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	<title>Archives des Drissa Sanogo &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Drissa Sanogo &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : l’ex-préfet Drissa Sanogo, retenu en otage depuis plus de trois ans, est décédé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 11:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Drissa Sanogo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La nouvelle est tombée ce vendredi 13 octobre 2023. Drissa Sanogo, ex-préfet de Gourma Rharous, qui était détenu en otage depuis plus de trois ans, est décédé des mains de ses ravisseurs, a-t-on appris d’un communiqué du JNIM (Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin). Il avait été enlevé par des hommes armés le 2 mai 2020, au lendemain des élections législatives de cette année-là.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>La nouvelle est tombée ce vendredi&nbsp;13&nbsp;octobre 2023. Drissa Sanogo, ex-préfet de Gourma Rharous, qui était détenu en otage depuis plus de trois ans, est décédé des mains de ses ravisseurs, a-t-on appris d’un communiqué du JNIM (Jama&rsquo;at Nasr al-Islam wal Muslimin). Il avait été enlevé par des hommes armés le 2&nbsp;mai 2020, au lendemain des élections législatives de cette année-là.</p>



<p>Drissa Sanogo avait occupé le poste de préfet depuis 2018 et avait précédemment servi dans d’autres zones telles que Bafoulabé et San. Son enlèvement et sa détention ont été une source de préoccupation pendant une longue période.</p>



<p>Le JNIM est un groupe djihadiste actif en Afrique de l’Ouest, principalement au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Il a été formé en mars 2017 par la fusion de plusieurs groupes djihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Ansar Dine et Al-Mourabitoun.</p>



<p>Le JNIM est affilié à Al-Qaïda et partage son idéologie extrémiste. Le groupe mène des attaques contre les forces de sécurité nationales, les forces internationales présentes dans la région et les civils. Ses objectifs incluent l’établissement d’un État islamique régi par la charia.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Otage au Mali : une enquête exclusive sur le dossier Drissa Sanogo, deux ans après son rapt</title>
		<link>https://saheltribune.com/otage-au-mali-une-enquete-exclusive-sur-le-dossier-drissa-sanogo-deux-ans-apres-son-rapt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 08:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[administrateur civil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors qu'il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Alors qu&rsquo;il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</strong></p>



<p>Drissa Sanogo était le préfet du cercle de Gourma-Rharous. Poste qu&rsquo;il occupait depuis 2018 après avoir servi dans des zones comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_Bafoulab%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bafoulabé</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/San_(Mali)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">San</a>. Le 02 mai 2020, il est enlevé entre Tombouctou et la ville de Rharous, aux environs de 16 h GMT. Il quittait la ville de Tombouctou pour regagner son poste juste après les <a href="https://saheltribune.com/elections-legislatives-deputes-malheureux-remettent-memorandum-missions-diplomatiques/">élections législatives</a> de 2020.</p>



<p>Selon les informations de sa famille, recoupées auprès d’autres sources, ils étaient cinq personnes arrêtées au cours de leur voyage. <em>«&nbsp;Qui est le préfet </em>[parmi vous]<em>&nbsp;»</em>, ont-ils demandé puisque la cible était en civil ce jour-là dans le véhicule. Les autres ont été libérés sur le champ.</p>



<p>Son enlèvement avait fait écho à l’époque dans les journaux. Dans un <a href="https://www.google.com/amp/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200505-mali-le-pr%25C3%25A9fet-rharous-enlev%25C3%25A9-hommes-arm%25C3%25A9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élément</a> de Serges Daniel pour un média étranger, mis en ligne le 05 mai 2020, on explique que «&nbsp;<em>ses ravisseurs conduisaient trois motos&nbsp;</em>:<em> ils l’ont obligé à monter sur un des engins [et] les autres les ont suivis</em> ». D’après le récit du <a href="https://www.babelio.com/auteur/Serge-Daniel/26754">journaliste-écrivain</a> franco-béninois, il a été conduit vers <em>un véhicule 4×</em>4 en attente « <em>à une quarantaine de kilomètres plus loin</em>&nbsp;» du lieu où s’est passé le rapt.</p>



<p>Ils l’ont acheminé vers un endroit non connu pour le reste. Par qui&nbsp;? «<em>&nbsp;Le préfet Sanogo a été enlevé par le JNIM [Jamaat Nosrat el-Islam wal-Muslimin] juste après les élections législatives</em>&nbsp;», laisse entendre à <em>Sahel tribune</em> une source sécuritaire originaire de la localité. «<em>&nbsp;A l’époque, le JNIM enlève les personnes travaillant ou ayant des liens avec <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/les-enlevements-face-cachee-de-la-crise-malienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le gouvernement et ses alliés</a>&nbsp;</em>», ajoute notre source sécuritaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lettres</strong></h3>



