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	<title>Archives des dialogue politique | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dialogue politique | Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Lomé, le Togo redéfinit sa stratégie sahélienne face aux recompositions régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:27:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Lomé, le Togo dévoile sa stratégie 2026-2028 pour le Sahel, axée sur sécurité, diplomatie et intégration régionale, dans un contexte de profondes mutations géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis le 18 avril 2026 dans la capitale togolaise, responsables politiques, diplomates et partenaires internationaux ont acté une nouvelle feuille de route pour les relations entre le Togo et le Sahel. Dans un contexte de mutations géopolitiques profondes, Lomé entend s’imposer comme un acteur pivot du dialogue régional.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son positionnement diplomatique en direction du Sahel. À l’issue d’une réunion de haut niveau tenue à Lomé, les autorités togolaises ont présenté leur nouvelle stratégie 2026-2028 pour le Sahel, marquant une volonté affirmée d’adaptation aux dynamiques sécuritaires, politiques et économiques qui redessinent la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs : ministres sahéliens, représentants d’organisations internationales, envoyés spéciaux, experts et partenaires techniques et financiers. Elle intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires, l’extension de l’instabilité vers le golfe de Guinée et l’émergence de nouvelles architectures régionales, notamment l’Alliance des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-de-dialogue-strategique"><strong>Une plateforme de dialogue stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des échanges, la volonté de repositionner le Togo comme un facilitateur du dialogue entre les États sahéliens et les pays côtiers. La réunion a ainsi servi de cadre à des discussions approfondies sur les priorités de la nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire dans un espace en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accueilli plusieurs de ses homologues sahéliens, dont Karamoko Jean-Marie Traoré. Ce qui témoigne de l’importance accordée à une approche concertée face aux défis communs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont également impliqué des représentants de l’Organisation des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union européenne. Toute chose qui traduit une mobilisation internationale autour de la stabilité du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-pour-une-strategie-renouvelee"><strong>Cinq piliers pour une stratégie renouvelée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle stratégie Togo-Sahel s’articule autour de plusieurs axes structurants. Elle met l’accent sur le renforcement du dialogue politique et des relations de bon voisinage, la promotion de l’intégration économique régionale, ainsi que le développement des infrastructures logistiques pour faciliter les échanges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération sécuritaire occupe également une place centrale. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, à travers la prévention, la coordination et le partage de renseignements. Cette dimension sécuritaire est perçue comme indissociable des enjeux de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Lomé entend promouvoir une diplomatie active en faveur d’un multilatéralisme inclusif et de partenariats équilibrés, dans un contexte où les équilibres internationaux évoluent rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-togo-mediateur-regional"><strong>Le Togo, médiateur régional</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des orientations stratégiques, les participants ont salué le rôle croissant du Togo comme médiateur et facilitateur dans les crises régionales. Fort d’une tradition diplomatique axée sur le dialogue, le pays ambitionne de maintenir des canaux de communication ouverts entre les différentes parties, y compris dans des contextes de tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette posture s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à la stabilité régionale, en favorisant la confiance mutuelle et la recherche de solutions concertées. Les pays sahéliens ont d’ailleurs réaffirmé leur attachement à leurs relations avec le Togo, fondées sur des principes de solidarité et de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-internationale-attendue"><strong>Une mobilisation internationale attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires internationaux présents ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie à travers des appuis techniques et financiers. L’enjeu, pour Lomé, sera désormais de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’incertitude et la fragmentation, le Togo cherche ainsi à se positionner comme un trait d’union entre le Sahel et le golfe de Guinée. En articulant sécurité, développement et diplomatie, la stratégie 2026-2028 ambitionne de répondre aux défis complexes de la région tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lomé, le message est de faire face aux turbulences régionales, le dialogue et l’intégration restent les leviers privilégiés pour construire une stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> Bamako, la démocratie enterre l’un de ses pères</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:52:38 +0000</pubDate>
