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	<title>Archives des Droit international humanitaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : Halima, une résilience à toute épreuve</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:39:48 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de la journée dédiée à la sensibilisation sur les dangers des mines et les efforts pour les combattre.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lorsque les armes retentissent, certaines causent des ravages plus dévastateurs que d’autres. Parmi elles figurent les engins explosifs improvisés (EEI). Invisibles et insoupçonnés, ils frappent sans distinction, semant la mort, la désolation, de lourdes séquelles physiques et des traumatismes psychologiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette menace, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’efforce de limiter les souffrances qu’ils infligent. Malgré des efforts constants, les EEI demeurent une menace bien réelle, qui exige une prévention et une sensibilisation sans relâche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, 405 civils ont été touchés par des engins explosifs, dont 229 personnes tuées et 176 blessées, selon les acteurs du Groupe de travail de lutte antimines humanitaire (GTLAMH). Derrière ces chiffres se cachent des vies bouleversées, des familles endeuillées et des personnes en quête de reconstruction, comme Halima*.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-regarde-mes-jambes-et-rien-qu-a-leur-etat-j-ai-compris-qu-il-serait-impossible-de-les-sauver"><strong>« J’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Halima*, une jeune femme de 18 ans, fait partie des nombreuses victimes de ces armes meurtrières. Elle venait tout juste d’obtenir son baccalauréat et rêvait de devenir avocate. Pour finaliser son inscription à l’université, elle avait besoin d’une copie de la pièce d’identité de ses parents. Cette formalité l’a poussée à entreprendre un voyage de Bamako vers une ville de la région de Sikasso, où réside sa famille. Au cours de ce trajet en bus, sa vie a brusquement basculé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je me souviens qu’il était 15 heures lorsque l’accident s’est produit. J’étais assise à l’arrière du bus quand une explosion a retenti. Un instant plus tard, mon corps était écrasé contre le bitume brûlant. La douleur était insoutenable. Baignant dans mon sang, j’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’arrivée des secours, Halima a été transportée à l’hôpital régional de Sikasso dans un état critique. Le diagnostic médical était sans appel : elle avait perdu une grande quantité de sang et son rythme cardiaque avait dangereusement ralenti. Elle devait être opérée en urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs heures d’intervention, Halima est sortie du bloc opératoire vivante, mais amputée des deux jambes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Au bloc, notre priorité est d’abord de sauver la vie du patient en utilisant les techniques de chirurgie de guerre. Ensuite seulement viennent les membres et leurs fonctions. Toute l’équipe était profondément peinée par la décision de l’amputer, mais c’était cela ou la perdre</em>&nbsp;», se souvient le Dr Terna Traoré, chirurgien orthopédiste-traumatologue à l’hôpital de Sikasso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-vie-apres-l-epreuve"><strong>Une nouvelle vie après l’épreuve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Quand on m’a annoncé l’accident, je suis restée paralysée par la peur. J’ai eu si peur de perdre ma fille. Alors, je n’ai pu que prier et confier son sort à Dieu »</em>, raconte Maimouna*, la mère de Halima.<br>À des kilomètres du lieu du drame, Maimouna n’a pu rejoindre sa fille à l’hôpital que le lendemain. Même si ces retrouvailles n’avaient rien de celles qu’elle avait espérées, elle ne peut qu’être reconnaissante que Halima soit encore en vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Au moment où je l’ai vue allongée dans ce lit, j’ai été submergée par l’émotion. Mais c’est Halima qui m’a réconfortée. Elle aurait pu mourir, mais elle est là, en vie. Halima est incroyablement forte et courageuse »</em>, confie Maimouna, le regard débordant d’émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un mois de soins hospitaliers et d’accompagnement psychologique, Halima a été transférée à Bamako par le CICR, au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), pour la suite de sa prise en charge. Dans cette structure nationale soutenue par le CICR depuis 1996, elle a reçu des prothèses et a commencé des séances de rééducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Dès son arrivée, Halima a fait preuve d’une détermination exceptionnelle à se relever et à avancer. Nous avons mis en place pour elle un programme sur mesure, avec un appareillage adapté, de la physiothérapie pour renforcer son corps, et un soutien psychologique pour l’aider à surmonter cette épreuve</em>&nbsp;», explique Ana Rodrigues, responsable du programme de réadaptation physique du CICR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à son courage et à l’accompagnement du CICR, Halima a bénéficié d’un suivi régulier. Ses prothèses sont ajustées au fil de ses progrès, et une attention particulière est portée à sa réintégration à l’école, dans sa famille et dans la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne cherchions pas seulement à lui donner des prothèses, mais à lui permettre de retrouver son autonomie et de reprendre une vie aussi normale que possible »</em>, conclut Ana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, malgré les traumatismes, Halima se remet peu à peu et réapprend à marcher grâce à ses prothèses. Elle gagne progressivement en autonomie et se prépare avec impatience à entamer des études de droit, financées par le CICR.