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	<title>Archives des dissolution &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des dissolution &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Des partis politiques face à la presse : entre instinct de survie et agitations désespérées </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 08:13:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des partis politiques au Mali avant la consultation nationale sur la charte. Quelles recommandations en découlent ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A quelques jours de la tenue de la phase nationale de la consultation des forces vives sur la relecture de la charte des partis politiques, un point de presse s’est tenu. C’était le samedi, 26&nbsp;avril 2025. À l’issue de cette rencontre avec la presse, les partis exigent, entre autres, le respect de la Constitution et des lois, la garantie du pluralisme démocratique, la libération des prisonniers politiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à une recommandation des Assises nationales de la refondation, il a été demandé de réduire le nombre des partis politiques. Pour mettre en application cette recommandation, le gouvernement a entrepris une démarche inclusive de révision de la loi n°&nbsp;05-047 du 18&nbsp;août 2005 portant charte des partis politiques. C’est ainsi qu’au cours&nbsp;du conseil des ministres du 09&nbsp;avril 2025, il a décidé d’organiser une consultation des forces vives de la nation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette consultation se déroulera en 2&nbsp;phases aux niveaux régional et national. Pour la phase régionale, les concertations ont eu lieu les 16 et 17&nbsp;avril 2025 dans les 19&nbsp;régions, le District de Bamako et dans 49&nbsp;Ambassades et Consulats du Mali à l’Extérieur. Pour la phase nationale, elle se déroulera du 28 et 29&nbsp;avril 2025 à Bamako et regroupera les délégués des régions, du district de Bamako et ceux des Maliens établis à l’Extérieur. Les discussions portent sur des propositions des partis politiques et des organisations de la société civile&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-propositions-de-partis-politiques"><strong>Des propositions de partis politiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé par une lettre en date du 19&nbsp;décembre 2025 du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral invitant les partis politiques à transmettre leurs propositions et suggestions relatives de la Charte des partis politiques, au plus tard le vendredi&nbsp;14&nbsp;mars 2025. Suite à cette lettre, la classe politique s’est concertée et a remis ses propositions au gouvernement, dont les principales sont&nbsp;:&nbsp;la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la prise en compte des statuts de l’opposition et de son Chef de file dans la Charte des partis politiques ; l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de la tenue de cette consultation nationale sur leurs propres propositions a créé une panique dans les rangs des états-majors politiques. C’est ainsi qu’ils étaient une centaine de formations politiques à répondre à l’appel de l’IPAC ( Initiative des partis politiques sur la charte) non pas pour un meeting, mais plutôt pour un point de presse. Au cours duquel, le mardi&nbsp;15&nbsp;avril 2025 à la maison de la presse et sous la houlette de Mountaga Tall, les partis politiques ont demandé au gouvernement de surseoir à la tenue de cette consultation. Au cas contraire, ils décident de ne pas y participer. À la veille de la tenue de la phase nationale, ils surgissent de nouveau, à travers un point de presse, pour dénoncer la consultation nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-peuple-spectateur-impuissant"><strong>Le peuple, spectateur impuissant ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De mémoire d’homme, depuis l’instauration du multipartisme intégral au Mali, les partis politiques n’ont jamais, aussi, été confrontés à la problématique de leur existence. Pendant plus de 30&nbsp;ans, ils ont été au faite de la gouvernance des affaires publiques. Et le peuple attendait comme résultats des retombées positives telles que promises par les pères de l’instauration de la démocratie multipartite. Hélas, il se serait vu offrir, sur fond de mensonges, de magouilles et de connivence contre l’État, la déception totale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les espoirs se seraient effondrés comme un château de cartes. C’est sous le règne de ces partis politiques au pouvoir que l’on a vu naître une nouvelle oligarchie composée de fonctionnaires milliardaires et de nouveaux opérateurs économiques sortis du néant. Face à cette déception, n’était-il pas mieux qu’il se prononce formellement sur l’avenir des partis politiques ? Et c’est ce que les autorités ont entrepris.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux partis politiques, la voix du peuple leur importerait peu. Signe certain de la panique chez ceux qui verraient l’horizon se rétrécir pour eux. C’est pourquoi ils se donneraient des airs de mastodontes alors qu’ils seraient, en réalité, légers. Ils veulent, certainement, créer l’illusion de menacer les autorités de la transition en tenant des points de presse (deux en ce seul mois d’avril 2025).