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	<title>Archives des diaspora &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des diaspora &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Villages sans jeunes : qui reste quand l’avenir part ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 07:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'exode rural n'est pas qu'une absence, c'est une nouvelle norme. Découvrez son effet sur les anciennes structures villageoises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Ils sont partis vers les villes, les mines d’or ou l’étranger. Dans les villages maliens, l’absence des jeunes n’est plus une parenthèse mais une nouvelle norme. Ce vide recompose en profondeur le pouvoir, le travail et la transmission, laissant aux femmes, aux anciens et aux enfants la charge de faire tenir un monde rural sous perfusion migratoire.</em></strong></p>



<p>D’après le rapport de l’ONU sur l’urbanisation mondiale, <em>World Urbanization Prospects</em>, publié le 18 novembre 2025, 81 % de la population mondiale vit en zone urbaine en 2025, contre 55 % dans le précédent rapport de 2018. Selon ces travaux, 45 % de la population mondiale réside dans de grands centres urbains, dont la majorité compte moins de 250 000 habitants, tandis que 36 % vit dans de plus petites villes. Les 19 % restants demeurent en milieu rural, souligne l’hebdomadaire britannique citant le rapport.</p>



<p>Les dynamiques de cette urbanisation varient fortement selon les régions du monde. En Asie, l’exode rural constitue le principal moteur, les populations quittant les campagnes pour poursuivre des études supérieures ou accéder à l’emploi. En Europe et en Amérique du Nord, la croissance des villes est surtout alimentée par la migration internationale. En Afrique subsaharienne, en revanche, l’augmentation de la population urbaine s’explique avant tout par un taux de natalité supérieur au taux de mortalité.</p>



<p>Quand les jeunes partent, le village ne meurt pas. Il se transforme. Il se recompose autour de ceux qui restent, de l’argent qui revient, et de liens désormais entretenus à distance. Au Mali, plus d’une personne sur deux vit encore en milieu rural, mais cette réalité statistique masque une mutation profonde : dans de nombreux villages, la jeunesse active a déserté l’espace local pour rejoindre Bamako, les sites d’orpaillage ou les routes de la migration régionale et transsaharienne. Ce qui était autrefois un passage saisonnier est devenu une structure sociale durable.</p>



<p>L’exode rural ne vide pas seulement les villages, il redéfinit le pouvoir, le travail et la mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qui-tient-encore"><strong>Qui tient encore ?</strong></h2>



<p>Dans les campagnes maliennes, ce sont d’abord les anciens qui restent. Ils détiennent la mémoire, incarnent l’autorité coutumière, arbitrent les conflits et gardent la parole collective. Mais leur pouvoir est désormais dissocié de la force de travail. « <em>Nous gardons les champs, mais nos forces sont parties </em>», nous résume un chef de village, dans la région de Dioïla.</p>



<p>À leurs côtés, les femmes tiennent l’essentiel. Elles assurent la production vivrière, l’éducation des enfants, le petit commerce, parfois même la gestion informelle du foncier et des récoltes. Dans des villages où les hommes de 18 à 35 ans sont absents une grande partie de l’année, l’organisation quotidienne est massivement féminisée, sans que cette réalité ne se traduise par une reconnaissance institutionnelle. Les femmes portent la survie économique, mais restent largement exclues des espaces formels de décision.</p>



<p>Les enfants, enfin, grandissent dans cet entre-deux. Ils apprennent très tôt que l’horizon ne se situe pas nécessairement là où ils sont nés. Le départ devient une norme avant même l’enracinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ceux-qui-travaillent-ne-sont-pas-forcement-ceux-qui-decident-nbsp"><strong>Ceux qui travaillent ne sont pas forcément ceux qui décident&nbsp;</strong></h2>



<p>Le pouvoir villageois ne se limite plus au chef et au conseil des anciens. Il circule désormais avec l’argent et la mobilité. Les transferts financiers des migrants – plusieurs centaines de milliards de francs CFA chaque année – ont profondément modifié les équilibres locaux. Celui qui finance un forage, une salle de classe, une mosquée ou une moto-pompe agricole exerce une influence décisive, même à distance.</p>



<p>Ainsi se met en place une gouvernance éclatée, où la décision se négocie entre tradition locale et contributions extérieures. Les jeunes partis continuent de peser sur les choix collectifs depuis Bamako, Abidjan ou plus loin encore. Le village devient un espace administré à plusieurs niveaux, où l’autorité symbolique reste sur place tandis que le pouvoir financier circule.</p>



<p>Le Mali demeure un pays majoritairement rural, mais ceux qui travaillent effectivement la terre ne sont plus ceux qui la travailleront demain. L’agriculture repose de plus en plus sur les femmes, les jeunes restés faute d’alternative, et les anciens encore valides. Les champs sont parfois abandonnés, parfois sous-exploités, parfois entretenus en attendant un retour hypothétique.</p>



<p>Le travail rural se fragmente : agriculture saisonnière, petits métiers informels, migration temporaire, projets financés par les remises. Cette diversification permet de survivre, mais fragilise la continuité productive. Le village ne produit plus seulement pour se nourrir : il produit pour rester connecté à ceux qui sont partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transmission-intergenerationnelle-serieusement-entamee-nbsp"><strong>La transmission intergénérationnelle sérieusement entamée&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, ce qui disparaît le plus lentement – mais le plus sûrement – ce sont les savoirs. La transmission intergénérationnelle, autrefois fondée sur la proximité quotidienne, se délite. Les initiations, les gestes agricoles, les récits fondateurs, l’apprentissage des métiers traditionnels se raréfient.</p>