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Mes ambitions et ma détermination n’ont pas changé. Je vais retourner à l’école, obtenir mon diplôme et passer le concours pour devenir avocate »</em>, confie-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Halima, cet incident, loin d’être une fatalité, est devenu une expérience. Un coup du sort qui l’a rendue plus forte et plus déterminée. Elle reste positive et se tient prête à reprendre pleinement sa vie et à poursuivre ses rêves.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Que dit le droit international humanitaire (DIH) à propos des engins explosifs&nbsp;?</strong>L’usage des engins explosifs n’est pas interdit en tant que tel par le DIH, mais leur utilisation est soumise au respect des principes régissant la conduite des hostilités, notamment la distinction, la précaution et la proportionnalité. Cela implique notamment de :prendre des mesures pour protéger la population civile contre les risques et les effets des engins explosifs, pendant les combats comme après leur cessation ;&nbsp;prendre en compte, dans l’évaluation de la proportionnalité d’une attaque, le risque que ces engins n’explosent pas au moment de l’impact, ainsi que les effets indirects de la contamination par les armes sur la vie et la santé des civils ;&nbsp;procéder à la localisation, au marquage, à la surveillance et à la dépollution des zones affectées, et veiller à ce que les civils soient dûment informés de l’emplacement de ces zones et des risques associés.&nbsp;Leur mode opératoire ainsi que leur emplacement ne doivent donc pas causer de dommages civils excessifs ni entraver l’accès aux services essentiels.<strong>Que fait le CICR pour prévenir les incidents dus aux engins explosifs et assister les victimes&nbsp;?</strong>L’action du CICR s’inscrit dans la promotion du respect des règles de la guerre, la sensibilisation des communautés aux risques liés aux engins explosifs et le soutien aux victimes, à travers la prise en charge médicale d’urgence, l’accompagnement psychologique, la réadaptation physique et l’assistance économique permettant aux victimes les plus vulnérables de retrouver leur autonomie.<strong>En 2025, plus de 6 000 porteurs d’armes ont été sensibilisés aux principes du DIH, plus de 500 personnes ont été informées des risques liés aux engins explosifs, plus de 150 victimes des EEI ont bénéficié d’une prise en charge médicale, y compris de réadaptation physique.</strong>Dans le cadre de sa collaboration avec le ministère de la Santé, le CICR renforce les compétences des professionnels de santé travaillant dans les zones touchées par le conflit, notamment en chirurgie de guerre. En 2025, ces initiatives ont été considérablement renforcées, y compris dans des zones comme Sikasso, où le CICR n’est pas directement opérationnel.</td></tr></tbody></table></div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">*<u style="font-style: italic;">Halima est un prénom d’emprunt.</u></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coopération humanitaire : le CICR consolide son partenariat avec les autorités maliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:24:13 +0000</pubDate>
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<p>Le CICR, grâce à sa coopération humanitaire, travaille depuis plus de soixante ans pour aider les populations vulnérables au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la persistance du conflit armé et à la fragilisation des services essentiels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce et adapte son action humanitaire au Mali. En 2025, l’organisation a soutenu plusieurs centaines de milliers de personnes dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la protection, tout en misant sur la résilience des communautés et la promotion du droit international humanitaire dans les régions les plus affectées par l’insécurité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent au Mali depuis plus de soixante ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit et adapte son action humanitaire dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, la pression sur les services publics essentiels et la vulnérabilité accrue des populations civiles. En 2025, ses interventions ont concerné plusieurs centaines de milliers de personnes, principalement dans le Centre et le Nord du pays, selon le<em> Bulletin d’information annuel 2025 </em>du CICR que nous avons consulté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soins-aux-blesses-et-appui-aux-structures-hospitalieres-locales"><strong>Soins aux blessés et appui aux structures hospitalières locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de la santé, le CICR a continué de soutenir les hôpitaux régionaux de Gao et Mopti ainsi que les centres de santé de référence de Kidal et Ménaka, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social. Ce dispositif, combinant équipes médicales, fourniture de médicaments et réhabilitation d’infrastructures, a permis la prise en charge de plus de 24 000 patients en 2025, dont près de 14 000 blessés et cas d’urgence entièrement pris en charge par l’organisation .