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	<title>Archives des déstabilisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Rumeur de libération de djihadistes : anatomie d’une manipulation informationnelle</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:06:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La rumeur de libération de djihadistes: une arme de désinformation pour déstabiliser la perception de la sécurité au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Une rumeur sans preuves, relayée à grande échelle, tente d’imposer une lecture biaisée de la situation sécuritaire au Mali. Alors que les forces armées enregistrent des avancées notables sur le terrain, une guerre d’un autre type se joue dans l’espace informationnel : celle des perceptions, où la désinformation devient une arme stratégique pour fragiliser l’État et semer le doute dans l’opinion.</em></strong></p>



<p>Il aura suffi d’une rumeur savamment distillée pour alimenter, une fois encore, la mécanique bien huilée de la désinformation internationale. Selon certains médias, les autorités maliennes de la Transition auraient « <em>relâché plus d’une centaine de détenus présumés djihadistes du JNIM en échange de la libre circulation des camions-citernes</em> ». Une affirmation grave, reprise sans nuance, sans preuve, et surtout sans la moindre rigueur journalistique. Bienvenu dans la guerre cognitive qui n’a d’autre but que d’affaiblir l’ennemi psychologiquement !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-elimination-de-boubacar-bah-alias-balobo"><strong>L’élimination de Boubacar Bah, alias « Balobo »</strong></h2>



<p>En effet, derrière cette narration approximative se dessine une stratégie bien connue&nbsp;: fabriquer une réalité parallèle pour tenter de fragiliser un État engagé dans une lutte asymétrique contre le terrorisme. La période est bien calculée&nbsp;: la veille du ramadan. Une période très sensible où les besoins des populations vont crescendo et où le transport routier devient beaucoup plus florissant. Du coup, cette fausse information a été présentée comme une évidence, censée expliquer une prétendue « <em>asphyxie</em> » de l’économie malienne par une crise du carburant. Le récit est séduisant. Il est surtout faux — ou, à tout le moins, profondément douteux.&nbsp;</p>



<p>Revenons aux faits, têtus par nature. Au moment même où cette rumeur prenait de l’ampleur, les Forces armées maliennes intensifiaient leurs opérations sur le terrain, accentuant la pression sur les groupes armés terroristes. Acculés, ces derniers tentaient de se redéployer, notamment vers la région de Kayes. C’est dans ce contexte qu’une opération coordonnée dans cette région&nbsp;—&nbsp;dénommée&nbsp;<em>Wilikadjo&nbsp;</em>— mobilisant l’armée de terre, l’armée de l’air et les forces spéciales, ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis de neutraliser Boubacar Bah, alias « <em>Balobo</em> », le 24&nbsp;mars 2026. Il était une figure de proue de la nébuleuse terroriste de la 1<sup>re</sup>&nbsp;région.</p>



<p>Ce succès militaire n’est pas anodin. Il désorganise, fracture, déstabilise le groupe terroriste. Et comme souvent dans ce type de conflit, les défaites sur le terrain appellent des compensations dans l’espace informationnel. La guerre ne se mène plus seulement avec des armes ; elle se joue aussi dans les esprits. C’est la loi de la guerre informationnelle dans laquelle le monde est plongé depuis des années, et qui fait de l’information une arme de destruction massive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles-manipulations-destinees-a-denigrer-notre-armee"><em><strong>Nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée</strong></em><strong><em></em></strong></h2>



<p>Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de voir surgir une telle « <em>information</em> » ? Les groupes terroristes, comme leurs relais — qu’ils soient idéologiques, médiatiques ou géopolitiques — excellent dans l’art de la manipulation narrative. Mais un détail devrait interpeler tout observateur averti&nbsp;: où sont les preuves ? Où sont les noms des prétendus détenus libérés ? Où sont les images, les revendications, les mises en scène triomphalistes dont ces groupes sont pourtant friands ? Rien que le vide et un silence assourdissant.</p>



<p>Le colonel-major Souleymane Dembélé (photo), directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans son point de presse du 30&nbsp;avril 2026, a qualifié ces allégations de&nbsp;<em>« pure manipulation »&nbsp;: « Je le dis sans aucune ambigüité&nbsp;: le Mali est actuellement confronté à un terrorisme médiatique, organisé et savamment orchestré. Certains médias tentent de faire croire à l’existence d’accords avec les terroristes. Ce sont de nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée et à semer le doute dans l’opinion ».</em></p>



<p>Quiconque observe ces organisations terroristes sait qu’elles capitalisent immédiatement sur la moindre victoire symbolique. Une libération de cette ampleur aurait été exploitée sans délai pour nourrir leur propagande. L’absence totale de communication en ce sens en dit long sur la fragilité de la thèse avancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-de-sacrifier-la-verite-sur-l-autel-des-narratifs-opportunistes"><strong>Éviter de sacrifier la vérité sur l’autel des narratifs opportunistes</strong></h2>



<p>En réalité, cette séquence révèle moins une prétendue compromission des autorités maliennes qu’une tentative de déstabilisation par le récit. L’objectif est de semer le doute, entamer la confiance, affaiblir le moral des forces engagées et, au-delà, celui d’une nation confrontée à une guerre complexe. Mais hélas la guerre se joue désormais aussi dans l’esprit des hommes. La guerre cognitive n’a plus de limite. Mais les Maliens ne sont pas dupes et ils sont tous immunisés désormais contre cette nouvelle arme létale.&nbsp;</p>



<p>Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une guerre informationnelle où les perceptions comptent autant que les faits, et où certains acteurs n’hésitent pas à travestir la réalité pour servir des agendas qui dépassent largement les frontières du Mali.</p>



<p>Pendant ce temps, sur le terrain, les Forces armées maliennes poursuivent leur mission, notamment dans la sécurisation des convois de carburant, enjeu vital pour l’économie nationale. Des résultats concrets, mesurables, qui contrastent avec le flot d’approximations relayées ailleurs.</p>



