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	<title>Archives des développement Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des développement Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Monde multipolaire : pourquoi l’Afrique a tout à gagner du rapprochement sino-russe</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2026 21:01:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapprochement entre la Chine et la Russie autour d’un monde multipolaire ouvre à l’Afrique de nouvelles perspectives économiques, diplomatiques et stratégiques face aux équilibres mondiaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vladimir Poutine et Xi Jinping ont signé à Pékin, mercredi 20 mai 2026, une déclaration commune appelant à un ordre mondial plus juste, fondé sur le respect mutuel et le refus de l&rsquo;hégémonie. Pour l&rsquo;Afrique, ce rééquilibrage des forces mondiales n&rsquo;est pas une menace — c&rsquo;est une opportunité historique à saisir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois décennies, l&rsquo;Afrique a vécu sous un ordre international que personne ne lui avait demandé d&rsquo;approuver. Conditionnalités du FMI, ingérences militaires sous couvert de droit d&rsquo;ingérence humanitaire, politiques commerciales asymétriques imposées par l&rsquo;OMC, veto systématique de toute réforme du Conseil de sécurité favorable au continent : l&rsquo;ordre libéral occidental s&rsquo;est souvent appliqué à l&rsquo;Afrique comme une contrainte, rarement comme une promesse tenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;il faut lire la déclaration conjointe signée à Pékin le 20 mai 2026 par Vladimir Poutine et Xi Jinping. Les deux dirigeants y affirment leur volonté de construire un monde multipolaire, de défendre la Charte des Nations unies&nbsp;<em>« dans toute son exhaustivité</em>&nbsp;», de s&rsquo;opposer à «&nbsp;<em>toutes les manifestations d&rsquo;unilatéralisme et d&rsquo;hégémonie</em>&nbsp;». Pour les dirigeants africains qui réclament depuis des décennies une réforme de la gouvernance mondiale, ce langage n&rsquo;est pas étranger — c&rsquo;est le leur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un soutien concret dans les enceintes multilatérales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des mots, la posture sino-russe dans les institutions internationales a des effets tangibles pour le continent. À l&rsquo;ONU, la Chine et la Russie ont régulièrement bloqué des résolutions autorisant des interventions militaires non sollicitées en Afrique, défendant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. Ce n&rsquo;est pas une position abstraite : elle a préservé à plusieurs reprises la marge de manœuvre de gouvernements africains face à des pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les BRICS élargis, dont font désormais partie l&rsquo;Éthiopie, l&rsquo;Égypte et l&rsquo;Afrique du Sud, Moscou et Pékin soutiennent activement la montée en puissance des économies du Sud. La déclaration du 20 mai réaffirme la volonté des deux pays de coordonner leurs positions au G20, à l&rsquo;OMC, à la Nouvelle Banque de développement — autant d&rsquo;enceintes où une voix africaine portée par des alliés puissants pèse davantage qu&rsquo;une voix isolée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poutine a également exprimé le soutien de la Russie aux priorités de la présidence chinoise de l&rsquo;APEC, dont le sommet se tiendra à Shenzhen. C&rsquo;est le signe d&rsquo;une coordination géopolitique qui dépasse la seule relation bilatérale et dessine les contours d&rsquo;un bloc du Sud cohérent — dont l&rsquo;Afrique est partie prenante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une alternative économique réelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;axe sino-russe offre à l&rsquo;Afrique ce que l&rsquo;Occident lui a souvent refusé : des partenariats sans conditionnalités politiques, des financements d&rsquo;infrastructures à grande échelle, des transferts technologiques dans des secteurs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de Pékin met en avant une coopération économique bilatérale qui a franchi le cap des 240 milliards de dollars d&rsquo;échanges annuels, avec une progression de 20 % sur les quatre premiers mois de 2026. Ce dynamisme est le fruit d&rsquo;une volonté politique claire : construire des chaînes de valeur indépendantes des circuits financiers occidentaux, régler les échanges en monnaies nationales pour s&rsquo;affranchir de la domination du dollar. Pour les pays africains qui subissent de plein fouet les effets des politiques monétaires américaines — hausse des taux, fuite des capitaux, dépréciation des monnaies locales — cette alternative mérite attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan énergétique, Rosatom construit des centrales nucléaires civiles en Chine et est déjà présent sur plusieurs marchés africains. La déclaration évoque également une coopération renforcée dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. Pour un continent qui cherche à industrialiser son économie tout en répondant à l&rsquo;urgence climatique, disposer d&rsquo;un