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	<title>Archives des développement régional &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Lomé, le Togo redéfinit sa stratégie sahélienne face aux recompositions régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:27:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Lomé, le Togo dévoile sa stratégie 2026-2028 pour le Sahel, axée sur sécurité, diplomatie et intégration régionale, dans un contexte de profondes mutations géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis le 18 avril 2026 dans la capitale togolaise, responsables politiques, diplomates et partenaires internationaux ont acté une nouvelle feuille de route pour les relations entre le Togo et le Sahel. Dans un contexte de mutations géopolitiques profondes, Lomé entend s’imposer comme un acteur pivot du dialogue régional.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son positionnement diplomatique en direction du Sahel. À l’issue d’une réunion de haut niveau tenue à Lomé, les autorités togolaises ont présenté leur nouvelle stratégie 2026-2028 pour le Sahel, marquant une volonté affirmée d’adaptation aux dynamiques sécuritaires, politiques et économiques qui redessinent la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs : ministres sahéliens, représentants d’organisations internationales, envoyés spéciaux, experts et partenaires techniques et financiers. Elle intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires, l’extension de l’instabilité vers le golfe de Guinée et l’émergence de nouvelles architectures régionales, notamment l’Alliance des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-de-dialogue-strategique"><strong>Une plateforme de dialogue stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des échanges, la volonté de repositionner le Togo comme un facilitateur du dialogue entre les États sahéliens et les pays côtiers. La réunion a ainsi servi de cadre à des discussions approfondies sur les priorités de la nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire dans un espace en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accueilli plusieurs de ses homologues sahéliens, dont Karamoko Jean-Marie Traoré. Ce qui témoigne de l’importance accordée à une approche concertée face aux défis communs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont également impliqué des représentants de l’Organisation des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union européenne. Toute chose qui traduit une mobilisation internationale autour de la stabilité du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-pour-une-strategie-renouvelee"><strong>Cinq piliers pour une stratégie renouvelée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle stratégie Togo-Sahel s’articule autour de plusieurs axes structurants. Elle met l’accent sur le renforcement du dialogue politique et des relations de bon voisinage, la promotion de l’intégration économique régionale, ainsi que le développement des infrastructures logistiques pour faciliter les échanges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération sécuritaire occupe également une place centrale. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, à travers la prévention, la coordination et le partage de renseignements. Cette dimension sécuritaire est perçue comme indissociable des enjeux de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Lomé entend promouvoir une diplomatie active en faveur d’un multilatéralisme inclusif et de partenariats équilibrés, dans un contexte où les équilibres internationaux évoluent rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-togo-mediateur-regional"><strong>Le Togo, médiateur régional</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des orientations stratégiques, les participants ont salué le rôle croissant du Togo comme médiateur et facilitateur dans les crises régionales. Fort d’une tradition diplomatique axée sur le dialogue, le pays ambitionne de maintenir des canaux de communication ouverts entre les différentes parties, y compris dans des contextes de tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette posture s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à la stabilité régionale, en favorisant la confiance mutuelle et la recherche de solutions concertées. Les pays sahéliens ont d’ailleurs réaffirmé leur attachement à leurs relations avec le Togo, fondées sur des principes de solidarité et de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-internationale-attendue"><strong>Une mobilisation internationale attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires internationaux présents ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie à travers des appuis techniques et financiers. L’enjeu, pour Lomé, sera désormais de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’incertitude et la fragmentation, le Togo cherche ainsi à se positionner comme un trait d’union entre le Sahel et le golfe de Guinée. En articulant sécurité, développement et diplomatie, la stratégie 2026-2028 ambitionne de répondre aux défis complexes de la région tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lomé, le message est de faire face aux turbulences régionales, le dialogue et l’intégration restent les leviers privilégiés pour construire une stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:18:38 +0000</pubDate>
