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	<title>Archives des déshumanisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des déshumanisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le progrès contre l’homme : chronique d’une dépossession annoncée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 07:56:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le transhumanisme et le post humanisme révèlent les enjeux de la modernité et de la domination numérique sur l'humanité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En voulant faire de l’homme comme le « maître et possesseur de la nature », Descartes posait les bases d’une émancipation par la raison. Quatre siècles plus tard, le progrès technologique a inversé la promesse. L’humanité se retrouve sous la surveillance de ses propres créations, entre intelligence artificielle, transhumanisme et contrôle numérique. La modernité, loin de libérer l’homme, menace désormais de le rendre obsolète.</em></strong></p>



<p>À l’ère numérique, le pouvoir ne se concentre plus uniquement dans les institutions politiques. Il circule à travers des réseaux hyperconnectés qui relient en temps réel gouvernants, citoyens, entreprises et médias, tout en faisant émerger de nouvelles formes de domination, d’influence et de contre-pouvoir. Cette connectivité sans précédent accélère la diffusion de l’information mais ouvre aussi la voie à une surveillance massive, à la manipulation des opinions et à la montée en puissance d’acteurs technologiques devenus des arbitres silencieux du débat public, redéfinissant en profondeur la grammaire du pouvoir contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-obsolescence-programmee-de-l-espece"><strong>L’obsolescence programmée de l’espèce</strong></h2>



<p>« <em>Se rendre comme maître et possesseur de la nature.</em> » En 1637, à travers cette affirmation, René Descartes croyait ouvrir la voie de l’émancipation humaine. Il voulait libérer l’homme des superstitions, lui offrir la science comme outil de connaissance et de progrès. Quatre siècles plus tard, cette promesse sonne comme une ironie cruelle. L’homme moderne n’est plus maître de la nature. Il est devenu l’auxiliaire docile de ses propres machines.</p>



<p>Le projet cartésien reposait sur une intuition simple : comprendre pour maîtriser, maîtriser pour mieux vivre. La nature, démystifiée, devait cesser d’être une puissance hostile. Mais la modernité technologique a produit une autre force incontrôlable : l’empire des algorithmes, de l’intelligence artificielle et de la surveillance permanente. Ce n’est plus la nature qui nous dépasse, ce sont nos créations.</p>



<p>Le transhumanisme prétend prolonger l’idéal des Lumières : réparer, améliorer, augmenter l’homme. En réalité, il prépare sa liquidation. L’homme « <em>augmenté</em> » est déjà un homme diminué : diminué dans sa liberté, dans son autonomie, dans sa capacité à décider sans médiation technique. Le posthumanisme ne rêve pas d’un humain meilleur, mais d’un humain remplaçable. L’horizon n’est plus l’émancipation, mais l’obsolescence programmée de l’espèce.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-devient-profil"><strong>L’homme devient profil</strong></h2>



<p>Les dystopies d’hier sont devenues nos modes d’emploi. <em>Demain les chiens</em>, de Clifford D. Simak,&nbsp; <em>Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous ? </em>de Jean-Michel Besnier ou encore <em>1984</em> de Georges Orwell, les récits de science-fiction avaient annoncé la substitution de l’homme par ses propres produits. Nous y sommes. Les intelligences artificielles écrivent, trient, jugent, prédisent. Les robots soignent, surveillent, combattent. Et l’homme, lui, se contente de cliquer.</p>



<p>Le plus grand mensonge du progrès technologique est de se présenter comme neutre. Il ne l’est pas. Il organise un monde de contrôle. Grâce aux technologies de communication, l’homme n’a plus de vie privée, plus de silence, plus d’ombre. Chaque existence devient une donnée exploitable. La liberté individuelle est sacrifiée sur l’autel de l’efficacité numérique. Nous avons troqué la peur de la nature contre la soumission aux écrans.</p>



<p>Descartes voulait un homme maître de la nature. Nous avons fabriqué un homme surveillé par ses propres outils. Là où la raison devait être un instrument de libération, elle sert désormais à perfectionner les techniques de domination. Les algorithmes savent avant nous ce que nous désirons, ce que nous achetons, ce que nous pensons. L’homme n’est plus sujet : il devient profil.</p>