<p>Face à cela, une exigence s’impose&nbsp;: celle de la lucidité. Car dans cette guerre des récits, céder à la désinformation, c’est déjà perdre une bataille. Le Mali n’a pas seulement besoin de soutien militaire ou économique. Il a aussi besoin que la vérité ne soit pas sacrifiée sur l’autel des narratifs opportunistes. Le peuple résilient du Mali l’a déjà compris.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Uranium : le Niger ferme la porte aux pressions extérieures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:39:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le général Tiani évoque la lutte du Niger pour protéger ses ressources, incluant l'uranium, contre des acteurs extérieurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le général Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation d’une rare intensité, dressant un panorama complet de la situation sécuritaire, économique et diplomatique du Niger. Durant plus de trois heures d’entretien retransmis sur la RTN, il a dénoncé avec fermeté les ingérences </em></strong><strong><em>extérieures</em></strong><strong><em>, pointant particulièrement la responsabilité de la France dans plusieurs dossiers sensibles. Le dirigeant nigérien a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, à protéger ses ressources et à consolider son indépendance stratégique.</em></strong></p>



<p>Revenant sur l’attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, le président Tiani a rejeté cette version, affirmant qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires financés par des acteurs étrangers hostiles au Niger. Selon lui, l’objectif était de détruire les capacités aériennes nationales. Il a assuré que les forces nigériennes avaient fait preuve d’un courage exemplaire, repoussant l’assaut malgré une faille identifiée dans le dispositif sécuritaire, désormais corrigée pour prévenir toute récidive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-planifiee-et-soutenue-par-des-acteurs-exterieurs"><strong>Une attaque planifiée et soutenue par des acteurs extérieurs</strong></h2>



<p>Le chef de l’État a révélé que cette attaque avait été minutieusement planifiée plusieurs mois auparavant, lors d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 sur le site aurifère de Yabley. Il a affirmé que cinq agents français y avaient participé, démontrant selon lui l’existence d’un agenda de déstabilisation visant le Niger. L’assaut, initialement prévu pour décembre 2025, a finalement été exécuté fin janvier 2026, mobilisant un important dispositif motorisé composé de groupes armés affiliés à plusieurs organisations terroristes.</p>



<p>Le président Tiani a également dénoncé la collaboration financière de certains pays étrangers dans cette opération, citant explicitement la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il a rappelé que ces accusations ne relevaient pas de spéculations, mais d’informations vérifiées par les services nigériens. Malgré ces tentatives d’affaiblissement, il a salué la résilience des forces de défense et de sécurité, qui ont empêché la destruction des infrastructures stratégiques et évité une série d’attaques simultanées prévues dans la région de Tillabéri.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprise-du-controle-economique-et-souverainete-sur-les-ressources"><strong>Reprise du contrôle économique et souveraineté sur les ressources</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, le président nigérien a insisté sur la nécessité pour le pays de reprendre pleinement le contrôle de ses ressources naturelles. Il a rappelé que le pétrole, comme d’autres richesses, ne profitait pas encore suffisamment aux Nigériens. Selon lui, le pays n’était pas maître à 100 % de ses ressources, une situation qu’il juge inacceptable. Le Niger s’est donc engagé dans un processus de réappropriation, un chantier long mais indispensable pour garantir un développement souverain et équitable.</p>



<p>La question de l’uranium occupe une place centrale dans cette dynamique. Depuis la nationalisation de la Somaïr en juin 2025, Niamey et le groupe français Orano s’opposent sur la propriété et la gestion des stocks. Le président Tiani a rappelé que l’uranium extrait à Arlit appartient désormais pleinement au Niger. Il s’est toutefois dit disposé à restituer à la France la part correspondant à la période antérieure à la reprise du site, soulignant la transparence et la bonne foi du Niger dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-bras-de-fer-juridique-et-strategique-autour-de-l-uranium"><strong>Un bras de fer juridique et stratégique autour de l’uranium</strong></h2>



<p>Malgré cette ouverture, le Niger conteste fermement les accusations françaises et dénonce les procédures judiciaires engagées à Paris et devant le Cirdi. Niamey reproche à Orano des préjudices environnementaux accumulés durant des années d’exploitation. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de yellow cake reste d’ailleurs bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole d’un bras de fer qui illustre la volonté nigérienne de ne plus laisser ses ressources stratégiques être gérées au détriment de l’intérêt national.</p>



<p>Le président Tiani a réaffirmé que l’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive du peuple. Depuis juillet 2023, cette ressource n’est plus considérée comme un actif contrôlé par des puissances extérieures. Le Niger reste ouvert à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires sérieux, respectueux et non animés par une logique de domination. Cette nouvelle doctrine place la souveraineté au cœur de toute négociation, garantissant que les richesses du sous-sol serviront enfin le développement du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-ere-de-dignite-et-de-partenariats-equilibres"><strong>Une nouvelle ère de dignité et de partenariats équilibrés</strong></h2>



<p>Le dirigeant nigérien a dénoncé les attitudes condescendantes et prédatrices de certains acteurs étrangers, rappelant que le Niger n’acceptera plus aucune forme d’ingérence. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel. Cette vision marque une rupture profonde avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle ère où le Niger entend définir lui-même les conditions d’exploitation de ses ressources, dans une logique de dignité, de justice et de prospérité nationale.</p>