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<p>Le pôle universitaire à Bandiagara va transformer l'enseignement supérieur au Mali avec une nouvelle université polytechnique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-les-campus-et-territorialiser-l-offre-universitaire"><strong>Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-nationale-d-investissements-educatifs"><strong>Une dynamique nationale d’investissements éducatifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-l-education-pour-accelerer-la-cadence"><strong>Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir décrété 2025 « <em>année de la culture</em> », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Université de Tombouctou : Mohamed Diagayété nommé recteur intérimaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:56:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Université de Tombouctou a un nouveau recteur intérimaire : le Dr Mohamed Diagayété. Découvrez son parcours et ses responsabilités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Université de Tombouctou a un nouveau recteur intérimaire. Le Dr Mohamed Diagayété, chercheur malien de renom et actuel Directeur Général de l’Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Ahmed Baba (IHERI-ABT), a été nommé à ce poste par décision ministérielle en date du 12 février 2026. Spécialiste des manuscrits islamiques et peuls, maître de conférences et auteur de plusieurs ouvrages, il incarne la volonté des autorités de confier la direction de cette institution à une personnalité scientifique expérimentée et respectée. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination marque une étape importante pour l’Université de Tombouctou, créée en 2022. En attendant la désignation d’un recteur titulaire, le Dr Diagayété aura pour mission de coordonner les activités pédagogiques, administratives et scientifiques de l’établissement. Son profil, alliant expertise académique et engagement pour la valorisation du patrimoine intellectuel, en fait un choix stratégique pour assurer la continuité et le rayonnement de l’université. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nomination-strategique-pour-l-avenir-academique"><strong>Une nomination stratégique pour l’avenir académique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chercheur passionné, Mohamed Diagayété dirige depuis 2018 l’IHERI-ABT, institution phare consacrée à la préservation et à l’étude des manuscrits anciens. Sa vision consiste à rendre ces documents accessibles, numérisés et étudiés pour leur contenu scientifique et historique. Sa nomination à la tête de l’université traduit ainsi une volonté de relier patrimoine et modernité académique, en donnant à Tombouctou une place centrale dans la recherche et l’enseignement supérieur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ses fonctions administratives, il est également auteur de travaux spécialisés. Son ouvrage Barth à Tombouctou (2019) illustre sa capacité à relier les manuscrits anciens aux enjeux contemporains de la recherche historique et culturelle. Sa nomination renforce la crédibilité scientifique de Tombouctou et ouvre la voie à une synergie entre patrimoine et enseignement supérieur. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-universite-enracinee-dans-l-histoire-de-tombouctou"><strong>Une université enracinée dans l’histoire de Tombouctou</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Tombouctou, fondée au XIIe siècle et surnommée la cité des 333 Saints, est mondialement connue pour ses manuscrits anciens, classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. Au XVIe siècle, elle connut un essor remarquable dans l’enseignement coranique, devenant un centre intellectuel majeur du Soudan occidental. La création de l’université s’inscrit dans cette tradition historique, tout en répondant aux besoins contemporains de formation et de recherche. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université de Tombouctou représente une avancée majeure pour la jeunesse locale. Elle offre désormais aux jeunes bacheliers de la région la possibilité de poursuivre leurs études supérieures sur place, sans être contraints de rejoindre Bamako, longtemps considéré comme le seul centre universitaire du pays. Cette institution constitue donc une réponse concrète aux aspirations locales et un levier de développement régional. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-developpement-pour-la-cite-des-333-saints"><strong>Un levier de développement pour la cité des 333 Saints</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’éducation, l’université est porteuse d’un nouvel élan pour la cité des 333 Saints. Elle redonne à la ville son rôle historique de foyer du savoir et de rayonnement culturel, tout en insufflant une dynamique économique et sociale. La présence d’une université favorise la création d’opportunités dans les secteurs de la recherche, de l’innovation et des services, contribuant ainsi à revitaliser la région. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En permettant aux jeunes de rester sur place pour se former, l’université contribue à réduire les inégalités territoriales et à renforcer la cohésion nationale. Elle devient ainsi un symbole d’équité et de développement, tout en consolidant l’identité culturelle et intellectuelle de Tombouctou. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-nationale-tournee-vers-l-avenir"><strong>Une ambition nationale tournée vers l’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université de Tombouctou, avec son nouveau recteur intérimaire, incarne une ambition nationale, notamment, permettre aux jeunes bacheliers de la région de rester sur place pour poursuivre leurs études supérieures, tout en donnant un nouvel élan de développement à la cité des 333 Saints. La nomination du Dr Mohamed Diagayété illustre la convergence entre expertise, vision et responsabilité institutionnelle. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle marque une étape décisive dans la construction d’un Mali où l’enseignement supérieur se veut inclusif, enraciné dans l’histoire et tourné vers l’avenir. Tombouctou retrouve ainsi son rôle de phare intellectuel, tout en s’inscrivant dans une dynamique moderne et porteuse d’espoir pour la jeunesse. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES: Vers la fin du franc CFA au Sahel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Fin du FCFA est en route. Apprenez comment le Sommet de Bamako de 2025 pourrait changer la dynamique économique au Sahel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sommet de Bamako, prévu les 22 et 23 décembre 2025, les dirigeants de la confédération des États du Sahel (AES) pourraient franchir une étape clé vers l’émancipation monétaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après la signature officielle des statuts de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les trois États semblent poser ainsi les fondations d’une future monnaie commune destinée à rompre définitivement avec l’héritage du franc CFA et à asseoir leur souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, les chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger —donneront une impulsion décisive à leur projet de rupture monétaire avec le franc CFA. Quelques jours avant le sommet, la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a été actée. Ce qui scelle la volonté des trois pays d’acquérir une souveraineté financière intégrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-avancee-institutionnelle-majeure"><strong>Une avancée institutionnelle majeure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point marquant du processus a été enregistré le 11 décembre 2025 à Bamako à travers la signature des statuts de la BCID-AES par les ministres des Finances des trois pays. Reçus par le président malien Assimi Goïta, président de la confédération AES, ils ont présenté ce texte comme « <em>l’acte de naissance </em>» d’une institution appelée à devenir la pierre angulaire de l’architecture économique de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCID-AES, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, doit financer les projets prioritaires du Sahel : corridors routiers transfrontaliers, interconnexions électriques, agriculture stratégique et projets énergétiques. Contrairement aux mécanismes existants dans la zone franc, la nouvelle banque sera contrôlée exclusivement par les États sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-le-franc-cfa"><strong>Une rupture assumée avec le franc CFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étape s’inscrit dans la continuité du retrait de l’AES de la CEDEAO en janvier 2025. Pour les trois gouvernements militaires, la question monétaire ne semble plus être seulement économique mais identitaire : sortir du franc CFA pourrait donc être associé à l’affirmation d’une souveraineté retrouvée, débarrassée de la tutelle française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La monnaie commune sahélienne, dont les contours techniques restent encore à définir, pourrait être vu comme un instrument permettant d’ajuster les politiques économiques nationales sans contrainte externe : taux d’intérêt, création monétaire, mobilisation des réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-integre-de-80-millions-d-habitants"><strong>Un marché intégré de 80 millions d’habitants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi commercial. En 2025, les échanges intra-AES ont progressé de 20 %. Une monnaie unique pourrait réduire les coûts de transaction, dynamiser la circulation des biens et consolider un marché sahélien intégré. Pour les artisans, transporteurs, commerçants et agro-entreprises, cela représente une simplification majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politiquement, ce projet n’est que le prolongement naturel de leur rapprochement militaire et diplomatique, initié en 2023 et consolidé par la création formelle de la Confédération en juillet 