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<p>Les obsèques de Tiébilé Dramé ont rassemblé des milliers de citoyens à Bamako pour honorer sa carrière et son engagement.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 15 août 2025, Bamako s’est figée. Jour de prière, mais aussi de recueillement national, pour accompagner jusqu’à sa dernière demeure l’un de ses plus solides piliers démocratiques : Tiébilé Dramé. Mort trois jours plus tôt à Paris, à 70 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères, exilé, prisonnier, médiateur infatigable, a eu droit à des obsèques où se sont mêlés drapeau, silence et ferveur populaire, à Magnambougou, en commune VI, du district de Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un baobab est tombé. Ce vendredi, la capitale a vu converger politiciens de toutes obédiences, diplomates en service ou à la retraite, militants de la première heure et simples citoyens. Au centre du cortège, Tiébilé Dramé, figure cardinale de la démocratie malienne, partait pour son dernier voyage, sous les drapeaux, les salves militaires… et le regard inattendu d’Alpha Oumar Konaré, rare apparition d’un ancien chef d’État venu saluer un gendre, un compagnon de route et un symbole.&nbsp;&nbsp;Djiguiba Keïta, compagnon de lutte des années de plomb, le surnomme «&nbsp;<em>le baobab de la résistance à la dictature</em>&nbsp;». Les années de geôle sous Moussa Traoré, l’exil européen, la décennie passée à Amnesty International à Londres : autant de racines dans la terre de ses convictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient Chahana Takiou, journaliste et ami, qui exhorte à «&nbsp;<em>poursuivre la bataille pour les libertés</em>&nbsp;», rappelant que Dramé n’a jamais cessé de croire que le dialogue, même avec l’adversaire, pouvait sauver une nation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-silhouette-inattendue"><strong>La silhouette inattendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De l’ex-chef de la Minusma El-Ghassim Wane, qui salue «&nbsp;<em>un homme de courage et de conviction&nbsp;</em>», à Oumar Mariko, leader du Sadi, évoquant «&nbsp;<em>un grand républicain</em>&nbsp;» respecté malgré les divergences, la pluie des témoignages balaie les clivages partisans. Ce vendredi-là, à Bamako, il n’y a plus de camps : seulement la reconnaissance d’un engagement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg" alt="Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré" class="wp-image-19610" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--300x169.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--768x432.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1536x865.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1920x1081.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1170x659.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--585x329.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--600x338.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les anciens présidents Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré, aux obsèques de Tiébilé Dramé, le 15 aout 2025, à Bamako. ©Internaute. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, au premier rang, une apparition rare : Alpha Oumar Konaré. L’ancien président (1992-2002), presque effacé de la scène publique depuis plus de vingt ans, est là. Père de Kadiatou Konaré, l’épouse du défunt, il offre, par sa seule présence, un hommage familial et politique. Ce geste sobre mais lourd de symboles souligne le lien intime et historique entre les deux hommes, et ajoute à l’émotion d’une foule déjà saisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-legs-politique-et-moral"><strong>Un legs politique et moral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur du&nbsp;<em>Républicain</em>, créateur du Parena, ministre de la Transition en 1991-1992, négociateur dans les crises ivoirienne, nigérienne ou malienne, ministre des Affaires étrangères de 2019 à 2020 : le CV de Tiébilé Dramé est un fragment d’histoire contemporaine du Mali. Son audace, sa lucidité et sa conviction que la paix passe par la parole resteront comme un testament politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi-là, quand le cortège a gagné le cimetière de Hamdallaye pour une inhumation sobre, prières et minute de silence en tête, Bamako a su qu’elle perdait plus qu’un homme. Elle perdait un repère. Mais à travers les voix, les regards et les mains jointes, le «&nbsp;<em>baobab</em>&nbsp;» n’a pas quitté la forêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tiébilé Dramé : Le Mali orphelin de son vieux lion politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:12:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Mort de Tiébilé Dramé à 70 ans, un acteur clé de la politique malienne et fondateur du PARENA, qui a défendu les droits humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mort à 70 ans ce mardi 12 aout 2025 à Paris, l’ancien ministre, opposant historique et fondateur du PARENA laisse derrière lui un héritage complexe, mêlant fidélité aux idéaux démocratiques et pragmatisme politique assumé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Nioro du Sahel, 1955. Dans ce coin du Mali où le vent du désert n’efface pas les colères, naît Tiébilé Dramé. Étudiant engagé dans les années 1970 et 1980, il se dresse contre le régime de Moussa Traoré. La prison, il connaît. L’exil aussi, en France et en Angleterre, où il met ses convictions au service d’Amnesty International. Là, il apprend à conjuguer le militantisme malien avec le langage universel des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>En 1991, le regime de Moussa Traoré s’effondre. Dramé