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	<title>Archives des dette publique | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des dette publique | Sahel Tribune</title>
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		<title>Le 20ème paquet de sanctions : la réaction des marchés russes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:48:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Malgré un 20e train de sanctions de l’Union européenne visant les banques russes, les marchés financiers à Moscou affichent une résilience inattendue, remettant en question leur efficacité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué de presse du 23 avril 2026, la Commission européenne proclame l’adoption du « 20ème train de sanctions contre la Russie ».&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle salve de mesures, visant à isoler davantage le marché russe, précise, pour la vingtième fois en quatre ans, que l’interdiction est étendue, entre autres, à des opérations avec vingt banques russes supplémentaires&nbsp;: «&nbsp;<em>les nouvelles mesures étendent l&rsquo;interdiction aux opérateurs de l&rsquo;UE qui font des affaires avec vingt banques russes supplémentaires […]. Cela porte à 70 le nombre de banques russes exclues de l&rsquo;accès au marché intérieur de l&rsquo;UE</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour même de cette annonce, l&rsquo;indice boursier russe principal, le MOEX (Bourse de Moscou), a enregistré une hausse, atteignant 2775 points et gagnant 0,48 % par rapport à la session précédente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux mois auparavant, le 23 février 2026, le ministère français des Affaires étrangères&nbsp;déclarait que les sanctions&nbsp;adoptées&nbsp;contre la Russie leur nuisaient davantage qu&rsquo;elles ne portaient atteinte à l&rsquo;Europe, les qualifiant de «&nbsp;<em>très efficaces</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L</strong><strong>a Russie parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une vision à long terme révèle un constat factuel : il est indubitable qu&rsquo;une telle rhétorique n&rsquo;a pu émerger que dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une amnésie collective des masses, conditionnée par l&rsquo;agenda de la propagande médiatique quotidienne. Une telle méthodologie de communication postule un oubli sélectif des déclarations antérieures émanant d&rsquo;un autre ministère français, celui de l&rsquo;Économie. En l&rsquo;occurrence, son ministre M. Bruno Le Maire, lors d&rsquo;un discours magistral prononcé le 1<sup>er</sup> mars 2022, avait expressément déclaré : « <em>Les sanctions sont efficaces.</em> <em>Les sanctions économiques et financières sont même d&rsquo;une efficacité redoutable. […]Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons donc provoquer l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe ! </em>».</p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-youtube wp-block-embed-youtube"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;Nous allons provoquer l&#039;effondrement de l&#039;économie russe&quot;, affirme Bruno Le Maire • FRANCE 24" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Ntzacqlm-Ac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prédiction, qui annonçait l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe dans les mois suivants, fait écho à une cascade de déclarations similaires au cours des quatre dernières années. Malgré plus de 31 500 sanctions instrumentalisées à ce jour, l&rsquo;économie russe&nbsp;est toujours parfaitement debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan macroéconomique, la situation de la Russie suscite une comparaison bien défavorable pour ses adversaires. En 2025, la dette publique russe s&rsquo;élevait à 18% du PIB, contrastant avec les 115,6% enregistrés en France.&nbsp;À savoir qu’en 2021, elle était d&rsquo;environ 18,1% du PIB de la Russie. C’est-à-dire que durant les années de guerre et les&nbsp;dépenses très considérables associées,&nbsp;elle N’a non seulement nullement augmenté, mais même légèrement diminué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la Russie se classe ainsi parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique par habitant, s&rsquo;établissant à environ 2 300 USD, loin des 59 187 USD par habitant en France. De plus, le taux de chômage en Russie se maintient aux alentours de 2 %, demeurant le plus bas parmi les pays du G20.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les vingt banques nouvellement sanctionnées – «&nbsp;<em>Derjava », « Levoberejny », « Metallinvestbank », « Blank-Bank », « Eurofinance Mosnarbank », « WB-Bank », « BKS-Bank », « Faura-Bank », « Russky Standart », « UBRR », « Chelyabinvestbank », « PSKB », « Solidarité », « Iturup », « SDM-Bank », « Avers », « Avangard », « Hlynov », « Banque Postale » et la banque « Ienisseï</em>&nbsp;» – l&rsquo;attention se porte sur deux institutions majeures cotées à la bourse de Moscou (MOEX) : Avangard Bank et BKS-Bank.