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	<title>Archives des Djihadisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Djihadisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tinfadimata : la traque silencieuse et la fin du « Soldat »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 10:11:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Souleymane Ag Bakawa, dit « Soldat », a été neutralisé, mettant fin à son règne de terreur au sein de l'État islamique au Grand Sahara.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Par la plume, le silence et la poudre, l’armée malienne vient de signer l’un de ses coups les plus marquants depuis le début de la guerre asymétrique dans le Nord. À Tinfadimata, dans le vaste théâtre poussiéreux de la zone dite des trois frontières, un nom s’est tu. Celui de Souleymane Ag Bakawa, dit « Soldat ».</em></strong><em></em></p>



<p>Chef redouté de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), ce visage de la terreur dans le cercle de Ménaka, spécialiste des enlèvements ciblés et des assassinats de soldats comme de civils, ne fera plus parler les armes. Neutralisé, selon la formule consacrée, lors d’une opération chirurgicale des FAMa – Forces armées maliennes — ce 21&nbsp;juillet 2025, il rejoint la longue liste des ombres traquées dans les dunes.</p>



<p>Une élimination décisive, pas tant par son ampleur que par ce qu’elle signifie&nbsp;: la montée en puissance d’une armée qui n’a plus rien à envier aux standards d’efficacité imposés par d’autres puissances, jadis tutélaires. Une opération planifiée, exécutée avec minutie, sans tambours, mais avec méthode. Preuve que les FAMa, aujourd’hui plus que jamais, tiennent le front, seuls. Et tiennent parole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-sans-relache-un-peuple-debout"><strong>Une guerre sans relâche, un peuple debout</strong></h2>



<p>Sur les hauteurs militaires du pays, on sait que ce genre d’annonce n’est pas anodine. Elle ne se limite pas à un nom rayé d’une liste. Elle parle à la mémoire collective d’un peuple qui en a trop vu. Souleymane Ag Bakawa, c’est un passé douloureux de villages incendiés, d’enfants arrachés, de convois décimés. Son nom, murmuré dans les hameaux de l’Azawad, faisait frissonner les plus aguerris.</p>



<p>Aujourd’hui, c’est une page qui se tourne. Avec sobriété, mais détermination, l’État-major général des armées a choisi de porter la nouvelle à l’opinion nationale et internationale. Non pour se glorifier, mais pour rappeler que la guerre contre le terrorisme se joue désormais avec des règles maliennes, une cadence malienne, et des moyens… maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-fama-plus-que-jamais-en-premiere-ligne"><strong>Des FAMa plus que jamais en première ligne</strong></h2>



<p>Le Mali n’est plus l’arrière-cour des interventions sous-traitées. À travers cette opération de Tinfadimata, les FAMa démontrent un professionnalisme acquis dans la douleur, fruit d’une réforme militaire appuyée par une volonté politique affirmée&nbsp;: celle du président de la Transition, le général Assimi Goïta, pour qui chaque action de terrain répond à un impératif stratégique&nbsp;: sécurité, souveraineté, stabilité.</p>



<p>En neutralisant l’un des visages les plus visibles de la nébuleuse jihadiste au Sahel, l’armée malienne vient également adresser un signal aux autres groupes encore actifs dans la région&nbsp;: les temps de l’impunité sont révolus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-vigilance-et-a-la-confiance"><strong>Un appel à la vigilance et à la confiance</strong></h2>



<p>Mais au-delà de l’exploit tactique, c’est l’appel du cœur malien que relaie l’armée. Celui d’un peuple fatigué des deuils, mais fidèle à ses résistances. Celui d’une nation meurtrie, mais jamais soumise. L’État-major salue cette résilience, cette dignité qui, malgré l’insécurité, continue de faire école sur les marchés, dans les campagnes, dans les casernes.&nbsp;</p>



<p>Le combat n’est pas terminé. Il ne l’est jamais vraiment dans ces guerres diffuses où l’ennemi se fond dans le désert. Mais à chaque nom effacé, à chaque opération réussie, le Mali réécrit sa géographie de la peur, centimètre par centimètre, dune après dune. Et c’est tout un récit national qui se reconstruit — avec du feu, mais aussi avec de l’espoir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : l’œil des universitaires nigériens sur « espace de crises et de conflits armés »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 06:26:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Niger, des enseignants-chercheurs de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey comptent apporter leur contribution dans la prévention et la résolution des crises et conflits multiformes secouant le Sahel. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Niger, des enseignants-chercheurs de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey comptent apporter leur contribution dans la prévention et la résolution des crises et conflits multiformes secouant le Sahel. Ils se sont réunis, le dimanche 24 octobre, en conférence publique, pour débattre du thème </strong><em><strong>« Le Sahel : espace de crises et de conflits armés </strong></em><strong>».</strong></p>



<p><em>« Le Sahel est en proie à des conflits armés avec des niveaux d’atrocité inégalée entraînant des crises humanitaires et la fragilisation du tissu social et économique en lien avec l’abandon des zones de cultures et de pâturages et des infrastructures sociales</em> », rappellent nos confrères de l’Agence nigérienne de presse — <a href="http://www.anp.ne/article/crises-au-sahel-des-universitaires-nigeriens-veulent-contribuer-leur-prevention-et" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANP</a>.</p>



<p>Au cours d’une conférence publique à la Faculté des sciences et techniques de Niamey, le 24 octobre 2021, à l’initiative du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur public (SYNASUP), des universitaires ont dressé le tableau des crises qui secouent la région du Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Causes diverses</strong></h3>



