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	<title>Archives des développement territorial &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des développement territorial &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Souveraineté, sécurité et résilience sociale au Sahel : dynamiques et enjeux contemporains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux crises sécuritaires, le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à renforcer leur souveraineté. Analyse des enjeux de résilience sociale, du rôle des femmes, des jeunes et des déplacés internes dans la stabilisation du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les femmes, les jeunes et les déplacés internes sont souvent présentés comme les victimes silencieuses des crises qui traversent le Sahel. Toutefois, leur situation dépasse largement le cadre humanitaire. Elle constitue l’un des indicateurs importants de la résilience des sociétés sahéliennes et des dynamiques à l’œuvre dans le cadre des politiques de stabilisation engagées par les États de la région dans les processus de réappropriation et de consolidation de la souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers leurs conditions de vie, leur capacité à maintenir des activités économiques, à accéder aux services sociaux essentiels et à préserver leurs liens communautaires, se mesure concrètement la portée des efforts de restauration progressive de l’autorité de l’État sur les territoires concernés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La stabilisation sécuritaire, une étape essentielle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du Mali au Burkina Faso, en passant par le Niger, la souveraineté s’est progressivement imposée comme l’un des principaux référentiels politiques des transitions contemporaines. La reconquête et la sécurisation des territoires, la lutte contre les groupes armés terroristes, le renforcement des capacités nationales de défense ainsi que la réduction des dépendances stratégiques occupent une place centrale dans les orientations des États de la région. Les forces armées nationales constituent à cet égard des acteurs essentiels des dynamiques de stabilisation et de sécurisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, au-delà des enjeux militaires, diplomatiques et géopolitiques, se développe une autre dimension, moins visible mais essentielle : celle de la souveraineté sociale. La souveraineté sécuritaire renvoie à la capacité d’un État à assurer la protection de son territoire et de ses frontières. La souveraineté sociale, quant à elle, désigne la capacité des États à garantir aux populations l’accès aux conditions minimales d’une vie digne dans un contexte de contraintes sécuritaires. Elle concerne notamment l’accès à l’éducation, à la santé, aux moyens de subsistance, à la protection sociale ainsi qu’au maintien de la cohésion communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est importante pour comprendre les dynamiques actuelles du Sahel. Le rétablissement de l’autorité de l’État dans certaines zones ne s’accompagne pas toujours immédiatement du retour des populations déplacées dans leurs localités d’origine, ni de la reprise complète des activités économiques et sociales. La stabilisation sécuritaire constitue une étape essentielle, qui s’inscrit dans un processus plus large de reconstruction sociale et économique progressive.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La crise sahélienne&nbsp;: une crise de production, de circulation et de revenus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, la situation des femmes, des jeunes et des déplacés constitue un révélateur pertinent de l’évolution des sociétés sahéliennes. Dans plusieurs zones affectées par l’insécurité, les améliorations observées sur le plan sécuritaire s’accompagnent encore de défis importants en matière d’accès aux services sociaux de base, de fonctionnement des infrastructures publiques et d’opportunités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, les conflits armés ont profondément transformé les équilibres sociaux, économiques et territoriaux du Sahel. Les insurrections armées, les opérations de sécurisation, les violences communautaires ainsi que les fragilités institutionnelles ont entraîné d’importants déplacements de populations. Ces dynamiques ont progressivement redessiné les espaces de peuplement et influencé les rapports sociaux et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs localités rurales, les déplacements successifs ont conduit à l’abandon partiel ou total de certains villages, tandis que d’autres centres ont connu une croissance démographique importante en raison de l’accueil de populations déplacées internes. Cette évolution exerce une pression sur les ressources disponibles, notamment l’eau, les terres cultivables, les logements, les infrastructures scolaires et les structures sanitaires. Elle modifie également les équilibres sociaux entre populations d’accueil et populations déplacées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance démographique observée dans certaines localités du centre du Mali, notamment dans des zones comme Koro, illustre ces transformations des dynamiques de peuplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences économiques de ces