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les zones les plus touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires bénéficient également d’un appui médical et logistique, couvrant les besoins de plus de 220 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’action du CICR s’étend aussi à la réhabilitation physique et à l’insertion sociale des personnes handicapées. En appuyant le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali et ses antennes régionales, ainsi que le Centre Père Bernard Verspieren à Bamako, l’organisation a permis à plus de 4 500 patients de bénéficier de soins de réadaptation en 2025. La même année, l’inauguration du Centre d’excellence en sciences des orthèses et prothèses a marqué une étape majeure vers l’autonomie nationale dans la formation de spécialistes maliens et africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aide-alimentaire-et-biens-essentiels-pour-les-populations-deplacees"><strong>Aide alimentaire et biens essentiels pour les populations déplacées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux urgences humanitaires, le CICR a également déployé une assistance alimentaire et matérielle au profit des populations déplacées ou vulnérables. En 2025, près de 23 000 ménages, soit plus de 137 000 personnes, ont reçu une aide alimentaire, tandis que plus de 60 000 personnes ont bénéficié de biens ménagers essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’organisation investit dans la résilience et l’autosuffisance des ménages affectés par le conflit. Vaccination du cheptel, appui à la production agricole, projets de maraîchage et initiatives microéconomiques ont permis de soutenir plus de 75 000 ménages en 2025. Ces actions visent à réduire la dépendance à l’aide d’urgence et à renforcer les capacités locales dans les zones où les conditions sécuritaires le permettent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès à l’eau potable constitue un autre axe central de l’intervention du CICR. En partenariat avec les services nationaux et régionaux de l’hydraulique, près de 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités en 2025, au bénéfice de plus de 160 000 personnes. La solarisation de nombreuses infrastructures de santé et d’eau a par ailleurs contribué à sécuriser l’accès aux services essentiels dans des zones exposées aux ruptures d’approvisionnement énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-2026-maintenir-les-services-essentiels-malgre-l-instabilite"><strong>Cap sur 2026 : maintenir les services essentiels malgré l’instabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de la protection, le CICR poursuit ses visites aux personnes privées de liberté, conformément à l’accord signé avec l’État malien. En 2025, 83 visites ont été menées dans 13 lieux de détention, avec un suivi particulier des personnes arrêtées en lien avec le conflit. L’organisation facilite également le rétablissement des liens familiaux : plus de 22 000 appels téléphoniques ont permis à des familles séparées de renouer le contact, et plusieurs réunifications ont été réalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, fidèle à son mandat, le CICR intensifie la promotion du droit international humanitaire, notamment auprès des Forces armées maliennes, des porteurs d’armes et des acteurs judiciaires. En 2025, plus de 800 militaires ont été formés, tandis que des milliers de personnes ont été sensibilisées aux principes humanitaires à travers le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, le CICR annonce la poursuite de ses activités au Mali, avec près de 458 collaborateurs, dont 58 internationaux, et une priorité donnée à la continuité des services essentiels, dans un environnement humanitaire de plus en plus contraint. Présente sur l’ensemble du territoire aux côtés de la Croix-Rouge malienne, l’organisation entend maintenir une action impartiale, neutre et indépendante, au plus près des populations affectées par le conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conflits armés : quand l’eau devient une arme de guerre, alerte le CICR depuis Dakar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:30:03 +0000</pubDate>