<p>Dans le contexte d’une évolution technologique accélérée, la célèbre formule de Rabelais dans <em>Gargantua</em> – « <em>Science sans conscience n’est que ruine de l’âme</em> » – apparaît comme une mise en garde prophétique contre les dérives d’un progrès dépourvu de réflexion éthique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-empecher-que-la-technique-devienne-maitresse-de-l-homme"><strong>Empêcher que la technique devienne maîtresse de l’homme</strong></h2>



<p>Cette mutation n’est pas seulement technologique, elle est politique. Qui contrôle les machines contrôle les sociétés. Derrière l’utopie du progrès se cachent des intérêts économiques colossaux et une nouvelle forme de pouvoir : celui qui ne gouverne plus par la loi, mais par la donnée. Le citoyen devient un utilisateur, et l’utilisateur un produit.</p>



<p>Il est temps de renverser la question cartésienne. Le problème n’est plus de devenir comme « <em>maître et possesseur de la nature </em>», mais d’empêcher que la technique devienne maîtresse de l’homme. Sans ce sursaut critique, le rêve des Lumières se transformera en cauchemar numérique.</p>



<p>L’homme moderne voulait dominer le monde. Il risque désormais de disparaître dans les systèmes qu’il a créés. Luc Ferry — dans <em>IA: grand remplacement ou complémentarité —</em> parle du « <em>grand remplacement </em>» technologique, non par des peuples, mais par des machines. L’homme augmenté devient une norme possible, pendant que l’homme ordinaire apparaît comme obsolète. Le progrès, s’il n’est pas soumis à une exigence éthique et politique, n’est plus une promesse : il devient une menace.</p>



<p>Descartes pensait avoir libéré l’humanité des dieux. Le XXIᵉ siècle l’a livrée à ses machines. À nous de choisir si nous voulons encore être des hommes — ou seulement des interfaces.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De la caverne de Platon aux big data : sommes-nous encore libres de voir le réel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 12:15:40 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment les big data influencent notre vision du monde et questionnent notre rapport à l'image et à la réalité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À partir de l’allégorie de la caverne de Platon, cette tribune interroge notre rapport contemporain aux big data et aux images numériques. Entre illusion et réalité, elle invite à une lecture critique des technologies qui façonnent nos perceptions et pose une question centrale : sommes-nous encore capables de voir le monde autrement que par ses reflets chiffrés ?</em></strong></p>



<p>Par bien des aspects, notre époque semble avoir donné raison à Platon. Il y a près de 2 500 ans, dans <em>La République</em>, le philosophe grec racontait l’histoire d’hommes enchaînés dans une grotte depuis leur naissance. Face à un mur, ils ne percevaient du monde que des ombres projetées par un feu qu’ils ne voyaient jamais. Pour eux, ces ombres constituaient la seule réalité possible. Leurs geôliers n’étaient pas seulement des surveillants : ils étaient aussi des illusionnistes, fabricants d’images et de croyances.</p>



<p>Dans cette célèbre allégorie de la caverne, Platon montre comment l’homme peut être maintenu dans la passivité par une réalité fabriquée, au point de perdre toute volonté de s’en libérer. Hypnotisés par un flot permanent d’images, les prisonniers finissent par confondre apparence et vérité. Aujourd’hui, cette parabole résonne avec une troublante actualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-big-data-deviennent-nos-nouvelles-ombres"><strong>Quand les big data deviennent nos nouvelles ombres</strong></h2>



<p>À l’ère des big data, des algorithmes et des écrans omniprésents, nous sommes peut-être plus enchaînés que jamais à des représentations du monde qui se substituent au monde lui-même. Nous vivons dans un miroir déformant, une « <em>glace sans tain </em>» — pour reprendre&nbsp; une expression de Marc Dugain et Christophe Labbé, dans <em>l’Homme nu&nbsp;—</em>&nbsp; où le reflet numérique de la réalité prend progressivement le pas sur l’expérience directe.</p>