rentre, le pas ferme. Fondateur du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), il se pose en gardien sourcilleux des règles du jeu démocratique. Il s’impose comme un interlocuteur incontournable, tant pour ses alliés que pour ses adversaires. Ministre à plusieurs reprises, dont celui des Affaires étrangères en 2019 sous Ibrahim Boubacar Keïta, il incarne une certaine idée du dialogue national : exigeant dans la forme, pragmatique dans le fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-democrate-et-un-pragmatique"><strong>Un démocrate… et un pragmatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Ses détracteurs le soupçonnent de calculs personnels, pointent des alliances inattendues, parfois à rebours de ses discours. Ses partisans, eux, louent un homme qui savait que, dans le Mali des crises successives, la pureté idéologique est souvent un luxe. Dramé n’a jamais cessé de dénoncer les coups d’État, tout en négociant avec les pouvoirs en place lorsque l’intérêt national le commandait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Au fil des décennies, Dramé devient un artisan des pourparlers de paix. Dans les coulisses, il parle à tout le monde, y compris à ceux qu’il critique publiquement. Ses interventions sont rarement tonitruantes, mais souvent décisives. Dans un pays où la politique se joue aussi dans l’ombre, il avait compris que la fermeté pouvait s’accommoder de compromis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-heritage-et-avertissement"><strong>Héritage et avertissement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Marié à Kadiatou Konaré, père de neuf enfants, il trouvait dans sa famille un équilibre face aux secousses de la vie publique. Avec sa disparition, le Mali perd l’un des derniers visages de la génération 1991, celle qui a abattu une dictature à mains nues. Mais aussi un « <em>intranquille</em> » qui refusait aussi bien la résignation que les certitudes faciles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tiébilé Dramé n’était pas un saint — il ne le revendiquait pas. Mais il fut un repère. Et c’est peut-être là son legs le plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : reprise du dialogue politique de la dernière chance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 14:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après une période de flottement, la séance de reprise de la 5e phase du dialogue politique en Côte d’Ivoire s’est tenue, jeudi 20 janvier 2022, entre le gouvernement et les principaux partis d’opposition et organisations de la société civile.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après une période de flottement, la séance de reprise de la 5</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> phase du dialogue politique en Côte d’Ivoire s’est tenue, jeudi 20 janvier 2022, entre le gouvernement et les principaux partis d’opposition et organisations de la société civile. Il s’agit du début d’une phase pratique de ce cadre de discussions après la prise de contact, le 16 décembre 2021.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs fois <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-la-phase-des-discussions-du-dialogue-politique-reportee-au-27-decembre/">boycotté ou interrompu</a>, le dialogue politique ivoirien peine à aboutir à un véritable <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220121-c%C3%B4te-d-ivoire-le-dialogue-politique-reprend-entre-les-principales-formations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consensus</a> entre l’opposition et les autorités au pouvoir. Ce <a href="https://afrimag.net/cote-divoire-reprise-du-dialogue-politique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dialogue politique</a> avait été relancé le 16 décembre dernier, par le Premier ministre, Patrick Achi. Mais peu après ce redémarrage, la sortie du procureur d’Abidjan, Richard Adou, mettant en cause plusieurs responsables de l’opposition politique dans les violences liées à l’élection controversée d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat, avait suscité un malaise. Toute chose qui a amené le PDCI et le PPA-CI à se poser des questions sur sa <em>« sincérité ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réconciliation nationale </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après ces <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-le-dialogue-politique-a-tout-prix/">différentes interruptions</a>, le gouvernement ivoirien justifie la reprise de ce dialogue par la réception des requêtes des partis politiques et de la société civile. Cette cinquième phase est une étape importante dans la vie de ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest. Une occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Toutes les couches sociopolitiques prendront part à cette séance pour tracer l’avenir du pays et ouvrir les cœurs à la paix et à la <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-vers-une-nouvelle-instabilite-politique%E2%80%89/">réconciliation nationale.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de ce dialogue politique est d’assainir le cadre démocratique en Côte d’Ivoire afin de mettre fin à trois décennies de crises politiques dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cet épisode, cinq thèmes de discussion ont été retenus. Il s’agit notamment de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), la réforme du code électoral, des mesures d’apaisement de l’environnement sociopolitique, la réconciliation nationale et l’élaboration d’une nouvelle liste électorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les protagonistes sont appelés à travailler sur ces différents sujets chaque jeudi, durant les trois prochaines semaines consécutives. Au terme de toutes ces discussions, un nouveau chronogramme sera établi. Les discussions debuteront, jeudi 27 janvier 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, le dialogue politique est entamé en janvier 2020 sous la houlette de l’ancien Premier ministre, feu Amadou Gon Coulibaly. Mais qui s’est plusieurs fois enlisé et n’a jamais abouti à un consensus entre l’opposition et les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le dialogue politique à tout prix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 21:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