<p>La mémoire n’est pas effacée, mais déplacée. Elle circule désormais par téléphone, messages vocaux, appels vidéo. Les anciens parlent à des jeunes absents. Les normes se négocient à distance. Le village se souvient sans toujours pouvoir transmettre pleinement.</p>



<p>Il ne s’agit pas de folklore perdu, mais d’une rupture intergénérationnelle silencieuse, aux conséquences durables sur l’identité rurale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-tensions-invisibles"><strong>Les tensions invisibles</strong></h2>



<p>L’exode rural n’est pas une success story unanime. Il génère des jalousies autour des envois d’argent, des soupçons à l’égard de ceux qui ne partent pas, une dévalorisation sociale des jeunes restés. Les femmes, souvent seules pendant de longues périodes, subissent contrôles et rumeurs. Le village, loin d’être apaisé, devient parfois un espace de tensions feutrées, où chacun dépend de quelqu’un qui n’est pas là.</p>



<p>Si les villages ne sont plus peuplés de jeunes, à qui appartiendra demain le monde rural malien ? À ceux qui restent sans pouvoir partir ? À ceux qui décident depuis ailleurs ?&nbsp;</p>



<p>Le véritable exode n’est peut-être pas celui des corps, mais celui de l’avenir. Tant que le village ne sera pensé que comme un lieu de départ – et non comme un espace d’opportunités, de droits et de projection – il continuera de se vider de sa jeunesse, tout en survivant grâce à elle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>65 ans d’indépendance : un Mali tourné vers la sécurité et le développement‎</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 23:09:11 +0000</pubDate>
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<p>Les 65 ans d'indépendance sont honorés par un discours sur la sécurité, la souveraineté, et l'héritage des pères fondateurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, président de l’Alliance des États du Sahel (AES), s’est adressé à la Nation, ce dimanche 21 septembre 2025. Dans son allocution, il a mis en avant la sécurité, la souveraineté, la résilience économique et les réformes sociales comme piliers de l’avenir du pays.</em></strong><em></em></p>



<p>Dès l’entame, il a rendu hommage aux pères fondateurs, notamment à Modibo Keïta et à ses compagnons de lutte. «&nbsp;<em>Les idéaux qu’ils ont toujours défendus et qui demeurent des réalités de notre temps continueront de nous servir de boussole</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p>La lutte contre le terrorisme et le renforcement de l’armée ont occupé une place centrale dans son message. Goïta a rappelé la mise en œuvre du plan Dougoukolo Ko et de l’opération&nbsp;<em>An Siguignogon</em>, qui ont permis de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la coopération avec les pays de l’AES. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de «&nbsp;<em>disposer d’une armée autonome, capable d’assurer la défense souveraine du territoire national et de protéger les intérêts fondamentaux du Mali</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resilience-economique-et-reformes"><strong>Résilience économique et réformes</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, le président a salué la capacité du pays à résister aux chocs sécuritaires et géopolitiques. «&nbsp;<em>Le Mali a poursuivi ses efforts dans le sens d’une gestion efficiente des finances publiques, avec une trajectoire de croissance positive de l’ordre de 6 % en 2025, contre un déficit budgétaire de moins de 2,7 % attendu</em>&nbsp;», a-t-il annoncé. La digitalisation des services publics a permis d’augmenter les recettes, tandis que de nouveaux investissements dans l’énergie, notamment avec des centrales solaires, visent à améliorer l’approvisionnement électrique.</p>



<p>Le président Goïta a salué l’adoption récente de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, présentée comme un «&nbsp;<em>document de référence qui fixe désormais le cap pour la résolution durable des conflits</em>&nbsp;». Il a également mis en avant les réformes dans la justice, qui visent à améliorer l’accès des citoyens et à renforcer la lutte contre la corruption et les litiges fonciers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sante-jeunesse-et-education"><strong>Santé, jeunesse et éducation</strong></h2>



<p>Le gouvernement prévoit de transformer les centres de santé de Bamako en hôpitaux de district et d’en construire de nouveaux dans plusieurs régions. Goïta a assuré qu’une attention particulière serait accordée à «&nbsp;<em>l’accessibilité des services de santé, au renforcement des capacités humaines et à la solidarité&nbsp;</em>». La jeunesse et la promotion de la femme sont aussi au cœur des réformes, avec la construction de centres de formation professionnelle et le développement d’universités régionales.‎</p>



<p>Déclarée année de la culture, 2025 a permis de valoriser le patrimoine national et de soutenir les acteurs culturels. Le président a aussi rappelé l’importance de la diaspora, soulignant que «&nbsp;<em>l’unité et la solidarité doivent rester le ciment qui lie les Maliens où qu’ils se trouvent&nbsp;</em>».</p>



<p>Enfin, le général Assimi Goïta a placé son message sous le signe de la paix et de l’unité, saluant l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. «&nbsp;<em>Ensemble, nous ferons le Mali Kura. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens</em>&nbsp;», a conclu le général d’armée Assimi Goïta dans une allocution empreinte de solennité et de détermination.</p>