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que le même jour où des partis politiques tenaient un point de presse, des jeunes leaders de la jeunesse en faisaient autant. Ils exigent, d’après « Kat24 » la dissolution des partis politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Relecture de la Charte des partis politiques : plus d’une centaine de formations annoncent leur refus de participer aux consultations nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 06:59:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une large coalition de partis politiques maliens a annoncé, le mardi 15 avril 2025, son refus de prendre part aux consultations nationales prévues les 16 et 17 avril autour de la relecture de la loi portant Charte des partis politiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une large coalition de partis politiques maliens a annoncé, le mardi 15 avril 2025, son refus de prendre part aux consultations nationales prévues les 16 et 17 avril autour de la relecture de la loi portant Charte des partis politiques. Réunis à la Maison de la presse sous la bannière de l’Initiative des partis politiques pour la Charte des partis, ces formations politiques justifient leur décision par des réserves sur la méthode retenue par le gouvernement, tout en appelant à un dialogue direct.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision a été officiellement communiquée à travers un point de presse organisé dans la matinée, à l’issue d’une rencontre interpartis tenue deux jours plus tôt, le 13 avril. Lors de cette rencontre, plus d’une centaine de formations politiques – représentant, selon les organisateurs, une majorité significative du paysage politique malien ont exprimé leur désapprobation face à ce qu’ils qualifient d’«&nbsp;<em>incohérences procédurales</em>&nbsp;» dans l’approche gouvernementale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une initiative gouvernementale saluée mais contestée dans sa mise en œuvre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis rappellent qu’ils ont été sollicités dès décembre 2024 par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, pour soumettre leurs propositions concernant la relecture de la Charte. À cette demande, ils affirment avoir répondu de manière coordonnée, en transmettant un document intitulé «&nbsp;<em>Propositions consensuelles sur la relecture de la Loi n°05-047 portant Charte des partis politiques</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propositions avancées reprennent notamment plusieurs résolutions issues des Assises nationales de la Refondation (ANR), parmi lesquelles la réduction du nombre de partis par l’imposition de critères plus stricts, la reconnaissance du rôle de Chef de file de l’Opposition, ainsi que la lutte contre le nomadisme politique. Pour ces formations, le respect de ces recommandations, déjà validées dans le cadre des ANR, aurait dû suffire à orienter la suite du processus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consultation jugée redondante et injustifiée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques disent avoir été surpris par l’annonce d’une nouvelle consultation nationale sur le sujet, estimant que celle-ci n’apporterait pas de valeur ajoutée au processus. Ils questionnent la pertinence d’un tel exercice, à leurs yeux coûteux et juridiquement discutable, dans la mesure où les résolutions des ANR constituent déjà une base légitime et consensuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois interrogations majeures sont soulevées&nbsp;: pourquoi lancer une consultation élargie alors qu’un processus spécifique impliquant directement les partis a déjà été engagé&nbsp;? Pourquoi interroger à nouveau les Forces vives de la Nation sur un sujet sur lequel elles se sont déjà exprimées&nbsp;? Et enfin, quelle est la légitimité de ces nouvelles consultations, inférieure selon eux à celle des ANR&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il serait curieux, voire illogique, de re-consulter sur des résolutions déjà tranchées&nbsp;</em>», a déclaré un représentant lors du point de presse. Les partis estiment que les finances publiques ne doivent pas être engagées dans des démarches parallèles, alors que les priorités nationales demeurent nombreuses et urgentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appel au dialogue et au respect des textes en vigueur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la critique de la méthode, les partis politiques réaffirment leur engagement pour un dialogue responsable et respectueux de l’ordre constitutionnel. Ils rappellent que le multipartisme est protégé par la Constitution de 2023, notamment à travers son article 185, qui classe ce principe parmi ceux non révisables. L’article 39 de la même Constitution garantit par ailleurs la liberté de création et de fonctionnement des partis dans le cadre des lois de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des rumeurs de suspension ou de dissolution éventuelle des partis politiques sur le modèle de ce qui a été observé récemment au Burkina Faso et au Niger, pays également membres de la Confédération AES, les partis signataires ont tenu à marquer leur différence&nbsp;: «&nbsp;<em>Le Mali, à la différence de ces États frères, dispose d’une Constitution en vigueur, qui doit être respectée par tous.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des intentions pacifiques affichées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques se disent favorables à toute réforme visant à assainir le champ politique, à condition qu’elle se fasse dans le respect des institutions, des textes législatifs et des principes démocratiques. Ils affirment ne pas être dans une logique de confrontation, mais dans celle de la recherche de cohésion et d’inclusivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont, à cet effet, demandé au Premier ministre de bien vouloir reporter les consultations annoncées et d’ouvrir, sans délai, un cadre de concertation formel avec les partis politiques sur la relecture de la Charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les membres de coalition ont réitéré leur attachement à la paix, à la stabilité et à la réussite de la Transition, tout en soulignant que celle-ci ne saurait se faire sans une implication réelle et concertée des acteurs politiques. L’avenir du cadre juridique des partis politiques maliens semble donc suspendu à la capacité des différentes parties à renouer le fil du dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rajeunir la démocratie malienne : L’impératif de réduire le nombre de partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la question de la réduction du nombre des partis politiques s’inscrit dans un débat crucial, alimenté par les difficultés multiples rencontrées par le système multipartite depuis son instauration dans les années 1990. