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	<title>Archives des dissolution des partis politiques | Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des dissolution des partis politiques | Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Burkina Faso, les autorités de transition dissout l’ensemble des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le décret de dissolution des partis politiques au Burkina Faso marque un tournant décisif dans la politique du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a franchi une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 29 janvier 2026, son gouvernement a adopté un décret portant dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays, ainsi qu’un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement et le statut du chef de file de l’opposition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. La décision, présentée comme majeure par les autorités, s’inscrit selon elles dans le cadre du processus de « <em>refondation de l’État </em>» engagé depuis le coup d’État de septembre 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-diagnostic-severe-du-systeme-partisan"><strong>Un « diagnostic » sévère du système partisan</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a justifié cette mesure par les conclusions d’un audit du système partisan burkinabè. « <em>Cette grande et importante décision fait suite à un diagnostic profond du système des partis politiques, qui a relevé de nombreuses dérives dans l’application du régime juridique en vigueur</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le gouvernement, la multiplication des partis a favorisé «<em> la division des citoyens</em> » et contribué à fragiliser le tissu social, dans un pays confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée aux groupes armés terroristes. La dissolution est ainsi présentée comme un moyen de restaurer l’unité nationale et de renforcer la cohérence de l’action publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret prévoit également que le patrimoine des partis dissous soit transféré à l’État. Les projets de loi relatifs à l’abrogation des textes existants doivent être transmis dans les prochains jours à l’Assemblée législative de transition (ALT), organe mis en place par les autorités militaires pour remplacer le Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-redefinition-du-jeu-politique"><strong>Vers une redéfinition du jeu politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision marque une rupture radicale avec le pluralisme politique instauré au Burkina Faso depuis la fin du régime de Blaise Compaoré en 2014. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a multiplié les discours appelant à une transformation profonde de l’État et des institutions, jugées inadaptées aux défis actuels. La suspension puis la dissolution des partis politiques traduisent une volonté de rompre avec ce que les autorités qualifient de « <em>démocratie formelle </em>» au profit d’un modèle présenté comme plus enraciné dans les réalités nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant l’examen des projets de loi par l’Assemblée législative de transition, le pays entre dans une phase inédite de son histoire politique : celle d’un État sans partis, placé sous l’autorité des autorités de la transition qui entendent refonder la gouvernance pour plus d’unité nationale et aussi la lutte contre l’insécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Garde à vue de Choguel Kokalla Maïga, décès de Tiébilé Dramé et incarcération de Moussa Mara – trois secousses politiques en moins de deux semaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 21:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Choguel Kokalla Maïga en garde-à-vue : un tournant majeur pour la gouvernance au Mali et l'obligation de rendre des comptes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En moins de deux semaines, le Mali a vu disparaître une figure historique, et deux anciens Premiers ministres rattrapés par la justice, signe qu’au Mali de la Transition, la politique n’exempte plus de l’obligation de rendre des comptes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali n’avait pas connu pareille densité politique depuis des mois : en l’espace de quelques jours, la capitale malienne a vu s’enchaîner la mise en garde à vue d’un ancien Premier ministre, la disparition d’une figure historique du mouvement démocratique, et l’incarcération d’un autre ex-chef du gouvernement. Trois événements qui, loin de traduire une crise improvisée, s’inscrivent dans la volonté des autorités de la Transition de restaurer une gouvernance rigoureuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-choguel-face-aux-enqueteurs"><strong>Choguel face aux enquêteurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 1<sup>er</sup>&nbsp;août 2025, Choguel Kokalla Maïga avait déjà fait un premier passage devant la brigade du Pôle national économique et financier. Convoqué de nouveau ce mardi&nbsp;12&nbsp;août pour des confrontations annoncées avec d’anciens collaborateurs, il a patienté cinq heures avant que la procédure ne prenne une tournure plus ferme&nbsp;: placement officiel en garde à vue, le temps pour les enquêteurs de boucler leur dossier et de le transmettre aux autorités judiciaires compétentes, selon un communiqué signé de son avocat,&nbsp;Maître Cheick Oumar Konaré, Avocat au barreau du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le viseur&nbsp;: des soupçons d’atteinte aux biens publics issus d’un rapport du Vérificateur général. Mais, précise son avocat Me Cheick Oumar Konaré, l’ancien chef de la Primature bénéficie de tous les égards dus à son rang et reste présumé innocent. Ses proches, dont l’ancien directeur de cabinet Issiaka