<p>Le chiffre, la statistique, l’indicateur sont devenus des autorités. Ils prétendent dire le vrai sur nos comportements, nos émotions, nos sociétés. Mais la réalité qu’ils décrivent n’est jamais qu’une construction. En encodant le monde, les big data tissent une toile entre nous et le réel, filtrant ce que nous voyons, ce que nous ressentons et même ce que nous croyons.</p>



<p>Platon faisait dire à l’un de ses prisonniers : « <em>Et si on l’obligeait à regarder le feu lui-même, ses yeux ne lui feraient-ils pas mal ? Ne voudrait-il pas se détourner pour revenir à ce qu’il est dans ses forces de regarder ? </em>» Autrement dit : la vérité fait parfois mal. Elle exige un effort, une rupture avec le confort des illusions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-danger-d-une-humanite-reduite-a-des-donnees"><strong>Le danger d’une humanité réduite à des données</strong></h2>



<p>La promesse technologique est celle de la prévisibilité : tout mesurer, tout anticiper, tout contrôler. Mais cette logique heurte ce qui fait la singularité humaine : l’émotion, l’imprévisible, le contradictoire, l’irrationnel parfois.</p>



<p>Les big data ne savent pas modéliser la peur, la dignité, l’humiliation, l’espérance. Elles ignorent la part invisible de l’homme. En réduisant les sociétés à des tableaux de bord, on risque de transformer des peuples en objets statistiques et les citoyens en profils numériques.</p>



<p>Pour l’Afrique, cet enjeu est crucial. Le continent est à la fois un laboratoire technologique et un espace de fortes vulnérabilités informationnelles. La dépendance aux plateformes, aux narrations venues d’ailleurs et aux chiffres produits hors contexte peut fabriquer une nouvelle forme de caverne : une réalité importée, projetée, souvent éloignée des vécus locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sortir-de-la-caverne-numerique"><strong>Sortir de la caverne numérique</strong></h2>



<p>Sortir de la caverne, aujourd’hui, ne signifie pas rejeter la technologie. Cela signifie la soumettre à la «&nbsp;<em>raison critique&nbsp;</em>» en référence au «&nbsp;<em>rationalisme critique</em>&nbsp;» de Karl Popper. Refuser que les algorithmes deviennent des oracles. Réhabiliter l’expérience humaine face à la donnée brute. Redonner à l’éducation, à la philosophie, au débat public leur fonction émancipatrice.</p>



<p>Platon nous rappelait que la liberté commence par un acte douloureux : celui de détourner le regard des ombres pour affronter la lumière. De même, notre époque doit accepter l’inconfort de la complexité contre la facilité des chiffres.</p>



<p>La question n’est donc pas seulement technologique. Elle est politique, culturelle et morale : voulons-nous comprendre le monde, ou seulement consommer ses images ?</p>



<p>La prophétie de Platon est en train de se réaliser sous nos yeux. Non plus dans une grotte, mais dans des flux de données, des écrans et des narrations automatisées. L’illusion n’est plus imposée par des geôliers visibles, mais par des systèmes que nous alimentons nous-mêmes.</p>



<p>Reste une responsabilité individuelle et collective : ne pas confondre l’ombre avec la chose, la statistique avec la vie, le modèle avec l’homme. Car une société qui abdique sa capacité à voir le réel abdique aussi sa liberté.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet d’humeur – Le marché aux humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 07:38:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réflexion sur la régression morale et la déshumanisation dans les sociétés modernes africaines à travers le prisme des violences rituelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que les sacrifices humains, les violences rituelles et la banalisation de la cruauté gagnent du terrain dans certaines sociétés africaines, au croisement du pouvoir, de la croyance et du capitalisme débridé, une question glaçante s’impose : l’homme moderne a-t-il définitivement renoncé à son humanité ? Entre déshumanisation, irrationalisme et marchandisation du corps, ce billet d’humeur interroge un monde où l’enfant devient monnaie d’ascension et où le progrès technologique côtoie la régression morale.</em></strong></p>