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, la question de la réduction du nombre des partis politiques s’inscrit dans un débat crucial, alimenté par les difficultés multiples rencontrées par le système multipartite depuis son instauration dans les années 1990. Entre confusion électorale et fragmentation des voix, le moment semble être venu d’interroger la viabilité d’un système où trop de choix nuisent à la délégation d’un véritable pouvoir</em></strong><em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi faut-il demander la réduction ou la suppression systémique d’un certain nombre de partis politiques au Mali ? Pourquoi défendre le maintien en l’état de l’existence des partis politiques dont la participation au développement économique et social, ainsi que leur apport quant à l’enracinement de la démocratie est discutable ? Pourquoi défendre le maintien des partis dont la plupart n’ont pas de programmes économiques sérieux, encore moins de projets de société ? Peut-on nier l’impact négatif de certains d’entre eux par rapport à la promotion de l’ethnostratégie&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mise en place de règles claires sur le financement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La nécessité d’une réflexion approfondie sur ces questions émerge pour plusieurs raisons objectives, notamment la clarté démocratique, la gouvernance efficace et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’avènement du multipartisme au Mali, dans les années 90, le paysage politique malien est caractérisé par une pluralité poussée de partis dont les programmes sont souvent vagues et dont les divergences idéologiques sont peu significatives. Ce pluralisme, bien qu’il puisse être perçu comme un gage de démocratie, se transforme en une source de confusion pour l’électorat. Ce dernier se retrouve alors face à des choix embrouillés, ce qui nuit à sa capacité de voter de manière éclairée. De plus, cet émiettement des voix rend la gouvernance complexe, puisque les décisions importantes doivent tenir compte d’intérêts dispersés, souvent conflictuels. Ainsi, une réduction soutenue du nombre de partis pourrait favoriser une compétition politique plus saine, clarifiant le choix des citoyens et facilitant la formation de gouvernements stables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, la question du financement des partis politiques est déterminante dans cette discussion d’autant plus que l’absence de mécanismes de financement transparents ouvre la voie à des abus et à des dérives. La mise en place de règles claires sur le financement pourrait contribuer à établir un cadre où les partis politiques fonctionnent de manière responsable et où l’intégrité est préservée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La transparence et réduit l’influence des capitaux privés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En révisant la Charte des partis, le gouvernement du Mali a l’opportunité de créer un système qui garantit la transparence et réduit l’influence des capitaux privés, permettant ainsi aux partis de se concentrer sur des projets politiques tangibles au lieu de dépendre de sources de financement douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la relecture de la loi N° 05-047 du 18 août 2005, qui régit les partis politiques, représente une étape dynamique vers une organisation plus cohérente du paysage partisan. Cela pourrait également inciter à la formation de coalitions basées sur des valeurs communes et des préoccupations partagées, favorisant des synergies au profit des disputes instables. Une telle évolution pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale nécessaire à la paix et à la stabilité dans un pays où le régionalisme et le communautarisme représentent des défis majeurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une vision partagée et audacieuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, cette réflexion sur la réduction du nombre de partis ne doit pas se limiter à un simple ajustement administratif, mais doit être vue comme une réelle opportunité de transformation du système politique malien. Cela impliquerait non seulement une meilleure représentativité, mais également un renforcement de la confiance des citoyens envers leurs institutions. Engager un dialogue durable autour de ces questions fondamentales pourrait conduire à une démocratie plus robuste, capable de répondre aux besoins et aux aspirations du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réduction du nombre de partis politiques n’est pas qu’un impératif administratif, mais une condition sine qua non pour renforcer la confiance du peuple envers ses institutions et bâtir une démocratie qui réponde véritablement aux aspirations de tous les Maliens. La voie vers l’avenir démocratique du Mali réclame une vision partagée et audacieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : Alpha Condé, l&#8217;homme qui refuse de tourner la page</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 15:16:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alpha Condé]]></category>