<p>Suite à son rapt, des intermédiaires ont proposé rapidement à l’État leur service en vue d’obtenir sa libération. «<em>&nbsp;Mais il fallait payer 10&nbsp;000&nbsp;000 de francs CFA (15&nbsp;000 euros)&nbsp;</em>», évoque l’article ci-mentionné. Interrogés sur l’histoire de ces dix-millions, ses enfants nous relatent avec réserve que «&nbsp;<em>ces négociations ne sont plus apparemment d’actualité</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce qui est sûr, poursuivent-ils, « <em>après la <a href="https://saheltribune.com/otages-civils-militaires-exiger-liberation-collegues-administrateurs-civils-ring%e2%80%89/">marche pacifique de ses collègues</a> [15 octobre 2020, à Bamako], il y a un commerçant qui s’est proposé à payer la rançon pour qu’il soit libéré si le gouvernement arrive à trouver un terrain d&rsquo;entente avec  ses ravisseurs</em> ». Comme « <em>rien ne s’est passé par la suite</em> », la famille dit avoir perdu contact avec ce dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/178272723006762/posts/804548357045859/?app=fbl" data-width="552" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
</div></figure>



<p>Autre information&nbsp;: selon sa famille, le préfet Drissa Sanogo est en vie aux dernières nouvelles, mais malade surtout avec le poids de l’âge (68 ans à la date de son rapt). Comment l’ont-ils su&nbsp;? A travers des lettres à la dizaine près dont deux reçues par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire non gouvernementale, reconnue d’utilité publique par l’Etat malien depuis septembre 1965 (décret). Parmi ces lettres à la dizaine près, certaines ont été livrées via un autre canal. «<em>&nbsp;Il nous envoie des lettres pour nous donner de ses nouvelles. Il nous dit qu’il a besoin des médicaments car il est malade&nbsp;</em>», nous confie un de ses enfants cadets.</p>



<p>D’après ce dernier, il devait opérer ses yeux après son retour de son lieu de service. Mais «&nbsp;<em>malheureusement</em>&nbsp;», il a été enlevé. Il se plaint de ses yeux et d’autres maladies comme le palu. «&nbsp;<em>On lui envoie des médicaments à chaque fois qu’il en demande. C’est comme cela qu’on sait que notre père est encore en vie et [l’organisation humanitaire non gouvernementale] nous aide à nous faire parvenir ses lettres</em>&nbsp;», poursuit-il.</p>



<p>Aussi faut-il le rappeler, il y a quelques mois, le préfet Drissa Sanogo et le sous-préfet de Farako Ali Cissé sont apparus pour la première fois dans <a href="https://information.tv5monde.com/video/mali-les-otages-locaux-oublies-par-l-etat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vidéo publiée</a> par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, «<em>JNIM</em>&nbsp;»). A en croire les confidences d’un préfet en service dans l’une de régions au septentrion du pays, contacté, ils sont à ce jour leurs seuls collègues encore en otage&nbsp;: l’un enlevé dans la région de Tombouctou (Drissa Sanogo) et l’autre dans celle de Ségou (Ali Cissé, 13 décembre 2019).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chéquier</strong></h3>



<p>Selon nos informations, depuis son enlèvement, des négociations ont été engagées par l’État malien qui n’ont malheureusement pas donné de suite jusqu’aujourd’hui, mais elles continuent toujours. «&nbsp;<em>Le Gouverneur de Tombouctou et les autorités de Gourma-Rharouss, où il servait, continuent de multiplier les efforts malgré tout pour obtenir sa libération&nbsp;</em>», indique cette autre source sous anonymat. Il y a quelques mois, poursuit notre source, «<em> un nouveau préfet a été nommé</em>&nbsp;» à la tête de la préfecture de Gourma-Rharouss. &nbsp;</p>



<p>D’après les résultats de nos recherches, il s’agit du colonel Mamadou Sékou Traoré qui est nommé à ce poste lors du <a href="https://m.facebook.com/Presidence.Mali/photos/a.1082783818407776/5418583074827807/?locale=ms_MY&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres malien</a> du 23 mars 2022. Avec comme premier adjoint, l’administrateur civil Lamine Kouyaté, nommé au même conseil des ministres.</p>



<p>S’agissant du cas de Drissa Sanogo, avec son enlèvement, la situation est devenue intenable pour sa famille. Cinq mois après son rapt, <a href="https://www.cnrtl.fr/definition/ch%C3%A9quier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le chéquier</a> du patriarche de la famille – qu’il leur avait laissé – est épuisé. Par conséquent, sa famille ne peut plus toucher à son salaire. «&nbsp;<em>Le gouvernement nous aide avec une somme chaque trois mois puisque le chéquier de mon père est fini cinq mois après son enlèvement&nbsp;</em>», raconte un de ses fils ainés qui dit se battre pour la famille.</p>