<p>Le capitalisme a-t-il définitivement perdu la tête ou l’humain a-t-il cessé d’en avoir une ? À force d’objectiver le vivant, de comptabiliser les existences et de rentabiliser les peines, l’homme moderne semble avoir franchi une ligne rouge : celle de sa propre déchéance morale. Ce n’est plus un soupçon, c’est un constat. L’humain est devenu objet de commerce, morceau de viande sur étal politique ou rituel, chiffre sans chair dans une logique de pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-le-marabout-ne-se-sacre-t-il-pas-lui-meme"><strong>Pourquoi le marabout ne se sacre-t-il pas lui-même ?</strong></h3>



<p>Il fut un temps où l’on sacrifiait des bêtes pour apaiser les dieux. Aujourd’hui, ce sont des fillettes, des albinos, des adolescents ou des bébés, que l’on saigne au nom d’ambitions d’adultes. Ramata Diarra, petite albinos arrachée à sa mère en pleine nuit, retrouvée décapitée, est le nom que ce siècle ne devrait pas oublier. Pas parce qu’il est rare, mais parce qu’il est devenu banal.</p>



<p>Oui, le monde inquiète. Plus aucun jour ne passe sans qu’un fait divers ne vienne nous rappeler que la barbarie a changé de costume. Elle ne porte plus de peau de bête, elle s’habille en complet-cravate. On tue, on viole, on mutile pour séduire un électorat ou obtenir les faveurs d’un marabout — cette figure jadis spirituelle devenue prescripteur de sacrifices politiques. Le pouvoir, ce poison lent, aveugle, dévore, transforme. À ce stade, une question s’impose : si sacrifier un être humain rend président, pourquoi le marabout ne se sacre-t-il pas lui-même ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-se-fabrique-desormais-des-substituts"><strong>L’homme se fabrique désormais des substituts</strong></h3>



<p>L’homme ne se demande plus s’il a raison, il agit. Pire, il suit les injonctions d’un irrationalisme devenu doctrine. Dieu ? Une parenthèse. La pitié ? Un mot à archiver. <em>L’homo sapiens</em> a cédé sa place à l’homo prédateur, un être qui sait manier le numérique mais a oublié comment vivre en société. Rousseau, en regardant ce cirque, aurait volontiers signé pour un retour à l’état de nature, cette époque où la pitié liait encore les hommes entre eux.</p>



<p>Et comme si le théâtre du sang ne suffisait pas, l’homme se fabrique désormais des substituts de lui-même. L’intelligence artificielle n’est plus un simple outil, elle devient une extension de sa solitude. Les robots sexuels remplacent les partenaires, les foies artificiels les entrailles humaines. Demain, peut-être, confiera-t-on à une machine le soin de pleurer les enfants sacrifiés ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-on-ne-se-demande-plus-nbsp-ou-va-le-monde-nbsp"><strong>On ne se demande plus «&nbsp;<em>où va le monde</em>&nbsp;»</strong></h3>



<p>Il est des colères qui naissent du silence. D&rsquo;autres, comme celle-ci, du trop-plein. Trop de meurtres, trop de sang, trop d’absurde. Le monde semble courir vers un effondrement moral en accéléré, où les progrès technologiques n’ont d’égale que la régression éthique. À ce rythme, on ne se demande plus « <em>où va le monde</em> », mais : qui survivra à ce qu’il devient ?</p>



<p>Ce billet n’est ni une plainte, ni une prédiction. C’est une alerte, un cri d’encre pour rappeler que la civilisation ne se mesure pas aux gratte-ciel ou aux satellites, mais à la manière dont elle protège ses enfants, ses femmes, ses faibles.</p>



<p>Tant que l’on vendra des vies pour des intérêts personnels, il sera indécent de parler d’avenir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cérémonies sociales au Mali : une odyssée d’étoiles et de remboursements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 15:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
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<p>Plongez dans l'épopée des cérémonies sociales au Mali, entre traditions et réalités modernes, une odyssée de générosité et de remboursements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Sous le ciel étoilé du Mali, l’arrivée de jumeaux devient une épopée entre traditions profondes et les réalités de la vie pendant la crise sociale. Dans ce récit fictif, plongée au cœur des cérémonies sociales au Mali. </strong></p>