<p>À travers ce discours, le Niger affirme clairement sa volonté de tracer sa propre voie, loin des pressions extérieures. Le pays se positionne comme un acteur souverain, déterminé à protéger ses intérêts stratégiques et à renforcer sa sécurité. En dénonçant les tentatives de déstabilisation et en réaffirmant le contrôle national sur l’uranium, le président Tiani rappelle que le Niger ne reculera devant aucune intimidation et poursuivra son chemin vers une indépendance totale et assumée.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le JNIM, nouveau bras armé d’une guerre économique contre la transition malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 22:19:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la multiplication des attaques du JNIM contre les entreprises révèle une véritable guerre économique visant à affaiblir la transition de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) se multiplient contre les entreprises au Mali. Cette recrudescence est une stratégie de déstabilisation soigneusement orchestrée. Derrière ce « jihad économique » qui frappe au cœur des intérêts miniers et industriels du pays, il faudrait voir la main de puissants sponsors du terrorisme, inquiets d’une transition militaire décidée à rompre avec les anciennes tutelles.</em></strong></p>



<p>Depuis plusieurs mois, le Mali subi une intensification des attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda. Derrière cette recrudescence se cache un vaste complot international visant à affaiblir l’État malien et à saboter la souveraineté économique du pays, alors même que Bamako tente de se libérer de la tutelle occidentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jihad-economique-une-arme-contre-la-stabilite"><strong>Le « jihad économique », une arme contre la stabilité</strong></h2>



<p>Le JNIM semble systématisé le « <em>jihad économique</em> », une stratégie consistant à frapper les entreprises, les infrastructures et les flux commerciaux pour étouffer les finances publiques maliennes. Routes bloquées, convois incendiés, enlèvements d’étrangers, imposition de taxes illégales dans les zones sous contrôle jihadiste. Les tactiques se multiplient, notamment dans la région de Kayes, cœur économique du pays et principal bassin aurifère du Mali.</p>



<p>Or, pour de nombreux observateurs à Bamako, cette logique dépasse la simple guérilla idéologique. Il s’agit d’une guerre économique orchestrée pour étrangler le pays et dissuader les investisseurs étrangers.</p>



<p>Les 11 et 12 janvier 2026, des centaines de combattants lourdement armés ont mené une série d’assauts simultanés contre plusieurs sites industriels dans le cercle de Bafoulabé,&nbsp; notamment les usines Diamond Cement, Stones et Carrières et Chaux du Mali. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des incendies d’une intensité rare et des panaches de fumée visibles à des kilomètres à la ronde.</p>



<p>Ces attaques, menées avec une coordination inhabituelle, auraient bénéficié d’un appui logistique extérieur. Ce qui relance les interrogations sur l’origine des financements et des armes utilisées par les assaillants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-entreprises-etrangeres-dans-le-viseur"><strong>Les entreprises étrangères dans le viseur</strong></h2>



<p>Depuis 2024, les entreprises étrangères, en particulier dans le secteur minier, sont devenues la cible privilégiée du JNIM. La suspension des activités d’extraction chinoises à l’été 2025, après une vague d’enlèvements, a eu un effet domino sur les investissements régionaux.</p>



<p>Au moins 26 ressortissants étrangers ont été enlevés entre mai et octobre 2025, selon les données d’organisations indépendantes. Les rançons exigées, parfois estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars, constituent, une source majeure de financement du terrorisme dans la région. Le terrorisme n’a pas les moyens d’une telle sophistication sans un soutien étatique ou privé extérieur, ou simplement des «&nbsp;<em>sponsors du chaos&nbsp;</em>» décidés à punir les autorités maliennes de la transition pour leur indépendance politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-blocus-economique-aux-allures-d-ingerence"><strong>Un blocus économique aux allures d’ingérence</strong></h2>



<p>Depuis fin 2025, le Mali subit un blocus informel du carburant et des marchandises en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, corridors aujourd’hui partiellement contrôlés ou harcelés par les groupes armés. Cette asphyxie économique progressive, pénuries d’essence, flambée des prix alimentaires, ralentissement des chantiers publics, est une arme politique dissimulée derrière la bannière du jihad.</p>



<p>Il ne s’agit plus seulement d’un conflit contre le terrorisme, mais d’une guerre hybride, mêlant attaques armées, manipulations économiques et opérations de communication visant à miner la légitimité du pouvoir de transition.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, les autorités maliennes de la transition ont&nbsp; rompu avec plusieurs partenaires traditionnels, privilégiant de nouvelles alliances régionales et internationales. Cette orientation aurait « <em>dérangé</em> » certains acteurs extérieurs qui voient dans la perte d’influence au Mali un revers géopolitique majeur.</p>



<p>Dans ce contexte, la recrudescence des attaques du JNIM prend une dimension nouvelle : celle d’un outil de déstabilisation, alimenté par des intérêts qui dépassent largement les frontières maliennes. En filigrane, cette offensive terroriste est un message politique : celui de puissances ou de réseaux économiques refusant de voir le Mali s’affranchir de certaines dépendances. Reste à savoir si, face à cette guerre de l’ombre, le pays saura maintenir le fragile équilibre entre résistance sécuritaire et survie économique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La «fabrique du mensonge» : comment le Mali résiste à la déstabilisation médiatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:25:16 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali lutte contre la fabrique du mensonge : un récit sur la résistance à la manipulation de l'information et à l'influence extérieure.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à une offensive médiatique sans précédent, où rumeurs orchestrées et récits tronqués cherchent à fragiliser ses institutions, le Mali a choisi de mener une autre bataille : celle de la souveraineté de la parole. Entre manipulations informationnelles, pressions extérieures et réveil citoyen, Bamako oppose une résistance méthodique. Dans cette guerre des récits, le pays dévoile une vérité inattendue : la stabilité ne se gagne plus seulement sur les champs de bataille, mais dans l’arène stratégique de l’opinion.</em></strong><em></em></p>



<p>La bataille que mène aujourd’hui le Mali ne se joue plus seulement sur les terrains accidentés de Tessalit ou dans les vallées du Gourma. Elle se déroule aussi sur un autre front, plus invisible mais tout aussi décisif : celui de l’information. Là où se façonnent les perceptions, où s’orientent les opinions et où se construit la conscience collective.&nbsp;</p>