<p>A l’analyse de ces universitaires, on a dans la région <a href="https://saheltribune.com/face-a-la-multiplication-des-crises-la-faim-avance-en-afrique-de-louest-et-au-sahel/">des crises</a> qui ont des causes diverses : naturelles (sécheresses, inondations, ennemis des cultures), territoriales (limite des frontières), <a href="https://saheltribune.com/au-tchad-nouvelle-tension-entre-agriculteurs-et-eleveurs-des-morts-et-des-blesses/">identitaires</a> (en référence à une communauté), économiques et politiques (<a href="https://reliefweb.int/report/guinea/lections-en-afrique-de-l-ouest-et-le-sahel-entre-crises-et-espoir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post-électorales</a>).</p>



<p>Pour Dr Moussa Zangao, chef du département sociologie à l’UAMD de Niamey, l’espace sahélien reste fragilisé par différents mouvements allant du «<em> banditisme alimentaire </em>» aux groupes se réclamant du <em>djihadisme</em> en passant par des milices et des rébellions, rapporte ANP. À en croire les explications du Dr Zangao, au moins quatre (4) groupes djihadistes évoluent dans la zone sahélienne.</p>



<p>Dans son intervention, il souligne également «<em> l’entrecroisement des enjeux et la multiplicité des acteurs parties prenantes à la situation sécuritaire au Sahel </em>». Parmi ces enjeux, il évoque l’interconnexion entre le banditisme et le terrorisme, la mauvaise gouvernance en lien avec la <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-magistrats-lutte-corruption-fera-sans-etat-dame%E2%80%89/">corruption</a>, les trafics de toutes sortes, la prolifération des armes et le potentiel minier et énergétique de cette région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Perspectives</strong></h3>



<p><em>« Le Sahel est le carrefour des bandits, des terroristes, des rebelles, des djihadistes et des groupes dits parallèles, sortes de complices internes </em>», a-t-il indiqué — en tirant la sonnette d’alarme sur le fait que «<em> nos territoires ne nous appartiendront plus </em>», si on n’en prend garde.</p>



<p>Face à cette situation, les universitaires ont donc estimé important que les <a href="https://saheltribune.com/appel-intellectuels-maliens-monsieur-ibrahim-boubacar-keita-president-republique-mali/">intellectuels</a> s’engagent en épaulant les décideurs politiques. Outre cette implication, ils invitent à la satisfaction des demandes sociales, au renforcement des forces nationales et à la mise en cause des accords de coopération militaire.</p>



<p>Le but de cette conférence publique, faut-il le signaler, est d’aller vers la création d’un cadre de concertation et d’échanges entre le monde des intellectuels et les responsables politiques. Cela en prélude d’une étude prospective sur la problématique sécuritaire dans l’espace sahélien. Aussi faut-il souligner que cette conférence publique a coïncidé avec la visite d&rsquo;une délégation du <a href="http://www.anp.ne/article/une-delegation-du-conseil-de-securite-de-l-onu-en-mission-au-niger-effectue-une-serie-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil de sécurité </a>de l’ONU dans le pays du Président Mohamed Bazoum.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise sécuritaire au Sahel : restaurer la confiance entre les États et les populations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 08:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Confrontés à une véritable instabilité, alimentée surtout par des groupes djihadistes, les États du Sahel sont condamnés à coordonner leurs efforts et restaurer la confiance entre eux et les populations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Confrontés à une véritable instabilité, alimentée surtout par des groupes djihadistes, les États du Sahel sont condamnés à coordonner leurs efforts et restaurer la confiance entre eux et les populations. Opinion. </strong><strong></strong></p>



<p>Au Mali, au Niger ainsi qu’au Burkina Faso, les populations sont de plus en plus prises pour cible par les groupes armés terroristes. Selon le <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-la-societe-civile-presente-ses-recommandations-pour-une-nouvelle-approche-au-sahel/">premier rapport</a> de la <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le sahel</a>, paru en avril 2021, ce sont des milliers de civils qui ont été tués dans cette région du sahel, en 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Déstabilisation économique </strong><strong></strong></h3>



<p>La plupart des civils tués l’ont été alors qu’ils menaient des activités de survie&nbsp;: commerce, élevage ou encore agriculture. Tout juste, lundi 16 août 2021, une <a href="https://saheltribune.com/au-niger-37-civils-tues-et-4-blesses-a-darey-dey-un-deuil-national-decrete/">trentaine de paysans</a> ont été tués dans leurs champs au Niger. Au Centre du Mali,&nbsp;notamment dans la région de Mopti, en raison de la recrudescence des attaques djihadistes visant les civils, les activités génératrices de revenus battent de l’aile. Dans la zone office du Niger, région de Ségou,&nbsp;en 2020, de présumés djihadistes n’ont-ils pas <a href="https://theworldnews.net/ml-news/mali-la-situation-securitaire-dans-la-region-de-segou-empire-plusieurs-champs-de-culture-brules-dans-les-secteurs-de-farabougou-et-dogofry" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mis du feu</a> à des champs de riz ?</p>



<p>Les conséquences de cette approche des groupes djihadistes dans la zone vont au-delà des pertes en vies humaines. Cette approche est un creuset d’instabilité sociale et politique. Comme le dit un adage bien connu, « <em>ventre affamé, point d’oreille ».</em> En décidant d’affamer les populations, l’objectif des groupes djihadistes semble clair&nbsp;: déstabiliser suffisamment les régimes politiques en place en vue de renforcer leur position auprès des populations.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>États défaillants</strong><strong></strong></h3>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/burkina-les-djihadistes-veulent-d%C3%A9stabiliser-l%C3%A9conomie/a-51157747" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’arrêt des activités</a> génératrices de revenus, l’installation de la famine, la <a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27362&amp;LangID=F" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fermeture des écoles</a> ne peuvent que conduire à un sentiment d’abandon chez les populations de ces zones. Et à l’instauration d’un manque de confiance entre elles et les décideurs politiques de leur pays. Une situation qui favorise ces nouveaux maîtres sapeurs-pompiers. Ils profitent de cette instabilité pour mieux s’enraciner dans la région, souvent avec la complicité de ces populations.</p>