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-monetaire-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition monétaire ouest-africaine ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes déterminantes devraient être annoncées après le sommet. La nomination de la direction de la BCID-AES pourrait intervenir dans un bref délai, avant la levée de fonds auprès de partenaires régionaux et internationaux. La création de la monnaie, elle, pourrait intervenir dans un second temps, une fois les bases financières consolidées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative sahélienne est observée avec attention au sein de la CEDEAO, où les discussions sur l’Eco — la future monnaie ouest-africaine annoncée pour 2027 — restent bloquées. Certains États, dont le Sénégal, n’excluent plus une révision de leur position vis-à-vis du franc CFA. La démarche de l’AES pourrait ainsi accélérer ou fragmenter le processus, selon les observateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En inaugurant la BCID-AES à Bamako, les trois États franchiront un cap symbolique et politique : celui de l’émancipation affichée vis-à-vis du système monétaire hérité de la colonisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tombouctou : le Premier ministre Abdoulaye Maïga lance de grands chantiers pour le développement régional</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:54:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Maïga]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Retour sur la visite du Premier ministre à Tombouctou, un moment fort pour la proximité entre l'État et les citoyens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La cité légendaire des 333&nbsp;Saints a réservé, ce jeudi matin, un accueil des plus chaleureux au Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. À son arrivée, le chef du gouvernement a été accueilli par les autorités administratives, politiques, communales et coutumières, dans une ambiance empreinte de ferveur, de fierté et d’enthousiasme populaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement du Premier ministre à Tombouctou s’inscrit dans une dynamique de proximité entre l’État et les citoyens, mais aussi dans une volonté d’impulser de nouveaux projets structurants pour la région. Tout au long de son séjour, le Général de Division Abdoulaye Maïga a mené plusieurs activités à fort impact social et économique, illustrant la priorité accordée au développement équilibré du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-souffle-nouveau-pour-les-infrastructures-sanitaires"><strong>Un souffle nouveau pour les infrastructures sanitaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première étape de la visite du chef du Gouvernement a été marquée par le lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital régional de Tombouctou. Ce chantier symbolise une réponse aux besoins pressants en matière de santé publique dans la région. L’hôpital, appelé à jouer un rôle de premier plan dans la prise en charge des patients, bénéficiera ainsi d’une modernisation de ses installations et d’un renforcement de ses capacités d’accueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action, saluée par les populations, ouvre la voie à une amélioration notable de la qualité des soins dans une zone confrontée à d’importants défis sanitaires. Elle traduit également une volonté politique d’investir dans des infrastructures durables, capables de répondre aux besoins d’une population en pleine croissance. Dans une région où les conditions climatiques et géographiques compliquent souvent l’accès aux soins, cette initiative représente un espoir concret pour des milliers d’habitants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valorisation-des-traditions-et-cohesion-sociale"><strong>Valorisation des traditions et cohésion sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement de ce premier acte, le Premier ministre a procédé à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Tombouctou. Ce futur espace d’échanges et de concertation vise à redonner toute sa place à l’autorité morale et traditionnelle dans la vie communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région où la tradition et la culture occupent une place centrale, ce geste traduit une reconnaissance du rôle fondamental des légitimités coutumières dans la médiation sociale, la prévention des conflits et la consolidation du vivre-ensemble. Le vestibule, une fois achevé, constituera un lieu symbolique de dialogue et de concertation, destiné à renforcer la cohésion sociale et la transmission des valeurs ancestrales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-porteur-d-espoir"><strong>Un projet agricole porteur d’espoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement du chef du Gouvernement a également permis le lancement du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, un programme stratégique pour le développement agricole. L’initiative a pour objectif de renforcer la production de riz dans une région historiquement connue pour ses vastes potentialités agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet devrait contribuer à la relance de la riziculture, à la