<p>Ce qui se joue désormais dépasse largement la maîtrise d’un territoire. C’est la conquête des esprits. Dans cette guerre silencieuse, la fabrication du mensonge, ou, pour reprendre Noam Chomsky, la «&nbsp;<em>Fabrique du consentement</em>&nbsp;», est devenue une arme redoutable, parfois plus efficace que les fusils et les blindés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-d-une-rare-intensite"><strong>Une offensive médiatique d’une rare intensité</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs années, le pays est la cible d’une offensive médiatique d’une intensité rare. Titres sensationnalistes, analyses biaisées, reportages approximatifs. Un récit noir, souvent caricatural, s’impose dans certains médias internationaux. Au lieu de raconter le Mali, on l’annonce en ruine. Au lieu d’informer, on prédit l’effondrement. Des émissions scénarisées à l’avance orchestrent l’idée d’un chaos imminent — un chaos qui finit par sembler inéluctable tant il est répété. La fabrique de l’info remplace l’information, et la peur devient un levier de domination.</p>



<p>Ces récits fabriqués ne troublent pas seulement l’opinion publique, ils sapent les institutions, minent la confiance des citoyens et perturbent l’action gouvernementale. En relayant, parfois sans s’en rendre compte, la propagande de groupes armés, certains journalistes offrent une caisse de résonance à ceux qui prospèrent sur l’instabilité. L’histoire récente — de la Syrie à la Libye — rappelle combien le terrorisme s’appuie sur le mensonge comme un cheval de Troie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-riposte-fondee-sur-la-souverainete"><strong>Une riposte fondée sur la souveraineté</strong></h3>



<p>Face à cette offensive, les autorités maliennes aussi bien que le peuple malien ont décidé de ne plus subir. Ils ont compris que défendre le pays ne consiste pas seulement à protéger son territoire. Mais plutôt à défendre aussi sa parole, son récit, sa vérité. La régulation des médias, la suspension temporaire de certains canaux de diffusion, la mise en place d’une communication publique plus structurée s’inscrivent dans cette stratégie. Ces mesures, souvent critiquées de l’extérieur, ne relèvent pas d’une censure arbitraire : elles répondent à un impératif de souveraineté. Dans un monde où l’information est une arme, riposter, ce n’est pas se taire : c’est refuser d’être pris en otage.</p>



<p>Cette bataille de l’information n’est pas portée seulement par les institutions. Une prise de conscience citoyenne, profonde et nouvelle, est en train d’émerger. De plus en plus de Maliens apprennent à vérifier, à croiser, à questionner. Les radios locales, les journalistes responsables et les plateformes citoyennes reconstruisent un espace médiatique crédible, enraciné dans la réalité du pays. L’idée, longtemps répétée, selon laquelle le peuple malien serait manipulable à merci, vole en éclats. Il se révèle aujourd’hui gardien vigilant de la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-rumeur-devient-arme-economique"><strong>Quand la rumeur devient arme économique</strong></h3>



<p>La désinformation s’est par ailleurs incrustée dans les crises économiques et sociales. Les pénuries de carburant, la flambée de la contrebande ou les perturbations du transport ont été amplifiées par des rumeurs destinées à semer la panique. Là encore, l’État a réagi en sécurisant les convois, en régulant les circuits de distribution et en asséchant les réseaux illicites. Preuve que la souveraineté ne se limite pas aux frontières, elle s’exerce aussi dans la gestion de l’économie, de la logistique et&#8230; de la vérité.</p>



<p>L’expérience malienne dépasse désormais ses frontières. Elle illustre, pour d’autres États africains, comment résister à une fabrique du mensonge devenue un instrument global de domination. Certains analystes, faute de terrain ou par paresse méthodologique, ont préféré fabriquer un récit conforme à leurs attentes. Mais les faits contredisent leurs scénarios : la réalité malienne échappe à ceux qui la racontent sans la connaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-intellectuelle-comme-ultime-rempart"><strong>La souveraineté intellectuelle comme ultime rempart</strong></h3>



<p>Ce que vit le Mali n’est pas une simple crise&nbsp;; c’est une épreuve de vérité. Les masques tombent, les prédictions s’effondrent, et la résilience d’un peuple se révèle. Là où la cabale médiatique espérait l’effondrement, elle rencontre la dignité. Là où l’on annonçait la fragmentation, surgit la cohésion. Le Mali se tient debout — lucide, déterminé, maître de sa destinée.</p>



<p>En déjouant la guerre du mensonge, le pays trace une voie d’indépendance nouvelle : celle qui conjugue souveraineté territoriale et souveraineté intellectuelle. Dans cette reconquête des esprits, il rappelle une vérité simple mais fondamentale : malgré les tempêtes annoncées, la vérité demeure la plus puissante des armes.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face aux défaites, le JNIM se réfugie dans la désinformation et la guerre psychologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 14:35:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Le Mali dénonce la propagande du JNIM : après ses défaites militaires, le groupe terroriste se replie sur la manipulation psychologique et la peur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le porte-parole du JNIM tente, Bina Diarra, dans deux nouvelles vidéos, publiées le 17 octobre 2025, d’imposer ses diktats non seulement à la société Diarra Transport mais aussi à l’État malien sous couvert de « pardon » et de « charia », il est important de faire voir derrière ces sorties sur les réseaux sociaux, une opération de propagande et de manipulation psychologique. À court d’arguments militaires, le groupe terroriste cherche désormais à semer la peur, à diviser les communautés et à affaiblir la confiance entre l’État et les citoyens. Mais le Mali, uni et lucide, ne se laissera pas piéger. La souveraineté ne se négocie pas avec les marchands de chaos.</em></strong></p>



