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	<title>Archives des diplomatie coutumière &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des diplomatie coutumière &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Prévention et gestion des conflits : Les Maliens optent pour les mécanismes endogènes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 08:31:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les enjeux de la prévention et gestion des conflits à travers la charte pour la paix de  juillet 2025.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le mardi&nbsp;22&nbsp;juillet 2025 eut lieu la cérémonie officielle de remise de la charte pour la paix et la réconciliation nationale au Président de la transition. Le Général d’armée Assimi Goïta a reçu le document des mains de l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, président de la commission de rédaction. Une cérémonie qui marque un tournant décisif dans l’instauration de la paix et de la réconciliation nationale dans le pays.</em></strong></p>



<p>Rédigée par près d’une cinquantaine d’experts, la charte est composée de 106&nbsp;articles répartis en 16&nbsp;titres et 39&nbsp;chapitres. Son élaboration résulte d’une initiative du Président de la Transition caractérisée par sa souveraineté et son inclusivité.&nbsp;</p>



<p>Élaborée dans un esprit de concertation et d’inclusivité, elle couvre les dimensions essentielles du développement économique, social, culturel et institutionnel du pays. En d’autres termes, elle est l’aboutissement de vastes consultations nationales impliquant tous les segments de la société malienne. En optant pour cette charte, le Mali tourne définitivement la page de l’ingérence trouble de l’extérieur dans la gestion de ses conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mecanismes-endogenes-priorises"><strong>Les mécanismes endogènes priorisés</strong></h2>



<p>Avec ce document, le Mali envisage de bâtir une paix durable fondée sur ses propres réalités culturelles et sociales. C’est une charte qui propose une refondation républicaine basée sur des mécanismes traditionnels de médiation, une justice transitionnelle et une cohésion nationale renforcée. Elle s’appuie sur les mécanismes endogènes de gestion des conflits, à savoir&nbsp;: les activités culturelles et sportives entre autres.&nbsp;</p>



<p>Ces cadres constituent des forums d’échanges, de partage et de communion avec la participation des communicateurs et légitimités traditionnels. Deux des articles du document sont relatifs aux principes de l’éducation civique et morale rattachée à notre culture. Des principes qui devront amener les Maliens à adopter des attitudes positives pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale. En plus, la diplomatie coutumière, basée sur nos croyances, nos religions et nos traditions, est prise en compte.&nbsp;</p>



<p>En recevant la charte, le chef de l’État a indiqué qu’elle est le fruit d’un dialogue national inclusif, souverain et exempt de toute ingérence extérieure. « <em>L’accord d’Alger de 2015 a été un accord où tout le monde s’est mêlé de nos affaires. On aurait dit que le Mali appartenait à tous, sauf aux Maliens »,&nbsp;</em>a déclaré le Président de la transition.<strong><em>&nbsp;</em></strong>Le<strong><em>&nbsp;</em></strong>Général d’armée Assimi Goïta a prôné des solutions maliennes aux problèmes maliens, avertissant en ces termes&nbsp;:<strong><em>&nbsp;</em></strong><em>« Nous ne laisserons plus personne écraser le pays ».<strong>&nbsp;</strong></em>Le Chef de l’État a poursuivi en soutenant qu’il ne s’agit pas simplement d’un texte symbolique, mais d’une véritable feuille de route pour la refondation d’un Mali fort, uni et stable.&nbsp;</p>



<p>A la même période où la charte lui a été remise, le gouvernement est en train de finaliser la mise en place d’un outil institutionnel de promotion de la paix et de l’unité nationale. Il s’agit du centre pour la promotion de la paix et de l’unité nationale au Mali (CPU-Mali).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cpu-mali-un-formidable-outil-pour-la-paix-et-la-reconciliation-nbsp"><strong>Le CPU-Mali, un formidable outil pour la paix et la réconciliation&nbsp;</strong></h2>



<p>Créé par l’ordonnance n°&nbsp;2024-002/PT-RM du 23&nbsp;février 2024 et organisé par le décret&nbsp;2024 -0118/PT-RM du 11&nbsp;mars 2024 fixe son organisation, le CPU-Mali est une réponse à la paix et à l’unité nationale tant recherchée par le peuple malien. Il a pour missions principales de contribuer à la cohésion sociale, promouvoir le dialogue et l’unité nationale, et soutenir les initiatives de paix et de développement durable au Mali.&nbsp;</p>



<p>Le CPU-Mali est né à la suite d’une proposition du ministre de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, lors de la session du Conseil des ministres du mercredi&nbsp;14&nbsp;février 2024. D’après la proposition du Général de corps d’armée Ismaël Wagué<em>, « Tout est parti d’un constat lié</em>&nbsp;<em>aux graves crises, notamment les rébellions, les violences politiques et les conflits inter ou intra-communautaires qui ont créé chez le citoyen en général et les victimes en particulier, un énorme besoin de justice et de réparation, de fixer ces faits dans la mémoire collective nationale et internationale et d’obtenir de l’État une garantie de leur non-répétition ».&nbsp;</em></p>