<p><strong>‎Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : La détresse des jeunes migrants, errants à la recherche de survie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:51:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La détresse des migrants à Bamako révèle un quotidien cruel et invisible. Plongez dans leur lutte pour la survie.</p>
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<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, des jeunes hommes venus d’ailleurs errent sans but, hantés par la faim et la désillusion. Leur quotidien ? Rôder autour des mariages et autres cérémonies pour mendier de la nourriture, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas invités. Ces visages anonymes, souvent invisibles, révèlent une réalité déchirante qui ébranle la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Bamako, cœur économique du Mali, est devenue un refuge précaire pour des milliers de jeunes <a href="https://dtm.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1461/files/reports/MALI%20-%20Rapport%20annuel%20sur%20la%20migration%202022%20finale%20.pdf">migrants</a> originaires de pays voisins tels que le Burkina Faso, le Niger, le Togo ou encore la Côte d&rsquo;Ivoire. Promis à des lendemains meilleurs, ces adolescents et jeunes adultes se retrouvent piégés dans une spirale de précarité et d&rsquo;exploitation. Une enquête menée sur le terrain révèle leur lutte quotidienne pour survivre et l&rsquo;impact grandissant de ce phénomène sur la société malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reves-brises-et-la-quete-desesperee-de-subsistance"><strong>Les rêves brisés et la quête désespérée de subsistance</strong></h2>



<p>Dans un squat improvisé à Djicoroni Para, quartier de la commune IV de Bamako, Alidou Kinda, 22 ans, originaire du Burkina Faso, raconte son histoire avec amertume&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a dit qu’à Bamako, il y avait des usines qui recrutaient des apprentis mécaniciens. Je suis parti avec mes économies, mais ici, personne ne veut me donner du travail. J’ai tout perdu ».</em>&nbsp;Comme lui, des dizaines d’autres jeunes dorment à même le sol dans des écoles ou des bâtiments abandonnés, survivant grâce à des petits boulots informels ou de la générosité des habitants.</p>



<p>Ce qui frappe particulièrement, c’est leur présence récurrente aux abords des mariages, baptêmes et autres événements sociaux.&nbsp;<em>« Ils traînent là, espérant récupérer quelques restes de nourriture après les festins »</em>, témoigne Aminata Koné, habitante de Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako.&nbsp;<em>« Certains n’hésitent pas à s’approcher discrètement des tables dressées, même s’ils ne sont pas conviés&nbsp;».</em></p>



<p>Cette pratique, bien qu’humiliante, reflète l’étendue de leur détresse. Pour beaucoup, ces repas volés ou gracieusement donnés représentent leur unique source de subsistance.&nbsp;<em>« Ce n’est pas par choix, mais par nécessité »</em>, explique Abdoulaye Dillo, migrant nigérien âgé de 20 ans.&nbsp;<em>« Quand on a faim, on fait ce qu’il faut pour manger&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-causes-profondes-et-dynamiques-migratoires"><strong>Causes profondes et dynamiques migratoires</strong></h2>



<p>La migration intra-sahélienne vers Bamako trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels. Selon Dr. Fatoumata Traoré, professeur de sociologie au Lycée,&nbsp;<em>« la crise économique, les conflits armés et les effets dévastateurs du changement climatique poussent les jeunes à migrer&nbsp;».</em>&nbsp;Elle souligne également le rôle croissant des réseaux sociaux, où des&nbsp;<em>« recruteurs »</em>&nbsp;véreux promettent monts et merveilles contre des sommes modestes payées d’avance.</p>



<p>L’instabilité politique dans plusieurs pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger, aggrave encore la situation. Beaucoup traversent la frontière vers le Mali en quête de sécurité temporaire, ignorant que leur parcours sera semé d’embûches.</p>



<p>Selon un&nbsp;<a href="https://publications.iom.int/fr/system/files/pdf/mali_profile_2009.pdf">document</a>&nbsp;de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la moitié des migrants venant à Bamako proviennent principalement du Burkina Faso (23 %), du Ghana (13%), de la Guinée (10 %), du Bénin (9 %) et du Niger (8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consequences-urbaines-et-tensions-sociales"><strong>Conséquences urbaines et tensions sociales</strong></h2>



<p>L’afflux massif de jeunes migrants fragilise davantage une ville déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. À Niamana, les habitants déplorent non seulement la prolifération des squats, mais aussi l’augmentation des petits délits.&nbsp;<em>« Avant, on pouvait laisser nos enfants jouer dehors sans crainte. Maintenant, on a peur qu’ils soient approchés par des gangs ou des dealers »,</em>&nbsp;témoigne Aminata Koné, mère de famille.</p>



<p>Les autorités locales, quant à elles, semblent dépassées.&nbsp;<em>« Nous manquons cruellement de moyens pour gérer cette situation. Les services sociaux sont saturés, et la police ne peut intervenir efficacement partout »,</em>reconnaît un responsable municipal sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Mais au-delà des problèmes sécuritaires, ce sont les tensions sociales qui inquiètent le plus.&nbsp;<em>« Il y a un risque croissant de stigmatisation des migrants, surtout lorsque certains s’engagent dans des activités illégales »</em>, alerte Souleymane Kané, expert en migration et consultant auprès des ONG locales. Selon lui, cette stigmatisation pourrait exacerber les divisions communautaires si rien n’est fait rapidement.</p>