<p>Dans les contrées maliennes, la maternité est une expérience transcendante, une danse entre les constellations et les cris des nouveau-nés. Alors que mes bras tiennent des jumeaux, la <a href="https://saheltribune.com/mali-les-ceremonies-sociales-ne-connaissent-pas-la-cherte-de-la-vie/">cérémonie de baptême</a> apparaît comme une étoile lointaine, brillante et insaisissable. La césarienne a laissé des cicatrices, mais la résilience guide mes pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Convalescence, crise et cérémonies sociales au Mali</strong></h2>



<p>Sous le voile délicat de la convalescence post-césarienne, chaque battement de cœur murmure le doux refrain de la cérémonie de baptême des jumeaux. Les draps d’hôpital deviennent le théâtre où s’entremêlent la vulnérabilité de la convalescence et l’excitation anticipée de la célébration imminente. Les jumeaux, emmaillotés dans la chaleur des premiers instants, sont le lien tangible entre un passé de défis et un avenir de promesses.</p>



<p>Pourtant, la mélodie joyeuse de la naissance est accompagnée par une contrepointe sombre&nbsp;: les murmures persistants de la crise sociale. Chaque choix, chaque décision, résonne dans l’atmosphère chargée d’incertitude qui plane au-dessus du Mali. La cérémonie de baptême, initialement différée face aux vents contraires de la crise, devient la lueur d’espoir tant attendue dans la nuit obscure de l’incertitude.</p>



<p>La chambre d’hôpital devient le point de convergence entre la fragilité physique de la convalescence et la résilience spirituelle face à une réalité nationale complexe. Les infirmières deviennent des guides bienveillants, encourageant à la fois la guérison physique et le maintien des traditions ancestrales. Chaque instant de répit entre les soins médicaux devient une échappatoire vers les préparatifs mentaux de la cérémonie, un souffle d’air frais dans un monde souvent étouffant.</p>



<p>Le report initial de la célébration n’est pas simplement une décision logistique, mais une pause réfléchie dans le rythme frénétique de la vie quotidienne. C’est un choix mûri dans les feux de la crise, un ajournement qui transforme la cérémonie en un symbole de résistance et de persévérance. Les jumeaux, témoins silencieux de cette saga, incarnent l’espoir renouvelé et la continuité au milieu des tumultes sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Baptême, la tontine et la quête de remboursement </strong></h2>



<p>Au fil de trois années de <a href="http://news.abamako.com/h/196940.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mariage</a>, un rituel secret s’est tissé comme une toile silencieuse, capturant chaque acte de générosité dans les plis de mon petit cahier de notes. Les pages jaunies racontent l’histoire discrète de plus de 200 000 FCFA, une somme offerte aux cérémonies de baptême des autres. Les noms soigneusement inscrits dans les marges deviennent des témoins muets de cette générosité répétée, un investissement envers une communauté qui n’a jamais été choisie au hasard.</p>



<p>La <a href="http://bamada.net/ceremonies-de-bapteme-a-bamako-la-sagesse-commence-a-prevaloir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cérémonie des jumeaux</a>, attendue avec une impatience palpable, devient la scène où cette accumulation silencieuse de générosité atteint son paroxysme. Les regards échangés au cours de la célébration sont bien plus que des sourires festifs ; ce sont des rappels tacites des investissements passés. Les cadeaux, enveloppés dans des éclats de papier coloré, portent avec eux l’écho d’une tontine invisible, tissée par des années d’actes généreux.</p>



<p>La tontine, un réseau subtil de <a href="http://bamada.net/ceremonies-sociales-a-bamako-les-bons-comptes-font-les-bons-amis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contributions et de rétributions</a>, se dévoile dans chaque échange, chaque geste. Ce n’est pas simplement un ensemble de transactions financières, mais une toile complexe de confiance et de solidarité. Chacun donne avec la foi qu’un jour, lors de sa propre célébration, il recevra en retour. La cérémonie des jumeaux devient ainsi une réclamation tacite, une délicate danse où la tontine et la quête de remboursement s’entrelacent.</p>