<p>Pour avoir accès à son compte, poursuit-il, «&nbsp;<em>la banque nous a demandés un papier devant être délivré par le ministère de l’administration territoriale et légalisé à la mairie, qui atteste qu’il est enlevé. Mais [l’Etat malien] a préféré&nbsp;procéder autrement au lieu de ‘’débloquer’’ le salaire pour la famille.</em> »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="DR KEB - ABANA (Clip Officiel)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/69mH7DHTLX8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Premier clip officiel d’Amadou Kébé dit Dr Keb, rappeur et auteur compositeur malien, après sa <a href="https://saheltribune.com/otage-au-mali-le-jeune-rapeur-dr-keb-et-bacozy-enfin-libres/">libération</a> des mains de ses ravisseurs. Ex-otage enlevé dans le cercle de Gourma-Rharous. </em>«<em>&nbsp;ABANA [c’est fini]&nbsp;», compte YouTube Dr KEB Officiel.</em></figcaption></figure>



<p>Pour certaines de nos personnes ressources contactées, c’est un cas techniquement difficile à traiter étant donné que les cas d’enlèvement des fonctionnaires de l’Etat – dans l’exercice de leurs fonctions – ne sont pas prévus dans <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;url=https://www.drh-education.ml/files/Loi-02-053-Statut-General-Fonctionnaires.pdf&amp;ved=2ahUKEwiy-L-buYr4AhUNbRoKHc5yCx4QFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw1jSFmIwlksMJ_l0_doU4ze" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la législation malienne</a> en vigueur. Celle-ci date de décembre 2002, mais il existe un projet d’ordonnance portant sa modification qui est adopté lors du <a href="https://primature.ml/communique-du-conseil-des-ministres-du-mercredi-29-decembre-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres</a> du 29 décembre 2021. Ces cas d’enlèvement, poursuivent nos personnes ressources, peuvent cependant être traités exceptionnellement, ou socialement comme le paiement de certaines primes à la famille, notamment celles dues à celle-ci, en attendant.</p>



<p>Aussi, apprend-on auprès de sa famille, le septuagénaire Drissa Sanogo a fait valoir ses droits à la retraite le 1<sup>er</sup> janvier 2022 alors qu’il est toujours en <a href="https://saheltribune.com/livre-otage-au-mali-dalain-maufinet-ou-le-parcours-malheureux-dun-amoureux-du-desert/">otage</a>. Près de trois mois avant, le 24 octobre 2021, toujours à son absence, «&nbsp;<em>un</em>&nbsp;» de ses enfants cadets s’est marié(e).</p>



<p>Nous avons contacté le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, et le <a href="https://saheltribune.com/entre-les-administrateurs-civils-et-le-gouvernement-cest-la-fin-des-haricots/">syndicat</a> autonome des administrateurs civils [resté en contact avec la famille de leur collègue]&nbsp;: ils n’ont pas souhaité répondre à nos préoccupations au moment où nous avons décidé de mettre cet article sous presse après plusieurs jours d’attente et de rappel.</p>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background is-style-wide"/>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Cet article d’enquête est écrit dans le cadre du projet <a href="https://kenekanko.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenekanko</a> de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité — OCCIPRE, un consortium de Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali).</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Vous pouvez aussi (re) lire : <a href="https://benbere.org/au-grin/au-sahel-la-question-des-otages-en-debat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Sahel, la question des otages en débat</a>, écrit par Sagaïdou Bilal pour Benbere et publié le 7 décembre 2020.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Par souci de protection de nos sources, au regard de <a href="https://saheltribune.com/mahmoud-dicko-au-forum-de-bamako-nous-sommes-face-une-impasse-totale/">la situation actuelle</a> du pays, nous avons opté d’emblée pour l’anonymat dans la rédaction de cet article.</em></li></ul>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Otages civils et militaires : pour exiger la libération de leurs collègues, les administrateurs civils sur le ring !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 13:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Aly Cissé]]></category>
		<category><![CDATA[Drissa Sanogo]]></category>
		<category><![CDATA[libération otages]]></category>
		<category><![CDATA[sous-préfet de Farako]]></category>
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<p>Après la libération de quatre otages, le 5 octobre 2020, contre celle de plus de 200 djihadistes, les administrateurs civils du Mali montent sur le ring pour se faire entendre.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Après la libération de quatre otages, le 5 octobre 2020, contre celle de plus de 200 djihadistes, les administrateurs civils du Mali montent sur le ring pour se faire entendre. Ils ont procédé à une marche pacifique, jeudi 15 octobre 2020. Objectif&nbsp;: exiger la libération de tous les otages civils et militaires.</strong></p>



<p>Eh, oui ! Ce jeudi 15 octobre 2020, la plateforme d’action commune des syndicats des administrateurs civils a remis une déclaration au Premier ministre, Moctar Ouane, pour exiger la libération de tous les otages civils et militaires du Mali. &nbsp;</p>