<p>«&nbsp;Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. La ville compte déjà plus de trois millions d&rsquo;habitants, dont une proportion significative vit sous le seuil de pauvreté. L&rsquo;afflux continu de migrants aggrave la pression sur nos infrastructures déjà insuffisantes&nbsp;», confirme un responsable de la Mairie de Kalaban-coro.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reseaux-criminels-et-exploitation"><strong>Réseaux criminels et exploitation</strong></h2>



<p>Derrière ce phénomène se cachent souvent des réseaux organisés qui exploitent la vulnérabilité des jeunes. Des intermédiaires opèrent depuis les villages frontaliers, promettant des emplois fictifs ou des conditions idéales. Une fois à Bamako, les migrants réalisent qu’ils ont été trompés. Certains finissent par intégrer ces mêmes réseaux, perpétuant ainsi un cycle infernal d’exploitation.</p>



<p><em>« Ces organisations prospèrent grâce à la corruption et à l’absence de régulation stricte des flux migratoires »</em>, analyse Dr. Malick Diarra, chercheur en criminologie. Il plaide cependant pour une collaboration accrue entre les États membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) afin de traquer ces réseaux criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-solutions-durables"><strong>Vers des solutions durables ?</strong></h2>



<p>Face à ce défi complexe, plusieurs pistes de réponse émergent.&nbsp;<em>« Il faut créer des centres d’accueil spécifiques où ces jeunes pourraient bénéficier d’un soutien psychologique et professionnel »,</em>&nbsp;propose Mariam Sangaré, coordinatrice d’une association locale œuvrant auprès des migrants.</p>



<p>Le dialogue inter-étatique est également crucial.&nbsp;<em>« Les gouvernements doivent harmoniser leurs politiques migratoires et investir dans le développement économique des zones rurales pour limiter l’exode rural »</em>, ajoute Dr. Traoré. De plus, sensibiliser les populations sur les dangers des migrations irrégulières reste indispensable.</p>



<p>Le gouvernement malien, conscient de son rôle à la fois comme terre de départ, de transit et de retour, adapte sa stratégie migratoire aux réalités actuelles. Entre avril et juin 2024, plus de 110 000 passages ont été enregistrés aux frontières, avec une majorité d’entrants motivés par la recherche d’emploi. De mars à avril 2025, 9 212 Maliens ont été rapatriés depuis la Libye, l’Algérie ou le Maroc, et 5 230 expulsés de la Mauritanie et d’Arabie saoudite. Parallèlement, le pays comptait fin 2023 quelque 354 739 déplacés internes. En réponse, Bamako révise sa Politique nationale de migration (PONAM) pour intégrer les enjeux sécuritaires, climatiques et sanitaires, tout en misant sur les transferts de la diaspora – estimés à&nbsp;<a href="https://fr.apanews.net/news/mali-la-diaspora-injecte-700-milliards-fcfa-dans-leconomie/">700 milliards FCFA en 2023</a>&nbsp;– comme levier de développement.</p>



<p>Ces jeunes migrants, égarés dans les ruelles de Bamako, portent sur leurs épaules le poids d’un système en déroute. Chaque morceau de pain récupéré lors d’un mariage symbolise à la fois leur résilience et leur désespoir. Si rien n’est fait rapidement, leur histoire deviendra celle d’une génération sacrifiée, condamnée à errer entre mirages et réalités brisées.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Croissance en recul, intégration en question : la CEDEAO sous pression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Explorez comment la croissance ouest-africaine est impactée par des tensions douanières et des fragilités économiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que la croissance ouest-africaine marque un léger recul, la CEDEAO fait face à un contexte géopolitique inédit. Entre rupture sahélienne, tensions douanières et fragilités macroéconomiques, le projet d’intégration régionale vacille. La BIDC, elle, tente de maintenir le cap.</em></strong><em></em></p>



<p>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se trouve à nouveau confrontée à ses lignes de fracture. Alors que la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) prévoit une croissance régionale de 5,0 % en 2025 – en léger recul par rapport aux 5,1 % enregistrés en 2024 – les fissures politiques et les tensions commerciales continuent de peser lourdement sur les ambitions d’intégration régionale.</p>



<p>Ce ralentissement, apparemment marginal, masque en réalité une série de chocs exogènes et endogènes. «&nbsp;<em>Nous pensons que la sous-région aurait pu réaliser de meilleures performances&nbsp;</em>», reconnaît Joseph Asenso, responsable de la recherche macroéconomique à la BIDC. En cause : l’intensification des barrières commerciales, conséquence directe de la guerre tarifaire entre les États-Unis et leurs partenaires, mais surtout, le départ fracassant du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rupture-sahelienne-complique-la-donne"><strong>La rupture sahélienne complique la donne</strong></h2>



<p>Ces trois États, dirigés par des régimes militaires depuis 2020, ont formé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), actant leur retrait de la CEDEAO et imposant de nouvelles taxes sur les produits en provenance de l’espace communautaire. Une décision à fort impact économique. Selon la BIDC, si la CEDEAO répliquait conformément à ses règles de réciprocité, le commerce intrarégional déjà affaibli risquerait une contraction brutale.</p>