<p>Depuis vendredi 17 octobre 2025, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines messageries privées tentent de relayer les propos de Bina Diarra, se présentant comme «&nbsp;<em>porte-parole du JNIM</em>&nbsp;», un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Sous des airs de prêche et de dialogue, cette communication n’est rien d’autre qu’une opération psychologique soigneusement calibrée, visant à tromper l’opinion, diviser la société et semer la peur dans un moment où le Mali consolide sa stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-strategie-du-jnim-seduire-pour-diviser"><strong>La stratégie du JNIM : séduire pour diviser</strong></h2>



<p>Les propos de Bina Diarra n’ont rien d’une main tendue ni d’une déclaration de paix. Ils s’inscrivent dans une logique de manipulation narrative, typique des organisations terroristes acculées. Les groupes armés terroristes ont mordu la poussière dans la guerre malsaine qu’ils ont imposés au Mali avec le soutien de leurs sponsors étatiques étrangers. Le sahel, notamment le Mali, est victime d’une guerre par procuration basée sur le chaos contrôlé mené par les groupes armés terroristes pour le compte des sponsors occidentaux. Dans leurs derniers gestes désespérés, l’objectif n’est plus de combattre militairement, mais de tenter de gagner la guerre psychologique en essayant de paraître légitimes, moralement supérieurs, ou en quête de justice.</p>



<p>En déclarant avoir «&nbsp;<em>pardonné</em>&nbsp;» la société&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;ou en imposant des conditions aussi absurdes que «&nbsp;<em>le port obligatoire du voile pour toutes les femmes</em>&nbsp;», le&nbsp;JNIM&nbsp;tente une fois de plus d’imposer son idéologie à travers la peur et la culpabilité, sous couvert d’un discours religieux.</p>



<p>Mais une question demeure :&nbsp;par quelle voie cette société de transport a-t-elle pu entrer en contact avec un groupe terroriste, sans passer par les autorités compétentes de l’État, qui étaient pourtant les seules habilitées à lui apporter assistance et protection ? Faut-il voir dans cette démarche une forme de&nbsp;complicité tacite&nbsp;ou une mise en scène maladroite, destinée à donner l’impression d’un soulagement retrouvé ?</p>



<p>Quoi qu’il en soit,&nbsp;l’État n’a pas dit son dernier mot.&nbsp;L’intensification récente des opérations de sécurisation et d’escorte en témoigne clairement.</p>



<p>Tout semble indiquer que la société a bel et bien communiqué avec le JNIM. Au lieu de publier un démenti formel, la direction de&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;s’est contentée d’un bref message annonçant la reprise de ses activités dès le lundi suivant. Une vidéo de réjouissance a même été diffusée avant d’être précipitamment retirée,&nbsp;le mal était déjà fait.&nbsp;Ce geste a été perçu comme un véritable affront aux efforts de la République.</p>



<p>Ce que&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;doit comprendre, c’est que la déclaration du JNIM n’est nullement un signe de pardon, mais bien une tentative de&nbsp;récupération symbolique, visant à utiliser l’entreprise comme instrument de propagande.</p>



<p>Plutôt que de prêter le flanc à de telles manipulations,&nbsp;la société aurait gagné à s’unir aux autres acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de citernes, pour soutenir l’État&nbsp;et contribuer à la résistance collective contre le terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-des-mots-pour-masquer-la-defaite-militaire"><strong>Une guerre des mots pour masquer la défaite militaire</strong></h2>



<p>Depuis le début de la Transition dirigée par le général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent des revers majeurs aux groupes terroristes dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Les bases sont démantelées, les réseaux logistiques coupés, et les populations autrefois terrorisées commencent à reprendre confiance. Il faut souligner également le retour de l’administration dans toutes les zones jadis sous contrôle terroriste.&nbsp;</p>



<p>Incapable de rivaliser sur le terrain, le JNIM tente aujourd’hui de se replier sur le champ symbolique et psychologique. Les vidéos de Bina Diarra ne sont pas des messages politiques. Ce sont des signaux de déroutes.</p>



<p>En utilisant des figures locales (donsos, commerçants, transporteurs), les terroristes cherchent à infiltrer la parole populaire pour créer la confusion. Ils veulent faire croire à une proximité avec le peuple, à une cause partagée. C’est une tactique classique de guerre asymétrique, où les civils sont transformés en boucliers ou en relais de discours pour briser le moral des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-la-desinformation-la-propagande-travestie-en-dialogue"><strong>L’art de la désinformation : la propagande travestie en dialogue</strong></h2>



<p>Les organisations terroristes ont compris l’importance des médias et des réseaux sociaux. Leur stratégie est désormais celle de la propagande déguisée en dialogue :</p>



<p>Ils emploient des termes comme «&nbsp;<em>réconciliation</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>pardon</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>équité</em>&nbsp;» pour juste tromper la vigilance. Aussi il s’agit de stratégies pour eux pour déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain idéologique, là où l’émotion prime sur la raison. A travers ces méthodes, ils essaient de se présenter comme les garants d’une prétendue authenticité religieuse face à un État accusé d’être «&nbsp;<em>laïc</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>occidental</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce récit, profondément propagandiste, ne vise pas à convaincre par la vérité, mais à fatiguer moralement les populations : faire douter, désorienter, décourager la résistance. Mais il y a un fait que Bina Diarra omet : aucune communauté malienne ne reconnaît le JNIM comme interlocuteur légitime. Les Maliens, toutes confessions confondues, ont fait le choix du vivre-ensemble, de la dignité et de la paix sous l’autorité de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-complicite-des-plateformes-de-reseaux-sociaux-nbsp"><strong>La complicité des plateformes de réseaux sociaux&nbsp;</strong></h2>



<p>Les réseaux sociaux, devenus les nouveaux champs de bataille de la guerre psychologique, portent une lourde responsabilité dans la diffusion des messages du JNIM. En laissant circuler, sans contrôle suffisant, des vidéos de propagande terroriste, ces plateformes deviennent les complices passifs d’une entreprise de manipulation et de déstabilisation.&nbsp;</p>