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		<category><![CDATA[réconciliation nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En Côte d’Ivoire, après une année de suspension, le dialogue politique a redémarré, le jeudi 16 décembre, entre le gouvernement et les principaux partis politiques du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Côte d’Ivoire, après une année de suspension, le dialogue politique a redémarré, le jeudi 16 décembre, entre le gouvernement et les principaux partis politiques du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre années séparent la Côte d’Ivoire d’une élection présidentielle, prévue pour octobre 2025. Les acteurs politiques du pays ne semblent pas toujours tenir le même langage. L’ouverture du <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211216-dialogue-politique-ivoirien-premi%C3%A8re-prise-de-contact-avec-les-21-formations-convi%C3%A9es" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dialogue politique</a> reste une occasion, pour eux, , de tourner définitivement la page de la sanglante crise de 2010 – 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier dialogue politique, initié par Amadou Gon Coulibaly, début 2019, avait duré six mois dans un climat préélectoral tendu. Le deuxième, il y a un an, sous la houlette d’Hamed Bakayoko, avait permis d’apaiser les tensions politiques exacerbées par la présidentielle de 2020. Cette fois, Patrick Achi est à la manœuvre pour préparer les élections locales de 2023.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="assainir-l-environnement-politique"><strong>Assainir l’environnement politique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Malgré les déclarations d’intention des dirigeants, les obstacles politiques aux réformes sont nombreux. Et, parfois, en contradiction avec l’objectif avoué de la réconciliation. Cette reprise des négociations entre les différents acteurs politiques ivoiriens s’inscrit dans le cadre de la réconciliation nationale. Elle permettra, si tous les ingrédients sont réunis, d’assainir l’environnement politique avant les échéances électorales de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Côte d’Ivoire, l’analyse des possibilités et des limites de la <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/cote-d-ivoire-la-reconciliation-nationale-est-elle-enfin-sur-le-point-d-aboutir-406796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réconciliation nationale</a> démontre : non seulement la consolidation de la paix piétine, mais aussi la situation politique qui favorise un gel des positions. Les limites de la réconciliation ivoirienne se retrouvent dans un équilibre de forces politiques qui profitent des conditions de sécurité précaires et d’un processus de réconciliation qui exacerbe la polarisation de la société ivoirienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc d’engager un véritable dialogue avec les acteurs concernés afin d’aplanir les frustrations. Un possible échec du processus de ce dialogue politique en Côte d’Ivoire constitue un risque qui pourrait conduire le pays vers un tournant dangereux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="nous-a-gps-on-a-toujours-reclame-un-dialogue-inclusif"><em><strong>«&nbsp;Nous à GPS, on a toujours réclamé un dialogue inclusif&nbsp;»</strong></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"> L’année 2021 a été marquée par une <a href="https://saheltribune.com/apres-une-decennie-dabsence-laurent-gbagbo-foule-le-sol-ivoirien/">décrispation politique</a> palpable en Côte d’Ivoire. Malgré les efforts consentis par les autorités, ce dialogue, censé éradiquer les violences et réconcilier les Ivoiriens risque, encore une fois, d’être un <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-le-divorce-consomme-entre-laurent-gbagbo-et-pascal-affi-nguessan/">échec</a>. Car certaines grandes forces politiques du pays se sentent exclues. Comme Générations et Peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée de Côte d’Ivoire, actuellement en exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous à GPS, on a toujours réclamé un dialogue inclusif. Et dialogue inclusif signifie le fait d’associer tous les leaders, dont Guillaume Soro. On constate aujourd’hui que le dialogue qui s’ouvre est un dialogue exclusif. Au-delà de lui, les cadres de son parti ne sont pas associés »</em>, regrette Mamadou Traoré, Conseiller spécial de G. Soro, dans un article paru sur <a href="https://www.actualiteivoire.info/politique/dialogue-politique-le-probleme-de-ouattara-avec-lopposition-cest-soro/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Actualité Ivoire.info</em></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, le gouvernement ivoirien avait ouvert, fin 2020, la troisième phase du dialogue politique avec les partis politiques et les organisations de la société civile. Mais avait été suspendu sans aucun accord avec l’opposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>IBK-M5-RFP : au-delà des diatribes, rehaussez le niveau du débat !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 12:51:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise socio-politique]]></category>