<p>Ce climat de tension s’accompagne d’une pression accrue sur les envois de fonds, notamment depuis les États-Unis, où les hausses de taxes sur les transferts pourraient réduire sensiblement les flux vers l’Afrique de l’Ouest. Un coup dur pour plusieurs économies fortement dépendantes de la diaspora.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-vulnerabilites-structurelles-persistantes"><strong>Des vulnérabilités structurelles persistantes</strong></h2>



<p>À ces incertitudes politiques s’ajoute une réalité macroéconomique contraignante : dette publique en hausse (60,1 % du PIB), inflation persistante (24,1 % en moyenne), devises volatiles, et un coût de financement en nette augmentation. Pour les États membres comme pour les entreprises, accéder au crédit reste un défi majeur.</p>



<p>Face à ce contexte, la BIDC poursuit son rôle de catalyseur. En 2024, l’institution a évalué 21 projets pour un montant de plus de 933 millions de dollars et approuvé pour plus de 645 millions de dollars d’investissements. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’industrie et du développement rural restent prioritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-integration-au-ralenti"><strong>Une intégration au ralenti</strong></h2>



<p>Malgré ces efforts, la dynamique d’intégration sous-régionale marque le pas. La crise sahélienne, combinée à un environnement commercial instable et à une dépendance persistante aux capitaux extérieurs, met en lumière les fragilités de la construction communautaire.</p>



<p>Alors que certains rêvent encore d’une monnaie unique et d’un marché commun robuste, la réalité géopolitique impose une pause. Reste à savoir si la CEDEAO saura transformer ces défis en opportunités ou si elle devra, une fois de plus, revoir ses ambitions à la baisse.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Abdoul Aziz Aguissa, le gardien des deniers publics nommé Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 09:22:11 +0000</pubDate>
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<p>Le 16 mai 2025, Abdoul Aziz Aguissa est nommé Vérificateur général, un choix pour une gestion plus responsable des ressources publiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta, a nommé ce 16 mai 2025 Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général. Reconnu pour sa rigueur administrative et son engagement pour la bonne gouvernance, l’ancien Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général hérite d’une mission clé : contrôler de manière impartiale et efficace la gestion des ressources publiques à tous les niveaux de l’État. Une nomination perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance plus responsable et d’une lutte accrue contre la corruption.</em></strong><br>Dans un Mali où l’opinion publique, lasse des promesses sans lendemain, scrute le moindre signe d’un changement réel dans la gestion des affaires publiques, la nomination du nouveau Vérificateur général n’a rien d’un détail administratif. C’est pourtant sans tambour ni trompette que le général Assimi Goïta, fidèle à sa méthode du coup de plume discret, a signé ce 16 mai 2025 le décret n°2025-0344/PT-RM. Le texte fait d’Abdoul Aziz Aguissa, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, le nouvel arbitre des finances publiques maliennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-technicien-au-profil-cisele-pour-l-exercice"><strong>Un technicien au profil ciselé pour l’exercice</strong></h3>



<p>L’homme n’est pas une figure politique, ni une star médiatique. Et pourtant, dans les arcanes de l’administration, il est réputé pour ce que Bamako, en quête d’hommes neufs, présente comme les qualités cardinales du moment : rigueur, indépendance d’esprit et fidélité aux principes de bonne gouvernance. Abdoul Aziz Aguissa a fait ses armes en coulisses, à un poste stratégique : celui de Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général. Un poste où il a appris les codes, maîtrisé les dossiers, et, surtout, observé les limites d’une institution souvent accusée de produire plus de rapports que de résultats.</p>



<p>Décoré au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali, Aguissa n’a pourtant rien d’un bureaucrate coupé du terrain. Son engagement à faire du contrôle des finances publiques un levier de la moralisation de la vie publique est connu des initiés, même si, jusqu’ici, il opérait dans l’ombre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-a-haut-risque-sous-le-regard-d-un-pays-desabuse"><strong>Une mission à haut risque, sous le regard d’un pays désabusé</strong></h3>



<p>Désormais, le voici propulsé en première ligne. Le décret est clair : il devra veiller, sans concession ni favoritisme, à contrôler la gestion des ressources de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, et plus généralement de toute entité bénéficiant de fonds publics. Autant dire que le champ d’action est vaste, les tentations nombreuses, et les résistances prévisibles.</p>



<p>Il succède à Samba Alhamdou Baby, dont le mandat a marqué les esprits. En annulant à la fois la nomination de 2018 et l’intérim décrété en avril 2025, Assimi Goïta tourne une page et en ouvre une autre, plus attendue, celle de la refondation en cours.</p>



<p>En confiant cette mission à un profil technique, loin des écuries politiques ou des réseaux d’influence, le chef de la Transition tente de rassurer une population exaspérée par l’impunité des puissants. La corruption, fléau endémique du Mali post-démocratique, a survécu à toutes les alternances et à tous les régimes. Faire de la lutte contre ce cancer une priorité est devenu un refrain que les Maliens connaissent par cœur. Ce qu’ils attendent aujourd’hui, c’est du concret.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-attend-le-signal-du-passage-a-l-acte"><strong>Le Mali attend le signal du passage à l’acte</strong></h3>