Ahmadou Singaré et trois ex-directeurs administratifs et financiers, sont également concernés par cette mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-disparition-d-un-veteran-politique"><strong>La disparition d’un vétéran politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même jour, la nouvelle est tombée de Paris&nbsp;: Tiébilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères, ex-président du PARENA et militant de la première heure du combat démocratique, s’est éteint. Pour beaucoup, il incarnait cette génération d’hommes politiques forgés dans les luttes estudiantines des années&nbsp;1980, puis propulsés au premier plan à la faveur de l’ouverture démocratique. Même si ses prises de position récentes avaient parfois divergé de la ligne officielle, il restera dans l’histoire comme un artisan du Mali pluraliste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moussa-mara-derriere-les-barreaux"><strong>Moussa Mara derrière les barreaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat déjà chargé, le 1<sup>er</sup>&nbsp;août avait aussi vu l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt de Moussa Mara (Premier ministre de 2014 à 2015). L’homme, aujourd’hui président du parti Yelema, est poursuivi pour « <em>atteinte au crédit de l’État</em> » et « <em>opposition à l’autorité légitime</em> » après avoir publiquement exprimé son soutien à plusieurs personnalités incarcérées pour des critiques jugées infondées et déstabilisatrices envers la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son style&nbsp;: un discours mesuré, mais une activité soutenue sur les réseaux sociaux et lors de conférences internationales. Une visibilité qui, pour les autorités, ne peut exonérer de la responsabilité de respecter les lois et les institutions. Son procès est prévu pour le 29&nbsp;septembre prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-qui-trace-sa-voie"><strong>Une Transition qui trace sa voie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, ces dossiers ne sont pas perçus comme des règlements de comptes, mais comme l’affirmation d’un principe&nbsp;: nul, aussi prestigieux soit-il, n’est au-dessus de la loi. Dans un Mali confronté aux défis sécuritaires et à la nécessité de redresser un État fragilisé, la Transition conduite par le général Assimi Goïta entend conjuguer fermeté et légalité, quitte à bousculer certains repères du jeu politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques jours, la scène politique malienne a perdu un vétéran respecté, vu deux anciens Premiers ministres confrontés à la justice, et confirmé que l’heure est à la discipline et à la redevabilité. Les règles du jeu changent&nbsp;: désormais, l’immunité politique ne protège plus contre les rigueurs de la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dissolution-des-partis-politiques-nbsp"><strong>Dissolution des partis politiques&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13&nbsp;mai 2025, par décret présidentiel, les autorités de la Transition dirigées par le général Assimi Goïta ont annoncé la dissolution de l’ensemble des partis et organisations à caractère politique — environ 300 au total — mettant un terme au multipartisme hérité de la démocratisation de 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, qui s’inscrit dans le sillage des réformes de refondation adoptées lors des Assises nationales de 2021, répond selon les autorités de la transition, à la nécessité de « <em>réorganiser le paysage politique de façon sereine</em> » et en cohérence avec l’option de souveraineté revendiquée par Bamako. Elle est intervenue quelques jours après une manifestation, le 3&nbsp;mai, regroupant une centaine de militants opposés à cette perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret a abrogé la charte encadrant la vie, la création et le financement des partis. Si l’opposition a réagi par une série de recours judiciaires, les tribunaux civils de Bamako les ont rejetés en première instance, et les procédures d’appel, y compris devant la Cour suprême, sont toujours en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le pouvoir, cette rupture avec le système partisan traditionnel constitue une étape vers un nouveau cadre institutionnel, débarrassé des logiques clientélistes et recentré sur l’intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<item>
		<title>Malikura Taasira 3 : Le Premier ministre à cœur ouvert sur les défis et les ambitions du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Aug 2025 08:21:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les défis et ambitions du Mali à travers les propos du Premier ministre Abdoulaye Maïga sur la gouvernance et la sécurité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, était l’invité de l’émission Mali Kura Taasira 3, diffusée samedi soir sur la télévision nationale. À travers cet entretien, le Chef du gouvernement est revenu sur les principaux sujets d’actualité du pays, en sa qualité de Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, et Porte-parole du gouvernement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cet échange, il a abordé sans détour les questions liées à la sécurité, à la gouvernance, à la politique, à l’énergie, et à la diplomatie. Une intervention qui a permis de faire le point sur les progrès réalisés, tout en projetant les grandes ambitions du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ses réponses, le Premier ministre a surtout mis en lumière la vision du Chef de l’État, qu’il décrit comme «&nbsp;<em>passionné, déterminé, et totalement engagé pour sortir le Mali de la crise multidimensionnelle</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-nationale-une-lutte-contre-un-ennemi-invisible"><strong>Sécurité nationale, une lutte contre un ennemi