mutations sont également significatives. La crise sahélienne peut être analysée comme une crise de production, de circulation et de revenus. Dans de nombreuses zones rurales, les activités agricoles, pastorales et commerciales sont affectées par les contraintes sécuritaires, les difficultés d’accès aux zones de production ainsi que les perturbations des marchés hebdomadaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle des femmes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réduction de la mobilité des acteurs économiques, notamment des commerçants, des éleveurs et des producteurs agricoles, influence les revenus des ménages, dont une part importante dépend de ces activités. À cela s’ajoutent les effets liés à la perturbation ou au fonctionnement de certaines infrastructures économiques et sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains contextes, les mesures sécuritaires mises en œuvre dans les zones concernées répondent à des impératifs de protection des populations et de sécurisation des territoires. Elles peuvent toutefois, selon les situations locales, avoir des effets indirects sur l’accès aux marchés, aux services sociaux et aux activités économiques, en fonction des contraintes opérationnelles et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité met en évidence la complexité de la gestion de la sécurité dans les espaces sahéliens. Les stratégies militaires et sécuritaires demeurent indispensables à la stabilisation, mais leur efficacité à long terme dépend également de leur articulation avec des actions de reconstruction sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance entre les États et les communautés locales repose ainsi sur plusieurs dimensions complémentaires : la sécurité, l’accès aux services publics, les opportunités économiques et la qualité de la gouvernance locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes occupent une place centrale dans ces dynamiques. Dans de nombreuses communautés sahéliennes, elles jouent un rôle important dans les activités agricoles, la transformation des produits locaux, les échanges commerciaux et la gestion des ménages. Dans les contextes de déplacement, elles contribuent au maintien des activités familiales et à la continuité des solidarités communautaires, participant ainsi aux dynamiques de résilience sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Au Burkina Faso et du Niger, les populations s’adaptent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse est également confrontée à des défis importants, notamment en matière d’accès à l’éducation et aux opportunités économiques. La fermeture ou les perturbations des établissements scolaires et la limitation des débouchés économiques influencent les perspectives d’avenir. Toutefois, les jeunes participent aussi à de nombreuses initiatives locales de solidarité, de résilience communautaire et de reconstruction des activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le centre du Mali illustre de manière significative ces dynamiques complexes. Les cercles de Bankass, Koro, Bandiagara, Djenné et Douentza ont connu des transformations importantes liées aux déplacements de populations et aux recompositions sociales. Ces évolutions ont affecté les structures communautaires, les modes de gestion des ressources et les équilibres économiques locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs localités, notamment Diallassagou, l’arrivée de populations déplacées a entraîné de nouveaux enjeux liés à l’accès au logement, à la gestion des ressources, aux infrastructures sociales et à la gouvernance locale. Elle témoigne également des capacités d’adaptation des communautés dans des contextes marqués par des contraintes sécuritaires et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dynamiques similaires sont observées dans plusieurs régions du Burkina Faso et du Niger. Dans ces espaces, les populations s’adaptent aux contraintes sécuritaires tout en poursuivant leurs activités économiques et sociales dans des environnements parfois instables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La consolidation de la souveraineté repose sur la complémentarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la souveraineté ne peut être réduite à sa seule dimension militaire ou territoriale. Elle comprend également des dimensions économiques et sociales. La souveraineté économique implique la capacité de préserver les circuits de production et d’échanges. La souveraineté sociale renvoie quant à elle à la capacité de garantir l’accès aux services essentiels et de soutenir les populations vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte sahélien actuel, la consolidation durable de la souveraineté repose sur la complémentarité entre les efforts de sécurisation, la reconstruction des services sociaux, le développement économique et le renforcement de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité à long terme dépend ainsi de la capacité collective à améliorer les conditions de vie des populations et à soutenir les dynamiques locales de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes qui maintiennent des activités économiques malgré les contraintes, les jeunes qui cherchent à préserver leurs perspectives d’avenir et les populations déplacées qui s’adaptent