partenaire technologique supplémentaire — hors du duopole occidental — est un atout, non un risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation des corridors de transport eurasiatiques — Route de la mer du Nord, Transsibérien, initiative «&nbsp;<em>Ceinture et Route</em>&nbsp;» — crée par ailleurs de nouvelles voies logistiques qui peuvent relier les économies africaines à des marchés jusqu&rsquo;ici difficilement accessibles. L&rsquo;intégration progressive de ces réseaux avec les corridors continentaux africains est une perspective concrète, pas une utopie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le multilatéralisme comme outil d&rsquo;émancipation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Xi Jinping a mis en avant dans sa déclaration quatre «&nbsp;<em>initiatives mondiales</em>&nbsp;» portées par la Chine : sur la sécurité, le développement, la civilisation et l&rsquo;intelligence artificielle. Ces cadres conceptuels, qui recueillent un soutien croissant dans les pays du Sud, proposent une vision du monde où la coopération prime sur la compétition, où les États ont le droit de choisir leur modèle de développement sans se voir imposer des standards venus de l&rsquo;extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;Afrique demande depuis l&rsquo;époque des mouvements de libération nationale. Le droit au développement, la souveraineté permanente sur les ressources naturelles, le refus de la hiérarchie entre civilisations — ces principes, longtemps marginalisés dans les institutions dominées par l&rsquo;Occident, trouvent un écho croissant dans un monde où la Chine et la Russie pèsent de tout leur poids diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration commune cite explicitement l&rsquo;opposition aux «&nbsp;<em>tentatives de retour en arrière sur l&rsquo;histoire&nbsp;</em>» et à la «&nbsp;<em>résurrection des signes du fascisme et du militarisme</em>&nbsp;». Pour des pays africains dont la mémoire coloniale reste vive, dont les populations ont subi certaines des pires violences du XXe siècle au nom de projets civilisationnels occidentaux, ce positionnement n&rsquo;est pas anodin.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une relation à construire, pas à subir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenir la coopération sino-russo-africaine ne signifie pas idéaliser ces partenariats ni fermer les yeux sur leurs limites. Il s&rsquo;agit de reconnaître qu&rsquo;ils offrent à l&rsquo;Afrique quelque chose de précieux : un choix. Pendant trop longtemps, les dirigeants africains ont été contraints de s&rsquo;aligner ou de payer le prix de leur indépendance. Un monde multipolaire, où plusieurs pôles se font concurrence pour l&rsquo;attention et les ressources du continent, restitue à l&rsquo;Afrique une capacité de négociation qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas eue depuis la décolonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;axe sino-russe est parfait. Elle est de savoir si l&rsquo;Afrique peut se permettre de laisser passer ce moment de recomposition mondiale sans y peser de tout son poids. La réponse des chefs d&rsquo;État qui choisissent d&rsquo;approfondir ces partenariats est claire : non.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Pékin du 20 mai 2026 n&rsquo;est pas seulement un événement bilatéral entre deux grandes puissances. C&rsquo;est un signal adressé au monde entier — et l&rsquo;Afrique serait mal inspirée de ne pas l&rsquo;entendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aide publique au développement : vers la fin d&#8217;un modèle à bout de souffle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au sommet Africa Forward de Nairobi, réunissant 32 chefs d'État, experts et responsables français ont débattu d'une refonte profonde de l'aide publique au développement. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au sommet Africa Forward de Nairobi, réunissant 32 chefs d&rsquo;État, experts et responsables français ont débattu d&rsquo;une refonte profonde de l&rsquo;aide au développement. Entre contestation souverainiste et réforme de l&rsquo;AFD, un tournant s&rsquo;esquisse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente-deux chefs d&rsquo;État réunis à Nairobi, un titre ambitieux –&nbsp;<em>Africa Forward : Afrique-France, un nouveau souffle</em>&nbsp;– et une question qui fâche autant qu&rsquo;elle mobilise&nbsp;: l&rsquo;aide publique au développement (APD) a-t-elle encore un avenir&nbsp;? C&rsquo;est dans ce contexte qu’un média français organisait son débat&nbsp;<em>Au cœur de l&rsquo;Info</em>, avec des invités aux convictions tranchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Une aide efficace est une aide qui travaille à sa propre obsolescence. Ce n&rsquo;est pas un système qui se nourrit et s&rsquo;auto-entretient pendant des décennies. Le fait qu&rsquo;il perdure démontre en réalité son inefficacité.&nbsp;»,&nbsp;</em>a expliqué&nbsp;Niagalé Bakayoko, présidente de l&rsquo;African security sector network.