<p>On assiste également à l’éclatement de <a href="https://saheltribune.com/au-tchad-nouvelle-tension-entre-agriculteurs-et-eleveurs-des-morts-et-des-blesses/">conflits inter ou intracommunautaires</a>, comme au Mali ou au Tchad. Des conflits derrière lesquels, il faudrait voir la main invisible de ces groupes djihadistes.</p>



<p>Les États du Sahel, tenaillés par plusieurs maux provenant de divers acteurs, sont presque incapables de coordonner les efforts afin d’anticiper les exactions de ces groupes djihadistes. Des acteurs qui semblent réussir à circuler librement entre ces États sans inquiétudes. Ce qui pose la question de la porosité des frontières.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vaincre l’instabilité </strong><strong></strong></h3>



<p>Les États du Sahel doivent arriver à la compréhension qu’il leur sera difficile de réussir cette lutte sans vaincre l’instabilité. Une victoire qui passera par la restauration de la confiance. Pour ce faire, il faudrait une véritable assistance, pas celle de quelques jours, mais de longues durées, des populations.</p>



<p>Le libre exercice des activités économiques est primordial dans le retour de la sécurité et de la stabilité.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Cet article a d’abord été publié par Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune. </em><em></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Niger, 37 civils tués et 4 blessés à Darey-dey, un deuil national décrété</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 09:17:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[deuil national]]></category>
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		<category><![CDATA[Tuérie au Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Suite à cette attaque meurtrière attribuée à des groupes armés terroristes, le gouvernement nigérien a décrété, mercredi 18 août, un deuil national de deux jours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans le village de Darey-dey au Niger, 34 civils ont été tués et 4 femmes blessées &nbsp;le 6&nbsp;août 2021. Suite à cette attaque meurtrière attribuée à des groupes armés terroristes, le gouvernement nigérien a décrété, mercredi&nbsp;18&nbsp;août, un deuil national de deux jours.</strong></p>



<p>« <em>Un deuil national de 48 heures est décrété à compter de ce mercredi&nbsp;18&nbsp;août 2021, les drapeaux seront mis&nbsp; en berne sur toute l’étendue du territoire national</em> », a déclaré le ministre Porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Élevage, Tidjani Idrissa Abdoulkadri, dans un <a href="https://www.facebook.com/gouvniger/posts/1783464458503689" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 18 août 2021. <strong></strong></p>



<p>Ce décret fait suite à la mort de 37 civils, dont 13 mineurs et quatre femmes, au cours d&rsquo;une attaque armée dans le village de Darey-dey, au département de Banibangou, dans la région de Tillabéri. Le communiqué du gouvernement nigérien indique également que quatre autres femmes sont blessées lors cette tuerie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Poursuivre la lutte contre le terrorisme</strong></h3>



<p>Selon le communiqué du gouvernement, cette attaque, « <em>qui a ciblé les paisibles populations civiles, a été perpétrée par des éléments terroristes venus d’un pays voisin, d’où ils sont repartis après leur forfait ». </em>Suite à cette attaque, les mesures sécuritaires et sanitaires ont été renforcées par les autorités nigériennes. Aussi, une enquête est-elle déjà en cours afin de « <em>retrouver et traduire devant les tribunaux les auteurs de ces actes lâches et criminels</em> ».</p>



<p>Tout en invitant la population à plus de vigilance, le Niger réaffirme « <em>sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme jusqu’à la victoire finale</em> », rapporte <a href="http://www.anp.ne/article/tuerie-de-darey-dey-le-gouvernement-nigerien-decrete-un-deuil-national-de-48-heures" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Agence nigérienne de presse</a> (AIP).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>Plus de 2 400 personnes tuées en 2020</strong></em><strong><em></em></strong></h3>



<p>Dans cette région du Sahel, faut-il le rappeler, ce sont les civils qui payent un lourd tribut de la crise sécuritaire. Depuis 2016, le nombre d’attaques des groupes « <em>djihadistes</em> » a été multiplié par cinq, atteignant ainsi plus d’un millier d’attaques en 2020.</p>



<p>Dans son&nbsp;<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, <em>Sahel&nbsp;: Ce qui doit changer – Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations, la&nbsp;</em><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Coalition&nbsp;citoyenne&nbsp;pour le Sahel</em></a><em>&nbsp;indiquait que « plus de 2 400 femmes, hommes et enfants ont été tués dans des attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d’opérations antiterroristes en 2020 </em>».</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De l’Afghanistan au Mali : les leçons oubliées de l’interventionnisme militaire occidental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[antiterrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
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<p>Maintenant que ce qui se disait en privé est devenu public, à savoir que la fin de la lutte contre les djihadistes au Sahel est impossible à prédire et que&#8230;</p>
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<p><strong>Maintenant que ce qui se disait en privé est devenu public, à savoir que la fin de la lutte contre les djihadistes au Sahel est impossible à prédire et que le gouvernement français <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/17/on-a-fait-le-tour-du-cadran-la-france-cherche-une-strategie-de-sortie-pour-la-mission-barkhane-au-sahel_6063673_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne peut assumer une guerre sans fin devant son opinion publique</a>, il convient de réfléchir aux erreurs qui ont conduit à l’impasse actuelle.</strong></p>