invisible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des échanges, la situation sécuritaire a occupé une place importante. Le Premier ministre a expliqué que le terrorisme que connaît le Mali est bien différent d’une guerre classique. «&nbsp;<em>Dans une guerre classique, les ennemis portent des uniformes. Dans notre cas, les terroristes sont souvent cachés parmi la population</em>&nbsp;», a-t-il précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette menace, le chef de l’État a placé la sécurité au centre de ses priorités. Il a donc décidé de renforcer et d’équiper les Forces armées et de sécurité, qui, selon le Premier ministre, accomplissent un «&nbsp;<em>travail remarquable sur le terrain</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, la refondation du Mali ne peut se faire sans un environnement sûr. C’est pourquoi l’accent est aussi mis sur le retour des services sociaux de base dans les zones anciennement instables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-administration-et-decoupage-vers-un-etat-plus-present"><strong>Administration et découpage, vers un État plus présent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a aussi parlé du retour de l’État dans les zones qui avaient été abandonnées à cause de l’insécurité. Il a rappelé qu’à un moment donné, 70 % du territoire national était hors de contrôle. Aujourd’hui, grâce aux efforts du gouvernement, l’administration est de retour dans la plupart des localités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour combler le manque d’administrateurs civils, surtout avec la création de nouvelles circonscriptions, l’État a choisi de nommer des militaires à certains postes. Cela permet à la fois de sécuriser et d’occuper rapidement les espaces concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdoulaye Maïga est aussi revenu sur le nouveau découpage administratif, qu’il décrit comme une réforme importante permettant d’éviter les conflits de compétence et de mieux organiser le territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-refonte-du-paysage-politique"><strong>Une refonte du paysage politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant la question de la dissolution des partis politiques, Abdoulaye Maïga a expliqué que cette décision est issue des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Ces Assises ont suggéré de réduire le nombre de partis, car le pays en comptait plus de 277.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il ne s’agit pas de mettre fin au multipartisme. Il est garanti par la Constitution. Mais il fallait assainir le paysage politique</em>&nbsp;», insiste le Premier ministre qui a également annoncé qu’un audit financier des anciens partis sera réalisé par la Cour suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, cet audit est légitime car les partis ont reçu de l’argent public. Il précise que ce n’est pas le gouvernement qui mènera l’opération, mais bien une institution judiciaire indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le processus électoral maintenu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les élections, le chef du gouvernement a affirmé que le gouvernement est engagé à les organiser. Il a rappelé que la Transition est toujours chargée de préparer le retour à l’ordre constitutionnel par la voie électorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il n’y a pas d’alternative aux élections. C’est notre Constitution qui le dit. Nous avons commencé les préparatifs depuis longtemps</em>&nbsp;», a-t-il assuré. Il a également parlé de l’Autorité indépendante de gestion des élections, qui a déjà été mise en place pour garantir des scrutins transparents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que les élections doivent se dérouler dans un climat apaisé, et que des efforts sont faits pour éviter les erreurs du passé, notamment les violences post-électorales ou l’insécurité liée aux campagnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plan-d-action-et-paix-une-vision-claire"><strong>Plan d’action et paix, une vision claire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a présenté le Plan d’action du gouvernement 2025-2026, qui comprend 24 objectifs, 72 actions et 312 activités, pour un budget total de 1 671 milliards de francs CFA. Il a réaffirmé que son équipe travaille sans relâche pour atteindre ces objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la paix, il a évoqué la nouvelle Charte pour la paix et la réconciliation nationale, tout en rappelant que le gouvernement n’est pas preneur de médiation étrangère.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a insisté sur le rôle des Forces armées et de sécurité, déployées sur tout le territoire national, qui abattent un travail quotidien remarquable pour ramener la paix, avec l’appui des pays de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-crise-energetique-vers-une-autonomie-progressive"><strong>Crise énergétique, vers une autonomie progressive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a aussi abordé la crise énergétique, reconnaissant les nombreuses difficultés de la société Énergie du Mali (EDM). Il a expliqué que l’électricité est vendue à un prix inférieur à son coût de production, ce qui crée un déséquilibre financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, environ 70 % des clients d’EDM bénéficient du tarif social, ce qui n’était pas prévu au départ. Le gouvernement travaille désormais à diversifier les sources d’énergie (thermique, solaire, nucléaire) pour garantir une fourniture de courant 24h/24.