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		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[M5-RFP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La tension reste vive entre le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La tension reste vive entre le Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Au lieu de véritables propositions de sortie de crise, la classe politique malienne se laisse noyée dans des diatribes qui laissent croire qu’elle n’a pas de réels soucis pour la république.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les citoyens se soulèvent, tantôt par le désir de l’égalité, lorsqu’ils se voient tous égaux qu’ils se prétendent, sacrifiés à des privilèges ; tantôt par le désir de l’inégalité et de la prédominance politique, lorsqu’en dépit de l’inégalité qu’ils se supposent, ils n’ont pas plus de droits que les autres, ou n’en ont que d’égaux, ou même de moins étendus.</em> » Ce passage de la « <em>Politique</em> » du philosophe antique grec Aristote semble approprié au contexte sociopolitique du Mali d’aujourd’hui.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des propositions qui divisent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/244910-m%C3%A9morandum-du-m5-rfp-et-sortie-de-crise-le-regard-d%E2%80%99un-observate.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">neuf (9) propositions </a>du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour la résolution de la crise sociopolitique malienne divisent la classe politique du pays. Certaines trouvent ces propositions « <em>antidémocratiques, antirépublicaines et anticonstitutionnelles ». </em>Selon d’autres, elles ne prouvent que le radicalisme du M5 et sa fermeture à tout dialogue pour une résolution pacifique de la crise sociopolitique que traverse le pays depuis les élections législatives du 29 mars et 19 avril 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2952&amp;action=edit">Mali : pour une meilleure collaboration entre la politique et la religion</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Convergence des forces républicaines (CFR), une plateforme créée pour la défense des institutions de la république, la série de propositions du M5-RFP est « <em>ni plus ni moins qu’une tentative déguisée de coup d’État et un appel à la violence, au moment où des négociations sont en perspective, grâce aux efforts de la Communauté internationale et aux nombreuses médiations nationales. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la détermination du M5 à obtenir gain de cause dans ses revendications, l’Action républicaine pour le progrès de l’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Huber Coulibaly juge cette position de <em>« posture de fermeture » </em>et dénonce<em> « toute action qui s’apparenterait à un pronunciamiento et une mise à bas de la République </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d’autres partis politiques, de regroupements de partis politiques ou de mouvements partagent les mêmes conceptions ou dirais-je les mêmes diatribes.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des conceptions partielles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces critiques bien que justes sont trop partielles. Car elles ne font aucun effort de compréhension des mobiles ayant conduit le M5-RFP à l’adoption d’une telle position radicale ou de fermeture. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. Ces différentes critiques semblent oublier qu’une grande souffrance entraîne des prises de position souvent dures. La crise sécuritaire grandissante, la mauvaise gouvernance avec à la clé la corruption, l’impunité, la crise économique, éducative, la faiblesse des institutions, etc., sont entre autres les maux à la base de la crispation du tissu social malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2922&amp;action=edit">La dictature du crétinisme majoritaire</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seules une analyse désintéressée et la compréhension de ces mécontentements peuvent permettre d’avancer des solutions valables et d’apprécier les propositions faites de part et d’autre. Au lieu de cela, les uns et les autres semblent préférer s’enfermer dans un cercle concentrique&nbsp;: le dialogue. Une situation qui a fini par engendrer un véritable bras de fer politique entre les partisans et les opposants du régime en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Action républicaine pour le progrès invite au dialogue entre le M5-RFP et le régime Ibrahim Boubacar Kéïta. « <em>Ce dialogue aurait l’avantage de discuter autour de l’ensemble des problèmes posés et de conduire les différentes parties à la sortie de crise par une solution nationale, renforçant la cohésion et la mobilisation de tous pour la tâche de pacification de notre pays et de redressement national</em> ». Elle invite à discuter les offres politiques faites par le président de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se rappelle, lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le 16 juin 2020, le chef de l’État (Ibrahim Boubacar Kéita) avait indiqué la formation d’un gouvernement d’union nationale qui respectera les conditions posées par les conclusions du Dialogue national inclusif (DNI), la libération très prochaine de Soumaila Cissé (chef de file de l’opposition porté-disparu depuis le 25 mars 2020) ainsi que la résolution immédiate de la crise scolaire à travers l’application de l’article&nbsp;39 des enseignants du secteur public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une Conférence de presse, le vendredi 3 juillet 2020, Adama Togo, président du Réseau des jeunes des partis politiques du Mali (RJPPM), revient avec la même nécessité du dialogue. Il « <em>appelle au dialogue entre les différentes parties pour une sortie définitive de crise.