<p>Les sourires chaleureux et les éclats de rire cachent parfois les calculs minutieux des <a href="https://fasomali.com/bapteme-au-mali-le-systeme-de-tu-me-donnes-je-te-rembourserai-apres-une-bombe-a-retardement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dettes sociales.</a> La quête de remboursement, bien que souvent non formulée, devient une part intégrante de la cérémonie. Chaque cadeau offert devient une avance sur la dette accumulée au fil des années, une transaction où l’argent est souvent moins important que le sentiment d’équité au sein de cette communauté interconnectée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cérémonies sociales au Mali: entre tradition et modernité </strong></h2>



<p>À l’approche de la cérémonie, le paysage de traditions séculaires s’entremêle avec les contours modernes, créant une harmonie fragile entre l’héritage du passé et les réalités d’aujourd’hui. La célébration devient une symphonie où les battements des tambours anciens coexistent avec les échos des transactions modernes.</p>



<p>La générosité, traditionnellement ancrée dans les <a href="http://bamada.net/a-bamako-ceremonies-sociales-riment-avec-desordre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cérémonies maliennes</a>, se métamorphose en un acte de foi profond. Chaque geste, chaque don, devient une offrande à l’essence même de la vie. Cependant, la nécessité impérieuse de rembourser des dettes introduit une note discordante dans cette mélodie ancestrale. Les cadeaux, autrefois symboles d’affection, se transforment en décomptes minutieux, révélant une réalité où même les moments de célébration deviennent des négociations délicates.</p>



<p>Au cœur de cette toile complexe, la déshumanisation se profile en filigrane. Les relations sociales, jadis tissées de liens intangibles, semblent se fragmenter sous le poids des obligations financières. Les sourires, bien que éclatants, cachent parfois les calculs silencieux des remboursements à venir. La société, dans sa quête d’équilibre entre tradition et modernité, semble emprunter un chemin où l’humanité se dilue parfois dans l’encre des transactions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tontine, célébrations et transactions dans les cérémonies sociales au Mali </strong></h2>



<p>Cette pratique, insidieusement répandue surtout parmi les femmes, tisse son empreinte dans le tissu même des cérémonies sociales au Mali. Des mariages aux visites aux malades, et même aux obsèques, la tontine insuffle une dimension nouvelle à chaque rassemblement. Dans ce monde où chaque geste semble avoir un coût, elle devient la trame invisible qui lie chaque célébration, transformant les moments de joie en transactions subtiles.</p>



<p>Lors des <a href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-rites_et_traditions_du_mariage_au_mali_permanences_ruptures_et_impasses_morike_dembele_mamadou_dia_idrissa_soiba_traore-9782140290015-74347.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mariages</a>, les chants festifs résonnent avec le murmure discret de la tontine, chaque cadeau nuptial devenant une pierre précieuse dans l’édifice des dettes et des rétributions. Aux visites aux malades, les tristesses apparentes sur les visages cachent parfois la complexité des échanges financiers qui se jouent en arrière-plan. Même aux obsèques, l’unité apparente des participants dissimule les échanges monétaires tacites, où le soutien émotionnel est souvent accompagné d’une note financière implicite.</p>



<p>Sous le firmament étoilé du Mali, la cérémonie de baptême se profile comme un rite initiatique, un passage où la tradition et la réalité s’entrelacent. La déshumanisation qui se dessine révèle une société en métamorphose, où les cérémonies sociales au Mali deviennent des constellations guidant les pas des nouveaux-nés et des parents, dans une quête commune de sens et d’équilibre.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Analyse. Crises du monde ou déshumanisation du monde ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 19:08:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crises mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[déshumanisation]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement]]></category>
		<category><![CDATA[raison]]></category>
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<p>Le monde est quasiment au bord de l’effondrement en raison des actions incontrôlées de l’homme. La raison destructrice doit redevenir constructrice. L’homme, le plus raisonnable des créatures. Avec les crises&#8230;</p>
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<p><strong>Le monde est quasiment au bord de l’effondrement en raison des actions incontrôlées de l’homme. La raison destructrice doit redevenir constructrice.</strong></p>