<p>Au-delà des erreurs de stratégie politique et militaire, l’engagement militaire français dans cette partie du monde s’explique par l’oubli de deux leçons essentielles. Pourtant, ces deux leçons relèvent du savoir commun.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>On ne peut pas gagner des guerres asymétriques</strong></h3></amp-fit-text>



<p>En France, cette leçon est connue depuis la guerre d’Indochine. De plus, la même erreur a été tragiquement répétée par les États-Unis au Vietnam (alors qu’il y avait le précédent français) et, plus récemment, en Afghanistan (alors qu’il y avait le précédent soviétique).</p>



<p>Bien que l’impossibilité pour des démocraties de gagner des guerres asymétriques soit donc <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-discussions-du-soir/guerres-irregulieres-et-conflits-asymetriques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connue depuis longtemps</a>, les gouvernements français depuis Nicolas Sarkozy semblent l’avoir oubliée. Si la nécessité de la guerre actuelle contre le terrorisme (c’est-à-dire contre l’islamisme radical) est difficilement contestable, les modalités de cette guerre le sont largement. Or l’une de ces modalités décidées par les autorités françaises a été l’engagement militaire dans des guerres asymétriques, en Afghanistan d’abord, puis au Mali.</p>



<p>En Afghanistan, il s’agissait surtout, pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy, de se rapprocher des néo-conservateurs américains et de renforcer la relation transatlantique. Au Mali, il s’agissait pour le gouvernement de François Hollande d’éviter la victoire des djihadistes et un effet de contagion régionale. Si l’armée française a gagné la première bataille avec l’opération Serval, elle se sait aujourd’hui incapable de gagner la guerre.</p>



<p>Le conflit originel s’est régionalisé en s’étendant au très fragile Burkina Faso et a métastasé en une pluralité de conflits locaux qui prennent de plus en plus une tournure interethnique. Cette dynamique conflictuelle, que l’<a href="https://www.afd.fr/fr/ressources/la-france-au-sahel-l-approche-3d" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« approche 3 D »</a> (Défense, Développement, Diplomatie) n’a pas réussi à contenir, comporte des risques élevés pour la France : coopération de l’armée française avec des armées <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/22/l-armee-malienne-accusee-de-crimes-de-guerre-par-une-commission-de-l-onu_6064226_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commettant des crimes de guerre</a> ; rejet par les populations locales de la présence militaire française et exacerbation de la francophobie sur le continent ; risque pour l’armée française de <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/06/questions-autour-d-une-bavure-presumee-de-l-armee-francaise-au-mali_6065410_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bavures</a> et d’être manipulée et entraînée à son corps défendant dans des règlements de comptes interethniques, etc. Toutes choses qui rappellent que, pour avoir voulu protéger le régime d’Habyarimana au Rwanda, la France s’est retrouvée impliquée dans le dernier génocide du XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Ne pas gagner à moyen terme un conflit asymétrique, c’est s’enliser ; et s’enliser, c’est prendre les risques évoqués et devoir justifier toujours plus de pertes humaines devant l’opinion publique. De même que, en 2008, <a href="https://www.lepoint.fr/societe/il-y-a-dix-ans-l-embuscade-d-uzbin-traumatisait-l-armee-francaise-18-08-2018-2244314_23.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’embuscade d’Uzbin</a> avait contraint le gouvernement de Nicolas Sarkozy à arbitrer entre son désir de rapprochement avec Washington et l’impact des pertes sur l’opinion publique, le nombre croissant de militaires tués au Mali contraint le gouvernement d’Emmanuel Macron à repenser l’engagement militaire au Sahel alors que l’échéance de la prochaine élection se rapproche.</p>



<p>Ces deux gouvernements ont présenté à l’opinion publique ces « opérations extérieures » comme une guerre classique, c’est-à-dire une guerre qu’il faut mener pour la sécurité de la nation. Mais, pour beaucoup, ces opérations extérieures relèvent davantage de la politique étrangère que de la politique de sécurité nationale. La sécurité de la France semble moins en jeu en Afghanistan et au Sahel que son influence sur la scène internationale. Ce qu’un haut gradé a résumé en <a href="https://www.lalettrea.fr/action-publique_executif/2020/10/13/du-parlement-a-l-elysee-luttes-d-influence-sur-l-engagement-francais-au-sahel,109613429-ar1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclarant</a> : « La France sans Barkhane, c’est l’Italie. »</p>



<p>Or cette politique est aujourd’hui doublement perdante : au plan intérieur, le coût humain de la politique du rang international est difficilement défendable devant l’opinion publique ; et, au plan extérieur, l’interventionnisme militaire des autorités françaises accroît la francophobie en Afrique – où la France a déjà <a href="https://www.jeuneafrique.com/1080513/politique/tribune-achille-mbembe-emmanuel-macron-a-t-il-mesure-la-perte-dinfluence-de-la-france-en-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perdu la bataille des cœurs et des esprits</a> – et susciterait de <a href="https://theconversation.com/politiques-antiterroristes-quel-role-pour-la-recherche-152134" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles vocations terroristes</a>. L’engagement dans des conflits asymétriques est donc une modalité contre-productive de la guerre contre le terrorisme. Dans le sillage du gouvernement américain, qui négocie sa sortie du conflit afghan avec les talibans, le gouvernement français vient de redécouvrir au XXI<sup>e</sup> siècle une leçon tragique du XX<sup>e</sup>.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>On ne peut pas réformer la gouvernance néo-patrimoniale par décret</strong></h3></amp-fit-text>