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une contestation des deux côtés de la Méditerranée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Niagalé Bakayoko, présidente de l&rsquo;African Security Sector Network, le diagnostic est sans appel. L&rsquo;aide au développement, telle qu&rsquo;elle fonctionne depuis des décennies, s&rsquo;est bureaucratisée au point de mécontenter aussi bien les citoyens du Nord que ceux du Sud. La présidente cite en exemple le discours du président kényan, qui a publiquement déclaré ne plus vouloir d&rsquo;aide extérieure – une position souverainiste qui gagne du terrain sur le continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté français, le débat a été relancé après la fermeture de l&rsquo;USAID américaine. Des voix se sont élevées dans la presse hexagonale pour pointer les limites de certains programmes d&rsquo;aide. «&nbsp;<em>Des deux côtés de la Méditerranée, il y a une contestation du bien-fondé et de l&rsquo;efficacité de l&rsquo;aide&nbsp;</em>», constate Bakayoko. La nécessité de sortir du système actuel s&rsquo;impose donc comme une évidence partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le partenariat comme nouvelle boussole</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce que défend Emmanuel Macron en prônant les «&nbsp;<em>partenariats</em>&nbsp;» – un terme qui va «&nbsp;<em>dans la bonne direction</em>&nbsp;». Mais la présidente de l&rsquo;ASSN va plus loin&nbsp;: si les partenariats public-privé constituent une piste pertinente, l&rsquo;enjeu fondamental est de responsabiliser les États africains devant leurs propres citoyens, en les rendant comptables de l&rsquo;usage des fonds qui leur sont accordés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pose aussi la question de la valeur guide&nbsp;: faut-il parler de «&nbsp;<em>partenariat</em>&nbsp;» ou d&rsquo;«&nbsp;<em>équité</em>&nbsp;»&nbsp;? «&nbsp;<em>Ce qui est fondamental, c&rsquo;est de se fonder sur la notion d&rsquo;équité davantage, à mon avis, que sur celle de partenariat</em>&nbsp;», tranche-t-elle, suggérant que le premier terme porte une dimension de justice structurelle que le second n&rsquo;implique pas nécessairement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout juste nommé à la tête de l&rsquo;Agence française de développement (AFD), Christophe Lecourtier participait au sommet Africa Forward. Dans un contexte de restrictions budgétaires et de remise en question de l&rsquo;APD, il défend, dans un autre média français, une nouvelle approche fondée sur les intérêts mutuels, l&rsquo;impact concret et une communication renforcée auprès des citoyens français.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Français n&rsquo;ont pas renoncé à l&rsquo;idée d&rsquo;une solidarité internationale.&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces critiques, Christophe Lecourtier, nouveau directeur de l&rsquo;Agence française de développement, assume un tournant. Il reconnaît que l&rsquo;ère des objectifs chiffrés d&rsquo;APD en pourcentage du PIB est révolue&nbsp;: «&nbsp;<em>Aujourd&rsquo;hui, plus personne ne juge que c&rsquo;est l&rsquo;objectif essentiel.&nbsp;</em>» Sa feuille de route se veut plus sélective et plus lisible&nbsp;: concentrer les efforts sur un nombre restreint de pays et de secteurs, et surtout mieux expliquer le sens de l&rsquo;action française à l&rsquo;international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;On peut, avec un peu moins, faire beaucoup mieux. J&rsquo;ai vraiment la conviction que les Français n&rsquo;ont pas renoncé à l&rsquo;idée d&rsquo;une solidarité internationale.&nbsp;»,&nbsp;</em>a souligné&nbsp;christophe Lecourtier, directeur général de l&rsquo;AFD.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;appuie sur ce qu&rsquo;il considère comme un consensus profond chez les Français&nbsp;: la compréhension de l&rsquo;interdépendance mondiale. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de santé publique, de souveraineté alimentaire ou du climat, l&rsquo;argument de la «&nbsp;<em>planète unique</em>&nbsp;» reste, selon lui, majoritairement accepté. L&rsquo;AFD doit simplement mieux démontrer qu&rsquo;elle en est «&nbsp;<em>le bras armé&nbsp;</em>», non seulement de l&rsquo;État français, mais de la nation tout entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le réveil de l’Afrique » : une œuvre poétique au service des plus sceptiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[développement Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sitan So Soumano]]></category>