<p>Du monument de l’indépendance à la Primature en passant par l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako et le Centre international de conférence de Bamako (CICB), les administrateurs civils ont marché pour la remise de cette déclaration conjointe.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4472&amp;action=edit">Libération d’otages : voilà ce que les djihadistes font comprendre à nos États !</a></p>



<p>Sous un chant mélodieux demandant la libération de tous les otages civils et militaires, Ousmane Christian Diarra, porte-parole de la plateforme, a pris le micro pour préciser que les ravisseurs de leurs collègues (<a href="https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-a-segou-le-sous-prefet-de-farako-enleve-par-des-hommes-armes-2852264.html#:~:text=Justice-,Ins%C3%A9curit%C3%A9%20%C3%A0%20S%C3%A9gou%20%3A%20Le%20sous%2Dpr%C3%A9fet%20de%20Farako,enlev%C3%A9%20par%20des%20hommes%20arm%C3%A9s&amp;text=Le%20Sous%2Dpr%C3%A9fet%20de%20Farako%2C%20Aly%20Ciss%C3%A9%2C%20a%20%C3%A9t%C3%A9,c%C5%93ur%20de%20son%20ressort%20administratif." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aly Cissé</a>, sous-préfet de l’arrondissement de Farako et <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200505-mali-le-pr%C3%A9fet-rharous-enlev%C3%A9-hommes-arm%C3%A9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Drissa Sanogo</a>, préfet de Gourma Rharous, au Nord du Mali) demandent une rançon de 20 millions de FCFA contre leur libération.</p>



<p>Selon M. Diarra, les autorités maliennes ne sont pas favorables au paiement de la somme demandée. Pourtant, rappelle-t-il, pour la <a href="https://malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/244330-mali-liberation-du-prefet-de-dire-enleve-en-debut-de-semaine-dan.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">libération du préfet de Diré</a>, en juin 2020, c’est les syndicats qui ont mobilisé les dix millions de rançon demandée par les ravisseurs.  </p>



<p>Identifiables par leur foulard rouge attaché au bras en signe de mécontentement, les membres de la plateforme des syndicats déplorent « <em>l’indifférence, le mépris et l’absence d’empathie des autorités maliennes face aux désespoirs des otages, les souffrances de leurs familles et l’angoisse de leurs collègues</em> ».</p>



<p>Quant à la libération des 200 terroristes dans le cadre des négociations ayant abouti à la libération du chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, ainsi que de l’otage française et des deux Italiens, la plateforme des syndicats des administrateurs civils dénonce ces libérations « <em>avec colère et frustration</em> ». Selon elle, ces libérations ne prouvent que la priorisation des otages occidentaux, par les autorités de l’État, au détriment des otages maliens, surtout civils et militaires. C’est pourquoi dans leur déclaration conjointe, les syndicats rappellent l’article premier de la constitution malienne de 1992&nbsp;: <em>« La personne humaine est sacrée et inviolable.</em></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4467&amp;action=edit">Libération de Soumaïla Cissé et de trois autres otages : une nouvelle victoire des autorités de la transition !</a></p>



<p><em>Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne. </em>» Par la même occasion, ils rappellent également l’article&nbsp;2 de la même constitution&nbsp;qui stipule&nbsp;: « <em>Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs.</em> »</p>



<p>Les administrateurs civils n’entendent plus faire cadeau. Ils « <em>exigent la libération de tous les otages civils et militaires dans les meilleurs délais »</em>. Ce n’est pas tout, ils <em>« réclament, en attendant leur libération, une plage de soutien et de solidarité nationale dans la grande édition de 20&nbsp;h de l’ORTM ».</em></p>



<p>Notons que la plateforme d’action commune est composée du Syndicat autonome des Administrateurs civils (SYNAC), du Syndicat libre des Travailleurs du Ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT), du Syndicat des Travailleurs des Collectivités territoriales (SYNTRACT) et du Comité syndical des Agences de Développement régional (CS-ADR). &nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4417&amp;action=edit">Bréma Ely Dicko : « L’équipe de transition n’a d’autre choix que de réussir »</a></p>



<p>Rappelons que de 1990 à nos jours, ce sont vingt (20) préfets et sous-préfets, ainsi que treize (13) membres de leurs familles qui ont été tués au service du Mali par les djihadistes. De 2018 à 2020, huit (8) préfets et sous-préfets ont été enlevés par des ravisseurs dans l’exercice de leur fonction. Parmi ce groupe figurent Ali Cissé et Drissa Sanogo. Ces deux sont toujours maintenus en otage. En plus, une dizaine de secrétaires généraux et régisseurs de mairies sont retenus depuis plus d’une année, ont précisé les administrateurs civils dans leur déclaration conjointe. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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