<p>En Afrique subsaharienne en général et au Sahel en particulier, la gouvernance des États est néo-patrimoniale. Depuis au moins trente ans, de <a href="https://www.jstor.org/stable/j.ctt1ch77s2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">très nombreux travaux</a> de recherche ont <a href="https://journals.openedition.org/geocarrefour/9641" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mis en évidence</a> le fonctionnement de l’État néo-patrimonial (accaparement privé des biens publics par l’élite dirigeante et pratique politique essentiellement clientéliste) et ses effets délétères.</p>



<p>À long terme, le fonctionnement de l’État néo-patrimonial aboutit au délitement insidieux des services publics, à la criminalisation des élites dirigeantes, à l’intensification des luttes de pouvoir et à la neutralisation de l’aide internationale. Celle-ci est assez largement détournée de son but initial et sert surtout à la survie des élites politiques du pays. Elle équivaut à remplir un tonneau que d’autres vident, notamment quand elle prend la forme de l’aide budgétaire, ce qui est de plus en plus fréquent. En 2020, la démonstration du lien entre décaissements d’aide budgétaire et gonflement de comptes offshore a <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/banque-mondiale-a-t-elle-voulu-cacher-fuite-d-partie-aides-dans-212105" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coûté son poste à Penny Goldberg, l’économiste en chef de la Banque mondiale</a>, ce qui en dit long sur l’omerta qui règne dans les milieux de l’aide internationale.</p>



<p>Si les bailleurs ont pris conscience dès les années 1990 que la gouvernance néo-patrimoniale des États africains était au cœur de leurs problèmes, leurs efforts visant à réformer ou à changer cette gouvernance ont rarement été couronnés de succès. Selon les évaluations de la gouvernance en Afrique qui font référence (celle de la Fondation Mo Ibrahim et celle de la Banque mondiale), après une amélioration de la gouvernance de 2010 à 2015 cette dernière a <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/region/afr/publication/in-five-charts-understanding-the-africa-country-policy-and-institutional-assessment-cpia-report-for-2019" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stagné</a>. En 2019, <a href="https://iiag.online/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon la Fondation Mo Ibrahim</a> l’état global de la gouvernance en Afrique a même régressé.</p>



<p>Au Sahel, cette mauvaise gouvernance a été <a href="https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/sahel_soubassements_dun_desastre.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exposée</a> et n’épargne aucun secteur : la prolifération des trafics de drogue, d’armes, d’or et de migrants avec la complicité des gouvernants ; les relations notoires du président du Mali démis par les putschistes en août 2020 <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/28/michel-tomi-un-roi-des-casinos-davantage-africain-que-corse-ou-francais_4391337_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">avec la mafia corse</a> ; le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1010197/politique/mali-la-diffusion-de-videos-privees-du-fils-du-president-ibk-creent-la-controverse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">train de vie extravagant de son fils</a> ; les <a href="https://www.voaafrique.com/a/scandale-au-sein-de-l-arm%C3%A9e-au-niger/5312989.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détournements de fonds au ministère de la Défense du Niger</a>, etc.</p>



<p>Si le diagnostic de la gouvernance néo-patrimoniale est bien connu, en revanche l’échec des méthodes de soins ne l’est pas. Appeler à focaliser l’action des bailleurs internationaux (un des « 3D ») sur la gouvernance et la réforme de l’État revient à ignorer les vingt dernières années de réformes de gouvernance promues par les donateurs. Beaucoup de programmes de changements institutionnels ont été mis en œuvre et des milliards de dollars ont été dépensés sans résultats probants. La plupart des évaluations de ces programmes mettent en évidence le caractère cosmétique des changements par décret et <a href="https://www.oecd.org/dac/evaluation/dcdndep/49247821.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’écart entre les textes adoptés et leur application</a>. Certains régimes africains utilisent l’argument de la souveraineté pour refuser les réformes ou mènent des stratégies d’enlisement de ces dernières. L’aide internationale a démontré son incapacité à changer l’État néo-patrimonial. Par conséquent, si l’on estime que l’une des conditions essentielles pour vaincre l’islamisme radical au Sahel est de demander aux gouvernants de mettre en œuvre des changements profonds qui vont à l’encontre de leurs intérêts directs, on comprend pourquoi la victoire est douteuse.</p>



<p>Les dirigeants français ont ignoré/oublié qu’on ne peut pas gagner des guerres asymétriques et que l’aide internationale n’a pas réussi à changer la gouvernance des États africains – c’est-à-dire que deux des&nbsp;3D (défense et développement) étaient voués à l’échec. Pour avoir oublié ces leçons pourtant bien connues, le gouvernement français se retrouve aujourd’hui dans la même impasse que le gouvernement américain.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/thierry-vircoulon-309557" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thierry Vircoulon</a>, Coordinateur de l&rsquo;Observatoire pour l&rsquo;Afrique centrale et australe de l&rsquo;Institut Français des Relations Internationales, membre du Groupe de Recherche sur l&rsquo;Eugénisme et le Racisme, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-paris-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Paris</a></em></p>



<p>This article is republished from <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/de-lafghanistan-au-mali-les-lecons-oubliees-de-linterventionnisme-militaire-occidental-152697" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



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		<title>#DevoirDeConscience7 : l’orphelin Seydou, un véritable guerrier au service des barbus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2020 09:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[enrôlement des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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<p>Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, « Devoir de conscience »,&#160;nous faisons voir le travail psychologique subit par le jeune Seydou, après son recrutement par les barbus. Il&#8230;</p>
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<p><strong>Dans ce septième épisode de notre série de billets fictifs, « <em>Devoir de conscience »</em>,&nbsp;nous faisons voir le travail psychologique subit par le jeune Seydou, après son recrutement par les barbus. Il est également question des premières exactions du jeune adolescent contre sa patrie. </strong><strong></strong></p>