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction boursière à leur nouvelle situation, survenue suite à l&rsquo;initiative malveillante de l&rsquo;Union Européenne, peut être considérée comme un échantillon représentatif de l&rsquo;ensemble du segment de marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est cette réaction&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain de l&rsquo;annonce des sanctions, l&rsquo;action de BKS-Bank a enregistré une variation nulle, soit -0,00%. Au cours des 3 mois précédents sa mise sous sanctions, sa croissance a été de +11,7% (du 24/01 au 24/04/26) et de +30,43% sur l&rsquo;année écoulée, suggérant une position financière robuste. Elle se situe donc en position saine, qui n’est pas prête à changer à la suite des agissements de la Commission européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la banque Avangard, le 24 avril 2026, la perte de -0,15% de son action est une fluctuation minime, attribuable davantage aux dynamiques normales du marché qu&rsquo;aux sanctions elles-mêmes. Cette observation est d&rsquo;autant plus pertinente que l&rsquo;action avait connu une baisse de -1,2% dans les trois mois précédant les sanctions (du 24/01 au 24/04/26) et de -11,77% sur l&rsquo;année.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un contraste flagrant dans le contexte actuel, où, notamment, le cours des hydrocarbures affiche une volatilité particulièrement significative, et ce, le jour même de l&rsquo;annonce d&rsquo;une moindre restriction à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;Soit, les marchés russes ont la certitude que les nouvelles sanctions seront aussi inefficaces que les précédentes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également de noter que la majorité des 70 banques russes sous sanctions européennes étaient déjà placées sous sanctions américaines, dont l&rsquo;impact s’est avéré notoirement inférieur aux projections initiales de leurs émetteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour saisir la projection économique de la Fédération de Russie, il faut retenir deux points fondamentaux </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">1. Les difficultés sectorielles en Russie découlent bien moins des sanctions occidentales que de la politique économique interne, particulièrement des orientations controversées de la Banque centrale et du ministère des Finances russes&nbsp;(sujet d’une autre discussion).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2.&nbsp;D&rsquo;un point de vue stratégique, les défis économiques rencontrés par la Russie ces cinq dernières années sont d&rsquo;ordre conjoncturel, tandis que ceux des pays occidentaux relèvent d’un caractère structurel. À l&rsquo;issue du conflit en Ukraine, la Russie&nbsp;récupérera&nbsp;rapidement la majeure partie de ses acquis perdus, sans compter les avancées et développements accomplis durant cette période.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les pays de l’UE ne récupéreront que très peu de leurs positions stratégiques perdues durant les années de la guerre qu’ils mènent tant militairement via leur proxy ukrainien qu’économiquement via l’émission de sanctions.&nbsp;Ces dernières, outre qu&rsquo;elles violent le règlement de l&rsquo;Organisation Mondiale du Commerce (OMC), constituent, lorsqu&rsquo;elles sont adoptées en dehors de résolutions du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, de graves violations du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Président du CCIE<em>&nbsp;(</em></strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><em>www.c-cie.eu</em></strong></a><strong><em>)</em></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le FMI débloque 129 millions de dollars pour soutenir le Mali face aux chocs économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:43:58 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'appui du FMI au Mali face aux crises. Un décaissement de 129 millions de dollars pour stabiliser l'économie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à une série de crises — inondations, insécurité et tensions budgétaires — le Mali bénéficie d’un appui d’urgence du Fonds monétaire international. Ce décaissement de 129 millions de dollars, soit plus de 71 milliards 667 millions FCFA, s’accompagne d’un programme de réformes destiné à stabiliser l’économie et à renforcer la résilience du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 16&nbsp;avril 2025, un décaissement immédiat de 129&nbsp;millions de dollars,&nbsp;soit plus de&nbsp;71 milliards 667 millions FCFA,&nbsp;en faveur du Mali, au titre du guichet choc exogène de la facilité de crédit rapide (FCR), indique l’institution dans un communiqué de presse rendu public sur son site. Cette enveloppe, équivalente à 93,3&nbsp;millions de droits de tirage spéciaux (DTS), vise à répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements, fortement affectée par les inondations survenues en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-sous-pression-multiple"><strong>Une économie sous pression multiple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces catastrophes naturelles ont lourdement endommagé les infrastructures, perturbé les services essentiels et fragilisé le secteur agricole, aggravant ainsi une insécurité alimentaire déjà préoccupante, indique le FMI. Elles interviennent dans un contexte marqué par des « <em>défis sécuritaires persistants et des contraintes financières accrues</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie malienne traverse une période de « <em>fortes turbulences</em> ». Outre les inondations d’une ampleur exceptionnelle — comparables à des événements ne survenant qu’une fois tous les cinquante ans — le pays a subi une vague de chaleur