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		<category><![CDATA[Mamadi Doumbouya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’ancien président guinéen Alpha Condé, renversé en 2021 par un coup d’État militaire, a réaffirmé son opposition au pouvoir en place dans un message adressé à ses partisans, ce samedi 15 mars 2025. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien président guinéen Alpha Condé, renversé en 2021 par un coup d’État militaire, a réaffirmé son opposition au pouvoir en place dans un message adressé à ses partisans, ce samedi 15 mars 2025. Dans cette déclaration, publiée sur son compte Facebook, il rejette catégoriquement les mesures prises contre son parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), et exhorte ses sympathisants à ne pas céder à la pression.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son message, Alpha Condé dénonce une tentative de musellement de l’opposition par le régime du Général Mamady Doumbouya qu’il qualifie de «&nbsp;<em>forces du mal, illégitimes et impopulaires&nbsp;</em>». Il accuse les autorités actuelles de vouloir imposer un «&nbsp;<em>choix qui n’est pas le vôtre&nbsp;: celui de la soumission et du renoncement</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté du peuple au cœur du discours</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations interviennent après la suspension et la dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée, dont le RPG, une décision perçue par les partisans de l’ancien président comme une manœuvre visant à éliminer toute contestation. Pour Alpha Condé, ces mesures ne remettent pas en cause l’engagement de ses militants. «&nbsp;<em>Un non-événement&nbsp;! Rien ni personne ne peut effacer notre engagement ni éteindre la flamme de notre combat&nbsp;</em>», martèle-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ex-président insiste sur un principe fondamental, notamment la souveraineté populaire. «&nbsp;<em>Le peuple est souverain. Il est le seul maître de son destin</em>&nbsp;», rappelle-t-il, invitant ses partisans à ne pas perdre espoir malgré les circonstances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allusion directe à son parti, il exhorte ses militants à tenir bon. «&nbsp;<em>Ne cédez pas au découragement, car le découragement n’est ni RPG ni guinéen&nbsp;!</em>&nbsp;» Une manière de renforcer la détermination de ses soutiens et de maintenir une pression politique sur le régime de son tombeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Alpha Condé réaffirme son leadership</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son exil et la perte du pouvoir, Alpha Condé se positionne toujours comme un acteur clé du paysage politique guinéen. Il affirme avec force son rôle en déclarant&nbsp;: «&nbsp;<em>Quelles que soient les circonstances, je suis et je resterai à vos côtés en tant que président de la République</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message, teinté de défiance, vise à galvaniser ses partisans et à maintenir vivante l’idée d’un retour du RPG sur la scène politique guinéenne. Dans sa déclaration, Alpha Condé a affirmé que «<em> le combat continue plus que jamais et la victoire est certaine </em>». Par cette déclaration, l&rsquo;ancien président exprime sa détermination à poursuivre son engagement politique, adressant ainsi un signal au CNRD ainsi qu&rsquo;à la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation politique en Guinée reste tendue depuis le coup d’État qui a renversé Alpha Condé. Le régime, dirigé par le General Mamady Doumbouya, fait face à des critiques croissantes concernant la transition et la répression des voix dissidentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Orpaillage anarchique : l&#8217;État impose l&#8217;ordre et renforce les contrôles</title>
		<link>https://saheltribune.com/orpaillage-anarchique-letat-impose-lordre-et-renforce-les-controles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 04:29:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[dissolution]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation minière]]></category>
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		<category><![CDATA[orpaillage illégale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Suite aux récents drames survenus sur les sites d’extraction d’or à Kokoyo, dans le cercle de Kangaba, et à Bilalikoto, dans le cercle de Kéniéba, l'Etat prend des mesures décisives. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce mercredi 5 mars 2025, lors d’un point de presse conjoint, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daouda Aly Mouhammedine et son homologue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara ont annoncé une série de mesures gouvernementales, prises en Conseil des ministres. Elles visent à prévenir les drames humains et environnementaux sur les sites d’orpaillage. Ces mesures font suite aux récents drames survenus sur les sites d’extraction d’or à Kokoyo, dans le cercle de Kangaba, et à Bilalikoto, dans le cercle de Kéniéba, qui ont causé de nombreuses pertes en vies humaines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation alarmante, le Chef de l’État a instruit le gouvernement d’adopter des actions fortes pour éviter de nouveaux accidents et protéger l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse aux manquements constatés, l’une des premières décisions prises est l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs impliqués dans la survenance de ces incidents. Cela concerne les préfets, sous-préfets, les responsables des forces de sécurité (Police, Gendarmerie, Garde nationale), ainsi que les services locaux des Eaux et Forêts, du contrôle des pollutions et nuisances, et de la Géologie et des Mines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure vise à sanctionner les défaillances dans la surveillance et la gestion des sites d’orpaillage, tout en envoyant un signal fort à l’ensemble des administrateurs locaux sur leur responsabilité dans la sécurisation des exploitations minières.