<p><strong>Rappelons que notre série de billets fictifs vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Il s’agit donc d’une sensibilisation sur les droits des enfants, surtout en période de crise.</strong><strong></strong></p>



<p>Une fois accepté dans le rang, Seydou reçoit des explications sur le fonctionnement du réseau. On n’intègre pas le clan des barbus et y sortir vivant. Tous les membres ayant plus de 14 ans doivent laisser pousser de longues barbes afin non seulement de se faire identifier facilement, mais aussi parce que c’est cela la voie de Dieu, croient-ils. La barbe distingue l’homme de la femme, déclarent les nouveaux mentors de Seydou.</p>



<p><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4658&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 6 : le petit Seydou dans les rangs des bourreaux de ses parents !</a></p>



<p>Le jeune garçon ainsi que tous les enfants enlevés dans son village reçoivent une tout autre forme d’éducation. Une éducation religieuse radicale. On leur apprend que le jihad est la voie du salut. Mourir en jihad, c’est entrer en paradis, puisque c’est la défense de la voie de Dieu. Un lavage de cerveau pour endurcir le cœur de ces enfants qui seront, pour la plupart, utilisés comme des Kamikazes qui tueront des milliers de personnes à travers le monde.</p>



<p>C’est dans ce camp d’ailleurs que le jeune adolescent Seydou découvre que ces barbus ont un réseau bien implanté. Seydou et ses camardes du village sont venus trouver d’autres groupes d’enfants dans ce camp. Certains sont arrivés par kidnapping, comme les camarades de Seydou ; d’autres, souvent plus âgés que Seydou, sont l’œuvre de proxénètes ayant promis un avenir plus radieux à des jeunes qui leur avaient fait confiance, mais qui n’ont eu d’autre sort que de devenir des ennemis de leur propre nation. D’autres encore ont rejoint le camp de ces hommes par désir de se venger de leur État qu’ils tiennent pour responsable de leurs difficultés à avoir du travail.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4498&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l’orphelin !</a></p>



<p>À l’issue du premier exercice psychologique, Seydou et un autre de ses camarades d’âge, Binafou, se font distinguer par leur extrême intelligence et leur détermination. Ils ont vite assimilé les enseignements. La timidité de Seydou est également vue par ses nouveaux maîtres comme une qualité profondément guerrière.&nbsp;</p>



<p>Après un mois de formation psychologique ou plutôt de lavage de cerveau, Seydou et Binafou entament des exercices physiques, qu’ils feront pendant une partie de la journée. Ils rejoignent ainsi le stade supérieur de la formation. Ils ne serviront pas de Kamikazes, mais agrandiront le rang des barbus.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4334&amp;action=edit">#DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !</a></p>



<p>À ce stade également, les deux amis rencontrent d’autres groupes d’adolescents. Ils sont tous formés au tir, au combat du corps à corps, à la pose de mines sur les routes, aux prises d’otage ainsi qu’à l’infiltration dans les rangs de l’ennemi.&nbsp;</p>



<p>Après seulement un jour de formation, le jeune Seydou se heurte à d’énormes difficultés jusqu’à ce qu’il tombe malade pendant toute une semaine. Une situation due au fait qu’il n’avait jamais subi des exercices physiques aussi intenses que celui-ci.</p>



<p>Juste après sa convalescence, le jeune orphelin reprend les exercices avec une assiduité extrême. Les formateurs barbus leur font connaître leurs désormais ennemis&nbsp;: l’école française, les intérêts du blanc, les autorités politiques.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4231&amp;action=edit">#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</a></p>



<p>À cette explication, Binafou qui connaissait bien l’amour de Seydou pour l’école française jette un regard furtif sur celui-ci comme s’il craignait la réaction de ce dernier. Pourtant, il avait tout à fait raison de s’en douter. Seydou demande de suite&nbsp;: pourquoi doit-on nous en prendre à l’école du blanc ? C’est là que les enfants sont instruites ! À cette remarque, le formateur rétorque en lui faisant comprendre que l’école du blanc détourne les enfants du chemin de Dieu, qui est la voie du salut. Le formateur clôt cette explication par l’exposé du principe selon lequel dans leur clan, on exécute sans poser de questions. Seydou hausse la tête en signe d’approbation.&nbsp;</p>



<p>Le jeune adolescent venait de comprendre ainsi que dans les jours à venir, il serait dans l’obligation de s’en prendre aux grands lieux qui lui avaient émerveillé pendant toute son enfance. Il sera amené à priver d’autres enfants du droit qu’il a eu. Il imposera ainsi son sort à des milliers d’adolescents. En pensant ainsi, le remords le gagnait. Comment priver des millions d’enfants de mon pays du droit à l’éducation ? se demandait-il avec une immense rage dans le cœur. Pourquoi enlever des innocents ?</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4045&amp;action=edit">#DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel</a></p>



<p>Tout compte fait, il était déjà trop tard. Il ne pouvait accepter de lever le moindre soupçon sur son remords, s’il ne veut pas se faire tuer. D’ailleurs, depuis la mort de ses parents, il n’a bénéficié du soutien d’aucun membre de son entourage pour qu’il retourne à l’école. S’il en avait bénéficié, peut-être qu’il n’allait pas se retrouver dans ce camp. Pourquoi reculer, déjà que ses parents ont tous été tués. Qu’est-ce que la vie peut-elle lui réserver de meilleures que cette voie du jihad ? Les monologues de Seydou, pendant les heures de pause, duraient souvent des minutes chaque jour.</p>