intense, des « <em>coupures d’électricité fréquentes</em> » ainsi qu’un ralentissement de la production aurifère, pilier de ses exportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces facteurs s’ajoutent la « <em>dégradation du contexte sécuritaire</em> » et la réduction de l’aide publique au développement, qui accentuent la pression sur les finances publiques et la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-de-reference-pour-restaurer-la-stabilite"><strong>Un programme de référence pour restaurer la stabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En complément de ce financement d’urgence, les autorités maliennes ont conclu avec le FMI un programme de référence d’une durée de onze mois. Ce cadre vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à poser les bases d’une reprise durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements portent notamment sur l’amélioration de la gouvernance budgétaire, la transparence dans l’utilisation des fonds publics et le renforcement de la gestion des finances publiques. L’objectif est également de « <em>restaurer la crédibilité</em> » du pays auprès des partenaires internationaux et d’améliorer le climat des affaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-structurelles-et-discipline-budgetaire"><strong>Réformes structurelles et discipline budgétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme prévoit une série de réformes destinées à consolider les finances publiques. Il s’agit notamment d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer l’administration des recettes et des douanes, ainsi que d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est accordée aux entreprises publiques, en particulier Énergie du Mali (EDM), dont la situation financière constitue un facteur de vulnérabilité. Le FMI insiste également sur la nécessité d’élaborer un plan transparent d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, les autorités se sont engagées à préserver les investissements publics et à protéger les populations les plus vulnérables, explique le Fonds monétaire international, notamment à travers le renforcement des dispositifs de protection sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-sous-surveillance"><strong>Des perspectives sous surveillance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le FMI, le risque de surendettement du Mali demeure modéré, bien que les incertitudes aient augmenté depuis 2023. La poursuite des réformes sera déterminante pour garantir la stabilité macroéconomique et soutenir la croissance à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le Mali a subi plusieurs chocs économiques majeurs en 2024</em> », a souligné le directeur général adjoint du FMI, insistant sur l’importance de maintenir la discipline budgétaire et de renforcer la gouvernance pour assurer une utilisation efficace des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-crucial-dans-un-contexte-incertain"><strong>Un soutien crucial dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décaissement apparaît comme un levier essentiel pour permettre au Mali de faire face à ses besoins immédiats, notamment en matière d’importation de biens essentiels et de reconstruction des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’accumulation des crises, l’appui du FMI offre une bouffée d’oxygène à court terme, tout en posant les jalons d’un redressement économique conditionné à la mise en œuvre effective des réformes engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Leçon malienne : comment Assimi Goïta a fait mentir les pronostics économiques</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:42:12 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali démontre une étonnante croissance de son économie, défiant les attentes du FMI en période de crise.</p>
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		<title>Croissance en recul, intégration en question : la CEDEAO sous pression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Explorez comment la croissance ouest-africaine est impactée par des tensions douanières et des fragilités économiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la croissance ouest-africaine marque un léger recul, la CEDEAO fait face à un contexte géopolitique inédit. Entre rupture sahélienne, tensions douanières et fragilités macroéconomiques, le projet d’intégration régionale vacille. La BIDC, elle, tente de maintenir le cap.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se trouve à nouveau confrontée à ses lignes de fracture. Alors que la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) prévoit une croissance régionale de 5,0 % en 2025 – en léger recul par rapport aux 5,1 % enregistrés en 2024 – les fissures politiques et les tensions commerciales continuent de peser lourdement sur les ambitions d’intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ralentissement, apparemment marginal, masque en réalité une série de chocs exogènes et endogènes. «&nbsp;<em>Nous pensons que la sous-région aurait pu réaliser de meilleures performances&nbsp;</em>», reconnaît Joseph Asenso, responsable de la recherche macroéconomique à la BIDC. En cause : l’intensification des barrières commerciales, conséquence directe de la guerre tarifaire entre les États-Unis et leurs partenaires, mais surtout, le départ fracassant du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rupture-sahelienne-complique-la-donne"><strong>La