<p>Sous couvert de liberté d’expression, elles offrent une tribune mondiale aux discours de haine. Ces plateformes amplifient ainsi la peur et brouillent la vérité. Chaque partage, chaque vue, chaque commentaire transforme ces réseaux en caisses de résonance du terrorisme numérique, où l’algorithme privilégie le choc et l’émotion au détriment de la sécurité et de la paix sociale. Laisser de telles vidéos proliférer, c’est trahir le principe même de responsabilité numérique et mettre en danger des sociétés déjà fragilisées par la désinformation et la violence symbolique. Les autorités maliennes de la transition devraient donc interpeler ces plateformes (Facebook, Tik Tok, YouTube, WhatsApp, etc), à travers une plainte ou tout au moins un dialogue afin qu’elles se désolidarisent de ces groupes terroristes à travers une régulation forte empêchant la diffusion de message de haine de ces groupes.</p>



<p>Le JNIM ne représente ni l’islam, ni le peuple, ni la justice. Il ne représente que la peur et la division. Derrière chaque mot de ses vidéos se cache une stratégie de désespoir, un effort ultime pour maintenir l’illusion d’un pouvoir perdu. Le Mali, lui, avance. Ses institutions se consolident, ses forces se renforcent, et sa jeunesse, consciente des enjeux, refuse désormais toute manipulation.</p>



<p>Le Mali ne pliera pas sous la peur. Il a déjà choisi sa voie, qui est celle de la souveraineté, de la vérité et de la vie.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique. En Guinée, la désinformation comme outil de déstabilisation politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[déstabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un contexte politique guinéen marqué par les tensions post-transition, l'ancien président Alpha Condé accuse les autorités en place d'utiliser la désinformation pour affaiblir son camp. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte politique guinéen marqué par les tensions post-transition, l&rsquo;ancien président Alpha Condé accuse les autorités en place d&rsquo;utiliser la désinformation pour affaiblir son camp. À travers un discours offensif, il dénonce une stratégie de manipulation destinée à diviser l&rsquo;opposition. Un phénomène qui, au-delà du cas guinéen, illustre les dérives informationnelles de plus en plus fréquentes dans les démocraties fragiles du Sahel.</em></strong><br>À Conakry, les tensions politiques semblent franchir un nouveau cap. Dans un communiqué rendu public le 7 avril 2025, l’ancien président Alpha Condé accuse le Conseil National du Rassemblement pour la Démocratie (CNRD), au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2021, de mettre en œuvre une stratégie de « <em>manipulation et de désinformation </em>» destinée à affaiblir son parti et à diviser l’opposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chaque divergence est perçue comme une trahison</strong></h3>



<p>«&nbsp;<em>Leur objectif est clair : nous diviser, semer la discorde et saper notre détermination&nbsp;</em>», dénonce l’ex-chef de l’État, dans un texte au ton résolument combatif. Derrière cette rhétorique, se dessine une réalité de plus en plus perceptible sur la scène politique guinéenne, et plus largement dans plusieurs États d’Afrique de l’Ouest : l’usage de la désinformation comme levier d’influence, voire comme instrument de gouvernance.</p>



<p>Les accusations de l’ancien président, bien que partisanes, s’inscrivent dans un contexte régional où les rumeurs, les campagnes de diffamation en ligne, et les pressions sur les militants politiques deviennent des pratiques récurrentes. À mesure que les débats démocratiques peinent à se structurer dans les transitions en cours, les réseaux sociaux offrent un terrain fertile pour des récits alternatifs – souvent mensongers – qui fragilisent les partis, brouillent les lignes idéologiques et alimentent les tensions internes.</p>



<p>La vérité est aujourd’hui déterminée par celui qui parle le plus fort, ou qui dispose des meilleures ressources numériques. Le cas guinéen n’est pas isolé. Ce que l’on voit, c’est la montée en puissance d’une politique du soupçon, où chaque divergence est perçue comme une trahison, et chaque désaccord comme une menace.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La reconstruction de liens de confiance entre gouvernants et gouvernés</strong></h3>



<p>Dans ce contexte, Alpha Condé appelle à la vigilance et à l’unité de ses partisans. Il exhorte son mouvement à «&nbsp;<em>refuser les polémiques stériles</em>&nbsp;» et à rester «&nbsp;<em>solidaire face aux attaques&nbsp;</em>». Une ligne de défense qui s’apparente à une tentative de remobilisation, alors que son camp peine à se réorganiser depuis sa chute.</p>



<p>Plus largement, l’ancien président met en garde contre les effets à long terme de la désinformation : «&nbsp;<em>De fausses nouvelles circulent, des comptes anonymes sèment la division, des pressions ciblent nos militants. Nous devons rester prudents.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ces accusations, s’il est difficile de les vérifier de manière indépendante, renvoient à un phénomène désormais central dans la vie politique contemporaine : l’essor de ce que certains chercheurs qualifient de «&nbsp;<em>guerre informationnelle douce</em>&nbsp;», où l’objectif n’est plus de convaincre, mais de semer le doute. Un climat qui rend d’autant plus difficile la reconstruction de liens de confiance entre gouvernants et gouvernés.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la situation guinéenne reflète une crise plus large de l’espace démocratique dans les pays sahéliens, confrontés à la fois à des défis sécuritaires, économiques, et à une instabilité institutionnelle croissante. Et dans ce paysage, la bataille pour la vérité devient, elle aussi, un enjeu politique de premier plan.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Gouvernement parallèle » : un sabotage de trop ! Le Mali n’est pas la Libye.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 21:17:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[opposants en exil]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>La formation d'un gouvernement parallèle au Mali menace la stabilité du pays. Apprenez des erreurs commises en Libye.</p>
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<p><strong><em>La formation d’un gouvernement parallèle au Mali n’est rien de moins qu’une manœuvre politique dangereuse qui menace de déstabiliser un pays déjà fragilisé. Les événements en Libye en 2022, où deux gouvernements rivaux se disputaient le pouvoir, doivent servir de mise en garde sévère. La Libye, déchirée par des années de guerre civile, offre un exemple clair de ce que le Mali doit éviter à tout prix.</em></strong></p>