<p>Dans le communiqué issu de cette session du conseil des ministres, il est dit&nbsp;: « <em>En vue de préserver la mémoire historique des périodes de violence et de répression, des initiatives éducatives indispensables ont été envisagées pour permettre d’établir une mémoire publique qui sert de bastion contre le déni et la récidive. Dans cette perspective, le gouvernement dit avoir opté pour la justice transitionnelle pour établir la paix, construire le tissu social en vue d’un meilleur vivre ensemble et d’aboutir à la réconciliation nationale ».</em></p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Général Assimi Goïta : « Après tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, […] l’heure est venue de panser les plaies »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 14:08:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Retour sur la cérémonie de la charte nationale pour la paix au Mali, un moment décisif pour la souveraineté du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali tourne une page de son histoire en posant les fondations d’une paix souveraine et endogène, incarnée par la remise au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta d’une Charte nationale pensée par les Maliens, pour les Maliens.</em></strong></p>



<p>C’est un moment charnière, à la fois symbolique et politique, que le Mali vient de vivre. Le 22 juillet 2025, au Centre international de conférences de Bamako, un document inédit a été remis au président de la Transition, le général Assimi Goïta. Ce texte, fruit d’un patient processus national, tourne une page douloureuse et en ouvre une nouvelle, souveraine. Pour la première fois depuis des décennies, le pays affirme haut et fort : la paix se construira chez nous, par nous, pour nous.</p>



<p>« <em>Après tant de soubresauts, d’incertitudes et de ressentiments, à la suite ou à l’occasion des situations de crises ou de conflits, l’heure est venue de panser les plaies, d’écouter les voix longtemps tues et d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices</em> ». C’est par ces mots que le président de la transition a entamé son discours après avoir reçu le projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation des mains de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, président de la commission créée pour la rédaction de cette charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lente-gestation-enracinee-dans-l-ecoute"><strong>Une lente gestation, enracinée dans l’écoute</strong></h2>



<p>La Charte nationale pour la paix et la réconciliation n’est pas née d’un décret improvisé ni d’un compromis diplomatique. Elle est le couronnement d’un cheminement collectif, amorcé bien avant l’atelier de restitution de juillet. Il faut remonter aux Assises nationales de la refondation, organisées entre 2021 et 2022, où furent formulées plus de 500 recommandations. Parmi elles, celle d’une refondation contractuelle entre le peuple et l’État.</p>



<p>C’est ce fil rouge que la Transition a su tenir, sans relâche. Après la décision hautement politique de rompre avec l’Accord d’Alger, un texte jugé obsolète et instrumentalisé, les autorités ont lancé un Dialogue inter-malien, sans intermédiaire étranger, du jamais-vu dans l’histoire politique récente du pays. C’est en quintessence ce que le président Goïta a voulu faire ressortir en évoquant les complots ourdis contre le Mali : « <em>Victime de manœuvres géopolitiques habilement orchestrées, notre État avait été affaibli à dessein et son intégrité territoriale sérieusement ébranlée par des velléités séparatistes sur fond de terrorisme suscité et activement soutenu par des sponsors étrangers. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-malienne-de-la-paix"><strong>Une architecture malienne de la paix</strong></h2>



<p>Le 28 juin 2024, un décret présidentiel donne naissance à la Commission de rédaction. À sa tête : Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre, figure respectée et homme d’équilibre. Entouré d’une cinquantaine d’experts, il avait pour mission d’écrire un texte fondé sur l’héritage malien, pas sur des modèles importés. « <em>En démontrant ainsi son attachement à ses origines profondes comme bouclier et en développant la pleine conscience de son unité, le peuple malien entend désormais s’illustrer dans la résolution de ses crises et conflits à travers des mécanismes endogènes. </em>», a déclaré le président de la transition dans son allocution.&nbsp;</p>



<p>De février à avril 2025, la Commission sillonne le pays. Elle écoute : chefferies traditionnelles, confessions religieuses, chasseurs dozos, diaspora, syndicats, jeunes déplacés, tous ont voix au chapitre. Et ce n’est pas une posture. À Mopti, Adama Coulibaly, déplacé depuis 2021, déclarait : « <em>On nous a oubliés pendant des années. Cette charte doit reconnaître nos souffrances. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-texte-pacte-entre-tradition-et-modernite"><strong>Un texte-pacte, entre tradition et modernité</strong></h2>