rupture sahélienne complique la donne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois États, dirigés par des régimes militaires depuis 2020, ont formé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), actant leur retrait de la CEDEAO et imposant de nouvelles taxes sur les produits en provenance de l’espace communautaire. Une décision à fort impact économique. Selon la BIDC, si la CEDEAO répliquait conformément à ses règles de réciprocité, le commerce intrarégional déjà affaibli risquerait une contraction brutale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce climat de tension s’accompagne d’une pression accrue sur les envois de fonds, notamment depuis les États-Unis, où les hausses de taxes sur les transferts pourraient réduire sensiblement les flux vers l’Afrique de l’Ouest. Un coup dur pour plusieurs économies fortement dépendantes de la diaspora.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-vulnerabilites-structurelles-persistantes"><strong>Des vulnérabilités structurelles persistantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ces incertitudes politiques s’ajoute une réalité macroéconomique contraignante : dette publique en hausse (60,1 % du PIB), inflation persistante (24,1 % en moyenne), devises volatiles, et un coût de financement en nette augmentation. Pour les États membres comme pour les entreprises, accéder au crédit reste un défi majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce contexte, la BIDC poursuit son rôle de catalyseur. En 2024, l’institution a évalué 21 projets pour un montant de plus de 933 millions de dollars et approuvé pour plus de 645 millions de dollars d’investissements. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’industrie et du développement rural restent prioritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-integration-au-ralenti"><strong>Une intégration au ralenti</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces efforts, la dynamique d’intégration sous-régionale marque le pas. La crise sahélienne, combinée à un environnement commercial instable et à une dépendance persistante aux capitaux extérieurs, met en lumière les fragilités de la construction communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que certains rêvent encore d’une monnaie unique et d’un marché commun robuste, la réalité géopolitique impose une pause. Reste à savoir si la CEDEAO saura transformer ces défis en opportunités ou si elle devra, une fois de plus, revoir ses ambitions à la baisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Économie : Le Mali brise les chaînes du surendettement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Comprenez la dynamique de la dette extérieure et intérieure. La Dette malienne est cruciale pour l'avenir économique du Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce n’est pas une surprise pour tous ceux qui suivent régulièrement les efforts inlassables déployés par les autorités nationales pour faire du Mali un pays souverain à tout point de vue. Donc, œuvrer à ce que le pays ne soit pas asphyxié par les dettes est une voie pour un véritable développement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette est un sujet crucial pour tout pays, surtout ceux du continent africain. La dette d’un État est essentiellement l’argent emprunté par le gouvernement pour financer divers projets et couvrir les dépenses publiques. Elle est composée de la dette extérieure et de la dette intérieure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette extérieure est composée de la dette bilatérale et de la dette multilatérale. La dette bilatérale, c’est de l’argent emprunté à des pays spécifiques. Ces pays prêtent de l’argent au pays dans le cadre d’accords bilatéraux. Quant à la dette multilatérale, elle provient d’organisations internationales telles que le Fonds Monétaire international (FMI), la Banque Mondiale, etc. Ces organisations financières soutiennent les pays en leur accordant des prêts pour stimuler le développement économique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bonne-gestion-de-la-dette-et-la-priorisation-de-la-dette-interieure"><strong>Bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la dette intérieure, elle est composée des obligations gouvernementales et des bons du Trésor élus sur les marchés locaux. Elle est libellée en monnaie locale tandis que la dette extérieure est libellée en monnaies étrangères qui lorsqu’elles sont librement convertibles sont appelées devises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux types de dettes constituent la dette publique. À la date du 31&nbsp;décembre 2024, le Mali accumulait 6 809,33&nbsp;milliards&nbsp;FCFA de dette publique. D’après une publication consultable sur le site web de l’UEMOA, la dette du Mali, à la date du 31&nbsp;mai 2025, est de 2 381,41&nbsp;milliards de FCFA avec un PIB d’évolution de +1,81&nbsp;% et un PIB national de 14,93&nbsp;%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par rapport au sujet, d’après l’économiste malien Modibo Mao Makalou, l’État du Mali n’est pas surendetté. Il l’a fait savoir à travers une publication, le mercredi&nbsp;9&nbsp;juillet 2025, sur les réseaux sociaux. Cette prouesse du Mali est due à l’adoption d’une approche fondée sur la bonne gestion de la dette et la priorisation de la dette intérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-privilegier-la-dette-interieure-a-la-dette-exterieure-nbsp"><strong>Privilégier la dette intérieure à la dette extérieure&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Modibo Mao Makalou, l’État du Mali rembourse régulièrement sa dette publique (extérieure et intérieure), mais accumule une dette-fournisseurs de plusieurs centaines de milliards FCFA envers le secteur privé. Il poursuit en indiquant que l’État du Mali à travers le Trésor public a emprunté 25&nbsp;milliards&nbsp;FCFA le 25&nbsp;juin 2025 sur le marché financier sous régional de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) et le mercredi 9&nbsp;juillet 2025, il a pu lever 43,999&nbsp;milliards&nbsp;FCFA sur le même marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économiste malien affirmait en octobre 2014 que le Mali envisageait d’emprunter environ 150&nbsp;milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA durant le 4<sup>e</sup>&nbsp;trimestre de 2024. Au regard de tout cela, on peut affirmer que le Mali a préféré la dette intérieure qu’à la dette extérieure. C’est pourquoi, selon Makalou (dans une interview accordée à AM. Thiam, le 14&nbsp;octobre 2024), le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la dette extérieure du Mali demeure modérée avec une certaine marge pour absorber les chocs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette publique (extérieure et intérieure), qui était estimée à 51,6&nbsp;% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2024, devrait baisser à 50,6&nbsp;% du PIB en 2025. Il a, enfin, précisé que la dette intérieure du Mali est composée de 85,7&nbsp;% de titres publics.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-approche-budget-programme-payante"><strong>Une approche « budget-programme » payante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, dans un entretien accordé, fin mai 2025, à l’ORTM (Office de radiotélévision du Mali) dans le cadre de l’émission « <em>Mali Kura Taa Sira</em> », avait indiqué que le déficit budgétaire est de 2,6&nbsp;%, en dessous du seuil recommandé par l’UEMOA (Union Économique et Monétaire ouest-africaine) qui est de 3&nbsp;%. Et le ministre de poursuivre que c’est un déficit modéré qui signifie que le Mali gère bien ses finances publiques et ne dépense pas plus que ce qu’il peut rembourser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique budgétaire est fondée sur l’approche « <em>Budget-programme</em> » adoptée depuis quelques années par le gouvernement. Cette approche permet de savoir si les institutions et ministères ont atteint les cibles ou pas. Car, elles ont une obligation de résultat. Autrement dit, les budgets sont établis sur la base de programmes déclinés en actions avec des objectifs et des indicateurs de performance. C’est ce qu’on appelle la gestion axée sur les résultats (GAR). Pour l’année&nbsp;2025, la loi des finances a prévu 141&nbsp;programmes, 331&nbsp;actions. Auparavant, c’était l’approche « <em>budget des moyens</em> », c’est à dire l’argent était affecté aux structures qui devraient justifier son utilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont la combinaison de tous ces efforts déployés par le gouvernement qui ont permis au Mali d’être classé en 2025 dans le top&nbsp;10 des pays africains les moins endettés. Il occupe la 10<sup>e</sup>&nbsp;place.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye–Sonko, l’irrésistible implosion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko plongent le Sénégal dans une tempête institutionnelle. Un examen approfondi.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le duo qui voulait tout changer est désormais à deux doigts de tout faire basculer. À Dakar, le pouvoir exécutif se dédouble, se défie et s’épuise dans une guerre d’ego à ciel ouvert. Tandis que le pays s’enfonce dans la dette, les deux figures de proue du « renouveau sénégalais » s’accusent, se contredisent, s&rsquo;épient. Dans cette pièce aux airs de tragédie classique, la question n’est plus de savoir qui gouverne, mais combien de temps le bateau tiendra encore le cap.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils avaient promis la rupture, ils offrent la fracture. À Dakar, le vent de renouveau soufflé par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko s’est mué, en l’espace d’un an, en tempête institutionnelle. Le président et son Premier ministre, autrefois camarades de cellule et frères d’armes politiques, s’affrontent désormais à mots à peine couverts dans un duel au sommet de l’État. Une mise en scène de crise sous les tropiques qui mêle ego, défiance, ambitions contrariées et rhétorique révolutionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 10 juillet 2025, devant une salle médusée, Ousmane Sonko, lors de l’installation du Conseil national de son parti PASTEF, a tiré la première salve :&nbsp;<em>« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais une crise d’autorité. »</em>&nbsp;Un missile verbal dirigé, sans ambiguïté, contre son propre président, accusé de mollesse face aux tensions internes et aux attaques ciblant le chef du gouvernement. Le ton est donné. Les digues du pacte du Camp Manuel, scellé entre les deux hommes avant leur conquête du pouvoir, ont cédé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poison-du-pouvoir-partage"><strong>Le poison du pouvoir partagé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’antichambre du pouvoir, les illusions de fraternité ont rarement longue vie. Ce qui n’était qu’un murmure devient un fracas. Sonko soupçonne son président de pactiser avec les juges, de bloquer ses ambitions, de ralentir son agenda. Diomaye Faye, de son côté, freine des quatre fers lorsque son Premier ministre tente d’imposer un remaniement ministériel à sa main, épurant les proches du chef de l’État pour y placer ses propres affidés. Résultat : un veto présidentiel sec, glacial, assorti de silences éloquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation par la Cour suprême de la condamnation de Sonko dans l’affaire de diffamation contre Mame Mbaye Niang n’a fait qu’envenimer les choses. Dans les couloirs feutrés du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, l’exaspération monte.