratégie assumée&nbsp;: parler au peuple, inscrire la justice dans la rhétorique de souveraineté qui structure désormais le discours des autorités de la transition sahélienne.</p>



<p>Au-delà de la dénonciation, le texte appelle à la solidarité. Les ministres de la Justice de l’AES se posent en défenseurs des militants panafricanistes, invitent les peuples africains à « <em>renforcer leur unité</em> » et promettent un soutien « <em>indéfectible</em> » à ceux qui combattent « <em>pour l’émancipation totale du continent</em> ».</p>



<p>Le martyre d’Alino Faso et les sanctions contre Yamb deviennent les pierres angulaires d’une Afrique qu’on voudrait faire taire, mais qui se cabre.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tiébilé Dramé : Le Mali orphelin de son vieux lion politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:12:48 +0000</pubDate>
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<p>Mort de Tiébilé Dramé à 70 ans, un acteur clé de la politique malienne et fondateur du PARENA, qui a défendu les droits humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Mort à 70 ans ce mardi 12 aout 2025 à Paris, l’ancien ministre, opposant historique et fondateur du PARENA laisse derrière lui un héritage complexe, mêlant fidélité aux idéaux démocratiques et pragmatisme politique assumé.</em></strong></p>



<p><br>Nioro du Sahel, 1955. Dans ce coin du Mali où le vent du désert n’efface pas les colères, naît Tiébilé Dramé. Étudiant engagé dans les années 1970 et 1980, il se dresse contre le régime de Moussa Traoré. La prison, il connaît. L’exil aussi, en France et en Angleterre, où il met ses convictions au service d’Amnesty International. Là, il apprend à conjuguer le militantisme malien avec le langage universel des droits humains.</p>



<p><br>En 1991, le regime de Moussa Traoré s’effondre. Dramé rentre, le pas ferme. Fondateur du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), il se pose en gardien sourcilleux des règles du jeu démocratique. Il s’impose comme un interlocuteur incontournable, tant pour ses alliés que pour ses adversaires. Ministre à plusieurs reprises, dont celui des Affaires étrangères en 2019 sous Ibrahim Boubacar Keïta, il incarne une certaine idée du dialogue national : exigeant dans la forme, pragmatique dans le fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-democrate-et-un-pragmatique"><strong>Un démocrate… et un pragmatique</strong></h2>



<p><br>Ses détracteurs le soupçonnent de calculs personnels, pointent des alliances inattendues, parfois à rebours de ses discours. Ses partisans, eux, louent un homme qui savait que, dans le Mali des crises successives, la pureté idéologique est souvent un luxe. Dramé n’a jamais cessé de dénoncer les coups d’État, tout en négociant avec les pouvoirs en place lorsque l’intérêt national le commandait.</p>



<p><br>Au fil des décennies, Dramé devient un artisan des pourparlers de paix. Dans les coulisses, il parle à tout le monde, y compris à ceux qu’il critique publiquement. Ses interventions sont rarement tonitruantes, mais souvent décisives. Dans un pays où la politique se joue aussi dans l’ombre, il avait compris que la fermeté pouvait s’accommoder de compromis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-heritage-et-avertissement"><strong>Héritage et avertissement</strong></h2>



<p><br>Marié à Kadiatou Konaré, père de neuf enfants, il trouvait dans sa famille un équilibre face aux secousses de la vie publique. Avec sa disparition, le Mali perd l’un des derniers visages de la génération 1991, celle qui a abattu une dictature à mains nues. Mais aussi un « <em>intranquille</em> » qui refusait aussi bien la résignation que les certitudes faciles.</p>



<p>Tiébilé Dramé n’était pas un saint — il ne le revendiquait pas. Mais il fut un repère. Et c’est peut-être là son legs le plus durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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