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<p>Afin de redonner foi à ceux qui militent pour la grandeur de l’Afrique, Sitan So Soumano a écrit un recueil de poèmes intitulé « Le réveil de l’Afrique ». L’ouvrage dénonce les&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Afin de redonner foi à ceux qui militent pour la grandeur de l’Afrique, Sitan So Soumano a écrit un recueil de poèmes intitulé « <em>Le réveil de l’Afrique</em> ». L’ouvrage dénonce les violences conjugales, la migration des jeunes africains vers l’Europe, le défaitisme des nouvelles générations, les violations des droits de la femme. Cet ouvrage a été publié chez les éditions La Sahélienne.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="5" height="25" src=""><img decoding="async" width="8" height="25" src="">Frappée de plein fouet par la vie, notamment à travers la mort successive de ses trois enfants, les années de violence conjugale suivies de divorce, Sitan So Soumano a transformé ces douleurs en énergie pour assister ses sœurs dans la même souffrance : <em>« Toute difficulté est pour moi une opportunité pour devenir plus forte et trouver la porte de sortie </em>», lit-on sur la quatrième de couverture de ce recueil de poèmes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2967&amp;action=edit">Livre : Ibrahim Ag Mohamed outille la langue Tamasayt</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="6" height="25" src="">Infirmière obstétricienne de son état, Sitan So Soumano s’est donné les moyens, malgré les nombreuses difficultés, de poursuivre des études en licence afin de devenir sage-femme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img loading="lazy" decoding="async" width="9" height="24" src="">Dans un de ses poèmes, l’auteure décrit son identité : « <em>Je suis malienne, fille d’un Malien et d’une Malienne ; je suis née en Côte d’Ivoire, c’est ma patrie. Je suis une Ivoirienne ; je suis une Africaine, fille d’un Africain et d’une Africaine ; Je suis Africaine. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sitan est une femme engagée pour le développement et l’intégration de l’Afrique. Cet amour pour l’Afrique, Sitan So Soumano le décrit sans complexe dans nombre de poèmes de cet ouvrage. « <em>ô toi Afrique, Afrique d‘hier, d’aujourd’hui et de demain ; je t’aimerai, je te bâtirai ; De pensée sincère et lucide ; lucide et véridique ; Véridique et poétique »</em>. Les obstacles au développement de l’Afrique, à son unification, sont autant de contraintes auxquelles s’attaque la jeune écrivaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2660&amp;action=edit">Mariam Karim Diarra, auteure de « La drogue : Amadou et les autres » : « L’objectif de ce livre, c’est de sensibiliser la jeunesse »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lecteur découvrira au fil des pages, plusieurs autres thématiques, notamment la mort, le divorce, la violence conjugale, la famille, la religion, la femme, la nature ainsi que de vibrants hommages aux évènements et personnes qui ont fait de l’auteure la personne qu’elle est aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>« Le réveil de l’Afrique »</em> est un véritable ouvrage panafricaniste. Ce qui anime le lecteur en le parcourant, c’est à la fois l’amertume et la joie. Un style poétique parfaitement maitrisé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre de Sitan So Soumano est au service des étudiants, des professeurs ainsi que des panafricanistes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage est disponible chez l’éditeur, La Sahélienne, à Bacodjicoroni ACI ainsi qu’auprès de l’auteure et dans les librairies de Bamako.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Issa Djiguiba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Flux financier illicite : l’Afrique perd chaque année près de 88,6 milliards de dollars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 10:16:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié son rapport intitulé «&#160;Les flux financiers illicites et le développement durable en Afrique&#160;», lundi 28 septembre&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La </strong><strong>Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié son rapport intitulé </strong><strong>«&nbsp;<em>Les flux financiers illicites et le développement durable en Afrique&nbsp;»</em></strong><strong>, lundi 28 septembre 2020. De ce document, il ressort que l’Afrique perd chaque année, dans les Flux financiers illicites (FFI), près de 88,6 milliards de dollars.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous vous proposons de lire le communiqué en intégralité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><br>Genève, Suisse, (28 septembre 2020)</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, on estime que 88,6 milliards de dollars, soit l&rsquo;équivalent de 3,7 % du PIB africain, quittent le continent sous forme de fuite illicite de capitaux, selon le&nbsp;<a href="https://unctad.org/fr/PublicationsLibrary/aldcafrica2020_fr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>rapport de la CNUCED sur le développement économique en Afrique</em></a>&nbsp;publié aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les flux financiers illicites (FFI) sont des mouvements transfrontaliers d&rsquo;argent et d&rsquo;actifs dont la source, le transfert ou l&rsquo;utilisation sont illégaux, tels que définis dans ce rapport intitulé «&nbsp;<em>Les flux financiers illicites et le développement durable en Afrique&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il montre que les FFI sortants sont presque aussi importants que le total des flux entrants de l&rsquo;aide publique au développement, évalués à 48 milliards de dollars, combinés aux investissements directs étrangers, estimés à 54 milliards de dollars, reçus par les pays africains – et ce chaque année en moyenne pour la période 2013-2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Les flux financiers illicites privent l&rsquo;Afrique et ses habitants de perspectives d’avenir, compromettent la transparence et la responsabilité et sapent la confiance dans les institutions africaines</em>&nbsp;», a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces flux sortants comprennent la fuite illicite de capitaux, les pratiques fiscales et commerciales illégales comme la fausse facturation des échanges commerciaux et les activités criminelles provenant des marchés illégaux, de la corruption ou du vol.