&nbsp;<em>« Je ne démissionnerai pas, qu’il me démette s’il l’ose »,&nbsp;</em>assène Sonko. L’hypothèse d’un retour à l’Assemblée nationale est désormais sur la table, comme menace autant que parade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-reve-panafricaniste-au-cauchemar-comptable"><strong>Du rêve panafricaniste au cauchemar comptable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le divorce politique s’opère dans un contexte économique exsangue. La dette publique a franchi le seuil des 119 % du PIB, transformant le Sénégal en champion continental de l’endettement, devant même le Soudan ou le Mozambique. Le FMI suspend son assistance. La promesse de renégocier les contrats pétroliers gaziers – autre cheval de bataille du duo – reste lettre morte. Et pendant ce temps, le prix du ciment grimpe, les chantiers s’arrêtent, l’inflation étouffe les ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les soutiens de Sonko pointent une «&nbsp;<em>dette cachée</em>&nbsp;» de 7 milliards de dollars, héritée de Macky Sall. Mais l’argument tourne en boucle sans convaincre. L’héritage est lourd, certes, mais la magie politique ne suffit pas à faire pousser du riz, construire des logements ou relancer la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-justice-terrain-mine"><strong>La justice, terrain miné</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au chapitre des grandes réformes, la chasse aux sorcières bat son plein. Cinq anciens ministres de Macky Sall sont traduits devant la Haute Cour de justice. Trois dorment à Rebeuss. Deux autres attendent leur tour. L’initiative séduit les électeurs en quête de rupture morale, mais fait grincer les dents des magistrats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko, fidèle à sa dialectique de confrontation, tape du poing : «&nbsp;<em>La justice ne leur appartient pas. Nous sommes l’État.</em>&nbsp;» Une petite phrase à l’effet ravageur. L’Union des magistrats, vent debout, s’indigne. Le risque d’un bras de fer institutionnel se précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-sans-boussole"><strong>Réformes sans boussole ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre deux altercations de palais, l’État tente de réformer. Un dialogue national sur la gouvernance électorale s’est tenu fin mai. On y a évoqué l’interdiction du cumul des fonctions présidentielles et partisanes, la création d’une CENI indépendante, la refonte du Conseil constitutionnel… Un catalogue de vœux pieux en attente d’implémentation réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est clair : donner des gages de transparence à une société civile de plus en plus critique, tout en empêchant l’opposition de crier au hold-up démocratique. Mais comment convaincre quand les deux têtes de l’exécutif s’écharpent à ciel ouvert ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-opposition-en-ordre-disperse"><strong>L’opposition en ordre dispersé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien régime, lui, ne fait pas mieux. Khalifa Sall tente de maintenir son capital politique, pendant que Barthélémy Dias joue sa partition en solo. L’APR, ex-majoritaire, se replie sur une ligne victimiste :&nbsp;<em>« justice instrumentalisée »,</em>&nbsp;répète-t-elle en boucle. Le jeu de reconstruction reste balbutiant. Le temps presse pourtant. Les législatives de 2027 se profilent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étrangeté du moment sénégalais tient dans ce paradoxe : jamais les aspirations populaires au changement n’ont été aussi vives, jamais le pouvoir n’a semblé aussi déboussolé. En voulant rompre avec l’ancien monde, le duo Diomaye–Sonko risque de précipiter le pays dans l’inconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur alliance, bâtie sur une promesse de refondation, pourrait bien devenir l’acte de décès politique de l’un ou de l’autre. À moins, improbable mais pas impossible, qu’un compromis à la sénégalaise ne finisse par s’imposer, comme un baume sur les vanités blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le temps presse. L’État, lui, n’attend pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel sous le poids de la dette : perspectives pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 07:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comment l'endettement croissant du Mali, du Niger et du Burkina Faso met en péril leur capacité à répondre aux défis socio-économiques et sécuritaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le rapport sur la dette internationale 2024, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), font face à un endettement croissant. Avec des dettes extérieures représentant respectivement 104 %, 455 % et 172 % de leurs exportations, ces pays sont confrontés à des contraintes économiques majeures, mettant en péril leurs capacités à répondre aux défis socio-économiques et sécuritaires.