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réforme législative pour un meilleur encadrement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a également décidé de procéder à une relecture de certains textes juridiques. L’objectif principal est d’interdire toute transaction sur les équipements saisis dans le cadre des activités minières illégales. Actuellement, ces engins sont souvent restitués à leurs propriétaires après des transactions, ce qui permet aux exploitants illégaux de reprendre leurs activités. Désormais, les matériels confisqués seront affectés au patrimoine de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme permettra également de mieux encadrer l’exploitation minière artisanale, notamment en limitant les pratiques polluantes et dangereuses pour l’environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Suspension des permis d’exploitation pour les étrangers et dissolution du Conseil municipal de Dabia</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un souci de restaurer la souveraineté nationale sur l’exploitation des ressources minières, les autorités ont décidé de suspendre les permis d’exploitation octroyés à des personnes de nationalité étrangère. Cette mesure, qui sera mise en œuvre par les collectivités territoriales, vise à lutter contre l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles par des acteurs étrangers opérant souvent en dehors des normes environnementales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Conseil des ministres a décidé de lancer la procédure de dissolution du Conseil municipal de Dabia, accusé de laxisme dans la gestion et le contrôle des activités d’orpaillage dans sa juridiction. Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer l’autorité de l’État et de responsabiliser les élus locaux face aux enjeux de la protection des populations et de l’environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une volonté affichée de renforcer l’autorité de l’État</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ces nouvelles décisions, le gouvernement affirme son engagement à mettre fin aux pratiques anarchiques dans l’exploitation minière artisanale et à garantir une meilleure protection des citoyens. Le renforcement du cadre légal et des sanctions vise non seulement à prévenir de nouveaux drames humains, mais aussi à assurer une exploitation plus responsable des ressources naturelles du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures seront appliquées sans délai, et les autorités assurent que d’autres actions suivront pour renforcer encore davantage la réglementation du secteur minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dissolution des Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando : une décision motivée par des dysfonctionnements graves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 13:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[conseils communaux]]></category>
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<p>Le gouvernement a dissous le Conseil communal de la Commune urbaine de Tombouctou ainsi que des Conseils communaux des Communes rurales de Ber et de Gargando, situées dans la région de Tombouctou. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement a dissous le Conseil communal de la Commune urbaine de Tombouctou ainsi que des Conseils communaux des Communes rurales de Ber et de Gargando, situées dans la région de Tombouctou.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution des Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando découle de graves dysfonctionnements dans leur gestion administrative et financière. Parmi les manquements relevés figurent l’abandon de poste par plusieurs élus, l’appartenance de certains à des groupes terroristes menaçant la stabilité locale, ainsi que des malversations financières portant atteinte à la transparence. De plus, la non-tenue des sessions obligatoires, la rupture des services sociaux de base et le non-respect des recommandations du Bureau du Vérificateur général et des inspections systématiques ont aggravé la situation, justifiant cette mesure pour restaurer l’ordre et la bonne gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces manquements ont justifié l’envoi de demandes d’explication aux Conseils communaux concernés, conformément à la procédure prévue par l’article&nbsp;8 du Code des Collectivités territoriales. Cet article stipule que le Conseil communal doit être admis à fournir des explications écrites, par l’intermédiaire du Maire, au Représentant de l’État dans le Cercle avant toute décision de suspension ou de dissolution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mesure pour restaurer la gouvernance locale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’ampleur des irrégularités constatées et à l’incapacité des autorités locales à redresser la situation, les Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando ont été dissous conformément à l’article&nbsp;10 du Code des Collectivités territoriales. Cette disposition confère à l’État le pouvoir de dissoudre un Conseil communal lorsque des fautes graves de gestion administrative et financière sont avérées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dissolution vise avant tout à mettre fin aux dérives constatées et à restaurer une gouvernance locale efficace au service des populations. Elle marque également la volonté des autorités de transition de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des collectivités territoriales, en veillant à l’application rigoureuse des textes en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelles perspectives pour ces collectivités ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de cette dissolution, l’administration devra mettre en place des délégations spéciales pour assurer la continuité de la gestion des affaires locales jusqu’à l’organisation de nouvelles élections communales. Ces organes transitoires auront pour mission de rétablir l’ordre administratif, de relancer la fourniture des services sociaux