<p>Le document final, fort de 105 articles, 39 chapitres et 16 titres, est un texte charpenté, complet, mais aussi poétiquement ancré dans l’âme malienne. Le préambule évoque l’« <em>humanitude</em> », le pardon, la citoyenneté, le dialogue, l’honneur. L’article 9, long et dense, s’appuie sur les mécanismes endogènes de médiation et de résolution des conflits — une signature culturelle unique en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>La Charte rompt avec le juridisme aride. Elle parle aux cœurs. Ce document prévoit des journées nationales du pardon, des forums culturels pour recréer du lien, elle reconnaît l’importance des femmes, des jeunes, et des personnes vivant avec un handicap dans la prévention des crises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-parole-presidentielle-a-la-hauteur-du-moment"><strong>Une parole présidentielle à la hauteur du moment</strong></h2>



<p>Lors de la cérémonie de remise, le général d’armée Assimi Goïta a trouvé les mots justes. Il n’a pas célébré une victoire institutionnelle, mais une étape dans la guérison d’un peuple. « <em>En recevant le Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, je demeure convaincu que l’espoir est largement permis pour l’accomplissement du rêve collectif des Maliens de bâtir un avenir de paix, de réconciliation et de cohésion sociale&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>À ses côtés, le Premier ministre Abdoulaye Maïga, artisan discret, mais déterminé du processus, a insisté sur la cohérence de l’action gouvernementale depuis 2021. Du diagnostic profond posé par les Assises à la formulation politique du Dialogue, puis à la rédaction de la Charte, c’est une refondation organique qui est à l’œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-geopolitique-reecrite-depuis-bamako"><strong>Une géopolitique réécrite depuis Bamako</strong></h2>



<p>Cette Charte n’est pas qu’un outil juridique. Elle est une déclaration de souveraineté. « <em>La Charte pour la paix et la réconciliation nationale</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>restaurera la souveraineté du Mali sur ses initiatives de résolution de crises ou de conflits»,</em>a déclaré le président Goïta. En quittant la CEDEAO, en rompant avec Alger, en se tournant vers ses partenaires stratégiques, le Mali pose les jalons d’une nouvelle matrice régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p>Dans ce contexte, le texte est autant un contrat social qu’un manifeste géopolitique. Il refuse l’extraversion juridique, rejette les médiations biaisées, et privilégie la responsabilité locale. Une ambition continentale, en somme. « <em>Ce document est une réponse malienne aux défis maliens. </em>», déclarait Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission, le 20 juillet 2025, lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de l’atelier de restitution du projet de la Charte pour la paix, la réconciliation et la cohésion nationale, présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga.&nbsp;</p>



<p>Dans un continent souvent otage des injonctions extérieures, le Mali tente l’impossible : se réconcilier sans se renier. La Charte nationale pour la paix et la réconciliation n’est ni parfaite ni magique, mais elle a une qualité rare, elle est authentique. Au Mali, on ne signe plus des traités à l’encre diplomatique. On rédige, à la lumière de la tradition, des pactes populaires. « <em>Nous avons démontré que nous sommes capables de transcender nos divergences pour sauver l’essentiel qui est notre patrie commune.</em> », a indiqué le président de la transition avant de conclure son allocution et lever la séance.&nbsp;</p>



<p><strong><em>(Correspondance particulière)</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Charte pour la paix : Là où les anciens parlent, les armes se taisent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 09:59:07 +0000</pubDate>
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<p>La Charte pour la paix au Mali marque une nouvelle ère. Un texte rédigé par des Maliens pour des Maliens, pour l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Mali, c’est un jour pas comme les autres, le général Assimi Goïta, président de la transition, a reçu, ce 22 juillet 2025, le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation. Fruit d’un vaste processus de consultation populaire, ce texte, rédigé par des Maliens pour des Maliens, marque un tournant dans la quête de souveraineté et de cohésion d’un pays longtemps fracturé. Entre ruptures assumées et enracinement endogène, cette Charte ouvrira une ère nouvelle.</em></strong></p>



<p>Il y a des dates qu’on n’oublie pas. Pas parce qu’un drapeau a flotté plus haut ni parce qu’un traité a été signé sous les ors d’un palais étranger. Non. Mais parce qu’un pays, tout entier, s’est regardé dans le miroir de ses blessures et s’est dit : «<em> plus jamais ça </em>». Le 22&nbsp;juillet 2025, au centre international de conférence de Bamako (CICB), le général Assimi Goïta recevra ce que le Mali n’avait encore jamais osé écrire de lui-même : une Charte nationale pour la paix et la réconciliation, pensée par les Maliens, pour les Maliens.</p>



<p>Pas d’euphorie. Pas de triomphalisme. Juste le sentiment, contenu, mais profond, d’avoir repris la main sur l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-des-doleances-le-mali-des-silences"><strong>Le Mali des doléances, le Mali des silences</strong></h2>