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué la résilience des Maliens, tout en rassurant que l’État fait tout pour améliorer la situation. Le but est de rendre EDM autonome et d’utiliser les subventions actuelles pour d’autres secteurs essentiels de l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-reste-debout-sur-la-scene-internationale"><strong>Le Mali reste debout sur la scène internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux critiques parlant d’un supposé isolement du Mali, le Premier ministre a été ferme&nbsp;: «&nbsp;<em>Le Mali n’est pas isolé et ne le sera jamais. Nous avons des relations normales avec plusieurs pays et nous participons aux réunions internationales</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a insisté sur le fait qu’aucune organisation ne peut déclarer un pays isolé, et que ces termes sont souvent utilisés par des médias pour faire de la désinformation. Il a ajouté que les commissions mixtes avec plusieurs pays se tiennent normalement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Abdoulaye Maïga a rappelé que la vision des dirigeants de l’AES est de faire de la Confédération une puissance régionale, capable de se défendre, de se développer, et de rayonner sur le continent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mamani Nassiré à Malikura Taasira 3 : « les élections ne sont pas une priorité aujourd’hui »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:31:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Les élections au Mali se préparent avec des changements importants. Découvrez les réformes nécessaires à la Charte de la Transition.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, était l’invité de l’émission Mali Kura Taasira. À cette occasion, il s’est exprimé sur les réformes politiques, administratives et institutionnelles engagées sous la Transition. Il a aussi abordé des sujets sensibles comme la révision de la Charte de la Transition et la dissolution des partis politiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre, la révision de la Charte était nécessaire, car le document ne reflétait plus la réalité actuelle du pays. Il a expliqué que depuis la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) et le départ du Mali de la CEDEAO, certains éléments de la Charte n’avaient plus leur place. Pour lui, il fallait adapter le texte à la nouvelle situation politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-charte-revisee-pour-renforcer-la-transition"><strong>Une charte révisée pour renforcer la Transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mamani Nassiré a précisé que cette révision répond aussi à une forte demande du peuple malien, exprimée notamment lors du Dialogue inter-Maliens en 2024. L’objectif est de donner aux autorités de la Transition les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs, notamment la pacification du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que la révision permet également de fixer la durée de la Transition à cinq ans, comme au Burkina Faso et au Niger. Cette période, selon lui, est indispensable pour ramener la sécurité sur tout le territoire avant d’envisager des élections.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-avant-elections"><strong>Sécurité avant élections</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre délégué a insisté sur le fait que « <em>les élections ne sont pas une priorité aujourd’hui</em><em> </em>». D’après lui, la situation sécuritaire reste préoccupante, avec des attaques terroristes fréquentes. Il estime qu’il y a une volonté délibérée de déstabiliser le pays, et que la priorité doit être de restaurer la paix et la stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’organisation d’élections, Mamani Nassiré a rassuré que les autorités n’hésiteront pas à les organiser dès que les conditions seront réunies. Mais pour le moment, la sécurité du pays reste le principal objectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dissolution-des-partis-politiques"><strong>Dissolution des partis politiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dissolution des partis politiques, Mamani Nassiré a expliqué que cela résulte de leur propre échec à respecter les recommandations des Assises nationales de refondation (ANR). L’une de ces recommandations était la réduction du nombre de partis politiques, mais les formations existantes n’ont pas coopéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre affirme que le gouvernement souhaitait une réforme consensuelle, mais face au blocage, il a fallu prendre une décision. Une nouvelle loi est en cours d’élaboration pour encadrer la création de futurs partis politiques, dans un cadre plus strict.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-vision-de-la-democratie"><strong>Une nouvelle vision de la démocratie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Mamani Nassiré, la démocratie ne doit pas se limiter aux partis politiques. Il a rappelé que les syndicats, les associations et la société civile jouent aussi un rôle important dans la vie démocratique. Il a indiqué que le Mali s’inspirera d’autres modèles dans le monde pour faire évoluer son système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi salué l’adoption de la nouvelle Constitution de juillet 2023, qu’il considère comme une avancée majeure. Parmi les nouveautés, il a cité l’interdiction de la transhumance politique, la valorisation des autorités traditionnelles, et l’usage des langues nationales comme langues officielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reorganisation-du-territoire-et-modernisation"><strong>Réorganisation du territoire et modernisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ministre est revenu sur la réorganisation territoriale. Le Mali compte désormais 19&nbsp;régions, 159&nbsp;cercles, 474&nbsp;arrondissements et 815&nbsp;communes. L’objectif est de mieux couvrir le territoire et de faciliter le développement local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également évoqué les efforts pour moderniser l’administration, notamment à travers la révision de la liste électorale, en lien avec la nouvelle carte administrative du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali  : dissolution des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 16:08:07 +0000</pubDate>