création d’emplois pour les jeunes et à la dynamisation de l’économie locale. À terme, la valorisation de ces plaines rizicoles pourrait constituer un levier majeur pour la sécurité alimentaire et le développement durable de la région. Il s’agit là d’un signal fort en faveur de la résilience économique locale et de la souveraineté alimentaire nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ecoute-et-dialogue-avec-les-forces-vives"><strong>Écoute et dialogue avec les forces vives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des inaugurations et des lancements, la visite du Premier ministre s’est voulue un moment d’échanges et d’écoute. Le Général Abdoulaye Maïga a animé un cadre d’échange avec les forces vives de Tombouctou, regroupant différents acteurs locaux issus de divers horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a permis d’aborder la vie de la Nation et de recueillir les préoccupations régionales, dans un esprit d’ouverture et de concertation. Ces échanges illustrent la volonté du Gouvernement d’impliquer les populations locales dans la définition et le suivi des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagné du ministre de l’Agriculture et de celui de la Santé et du Développement social, le chef du Gouvernement a réaffirmé, à travers ses actes, la volonté des autorités d’œuvrer pour un développement équilibré et durable du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement adopte le décret fixant le prix du nouveau e-passeport de la Confédération des États du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 22:10:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien fixe le prix du nouveau e-passeport de l'AES. Apprenez-en plus sur cette avancée pour les pays membres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres le mercredi 8 octobre 2025, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté un projet de décret fixant le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouvel « e-passeport AES », commun aux pays membres de la Confédération des États du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette session hebdomadaire tenue au Palais de Koulouba, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a présenté un rapport relatif à l’harmonisation des documents de voyage dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis juillet 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs d’État de la Confédération ont décidé d’instaurer un document de voyage unique, baptisé «&nbsp;<em>e-passeport AES</em>&nbsp;», afin de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services dans un environnement sahélien marqué par des défis sécuritaires persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adopté le 18 avril 2025, ce nouveau passeport confédéral repose sur des spécifications techniques harmonisées et sur un système de gestion unifié entre les trois États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-document-moderne-et-securise"><strong>Un document moderne et sécurisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;<em>e-passeport AES</em>&nbsp;» répond aux normes internationales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en matière de sécurité et d’interopérabilité. Il intègre des dispositifs de protection des données biométriques et personnelles, conformes aux standards internationaux, tout en reflétant la volonté politique des États membres de renforcer leur intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document représente une avancée majeure dans la construction d’une souveraineté commune et d’une mobilité sécurisée au sein de la Confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prix-revus-a-la-baisse-pour-les-citoyens"><strong>Des prix revus à la baisse pour les citoyens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de décret adopté fixe désormais les tarifs du passeport ordinaire et de sa version premium.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Service standard : 45 000 francs CFA</li>



<li>Service premium : 90 000 francs CFA</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces montants traduisent une baisse des prix actuels, respectivement de 10 000 francs CFA pour le passeport standard et de 20 000 francs CFA pour le passeport premium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réduction vise à rendre le document plus accessible à l’ensemble des citoyens, tout en soutenant la dynamique d’intégration confédérale initiée par les pays de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-supplementaire-dans-l-integration-sahelienne"><strong>Une étape supplémentaire dans l’intégration sahélienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de ce décret confirme la volonté du Mali et de ses partenaires sahéliens d’aller au-delà des accords politiques et militaires pour concrétiser une union économique et sociale effective.<br>Le e-passeport AES, en favorisant la mobilité intra-confédérale, s’inscrit dans la stratégie de souveraineté partagée des États du Sahel, qui ambitionnent de bâtir un espace de coopération renforcé, sûr et économiquement intégré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Région de Kayes : Un ambitieux projet de développement sectoriel lancé.