<p>Ce texte, fruit de plus d’un an de consultations nationales, a une odeur de terre rouge et de sueur sèche. Celle d’Adama Coulibaly, déplacé depuis 2021 dans les faubourgs de Mopti, qui dit d’un ton calme : « <em>On nous a oubliés. Cette Charte, c’est peut-être ce qui va nous ramener chez nous.</em> » Ou encore d’Aminata Diallo, veuve de guerre, à Ségou, qui ne réclame ni statues ni médailles : «<em> Nous n’attendons plus des promesses. Nous attendons des actes. </em>»</p>



<p>La Commission, dirigée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, a écouté. Elle a noté. Elle a rassemblé. Chefferies traditionnelles, imams, enseignants, chasseurs dozos, syndicalistes, étudiants, exilés et jeunes diplômés sans avenir… Tous ont été entendus. Et c’est ce mélange de témoignages bruts, de blessures ouvertes, mais aussi d’espoirs simples, qui irrigue les 106&nbsp;articles de la Charte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-texte-a-la-fois-solennel-et-vivant"><strong>Un texte à la fois solennel et vivant</strong></h2>



<p>Ce n’est pas un copier-coller d’accords passés. Ni un artifice juridique. C’est un corps vivant. Un socle moral. Un miroir tendu à un pays qui a trop longtemps attendu que la paix vienne d’ailleurs.</p>



<p>Car l’esprit de la Charte est clair : il s’agit de substituer au silence des armes, la parole des anciens. À la tutelle extérieure, la responsabilité intérieure. À l’Accord d’Alger, enterré en janvier 2024, une alternative ancrée dans le réel.</p>



<p>La paix sans Paris. La réconciliation sans Alger. Pourtant, Algérie propose sa médiation au Mali dans sa quête de paix durable, mais certaines conditions propres à elle. C’est le chemin de la souveraineté, dans sa version la plus concrète que le Mali d’amorcer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-goita-le-pari-du-temps-long"><strong>Goïta, le pari du temps long</strong></h2>



<p>Sur ce terrain glissant, Assimi Goïta n’a pas opté pour la précipitation. Il aurait pu faire comme tant d’autres. Geler les conflits. Se contenter d’annonces. Il a préféré construire. Brique par brique. Consultations après dialogues.</p>



<p>Ceux qui l’accusent d’avoir tourné le dos à la communauté internationale oublient que cette Charte est aussi une réponse à l’instrumentalisation de la paix. À la paix contre le chantage,  sous condition. À la paix dictée. Ce document est une réponse malienne aux défis maliens.  C’est Ousmane Issoufi Maïga qui le dit, et son phrasé lent, presque paternal, n’a rien d’anodin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-papier-a-la-realite-nbsp-l-enjeu-de-l-application"><strong>Du papier à la réalité&nbsp;: l’enjeu de l’application</strong></h2>



<p>Mais personne n’est dupe. Pas même ceux qui ont applaudi les différents processus d’élaboration du document. Car la paix ne se signe pas. Elle se construit, se mesure à la réintégration des déplacés, à la réhabilitation des écoles brûlées, à la réouverture des routes. Elle se lit dans les regards des enfants qui reviennent au village.</p>



<p>La Charte prévoit une éducation à la citoyenneté, la revalorisation des cultures locales, le retour des réfugiés, l’appui aux victimes, la diplomatie coutumière. Elle érige en valeur nationale la « parenté à plaisanterie », ce ciment invisible entre les peuples, bien plus efficace que mille séminaires onusiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-salutaire-avec-alger"><strong>Une rupture salutaire avec Alger</strong></h2>



<p>Car au fond, ce texte enterre définitivement l’accord de 2015. L’Accord d’Alger, signé sous la contrainte et dans la langue d’un autre, avait fini par ne plus parler à personne. Ni au nord meurtri ni au sud oublié. Il avait été vidé de sa substance. Pire, instrumentalisé.</p>



<p>Goïta a tourné la page. Non dans un élan de revanche, mais parce qu’il fallait écrire autre chose. Et l’écrire dans les langues du pays. En bambara, en songhaï, en tamasheq. En peul, en dogon, en arabe du fleuve.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-paix-reelle-ou-une-illusion-nouvelle"><strong>Vers une paix réelle ou une illusion nouvelle ?</strong></h2>



<p>Bien sûr, il faudra du temps. Des moyens. Du courage. Il faudra résister aux tentations de récupération. À la lassitude. Au cynisme ambiant. Car ce n’est pas un texte qui fait la paix. C’est l’usage qu’on en fait.</p>



<p>Mais pour une fois, le Mali a cessé d’attendre qu’on parle en son nom. Il a retrouvé sa voix. Et, avec elle, une part de sa dignité perdue.</p>



<p>Alors oui, ce 22&nbsp;juillet 2025 restera. Non pas comme la fin d’un conflit, mais comme le début d’un pari : celui d’un Mali réconcilié avec lui-même.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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