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<p>Le 13 mai 2025 marque la dissolution des partis politiques au Mali, une décision historique de la transition malienne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En adoptant ce 13 mai 2025 un décret de dissolution des partis politiques, le président de la Transition malienne Assimi Goïta scelle la fin d’une ère politique ouverte depuis le renouveau démocratique de 1991. Une décision historique qui, selon Bamako, répond à une exigence du peuple souverain et s’inscrit dans la dynamique de refondation nationale engagée depuis 2021.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait eu la suspension. Il y a désormais la dissolution. Le Mali, à l’instar du Burkina Faso et du Niger, enterre définitivement son multipartisme dans sa forme actuelle. L’annonce est tombée ce mardi soir sur les antennes de la télévision nationale : le décret présidentiel abroge non seulement la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, mais interdit également toute activité à caractère politique menée par les structures dissoutes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-qui-s-inspire-des-voisins-saheliens"><strong>Une rupture qui s’inspire des voisins sahéliens</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision fait écho aux mesures similaires déjà prises à Ouagadougou et Niamey, où les transitions ont suspendu les partis pour l’unité nationale et la guerre contre le terrorisme. Comme ses alliés sahéliens, Bamako entend rompre avec les divisions partisanes qui, selon le gouvernement, ont paralysé l’État, alimenté les crises et freiné les réformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret lu par Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, est sans appel : interdiction de toute réunion, de toute activité, de toute tentative de reconstitution des partis ou de leurs démembrements. Ceux qui enfreindraient cette mesure risquent des poursuites judiciaires. Le texte précise également que le décret du 7 mai suspendant les partis est désormais caduc, remplacé par une interdiction pure et simple.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-annoncee-par-les-assises-et-les-concertations"><strong>Une décision annoncée par les Assises et les Concertations</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il s’en étonner ? Depuis les Assises nationales de la refondation en décembre 2021, le sujet était sur la table. La classe politique, jugée inefficace, corrompue et déconnectée des réalités du peuple, avait été désignée comme l’un des obstacles majeurs à la refondation du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concertations des forces vives d’avril 2025 ont confirmé cette orientation en réclamant à une large majorité la dissolution des partis politiques, accusés d’avoir failli à leur mission depuis trois décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le Conseil national de Transition (CNT) avait déjà acté, hier lundi 12 mai, l’abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition, ouvrant la voie à la mesure radicale prise ce mardi, après la promulgation de l’aborgation par le président de la transition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-aux-manoeuvres-de-destabilisation"><strong>Une réponse aux manœuvres de déstabilisation ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs semaines, une coalition de partis regroupés au sein de l’IPAC (Initiative des partis politiques pour la Constitution) multipliait les actions contre la transition : meetings avortés, dénonciations virulentes, appels à la mobilisation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le viseur du gouvernement, des tractations à l’étranger, notamment à Alger, alors même que les relations diplomatiques entre Bamako et Alger traversaient une période de vives tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces agitations ne sont qu’une tentative désespérée d’un système politique à bout de souffle, inquiet face à l’audit annoncé des financements publics des partis et de l’opposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouveau-modele-politique-sahelien"><strong>Vers un nouveau modèle politique sahélien ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier Mali-Mètre publié par la Fondation Friedrich Ebert est venu conforter les autorités dans leur démarche. Selon cette enquête, 9 Maliens sur 10 approuvent la gestion de la transition, et plus de 72 % déclarent faire confiance à Assimi Goïta. Des chiffres qui, selon les partisans de la transition, témoignent du soutien populaire à la refondation en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif assure que cette dissolution n’est pas une fin en soi, mais une étape vers la construction d’un nouveau cadre politique, mieux régulé, plus représentatif et débarrassé des pratiques politiciennes qui ont miné le Mali depuis trois décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision consacre une orientation commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), où les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent poser les bases d’un nouveau modèle politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un modèle défiant les standards démocratiques classiques, souvent jugés inadaptés aux réalités sahéliennes, et misant sur l’unité nationale, la souveraineté et la gouvernance de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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