<p>En attendant, Bamako bruisse de commentaires. Certains saluent une décision courageuse et symbolique, d’autres y voient une manœuvre cosmétique de plus. Une certitude cependant : en choisissant un homme discret mais déterminé, Assimi Goïta place le Bureau du Vérificateur général sous les projecteurs d’un peuple qui, plus que jamais, exige des actes.</p>



<p>Rigueur, intégrité, indépendance : trois mots que le nouveau Vérificateur général devra désormais incarner. Pour que, peut-être, le Mali prenne enfin rendez-vous avec une gouvernance à la hauteur de ses ambitions. Le compte à rebours est lancé.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Tounkan Blon » : une nouvelle initiative pour mieux accompagner les Maliens de l’extérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Tounkan Blon », qui signifie « vestibule de la migration », vise à créer un espace où les préoccupations des ressortissants maliens à l’étranger seront recensées et analysées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher,  a annoncé le lancement de l’initiative « Tounkan Blon », une plateforme virtuelle dédiée aux enjeux migratoires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’État pour renforcer la protection et la mobilisation de ses ressortissants établis à l’étranger.</em></strong></p>



<p>Avec plusieurs millions de Maliens répartis à travers le monde, la diaspora joue un rôle essentiel dans l’économie nationale. Ses transferts financiers et ses investissements constituent une ressource précieuse pour le développement du pays. Toutefois, elle est confrontée à de nombreux défis, notamment la migration irrégulière, l’intégration dans les pays d’accueil et l’accès aux services consulaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Engagement en faveur de la diaspora</strong></h3>



<p>Conscient de ces difficultés, le gouvernement malien a fait de la gestion des questions migratoires une priorité. La lettre de cadrage du Président de la Transition met d’ailleurs un accent particulier sur la protection des Maliens de l’extérieur. C’est dans cette dynamique que le ministre en charge de la diaspora a officiellement lancé « <em>Tounkan Blon</em> », une plateforme d’échange interactive qui servira de cadre de dialogue entre les autorités et les Maliens établis à l’étranger.</p>



<p>Le nom « <em>Tounkan Blon</em> », qui signifie « <em>vestibule de la migration</em> », illustre bien son ambition. Il s’agit de créer un espace où les préoccupations des ressortissants maliens à l’étranger seront recensées et analysées. Grâce à des rencontres virtuelles trimestrielles organisées en collaboration avec les missions diplomatiques et les postes consulaires, la plateforme permettra d’échanger sur les défis rencontrés et d’exposer les actions mises en œuvre par l’État pour y répondre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une avancée majeure dans la politique migratoire du Mali</strong></h3>



<p>Le lancement de « <em>Tounkan Blon</em> » marque une avancée significative dans la politique migratoire du Mali. En établissant un dialogue direct et régulier avec la diaspora, cette initiative vise à renforcer l’inclusion des Maliens de l’extérieur dans les stratégies de développement national.</p>



<p>Au-delà d’un simple cadre d’échange, cette plateforme traduit la volonté du gouvernement de maintenir un lien fort avec ses citoyens à l’étranger. Elle ambitionne également de faciliter une migration plus sûre et mieux encadrée, tout en améliorant la prise en charge des préoccupations des expatriés maliens.</p>



<p>En intégrant la diaspora dans les politiques publiques et en lui offrant un espace d’expression, « <em>Tounkan Blon</em> » pourrait devenir un levier clé pour une gestion plus inclusive et proactive de la migration. Cette initiative, qui s’aligne sur les réformes en cours, témoigne de la détermination des autorités à renforcer l’accompagnement des Maliens établis à l’étranger et à valoriser leur contribution au développement du pays.</p>



<p>Avec « <em>Tounkan Blon</em> », le Mali pose ainsi les bases d’une nouvelle dynamique migratoire, où dialogue, protection et mobilisation de la diaspora deviennent des piliers stratégiques.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Badje Niangadou, vice-président du Haut Conseil des Maliens en Côte d’Ivoire : « Le Mali avance dans la bonne direction »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 07:43:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans cette interview, Badje Niangadou, vice-président du Haut Conseil des Maliens en Côte d’Ivoire,  met en avant les réformes économiques et institutionnelles, l'importance de la diaspora et les opportunités offertes par des initiatives comme l’AES et le nouveau code minier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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        <p class="has-text-align-center"
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Diaspora malienne : assurer une meilleure représentativité pour accroitre leur apport</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 15:08:53 +0000</pubDate>
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<p>Moussa Mara est expert-comptable, homme politique, ancien Premier ministre du Mali. Dans cette tribune, l’écrivain Mara invite à assurer une meilleure représentativité des Maliens de l’extérieur pour accroitre leur apport au pays</p>
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<p><strong>Moussa Mara est expert-comptable, homme politique, ancien Premier ministre du Mali. Dans cette tribune, l’écrivain Mara invite à assurer une meilleure représentativité des Maliens de l’extérieur pour accroitre leur apport au pays.</strong></p>