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<p>L'eau en tant qu'outil de guerre soulève des enjeux humanitaires d'une ampleur inquiétante. Informez-vous sur ce sujet crucial.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en 2026, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, depuis Dakar, un avertissement solennel : l’eau est devenue un instrument de guerre à part entière. Dans de nombreux conflits contemporains, la destruction ou la restriction volontaire de l’accès aux ressources hydriques frappe en priorité les civils, aggravant les crises humanitaires et compromettant durablement la stabilité des régions touchées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les chiffres présentés par l’organisation humanitaire, près de 180 millions de personnes vivant dans des contextes de conflit ont vu leurs ressources en eau détruites, détournées ou contrôlées par des acteurs armés. Les attaques contre les infrastructures hydrauliques, les coupures ciblées et l’utilisation de l’eau comme outil de siège se multiplient, en violation directe du droit international humanitaire (DIH), explique le CICR.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-humanitaire-mondiale"><strong>Une urgence humanitaire mondiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont déjà mesurables. En 2024, 176,6 millions de personnes avaient besoin d’une assistance urgente en matière d’eau et d’assainissement. Pourtant, seules 48 millions ont effectivement bénéficié d’un accès minimal aux services essentiels. Ce déficit massif accroît les risques sanitaires, favorise la propagation de maladies hydriques et alimente l’insécurité alimentaire ainsi que les déplacements forcés de populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le CICR, la crise de l’eau ne peut plus être considérée uniquement comme un problème environnemental ou de développement. Elle constitue désormais une crise humanitaire et sécuritaire à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-epicentre-d-une-crise-croisee"><strong>Le Sahel, épicentre d’une crise croisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique de l’Ouest, et particulièrement dans le Sahel, la situation est aggravée par la combinaison de plusieurs facteurs : conflits armés persistants, sécheresses répétées et déplacements massifs de populations. Cette convergence de crises exerce une pression extrême sur des ressources déjà rares et fragilise la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Privés d’eau, les civils sont pris dans un cercle vicieux où la survie quotidienne devient un combat </em>», explique Natalia Blanco Guiard, conseillère à l’unité Eau et Habitat du CICR. « <em>Briser ce cycle nécessite une réponse humanitaire robuste et un engagement politique sans faille. </em>», estime-t-elle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions autour des points d’eau deviennent dans certaines zones des facteurs de conflits communautaires, transformant une ressource vitale en enjeu stratégique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-action-humanitaire-et-dialogue-avec-les-belligerants"><strong>Action humanitaire et dialogue avec les belligérants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion de haut niveau organisée à Dakar, co-présidée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, se veut une étape préparatoire décisive avant la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Fort de son rôle joué lors du Forum mondial de l’eau en 2022, le Sénégal cherche à imposer la question de la protection de l’eau en situation de conflit comme priorité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le CICR, cette séquence diplomatique doit permettre de replacer le droit international humanitaire au cœur des discussions sur la gouvernance mondiale de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, l’organisation affirme qu’une action reste possible, même dans les contextes les plus instables. Son unité Eau et Habitat réhabilite des infrastructures hydrauliques, assure des distributions d’urgence et mène un dialogue confidentiel avec les porteurs d’armes afin de rappeler leurs obligations envers les populations civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’Initiative mondiale du CICR pour le renforcement du respect du droit international humanitaire, qui vise à réduire l’écart entre les normes juridiques et la réalité des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Utiliser l’eau comme arme est interdit par le DIH. Notre objectif est que ces règles se traduisent par des actions concrètes sur le terrain </em>», souligne Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR à Dakar.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-priorites-pour-la-communaute-internationale"><strong>Trois priorités pour la communauté internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre de Dakar, le CICR appelle les États et les organisations internationales à prendre trois engagements majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Reconnaître officiellement les conflits armés comme un obstacle majeur à l’Objectif de développement durable n°6 (accès universel à l’eau).</li>



<li>Mettre en place des financements innovants et pluriannuels spécifiquement adaptés aux zones de conflit.</li>