à de nouveaux environnements incarnent une dimension essentielle des transformations en cours dans le Sahel. Leur situation met en lumière les enjeux humains au cœur des processus de stabilisation et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Logement abordable en Afrique : Rabat accueille la 45e Assemblée générale de Shelter Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 17:45:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Du 9 au 11 juin, Rabat accueille la 45e Assemblée générale de Shelter Afrique. Ministres, investisseurs et urbanistes débattront du financement du logement abordable et du développement de villes africaines durables, inclusives et résilientes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La capitale marocaine abrite du 9 au 11 juin la 45e Assemblée générale annuelle de la Banque de développement Shelter Afrique, réunissant ministres, investisseurs et urbanistes autour d&rsquo;un défi continental : financer des villes africaines plus vertes, plus inclusives et plus résilientes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rabat s&rsquo;apprête à devenir, le temps de trois jours, la capitale africaine du logement et de l&rsquo;urbanisme durable. Le Sofitel Jardin des Roses accueillera du 9 au 11 juin la 45e Assemblée générale annuelle (AGA) de la Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB), institution panafricaine dédiée au financement du logement et des infrastructures urbaines sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir des villes : financer un développement urbain inclusif, vert et résilient</em>&nbsp;», la rencontre réunira des délégués des 44 États membres de la banque, ainsi que des représentants d&rsquo;institutions multilatérales, de partenaires de développement et d&rsquo;acteurs du secteur privé. Au programme : un symposium annuel, une table ronde ministérielle, les réunions statutaires de l&rsquo;institution, des visites de terrain et une série d&rsquo;échanges commerciaux centrés sur le financement du logement et la transformation urbaine.&nbsp;<em>« Une plateforme stratégique pour repenser l&rsquo;avenir des villes et renforcer les partenariats qui favoriseront un développement urbain inclusif et résilient à travers le continent. »</em>, a déclaré&nbsp;Thierno Habib Hann, directeur général de la banque Shelter Afrique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Maroc, vitrine d&rsquo;une transformation urbaine continentale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Rabat n&rsquo;est pas anodin. Le Maroc, qui a engagé ces dernières décennies d&rsquo;importants programmes de résorption de l&rsquo;habitat insalubre et de développement de villes nouvelles, entend utiliser ce forum pour partager son modèle. La ministre de l&rsquo;Aménagement du territoire, de l&rsquo;Urbanisme, du Logement et de la Politique de la ville, Fatima-Zahra Mansouri, a insisté sur la volonté du royaume de «&nbsp;<em>partager son expérience en matière de transformation urbaine tout en approfondissant les partenariats qui soutiennent un logement abordable et résilient au changement climatique à travers l&rsquo;Afrique</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-1024x683.jpg" alt="Ms. Fatima-Zahra Mansouri" class="wp-image-22647" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-2048x1366.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Ms.-Fatima-Zahra-Mansouri-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">ministre de l&rsquo;Aménagement du territoire, de l&rsquo;Urbanisme, du Logement et de la Politique de la ville, Fatima-Zahra Mansouri. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition intervient dans un contexte d&rsquo;urbanisation accélérée sur le continent. Selon les projections des Nations unies, l&rsquo;Afrique subsaharienne pourrait abriter près d&rsquo;un milliard de citadins supplémentaires d&rsquo;ici 2050, exerçant une pression considérable sur les infrastructures, le foncier et les services de base. Face à ce défi structurel, ShafDB — fondée en 1981 à Lusaka et dont le siège est à Nairobi — est l&rsquo;un des rares instruments financiers multilatéraux entièrement dédié à cette problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre leviers de financement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institution opère à travers quatre lignes d&rsquo;activité complémentaires : le financement des institutions financières partenaires, le financement de projets, les partenariats souverains et public-privé, et la gestion de fonds. Un spectre large qui lui permet d&rsquo;intervenir aussi bien côté offre — promoteurs, constructeurs — que côté demande, en facilitant l&rsquo;accès au crédit immobilier pour les ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colloque de Bamako 2025 : élus, experts et citoyens pour une culture vivante et locale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 12:44:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Colloque de Bamako 2025 explore le rôle des Collectivités territoriales dans la culture et le développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce mardi 28 octobre 2025, le colloque de Bamako 2025, placé sous le thème : « Le rôle des Collectivités territoriales dans la revitalisation culturelle des territoires : la prise en compte du secteur culturel dans les PDESC ». Organisé dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, cet événement a réuni des représentants institutionnels, des élus locaux, des universitaires et des professionnels de la culture.