<p>Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un terrain de jeu pour les ambitions politiques et les rivalités régionales. Le pays s’était retrouvé avec deux gouvernements concurrents&nbsp;: celui de l’ex-ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, approuvé par le Parlement, et celui de l’homme d’affaires Abdelhamid Dbeibah, qui refusait de céder le pouvoir avant la tenue d’élections. Cette situation a exacerbé les tensions et menaçait de replonger le pays dans un conflit ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-ouverte-pour-identifier-et-poursuivre-les-responsables"><strong>Une enquête ouverte pour identifier et poursuivre les responsables</strong></h2>



<p>Au Mali, une situation similaire se profile dangereusement. Le 25&nbsp;mai 2024, l’Assemblée citoyenne de la Transition civile, initiative des&nbsp;personnalités politiques exilées opposées au régime dirigé par les militaires au Mali,&nbsp;a élu les membres d’un « <em>gouvernement parallèle</em> », visant à contrecarrer les autorités maliennes de la transition, soupçonnée de vouloir « <em>confisquer le pouvoir</em> ». Mohamed Cherif Koné a été nommé Premier ministre, avec une équipe de ministres pour diriger divers départements. Cette initiative, loin d’apporter une solution, risque de plonger le pays dans un chaos semblable à celui de la Libye.</p>



<p>M.&nbsp;Koné, un magistrat radié pour ses prises de position critique envers la justice malienne, et ses collègues ont annoncé, dans leur communiqué signé depuis Genève, leur intention de mettre fin à une « <em>transition interminable</em> ». Cependant, cette tentative de créer un gouvernement en exil n’est qu’une promesse aussi incertaine que la conjecture de Goldbach. Elle manque de légitimité et de soutien populaire, et est susceptible d’aggraver les divisions existantes.</p>



<p>La réaction de la justice malienne a été rapide. Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité avait déjà ouvert une enquête pour identifier et poursuivre les responsables de cette initiative. Les accusations sont graves&nbsp;: « <em>atteintes au crédit et à la sûreté de l’État, incitation à la violence et au crime par le biais d’un système d’information</em> ». Le procureur Adama Coulibaly a rappelé que les responsables de ces organisations risquent des poursuites et des sanctions pénales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sabotage-politique-n-a-jamais-apporte-de-solutions-durables"><strong>Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables</strong></h2>



<p>La situation malienne est déjà critique, avec des élections qui peinent à se tenir malgré une relative stabilité politique et sécuritaire. La création d’un gouvernement parallèle ne fera qu’ajouter à la confusion. Le Mali, contrairement à la Libye, a une chance de sortir de la crise actuelle par des moyens pacifiques et démocratiques. Les efforts doivent se concentrer sur le dialogue et la réconciliation, et non sur la formation de structures concurrentes qui ne feront qu’intensifier les tensions.</p>



<p>Il est impératif que les leaders politiques et les citoyens maliens tirent les leçons des échecs libyens. La voie de la division et de la rivalité ne conduit qu’à la destruction et à la souffrance. Le Mali doit se concentrer sur l’unité nationale, la stabilité et la mise en place de réformes solides pour assurer un avenir meilleur. Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables. Il est temps de rejeter ces manœuvres et de travailler ensemble pour reconstruire le Mali.</p>



<p>La comparaison avec la Libye est pertinente, mais elle doit également servir d’avertissement. La Libye est aujourd’hui le théâtre de violences renouvelées et de souffrances indescriptibles pour ses citoyens. Le Mali peut et doit éviter ce destin en choisissant la voie de la coopération et de la négociation. Les Maliens ont montré une résilience admirable face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés. Cette résilience doit maintenant être dirigée vers la construction d’un futur stable et pacifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-n-est-pas-la-libye-et-il-ne-doit-jamais-le-devenir"><strong>Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir</strong></h2>



<p>Le gouvernement de transition doit continuer à travailler en faveur de la tenue d’élections libres et transparentes, tout en incluant toutes les parties prenantes dans le processus. Les ambitions personnelles ne doivent pas prendre le pas sur l’intérêt national. Les Maliens méritent une gouvernance qui reflète leurs aspirations et qui œuvre pour leur bien-être.</p>



<p>Il est crucial de comprendre que la formation d’un gouvernement parallèle n’est pas une solution viable. Elle ne fera qu’approfondir les fractures existantes et pourrait conduire à une nouvelle spirale de violences. Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir. Le pays a le potentiel de surmonter ses défis actuels grâce à une approche inclusive et collaborative. Le moment est venu de mettre de côté les différends et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour tous les Maliens.</p>



<p>L’histoire doit nous enseigner les dangers de la division et de la rivalité. Le Mali, avec ses richesses culturelles et son peuple déterminé, a les moyens de bâtir une nation forte et unie. La création de gouvernements parallèles ne fera qu’affaiblir cette vision. Il est temps pour tous les Maliens de s’unir derrière un objectif commun&nbsp;: la paix, la stabilité et le progrès pour leur pays.</p>



<p><strong>Younouss&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] L’Afrique face aux risques des transitions politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 15:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[déstabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[insurrections]]></category>
		<category><![CDATA[transition en Afrique]]></category>
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<p>Il y a la transition telle que nous la connaissons. Celle qui se traduit par la survenance d’une rupture constitutionnelle dans la dévolution du pouvoir. Le coup d’Etat, la démission&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Il y a la transition telle que nous la connaissons. Celle qui se traduit par la survenance d’une rupture constitutionnelle dans la dévolution du pouvoir. Le coup d’Etat, la démission de dirigeants sans possibilité de les remplacer conformément aux textes, les insurrections déstabilisantes ou encore la fin de mandat sans élection figurent, entre autres, parmi les facteurs d’organisation de ces périodes exceptionnelles et la nécessité d’envisager une phase provisoire d’organisation des pouvoirs publics, en attendant de mettre en place des régimes juridiquement et politiquement légitimes.</p>