</em> » Il invite également à l’union autour de la mère patrie. Cet appel au dialogue sonne aujourd’hui comme un slogan dans la bouche de tous les partis politiques ou mouvements ne se reconnaissant pas dans les idéaux du M5-RFP.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Rehausser le niveau du débat</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, la démocratie recommande le <a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=64342" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dialogue dans la résolution des crises</a>. Mais ce dialogue ne constitue-t-il pas un processus qui est appelé à évoluer ? À ce stade de la crise, reformuler la demande de dialogue ne serait pourtant qu’un simple pastiche. Car depuis bien avant l’arrivée des émissaires de la CEDEAO au Mali, le 18 juin 2020, ce n’est-il pas ce dialogue entre les différentes parties qu’ont initiés plusieurs acteurs nationaux, notamment les religieux, la société civile ainsi que des partenaires nationaux ? Le M5-RFP n’a-t-il pas été reçu autour de la même table par l’ex-président Moussa Traoré&nbsp;ainsi que d’autres arbitres pour la gestion de cette crise ? Nous savons également que Imam Mahmoud Dicko, la tête de proue du M5-RFP, a été reçu par IBK le 4 juillet 2020. Le lendemain dimanche 5 juillet, une délégation du M5 a été également reçue par le chef de l’État. S’il s’agit de dialogue, nous pensons que beaucoup a été fait dans ce sens. Avons-nous sûrement oublié que le Dialogue national inclusif entrait dans le cadre de la résolution des maux de ce pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les propositions faites par l’une et l’autre partie ne se situent que dans cette volonté de dialoguer. Seulement on semble oublier que dans tout dialogue, il y a des points sur lesquels l’une ou l’autre partie dira non négociable. Qu’on se rappelle, quand IBK s’est dit ouvert au dialogue avec Iyad et Koufa, n’a-t-il pas été indiqué qu’il y a des points, comme l’intégrité du territoire malien ainsi que la laïcité de la République, qui ne seront point négociables. Alors aujourd’hui, le M5-RFP semble adopter la même posture. Les membres de ce mouvement se disent ouverts au dialogue, mais restent intraitables sur des points.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2837&amp;action=edit">Le saut dans l’inconnu!</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son mémorandum, rendu public le mercredi 1<sup>er</sup> juillet 2020 à travers un point de presse, le M5-RFP demande la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale ; la mise en place d’un organe législatif de transition ; le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle ; la mise en place d’un gouvernement de Transition ; l’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’État et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation ; le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties ; l’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement ; l’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel ; le détachement des services exécutifs de l’État de la présidence de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette « <em>série de propositions est contraire aux valeurs de la république</em> », selon l’Action républicaine pour le progrès. Pourtant vu l’ampleur de la crise, il est urgent aujourd’hui de mettre en place une transition démocratique avec un Premier ministre de plein pouvoir. Ce gouvernement se chargera des principales réformes à entreprendre pour une résolution rapide des différentes crises que traverse le pays. En quoi une telle proposition est-elle antidémocratique ? Toutefois, après la rencontre du 4 juillet 2020, au cours de laquelle le président IBK a renvoyé la délégation du M5 à la majorité présidentielle, nous osons croire que c’est plutôt le chef de l’État qui montre une attitude de fermeture au dialogue. Ce renvoi vers la majorité présidentielle a ramené le M5 à la case de départ&nbsp;: <a href="http://saheltribune.com/ibk-president-honni-adversaires-politiques-deprecie-famille-politique/">la démission d’IBK.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2810&amp;action=edit">Crise sociopolitique : savez-vous pourquoi Mahmoud Dicko devient le héros ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps qu’on sorte des analyses partisanes pour ne défendre que l’intérêt supérieur de la nation. Le temps n’est plus favorable aux conflits autour du pouvoir. Il faut craindre le Mali. Car le problème réel que traverse ce pays se résume essentiellement à une plus grande corruption de la vieille classe politique. Les vertus essentielles qu’elle doit incarner ne collent plus parfaitement avec elle. À travers un gouvernement de transition, le Mali pourrait trouver un moyen idéal, notamment avec l’organisation d’Assises nationales, pour préparer le changement générationnel tant prôné et résoudre les principaux problèmes du pays. On ne peut plus continuer à gouverner avec et dans le mensonge. Il est temps de rehausser le niveau du débat politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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