<li>Renforcer l’application du droit international humanitaire par des plans d’action nationaux concrets.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Avec toujours plus de conflits de longues durées, de guerres urbaines, l&rsquo;accès à l&rsquo;eau est devenu l&rsquo;un des principaux enjeux humanitaires encore aggravé par l&rsquo;impact du changement climatique. Nous devons innover et développer de nouveaux partenariats pour y répondre.</em> », a alerté Gilles Carbonnier, vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors du 9e Forum mondial de l&rsquo;eau qui se tient à Dakar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1983, l’unité Eau et Habitat du CICR intervient aujourd’hui dans plus de 30 pays. En 2025, ses équipes ont permis à 32 millions de personnes d’accéder à l’eau, à l’assainissement ou à des services essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais face à l’ampleur des besoins, l’organisation met en garde : sans une volonté politique forte et coordonnée, l’eau continuera d’être une arme silencieuse des guerres contemporaines — et un facteur aggravant des instabilités futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : les enfants de la guerre, otages d’une tragédie silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 17:04:48 +0000</pubDate>
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<p>L’utilisation systématique d’enfants soldats dans les conflits armés au Sahel est une tragédie humanitaire à ne pas ignorer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par un mélange d’idéologie, de misère et de cynisme stratégique, les groupes armés qui sévissent entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger recrutent massivement des mineurs. Face à cette hémorragie humaine, les États sahéliens peinent à enrayer un engrenage tragique qui mine aussi leurs efforts militaires.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’appelle Seydou. Dans le roman <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374?srsltid=AfmBOorXe8ByHWExQBLd2AWcRowEklgXzz2Dq4A9FAyqEIvtnTCL20dm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em> de Fousseni Togola, il incarne le visage d’une génération que la guerre a kidnappée. De Gao à Solhan, de Tillabéri à Mopti, ce sont des milliers d’enfants qui, depuis plus d’une décennie, ont vu leur destin basculer dans les rangs des groupes terroristes. Loin des discours diplomatiques, c’est là que se joue une des grandes tragédies du Sahel : celle des enfants soldats.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-d-ombres-juveniles"><strong>Une armée d’ombres juvéniles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, certains ont à peine huit ans. <a href="https://www.studiotamani.org/157563-plus-de-200-enfants-soldats-recuperes-depuis-2018-a-gao" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Mali</a>, ils sont parfois enrôlés dès les écoles coraniques, abandonnés par leurs maîtres, récupérés par la propagande salafiste. Filles ou garçons, ils deviennent kamikazes, éclaireurs, sentinelles ou esclaves sexuels. Selon l’UNICEF, 15 % des enfants soldats sont des filles. Les garçons, eux, composent souvent la chair à canon d’assauts meurtriers. À Solhan, en 2021, <a href="https://globalinitiative.net/wp-content/uploads/2021/09/Les-%C3%A9conomies-criminelles-ont-jou%C3%A9-un-r%C3%B4le-cl%C3%A9-dans-le-massacre-de-Solhan-au-Burkina-Faso.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">80 % des assaillants étaient mineurs</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/des-enfants-en-ordre-de-bataille-les-dernieres-recrues-de-letat-islamique-en-afrique-de-louest" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupes armés islamistes,</a> comme l’EIGS ou le GSIM, instrumentalisent la pauvreté, les rivalités communautaires et l’effondrement de l’éducation. Les écoles ? Six mille ont été détruites dans la région. Au Mali, seules 12 % des communes en zone rouge ont encore une école en fonctionnement. Le vide laissé par l’État est comblé par des dogmes et des kalachnikovs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-dilemme-tactique-pour-les-armees-nationales"><strong>Un dilemme tactique pour les armées nationales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire lorsque l’ennemi a le visage de l’enfance ? Les soldats sahéliens, confrontés à ces <a href="https://international-review.icrc.org/sites/default/files/reviews-pdf/2022-08/LE%20SAHEL-ARTICLE%20PAR%20ARTICLE_01_918_Edito_2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dilemmes moraux</a>, voient leur capacité de riposte altérée. Chaque tir devient un acte de conscience. Chaque opération, un risque de tragédie collatérale. À cela s’ajoute la complexité logistique : détecter un adolescent armé au sein d’une foule civile relève de la gageure. Le paradoxe est cruel : frapper, c’est trahir sa propre humanité ; ne rien faire, c’est laisser l’ennemi se renforcer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les armées, dès lors, s’adaptent. Au <a href="https://fr.africanews.com/2021/09/13/niger-de-plus-en-plus-d-enfants-tues-ou-recrutes-par-les-djihadistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niger</a>, le bataillon « <em>Tahoua</em> » s’est doté d’équipes de psychologues pour gérer les enfants capturés. Au Burkina, une part croissante des ressources militaires est dédiée à la protection civile. La guerre n’est plus seulement une affaire de fusils : elle devient une bataille pour les âmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-reponses-encore-trop-timides"><strong>Des réponses encore trop timides</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’ampleur