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 08:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La valorisation du secteur de l’élevage à Kayes fait avancer l’économie locale avec des initiatives importantes et un soutien gouvernemental.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La fin du mois de juillet 2025 a été une période de bonnes nouvelles pour la région de Kayes. Quelques jours après l’annonce de B2Gold de créer 2000&nbsp;emplois à travers son nouveau gisement « Fékola régional », celle du gouvernement relative à l’acquisition du financement de la réhabilitation du tronçon routier Diema-Sandaré et, le lancement officiel par le ministère chargé de l’emploi d’un programme de formation de 500&nbsp;jeunes en</em></strong>&nbsp;<strong><em>entrepreneuriat, les autorités nationales viennent de lancer un ambitieux projet de valorisation du secteur de l’élevage dans la région.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités nationales sont à pied d’œuvre pour le développement global du pays. Pour ce faire, elles font non seulement des actions d’envergure nationale, mais aussi de portée régionale. Les actions au niveau des régions sont fonction de la spécificité socio-économique de chaque région administrative. Chacune des dix-neuf régions administratives a des spécificités naturelles qui définissent les principales activités socio-économiques pratiquées par les populations locales. Par exemple, Sikasso est reconnue par ses activités agricoles, Mopti par les activités piscicoles, etc.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la première région, Kayes, elle est réputée être une zone minière par excellence, une zone par laquelle 70&nbsp;% des importations du pays s’effectuent. Elle est aussi une grande zone d’élevage du Sahel occidental. Pour booster ce secteur, le gouvernement a lancé une importante initiative intitulée «<strong> </strong><em>Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ameliorer-durablement-la-chaine-de-valeurs-betail-viande"><strong>Améliorer durablement la chaîne de valeurs bétail/viande</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tel est l’objectif principal du projet dont le lancement a eu lieu le jeudi&nbsp;31&nbsp;juillet 2025 à Kayes sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. C’était en présence du gouverneur de la région de Kayes, Général de brigade Moussa Soumaré, du Chef de Bureau de la FAO (Food and Agriculture Organisation : Organisation des Nations unies pour l’agriculture) au Mali, Abdoul Karim Bah, du représentant de l’Agence Espagnole de Coopération pour le Développement (AECID), Antonio Monje Vargas, et de plusieurs acteurs intervenant dans le domaine de la filière bétail-viande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet vise à accompagner les éleveurs, bouchers, commerçants, transporteurs et transformateurs afin de renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité de la filière bétail/viande pour l’économie malienne. Autrement dit, il prévoit de renforcer la performance globale de la chaîne de valeurs bétail/viande, à travers l’amélioration de la productivité et de la santé animale ; le développement des infrastructures de transformation et de commercialisation;&nbsp;&nbsp;la professionnalisation des acteurs ; la promotion de partenariats inclusifs public-privé ; le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes dans les filières animales en mettant un accent particulier sur l’entrepreneuriat rural ; et la préservation des ressources naturelles par la promotion des pratiques durables et résilientes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kayes-une-zone-propice-pour-un-tel-projet-nbsp"><strong>Kayes, une zone propice pour un tel projet&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l’élevage représente plus de 15&nbsp;% du PIB (Produit Intérieur Brut) en ce sens qu’il est le troisième contributeur aux recettes d’exportation après l’or et le coton. Pour son cheptel estimé de 79 487 163&nbsp;têtes, le Mali est classé premier de la zone UEMOA (Union Monétaire ouest-africaine) et deuxième de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région de Kayes, bénéficiaire du présent projet, dispose de vastes zones pastorales.&nbsp;&nbsp;Son cheptel important est estimé à 1 926 264&nbsp;bovins, 1 354 506&nbsp;ovins, 1 848 662&nbsp;caprins, 50 337&nbsp;équins, 105 580&nbsp;asins et 27 907&nbsp;camelins. Sa position géographique stratégique, offre un potentiel considérable pour le développement de la filière bétail/viande, aussi bien pour la consommation nationale que pour l’exportation vers les pays de la sous-région.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisation du projet sera facilitée par l’existence d’un abattoir moderne composé de deux chaînes de production (une chaîne dédiée aux bovins avec une capacité de 100 bovins par cycle de 8&nbsp;heures et une chaîne des ovins et caprins avec une capacité de 300&nbsp;ovins par cycle de 8&nbsp;heures). L’abattoir produit plus de 80&nbsp;tonnes de viande par mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut noter que le «<strong> </strong><em>Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes </em>»<strong>&nbsp;</strong>est financé par le Royaume d’Espagne et mis en œuvre par la FAO pour un coût global de 393 000 000&nbsp;FCFA.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontre entre le Premier ministre et les Gouverneurs des régions : Cap sur les priorités locales et les défis sécuritaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 08:34:08 +0000</pubDate>