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les économies du Sahel cherchent à se stabiliser, le rapport sur la dette internationale de 2024 révèle une pression croissante sur les finances publiques des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)&nbsp;: le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces trois nations, qui luttent simultanément contre l’insécurité, la pauvreté et l’instabilité politique, voient leur endettement devenir une contrainte majeure pour leur développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-niveau-d-endettement-alarmant"><strong>Un niveau d’endettement alarmant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali affiche une dette extérieure totale de 6,457 milliards de dollars en 2023, représentant 104 % des exportations et 32 % du revenu national brut (RNB). Cette dette est principalement constituée de prêts à long terme, dont 75 % sont accordés par des créanciers multilatéraux, notamment la Banque mondiale qui détient 36 % de la dette publique garantie. Le service de la dette, incluant le remboursement du capital et les intérêts, représente 6 % des recettes d’exportation, ce qui met une pression modérée sur les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une dette extérieure de 5,613 milliards de dollars, le Niger voit sa dette représenter une charge massive de 455 % des exportations et 35 % de son RNB. Ce chiffre illustre une dépendance préoccupante à l&rsquo;égard des emprunts, principalement pour financer des projets d&rsquo;infrastructure et répondre aux défis socio-économiques. Les créanciers multilatéraux, comme la Banque mondiale et la Banque de développement de l’Afrique de l’Ouest, détiennent ensemble 84 % de la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso est le pays le plus endetté des trois, avec une dette extérieure atteignant 10,397 milliards de dollars, soit 172 % des exportations et 53 % du RNB. La majorité de cette dette est également contractée auprès de créanciers multilatéraux, représentant 89 % du total, tandis que les créanciers bilatéraux comme la Chine et la France jouent un rôle secondaire. Le service de la dette absorbe 14 % des recettes d’exportation, soulignant une contrainte significative sur les finances du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-defis-et-implications"><strong>Défis et implications</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres révèlent la vulnérabilité des trois pays face aux défis de l’endettement. Le recours croissant aux financements multilatéraux, bien qu&rsquo;indispensable, limite leur marge de manœuvre économique, car une partie importante des recettes nationales est allouée au service de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport, l’endettement des pays à faible revenu a atteint des sommets, avec une augmentation globale de 4,8&nbsp;% pour atteindre un record de 1 100&nbsp;milliards de dollars en 2023. Parmi eux, les États du Sahel sont particulièrement vulnérables. Le Mali, par exemple, présente un ratio dette/PIB qui dépasse désormais les 40&nbsp;%, un seuil critique selon les standards internationaux. Cette tendance est similaire au Burkina Faso et au Niger, où les obligations financières « <em>réduisent considérablement les marges de manœuvre budgétaires nécessaires aux investissements sociaux</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne également que le service de la dette, incluant capital et intérêts, représente une part croissante des budgets nationaux. En moyenne, ces paiements absorbent 6&nbsp;% des recettes d’exportation des pays éligibles à l’IDA, un niveau jamais vu depuis 1999. Cette situation détourne des ressources cruciales des secteurs clés tels que l’éducation et la santé. « <em>Les États du Sahel consacrent une part disproportionnée de leurs revenus à honorer leurs dettes, au détriment des priorités de développement</em> » indique le rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-creanciers-multilateraux-et-la-dependance-croissante"><strong>Le rôle des créanciers multilatéraux et la dépendance croissante</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la réticence des créanciers privés, les institutions multilatérales comme la Banque mondiale et le FMI jouent un rôle croissant en tant que « <em>filets de sécurité</em> ». En 2023, ces institutions représentaient 39&nbsp;% de la dette totale des pays IDA éligibles. Cependant, cette dépendance accrue s’accompagne de nouvelles contraintes, notamment des réformes économiques parfois impopulaires. « <em>Les prêts concessionnels, bien que nécessaires, placent les pays sous une pression accrue pour respecter les conditions des créanciers multilatéraux</em> », avertit le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les initiatives de transparence comme la Table ronde sur la dette souveraine, peu de progrès ont été réalisés en matière de restructuration. Les pays de l’AES, confrontés à des crises multiples, doivent gérer un dilemme&nbsp;: restructurer leur dette pour alléger le fardeau à court terme ou risquer une perte de crédibilité sur les marchés internationaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-voie-a-tracer-pour-l-avenir"><strong>Une voie à tracer pour l’avenir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’endettement des pays de l’AES reflète une problématique globale&nbsp;: comment concilier besoins urgents de financement et viabilité à long terme ? Le rapport appelle à des solutions innovantes, comme des swaps dette-climat ou des financements liés aux résultats, pour permettre à ces pays de respirer économiquement tout en poursuivant leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de crise multidimensionnelle, les pays de l’AES devront adopter une gestion prudente de leur dette, tout en plaidant pour des partenariats équitables et durables. Seule une approche intégrée pourra leur permettre de relever les défis économiques et sociaux qui les attendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Performances économiques dans la zone Cédéao : bilan et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 12:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[bilan et perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[la zone CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Décryptage des performances économiques dans la CEDEAO en 2023. Taux de croissance, inflation, dette publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La soixante-quatrième session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, présidée par Bola Ahmed Tinubu, s’est tenue le 10&nbsp;décembre 2023 à Abuja, au Nigeria. Cette réunion cruciale a mis en lumière les performances économiques des États membres au cours de l’exercice&nbsp;2023, offrant une perspective clé sur les défis et les opportunités qui guident l’avenir économique régional. Plongeons dans les détails de cette évaluation approfondie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conjoncture mondiale a laissé son empreinte sur les <a href="https://www.jeuneafrique.com/dossiers/leco-monnaie-de-la-discorde-en-afrique-de-louest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">économies de la Cédéao </a>en 2023. Le taux de croissance régionale a fléchi à 3,7 %, contre 3,9 % l’année précédente, a indiqué la Cédéao dans son <a href="https://ecowas.int/wp-content/uploads/2023/12/FRENCH_Final-Com-64th-Summit-Final-Communique-vs-1_231211_115124.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> final à l’issue du sommet. L’inflation annuelle a atteint un sommet à 20 %, comparé à 17,3 % en 2022, et la dette publique a grimpé à 48,8 % du PIB, contre 36,8 % en 2022. Ces données mettent en évidence des défis économiques significatifs nécessitant une action concertée des États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers la monnaie unique : l’ECO</strong>, <strong>gage d&rsquo;une performance économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/alliance-etats-sahel-cedeao-denonce-tentative-fantome-perturbant-quete-democratique/">Conférence</a> salue les efforts déployés par les États membres pour atténuer les effets négatifs de la récession mondiale. Elle encourage vivement la poursuite des réformes structurelles, notamment la promotion du secteur privé, la diversification économique et l’accentuation des investissements dans les secteurs sociaux. Ces actions sont cruciales pour stimuler la résilience des économies nationales face aux turbulences mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité de haut niveau chargé des dispositions pratiques pour le lancement de <a href="https://saheltribune.com/zlecaf-la-cedeao-approuve-sa-strategie-pour-un-espace-ouest-africain-prospere/">l’ÉCO</a> a présenté son rapport intérimaire. La Conférence encourage la poursuite de ces travaux et ordonne à l’IMAO et à l’AMAO de participer activement aux discussions. La <a href="https://saheltribune.com/union-africaine-professionnelle-zlecaf-me-mamadou-ismaila-konate-a-la-tete-dune-nouvelle-organisation/">concrétisation de l’ÉCO</a> demeure un objectif majeur, avec des implications significatives sur la stabilité économique régionale et les échanges commerciaux, estime la Cédéao.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Faciliter la libre circulation des biens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Task Force du schéma de libéralisation des échanges de la Cédéao (SLEC) est appelée à intensifier ses efforts, avec le soutien de la <a href="https://saheltribune.com/les-sanctions-de-la-cedeao-regards-aiguises-sur-les-decisions-epineuses-des-pays-en-transition/">Commission</a>, pour lever les obstacles entravant la libre circulation des personnes et des biens, en particulier sur le corridor Abidjan-Lagos. L’élimination de ces entraves stimulera le commerce intra-régional et renforcera l’intégration économique, indique-t-on dans le communiqué de fin de session.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La session a offert un panorama détaillé des performances économiques dans <a href="https://saheltribune.com/les-sanctions-de-la-cedeao-regards-aiguises-sur-les-decisions-epineuses-des-pays-en-transition/">la zone Cédéao</a>, soulignant la nécessité de réformes structurelles et d’actions concrètes pour stimuler la croissance et renforcer l’intégration régionale. L’année 2024 s’annonce cruciale pour la mise en œuvre de ces orientations et la concrétisation de projets clés pour l’avenir économique de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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