du drame, les <a href="https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/">réponses institutionnelles</a> peinent à suivre. À Gao, le centre de transit pour enfants démobilisés peut héberger 50 mineurs. Or, 200 nouvelles recrues y sont identifiées chaque année. La réintégration est souvent un mirage : rejetés par leur famille, stigmatisés dans leurs villages, nombre d’enfants reprennent la route des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, des signaux faibles esquissent une alternative. Des écoles mobiles sillonnent désormais le nord burkinabè. Au Mali, un programme expérimental verse une allocation mensuelle aux familles qui gardent leurs enfants à l’abri des recruteurs. Au Niger, des comités de vigilance communautaires alertent les autorités sur les tentatives d’enrôlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la guerre impose son propre tempo. Et le temps, dans le Sahel, est une denrée rare.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete"><strong>Un enjeu de souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.humanium.org/fr/les-enfants-soldats-du-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfants soldats</a> ne sont pas seulement une tragédie humanitaire. Ils représentent un multiplicateur de puissance pour les groupes armés. Ils sapent les efforts de stabilisation, délégitiment les États, détruisent le tissu social. Tant que l’école ne remplace pas la kalachnikov, tant que la justice n’offre pas une alternative crédible à la vengeance, la reconquête militaire restera incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assimi Goïta et ses homologues burkinabè et nigérien le savent : sans victoire sur le terrain social, l’effort sécuritaire restera inabouti. L’avenir du Sahel ne se joue pas seulement dans les casernes, mais aussi dans les classes, les familles et les mosquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou, l’enfant des ruines, n’est pas un personnage de fiction. Il est le miroir de notre impuissance, mais aussi de ce que pourrait être, demain, la dignité retrouvée d’un continent. À condition de ne plus le regarder sans agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[ Tribune ] Définir les combattants: une urgence pour le Droit international humanitaire dans les CANI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Salif Sacko]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Apr 2024 07:14:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[conflits armés non internationaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans les conflits armés non internationaux, comprendre le statut de combattant est essentiel. Dr Sacko explore les voies pour améliorer l'application du droit humanitaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les conflits armés non internationaux (CANI) présentent des défis uniques pour le droit international humanitaire, notamment en raison de la non-reconnaissance du statut de combattant pour les membres de groupes armés non étatiques. Dr Salif Sacko, auditeur de justice, souligne les nécessités et les voies potentielles pour renforcer la législation existante afin d’améliorer l’application du droit humanitaire et des droits de l’homme dans ces contextes complexes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le labyrinthe des conflits armés non internationaux, les lignes entre combattant et civil s’entremêlent souvent, créant une toile complexe où le droit international humanitaire peine à tracer son chemin. Dr Sacko dévoile les efforts pour dénouer ces fils, proposant des réformes essentielles pour guider la justice à travers les zones d’ombre de la guerre moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conflits armés non internationaux (CANI) présentent d’importants défis juridiques et humanitaires, mettant souvent en lumière les lacunes du droit international humanitaire (DIH) en matière de reconnaissance et de protection des membres de groupes armés non étatiques. Contrairement aux conflits internationaux, « <em>le DIH ne reconnaît pas explicitement le statut de combattant</em> » à ces individus, créant ainsi une « <em>zone grise en termes de protection et d’obligations</em> ».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-juridique-et-necessite-de-reforme"><strong>Contexte juridique et nécessité de réforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre juridique actuel des CANI repose principalement sur l’article&nbsp;3 commun aux Conventions de Genève de 1949 et sur le Protocole additionnel&nbsp;II de 1977. Ces documents, bien que fondamentaux, « <em>ne confèrent pas le statut de combattant aux membres de groupes armés non étatiques</em> », les considérant souvent comme des criminels selon le droit national. Cette distinction crée des complications majeures dans l’application du DIH, destiné à protéger les individus non impliqués directement dans les hostilités. L’absence de définitions claires pour les statuts de combattant et de civil génère une « <em>incertitude dans l’identification des personnes éligibles à la protection </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lacune juridique n’encourage pas les groupes armés non étatiques à respecter scrupuleusement