<p>Les exercices ont alors continué pendant trois mois avec chaque jour, des formations guerrières avec des exercices de simulation d’attaque pendant la journée et des formations psychologiques le soir.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3838&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre</a></p>



<p>Avant la fin de ces trois mois de formation, Seydou avait fini par devenir un djihadiste convaincu de toute la noblesse de sa mission. Il se combattait avec une telle fougue qu’on le surnomme « <em>Scorpion&nbsp;11 »</em>. Chose tout aussi normale, puisqu’il était maintenant un grand consommateur de tabac, qui transite par leur réseau vers l’intérieur du pays ainsi que vers les pays voisins. Scorpion&nbsp;11 était alors déterminé à périr sur cette voie du jihad.</p>



<p>La première mission de Scorpion&nbsp;11, Binafou alias B15 et Y20, est de braquer un transport en commun et de dépouiller les passagers de tous leurs objets de valeur qui serviront de butins de guerre. Une première mission qui a été une réussite. La deuxième mission est d’attaquer des paysans dans leur champ afin de les empêcher de cultiver et les exposer à la famine. L’objectif étant de déstabiliser le pays et de gagner en confiance auprès des citoyens.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3757&amp;action=edit">#DevoirDeConscience : pour les orphelins de guerre</a></p>



<p>Après ces deux succès, Scorpion&nbsp;11 et son équipe sont envoyés dans une mission plus compliquée, puisqu’ils venaient de gagner la confiance de leurs chefs. Cette fois-ci, il s’agit d’un hôtel luxueux, qui sert de résidence à plusieurs touristes occidentaux, qui recevra leur visite. Les trois <em>« dieux de la guerre</em> » se préparent pour mener l’assaut. Objectif&nbsp;: réussir la mission en tuant des centaines de personnes, emportant de l’argent tout en emmenant au moins un otage important.&nbsp;</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#DevoirDeConscience 6 : le petit Seydou dans les rangs des bourreaux de ses parents !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 14:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[enfant soldat]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
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<p><strong>Dans ce sixième épisode de notre série de billets fictifs, « Devoir de conscience », </strong><strong>nous faisons voir comme le jeune Seydou, après l’assassinat de ses parents par des djihadistes, finit par rejoindre le rang de ces mêmes groupes. Rappelons que notre série de billets fictifs vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Il s’agit donc d’une sensibilisation sur les droits des enfants, surtout en période de crise. </strong><strong></strong></p>



<p>Vu toutes ces situations, le petit Seydou était pris de peur. Il voulait étudier, constatait l’inexistence d’école dans le village où il se trouve, depuis l’assassinat de ces deux parents. D’ailleurs, il ne voyait aucune possibilité pour lui de retourner à l’école même s’il en existait et qu’il mourait d’envie d’y retourner. Aucun enfant de cette famille n’a reçu une éducation scolaire. Tout ce qu’ils savent faire, c’est les travaux forcés. Pendant l’hivernage, les travaux champêtres, et durant la saison sèche ils façonnent des briques en banco et cherchent du foin pour les animaux. Ce constat faisait comprendre à Seydou le sort qui lui est réservé dans ce village.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3838&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre</a></p>



<p>Le génie précoce se devait de se réveiller chaque matin, pendant la saison sèche, pour attacher la charrette à dos d’âne et partir à la recherche de foin pour les animaux. Le jeune garçon a continué cette activité durant des années.</p>



<p>Bien vrai qu’il s’habituait petit à petit à la vie villageoise, Seydou était quand même devenu très timide. Il pouvait passer toute une journée sans placer un mot.</p>



<p>Un jour, le jeune garçon croise le chemin des malfaiteurs alors qu’il partait cherchait du foin. Avant qu’il aperçoive ces hommes, ceux-ci l’avaient déjà vu.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4045&amp;action=edit">#DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel</a></p>



<p>Sans réfléchir, Seydou s’engage dans les bois. Ces hommes se mettent à sa poursuite. Malin qu’il a toujours été, Seydou n’a pas pu être attrapé par ces messieurs puisqu’il a réussi à se cacher tout juste auprès d’eux au même lieu où l’incident s’est produit. Pendant que ces bourreaux courent à travers la forêt, Seydou retourne tranquillement chez lui.</p>



<p>Arrivé à la maison, tout le monde est étonné de le voir sans la charrette ni l’âne. Sans attendre, Abdoulaye et Oumar lui demandent les nouvelles des outils de travail. Bien que Seydou leur fît savoir qu’il a été victime d’attaque d’hommes barbus, cela ne les a pas privés de le frapper. Ils le frappent jusqu’au sang avant de l’envoyer chercher la charrette et l’âne.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4231&amp;action=edit">#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</a></p>



<p>Ensanglanté et pleurant de toutes ses forces, Seydou sort pour s’asseoir derrière le village. Quelques heures plus tard, vers le crépuscule, les barbus arrivent au village et pillent tout ce qui restait. Ils ont immédiatement tué tous les hommes, violé et tué les femmes et emmené les enfants avec eux.</p>



<p>Pendant tout ce temps, le petit Seydou restait dans son coin et continuait à pleurer. Vu toutes les difficultés qu’il traversait, il décide de rejoindre les bandits. Seydou descend immédiatement de l’arbre qui lui a servi de cachette et se met à courir derrière ces barbus. Une fois qu’il arrive à quelques mètres de ces hommes, il s’est vu encerclé. Ceux-ci s’étaient rendu compte qu’ils étaient suivis.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4334&amp;action=edit">#DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !</a></p>