de base et d’assainir la gestion financière des collectivités concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure intervient dans un contexte sécuritaire délicat pour la région de Tombouctou, où la présence de groupes armés complique la mise en œuvre des actions de développement. L’État devra donc veiller à accompagner ces collectivités dans cette période de transition, en garantissant un suivi rigoureux de la gouvernance locale pour éviter une répétition des erreurs du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Étudiants en colère, universités fermées : le Sénégal face à la fronde académique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 13:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>La fermeture temporaire de l'université de Ziguinchor et la crise universitaire en Afrique de l'Ouest. Étudiants en grève pour de meilleures conditions d'études.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Fermeture de l’université de Ziguinchor et suspension des organisations étudiantes&nbsp;: un nouvel épisode de la crise universitaire en Afrique, entre revendications légitimes et réponses répressives.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture temporaire de l’université Assane-Seck de Ziguinchor, au Sénégal, et la dissolution des organisations d’étudiants est encore la preuve de la fragilité des systèmes universitaires en Afrique de l’Ouest face aux revendications légitimes des étudiants. Ce coup d’arrêt, décidé après des heurts entre forces de l’ordre et étudiants, met en lumière un malaise profond qui dépasse les frontières sénégalaises et résonne avec des réalités similaires ailleurs, notamment au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-universite-miroir-des-insuffisances-structurelles"><strong>L’université, miroir des insuffisances structurelles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les griefs des étudiants de Ziguinchor ne sont ni nouveaux ni propres à cette institution&nbsp;: insuffisance des infrastructures, pénurie de logements, état dégradé des bâtiments, manque de moyens et coupures d’électricité incessantes. Ces revendications traduisent un déséquilibre entre l’augmentation des effectifs universitaires et la capacité des institutions à offrir un cadre propice à l’apprentissage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troubles à Ziguinchor révèlent un point critique&nbsp;: l’incapacité des États à anticiper et gérer les tensions étudiantes, souvent exacerbées par l’absence de dialogue sincère. Ce constat est d’autant plus alarmant que le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a dû demander un « <em>plan d’urgence</em> » pour achever les travaux en cours dans les universités publiques. Pourquoi attendre l’explosion des crises pour agir ? La situation rappelle la difficulté des gouvernements à faire de l’éducation une priorité stratégique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-organisations-etudiantes-deviennent-le-probleme"><strong>Quand les organisations étudiantes deviennent le problème</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution des amicales et de la coordination des étudiants de l’université de Ziguinchor est une réponse répressive qui pose question. Ces structures, censées être des partenaires dans la résolution des conflits, sont souvent perçues comme des foyers de contestation, et surtout de violence. Cette décision du conseil académique fait écho à une mesure similaire prise par les autorités maliennes en mars 2024, lorsqu’elles ont dissout l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, l’AEEM, autrefois acteur clé des revendications estudiantines, était devenue un symbole de dysfonctionnements, gangrénée par des pratiques de violence et des luttes de pouvoir. Sa suspension, bien que saluée par certains, a laissé un vide dans la représentation des étudiants. Cette situation soulève une question essentielle&nbsp;: peut-on dissoudre une organisation sans offrir d’alternative crédible pour canaliser les revendications ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-epineuse-question-de-la-gestion-des-campus"><strong>L’épineuse question de la gestion des campus</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture de l’université Assane-Seck jusqu’à nouvel ordre, accompagnée de l’arrêt des services de logement et de restauration, amplifie la détresse des étudiants. Obliger ces derniers à rendre les clés de leurs chambres avant le 29&nbsp;novembre revient à les plonger dans une précarité immédiate. Cette décision draconienne met en évidence une gestion des crises universitaires souvent improvisée et insensible aux conséquences sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les appels du président sénégalais à garantir « <em>la continuité des activités pédagogiques et la stabilité sociale</em> » semblent en décalage avec les réalités du terrain. Comment assurer cette continuité lorsque les étudiants sont contraints de quitter leur campus et que les structures censées les accueillir sont en ruine ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-parallele-avec-le-mali-nbsp-une-lecon-a-mediter"><strong>Le parallèle avec le Mali&nbsp;: une leçon à méditer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation au Sénégal rappelle les défis auxquels est confronté le Mali. En suspendant l’AEEM, les autorités de transition maliennes avaient espéré restaurer un climat propice à l’éducation. Cependant, cette mesure a également privé les étudiants d’une voix structurée pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, au Sénégal comme au Mali, l’absence de dialogue véritable et de solutions pérennes risque d’alimenter un sentiment de marginalisation et de défiance parmi les étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’université Assane-Seck n’est pas un problème isolé ; elle reflète un enjeu continental. Les systèmes éducatifs