les règles du DIH. L’absence de reconnaissance formelle et de protection équivalente à celle accordée aux combattants dans les CAI peut diminuer l’incitation pour ces groupes à adhérer aux normes et aux obligations du DIH, contribuant ainsi à une escalade de la violence et à une détérioration des conditions humanitaires lors de ces conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour aborder ces déficiences, une harmonisation des Protocoles additionnels&nbsp;I et II pourrait être envisagée pour « <em>assurer une cohérence accrue et une application plus uniforme des normes humanitaires</em> ». Proposer par analogie certains privilèges du statut de combattant aux membres des groupes armés dans les CANI pourrait améliorer significativement le respect des règles de la guerre par ces groupes, en échange de protections juridiques spécifiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defis-de-mise-en-oeuvre"><strong>Défis de mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisation de ces réformes nécessite de surmonter plusieurs obstacles majeurs. D’abord, il est essentiel d’établir une distinction claire et objective entre les groupes armés légitimes et ceux impliqués dans des activités terroristes ou de graves violations du DIH.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, une « <em>coopération internationale renforcée et une réelle volonté politique </em>» sont indispensables pour intégrer ces changements dans les protocoles existants, un défi qui peut être complexe à relever dans le contexte géopolitique actuel. Il est également crucial de s’assurer que l’extension du statut de combattant à certains groupes armés non étatiques ne contribue pas à une légitimation de la violence indiscriminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, il est essentiel d’assurer que l’extension du statut de combattant à des groupes armés non étatiques ne se traduise pas par une augmentation de la légitimité de groupes qui utilisent la violence de manière indiscriminée ou disproportionnée. La surveillance internationale et les mécanismes de contrôle doivent donc être renforcés pour garantir que les nouveaux statuts ne facilitent pas l’impunité pour des actes qui devraient, selon le DIH, être sanctionnés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-necessaire-renforcement-des-textes-juridiques">Nécessaire renforcement des textes juridiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis montrent que tout changement dans la réglementation du DIH doit être minutieusement planifié et exécuté avec la collaboration de tous les acteurs internationaux concernés, pour maintenir un équilibre entre la nécessité de protéger les droits des combattants légitimes et la prévention de la violence injustifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adaptation des régulations du DIH pour mieux refléter les réalités des CANI est une tâche difficile, mais nécessaire pour « <em>une meilleure protection des droits humains dans les conflits armés non internationaux</em> ». Les efforts pour renforcer ces textes juridiques sont essentiels pour assurer l’efficacité du droit international humanitaire et maintenir la dignité humaine au cœur des zones de conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Salif Sacko, auditeur de justice</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>DIH et reportage en période de conflit : l’attitude à adopter par les journalistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2022 20:55:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En vue de promouvoir le droit international humanitaire (DIH), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), en partenariat avec la Croix-Rouge malienne (CRM), a initié un atelier de renforcement de capacités d’une vingtaine de journalistes reporters (presse écrite, presse en ligne, Bloggeurs). </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><a></a><strong>En vue de promouvoir le droit international humanitaire (DIH), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), en partenariat avec la Croix-Rouge malienne (CRM), a initié un atelier de renforcement de capacités d’une vingtaine de journalistes</strong> <strong>reporters (presse écrite, presse en ligne, Bloggeurs). Cette session de formation s’est tenue du 08 au 10&nbsp;novembre 2022, à l’hôtel Millenium de Bamako.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Outiller les spécialistes des médias sur le Droit international humanitaire ou droit de la guerre et sur le reportage en période de conflit et autres situations de violence pour un meilleur traitement de l’information en relation avec le conflit </em>», tels sont les principaux objectifs de cette formation initiée par le Cicr et la Crm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant 3&nbsp;jours, les échanges ont porté sur le rôle des médias dans les situations de crises et d’urgence humanitaire ; les risques liés à la profession de correspondant en situation de guerre. Tous ceux-ci pour une meilleure compréhension du conflit et mieux communiquer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des médias suspendus</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formation a été une occasion pour les représentants