<p>Les Maliens de l’extérieur représentent plusieurs millions de personnes et apportent au pays des <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/15/les-transferts-de-fonds-des-maliens-expatries-augmentent-avec-la-crise_6022955_3212.html#:~:text=Selon%20la%20Banque%20mondiale%2C%20le,2017%2C%20soit%206%2C7%20%25" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moyens indispensables</a> à la survie de millions d’autres compatriotes vivant sur le sol national. À ce titre, ils sont indispensables à la stabilité et à la prospérité de notre pays. Ils pourraient être d’un apport encore plus important si l’État exploite au mieux toutes les opportunités qu’ils offrent.</p>



<p>Cela passe par l’amélioration de leur système de représentation vis-à-vis des <a href="http://maliens-exterieur.gouv.ml/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autorités maliennes</a>, mais également vis-à-vis des autorités des pays d’accueil. Le dispositif actuel reposant sur les conseils de base et le Haut conseil des Maliens de l’étranger s’est progressivement sclérosé au point de susciter, presque partout, des contestations extérieures et au sein de ces structures. Il s’est également affaibli par une politisation importante finissant par discréditer profondément ses responsables. Il a besoin d’être renouvelé et amélioré de manière approfondie. Les échauffourées et procédures judiciaires qui ont accompagné l’organisation des dernières assemblées générales du <a href="https://www.tama365.org/contacts-importants/haut-conseil-des-maliens-de-lexterieur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haut conseil des Maliens de l’extérieur</a> illustrent le niveau de défaillance de ce système et l’urgence de le réformer !</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="jalons-des-reformes"><strong>Jalons des réformes</strong></h3>



<p>Le Gouvernement de transition a posé les jalons des réformes à travers la définition du statut de Malien de l’extérieur et de retour d’émigration. Cela permettra de fixer définitivement qui peut mériter ce titre et qui peut également représenter nos compatriotes de l’extérieur. Le second niveau de réforme devra porter sur leur représentation. C’est à ce titre que le Gouvernement envisage de créer une nouvelle organisation des Maliens de l’extérieur.</p>



<p>Une autre option de réforme est possible et sans doute souhaitable. Elle se basera sur des changements à tous les niveaux de représentation. Elle se traduira par un dispositif de représentation dans les pays d’accueil et un autre dispositif au niveau central. Elle pourra également comporter des suggestions sur d’autres domaines en rapport avec la représentativité de nos compatriotes de la diaspora.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="envisager-quelques-innovations"><strong>Envisager quelques innovations</strong></h3>



<p>Dans chaque pays d’accueil, les Maliens doivent être représentés par des citoyens exemplaires. La <a href="https://saheltribune.com/creation-camex-le-rjmd-derriere-la-decision-du-gouvernement-malien/">liberté d’asso</a>ciation consacrée par la Constitution malienne permet de créer ou de militer dans les associations de son choix. Il n’est pas possible de limiter le nombre de groupements des Maliens de la diaspora. Il n’est également pas souhaitable de les inciter à se regrouper dans une superstructure associative. Cela ne fait que déplacer les problèmes des membres au niveau de la structure faitière. Il convient donc de laisser les citoyens animer autant d’associations qu’ils souhaitent et laisser coexister toutes les structures y compris celles ayant vocation à être des regroupements d’organisations (conseil de base, Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne/CSDM…).</p>



<p>En revanche, l’État doit organiser le mode de désignation <a href="https://saheltribune.com/mali-le-panel-des-assises-nationales-de-la-refondation-installe/">des responsables</a> des Maliens de la diaspora pour veiller à une représentation légitime et efficace. Ce qui facilitera sa collaboration avec les Maliens de l’extérieur dans chaque pays. Pour ce faire, il peut envisager quelques innovations. Les membres de la diaspora peuvent être appelés à choisir tous les 5 ans des délégués élus nominalement parmi toute personnalité (indépendante ou membre d’association) voulant représenter ses concitoyens de l’extérieur. La liste électorale peut être soit celle des élections présidentielles soit le fichier de tous les titulaires de la carte consulaire. Le nombre d’élus (de 3 à 25 par exemple) dépendra de la population estimée de la diaspora malienne dans le pays. Les élus formeront un collège des délégués de la diaspora malienne du pays d’accueil, chargé de la représenter sur toutes les questions officielles, publiques ou collectives. Le collège désignera un bureau avec au moins un Président, un vice-président et un secrétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="mettre-en-place-une-instance-centrale"><strong>Mettre en place une instance centrale</strong></h3>



<p>Au niveau central, le dispositif sera une émanation des collèges des pays d’accueil<strong>. </strong>Le choix des délégués élus par un vote transparent améliorera fortement la représentativité et surtout la légitimité de ceux en charge de travailler avec l’État autour de toutes les questions liées aux Maliens de l’extérieur. Pour renforcer cela et donner un poids plus décisif à ce système de représentation, il faut mettre en place une instance centrale. Ainsi, un conseil des Maliens de l’extérieur peut être créé et composé par les délégués désignés par le collège de chaque pays. Ce conseil peut être composé d’une centaine de membres répartis entre les pays en fonction du nombre de Maliens qui y vivent. Il aura un mandat de 5 ans. Le conseil fonctionnera comme une assemblée qui se réunira une ou deux fois par an. Il mettra en place un organe exécutif de 25 représentants parmi ses membres. Cet organe élira un Président et son ou ses vice-présidents.</p>