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 2000 à 2015, la fuite illicite de capitaux en provenance d&rsquo;Afrique s&rsquo;est élevée au total à 836 milliards de dollars.&nbsp; Comparé au stock total de la dette extérieure de l&rsquo;Afrique, qui s&rsquo;élevait à 770 milliards de dollars en 2018, cela fait de l&rsquo;Afrique un « créancier net du reste du monde », selon le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FFI liés à l&rsquo;exportation de produits extractifs (40 milliards de dollars en 2015) sont la principale composante de la fuite illicite de capitaux hors d&rsquo;Afrique. Bien que les estimations des FFI soient élevées, elles sous-estiment probablement le problème et son impact.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les FFI sapent le potentiel de l&rsquo;Afrique à réaliser les&nbsp;Objectifs de développement durables</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les FFI représentent une ponction majeure sur les capitaux et les revenus en Afrique, sapant la capacité de production et les perspectives de l&rsquo;Afrique pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, le rapport indique que, dans les pays africains où les FFI sont élevés, les gouvernements dépensent 25 % de moins pour la santé que les pays où les FFI sont faibles et 58 % de moins pour l&rsquo;éducation. Comme les femmes et les filles ont souvent un accès plus restreint à la santé et à l&rsquo;éducation, ce sont elles qui souffrent le plus des effets négatifs des FFI sur le plan budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Estimé à 200 milliards de dollars par an, l&rsquo;Afrique ne sera pas en mesure de combler cet important déficit de financement pour réaliser les ODD avec les recettes publiques et l&rsquo;aide au développement actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport suggère que la lutte contre la fuite des capitaux et les FFI représente une importante source potentielle de capitaux pour financer des investissements indispensables, par exemple dans les infrastructures, l&rsquo;éducation, la santé et les capacités de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, en Sierra Leone, qui connait l&rsquo;un des taux de mortalité des moins de cinq ans les plus élevés du continent (105 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2018), la lutte contre la fuite des capitaux et l&rsquo;investissement d&rsquo;une part constante des revenus dans la santé publique pourraient permettre de sauver 2 322 enfants supplémentaires sur les 258 000 qui naissent chaque année dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique, les FFI proviennent principalement des industries extractives et sont donc associés aux dommages environnementaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport montre que la lutte contre la fuite illicite des capitaux pourrait générer suffisamment de fonds d&rsquo;ici 2030 pour financer près de 50 % des 2 400 milliards de dollars dont les pays d&rsquo;Afrique subsaharienne ont besoin pour s&rsquo;adapter au changement climatique et en atténuer les effets.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les FFI se concentrent&nbsp;autour des&nbsp;produits de grande valeur pour un faible poids, en particulier l&rsquo;or</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport démontre également que les FFI en Afrique ne sont pas spécifiques à des pays en particulier, mais plutôt à certains produits de grande valeur pour un faible poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les 40 milliards de dollars de FFI dérivés des produits extractifs en 2015, 77 % étaient concentrés dans la chaîne d&rsquo;approvisionnement de l&rsquo;or, suivie de celle des diamants (12 %) et du platine (6 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte offre de nouvelles perspectives aux chercheurs et aux décideurs politiques qui cherchent à identifier et réduire les FFI. Elle est pertinente pour tous les pays exportateurs d&rsquo;or en Afrique, par exemple, malgré des conditions locales différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport vise à doter les gouvernements africains de connaissances sur la manière d&rsquo;identifier et d&rsquo;évaluer les risques associés aux FFI, ainsi que des solutions pour réduire ces flux et réorienter les recettes vers la réalisation des priorités nationales et des ODD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appelle à des efforts globaux pour promouvoir la coopération internationale dans la lutte contre les FFI. Il préconise également le renforcement des bonnes pratiques en matière de recouvrement des avoirs pour favoriser le développement durable et la réalisation de l&rsquo;Agenda 2030 pour le développement durable.