<p>Ils lui demandent ce qu’il fait derrière eux en courant à vive allure. Ils le menaçaient avec des fusils et des machettes de le tuer. Seydou se met à genou et fait savoir sa volonté de rejoindre leur rang. Après quelques minutes d’hésitation, ces hommes l’acceptent et l’amènent avec eux. Le petit Seydou venait ainsi d’être enrôlé.</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l&#8217;orphelin !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[orphelin de guerre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une nouvelle vie commence pour le petit Seydou. Une vie étrange et difficile. Sans père ni mère. Le bonheur et le malheur jouent leur mauvais tour à Seydou qui a vu son bonheur supplanté par le malheur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ce billet fait partie de notre série de billets fictifs, « <em>Devoir de conscience »</em>. Une série qui vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Dans cet épisode, il est question des souffrances qu’on fait subir au petit Seydou, après l’assassinat de ses parents par les djihadistes.</strong></p>



<p>Une nouvelle vie commence pour le petit Seydou. Une vie étrange et difficile. Sans père ni mère. Le bonheur et le malheur jouent leur mauvais tour à Seydou qui a vu son bonheur supplanté par le malheur.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3838&amp;action=edit">#DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre</a></p>



<p>L’orphelin reçoit généralement des qualificatifs qui lui rendent la vie dure. Lorsqu’on perd brusquement ces parents voire l’un d’entre eux, nos entourages pensent différemment de nous. On te qualifie de maudit ou de sorcier. &nbsp;</p>



<p>Le petit Seydou, chez ses tontons, Abdoulaye et Oumar, était obligé, pendant l’hivernage, de se réveiller depuis aux premiers chants du coq pour conduire les bœufs dans les bois afin de les faire paître avant l’heure des travaux champêtres. Il est le Benjamin dans cette famille. Il est tenu d’exercer les travaux que devrait mener un Benjamin.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4045&amp;action=edit">#DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel</a></p>



<p>Seul dans la forêt, dans un noir épais, le petit Seydou s’assoit au pied d’un arbre et passe tout son temps à pleurer la mort de ses parents. Il pleure et regarde vers l’orient en parlant comme s’il s’adresse à un homme à qui il demandait les raisons pour lesquelles il a été retiré de l’affection de ses parents si précocement. Il s’interrogeait sur les raisons de sa venue dans ce monde égoïste et insensible. Il se voyait innocent.</p>



<p>Seydou devient inconsolable. Ses pleurs ne cessent plus. Ses paupières se gonflent de jour en jour. Ses yeux sont devenus si petits qu’on a de la peine à les identifier correctement. Par fini, Abdoulaye et son frère décidèrent de lui donner une bonne correction, désormais, une fois qu’ils le verront, de nouveau, en train de pleurer la mort de ses parents qui sont partis, il y’a cinq mois. À proprement parler, ce qui faisait pleurer Seydou, c’était surtout ses conditions de vie et non pas la disparition de ses parents.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4231&amp;action=edit">#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné</a></p>



<p>Avec l’avènement de ces barbus dans la zone, la vie est devenue difficile pour tous les villageois. La famine et les épidémies s’abattent sur les villageois faisant des milliers de morts et de déplacés.</p>



<p>Ceux qui ne sont pas morts ne pouvaient compter que sur un seul repas par jour. Les récoltes étaient pilées. Les animaux tués et les enfants enrôlés de gré ou de force dans les rangs de ces barbus.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4334&amp;action=edit">#DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !</a></p>



<p>À huit heures, les travaux champêtres commençaient. Le petit Seydou doit conduire les bœufs de labour. Il était celui qui devait se mettre devant les bœufs à la charrue, et pendant toute la journée. Tous les jours, il passe la journée à marcher devant ces bêtes, avec des épines qui le piquent dans les pieds, puisqu’il ne possédait plus de chaussures. Il est fouetté lorsqu’il faisait un faux pas devant les bœufs. De temps en temps, il tombe devant ces animaux qui le menacent souvent avec leurs longues cornes.</p>



<p><strong>À suivre !</strong></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le djihadisme au Mali: deux morts et un blessé dans les rangs de la force Barkhane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2020 20:38:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, le combat contre le djihadisme se poursuit de façon acharnée malgré le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020. « Deux militaires de la force&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Au Mali, le combat contre le djihadisme se poursuit de façon acharnée malgré le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020. « Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération samedi au Mali par l&rsquo;explosion d&rsquo;un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule blindé », a annoncé l’Agence France-Presse (AFP). Au cours de cet incident survenu à Tessalit,  au nord du Mali, un autre militaire a été blessé, indique-t-on.<br>Avec ces deux morts de ce samedi, l’armée française vient de perdre au total 45 soldats au Mali, dans les opérations Serval en 2013 et Barkhane en 2014, indique l&rsquo;état-major français. La même source indique que ce décompte n&rsquo;intègre pas les accidents ayant occasionné des pertes en vies humaines dans les rangs de cette force.</p>



<p>Dans son communiqué,  l’Elysée indique: « Le Président de la République s&rsquo;incline avec un profond respect devant le sacrifice de ces soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, morts pour la France dans l&rsquo;accomplissement de leur mission contre le terrorisme au Sahel»<br>Rappelons que le jeudi 3 septembre 2020, dix soldats des Forces armées maliennes (FAMA) ont été tués dans la deuxième région du pays, Koulikoro, dans une localité située à près de 500 kilomètres de la capitale, Bamako.<br>Togola</p>
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