africains, souvent sous-financés, peinent à répondre à une demande croissante. Pourtant, l’éducation reste la clé pour sortir des cycles de pauvreté et d’instabilité. Il est urgent que les gouvernements cessent de considérer les universités comme des charges et les voient plutôt comme des investissements stratégiques pour l’avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opportunite-pour-repenser-l-education"><strong>Une opportunité pour repenser l’éducation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture de Ziguinchor, comme la suspension de l’AEEM, peut être une opportunité de repenser les rapports entre les autorités, les étudiants et les institutions éducatives. Le dialogue, l’écoute et l’investissement durable dans l’éducation sont les seuls moyens de transformer ces crises en opportunités de refondation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, le silence des amicales dissoutes et des étudiants dispersés à Ziguinchor résonne comme un écho à celui des campus maliens privés de leur organisation étudiante. Un silence qui n’est pas synonyme de paix, mais qui préfigure une tempête si les vraies questions ne sont pas posées et, surtout, résolues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>M5-RFP : vers une dissolution après le départ de Choguel Maïga ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/m5-rfp-vers-une-dissolution-apres-le-depart-de-choguel-maiga/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2024 06:41:41 +0000</pubDate>
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<p>Le M5-RFP face à la menace de dissolution et à la nécessité de se réorganiser dans un paysage politique en constante évolution.</p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta et la fin de l’AEEM : un souffle d’espoir pour l’éducation malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 07:26:36 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Assimi Goïta agit avec fermeté en dissolvant l'AEEM pour restaurer l'ordre et la qualité de l'éducation au Mali. Une décision applaudie par l'AMSUNEEM.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Assimi Goïta frappe fort en dissolvant l’AEEM, foyer de violence estudiantine au Mali. Une décision salvatrice, saluée par l’AMSUNEEM, pour refonder un système éducatif gangrené. Le vent du changement souffle enfin sur l’éducation malienne, et il était temps !</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, pays de contradictions où l’éducation, censée être un pilier du développement, se transforme parfois en un véritable champ de bataille. Mais cette fois, les choses semblent prendre un autre tournant. Ce lundi&nbsp;28&nbsp;octobre 2024, Assimi Goïta, le Général d’Armée et Président de la Transition, a montré qu’il n’était pas là pour faire de la figuration. Lors d’une rencontre avec l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM), il a pris le taureau par les cornes. Dans un contexte où l’éducation malienne est à la croisée des chemins, cette rencontre a pris des allures de tournant historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a lieu au lendemain du 34ème anniversaire de la création de l&rsquo;Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), le 27 octobre 1990. En 1980, l’histoire des mouvements scolaires et estudiantins au Mali prend un tournant tragique avec l’assassinat d’Abdoul Karim Camara, dit « <em>Cabral</em>« , secrétaire général et symbole de la résistance étudiante. Le 17 mars de cette année-là, Cabral est fauché, mais l’esprit de révolte et de revendication n’est qu’assoupi. Dix ans plus tard, comme un phénix renaissant de ses cendres, le mouvement refait surface. Le 27 octobre 1990, une nouvelle génération d’étudiants, menée par les ambitieux Oumar Mariko et Kassoum Barry, donne naissance à l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), prête à prendre le flambeau et à écrire un nouveau chapitre de lutte et d’engagement pour les droits des étudiants maliens.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-pas"><strong>Un premier pas</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et il faut dire que ce n’est pas une simple rencontre de courtoisie. Le mercredi&nbsp;13&nbsp;mars 2024, le gouvernement malien a frappé fort en annonçant la dissolution de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), cette fameuse structure qui, au fil des ans, s’est tristement transformée en un foyer de violences et de confrontations meurtrières. Fini le temps où l’on fermait les yeux sur ces dérives ; cette fois, le message est clair&nbsp;: l’impunité et la violence n’ont plus leur place dans les universités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dissoudre l’AEEM, c’est osé, c’est audacieux, mais surtout, c’est salvateur. Assimi Goïta et son gouvernement ont compris qu’il fallait casser les vieilles habitudes pour espérer redresser un système éducatif gangrené par les conflits internes. Certains diront que cela n’effacera pas les années de troubles, mais c’est un premier pas, et pas des moindres. On ne répare pas un édifice en ruines sans déconstruire d’abord ce qui ne tient plus debout.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-creation-d-une-nouvelle-association-estudiantine-nbsp"><strong>Création d’une nouvelle association estudiantine&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’AMSUNEEM, pour sa part, a saisi cette occasion pour proposer la création d’une nouvelle structure, une association étudiante refondée, bâtie sur des principes de paix et de solidarité. L’idée a de quoi séduire, et on sent que le Président Goïta est prêt à jouer le jeu. Il sait que l’avenir du Mali se dessine sur les bancs des universités, pas sur les terrains de confrontation. C’est bien de rappeler que les étudiants doivent être des acteurs de changement, et non des pions dans des luttes de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre sujet sensible&nbsp;: le paiement des bourses d’études. Ces fameux retards qui reviennent comme un refrain à chaque rentrée. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a assuré que les fonds étaient débloqués et que tout rentrerait bientôt dans l’ordre. Alors, soyons optimistes, puisque des solutions semblent enfin se dessiner. Loin des promesses en l’air, cette Transition montre qu’elle veut agir et ne plus laisser les étudiants en plan.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-decisions-qui-redonnent-de-l-espoir"><strong>Des décisions qui redonnent de l’espoir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est rafraîchissant de voir que l’équipe de Goïta ne se contente pas de déclarations d’intentions. Dissoudre l’AEEM, régulariser les bourses, repenser la structure estudiantine&nbsp;: autant de gestes qui montrent une vraie volonté de changer les choses. Et oui, ça mérite d’être souligné ! Loin des discours vides, cette Transition prend le risque d’agir, quitte à froisser ceux qui préfèrent l’immobilisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, bravo au gouvernement malien pour cette prise de décision. Il y a certes encore du chemin à parcourir, et tout n’est pas gagné. Mais au moins, le Mali avance, et il le fait avec audace. C’est ce genre de décisions qui redonnent de l’espoir. Et si l’on continue sur cette voie, qui sait, l’éducation malienne retrouvera peut-être enfin ses lettres de noblesse. Après tout, le changement ne commence-t-il pas par un geste fort ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
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		<title>Coup de tonnerre politique: le gouvernement malien dissout la CMAS de l&#8217;Imam Mahmoud Dicko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 20:35:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[CMAS]]></category>
		<category><![CDATA[communiqué du Conseil des ministres]]></category>
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<p>Découvrez la dissolution de la CMAS : plongez dans les mesures drastiques prises par le pouvoir malien à l'encontre des associations dissidentes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réunion hebdomadaire du Conseil des ministres s&rsquo;est tenue le mercredi 06 mars 2024, dans la salle habituelle de délibérations du Palais de Koulouba. La séance a été présidée par le Colonel Assimi GOITA, « Président de la Transition, Chef de l’Etat ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant cette session, une annonce majeure a été communiquée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qui a déclaré au Conseil que « <em>la dissolution de l’Association dénommée &lsquo;Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO&rsquo; a été actée</em>« . Cette décision s&rsquo;inscrit dans le cadre légal défini par la Loi n°04-038 du 05 août 2004 concernant les associations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-actions-de-menace-pour-la-securite-publique">Des actions de menace pour la sécurité publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;association visée par cette dissolution, connue sous l&rsquo;acronyme CMAS, avait été créée le 05 décembre 2019 avec pour but déclaré de « <em>œuvrer pour la stabilité et la paix sociales »</em>. Cependant, le Conseil des ministres a souligné qu&rsquo;elle s&rsquo;est écartée de ses objectifs initiaux pour s&rsquo;engager dans « <em>des activités contraires à ses objectifs et à son statut »</em>, se transformant en « <em>un véritable organe politique de déstabilisation</em>« .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des preuves de cette dérive ont été présentées, notamment « l<em>a sortie médiatique de son Coordinateur Général, le 07 octobre 2023</em> » et « <em>la tenue de propos de dénigrement des autorités de la transition sur une chaîne de télévision privée »</em>. Ces actions ont été jugées comme une menace pour la sécurité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, il a été pointé du doigt que le parrain de la CMAS a participé à des « <em>activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public</em>« , notamment par ses visites à l&rsquo;étranger et ses « r<em>encontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères</em> » sans autorisation. Ce comportement constitue un « <em>manquement aux dispositions statutaires de la CMAS » </em>et une atteinte aux <em>« intérêts supérieurs du pays</em>« .</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-kaoural-renouveau">Le cas « <em>Kaoural Renouveau</em>« </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère a également signalé que, depuis la délivrance de son récépissé, la CMAS « <em>n’a jamais déposé ses rapports d’activités, ni informé l’Administration des changements et modifications intervenus en son sein</em>« , allant ainsi à l&rsquo;encontre des exigences légales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil des ministres a déclaré que « <em>l’Association dénommée &lsquo;Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko&rsquo; est dissoute</em>« .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que lors de la précédente session du Conseil, tenue le 28 février, une autre association avait subi le même sort. Le « <em>Kaoural Renouveau</em> » a été dissous pour des raisons similaires, incluant des « <em>sorties médiatiques</em> » de son président aux « <em>propos diffamatoires et subversifs</em>« , ainsi que sa non-conformité aux obligations de rapport d&rsquo;activités et de communication sur les changements internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures reflètent la rigueur avec laquelle le Conseil entend réguler les activités des associations pour maintenir l&rsquo;ordre public et préserver l&rsquo;intégrité de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
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