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Nécessité de collecter de meilleures données commerciales pour détecter les risques liés aux FFI</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque de données spécifiques a affecté les efforts d&rsquo;estimation des FFI. Seuls 41 pays africains sur 54 transmettent en continue leurs données commerciales aux Nations Unies qui grâce à leur base de données sur les statistiques du commerce international (UN Comtrade) permettent de comparer les statistiques commerciales dans le temps.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne l&rsquo;importance de collecter davantage de données commerciales, qui plus est de meilleure qualité, pour détecter les risques liés aux FFI, accroître la transparence dans les industries extractives et le recouvrement des impôts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système automatisé de gestion douanière de la CNUCED (SYDONIA), y compris son nouveau module pour la production et l&rsquo;exportation de minéraux, appelé MOSES (<em>Mineral Output Statistical Evaluation System</em>), sont des solutions potentielles disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays africains doivent également conclure des accords d&rsquo;échange automatique d&rsquo;informations fiscales pour s&rsquo;attaquer efficacement aux FFI.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Afrique devrait améliorer la coopération régionale sur les FFI et la fiscalité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les FFI constituent un obstacle majeur à la mobilisation des ressources intérieures en Afrique, les gouvernements africains ne s&rsquo;engagent pas encore suffisamment dans la réforme de la fiscalité internationale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transparence et la coopération entre les administrations fiscales au niveau mondial et sur le continent sont essentielles pour lutter contre la fraude et l&rsquo;évasion fiscales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne la coopération régionale en matière de fiscalité au sein du continent, le Forum africain sur l’administration fiscale peut servir de plate-forme pour la coopération régionale entre les pays africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux régionaux de connaissances visant à renforcer les capacités nationales de lutte contre le blanchiment d&rsquo;argent et de recouvrement des avoirs, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), sont essentiels dans la lutte contre la corruption et les FFI liés à la criminalité, indique le rapport.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La lutte contre les FFI nécessite une action internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perte de recettes fiscales au profit des FFI est particulièrement coûteuse pour l&rsquo;Afrique, où les investissements et les dépenses publiques pour les ODD font le plus défaut. En 2014, on estime que l&rsquo;Afrique a perdu 9,6 milliards de dollars au profit des paradis fiscaux, soit 2,5 % du total de ses recettes fiscales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;évasion fiscale est au cœur du système financier parallèle mondial. Les FFI commerciaux sont souvent liés à des stratégies d&rsquo;évasion ou de fraude fiscale, conçues pour transférer des bénéfices vers des juridictions à faible taux d&rsquo;imposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En raison de l&rsquo;absence de règles nationales sur les prix de transfert dans la plupart des pays africains, les autorités judiciaires locales ne disposent pas des outils nécessaires pour lutter contre la fraude fiscale des entreprises multinationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les FFI ne sont pas seulement une préoccupation nationale en Afrique. Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré « Les flux financiers illicites revêtent un caractère multidimensionnel et transnational. Tout comme les migrations, ils ont des pays d&rsquo;origine et des pays de destination, et il existe plusieurs sites de transit. Par conséquent, l&rsquo;ensemble du processus d&rsquo;atténuation des flux financiers illicites impliquent plusieurs juridictions ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions à ce problème doivent passer par une coopération fiscale internationale et des mesures de lutte contre la corruption. La communauté internationale devrait consacrer davantage de ressources à la lutte contre les FFI, notamment en renforçant les capacités des autorités fiscales et douanières des pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays africains doivent renforcer leur engagement dans la réforme de la fiscalité internationale, rendre la concurrence fiscale compatible avec les protocoles de la ZLECAf et s&rsquo;efforcer d&rsquo;obtenir davantage de droits d&rsquo;imposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le titre et le chapô sont de la rédaction </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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