<p>Cette forme de transition, utilisée en de maints endroits du continent, a comme contenu l’établissement d’un consensus entre les forces vives autour des enjeux, l’organisation d’un processus de retour à un ordre constitutionnel, l’apaisement des tensions, la restauration de la confiance entre les populations et leurs représentants et, quelques fois, l’amélioration de la qualité de vie des populations.</p>



<p>Elle se traduit par la mise en place d’une autorité suprême (Président), d’un organe exécutif, d’une Institution législative et de différentes formes d’associations au pouvoir des forces vives afin d’élargir la base de ce dernier.</p>



<p>Ces formes de transition sont les plus connues et les plus pratiquées en Afrique, comme on le constate en ce moment au Mali, ou au Soudan, il y a quelques années. Elles ont besoin d’être menées dans un esprit de collégialité avec le souci de stabiliser la courte période de leur déroulement. Comme facteur clé de succès, elles doivent être conduites par des hommes de qualité, indépendants, compétents et n’ayant pas d’autres ambitions que de remettre le pays sur les rails. Elles doivent engager des réformes constitutionnelles et législatives rendant les processus électoraux encore plus crédibles, transparents et participatifs que par le passé; avec une attention particulière sur l’égalité des chances des postulants aux responsabilités et l’équité de leur traitement pendant le processus. Une plus forte règlementation du rôle et de la place de l’argent dans la démocratie ainsi qu’un encadrement plus contraignant de la candidature des sortants, partant avec une avance certaine, peuvent être envisagés.</p>



<p>Les transitions classiques décrites ci-dessus ne sont pas les seules possibles en Afrique. Il y en a d’autres, exceptionnelles pour l’instant, qui méritent d’être analysées pour en baliser le chemin ainsi que la mise en œuvre. Il s’agit de transitions à conduire en présence d’un pouvoir légal qui, pour des raisons particulières, se trouve contraint d’engager cette phase politique particulière. Des élections mal organisées et/ou fortement contestées, des troubles sociaux majeurs, un contexte sécuritaire sensible, une crise économique profonde, une usure certaine du pouvoir consécutive au cumul de plusieurs mandats face à une population jeune, sont, entre autres, des raisons pouvant conduire un pouvoir en cours de mandat à ouvrir une transition.</p>



<p>Cette étape ouvrira ainsi une période de collaboration politique établie entre les différentes forces vives, dans le cadre d’un mandat en cours, avec l’objectif de mettre en place à terme un ordre sociopolitique satisfaisant pour la majorité des acteurs.</p>



<p>Elle pourra porter sur des réformes institutionnelles et organisationnelles à conduire sur les différents segments de la vie publique, l’organisation de scrutins le cas échéant, la conduite de politiques sectorielles spécifiques, l’engagement d’un processus de réconciliation nationale avec des résultats tangibles recherchés…</p>



<p>Sur le plan organisationnel, cette transition se traduira par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, la création éventuelle d’autres organes de suivi et d’accompagnement pouvant être envisagée pour renforcer la confiance entre acteurs.</p>



<p>La conduite de cette phase délicate nécessitera sans doute la satisfaction de quelques conditions préalables telles que le consensus des forces vives sur les objectifs de la transition, qui peuvent aboutir sur le départ du régime au pouvoir après des élections. Ils peuvent également porter sur une collaboration pendant une période au cours de laquelle des réformes souhaitables sont conduites avant l’organisation d’un nouveau scrutin avec la participation de tout ou partie des acteurs. Au-delà de la convergence sur les objectifs de la période transitoire, il y a surtout la crédibilité des garanties à donner comme condition majeure de la conduite de cette forme de transition. Des garanties, y compris internationales, sont à fournir au pouvoir pour couvrir les risques encourus après un départ négocié. Des garanties peuvent également être nécessaires pour convaincre les forces politiques à collaborer pendant la période. En tout état de cause, les médiateurs commis pour aider les pays lors de ces périodes délicates doivent savoir rassurer les parties afin de les convaincre à engager le processus et obtenir ainsi la stabilité de nos pays.&nbsp;</p>



<p>Ce type de transition sera de plus en plus probable en Afrique. La démographie et l’urbanisation du continent seront les terreaux d’une jeunesse de plus en plus nombreuse et impatiente, en particulier dans les capitales, qui représentera un contrepoids politique aux pouvoirs en place. Face à cela, les régimes seront de plus en plus acculés et devront lâcher du lest, particulièrement s’ils ne sont pas efficaces en matière de satisfaction des attentes populaires. Les organisations régionales doivent ajuster leurs instruments de monitoring de la stabilité politique des Etats, et les partenaires internationaux faire de même en étant plus vigilants et en sachant mieux anticiper les crises. Il ne faut plus attendre que les antagonismes s’exacerbent pour ensuite essayer de sauver les meubles. Il faut savoir identifier précocement les ingrédients de la déflagration et apporter des solutions qui satisfassent les populations et tout en rassurant les pouvoirs.&nbsp;</p>



<p>Quand ces processus sont bien menés, ils offriront des occasions pour des régimes ne sachant plus comment quitter le pouvoir, de bien assurer le passage de témoin sans trop d’inquiétudes pour le futur. Ce qui peut être bénéfique pour la stabilité des pays africains.</p>



<p><strong>Moussa MARA www.moussamara.com</strong></p>



<p><strong>Source: Le Point</strong> <strong>Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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