des faitières de la presse malienne de s’exprimer sur le bien-fondé de cette rencontre. Le coordinateur de Benbere, Abdoulaye Guindo, a rappelé la situation actuelle du pays, touché par une multitude de crises depuis plus de deux décennies. Une situation qui rend difficile le reportage pour les journalistes. En 2022, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/04/28/au-mali-les-medias-francais-rfi-et-france-24-definitivement-suspendus_6124002_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deux médias français</a> ont été suspendus de diffusion au Mali. Un <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/mali-un-journaliste-de-jeune-afrique-expulse-du-territoire-443867" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journaliste du magazine</a> Jeune Afrique a été empêché de mener des enquêtes. Le cas le plus récent est celui de la <a href="https://maliactu.net/suspension-de-joliba-tv-condamnation-ferme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspension de Joliba TV</a>. Pour l’année 2022, le Mali a perdu s<a href="https://saheltribune.com/liberte-de-presse-%e2%80%89en-2020-50-journalistes-ont-ete-tues%e2%80%89-dans-le-monde-rsf/">on rang de 99e</a> sur 180 pays dans le <a href="https://rsf.org/fr/classement/2022/afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">classement annuel de la liberté de la presse</a> de Reporters Sans Frontières (RSF). Il s’est <a href="https://saheltribune.com/liberte-de-la-presse-au-sahel-les-medias-demeurent-resilients-et-dynamiques-malgre-les-difficultes/">classé 111e </a>sur 180 pays évalués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient du travail colossal du CICR et de la CRM dans la protection des populations victimes des effets néfastes des violences et du changement climatique, le coordinateur de la plateforme Benbere a invité les participants à profiter de cette opportunité pour « <em>se familiariser avec les notions de DIH et par la même occasion, se former sur les techniques de reportages en milieu de conflit.</em> »&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Modibo Fofana, le président de l’Association des professionnels de la Presse en Ligne au Mali (APPEL Mali), a précisé que la surabondance informationnelle des <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-la-cybercriminalite-le-mali-opte-pour-la-creation-dun-pole-judiciaire-specialise/">médias sociaux</a> causée par l’essor fulgurant du numérique, conduit parfois des hommes de médias à tomber dans le piège de la désinformation, des infox, pouvant aboutir à l’aggravation d’une situation de crise. Pour y remédier, le patron de Appel Mali a invité les journalistes « <em>à plus de rigueur et de professionnalisme dans le traitement des questions sensibles surtout celles liées à des situations humanitaires. </em>»&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rôle de médiateur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le représentant de la maison de la presse, Mahamadou Talata Maiga, la <a href="https://saheltribune.com/tribune-la-crise-malienne-cest-aussi-une-crise-de-la-pensee-ou-de-la-pensee-appliquee/">crise multidimensionnelle</a> que connait le Mali depuis 2012, interpelle toute la profession à jouer son rôle d’informateur dans le respect du Code déontologique. « <em>En temps normal nous informons, nous divertissons, mais en temps de confit, nous avons le rôle de médiateur (…) Cette situation requière de nous d’être la solution et non le problème</em> », avance-t-il tout en louant les efforts du Cicr à aider les professionnels des médias à prendre connaissance avec le DIH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la délégation du CICR au Mali, Antoine Grand, a indiqué la place stratégique qu’occupent les médias dans la diffusion d’informations relatives à la situation humanitaire, au sein de son organisation. Selon lui, il est très difficile de jouer pleinement son rôle de journaliste dans un monde où règnent les médias sociaux. Il estimera également que « <em>des discours de haine, des fake news</em> », relayés sur la toile, souvent par des non-journalistes, sont à la base des complications de certaines crises humanitaires à travers le monde. D’où la nécessité d’aider et former les professionnels de média. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prononcer l’ouverture officielle des activités, la présidente de la Croix-Rouge malienne, Mme&nbsp;Assitan Coulibaly, a salué le CICR pour les avoir associés à cette importante formation. Elle n’a pas manqué d’encourager les participants à s’informer et se former sur <em>« les pratiques journalistiques à adopter avec des outils de vérifications des faits nécessaires</em> » en vue de produire des papiers et reportages à hauteur de souhait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hommes de médias ainsi que les facilitateurs du CICR, de la CRM ont saisi l’occasion pour échanger sur les origines et missions des deux structures humanitaires appartenant au plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde à savoir <em>« le mouvement international de la Croix-Rouge et du croissant-Rouge ».&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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