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<p>Le Premier ministre malien aborde les priorités locales et les défis sécuritaires pour améliorer les conditions dans les régions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lundi 28 juillet 2025, le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a réuni autour de lui les gouverneurs des 19 régions du pays. Cette importante rencontre, tenue à Bamako, s&rsquo;inscrivait dans une volonté ferme du Chef du gouvernement de faire le point sur les projets de développement en cours et de renforcer la coordination avec les représentants de l’État en région. Objectif : améliorer les conditions de travail de ces derniers et répondre efficacement aux besoins fondamentaux des populations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Général Maïga était accompagné pour l’occasion de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles le ministre de l’Économie et des Finances, le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ainsi que les directeurs généraux du Budget et du Plan. Une composition qui témoigne de la volonté du gouvernement de placer cette concertation sous le signe de l’action concrète et de la planification rigoureuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-priorites-bien-identifiees"><strong>Des priorités bien identifiées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tour de table a permis à chacun des gouverneurs présents de faire un état des lieux des réalités dans leurs régions respectives. Infrastructures routières inachevées, besoin en services sociaux de base, réhabilitation de structures administratives, difficultés d’accès à certains financements : les préoccupations sont nombreuses et souvent récurrentes. À travers leurs interventions, les gouverneurs ont surtout mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d&rsquo;accélérer les projets structurants destinés à améliorer la vie quotidienne des citoyens dans les régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un simple échange, cette réunion s’est voulu une plateforme de dialogue franc entre le centre et les périphéries, à un moment où le Mali cherche à renforcer sa gouvernance locale dans un contexte de réforme institutionnelle et de crise multidimensionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-securite-condition-sine-qua-non-du-developpement"><strong>La sécurité, condition sine qua non du développement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’il a salué la pertinence et la diversité des projets évoqués, le Premier ministre n’a pas manqué de souligner un obstacle de taille : l’insécurité persistante dans plusieurs zones du pays. À ses yeux, aucune avancée durable ne saurait être envisagée sans la restauration complète de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. «&nbsp;<em>La sécurité est aujourd’hui notre priorité numéro un. Elle conditionne le succès de toutes nos politiques publiques, notamment celles en faveur du développement régional&nbsp;</em>», a-t-il déclaré avec fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce contexte difficile, le Général Maïga a tenu à remercier les gouverneurs pour leur engagement et leur résilience. Il a salué leur rôle déterminant dans le maintien du lien entre l’administration centrale et les populations, souvent dans des conditions précaires et à haut risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-mutuelle-et-un-appel-a-l-action"><strong>Une reconnaissance mutuelle et un appel à l’action</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les gouverneurs ont exprimé leur satisfaction face à la tenue de cette rencontre qu’ils ont jugée «&nbsp;<em>utile et opportune</em>&nbsp;». Ils ont unanimement salué l’écoute et la disponibilité du Chef du gouvernement, tout en réaffirmant leur engagement à servir les populations malgré les défis quotidiens. «&nbsp;<em>La satisfaction des besoins des citoyens est au cœur de notre mission, et nous sommes conscients des attentes fortes à notre égard&nbsp;</em>», a déclaré l’un des participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concertation, bien qu’informelle dans sa forme, s’annonce comme une étape charnière dans la redynamisation du développement local au Mali. En écoutant les représentants de terrain, le gouvernement central montre une volonté de mieux s’adapter aux réalités régionales, tout en jetant les bases d’un partenariat plus opérationnel avec les entités déconcentrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le pays poursuit son processus de refondation, cette rencontre apparaît comme un signal fort en faveur d’une gouvernance de proximité, plus réactive, et plus soucieuse des besoins concrets des citoyens. Elle marque aussi une volonté politique claire : celle d’aligner les priorités nationales avec les attentes locales, pour bâtir un Mali résilient et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES : et si la souveraineté commençait par la banque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 19:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>La Souveraineté financière sahélienne prend forme avec la création de la BCID-AES, un outil essentiel pour le développement dans la région.