<p>L’homme, le plus raisonnable des créatures. Avec les crises politique, sécuritaire, climatique, sanitaire, n’aurait-il pas perdu le contrôle de la nature ? Le globe terrestre vire de plus en plus au rouge. Pour cause&nbsp;: les actions incontrôlées de l’Homme. Ces actions qui mettent sa propre existence et celle des autres créatures en danger. On se demande finalement&nbsp;: l’homme a-t-il perdu finalement sa faculté de bien juger, de distinguer le bien du mal ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rationalité face irrationalité</strong></h3>



<p>Certes, la connaissance a permis à l’homme de mieux comprendre la force et les actions « <em>du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent</em> [et à le] <em>rendre <a href="https://la-philosophie.com/descartes-maitres-possesseurs-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme maître et possesseur de la nature </a>»</em>. Cependant, il reste encore à s’interroger&nbsp;: cette maitrise de la nature n’a-t-elle également pas été un boulevard ouvert à tous les dangers ? La raison qui en est l’instrument principal n’est-elle pas devenue une déraison ?</p>



<p>« <em>Sans égard pour elle-même, la Raison a anéanti jusqu’à la dernière</em><em> trace sa conscience de soi </em>», expliquent <a href="https://www.marxists.org/glossary/people/h/o.htm#horkheimer-max" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Max Horkheimer</a> et <a href="https://www.marxists.org/glossary/people/a/d.htm#adorno-theodor" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Theodor W. Adorno</a> dans « <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2070700054/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2070700054&amp;linkId=3f7d071fcf73118fec8fc0bf777df7dc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La dialectique de la raison</em></a><em> </em>». Ces intellectuels allemands concluent à la folie de cette raison qui a pourtant permis à l’homme de dominer la nature.</p>



<p>L’irrationalité a donc pris le pas sur la rationalité. Ce qui explique en grande partie la course aux intérêts personnels au détriment de ceux de la nation, la course effrénée aux plaisirs sensibles conduisant à la corruption à ciel ouvert, au vol à main armée, au trafic des stupéfiants ainsi que des organes humains. L’humain perd de plus en plus son humanisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Contrôler ses plaisirs</strong></h3>



<p>«<em> Dépouillé de sens et de raison, l’homme devient comme une plante, dépouillé de la raison seule, il se change en une bête sauvage ; mais si, s’appuyant sur la raison, il s’élève au-dessus de l’irrationalité, il devient comme un dieu », </em>lit-on dans <em>« Le <a href="http://at-studies.com/files/9113/9139/8833/Protreptique2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protreptique</a></em> » de l’intellectuel antique-grec <a href="http://classes.bnf.fr/dossitsm/b-aristo.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aristote</a>. À travers cette thèse, on se rend à l’évidence que l’homme est encore au degré intermédiaire, celui de la bestialité.</p>



<p>Dans un <a href="https://saheltribune.com/nouvelles-pandemies-les-mammiferes-et-les-oiseaux-portent-plus-dun-million-de-virus-non-decouverts-rapport/">rapport publié</a> en octobre 2020 sur la biodiversité et les pandémies, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) indique que «<em> les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique et de la perte de la biodiversité entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement ».</em> Un phénomène qui fait voir combien le rationalisme dont l’humain se glorifie tant a été un véritable obstacle à son épanouissement.</p>



<p>Dans sa quête acharnée d’un <em>« mieux-être</em> », l’Homme a agi sur la nature de façon déraisonnée. Cela engendre du coup une crise planétaire contre laquelle il se débat en retour pour une meilleure résolution. &nbsp;</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p>Cet article a été initialement publié sur le site de <em>Maliweb</em>, sous le titre de <em>«</em><em> <a href="https://www.maliweb.net/societe/crises-dans-le-monde-lhumanite-a-t-elle-perdu-un-sens-2933451.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Crises dans le monde&nbsp;: l’humanité a-t-elle perdu un sens ?</a> </em><em>»</em>. Il a été repris et relu par <em>Sahel Tribune</em>.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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