<p>C’est cette instance et cet organe qui auront la charge de la question des Maliens de l’extérieur pendant leur mandat et désigneront des représentants à chaque occasion où cela est sollicité (membre d’institutions, de commissions, d’autorités…). L’organe exécutif aura à sa disposition les outils dévolus à cela et la délégation des Maliens de l’extérieur pourrait lui être rattachée. Il aura un statut d’établissement public ou, mieux encore, d’Institution consacrée par un texte, voire mentionnée dans la Constitution. Des textes devront être pris pour mettre en place revoir les dispositifs existants et faciliter la mise en œuvre des réformes nécessaires. Des moyens seront également pour doter la structure de capacités (ressources matérielles, financières et humaines) indispensables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="dispositif-pas-contradictoire"><strong>Dispositif pas contradictoire</strong></h3>



<p>Le dispositif ainsi présenté n’est pas contradictoire avec la prise en compte des Maliens de la diaspora dans d’autres institutions l’Assemblée Nationale, le Conseil économique, social et culturel ou encore le Sénat. L’Institution envisagée pourra nommer certains membres et d’autres pourront être élus conformément à la Loi. Il est enfin complémentaire d’une réforme de notre système consulaire en y accordant la priorité aux Maliens résidant à l’extérieur pour pourvoir aux postes de consul.</p>



<p>Nos compatriotes de l’extérieur seront d’une importance stratégique pour le Mali post crise et indispensables à la refondation souhaitée. Nous devons en être conscients et engager ainsi une réforme profonde de leur système de représentation pour qu’ils puissent mettre à la disposition du pays le potentiel insoupçonné dont ils disposent.</p>



<p><em><strong>Moussa MARA </strong></em><a href="http://www.moussamara.com/"><em><strong>www.moussamara.com</strong></em></a><a href="http://www.moussamara.com/"></a></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Création de la CAMEX : le RJMD derrière la décision du gouvernement malien</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 15:48:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Le Rassemblement des Jeunes Maliens de la Diaspora (RJMD) apporte son soutien au gouvernement de la transition pour la création de la Confédération des Associations des Maliens de l’Extérieur (CAMEX).&#8230;</p>
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<p><strong>Le Rassemblement des Jeunes Maliens de la Diaspora (RJMD) apporte son soutien au gouvernement de la transition pour la création de la Confédération des Associations des Maliens de l’Extérieur (CAMEX). Quant au Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, il ne s’inscrit pas dans cette logique.</strong></p>



<p>Le gouvernement de la Transition envisage de créer une Confédération des Associations des Maliens de l’Extérieur (CAMEX) dans laquelle doivent siéger toutes les associations des Maliens installés à la diaspora.&nbsp; Le gouvernement, à travers le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, a invité les associations faitières des Maliens de l’extérieur, dont le Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, à des rencontres au département pour l’examen de l’avant-projet de la création de ladite confédération.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le refus de Habib Sylla</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Même si le gouvernement a voulu créer la CAMEX afin de mieux rassembler toutes les associations des Maliens de l’extérieur, le bureau du HCME s’oppose à cette idée. C’est en tout cas ce qu’explique la lettre circulaire de Habib Sylla adressée aux présidents des Conseils de Base des Maliens de l’Extérieur (CBME), le 18 janvier dernier. Comme argument de son refus, Habib Sylla avance que le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur a été <em>«&nbsp;créé en 1991 sur une recommandation expresse de la conférence nationale pour rassembler l’ensemble des Maliens établis afin de les impliquer dans le processus de développement du pays&nbsp;».&nbsp;</em></p>



<p>Dans sa lettre circulaire, Habib Sylla a fait savoir aux présidents des BCME que le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, même s’il est conscient que la création d’une association est libre, dit ne pas vouloir <em>«&nbsp;s’allier aux associations ayant un statut différent du sien pour créer une quelconque confédération&nbsp;».</em> Habib Sylla ne s’est pas limité à s’opposer à la création de la CAMEX avec les associations ayant différents statuts que le HCME, il trouve que celles-ci doivent être invitées à rejoindre son association, le HCME.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le soutien du Rassemblement des Jeunes Maliens de la Diaspora au gouvernement de la Transition</strong></h3></amp-fit-text>



<p>À la différence du bureau du HCME dirigé par Habib Sylla, le Rassemblement des Jeunes Maliens de la Diaspora (RJMD) dirigé par le jeune Mamadou Méré Diawara, président par intérim du COMAGA, est très content de cette initiative du gouvernement. <em>« La création de la Confédération des Associations des Maliens de l’Extérieur (CAMEX) est une bonne initiative. Cette confédération permettrait de réunir toutes les associations en faveur des Maliens établis à l’extérieur&nbsp;»</em>, a salué le président du Rassemblement des Jeunes Maliens de la Diaspora. Sans ambages, Mamadou Méré Diawara a déclaré son soutien indéfectible au gouvernement pour la réussite de ce projet. <em>«&nbsp;Nous, le Rassemblement des Jeunes Maliens de la diaspora, nous soutenons le gouvernement de la Transition pour la création de la Confédération des Associations des Maliens de l’Extérieur soit une réalité&nbsp;»,</em> a insisté Mamadou Méré Diawara.</p>



<p><strong>BG</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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