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À rebours des schémas d’aide classiques, le Mali, le Burkina Faso et le Niger lancent la BCID-AES, une banque de développement confédérale pensée comme levier de souveraineté financière et outil d’émancipation régionale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des décisions politiques qui, en apparence, n’envoient pas de troupes, ne claquent pas dans les chancelleries et ne saturent pas les plateaux de télévision. Pourtant, elles déplacent des lignes plus profondément que bien des discours martiaux. L’annonce de la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de l’AES (BCID-AES), ce mois de mai à Bamako, appartient à cette catégorie : celle des actes fondateurs silencieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ici, pas de communiqué vengeur, pas de bras de fer diplomatique. Juste trois pays sahéliens qui ont décidé, ensemble, de se doter d’un instrument bancaire à la hauteur de leurs ambitions. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger — trois nations que l’on préfère souvent réduire à leurs défis sécuritaires — ont choisi le levier de la finance pour reconquérir leur autonomie stratégique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-banque-contre-la-dependance"><strong>Une banque contre la dépendance</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La BCID-AES n’est pas une institution de plus. C’est un manifeste financier. Elle incarne une double rupture. D’abord, avec le modèle postcolonial de développement, longtemps fondé sur l’endettement externe, les lignes de crédit conditionnées et les agendas exogènes. Ensuite, avec la fragmentation économique qui affaiblit l’espace sahélien depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son objectif est limpide : mobiliser des ressources propres, canaliser les flux internes, investir là où les besoins sont urgents et les intérêts nationaux prioritaires. Énergie, infrastructures, agriculture, éducation : ce sont les veines de la souveraineté réelle. Et c’est là que la banque veut injecter ses financements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-ancree-dans-le-reel-sahelien"><strong>Une institution ancrée dans le réel sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des statuts, la BCID-AES est une réponse politique à une urgence historique. Celle d’un Sahel relégué, tenu à distance des centres de décision économique, souvent sommé de prouver sa crédibilité avant même d’exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aujourd’hui, le vent tourne. Le prélèvement confédéral de 0,5 % sur les importations non-AES marque une volonté d’ancrer le financement dans le réel régional. La réforme des cadres miniers, qui permettra de capter une part des revenus extractifs, inscrit la banque dans une logique de revalorisation du sous-sol au bénéfice du sol social. C’est un autre pacte que l’on dessine ici, entre le peuple, ses ressources, et son avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-audace-d-un-imaginaire-collectif"><strong>L’audace d’un imaginaire collectif</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut le dire : l’AES n’attend plus que l’on vienne l’aider. Elle s’organise pour s’aider elle-même, avec ses moyens, ses choix, ses contraintes. Loin des plans quinquennaux téléguidés ou des conditionnalités macroéconomiques, la BCID-AES porte un imaginaire : celui d’un espace qui croit à sa propre capacité de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un hasard si la future banque inscrit, parmi ses priorités, la promotion de l’identité culturelle et éducative. Dans un monde où l’on tente trop souvent de fabriquer la souveraineté depuis l’extérieur, voici une structure née de l’intérieur, pensée par ses membres, pour ses membres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-vrai-defi-gouverner-la-confiance"><strong>Le vrai défi : gouverner la confiance</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, la route sera longue. La réussite de la BCID-AES dépendra d’un mot souvent galvaudé : la gouvernance. Il faudra bâtir des statuts solides, désigner un conseil d’administration crédible, instaurer des règles de transparence. Mais si le projet réussit — et tout indique que les États membres y veilleront — la BCID-AES pourrait devenir le cœur financier battant d’un Sahel en reconstruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, la souveraineté ne se décrète pas. Elle se finance. Et au Sahel, désormais, elle se finance à Bamako, Ouagadougou et Niamey — ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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