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour repositionner la culture comme pilier du développement local. Il a déclaré :&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>La culture ne constitue pas un luxe ni un secteur accessoire ; elle est le socle de notre identité et un levier économique de plus en plus reconnu. Prendre en charge suffisamment ou de prioriser la culture dans les PDESC, c’est faire le choix d’investir dans l’humain, dans l’avenir et dans la stabilité&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce colloque, porté par la Cellule d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de la Culture (CADD/C), s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’action. Il vise à corriger une tendance préoccupante : la faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) des collectivités territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-les-priorites-locales-pour-une-culture-vivante"><strong>Repenser les priorités locales pour une culture vivante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Aliou Badra Diakité, chef de la CADD/C, a rappelé que les besoins culturels sont aussi fondamentaux que ceux liés à la santé ou à l’éducation. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les infrastructures culturelles, bibliothèques, musées, salles de spectacle dans les politiques locales, au même titre que les autres services de base.&nbsp;&nbsp;« Il est temps de rééquilibrer les priorités. La population n’a pas seulement besoin d’eau ou d’électricité, elle a aussi besoin de lieux d’expression, de mémoire et de transmission »,&nbsp;&nbsp;estime M. Diakité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, M. Ahmadou Kisso Cissé, a salué l’initiative du colloque et appelé à une mobilisation accrue des élus. Il a souligné que la culture est un facteur de cohésion sociale et un vecteur de développement économique. «&nbsp;<em>Ce colloque est le cadre idéal pour proposer des réponses concrètes à la faible intégration du secteur culturel dans les documents de planification</em>&nbsp;», dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également rappelé l’existence du décret 2016 fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de culture, tout en regrettant que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre ne soient pas toujours effectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-former-les-elus-structurer-les-ambitions-culturelles"><strong>Former les élus, structurer les ambitions culturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mohamed Alassane Diarra, représentant du président de l’Association des Municipalités du Mali, a mis en lumière les défis liés à la gouvernance culturelle locale. Selon lui, les maires ne sont pas toujours bien préparés à gérer les compétences culturelles.&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Il n’existe pas d’école pour former les élus à la gestion culturelle. Il est temps de réfléchir à des PDESC sensibles à la culture, comme on l’a fait pour la santé ou l’environnement</em>&nbsp;», a laissé entendre le représentant du président de l’AMM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également souligné que la culture commence dans les communes, citant l’exemple de la Biennale artistique et culturelle qui débute toujours à l’échelle locale avant de s’élever au niveau national. Pour lui, il est essentiel de renforcer les capacités des élus et de structurer les ambitions culturelles dans les plans de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont unanimement reconnu que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur marginal. Elle doit être valorisée, financée et planifiée avec rigueur et vision, en lien avec les réalités locales et les aspirations des communautés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-gouvernance-culturelle-territoriale"><strong>Vers une nouvelle gouvernance culturelle territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque de Bamako 2025 marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance territoriale plus sensible aux dynamiques culturelles. Les recommandations attendues devraient permettre d’orienter les politiques publiques vers une meilleure prise en compte du patrimoine, de la créativité et des expressions culturelles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plaçant la culture au cœur des PDESC, le Mali fait le pari d’un développement plus inclusif, enraciné dans ses valeurs et ses savoirs, capable de répondre aux défis contemporains avec créativité et résilience. Ce colloque ouvre ainsi la voie à une mobilisation collective pour faire de la culture un véritable levier de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts, des échanges entre collectivités et des ateliers de formulation de recommandations. Tous espèrent que les conclusions de ce colloque inspireront une nouvelle génération de plans territoriaux, plus audacieux, plus sensibles et plus culturellement ancrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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